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17 mai 2019

Face à la maladie, le curé de Notre-Dame du Travail s'adresse à ses paroissiens

Curé Travail.jpgUne grave allégresse

J’en ai reçu la confirmation juste après l’office de la Passion, Vendredi Saint. Je suis gravement malade. Cancer du pancréas. Je n’en ai pour le moment aucune manifestation extérieure, et les médecins y voient un élément positif : on le prend très tôt. C’est donc mieux que si c’était pire, comme disait une vieille amie. Ça veut quand même dire que les six mois qui viennent vont être un peu sportifs : chimio, chirurgie, et re-chimio. On sort l’artillerie lourde......

On m’a demandé plusieurs fois quel était mon état d’esprit. Pour dire la vérité, je suis extrêmement paisible devant tout cela. Un peu intimidé tout de même devant la maladie et la douleur. Et le grand combat qui s’annonce. Je n’ai pas envie de fanfaronner. Mais j’ai donné carte blanche à l’Immaculée, en qui j’ai une totale confiance. Elle est là. Elle sait. Elle veille.

Si c'est le Seigneur qui m’invite à le rejoindre, alors je suis heureux. Je veux voir Dieu : je vis pour cela depuis si longtemps. Que rien ne me retienne. Mais je ne voudrais pas me rendre coupable d’un abandon de poste. Et si donc le Seigneur préfère que je continue à travailler un certain temps à sa vigne, je ne me déroberai pas.

Je lis et relis Saint Paul, qui dit mieux que moi ce que je voudrais dire : « Pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. De cela, je suis convaincu » (Ph 1,21-24).

 C’est donc promis, je ferai ce que demandent les médecins et serai un patient docile.

Et puis je sais déjà une chose : cette aventure va me rendre plus proche de Jésus et du monde des malades. Et ça, c’est bien. J’en éprouve même, j’ose le dire, une certaine joie. Une grave allégresse, sur laquelle j’ai tant prêché depuis trente ans. J’enseigne depuis des années l’abandon dans les bras de l’Immaculée. J'ai l’impression de me trouver enfin, et pour de bon, devant les travaux pratiques......

 J’ai demandé à recevoir le sacrement des malades. Et j’aimerais le recevoir en paroisse, comme en famille. Ce sera bon de prier tous ensemble. Je vous en communiquerai la date dès que possible..........

Et je quitterai en tout cas la paroisse dans l’été comme prévu.

Voilà. Quelle aventure ! J'ai prêché la semaine dernière chez les Bénédictines du monastère de Sainte-Marie-des-Anges sur le Cantique des Cantiques. J’en retiens une phrase, entre cent autres : « Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m’étreint » (Ct 2,6)

Avec ce beau mois de mai qui commence, je m’en remets à la tendresse de l’Immaculée, en répétant sans cesse avec Elle : « Jésus, j’ai confiance en toi. » Plus que jamais, nous sommes en communion intense, au cœur de l’Église. « L’amour nous presse ! », comme dit Saint Paul (2 Co 5,14).

Je vous bénis tous avec grande et fidèle affection, et je vous embrasse itou.

Père François Potez, curé

17 avril 2019

Message de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, à tous les fidèles parisiens

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » (Is 40,1). 

Ces paroles du prophète Isaïe résonnent fortement en cette Semaine Sainte où nous accompagnons la Passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ en préparant nos cœurs à la joie de sa Résurrection. Notre-Dame, notre chère cathédrale, témoin de tant d’événements majeurs de notre pays, a été détruite par un incendie effrayant après avoir résisté si longtemps aux péripéties de son histoire. La France pleure et avec elle tous ses amis du monde entier. Elle est touchée au cœur car ses pierres sont le témoignage d’une espérance invincible qui, par le talent, le courage, le génie et la foi des bâtisseurs, a élevé cette dentelle lumineuse de pierres, de bois et de verre. Cette foi demeure la nôtre. C’est elle qui déplace les montagnes et nous permettra de rebâtir ce chef-d’œuvre. Chers frères et sœurs, chers amis, merci de tous ces nombreux signes d’amitié, d’encouragement qui me proviennent de partout. Merci pour les élans de solidarité, merci pour la prière fervente qui console notre cœur. Profitons de cette émotion si grande pour vivre intensément cette semaine tellement décisive pour les chrétiens. Retrouvons ce don du Père qui nous a été fait à notre baptême pour que nous devenions ses enfants. Dieu reste fidèle et attendra toujours que nous revenions vers lui en nous tendant les bras.

Tous les fidèles parisiens sont invités  ce Mercredi Saint à la messe chrismale qui aura lieu en l’église saint Sulpice. Ce sera l’occasion pour nous tous de manifester notre unité, notre ferveur et notre confiance en l’avenir. Nous sentons bien que nous n’aurons pas seulement à rebâtir notre cathédrale mais à reconstruire aussi notre Église dont le visage est si blessé. Je propose à toutes les personnes de bonne volonté de mettre à leur fenêtre dans la nuit de Pâques, un lumignon, une bougie, comme nous le ferons dans toutes nos églises en commençant la Vigile Pascale par le rite du feu nouveau. Il signifie que la lumière éclaire les ténèbres, que la vie triomphe définitivement de la mort. Chers frères et sœurs, chers amis, que ce drame permette à notre pays de retrouver une unité heureuse pour que nous puissions construire ensemble ce qui est écrit au fronton de nos édifices publics : la fraternité. Nous croyons qu’elle trouve son origine dans la paternité de Dieu source de tout amour.

+ Michel Aupetit
Archevêque de Paris

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16 avril 2019

Notre-Dame de Paris ravagée par les flammes : quelle tristesse !

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 En ce premier jour de la Semaine Sainte, nous avons vécu une soirée effrayante, nous avons vu notre splendide cathédrale, Notre-Dame de Paris, brûler ! Aujourd'hui nous sommes plongés dans une grande tristesse.  Il faut, toutefois, espérer et songer à la reconstruction même si elle doit être difficile et longue. C'est un très grand projet qui ne manquera pas de susciter un immense élan de solidarité !

27 janvier 2019

L'association des Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème vous souhaite une douce année 2019

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Sur ce fond de douceur bleue d’un Noël 47, l’Association des Peintres et Sculpteurs Témoins du 14e arrondissement (APST -14) vous présente ses Meilleurs Vœux pour une douce année 2019, empreinte de sérénité et de bienveillance à partager avec vos proches. Espoir des naissances, plaisir de la lecture, notamment celle de « La Voix du 14e » dont nous saluons le travail, riche en informations sur l'arrondissement.

Marie-Lize Gall,

Présidente de l'APST-14

François Gall

Né en 1912 à Kolozsvàr (aujourd'hui Cluj) décédé en 1987 à Paris. 

Arrivé en France en 1936, peintre de la 2e École de Paris exposé surtout Galeries Durand Ruel, Bernheim Jeune, Wally Findlay. Hongrois naturalisé français en 1949, il reçoit la Médaille d'Or du Salon des Artistes Français en 1947 pour " Du pain pour le peuple". " Les otages" (1945) figurent au Musée de la Résistance de St Honoré-les-Bains.

Peintre témoin de son temps, portraitiste reconnu, ses sujets sociaux et de guerre s'ouvrent bientôt à la lumière de la vie de famille, des bords de mer, paysages du Quercy, animation de la vie parisienne, dont le 14e arrondissement où il s'installe dès 1953. Ainsi, le Parc Montsouris, rues, boulevards, brasseries.

(Source " François Gall, Paris, la famille, la nature" Edition Artrust 2015).

23 décembre 2018

L’urgence de la fraternité - par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

aupetit-vignette.jpgL’urgence de la fraternité

Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables. Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.

Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.

+ Michel Aupetit, archevêque de Paris

lire en ligne « L’urgence de la fraternité »

11 novembre 2018

Le 11 novembre 1918. Sachons nous souvenir

 Qui dans sa famille, n'a pas eu un grand-père, un frère et peut-être un père, ayant participé à la Grande Guerre, " La der des der" disait-on à l'époque, après ce terrible conflit de quatre années ?

 Elle fut une guerre "industrielle" : 1 400 000 morts, 252 000 disparus, 600 000 invalides, 300 000 mutilés, 600 000 veuves et autant d'orphelins, etc...etc... pour la France et son empire colonial. Plus de 18,6 millions de morts dans le monde !

Quelle absurde boucherie ! Quelle aberration de l'Homme  dit "civilisé" ! Une boucherie inutile, puisque  vingt ans  plus tard, la tragédie recommençait. La Seconde guerre mondiale, ce furent 50 millions de morts, un chiffre donné au minimum !

Alors oui, souvenons nous. Mais le souvenir ne suffit pas.  Aujourd'hui, soyons vigilants. Imposons aux gouvernants  des nations, et particulièrement à ceux de l'Europe, qu'ils aient le courage, le devoir, la persévérance et la lucidité, pour "déclarer  la paix", une paix définitive, à l'humanité toute entière.

R.R

26 septembre 2018

Premier bilan de la suppression des feux tricolores dans six carrefours du quartier Plaisance/Pernety/Château

Il va falloir réviser nos idées, c'est la mairie qui nous le dit !

« Les feux tricolores de signalisation constituent un facteur d’insécurité : les usagers perçoivent les feux comme des équipements de sécurité, mais il s’agit d’une idée reçue : ils sont la cause 10 000 accidents par an, 1*500 blessés hospitalisés et environ 150 décès. Plus de la moitié des accidents faisant intervenir au moins un piéton ont eu lieu au cours de la traversée sur passage piétons équipé en feux. En fin de vert, les carrefours à feux induisent en effet des prises de vitesses excessives des automobilistes. En outre, les piétons, notamment enfants ou âgés, peuvent avoir une trop grande confiance dans la couleur du feu. »

On ne lui fait pas dire ! En l’absence de feux, la règle de la priorité à droite s’applique. Cette expérimentation vient d’un vote du Conseil de Paris de janvier 2017, dans le cadre de la Stratégie « Paris Piéton ». Menée en partenariat avec le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), cette expérimentation fera l’objet d’une évaluation, à l’aide de capteurs, qui sera rendue publique. Prévue à l’été 2018, la décision sera prise en concertation avec l’ensemble des usagers (habitants du quartier, écoles, associations).

Et les piétons, dans tout çà? Et ces feux, par quoi les remplacera-t-on , si on les remplace?
A.C.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur ces décisions. Ils sont toujours les bienvenus. 

22 juillet 2018

La Rose et la Vigne

roses et vignes figaro.jpg

Vous qui me lisez,

Permettez  que je vous conte

La merveilleuse histoire de mon amie la rose.

Somptueuse et éphémère,

Enivrant de son parfum capiteux

La brise qui au passage lui prodigue sa caresse.

Histoire de vigne, histoire de Dieu !

La plus humble, la plus modeste des roses

Celle que le vent se plaît à si aisément chavirer,

Se vit attribuer le plus beau rôle du monde !

 

Sur les pentes arides d’un coteau raboteux,

Une vigne entrelaçait ses ramures

Une vigne comme jamais on n’en vit

Tant, de soins attentifs, l’entourait son Seigneur :

Emondée, surveillée, étayée,

Ses grappes gorgées de jus vermeil

Donnaient  au travailleur assoiffé

La plus pure des  merveilles :

Un exquis vin grenat

A l’arôme puissant, rare, exceptionnel.

Curieux destin assigné à ma rose

Intimement lié à celui de la vigne.

Ma rose, ma fragile rose, de toute tradition

Garante de la vitalité de la robuste vigne

Attirant sur elle maladies et nuisibles

Afin que vive et s’épanouisse

Celle dont elle se voulait  la gracile protectrice.

 

L’histoire de ma rose est celle de notre Christ.

Comme elle Il prend  sur lui

Nos infirmités, nos tares les plus cruelles,

Pour se porter garant de notre humanité.

A ses risques et périls,

Se porter garant de la vraie vie  de l’homme

Entre les mains du divin créateur.

Car nous sommes la Vigne du Seigneur.

Le vigneron n’est-il pas Notre Père lui-même ?

Mais la vigne c’est aussi le sang du Christ qui réconforte

Mais la vigne c’est aussi la force de Son Esprit qui édifie.

 

Alors ma rose, fragile, odorante, éphémère

Tu récapitules  à travers ta petitesse, ta simplicité

La sublime histoire de l’Alliance éternelle

L’Alliance de Dieu et de l’humanité !

 

E.Boissière

07 juillet 2018

Pour vous qui suis-je ?

Celui que mon cœur aime !

 

Tu es le Bon Pasteur,

Veillant jalousement sur ses brebis,

Les comptant une à une,

Les appelant chacune par son nom

Si grand est ton désir de les voir toutes sauves.

 

Tu es le Berger mais aussi la Brebis,

Perdue, pensions-nous,

Car immolée pour notre péché,

Mais à jamais retrouvée

Tu vis pour toujours, ressuscité  

Dans la gloire de ton Père,

Toutes puissances mises par lui sous tes pieds.

 

Tu es Portier, Porte, Passage,

Qui nous fait entrer dans le Royaume.

A venir ? Non !

Déjà là,

Chaque fois que nous mettons en pratique,

Ta parole de vérité et de vie.

 

Tu es ouverture sur l’insondable mystère

D’un Dieu d’une si absolue proximité

Et d’une telle infinie distance,

Que pourtant un cœur à cœur,

Sincère et repentant,

Nous permet de goûter, simplement,

Ineffable présence, bienfaisante caresse.

 

Tu es secours, abri, refuge inébranlables,

 

Le Père en toi et toi en nous,

Tu nous entraînes, nous associes à la Trinité d’Amour,

Dans une unité qui nous restaure dans notre dignité.

 

Tu es tout cela et tant de choses à la fois….

 

Mais moi  ...dis le moi encore,

Mon cœur ne se lasse pas de l’entendre,

Qui suis-je  pour toi, Seigneur ?

 

Elyane Boissiere  

(Méditation à partir de Matthieu 16V13-19 )                              

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03 juin 2018

Encore ! Mais …

Et si le monde, comme le prêchait le Révérend Curry, primat de l'Eglise épiscopale des Etats-Unis, au mariage d’Harry et de Meghan, était en train de changer ?
Un prince d’Angleterre épousant une petite-fille d’esclave, noire, américaine, divorcée.
La voici entrant en grandes pompes dans la famille royale, au bras du futur Roi, avec l'assentiment de la Reine-Mère, au milieu d’une liesse populaire sans précédent.
Puissance de l’amour a prêché cet évêque, brisant le protocole en prononçant  avec fougue et impétuosité une ode au pouvoir de l'amour, citant Martin Luther King, secouant ainsi les fondations de l’Abbaye Saint George de Windsor mais aussi les fondations de la Royale Institution !
Oui ne sous-estimons pas la puissance de l’amour qui vient à bout de tous les impossibles.
C’est avec les mots de Luther-King  qu’il a pris la parole : « Nous devons découvrir le pouvoir de rédemption de l’amour et ainsi nous ferons un monde nouveau....il ne s’agit pas juste d’un jeune couple que nous célébrons, c’est plus que cela ...", ajoutant que ces futurs époux avaient  le devoir de contribuer à la naissance de ce nouveau monde.

Evoquant également l’image du feu pour parler de l’amour, comment ne pas associer son discours au feu de L'Esprit, ce même feu qui insufflera un ardent désir missionnaire aux Apôtres, le jour de la Pentecôte.

Soyons certains que lorsque l’Esprit ajoute aux forces de l’humain  qui et quoi pourraient lui résister?
Avec cet évêque, d'une rhétorique convaincante, avec l'Esprit, ayons l'audace de croire en un monde nouveau, débarrassé de clivages, de violences, en un monde où il nous serait possible d’obéir à la loi, la seule de notre Christ : nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.

Elyane Boissière

29 avril 2018

L’Apocalypse de Jean

Vie et mort,

Vacarme assourdissant, ouragan, tempêtes,

Tourbillon de feu et de sang,

Lumières, fulgurances, couleurs,

Violences-démesure des combats entre Bien et Mal,

Violence-démesure -puissance de l’Amour

Qui défie les impossibles

Amour de Dieu qui sauve

Vérité de son Christ qui se donne

Signe absolu, définitif

De victoire et de vie.

Elyane Boissière

22 avril 2018

 Dieu et Abraham

En Hébreu c’est le beau nom qu’on Te donne : “ Il passa “.

Yahvé, celui qui passe et fait passer ceux de Son Alliance.

Sur l’Horeb, Il a passé devant Moïse pour lui remettre les Tables de la Loi

A Son peuple Il a fait passer la Mer Rouge pour échapper à la captivité

Les a fait passer dans le désert pour entrer en terre promise,

En terre d’Alliance.

Il a passé à travers les offrandes d’Abraham

Donnant du poids à Sa promesse :

Abraham passant de simple nomade sans descendance

A père d’une multitude, à père des Nations.

Et c’est pourquoi la lumière qui explose devant Abraham

Sur son chemin, ne le surprend pas.

Le voile de toute incertitude s’est levé devant les signes qu’il a reçus.

Alors il écoute, plein de recueillement,

Genou fléchi, mains croisées sur le cœur

Semblant dire à l’éblouissante présence :

“ Me voici Seigneur, je viens faire Ta volonté “.

Prêt à transmettre, à faire passer à son tour

Ce que Dieu lui a laissé :

L’appel à la foi, à la confiance,

L’ouverture au don gratuit de l’Amour.

Elyane Boissière

08 avril 2018

Le cri

Le Cri Munch.jpg

LE CRI (Munch)

L’homme au bout de la passerelle,

Au bout de la souffrance,

A bout de souffle, crie !

Enfoncé dans sa peur,

Sa terreur le coupe des autres,

Et les autres qu’il effraie à leur tour,

Lui tournent le dos.

Autour de lui tout n’est que violence,

Grondements, craquements, tourments de la terre et du ciel

Qui se liguent contre lui,

Du moins le croit-il.

Alors il crie, il porte la main à sa tête

Qui lui fait mal.

Il crie sa douleur, qui déforme, défigure ...

Mais il y a l’espérance !

L’espérance, c’est le pont qui le relie aux autres.

L’espérance ce sont les hommes qui sont là,

A l’autre bout du pont

Pour lui et lui seul,

Pour lui porter secours !

Elyane Boissière

29 mars 2018

Pour les Chrétiens, que représente la fête de Pâques ?

C’est vraiment la fête la plus importante de l’année, qui donne sens à toutes les autres.

Les Juifs commémoraient ce jour-là la libération d’Egypte où leur peuple vivait en esclavage.

Jésus s’est associé à cette célébration en montant à la ville sainte, Jérusalem, comme le faisaient beaucoup de Juifs pieux de son temps.

Sa prédication apparaissait comme révolutionnaire pour beaucoup de ses concitoyens et les autorités ont décidé sa mort.

Bien conscient du danger qui le menace, Jésus aurait pu s’éloigner de la ville, se cacher, et se faire oublier.

Il ne le fait pas. Il choisit d’aller librement vers la mort. Il veut donner sa vie pour le salut de tous les hommes.

Désolés, ses plus proches amis (les apôtres et quelques autres) assistent impuissants à son procès et à sa mort sur la croix. Par prudence, certains s’éloignent de la ville.

Mais, un événement incroyable se produit. Plusieurs le rencontrent, vivant de nouveau. Il faut lire ces passages de l’Evangile qui décrit l’incrédulité de ses amis, leurs hésitations…Peu à peu, ils se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’une hallucination, mais bien d’une réalité nouvelle : Jésus est « ressuscité » ! Il apporte à l’humanité une immense espérance. La mort sur laquelle nous butons tous n’aura pas le dernier mot. Unis à Jésus, nous pouvons entrer dans une vie nouvelle et la mort est un passage…

N’hésitons pas à entrer dans la joie des apôtres. Participons aux liturgies si émouvantes de la période pascale. Qu’elles renforcent notre foi Chrétienne si nous sommes croyants. Qu’elles nous interrogent et nous fassent entrevoir la prodigieuse espérance offerte par la résurrection de Jésus même si nous considérons que nous ne pouvons pas y souscrire.

P. Pierre Lochet

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Résurrection du Christ et femmes au tombeau ; Fra ANGELICO ; 1440-41 fresque ; Convento di San Marco, Florence

Quatre femmes arrivent devant un sarcophage pour mettre des aromates et embaumer le corps de Jésus mort. La première, Marie Madeleine, se penche sur  le tombeau ouvert et qui devrait être fermé, mais il est vide. Assis sur le bord un ange leur dit que Jésus est ressuscité et en haut on voit la matérialisation de son récit, Jésus se dresse la palme et le drapeau vainqueur à la main. A gauche un religieux prie mais ce n'est pas un témoin, seulement St Dominique méditant, pour inviter le spectateur à faire de même.

26 mars 2018

La Dame du Passage

Dans la ville, bourdonnante de futilités, brillante d’un néant bien rangé dans les vitrines, ce quatorzième qui s’évanouit aussi dans ces avenues d’un doute cotonneux  dont le sillage soudain nous sidère, là, à l’arrêt d’un bus, il m’arrive souvent- désir de respirer- de bifurquer vers les jardins oubliés, le long de la vieille voie de chemin de fer.

C’est ici, du côté de la rue Friant que j’ai rencontré une femme aux cheveux fous, bariolée de foulards, les yeux filet d’eau clair s’accrochant aux miens, délavés par le siècle.

Je suis resté devant son abri de planches et de cartons.

- Tu veux un café ? M’a –t-elle demandé en pointant du doigt le butagaz.

La gitane me désigna un siège de camping en face du sien.

- Volontiers… par ce froid.

- Ne me demande pas d’où je viens. Appelle-moi la Dame du Passage, bien qu’il n’y ait plus de trains sur cette voie, tu sais, le ruban que tu mets autour du bouquet de la ville et qui s’envole on ne sait où dans la gaieté de la banlieue. Les cabarets du temps des cerises. L’espérance de nos danses. Cette soie s’est détachée quand tout ce bruit a poussé. Et voilà ce chemin envahi d’herbes et de chants d’oiseaux : c’est ma demeure.

Peu de personnes viennent ici. Pourtant, c’est tout près.

Oui, répondis-je. Plus près que la veine de mon cou. Je me suis perdu.

La Dame du passage a joint ses mains en prière.

- Un voisin de palier – Elle désigna une valise remplie de bouquins – cite ce vieux proverbe : «  Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connait, tu risquerais de ne plus te perdre. »

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13 février 2018

Chez le fleuriste du coin, en cette fête de la Saint Valentin

- Bonjour, je voudrais un bouquet de roses, mais sans les épines, sans la couleur et sans l’odeur. 

La fleuriste, embarrassée, répondit à l’étrange client :

- Je regrette Monsieur, mais nous vendons le bouquet entier.

- C’est que… ça me ferait moins cher… Et puis, c’est trop d’un coup. La surabondance vous comprenez… Je crains que ça étouffe ma fiancée.  N’est-ce pas, je préfère procéder par étapes.

- Nous ne décomposons pas… Vous devriez peut-être offrir des play-mobile. Une année un personnage, l’autre les murs de la maison, puis le toit, les meubles, le jardin, l’arrosoir, le vase…

- Oui, bonne idée… Mais j’avais l’intention d’offrir des fleurs… cependant pas tout d’un coup.

- L’intention, vous dites ? Ah… mais j’ai ce qu’il vous faut, s’exclama la fleuriste. Nous avons justement cette année, puisque les gens sont fauchés …  nous proposons pour un euro une petite carte avec en photo le bouquet de votre choix.

-Parfait ! Voyons…. Laquelle choisir ? Oh, celle-ci me convient. Il n’y pas même pas d’image de fleurs. C’est encore plus sobre. Juste le descriptif bien détaillé. Bien expliqué. Au pays de Descartes, vous comprenez, une carte à la fois… Je plaisante ! Ma femme sera à la fois touchée et épargnée de cette… profusion.

Ce fut mon tour.

- Et pour vous, Monsieur ?

- Je voudrais tout le magasin… Enfin, ce que vous êtes : sourires, parfums, couleurs, tiges, épines, intention,  terre et  ciel, compris : votre création  dans son unité !

- D’accord, Monsieur. Oui, je vois que vous aimez votre femme. Je livre à quelle adresse ?

- Eglise Saint Pierre de Montrouge, juste en face.

Michel Cauchard

01 janvier 2018

Bonne année 2018 !

L’équipe de rédaction de la Voix du 14ème présente à ses lecteurs tous ses meilleurs vœux pour 2018. Elle les remercie de leur fidélité et de toutes les informations, remarques ou des articles très intéressants qu’ils ont  accepté, parfois, de publier dans les pages du blog.

Chagall la paix ou l'arbre de vie vitrail chapelle de sarrebourg.jpg

Vitrail de Chagall :  arbre de vie, symbole de la paix

20 décembre 2017

Une Eglise de pauvres

Voici un témoignage qui nous a été envoyé  et nous avons désiré vous le faire connaître. En effet, il éclaire magnifiquement, à nos yeux, le message  de Noël.

Fiers de nos casseroles !!!!

D'ici quelques semaines, nous prendrons le temps de préparer et de décorer de belles crèches que nous admirerons durant tout le temps de Noël. Elles nous rappellent la pauvre étable de Bethléem où s'est produit le plus grand des miracles : Dieu est venu parmi nous. Cette grotte sombre est devenue source de lumière et de salut pour le monde. C'est pourquoi nous décorons nos crèches d'étoiles, de guirlandes lumineuses et de bougies pour qu'elles illuminent nos maisons et nos églises!

 Il en est de même de nos vies. Jésus est venu habiter tout spécialement nos fragilités et nos pauvretés. Et en lui, ces faiblesses, dont nous avons souvent honte, deviennent belles et lumineuses, car elles sont le lieu que le Seigneur a choisi pour se donner au monde. Nous célébrons un Dieu né dans une étable et mort sur la croix. En lui, l'étable, lieu de la pauvreté, et la croix, lieu de la souffrance, sont devenues lumineuses I En lui, nos pauvretés peuvent aussi devenir lumière pour ceux qui nous entourent !

fiers de nos casseroles.jpgL'an dernier, nous avons vécu à Lourdes un moment fort : le rassemblement national de la Pastorale des Personnes Handicapées. Chaque participant était invité à venir avec une casserole, symbole de ses fragilités. Ces « casseroles », nous les portons souvent comme des fardeaux ; mais à Lourdes, nous les avons brandies fièrement et nous les avons fait tinter. Et je peux vous dire que nous avons fait du bruit ! Oui, nous sommes fiers de ces casseroles I Car c'est à travers de ces casseroles, dans notre fragilité, que le Seigneur se donne au monde !

 Nous pouvons ainsi reprendre à notre compte la parole de Saint Paul : « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses » (Co 2, 12, 9). Nous avons même une mission particulière dans ce monde, comme Philippe Pozzo di Borgo nous l'a rappelé au cours de ce rassemblement : « N'oubliez pas : vous êtes des éclaireurs et vous devez prêcher la richesse de la fragilité ! »

Mais aurons-nous le courage de donner au monde l'image d'une Église de pauvres, de bras-cassés, ou de simples d'esprit ? Si vraiment notre Église veut se mettre à la suite de Jésus, elle doit chercher à ce que les personnes handicapées, âgées ou malades, les personnes sans-abris, les réfugiés, tous les laissés-pour-compte, soient au cœur de nos communautés, qu'ils enseignent les bien-portants et qu'ils soient intégrés aux organes de décision. Alors le monde pourra dire en nous voyant : «Voyez comme ils s'aiment ».

Frère Marc de Jésus serviteur

(Extrait de la newsletter du diocèse de Meaux  novembre 2017–Pastorale des Personnes Handicapées)

« Je souhaite que les personnes porteuses de handicap puissent être elles-mêmes toujours plus catéchistes dans la communauté, y compris par leur témoignage, pour transmettre la foi de façon plus efficace. » Pape François, 23 octobre 2017

02 janvier 2017

Pour commencer, il nous faut de l'humour (I)

Le goût de l'humour Franck Medioni Mercure de France.jpgUn petit livret (Le Goût de l'humour) édité au Mercure de France et dont les textes rassemblés par Franck Médioni, nous permettront de débuter cette année avec l'innocence d'un sourire et la gaieté de l'esprit. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de textes recueillis, à savoir :

Oscar Wilde : J'aime parler de rien, c'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.

Alphonse Allais : J'ai poursuivi mes études sans jamais les rattraper.

Sacha Guitry : Un seul amour fidèle, c'est l'amour- propre.

Raymond Devos : Lorsqu'un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée.

Raymond Devos : Le carré ment alors que le rond, point.

Woody Allen : L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières.

Nous vous souhaitons une lecture divertissante et la découverte d'auteurs qui ont tous pratiqué à divers titres ce goût de l'humour, qui est selon la formule célèbre, souvent attribuée à Boris Vian mais plutôt à

Georges Duhamel :                   "l'humour, c'est la politesse du désespoir".

19 novembre 2015

Souvenons-nous

Les tragiques événements qui ont ensanglanté les quartiers Est de la Capitale ainsi que la ville de Saint-Denis, doivent interpeller chaque citoyen quant à son attitude à avoir, face à la barbarie, la violence absurde, la négation de l’autre, mais aussi proclamer à l’inverse, notre amour du prochain, quelles que soient sa race ou sa religion.

C’est pourquoi « la Voix du XIVe », journal chrétien d’information, s’adresse dans un climat de charité et de compassion, à toutes les familles dans la douleur, qui ont vu un des leurs tomber sous les balles des assassins. Nous partageons avec elles leur immense désarroi.

Nos prières vont vers les victimes et notre amour du prochain les accompagne.

Citoyens responsables, nous continuerons à œuvrer pour que la liberté et la paix soient les fondements de notre « vivre ensemble ».     La Voix du XIVe


La poésie en sauvegarde
PARIS NE TOMBERA PAS
Paris atteint Paris meurtri du sang sur le sol de la salle de concert du sang à la terrasse des cafés la belle jeunesse assassinée quel avenir pour notre liberté notre insouciance à vivre la ville nos projets de rencontres amicales ? les assassins sont parmi nous fomentant d'autres effroyables desseins inhumanité gangrénant notre humanité haine mortifère de nos tolérances Paris au flanc blessé Paris ne tombera pas mais comment vaincre le cancer au pavillon noir ? gardons notre humble ligne de combat honorant tous les poètes humanistes épris de solidarité et de liberté luttant contre tous les dragons incendiaires les folies destructrices érigées en systèmes
que les plumes deviennent plus fortes que les fusils pleurons nos morts la tête haute Paris souffrant Paris toujours debout Patrick Picornot, président de l'association Parole & Poésie

 

La Voix du XIVe

22 mars 2015

Florence Arthaud par Marie Belin

forence arthaud,marie belin,transatMarie Belin qui a travaillé à la Caisse des Ecoles du 14ème et organisé de nombreuses animations, en particulier sur les courses en mer a rencontré à plusieurs reprises Florence Arthaud et s’était liée d’amitié avec elle. Elle nous livre son témoignage.  (voir l'album des photos de Marie Belin)

Florence Arthaud...

 Du même nom que les éditions, elle est née le 28 octobre 1957; Flo' avait une ligne de vie assurée... Milieu bourgeois, fait ses études chez les " bonnes sœurs" comme elle disait... Douée ...commence des études de médecine... un grave accident de voiture la plonge dans le coma ...paralysée... elle doit tout réapprendre, à marcher... Parler…  à vivre...

 La fiancée de l’ Atlantique

Flo',  c'est sur la mer qu'elle se reconstruira... la Route du Rhum sera son chemin de liberté, de victoire...de reconnaissance... Surnommée alors "la fiancée de l'Atlantique" lors de sa victoire, édition 1990 ...arrivée le 18 novembre dans la nuit dorée de la Baie de Pointe-à Pitre après 14 jours 10 heures... 10 minutes de navigation...dans des conditions  très difficiles...liées au bateau, plus de radio...sans pilote automatique sur ce beau trimaran Pierre Premier et sa santé ( Une hémorragie aurait pu lui faire déclencher sa balise de détresse..) Florence n'a jamais abandonné une course...En 96 elle finit 2ème avec Jean- le Cam sur la transat AG2 R sur le bateau Guy Cotten. Elle était une super coéquipière. Florence a battu le record de Bruno Peyron  (record traversée de l'Atlantique en solitaire)....

Souvent...la mort n'a pas voulu d'elle... 

 À terre elle était allergique au quotidien... Seulement " marcher" sur la mer la sauvait... Généreuse, discrète... mais aussi d’une personnalité flamboyante... Je l'ai souvent rencontrée... À Saint-Malo...au Havre sur le voilier "Deep Blue" pour la Transat Jacques Vabre.. Toujours fidèle à elle -même... Regard vers l'horizon... Je l'avais rencontrée  aussi lors d'une escale de la Solitaire du Figaro à Arcachon, lumineuse, heureuse, en passant le Cap Ferret... La mer n'est pas toujours dorée... Le 29 octobre 2011 elle a failli mourir au large du Cap Corse... Elle naviguait avec  "Bill k",  son chat roux... 3 heures à attendre les secours..." elle parlait aux étoiles en voyant défiler sa vie."

Un livre est en librairie depuis  le 19 mars. :" Cette nuit la mer est noire" inspiré de cette nuit qu'elle croyait la dernière... 

Je  suis l'itinéraire de Florence depuis longtemps  ... Une sœur, un modèle... Ce quotidien et sa routine lourds à supporter donnant envie de toujours prendre la mer... Une nouvelle passion commune... Les chevaux... sa fille Marie, née en 93... avec qui elle était installée à Marseille, face à la mer à la passion des chevaux... les promenades au galop allègent aussi le quotidien...je pense à Marie...quelle absurdité de voir disparaître sa maman dans cette chute inexorable...

Flo' avait plein de projets dont  la belle course en équipage réservée aux femmes méditerranéennes... Le départ était fixé au 25 août... Flo' restera dans les mémoires... Son empreinte sur la mer est ineffaçable au creux des vagues...Les jours noirs, son sillage lumineux nous emportera.. " quelque part ... c'est toujours ailleurs" comme elle chantait sur les belles paroles de Pierre Bachelet... Florence m'avait téléphoné au sujet d'une animation dans une école ... J'entends encore sa voix devenue grave...la dernière fois que je l'écoutais...
Marie Belin

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03 septembre 2014

Fin des vacances

fin des vacances les raquettes sont posées hoto marie beliset 2014.jpgFinies les vacances...

Sur le sable... Les raquettes sont posées... Derniers échanges... Les enfants sont un peu tristes.  La mer change de couleur.. Elle ne scintille plus comme avant...les vagues sont méchantes et veulent tout effacer ... les histoires enfantines de l'été... les empreintes plus graves des adultes... la trace légère des oiseaux de passage déjà envolés sous d'autres cieux... C'est la rentrée... Le cartable.... le sac de classe remplace le sac de plage...fin des vacances.jpg Une année recommence pleine de projets et d'espoir pour les petits et les grands...La cloche sonne pour un nouveau départ....

Bonne rentrée...

il n'ya plus personne sur la plage photo Marie Belin septembre 2014.jpg

 

Plus personne... La mer a tout effacé... Les traces des jeux... Des copains chiens et humains...tout finit... Tout recommence.

 

Photos et  texte de Marie Belin

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

25 août 2014

C'était le 26 août 1944

Je me souviens... Ma mère et moi, ce matin là, étions allés à la Porte de Châtillon à la rencontre des libérateurs. Sur un camion GMC, des soldats, des Américains sans doute, distribuaient chewing-gums et des tablettes de chocolat. Soudain, une fusillade éclate. Cela venait de l'avenue d'Orléans. Sans doute des miliciens embusqués sur les toits s'acharnant à tirer sur les passants. A ce moment, ils étaient encore présents dans le quartier. Vite, nous nous sommes réfugiés dans une des entrées de l'hôpital Notre Dame de Bon Secours rue des Plantes. La fusillade dura dix bonnes minutes. Puis ce fut le silence, un grand silence, celui qu'offre la liberté, la paix. R.R.

04 juin 2014

"Sortir de la crise économique, illusions et solutions" à l'Université Populaire du 14ème( fin) 7 et 14 juin

Université poulaire du 14ème cycle sur la crise économique mai juin 2014.jpgVous avez raté les trois premières séances du cycle "Sortir de la crise économique illusions et solutions"  de l'Université populaire du 14e ? Rien n'est perdu !

Il reste encore deux séances particulièrement intéressantes qui  auront lieu  les samedis 7 et  14 juin 2014, 10H 30-12H 30, salle municipale 12 rue du Moulin des Lapins

Animation et Organisation : Frédéric Vuillod, journaliste économique (Mediatico.fr)

4- Samedi 7 juin 2014 – 10h30-12h30 : "Croissance : nécessité ou illusion perdue ?" Thèmes abordés : la croissance, les moteurs en panne, la décroissance, les modèles alternatifs.

Invités : Christophe Ramaux, maître de conférences à Paris I, membre des Économistes Atterrés, Eric Forti, président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’IDF- Documentaire sur les Freegans à New York, acteurs de la décroissance (extrait de 8')

5- Samedi 14 juin 2014 – 10h30-12h30 : "Europe : peut-on la sauver, doit-on la sauver?" Thèmes abordés : crise de l’euro, crise de l’Europe, protectionnisme et mondialisation.

Invités : Agnès Bénassy-Quéré, présidente du Conseil d’Analyse Économique, membre du Groupe Eiffel, Pierre Larrouturou, économiste, conseiller régional d’Ile-de-France. - Documentaire (extrait) : "Quand l'Europe sauve ses banques, qui paie ?"

Salle municipale, 12 rue du Moulin des Lapins, 75014 (Métro Pernety, ou accès par le 138 rue du Château) Entrée libre et gratuite, ouvert à tout public.

La bibliographie : ICI- 
http://up14.blog4ever.com/

01 janvier 2013

Bonne année 2013 !

 Toute l'équipe de  la Voix du XIVe souhaite à ses nombreux et fidèles lecteurs, une excellente nouvelle année.

Que 2013 apporte à chacun dans sa vie personnelle, familiale, et professionnelle, la réussite, la joie, la paix nécessaires au complet épanouissemnt de sa personnalité.

Que chacun ait à l'esprit que l'amour du prochain, le pardon accordé, la vigilance à l'autre, sont des repères indispensables à la bonne entente entre tous, car pour nous chrétiens, la "Bonne Année", c'est tous les jours qu'elle se conjugue avec le sourire ; celui-ci est toujours gratuit ... dans la communion avec le Christ.

06 juillet 2012

Une pensée par jour ( Abbé Pierre)

ABBE PIERRE.jpgIl faut un jour avoir été ébloui par la splendeur du monde, ne plus savoir se passer de ces moments prodigieux, savoir les retrouver et s'en souvenir.

Le dénuement de l'Adoration peut conduire à l'intensité de l'action, en même temps qu'à l'union avec tous les humains du monde.

On n'a pas su enseigner que la liberté ne consiste pas à pouvoir faire ceci ou cela mais qu'elle est pour. Pour aimer.

Quand la misère ne se montre plus, nous avons vite fait d'y devenir indifférents. Pourvu qu'elle ne soit pas visible, qu'elle n'ait le bon goût de ne pas gâter notre bonheur, notre petit confort, nous sommes tranquilles.

Devenir capable de " rentrer en soi-même", "recueilli", comme on dit, fut-ce dans la cohue du métro, cela s'apprend.

Il faudra toujours, chacun, là où l'on est, dans la diversité des situations, beaucoup besogner pour faire bien.

Distinguer entre l'héroïsme de la perfection et l'humainement possible.

Nous sommes tous des privilégiés par rapport à quelques autres, même si nous ne sommes pas parmi les puissants... Interrogeons-nous chaque jour pour nous demander : " que faisons-nous de notre privilège ?"

28 avril 2012

Une pensée par jour ( Frédéric Ozanam)

Frédéric Ozanam.jpg-  En donnant aux pères et aux mères le pouvoir de transmettre la vie, Dieu leur a fait part de sa puissance créatrice et providentielle, en leur donnant le droit de bénir, c'est-à-dire d'appeler le bonheur sur la tête de leurs enfants et de fixer sur eux la bienveillance du ciel.

-  L'amour tient en ceci de la nature divine, qu'il se donne sans s'appauvrir, qu'il se communique sans se diviser, qu'il se multiplie.

-  L'admiration est un sentiment éminemment moral ; il élève, épure et prépare.

-  Depuis longtemps mon âme cherchait la tienne. Je suis allé la trouver là où on se rencontre toujours quand on s'aime chrétiennement : entre les bras du Sauveur.

-  L'empire de la terre fut promis à la douceur, et si nous semblons régner sur les affaires du dehors, au- dedans vous savez bien qui règne sur nous.

-  Le bonheur du ciel, c'est l'amour. A celui-là sera donné plus de bonheur là-haut qui aura aimé ici-bas ; ne craignons donc pas d'aimer trop...

-  L'Evangile, seul, pouvait reconnaître la dignité de l'esclave, de l'ouvrier, du pauvre, de l'homme qui obéit, qui travaille, qui souffre, c'est-à-dire de la plus grande proportion du genre humain.

12 avril 2012

Elections : un vote, pour quelle société ?

Le Conseil permanent des évêques de France a publié récemment un résumé des points essentiels et importants à prendre en compte en vue des élections présidentielles du 21 avril prochain.

Nous vous en faisons part pour quelques uns d'entre eux.

- Vie naissante : L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté.

- Famille : La différence sexuelle est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. C'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.

- Education : Elle implique liberté et respondsabilité des parents, transmission à tous les savoirs essentiels, attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, respect de la liberté de conscience, enseignement respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine.

- Jeunesse : l'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité doit être perçu comme un investissement nécessaire à la cohésion et  à la paix sociale.

- Fin de vie : Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité; "L'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme" ( Benoît XVI). Le développement des soins palliatifs doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.

- Laïcité  et vie en société : Dans la société démocratique, les catholiques, en exprimant ce qu'ils pensent, ne vont pas à l'encontre de l'intelligence et de la liberté de jugement de ceux qui ne partagent pas leur foi. Ils souhaitent une application apaisée et ouverte des lois et des réglements qui définissent le pacte laïc de notre commune République.

D'autres sujets de préoccupation sont abordés dans cette déclaration des  évêques de France, tels : les Banlieues et les cités, l'Environnement, l'Economie et Justice, la Coopération internationale et l'Immigration, le Handicap, le Patrimoire et la Culture, et l'Europe.

Vous pouvez trouver l'intégralité de cette déclaration sur le site de la Conférence des evêques, catholiques.fr dans la rubrique " textes et déclarations". Cette déclaration est reprise dans le petit livre du Cardinal André Vingt-Trois : Quelle société voulons-nous".  Pocket, janvier 2012

07 février 2012

Il neige

 La neige ? Symbole d’une innocence passée ou à venir. Image de l’enfant jouant avec de grosses boules blanches. Il y a aussi ce bonhomme de neige surgi de nulle part ; il est coiffé, vêtu d’oripeaux souvent grotesques. C’est un clown figé dans la froidure du ciel. On rit de le voir rassembler sur lui l’esprit d’un carnaval blanc, un carnaval où le froid remplacerait le soleil de Copacabana !

Ah l’hiver ! Cette saison où les maisons font le gros dos, où l’on se sent bien chez soi, à l’abri de tous les dangers, où le silence remplace les exubérances des saisons vouées au soleil.

L’hiver ? C’est aussi le temps qui passe, quand les cheveux blancs remplacent les boucles blondes de l’enfant. L’hiver ? Quand la maladie frappe à la porte de l’homme bien portant. Hiver du deuil, hiver de la souffrance, hiver de la mélancolie, lorsque la vie semble s’être arrêtée au pied d’un arbre noyé de brouillard…

Mais l’hiver, c’est aussi le chant d’un espoir, lorsque la nature reprendra sa puissante respiration, où chaque goutte de soleil irriguera le jardin de l’Espérance. Les moissons seront alors à la hauteur du semeur auquel nous aurons confié nos âmes.

Espérance ! Que tes vertus convertissent les pèlerins du cœur, ce cœur qui contient toutes les médecines de l’amour, celui qu’un certain Jésus sema sur les chemins caillouteux de nos vies si fragiles et pourtant si lumineuses.  R. Rillot

04 décembre 2011

Une pensée par jour (Abbé Pierre )

Le mystère, ce n’est pas l’absence de lumière, c’est une lumière qui me dépasse mais dont ma raison et mon cœur peuvent parfaitement sentir qu’elle n’est pas absurde.

Le Christ est incarné dans ce voyou, ce voleur, ce menteur. La Gloire de Dieu est incarnée en toi qui lis, en moi qui parle.

C’est la vie qui doit créer la loi. Et non pas la loi figer la vie.

Rester toujours petit auprès de Jésus. Il n’est qu’auprès de l’Enfant divin qu’il faut se laisser envahir, et dominer, vaincre.

On approche l’amour absolu sans jamais l’atteindre. Cela vous laisse une blessure qui ne guérit jamais.

Par les cycles qui rythment la vie de son corps, la femme est liée à l’universel, à l’universel vivant ; elle vit en union mystérieuse avec la pulsation de l’univers. Je pense qu’il y a là une richesse de l’humanité, quelque  chose comme du sacré.

La raison ne nous permet pas d’imaginer ce qu’est l’infini. Notre cerveau n’est pas à la mesure. On peut l’approcher par l’amour. Un mécanisme au-delà de la raison qui consiste non pas à capter une image, à la prendre pour se l’approprier, mais à se donner. Etre davantage hors de soi, c’est sortir de ses limites. Là, on peut rencontrer l’infini.

Sans le sacré,  la réalité perd l’équilibre. Avec l’occultation du sacré monte le risque de la barbarie.

Aujourd’hui plus que jamais, la fraternité doit d’étendre au-delà de la famille, du clan ou de la nation. La fraternité humaine est universelle.