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14 janvier 2008

Autour du quartier Montparnasse

La création artistique au cours de la première moitié du XXe siècle est une des caractéristiques de ce quartier.

Ainsi, est parue en décembre 2007 une publication : "La Coupole ABCdaire", (Cherche Midi Editeur) écrite par G. Viaud, ancien maître d'hôtel de la brasserie, et actuel président de la Société Historique et Archéologique du 14e. L'artiste peintre Thomas Dufrene a participé à cet ouvrage, qui reprend  pour chaque lettre de l'alphabet, les mots-clés du Montparnasse des artistes, mêlant faits anecdotiques, historiques et poétiques.

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Il faut rappeler que "La Coupole" fut construite sur un ancien dépôt de charbon et que les les 24 piliers qui le structurent ont été décorés par les peintres de l'époque autour de trois thèmes récurents : la femme, la fête et la nature.

Signalons que tous les vendredis à 11h. Georges Viaud retrace les évènements survenus dans ce lieu prestigieux à travers une conférence d'une heure, évoquant ainsi les "heures chaudes"  de cette brasserie. Inscriptions : de 9h à 17h, en téléphonant au 01 41 92 31 20.

Dans le même ordre d'idées, rappelons l'exposition toujours en cours jusqu'au 22 janvier des "Heures chaudes de Montparnasse", au musée du Montparnasse : 21, avenue du Maine ( 75 015), qui à travers 14 documentaires filmés, présente, après des recherches minutieuses auprès de témoins de l'époque, et accompagnée des commentaires de Jean-Marie Drot, le Montparnasse des années 20, nommé : "Salon ouvert pour les artistes du monde entier". Une véritable somme pour la résurrection d'une époque incontournable sur le plan de l'art.

Expositions 

Enfin, pour clore cet aperçu foisonnant de la vie de l'ancien quartier Montparnasse, intégralement situé sur le 14e ardt, signalons les deux expositions qui complèteront avec intelligence les précédentes, à savoir l'exposition sur le peintre Soutine, actuellement à la Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, jusqu'au 27 janvier, tous les jours de 10h 30 à 18h . Puis ,au Centre Pompidou la grande rétrospective sur "l'Atelier d'Alberto Giacometti" jusqu'au 11 février, tous les jours , sauf mardi de 11h à 21h. Ces deux derniers artistes ont été des figures importantes  dans les premières années du XXe siècle. Ils se rattachent par leurs oeuvres aux grandes étapes de l'évolution de l'art moderne. 

Un livre est récemment paru sur les "Giacometti".  

 L'écrivain américain Robert Wernick arrive à Paris en 1938, il a vingt ans. Il rencontre divers écrivains et artistes de Montparnasse, parmi lesquels les frères Giacometti. Alberto sera le témoin de son premier mariage, Diego son meilleur ami pendant quarante-cinq ans. En mai 1940, c'est avec eux qu'il débutera un exode rocambolesque...

L'ombre des Giacometti plane sur le quartier, entre Alésia et Montparnasse, en passant par Denfert-Rochereau. C'est par amour de ce quartier, son histoire, ses artistes, ses ombres si vivantes qui rôdent autour de la librairie que L'Arbre à Lettres publie ces Souvenirs.

Au-delà des anecdotes, amicales et malicieuses, on y découvre l'insoupçonnée et formidable importance de Diego dans le travail et la vie d'Alberto: modèle privilégié, assistant infatigable, compagnon des nuits et des discussions sans fin. L'amitié dans la fraternité, au coeur d'une création artistique sans précédent.

La librairie" L'Arbre à lettres" se situe au 14, rue Boulard - 75 014- 

 

R.Rillot 

12 janvier 2008

Découvrir le monde : conférences au cinéma Gaumont Alésia

998a7b014ceb8a2eb066c5171de17511.jpgLégendes de l’Ecosse, paysages des Etats Unis, beauté de la Corse… : Connaissance du Monde propose une série de conférences au cinéma Gaumont Alésia, 73 avenue du Général Leclerc 75014.

 
Ecosse - Espaces et légendes par Luc Giard
Lundi 14 janvier à 15 h et à 20 h 30


Vietnam - Un Dragon né de l’Indochine par Christian Vérot
Mardi 5 février à 14 h 30 et à 20 h 30
 (attention : séances spéciales hors abonnement)

Etats-Unis - Les plus beaux sites naturels par Eric Courtade
Lundi 11 février à 15 h et à 20 h 30
 
Australie - L’aventure du Continent rouge par Jean Charbonneau

Lundi 17 mars à 15 h et à 20 h 30

La Corse - Belle et rebelle par Daniel Drion
Lundi 7 avril à 15 h et à 20 h 30

Ces séances se déroulent au cinéma Gaumont Alésia (73 av. du Général Leclerc - 75014 Paris)
Tarif normal : 9 euros. Tarif réduit (plus de 60 ans, carte famille nombreuse) : 8 euros
Tarif « spécial »: (handicapé, étudiant, chômeur, groupe de 20 personnes et plus, groupe scolaire) : 4,50 euros. Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés de leurs parents

Métro Alésia. Bus 62,28, 38, 68.

www.connaissancedumonde.com

11 janvier 2008

Clocher de Saint Pierre : c’est vraiment reparti !

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Depuis ce lundi 7 janvier, le chantier de réfection du clocher a redémarré, avec au début la mise en place du chantier. Coté avenue du Maine, où pendant toute la durée des travaux seront installées les baraques de chantier, une dalle de béton provisoire sera coulée pour le passage des camions de livraison des matériaux. La grille en fer forgé sera tronçonnée, mise à l’abri, puis ressoudée à la fin.

L’échafaudage sera ensuite monté (près de 60 mètres de haut, l’équivalent de 20 étages, et un ascenseur) et terminé pour les rameaux.

Toutes les pierres défectueuses du clocher seront remplacées, de même que les planchers en bois. Les escaliers en bois seront démontés. Les cloches ont déjà été démontées jusqu’à la fin du chantier. Elles ont été au préalable enregistrées et ce sont les enregistrements qui sont diffusés par haut parleur. Des travaux de couverture seront également effectués, ainsi que la réparation de la croix.

Le chantier est prévu de durer jusqu’au 28 février 2009.

04 janvier 2008

Nos rues, leur histoire : la rue Asseline

La rue Asseline a jusqu’en 1904 porté le nom d’Avenue du Château en raison de la proximité de la rue du Château  (le Château de Montrouge), puis Villa et avenue Sainte Alice du nom du lotisseur Couesnon.

Asseline était homme de lettres. Il naît en 1829 et meurt en 1878. Ses écrits sont bien oubliés aujourd’hui. Mais la IIIème République a cru bon d’honorer son nom, car Asseline fut maire du 14ème arrondissement du 4 septembre 1870 au 18 Mars 1871. Contrairement à certaines affirmations, il ne fut jamais maire sous la « Commune ».

La rue Asseline vit, vers 1840, l’établissement d’un « Géorama » (ensemble de cartes à relief) conçu par le géographe Sanis sur une superficie de 3.300 m2. Ce Géorama, considéré comme un précurseur du genre, fut détruit par un incendie fin 1844. Il avait connu un vif succès pour l’époque et représentait la France et une partie de l’Europe avec les montagnes, fleuves et mers. Toujours dans le 14ème un instituteur en retraite du nom de Chardon créera près de Montsouris un « géorama universel » de 4000 m2, plus destiné à la pédagogie.

R.R.

NDLR : Documentation extraite du n°43 de la SHA du 14ème.

11 décembre 2007

Agenda culturel

Samedi 15 décembre, de 16h à 18h
Café littéraire organisé par l’association des écrivains de langue française. Rencontre avec Michel Felli, auteur de livre pour la jeunesse. Restaurant bar l’Apollo, 3 place Denfert Rochereau. RER M° Denfert Rochereau.
Dimanche 16 décembre, 14h
« Les Etoiles de Noël. Le Cabaret du Smoke ». Poésie, musique, littérature. Présentation du recueil de poèmes “Voyances” de Jean Métellus et de “Noël noir”, recueil de nouvelles noires et grises. Carte blanche aux poètes Bernard Pascal, Jean-Luc Ferrandi, Mathias Vincenot. Chansons autour du piano. Scène ouverte à partir de 17h. Entrée libre. Le Smoke - 29 rue Delambre - M° Montparnasse-Bienvenüe.
Jeudi 20 décembre, de 17h à 18h30
L'esclavage existe-t-il toujours ? Atelier tchatche.
Antenne jeune Didot - 38/40, rue Didot - M° Pernety.
Renseignements : 01 45 39 51 90

06 décembre 2007

Agenda culturel

Jeudi 6 décembre, 12h30
Faut-il avoir peur du communautarisme ? Rencontre débat. Bibliothèque Vandamme - 80 avenue du Maine - M° Gaïté. Renseignements : 01 43 22 42 18
Jeudi 6 à 20h 30: Jeudi de St Pierre avec le Père Jacques de Longeaux, théologien et moraliste. « Homme où es-tu ?»: C’est la première question de Dieu dans la Bible. C’est aussi LA question éthique et spirituelle de notre société moderne. A l'heure où nous pouvons presque tout faire sur le matériau humain : "Homme, où es-tu ?" au centre paroissial, 9 passage Rimbaut.
Samedi 8 décembre, 15h
« La chorale des drôles de bêtes ». Spectacle jeune public. Bibliothèque Vandamme - 80 avenue du Maine - M° Gaïté.
Renseignements : 01 43 22 42 18

21 novembre 2007

L'Entrepôt : concerts de décembre

      - Programme résumé -      

LUNDI 3 & 17 déc.  2007 à 21h30 - Lundis découvertes : SCENE OUVERTE - Entrée libre

MARDI 4 déc. 2007 à 12h30- Mardi Slam: SLAM SESSION - Libre Participation

JEUDI 6 déc. 2007 à 21h30 - Jeudi Jazz : NOW' THE TIME - Tarif: 7€

VENDREDI 7 déc.  2007 à  21h30 - Chanson festive : BORDEAUX SUR SEINE : BIGNOL SWING QUINTET + LA RUE BIGNOL
-Tarif: 7€

SAMEDI 8 déc.  2007 à  21h30 - Chanson festive : BORDEAUX SUR SEINE : IL EST OU L'NORD + VENTS D'ETATS
-Tarif: 7€
JEUDI 13 déc. 2007 à 21h30 - Jazz manouche : JIMMY ROSENBERG - Tarif 7€

VENDREDI 14 déc.  2007 à 21h30 - Blues / Folk : MARK ALBERTS -Tarif: 7€

SAMEDI 15 déc.  2007 à 21h30 - Chanson festive : RUE ROUGE - Tarif: 7€

DIMANCHE 16 déc.  2007 à 18h00 - Musique Classique : MINI-RECITAL CLASSIQUE NOËL - Libre Participation

MERCREDI 19 déc. à 20h30 - Chanson française: MAMZELLE JULIETTE - Tarif: 7€

JEUDI 20 déc. 2007 à 21h30 - Jazz électro: EOL TRIO invite KOUMQUAT  - Tarif: 7€

VENDREDI 21 & SAMEDI 22 déc. 2007 à 21h30 - Chanson festive : LES SZGABOONISTES - Tarif 7€

SAMEDI 22 déc. 2007 à 17h00 -  Spectacle Musical : (NOËL) bis - Libre Participation

MERCREDI 26 déc. 2007 à 20h30 - Chanson française : SORIA - Tarif 7 €

JEUDI 27 déc.  2007 à 21h30 - Jazz - Soul : MYRIAM BOUK MOUN TRIO - Tarif: 7€

VENDREDI 28 & SAMEDI 29 déc. 2007 à 21h30 - Jazz Caribéeen : DIANA HAMILTON - Tarif: 10€



02 novembre 2007

Pavé pas mort

De nos jours,  exceptionnelles sont les rues où apparaissent, déformés et rugueux, les bons vieux pavés de jadis.

Ils faisaient de nos chaussées de périlleuses pistes de danse, montagnes russes où le pied de nos élégantes se tordait, non de rire mais de douleur.

Il faut faire preuve d'une belle patience, pour découvrir parmi les quartiers - villages du 14ème, les trop rares ruelles ou impasses qui portent encore les traces de ce revêtement antédiluvien, propre à émouvoir l'humeur nostalgique du promeneur - poète.

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Car les ZUP, les ZAC et les ZAD  sont passées par là et les pavés ont trépassé. La nostalgie n'a plus pignon sur rue. Le pavé est le SDF du macadam, témoin impuissant de la nouvelle pauvreté. Sa démarche chaotique, hallucinée par les gaz délétères des voitures immobiles, s'apparente plus au tangage provoqué par une marée d'équinoxe échevelée, que par le profil épuré de l'autoroute du soleil.

C'est ainsi que j'ai découvert, rue des Thermopyles, passage de la Tour de Vanves, Villa d'Alésia, rue des Artistes, Passage Rimbaut, Passage d'Enfer, rue du Commandeur, rue de la Saône, passage Montbrun, etc… des chaussées dignes héritières de celles qu'ont pu construire les Romains en notre doulce et bucolique Gaule. Et encore ! Ces conquérants connaissaient-ils le pavé ? Négligeant les PLU et les POS, leur seule préoccupation était de couper sans état d'âme  et en ligne droite, plaines, collines et vallons, afin d'imposer dans le paysage la "Pax Romana".

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Aussi, cher pavé mon frère, bouleversé par l'indifférence générale et m'attachant à tes pas, ai-je juré pour ta survie, de poser dorénavant avec délicatesse ma sandale, sur ton épiderme blessé à vif… sachant que l'enfer peut être parfois "pavé" de bonnes intentions !

Sois assuré que je serai toujours attentif aux herbes folles qui folâtrent à la lisière de ton crâne lisse et poli. Qu'elles soient l'ultime couronnement de ta présence distinguée et d'une émotion partagée avec celles et ceux qui rêvent à ton destin à jamais scellé par l'oubli.
Non, pavé de nos rues, tu n'es pas mort, puisque tu résonnes encore sous mes pas en faisant fleurir le parfum délicat d'un Paris disparu.

                                                                                                                                                                 R.R. 
 

28 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (13)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous a proposé une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer. Nous sommes arrivés au terme de ces 13 épisodes, qui se terminent donc avec ce dernier article.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

-La sculpture:

Plusieurs oeuvres en ronde-bosse rythment l’intérieur de l'église en divers endroits : St Pierre dans la chapelle de droite à l’entrée de l’église  par Henri Maniglier.

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Saint Pierre 

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Saint Paul 

Ste Geneviève, St Denis, St Louis, Ste Jeanne d'Arc, Ste Rita par les sculpteurs Hayon et Perrin le long du déambulatoire. Dans la chapelle de la Vierge, une statue de ND de BonSecours fut exécutée en 1872 par Victor Edmond Le Harivel-Durocher. Ce sculpteur fit également le relief de la Nativité de l'autel de la chapelle.

A l'extérieur, sur le tympan de l’entrée, figurent des peintures sur porcelaine transparente de Devers représentant Saint Pierre sur  un fond or.

 
Conclusion

Vaudremer a réussi une église considérée aujourd'hui comme un chef-d’œuvre du XIXe siècle, car l’édifice témoigne d'une assimilation très aboutie des styles architecturaux appliqués aux constructions religieuses. Il n'est pas possible de parler d'éclectisme car chaque référence est, non pas juxtaposée, mais entremêlée comme si l'architecte faisait œuvre de sincérité intellectuelle dans sa compréhension de l'histoire de l'architecture religieuse. L'élan spirituel est marqué par les hauteurs des murs et des toitures qui ont fait dire à un journaliste de l'Illustration en 1868 « malgré le positivisme de l'époque, nos arts connaissent encore la route du beau ». Devenu architecte diocésain de la ville de Paris,

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La médaille de Vaudremer

Vaudremer construisit d'autres églises mais aussi des villas et des immeubles. Sa rigueur par rapport aux principes rationalistes l'a certainement préservé de l'interprétation abusive des styles anciens. Ces œuvres témoignent toutes d'une sorte d'austérité

 
Bibliographie sommaire
 :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.


21 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (12)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

Le décor mobilier, suite

-Les vitraux:

Dans la nef, le choix se porta sur des vitraux aux motifs géométriques simples, aux couleurs neutres, ne rivalisant pas avec le décor architectural ; ils sont de l'atelier  Lauren-Gsell et datés de 1872.

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Les vitraux en grisaille des chapelles des fonts baptismaux et de la statue de St Pierre étaient de l’atelier d’Oudinot mais les actuels sont de facture récente.

Dans la chapelle de la Vierge, c'est la référence romane qui a été choisie avec des lancettes ornées de médaillons décrivant la vie du Christ, aux tons rouges et bleus à la manière des vitraux des XIIe et XIIIe siècles. A gauche : Annonciation, Visitation, Adoration des Mages, Présentation au Temple et Jésus au milieu des Docteurs de la Loi ; au centre : l'Assomption, le triomphe et le couronnement de la Vierge ;

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à droite : Jésus au jardin des Oliviers, le couronnement d'épines, la flagellation, Jésus portant la croix, le calvaire. L'auteur des vitraux est le peintre-verrier Stanislas Oudinot qui les a exécutés en 1864.

Le mobilier de bois

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Confessionnaux, bancs, lambris… ainsi que les grilles en fer portent la signature de Vaudremer à travers des motifs récurrents

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qui se retrouveront sur d’autres de ses réalisations à Paris: pommes de pin stylisées, fleurons, palmettes et croix grecques. Ces motifs ornent  très sobrement les grilles et les murs tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’église. L’ensemble fut dessiné par Vaudremer.
 

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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17 octobre 2007

Salon des Arts du 14e

Parmi les 300 artistes du 14ème, qui ont exposé en Septembre au Salon des Arts de la Mairie, deux d'entre eux participent aux activités de notre blog La Voix du 14ème, Marie Belin et Marie-Laure Viney. Voici pour chacune, l'une de leurs oeuvres exposées.

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Marie-Laure Viney: "La lecture ou les différents âges" 
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Marie Belin: "Je peins avec la photo: fruits d'Automne" 
 

14 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (11)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

-Les peintures:

Elles se concentrent dans les culs de four (forme romane) des bras du transept et de la chapelle axiale. Le parti pris a été de choisir un style néo-byzantin privilégiant la figure hiératique sur fond doré. Le traitement des personnages et du fond, rappelle les mosaïques de Ravenne ou bien les icônes byzantines. Mais la peinture revenant bien  moins cher, c'est cette technique qui fut choisie, rationalisme oblige ! Le peintre Eugène Capelle, à qui reviennent ces peintures exécutées en 1869,  s'inscrit dans la lignée stylistique d'un Charles Lameire, grand peintre décorateur de plusieurs églises parisiennes à l'époque. Les personnages sont hiératiques, les attributs simples et visibles, l'ensemble assez statique. Dans les transepts,  St Joseph, au départ conçu avec une équerre de charpentier et une branche de lys, est  finalement représenté avec un parchemin

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et St Jean, qui devait tenir un calice, est reconnaissable par l'aigle et tient l’Evangile dans la main.

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La mosaïque de la chapelle axiale, représentant le Christ bénissant et enseignant, fut exécutée dans les années 1930 à l’identique de la peinture originale détériorée,  par l'artiste peintre et céramiste Barillier.

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Il faut aussi remarquer les multiples références faites aux  catacombes paléochrétiennes avec l’emploi des motifs tels que les pampres de vignes, les palmettes, le monogramme christique (notamment au plafond des chapelles latérales du chœur ainsi que sur la chaire située dans la nef).

Les inscriptions en haut des murs de la nef et de la croisée du transept reprennent

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des passages de l'Apocalypse ou bien interprètent les Livres des Rois. Un verset du psaume 150 orne le grand orgue: « Louez le Seigneur sur le tambour et dans la danse, louez-le sur les cordes et sur l'orgue ».

 

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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12 octobre 2007

Si Montrouge m'était conté...

Notre quartier du Petit-Montrouge doit son appellation à sa filiation naturelle avec le Montrouge actuel - ville de  42 000 habitants, répartis sur 207 ha -. Son territoire faisait intégralement partie du grand Montrouge jusqu'au 1er janvier 1860, date à laquelle il fut rattaché  aux nouvelles frontières de la Ville de Paris, celle-ci absorbant les territoires des communes limitrophes compris entre le mur des"Fermiers généraux" et l'enceinte de Thiers, construite en 1842.

Le nom de Montrouge apparaît en 1194 sous la forme latine de "Rubeo Monte", le sous-sol immédiat présentant l'aspect d'une argile imprégnée d'oxyde de fer, ce qui lui donne une couleur très caractéristique.Montrouge est alors à l'époque, un hameau très modeste situé que le chemin de Gentilly à Vanves, aujourd'hui sur le parcours de la rue Gabriel Péri.

Au XIIIe siècle, ce hameau devint une entité administrative à part entière. A la Révolution, la paroisse devint une commune de plein exercice.De nos jours, la ville de Montrouge est une cité séparée de notre 14e ardt. par la coupure symbolique du boulevard périphérique mais qui naturellement, par son histoire, se rattache à notre "Petit-Montrouge" par des liens naturels de proximité. Aussi, par cette rubrique, nous voudrions vous faire connaître mieux la vie de notre voisine, afin que vous puissiez  y découvrir l'intérêt qu'il y a de traverser le "périph".

Ainsi, de nombreuse manifestations culturelles sont présentées à Montrouge. Notons, dans un passé très récent :

- La 34e fête des carriers qui eut lieu le 9 septembre.

- Une exposition à la Médiathèque  : "Absents de la vie, Présents dans l'Histoire",  qui eut lieu du 15 septembre au 4 octobre.

- Un forum des associations eut lieu le 15 septembre.

- La Biennale de la Jeune Création Européenne du 22 septembre au 12 octobre, où 86 jeunes artistes sélectionnées dans 11 pays européens ont été exposés.

- Des conférences sur l'histoire de l'art ont lieu à la médiathèque tous les mardis à 19h, jusqu'au mois de juin 2008.

- Au Théâtre, des "Conférences connaissance du monde" ont lieu tous les mardis ( mardi 13 novembre : de Moscou à Saint Pétersbourg). Etc…etc…

Notons que la Compagnie Blin présentent des spectacles de marionnettes à fil d'une rare qualité esthétique. Les enfants et les adultes seront sous le charme de ces contes mis en scène avec une grande virtuosité. Jusqu'au 31 octobre sera présenté : les fleurs de la petite Ida d'après Andersen . Du 6 au 27 novembre et les 26 et 27 décembre Panique à la cave. Informattions et réservations au 01 42 53 23 24

Les exemples ci-dessus mentionnés ne sont qu'un aperçu sommaire des manifestations prévues d'ici la fin de 2007. Nous vous conseillons de vous procurer le fascicule spécialement édité par le Service culturel de la ville, disponible à la Médiathèque, rue Gabriel Péri. Point Info : 01 46 12 75 70 . www.ville-montrouge.fr                                            R.R 

11 octobre 2007

Chateaubriand, jardinier romantique

Chacun sait que Chateaubriand habita au 88/92 de l'avenue Denfert-Rochereau. Il s'agit-là de l'infirmerie Marie-Thérèse, fondée par sa femme en 1819, avec l'aide de la duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI. L

Lorsque Chateaubriand s'y installa, il engagea immédiatement des travaux de plantations d'arbres, dont il parle dans ses Mémoires d'Outre-Tombe (4ème partie – livre 3).

Sachons apprécier les quelques lignes qui suivent pour leur approche sensible et bucolique du lieu qu'il nous a légué, bien qu'aujourd'hui il soit réduit à des dimensions plus que modestes. Mais lisons :

"Par dessus un mur d'appui que surmonte une barrière blanche losangée, est un champ variant de cultures et consacré à la nourriture des bestiaux de l'Infirmerie. Au delà de ce champ, vient un autre terrain séparé par un autre mur d'appui à claire-voie verte, entrelacée de viornes et de rosiers du Bengale ; cette marche de mon Etat consiste en un bouquet de bois, un préau et une allée de peupliers. Mes arbres sont de mille sortes. J'ai planté 23 cèdres de Salomon et 2 chênes de druides… Un mail, double allée de marronniers, conduit du jardin supérieur au jardin inférieur ; le long du champ intermédiaire, la déclivité du sol est rapide. Ces arbres, je ne les ai pas choisis comme à la Vallée aux Loups, en mémoire des lieux que j'ai parcourus…"

La Vallée aux loups ? Si nous abordons la commune de Chatenay-Malabry, en ayant traversé Fontenay-aux-roses, un parc romantique s'offre à nous. Noyé dans un massif forestier dense, le domaine qu'acheta Chateaubriand en 1807, est devenu un superbe sanctuaire qui résume à travers ses 14 hectares de prairies et de frondaisons, toute l'âme romantique attachée à ce lieu.

On sait que Chateaubriand y fit de nombreuses plantations d'arbres et d'arbustes. Cela donne au parc quasi l'aspect d'un arboretum, sans doute restreint, mais significatif. En outre, cette belle demeure – propriété du département des Hauts-de-Seine – est devenue au fil du temps  un lieu de mémoire littéraire et artistique, un pôle culturel de premier plan.

Des expositions, des concerts, des représentations théâtrales, des conférences animent cet ermitage, et ceci tout au long de l'année. La beauté du parc  est si propice à la méditation, que vous ne pourrez pas regretter votre venue lors d'une promenade dominicale.

Signalons dès à présent les manifestations suivantes :

-le mardi 9 octobre : les grandes heures de la duchesse de Berry sous la Restauration.

-le mardi 16 octobre : Charles X sur la route de l'exil.

-le mardi 23 octobre : Bellini au théâtre italien à Paris, à l'époque romantique.

-le mardi  13 novembre : promenade dans le Paris de Chateaubriand et des mémoires d'Outre Tombe.

Si  vous êtes intéressé par ces manifestations, prenez contact à la Maison de Chateaubriand : 87 rue de Chateaubriand  - 92 290 à Chatenay-Malabry -. Tél : 01 55 52 13 00 de 9h à 12h et de 14h à 18h du lundi au vendredi.

Informations diffusées sur le net : www.maison-de-chateaubriand.fr                                                                                              

07 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (10)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

 
La construction de St Pierre de Montrouge

Le décor mobilier

Il n'est pas possible de parler de programme iconographique à St Pierre de Montrouge tant le décor est pauvre. Mais sous cette apparence sobre, voire triste, le parti rationaliste a en réalité pris le dessus. Nous avons affaire à un architecte-décorateur qui a conçu en amont toute la décoration intérieure. Cette démarche est visible dans d'autres  réalisations de l’architecte comme à l'église orthodoxe grecque rue Georges Bizet

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ou encore dans la Villa Collin construite à Fourqueux (Yvelines)

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pour son ami horloger vers 1894. Vaudremer s'inscrit de cette manière dans la nouvelle lignée des architectes qui feront de leurs constructions un art total (et duquel naîtra l’art Nouveau avec, par exemple, Hector Guimard).


 
Bibliographie sommaire
 :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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02 octobre 2007

De tout un peu...

La librairie Le Livre écarlate 

rue du Moulin vert - 75 014 

vous invite à rencontrer 

Marianne Barcilon  

auteur de livres pour enfants édités par   les éditions

kaléïsdoscope et l’école des loisirs

le  samedi 6 octobre à partir de 15h

                                                                       *** 

 
* AUDITIONS POUR TOUS LES AMATEURS DE LECTURE *

Dans le cadre de ses nuits des contes les lecteurs de la Cie du Pausilippe souhaitent faire profiter cette merveilleuse  aventure à tous lecteurs et musiciens (professionnels ou amateurs)
La lecture non-stop de 24h " Les Contes des 1001 Nuits " débutera le samedi 8 mars à 14h et se terminera le dimanche 9 mars à 14h

Pour participer aux auditions qui se dérouleront les lundis 8 et 15 octobre 2007 de 19h à 22h - les samedis 2007 13 et 20 octobre de 10h à 13h    
lire la suite ~~~>A L'ATELIER PORTE-SOLEIL - 57 rue des Vinaigriers - 75010 Paris (M° : Jacques Bonsergent)  0 875 327 674  pour prendre RDV

Du 27 au 28 juin 2007, durant 18h, 42 lecteurs (amateurs et professionnels) et musiciens ont fait partager des " Contes des 1001 Nuits " à un public scolaire, familial … Cet événement s'est déroulé au Réfectoire des Cordeliers - 15 rue Ecole de Médecine - 75006 Paris   lire la suite ~~~>

 Cie du Pausilippe - www.pausilippe.com

 

 

GALERIE CAMERA OBSCURA

268 boulevard Raspail- 75014- Paris - Tél : 01 45 45 67 08

Exposition de Claudine Doury du 12 septembre au 20 octobre

de 14 heures à 19 heures et du mardi au samedi

 Son livre Loulan Beauty est paru aux Editions du Chêne

***

 

 

 

 

01 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (9)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer. Interrompue pendant les vacances, cette rencontre reprend maintenant.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

La marque du rationnalisme

 St Pierre peut  être qualifiée de style romano-byzantin-paléochrétien. Mais le rationalisme est néanmoins bien présent, comme une sorte de liant entre ces différentes influences.

Par exemple, au niveau de la charpente, en sapin rouge,

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 les poutres sont peintes sur trois faces uniquement afin de laisser la paroi interne respirer.

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De même, les parties en bois placées dans la maçonnerie sont dans des cases aérées (avec terminaison en terre cuite à l'extérieur, en forme de petites fleurs, visibles tant à l’extérieur sous les chéneaux qu’à l’intérieur au-dessus des arcades)

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et les portées sont doublées de plates-bandes en fer contre les risques d'incendie.

La polychromie dans l’église est à souligner car elle témoigne de la curiosité de l'architecte pour un débat engagé dès les années 1830 par Jacques-Ignace Hittorf (architecte de St Vincent de Paul) ou Félix Duban (architecte de l’Ecole des Beaux-Arts) sur l’utilisation de la couleur dans les temples durant l'antiquité. Vaudremer signe en quelque sorte son accord avec cette nouvelle théorie des édifices polychromes, qu’il a pu vérifier in situ lors de ses voyages en Italie du sud et en Grèce.

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axiale est dédiée à la Vierge Marie, et plus particulièrement, depuis la guerre de 1870 à Notre-Dame de Bon-Secours

Enfin, sur la totalité des murs, un décor au pochoir a été entrepris pour souligner l'horizontalité du mur ou bien le découpage des fenêtres. Ce décor imite  les claveaux en pierre  qui composaient la fenêtre cintrée romane et rappelle les faux claveaux extérieurs dessinés dans le moellon (importance de l’harmonie entre l’intérieur et l’extérieur).Un bandeau de couleur ocre court tout le long des murs de la nef afin de marquer la longueur du vaisseau qui s’oppose à la verticalité des colonnes, mais aussi pour offrir au regard une cohérence des formes.

Les matériaux des colonnes et de la table de communion du choeur sont des pierres issues de différentes carrières de France rappelant le marbre au moment du polissage. Pour respecter un programme économe, le choix des pierres par l’architecte s'est révélé fondamental : granit de Vire pour la base des colonnes, pierre de Colombachien pour les fûts, calcaire de Morlay pour les chapiteaux. Nous sommes de cette façon dans l’illusion de l'Antiquité.

La crypte fut créee pour favoriser -à la demande de Vaudremer- l'enseignement du catéchisme, dans un lieu à la fois calme et inséré au coeur de l'église (en réalité située sous le chevet).

La partie postérieure de l'église est sans doute la plus délicate à commenter. La présence de chapelles étaient encore justifiées à l’époque La chapelle axiale est dédiée à la Vierge Marie, et plus particulièrement, depuis la guerre de 1870 à Notre-Dame de Bon Secours.

 
Bibliographie sommaire
 :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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29 septembre 2007

Du retable d’Issenheim à la Chapelle de Le Corbusier

Le 15 et 16 septembre dernier, nous étions une trentaine à partir à Colmar pour un pèlerinage organisé par le groupe « Art, culture et foi » de St Pierre de Montrouge. Le but était de nous faire découvrit le fameux retable d’Issenheim peint par Grünewald au début de la Renaissance et, sur le chemin du retour, la chapelle « Notre Dame du Haut » construite à Ronchamp par Le Corbusier.

Le frère Jean-Jacques Danel, franciscain et enseignant en histoire de l’art sacré, était notre accompagnateur pour la visite du retable et Isabelle Loutrel pour celle de l’église de Ronchamp.

Le retable constitue le joyau du musée d’Unterliden de Colmar. Placé au centre de l’ancienne chapelle des Dominicains, c’est un polyptique présenté en 4 parties, représentant différents évènements de la vie du Christ :et de celle de St Antoine. A l’origine destiné à encadrer une statue majestueuse de St Antoine du désert, c’était une commande des Antonins, ordre soignant les malades atteints du « feu sacré » affection très invalidante due à l’ergot du seigle. :

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Dès le premier regard, nous sommes saisis par l’intensité et la beauté de ces tableaux : le réalisme  tragique de la Crucifixion, l’allégresse du concert des anges pendant l’Avent, la douceur de la Vierge Marie tenant son enfant sur ses genoux, la majesté du Christ ressuscité….. Peints par un homme dont on ne sait presque rien sinon qu’il connaissait la Bible, ces panneaux ont une grande profondeur spirituelle que nous dévoile le frère Jean-Jacques après nous avoir laissé  les contempler en silence quelques minutes. De nombreuses réactions après cette présentation témoignent de notre émerveillement et de nos interrogations. Il reste juste un peu de temps pour déambuler dans les rues  piétonnes de Colmar et admirer les maisons à colombages toutes peintes et fleuries.

Après une halte pour la nuit à l’hostellerie de Notre Dame des 3 Epis, lieu de pèlerinage marial situé dans un petit village vosgien, nous nous retrouvons pour la messe dominicale dans la nouvelle église construite pour les pèlerins et animée par les frères rédemptoristes. Puis c’est le départ vers Ronchamp en Haute Saône

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Pour mieux découvrir l’église de Notre Dame du Haut, certains d’entre nous partent du village de Ronchamp pour atteindre l’église qui surplombe la colline ouverte sur les « quatre horizons ».. Elle est là puissante silhouette blanche  surmontée d’un toit brun, très « paysanne » dans sa robustesse. Le Corbusier n’était pas croyant mais il a eu à cœur de faire de cette église du 20ème siècle un lieu de paix où on vienne prier la Vierge Marie Il fallait une certaine audace aux commanditaires du projet, le conservateur du patrimoine et l’évêque de Besançon pour faire appel à cet architecte génial mais controversé Isabelle Loutrel nous explique la genèse de l’œuvre, les difficultés de sa réalisation avec un budget restreint et nous en montre toutes les  audaces, l’absence de lignes droites,l’utilisation de nouveaux matériaux dont le » béton loyal»pour les murs, et sa luminosité en dépit de l’absence de fenêtres grâce aux étroites ouvertures qui parsèment le mur du sud et au puits de lumière à l’intérieur.

Le pique-nique de midi nous fournit l’occasion d’échanger nos impressions sur cette œuvre originale mais déconcertante pour certains.

Nous repartons très reconnaissants à l’équipe d’Art, Culture et Foi de nous avoir fait découvrit en profondeur la dimension sacrée de ces deux œuvres majeures.

Isabelle Constans

10 septembre 2007

Quelques places encore pour: Colmar, Ronchamp: week-end "Art, Culture et Foi"

Organisé par l'équipe Art, Culture et Foi su 14ème arrondissement de Paris, ce week-end aura lieu les samedi 15 et dimanche 16 septembre 2007. Il comprendra la visite du musée d'Unterlinden et la présentation du retable d'Issenheim, par le frère Jean-Jacques Danel.

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 Le dimanche 16 septembre, visite de la Chapelle Notre Dame du Haut (de Le Corbusier) avec Isabelle Loutrel.

63f1e36d79ebb4236a50609f2e7f5b7a.jpgDessin de M.L. Viney

Logement à l'Hostellerie N.D. des Trois Epis

Forfait adulte (transport, hébergement, 3 repas, entrées): 100 €, moins de 15 ans: 85 €.

Information, contact et bon d'inscription BULLETIN COLMAR.doc

 

04 septembre 2007

Alberto Giacometti, un artiste du 14°

  b4a8cc575024599c09fbd92b83080160.jpgAprès la première Guerre mondiale, et alors que l'influence et la renommée de Montmartre perdaient de leur importance, les artistes, et surtout ceux d'origine étrangère, prirent l'habitude de fréquenter le boulevard Montparnasse et ses cafés : "Le Dôme", "La "Coupole", "La Rotonde", des lieux célèbres pour avoir conservé aujourd'hui la mémoire de leur passage. Ces artistes, on les appelait "les Montparnos".

Mais sait-on que le territoire du 14ème par sa proximité naturelle avec le quartier Montparnasse permit à nombre d'artistes, dont quelques-uns devinrent célèbres par la suite, de venir s'installer parmi des ateliers et des lieux d'habitation qui de nos jours existent encore pour la plupart ?

Il en va ainsi pour Alberto Giacometti. C'est en 1922 que Giacometti arrive à Paris, attiré par l'atmosphère artistique de Montparnasse. Dans un premier temps il s'installe jusqu'en 1925 dans un atelier situé 77 avenue Denfert Rochereau. Puis, on le voit de 1926 à 1927 logé dans un atelier au 37 rue Froidevaux. La cité d'artiste du 46 rue Hippolyte Maindron le verra pour une longue période comprise entre 1927 à 1965. D'autres lieux situés dans le 14ème verront son passage bref et passager. Ainsi, il fréquenta le 54 rue du Château où il retrouvait ses amis du "Phalanstère surréaliste". Il fréquenta l'hôtel Primavera (aujourd'hui l'hôtel "les Jardins d'Alésia") situé au 147ter rue d'Alésia. Il s'attablait au restaurant "l'auberge de Venise" au 10 rue Delambre. Son ami le peintre et sculpteur Tal-Coat le recevait dans son atelier du 5 rue de Plaisance, tandis-que le peintre Francis Gruber le recevait dans son hôtel particulier du 10 villa d'Alésia. D'autre part, il rencontrait son frère Diego au 199 rue d'Alésia jusqu'en 1960, ainsi que au 56 rue du Moulin Vert, où Diego emménagea durant cette même année. On sait qu'il fréquentait le Café du "Dôme" où Alberto prenait son petit déjeuner et la "Coupole" où il faisait un seul vrai et unique repas de la journée à la table 96. Il fréquenta l'imprimerie Mourlot au 49 rue du Montparnasse qui tira la plupart de ses lithographies. En 1963 lors de son opération du cancer, il se reposa à l'hôtel l'Aiglon au 232 boulevard Raspail. Nous savons qu'il rendait visite à son ami Georges Braque dont l'atelier était situé au 6 rue Georges Braque et Henri Laurens le recevait souvent au 11 bis de la villa Brune.

Tous ces lieux, devenus avec le temps des lieux de mémoire, portent le souvenir d'Alberto Giacometti, souvenirs faits d'âpreté, de lutte et de travail incessants afin que l' œuvre définitive se détache et continue de vivre à travers les quartiers du 14° que l'artiste a fréquentés. Il ne tient qu'à nous de ressusciter par vos promenades attentives la richesse d'une vie consacrée au sacerdoce de l'art.                                                                           

R.R.

N.D.L.R. Documentation extraite du numéro  48 de la S.H.A. du 14°

 

10 août 2007

la Cité internationale universitaire de Paris

La cité internationale universitaire de Paris, fondation privée reconnue d'utilité publique, réunit 40 maisons de pays ou d'écoles dans un parc de 34 hectares. En 2005, la cité internationale a accueilli 10 000 résidents (dont près de 700 chercheurs) issus de 132 pays. Au sein de chaque maison, le "brassage" des nationalités et des disciplines favorise l'échange et la rencontre.


Des maisons illustrant divers courants architecturaux
Véritable exposition d'architecture du 20ème siècle, les bâtiments de la cité internationale ont été construits entre 1925 et 1969. Certains expriment les particularités des pays ayant concouru à leur édification, d'autres sont signés par des architectes de renom : Le Corbusier, Willem Marinus Dudok, Claude Parent…  Quatre d'entre eux sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques.


L'accueil des publics en mobilité
Outre sa mission d'hébergement, la cité internationale universitaire de Paris offre aux publics en mobilité une plate-forme de services. Le bureau d'accueil des étudiants en mobilité (BAEM) informe et oriente les étudiants avant et pendant leur séjour. Le bureau d'accueil des chercheurs étrangers (BACE) accompagne les scientifiques étrangers en mobilité en Ile-de-France. Le relais social international (RSI) prend en compte les préoccupations sociales, psychologiques et pédagogiques des étudiants. Enfin, à chaque rentrée universitaire, un relais d'accueil est ponctuellement mis en place avec la ville de Paris afin de faciliter les démarches administratives de tous les étudiants étrangers primo arrivants.


Les services aux publics
La cité internationale se caractérise également par une offre de services pratiques ouverts aussi bien à ses résidents qu'au grand public : restaurants, bibliothèque, espace langues, cité sports (PUC - CIUP), services (colloques et congrès). A ceci s'ajoute un véritable pôle culturel composé d'un théâtre dédié à la création contemporaine (3 salles), de" citéculture" dont l'action porte sur la musique, les arts visuels et le patrimoine et d'un orchestre symphonique réunissant de jeunes musiciens de toutes nationalités. Au travers de "citédébats", la cité internationale  organise des colloques, des rencontres, des tables-rondes afin de participer à la diffusion des savoirs. Au sein des 40 maisons se tiennent aussi régulièrement des manifestations culturelles et intellectuelles.


Près de 1000 nouveaux logements d'ici 2013
Pour soutenir la politique internationale des centres d'enseignement supérieur et de recherche qui accueillent chaque année un nombre croissant d'étudiants et de chercheurs étrangers (sur le plan national 194 480 étudiants étrangers ont été inscrits dans les universités pendant l'année universitaire 2003/2004, soit une augmentation de 49% depuis 1995), la cité internationale prévoit de réhabiliter, de construire et gérer près de 1000 logements supplémentaires d'ici 2013. Sur son site historique du boulevard Jourdan, cinq nouvelles maisons seront édifiées. Avec l'ouverture en 2006 de la résidence "Lila", située dans le 19ème arrondissement, la cité internationale a également engagé une politique de développement hors les murs. Pour soutenir et favoriser la mobilité en Ile-de-France, une  deuxième résidence hors les murs a ouvert en mars 2007, quai de la Loire, dans le 19ème arrondissement.


Un peu d'histoire… 
Au lendemain de la première guerre mondiale, André Honnorat, ministre de l'Instruction publique, propose la création d'une cité unique en son genre, destinée à héberger un grand nombre d'étudiants et à créer un foyer de vie internationale au service de l'échange. Les futures élites du monde entier y apprendraient à vivre ensemble et, de retour dans leurs pays, conserveraient des liens durables favorisant l'amitié entre les peuples.

La Cité internationale  universitaire de Paris : un projet né d'une utopie
Fondation de droit privé, la Cité Internationale universitaire de Paris, toujours sans exemple comparable dans le monde, est née d'une utopie.
 Au lendemain de la première guerre mondiale, André Honnorat ministre de l'instruction publique, imagine la création d'une cité destinée à héberger de nombreux étudiants et a créé un foyer de vie internationale au service de l'échange. Les futures élites du monde entier y apprendraient à vivre ensemble et, de retour dans leur pays, conserveraient des liens durables favorisant l'amitié entre les peuples.
Au-delà du souhait d'André Honnorat de créer un véritable espace de sociabilité inter-culturelle, la guerre de 1914-1918 avait appauvri l'enseignement supérieur français. L'ambition de faire de Paris une capitale intellectuelle et cosmopolite  nécessitait d'améliorer les possibilités de logement offertes aux étudiants du monde entier.


La mobilisation des fondateurs
Ce projet ambitieux requit toute la ténacité et la volonté d'André Honnorat, rejoint dans cette aventure par Paul Appell, mathématicien, recteur de l'Université de Paris et cofondateur de l'Association Française pour la Société des Nations.
Ce rêve commença à prendre forme alors que Paul Appell, d'origine alsacienne, rencontra l'industriel Emile Deutsch de la Meurthe, issu de la même région. Ce dernier proposa d'offrir dix millions de francs or à l'achat de terrains et à l'édification d'une première maison. La fondation Emile et Louise Deutsch de la Meurthe fut ainsi construite en 1925 et put accueillir les 350 premiers étudiants. Pendant près de cinq années les initiateurs de ce projet se mobilisèrent sans relâche pour susciter l'adhésion d'hommes d'Etat de tous pays, rencontrer des personnalités internationales et recueillir des souscriptions importantes. David Weill, premier trésorier de la Cité Internationale, finança ainsi l'acquisition de nouveaux terrains, tout comme la famille Rothschild.
Très actif, André Honnorat multiplia les conférences et les voyages afin de requérir le concours du plus grand nombre : le mécène d'origine belge, Hubert Biermans Lapôtre, finança ainsi la création en 1926 de la Maison des Etudiants belges, le sénateur Joseph Marcellin Wilson, celle de  la Maison des Etudiants canadiens…
 La Maison Internationale, financée par John D. Rockfeller junior, fut achevée en 1935. Elle abrita progressivement un restaurant, une bibliothèque, une piscine et bien d'autres lieux d'activités pour les étudiants.


Les statuts
Dès juin 1925, la Cité Internationale Universitaire de Paris fut reconnue d'utilité publique par décret du Conseil d'Etat. L'utopie devint réalité avec des statuts fixant les missions de la Cité encore d'actualité aujourd'hui.
Les principaux buts étaient et sont toujours de :
- Favoriser les échanges entre étudiants de toutes nationalités, choisis à un niveau élevé de leurs études (…) en leur fournissant un accueil (…)
- Accueillir les chercheurs, professeurs, artistes (…) poursuivant en France des missions temporaires de recherche ou d'enseignement supérieur ou y accomplissant des stages…
- Fournir le support matériel (…) pour l'organisation de congrès, colloques, séminaires et réunions à but scientifique, en donnant la priorité à celles (…) de caractère international.


Les différentes époques de construction
Dix neuf maisons furent édifiées entre 1925 et 1939 avec néanmoins un ralentissement des constructions lors de la crise économique mondiale. A la veille de la deuxième guerre mondiale, la Cité Internationale totalisait dans ses 19 maisons environ 2400 lits. A ceci s'ajoutait une maison sur l'île de Bréhat ( Bretagne) léguée par le poète Haraucourt. La deuxième guerre mondiale faillit être fatale à la cité. Dès 1938, de nombreux résidents la quittèrent. Vidée en 1940 de ses étudiants et réquisitionnée par les troupes d'occupation, elle souffrit de dégradations diverses, tandis que le mobilier fut en grande partie détruit. A nouveau occupée après la Libération, elle repris lentement son activité en 1946. La vie associative recouvra une nouvelle jeunesse avec la création, en 1946, de l'association sportive de la cité universitaire, de l'association internationale des anciens résidents et enfin, en 1948, du centre culturel international.
17 maisons érigées entre la fin de la deuxième guerre mondiale et 1969
Douze nouvelles maisons furent créées dans les années cinquante, et cinq autres dans les années soixante. En 1969, la Fondation Avicenne, à l'origine maison de l'Iran fut la dernière maison édifiée au cours du 20ème siècle. En 1969, la Cité Internationale comptait 37 maisons, avec celle de l'île de Bréhat, représentant un total de 5500 lits. Les  mouvements estudiantins de mai 68 constituèrent un tournant pour la Cité Internationale. Plusieurs maisons furent occupées et la mixité jusque-là interdite, devint la règle.


Un vaste plan de réhabilitation pour répondre aux besoins des étudiants et des chercheurs étrangers
A l'approche de la fin du 20ème siècle, certaines maisons ferment, d'autres sont délabrées et beaucoup d'entre elles ne correspondent plus ni aux standards d'accueil ni aux normes de sécurité. Pour pallier cette situation, le Conseil d'Administration de la Cité Internationale lança notamment un vaste plan de réhabilitation de son patrimoine architecturale. Dans cette perspective, un premier contrat d'établissement fut signé avec le Ministère de l'Education Nationale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. La Cité se rapprocha parallèlement de la Région Ile-de-France et signa une convention avec la ville de Paris. Lors du passage au 21ème siècle, 16 maisons ont été ponctuellement rénovées.
Depuis 2000, six maisons ont été rénovées et quatre autres le seront dans les prochaines années. Acteur majeur et historique  de l'accueil des publics en mobilité, la Cité internationale entend ainsi répondre qualitativement et quantitativement au nombre croissant de demandes en soutenant la politique des établissements d'enseignement supérieur et des centres de recherche.
Pour mener à bien ce plan, les dirigeants de la Cité internationale décidèrent aussi de renouer avec la tradition de mécénat qui fut à l'origine de sa création.

08 août 2007

L'Annexe de la Mairie du 14e

                                                             L'annexe de la Mairie du XIV

Dans un précédent article, nous avions relaté l'histoire de la construction de la première mairie du XIV° édifiée entre 1855 et 1859, et qui correspondait à l'extension de Paris, réalisée par l'annexion d'un immense anneau de territoire compris entre le mur de l'Octroi des Fermiers Généraux et le rempart des fortifications de Louis-Philippe, construit en 1842. Aujourd'hui, nous abordons celle concernant la construction de son Annexe, bâtie au milieu des années 1930. En fait, cette annexe a été réalisée de 1934 à 1935 sur les plans de l'architecte de G.F. Sébille. Elle abrite le Tribunal d'Instance ( ex Justice de Paix) le Comité d'Action Sociale et d'Animation, le Conservatoire municipal Darius Milhaud, des salles de réunion destinées aux associations et une vaste Salle des Fêtes avec scène de théâtre et podium, complétée par deux salons : celui des Quatre Saisons et le Salon Leclerc.

Cette Annexe était devenue indispensable dès les années qui suivirent la première guerre mondiale. Bâtie sur une ossature de béton, elle est revêtue de briques rouges. Des portails monumentaux en ferronnerie d'art, forgés par Paillerat sur des dessins de R. Subes , ornent les deux portes d'entrée. L'escalier d'honneur est remarquable. Il présente de larges proportions et est équilibré par un palier central se dédoublant par deux escaliers latéraux. Sa rampe, au dessin souple et élégant, est due aux mêmes artistes que les portails.. Chaque partie de cette annexe a été étudiée pour correspondre au maximum à sa destination propre et recevoir l'éclairage naturel optimum. Sur la rue Durouchoux, la façade est décorée de deux grands bas-reliefs du sculpteur R.Delamarre, à motifs allégoriques et sociaux : la culture de la terre et la construction ( allusion probable à l'ancienne vocation agricole du terroir local et à l'extraction des blocs de pierre des carrières).

La Salle des Fêtes est décorée de trois grandes compositions picturales. La première, située au-dessus de la cabine de projection traduit la vocation hospitalière du 14e arrondissement -  maternités, hôpitaux, maisons de retraite-. Elle est due au peintre Despujols, né en 1886, Grand prix de Rome  en 1914. La deuxième, au-dessus de la scène est consacrée aux nombreux littérateurs dont le nom se rattache au 14e : Chateaubriand, Balzac, le grand linguiste Ferdinand Brunot, maire de 1910 à 1919. La troisième, au-dessus du côté droit de la salle rappelle la tradition astronomique de l'arrondissement. De nombreux astronomes, dont Le Verrier qui découvrit la planète Neptune, figurent sur un fond de ciel peuplé de diverses constellations. Le côté gauche de la Salle, au-dessus des soubassements est entièrement occupé par une immenses paroi de verre, traitée en vitraux blancs à sujets bordés de noir. Cette œuvre est due aux Maître-verriers L. Barillet, J. Le Chevallier et T. Hansen . Les thèmes figurés sont : meuniers et moulins ; tailleurs de pierre et constructeurs ; artistes-peintre et sculpteurs ; écoles, hôpitaux et maternités, chemins de fer.

Nous espérons que ce bref résumé de l'histoire de l'édification de l'Annexe de la Mairie du 14e permettra à de nombreux visiteurs et usagers de celle-ci, de mieux  apprécier une œuvre qui porte le témoignage de l'architecture en vigueur lors des années qui ont précédé la deuxième guerre mondiale. 

 

N.D.L.R. Documentation extraite du numéro 38 de la SHA du 14e arrondissement de Paris.                                  R.R

05 août 2007

Le retour d'Isoré, rue de la Tombe Issoire

Le géant d’Isoré, qui au Moyen âge détroussait les voyageurs, est de retour rue de la Tombe Issoire.

Depuis 2 ans, les enfants de la maternelle de la Tombe Issoire, avec la directrice Jany Loriot et toute l’équipe enseignante de l’école font revivre la légende. Pour que cette légende « prenne corps » pour les écoliers, parents, habitants de l’arrondissement, la mairie du 14ème, les conseils de quartier Montsouris-Dareau, Jean Moulin-Porte d’Orléans, et Mouton-Duvernet ont demandé à Corinne Béoust de réaliser cette surprenante sculpture de plus de 8 mètres de haut. Ce géant est actuellement fixé sur la façade de l’école.

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Une fête est organisée en l’honneur du retour du Géant Isoré le samedi 19 mai à 11h à l’école maternelle 77 rue deTombe Issoire à laquelle participeront les enfants de l’école, Pierre Castagnou, maire du 14ème,  Vincent Jarousseau,adjoint au maire du 14ème, chargé des affaires scolaires, Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris, conseillère du 14ème déléguée à la culture et Sergio Coronado, adjoint au maire du 14ème, chargé de la démocratie locale.

Pour en savoir plus : www.mairie14.paris.fr

08 juillet 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 - (8)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

Le lieu saint : un traitement d’exception

L’église de St Pierre présente une configuration nouvelle de la croisée du transept : le chœur s’y déploie de façon imposante, presque volumineuse, en alliant la surélévation, la clôture en pierre et le ciborium au-dessus de l’autel, à l’image des églises paléochrétiennes. Le choeur était autrefois fermé par une colonnade avec entablement encore visible sur certaines photos anciennes,

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du côté de la chapelle de la Vierge et du transept. Les transformations du chœur se firent après le concile de Vatican II. Un ciborium surmonte l'autel, auquel on accède par quelques marches. Il est composé de quatre colonnes avec un ange accolé à chaque angle, porteur d'un instrument de la Passion. Cet ensemble est l'oeuvre d’Henri-Charles Maniglier (1869) auteur également de la statue en bronze de St Pierre dans la chapelle située à droite de l’entrée de l’église et de multiples statues dans les églises parisiennes. La présence du ciborium monumental est aussi une forme de clin d’œil à  St Pierre de Rome

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(ciborium à colonnes torses de l’architecte Le Bernin) que confirme le motif du symbole de la papauté au sol en mosaïque (clés de St Pierre et mitre). Voir article précédent en bas

 Le choeur est surélevé à la manière des églises primitives dont la crypte créait une superstructure du fait de sa voûte construite pour abriter les reliques du saint patron.

 Vaudremer a donc particulièrement mis en valeur le lieu saint de l'église en le situant au centre, légèrement surélevé et protégé par un mur. On peut avancer que Vaudremer a quasiment inscrit le plan centré dans le plan en croix latine de l'église. Or, le plan centré, en « croix grecque », est également une caractéristique des églises d'Orient orthodoxes. Cette forme de croix est omniprésente dans l’église St Pierre de Montrouge, peinte ou sculptée.  La présence des ambons (1) est aussi une marque de l’influence paléochrétienne, époque à laquelle la Parole tient une place primordiale. Ainsi, à travers un mélange de références architecturales issues des églises d'Orient et d'Occident, Vaudremer signe une sorte de syncrétisme des formes qui aboutit à une mise en valeur exceptionnelle de la partie la plus sacrée de l’église.

(1)l'ambon est le pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire ou la Bible. C'est de l'ambon qu'est proclamée la Parole de Dieu. À l'origine, il s'agit d'une petite tribune à l'entrée du chœur de certaines églises byzantines et médiévales

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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01 juillet 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (7)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

La disposition intérieure et ses influences orientales

D'autres indices permettent de mieux préciser les influences de Vaudremer. Les arcs sont en plein cintre comme il se doit dans l'art roman,

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Nes de saint Pierre de Montrouge, vue depuis l'orgue 

à l’inverse des arcs brisés qui caractériseront l'art gothique, pourtant leur forme est proche de l'arc en tiers-point, c'est-à-dire un arc presque surbaissé, étiré, tels que l'on peut les trouver en Espagne ou encore en Sicile. Or, nous savons que, comme tous les pensionnaires de l'Académie de France à  Rome (Villa Médicis), Vaudremer a visité l'Italie du sud et particulièrement la Sicile qui offre ce mélange d'influences orientales et occidentales dans ses églises. Il aura la chance d'aller ensuite jusqu'en Grèce où il découvrira les temples antiques mais aussi les églises orthodoxes.

La présence de mosaïque au sol,

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Mosaique de la travée centrale 

dessinée et installée par l’atelier de l'italien Facchina, est encore une autre piste d'influence orientale. Cet art éminemment byzantin a été très développé en Italie à l'époque paléochrétienne. Il fut repris dans tout l'Orient chrétien.

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Motif de mosaique au pied de l'autel 

Ici, la mosaïque offre des figures géométriques variées et harmonieuses que l’on retrouvera dans la plupart des édifices religieux de Vaudremer

 
Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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28 juin 2007

La petite histoire de notre mairie

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A l'origine, et avant l'annexion du territoire du Petit-Montrouge, en 1860, une première mairie – celle de la commune de Montrouge – fut construite de 1852 à 1855 par l'architecte Naissant. Son premier maire en fut Alexandre Dareau. Montrouge s'étendait non seulement sur le territoire actuel de la dite commune, mais aussi sur celui d'un écart qui s'y était librement rattaché en 1790, sous la municipalité issue de la Révolution : le Petit-Montrouge. Cette partie de Montrouge était déjà un faubourg pré-industriel, une sorte de "colonie" des Montrougiens les plus entreprenants, venus créer là, des établissements commerciaux, artisanaux, à partir de la fin du XVIII° siècle.

Le projet de Mairie et la construction

Dareau, entreprit dès l'année 1840, de réclamer la translation de la Mairie, établie jusqu'alors dans une petite maison à Montrouge, vers le Petit-Montrouge, partie la plus active et la plus peuplée de la commune. Devenu maire en 1843, il eut gain de cause en 1845. Il fallut attendre seulement 1849 pour trouver un terrain approprié, terrain de 17 000 m2, choisi hors périmètre des carrières. La première pierre fut posée le 29 juin 1852.

Le bâtiment primitif était l'héritier du style municipal de l'époque, héritier lui-même de la norme administrative des précédents siècles. La majesté édilitaire y est attestée intérieurement par un hall d'honneur, un vaste escalier, une belle salle des mariages et un grand bureau pour le maire ; extérieurement, par un porche monumental au pied de la tour du campanile avançant largement sur le corps principal de l'ouvrage.

En 1858, furent mises en place quatre statues du sculpteur Hyacinthe Chevalier. Elles furent érigées aux angles sud du massif renfermant la traditionnelle horloge à trois cadrans. Ces figures de pierre, hautes de 2,20 m,  représentaient les "quatre actes de l'état civil : la Naissance, la Conscription, le Mariage et la Mort". Elles disparurent lors de l'agrandissement de la mairie primitive dont les travaux démarrèrent en 1886. La nouvelle mairie fut inaugurée le 16 mars 1889. Mais quelles furent les raison de cet agrandissement ?

L'extension de la mairie

On assistait à un accroissement considérable de la population sur le territoire du Petit-Montrouge dû, à partir du 1er janvier 1860, au rattachement des territoires compris entre l'ancien mur des Fermiers généraux et la ligne des fortifications érigées par Thiers en 1842. Les nouveaux quartiers provenant des communes de Vanves, de Gentilly, ou Vaugirard , furent rattachés au 14ème naissant : Montparnasse, Plaisance et la Santé ( parc Montsouris). Et depuis la gigantesque Exposition universelle de 1867, un grand nombre d'ateliers, petites et moyennes entreprises, établissements industriels s'étaient multipliés, amenant une foule de nouveaux ouvriers et employés à venir s'installer au Petit-Montrouge et à Plaisance. Les travaux furent cependant retardés par la guerre de 1870 et les événements de la Commune.

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Le pavillon extension de gauche, surélevé d'un étage 


Elle fut assez complexe. Deux pavillons monumentaux furent ajoutés de part et d'autre du bâtiment primitif et surélevés d'un étage par rapport au corps central. Celui-ci fut élargi de part et d'autre de l'avancée du porche. La façade comporte maintenant vingt hautes fenêtres. La décoration intérieure fut considérablement enrichie. La salle des Mariages servit de salle des Fêtes (on peut voir aujourd'hui les caissons ouvragés de son plafond, chefs-d'œuvre de l'artisanat de l'époque). Il faut noter la richesse des lambris, tentures et vitraux aux fenêtres. Signalons que le peintre Maurice Chabas, artiste de vingt-deux ans, traita des sujets de circonstance en d'immenses toiles appliquées sur les murs: "Les fiançailles", "Le repas de noces ", "Le repos des travailleurs".

Mais dès les années 1930, se posa de nouveau le problème de l'agrandissement de la mairie, dû à l'évolution des fonctions municipales sur le plan social et à l'augmentation continue de la population du XIV°.  Cela fera l'objet d'un chapitre ultérieur…

 N.D.L.R.   Documentation extraite du numéro 37 de la S.H.A. du 14ème.                                                                                         R.R

 

 

19 juin 2007

Travaux sur le porche-clocher de Saint Pierre

Durant l'été, d'importants travaux vont être entrepris sur le porche-clocher. Depuis quelque temps, des pierres défectueuses ont rendu le clocher fragile et dangereux.

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Trois chantiers sont prévus :

 

- Restauration du clocher-porche et le changement ou la rénovation des cinq cloches, pendant dix huit mois. Un enregistrement des tintements de cloches diffusé par haut-parleurs  indiquera les célébrations liturgiques. Un éclairage intérieur et extérieur du clocher sera installé. Cela permettra que la place Victor et Hélène Basch, du côté de l'église, soit éclairée la nuit.  - La croix du campanile sera changée, elle avait été foudroyée en l'an 2001.


Durant l'été, 62 mètres d'échafaudages seront montés autour du clocher haut de 58m. Les baraques de chantier seront installées sur le trottoir de l'avenue du Maine et une partie des plate-bandes le long de cette même avenue, et, pour cela les grilles seront démontées. La porte d'accès principal du porche sera sécurisée par "un tunnel", ce qui permettra à tous les paroissiens d'entrer avec sécurité dans le bâtiment. Des panneaux nous expliqueront à l'intérieur de l'église la chronologie des travaux. Ceux-ci sont financés et dirigés par la Mairie de Paris, propriétaire du bâtiment, puisque Saint Pierre de Montrouge a été terminée en 1872, donc bien avant 1905.

17 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (5)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog La Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge: Le style architectural néo-roman de l’extérieur

Les volumes de Saint Pierre de Montrouge rappellent ceux des églises d'Auvergne ou de Bourgogne, églises romanes aux chevets volumineux et échelonnées, à la croisée des transepts haute et souvent surhaussée d'une tour, comme par éxemple, l’église de Veauce dans le Puy de Dôme :

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Eglise de Veauce 

Le néo-roman est parfaitement mis en valeur à Saint Pierre de Montrouge grâce au fait qu'il permet de tirer partie très rationnellement du terrain triangulaire.

Mais la « patte rationaliste » est bien  présente aussi. Dans le choix des matériaux: pierres dures pour les fondations (meulière et ciment) et les soubassements du clocher (roche de Crouy, calcaire très dur), pierre tendre pour les parties supérieures du clocher (haut de 58 m). Les murs des façades sont en remplissage de moellons piqués tandis que chaînes, corniches et bandeaux sont en pierre tendre. Vaudremer a disposé de plus, tout au long des murs, des chéneaux en terre cuite,

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Au centre, le chéneau en terre cuite 

destinés à écouler les eaux de pluies. Ces chéneaux sont percés à intervalle régulier d’éléments en terre cuite en forme de petites fleurs; celles-ci pourraient être considérées comme décoratives, mais elles masquent en réalité l'extrémité des poutres intérieures de la charpente de la nef.

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Détail des chéneaux 

Ce détail  décoratif -qui n’en n’est pas un, puisqu'il est technique en permettant l’aération du bois-,  caractérise à lui seul le style rationaliste. 

Les dimensions de l'église sont de 70 m de long et 20 m de hauteur pour la nef, 30 m de hauteur pour le choeur.

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Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

10 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (4)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blogLa Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

Le style architectural néo-roman de l’extérieur

Nous sommes à une période de l'histoire de l'architecture où il est de mode de se référer aux styles passés, considérés comme des modèles. Les rationalistes, après Viollet-le-Duc, font la part belle au style gothique, jugé comme étant le plus novateur sur le plan technique et le plus symbolique sur le plan spirituel. A Paris, sont édifiés des pastiches gothiques comme Ste Clothilde par Théodore Ballu et François-Christian Gau

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Eglise Sainte Clotilde à Paris 

ou bien encore St Jean-Baptiste de Belleville par Jean-Baptiste Lassus. Le style roman est beaucoup plus rare parce que moins prisé par les théoriciens. A Paris, ce sont St François-Xavier  par Joseph Uchard ou St Lambert de Vaugirard qui sont considérées comme étant d’inspiration romane, mais la plus célèbre réalisation néo-romane en France reste l'église Saint-Paul de Nîmes par Charles Questel. La démarche de l’architecte est alors considérée comme étant « archéologique ».

Vaudremer innove donc en 1862 quand il décide de s'inspirer de l'art roman pour bâtir son église. L'emprunt au style des XI et XIIe siècle est particulièrement évident dans l'élévation extérieure du bâtiment et dans l'agencement des volumes.

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Sur la vue perspective (fig.2) de l'église, il est aisé de constater que les masses sont différenciées par une toiture spécifique au volume et que chaque partie correspond à une entité fonctionnelle précise de l'église: la nef bordée de collatéraux, les bras du transept, la croisée du transept, le déambulatoire ouvrant sur la chapelle axiale encadrée de deux chapelles parallèles. 

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Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995. -Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

 

03 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (3)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blogLa Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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3 - La construction de St Pierre de Montrouge - Le défi de l’architecte

L'architecte chargé du 14e arrondissement est à cette époque Emile Vaudremer (1829-1914), second grand prix de Rome en 1854, élève à l'Ecole des Beaux-Arts dans l’atelier de Blouet et de Gilbert, auteur de la prison de la Santé (1867), de plusieurs écoles de quartier (rue d’Alésia), et plus tard du lycée Buffon (1890),  de l’église orthodoxe grecque rue Georges Bizet (1890) ainsi que de ND d'Auteuil (1874-1892). C'est à lui que revient naturellement la construction de l'église en tant qu’architecte d’arrondissement de la Ville de Paris.

De formation rationaliste,

Dans la lignée de Viollet-le-Duc, Vaudremer défend l'idée que les matériaux doivent être choisis en fonction de leur utilisation (selon que leur emploi est pour les fondations, un mur porteur ou au contraire de la décoration) et que les formes de l'édifice doivent rendre compte de la distribution intérieure. L'objectif recherché est une construction à moindre coût, offrant une lisibilité fonctionnelle. L'idée du « vrai » est très importante, à travers le programme -les volumes rendent compte de la fonction- mais aussi des procédés constructifs –la hiérarchie des matériaux-. Vaudremer s'oppose en cela aux nouveautés architecturales que constituent les constructions en fer et fonte, comme par exemple l’église St Eugène par Louis-Auguste Boileau en  1852

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 ou encore la bibliothèque nationale par Henri Labrouste en 1868, où la forme ne dévoile pas automatiquement la fonction, la réalisation pouvant être perçue comme appartenant à la thématique de la halle ou de la gare alors que c’est un lieu de culte ou d’étude.

 

Premier défi

Le premier défi de Vaudremer fut d'occuper de la manière la plus rationnelle le terrain offert par la ville de Paris, triangle exigu et pointu pris entre l'avenue du Maine et l'ancienne route d'Orléans.

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Fig. 1 Plan d'implantation

En observant le plan (fig.1), on mesure l'habileté de l'architecte qui dessina une église tout en longueur en l’élargissant toujours plus vers le chœur. C'est ainsi que l'église s'ouvre sur un porche étroit, puis une longue nef qui débouche sur un large transept donnant ensuite sur un vaste chœur. Le chevet -c'est-à-dire le traitement extérieur du chœur et de ses chapelles- est particulièrement développé. Mais à aucun moment, ni de face, ni de dos, ni de côté, l'église ne paraît disproportionnée.

 

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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