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13 décembre 2007

Demain soir: Concert de Noël « Holy night ! » par le Groupe Gospel Pic’Pulse

La Voix vous l'a déjà annoncé. Le groupe vous présente le concert.

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Se préparer à Noël dans la joie et les chants : voici une invitation de notre chorale à l’occasion de notre premier concert de l’année à Paris. Sous la direction du P. Serge Gougbèmon, nous revisiterons, vendredi 14 décembre prochain, à St Pierre de Montrouge (Paris 14ème), un certain nombre de classiques de Noël, des airs connus revus et arrangés pour la circonstance ; bref, une bonne préparation à la joie de Noël.

Dans nos concerts souvent il est difficile de rester spectateur passif ! De cet échange entre public et chorale naît une joie qui n’a rien d’artificiel ; n’est-ce pas cela la joie de Noël ?

Vous l’avez compris, ce concert prendra tout son sens avec votre participation. Rendez-vous donc à 20h30, le vendredi 14 décembre ! (billet 10€)

 Enthousiasme, joie, esprit de communion et de partage

Sous la direction du P. Serge Gougbèmon, chef de choeur, notre chorale réunit aujourd’hui une soixantaine d’étudiants et jeunes actifs de Paris et sa région.

Notre projet : Vivre l’expérience du chant chorale comme occasion de rencontre et d’ouverture à l’autre.

12 décembre 2007

Création de l'Institut Jean-Marie Lustiger

La création de l'Institut Jean-Marie Lustiger a été annoncée par le diocèse de Paris, le 8 décembre, date anniversaire de l'ordination épiscopale du P. Jean-Marie Lustiger, en 1979.

Le 8 décembre 1979 en effet, en la solennité de l'Immaculée Conception, Jean-Marie Lustiger était ordonné évêque.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a donc annoncé pour le 8 décembre 2007, la création de l'« Institut Jean-Marie Lustiger » pour promouvoir l'approfondissement par le plus grand nombre de « ce que Jean-Marie Lustiger a apporté à l'Église catholique comme à la société ».

En sont co-fondateurs ceux que le cardinal Lustiger avait désignés pour veiller à son œuvre et à ses écrits. Au Comité d'honneur et au Conseil scientifique s'ajouteront comme « Amis de l'Institut Jean-Marie Lustiger » les personnes qui désireront soutenir plus étroitement les activités de l'Institut.

L'Institut aura pour première tâche « la sauvegarde de tous les documents possibles concernant Jean-Marie Lustiger ». Il s'appliquera à recueillir les témoignages, organisera des colloques ou journées d'études et encouragera des recherches et des thèses de doctorat.

L'Institut sera abrité par le Collège des Bernardins, dernier projet lancé par le cardinal Lustiger, qui sera ouvert au public en mai 2008.

A.C. 

09 décembre 2007

28 janvier-5 février: Festival de la Charité

fcdd1af8629632a37b205a97da524625.jpgIl est proposé par le diocèse, et organisé par les paroisses. Le diocèse organise de son coté un certain nombre d'évènements et les met à la disposition des paroisses.

Saint-Pierre de Montrouge participe au Festival de la Charité

"Lorsque l’amour de Dieu est source d’amour au cœur de chacun, les épreuves et les difficultés laissent naître l’espérance.
Cette semaine nous invite à nous arrêter pour être attentifs et nous émerveiller pour toutes les joies données et reçues, pour toutes les mains tendues, pour toutes les mains saisies, pour la générosité et l’attention portée aux autres dans un cadre organisé (associatif, caritatif) ou non. Elle nous invite à être plus attentif à chacun, à réfléchir ensemble pour avancer, nous ouvrir, grandir dans la fraternité."

Il est ainsi proposé des moments de réflexion et de rencontre, en journée et en soirée, pour tous les âges et toutes les conditions de vie.
"Cette semaine permettra de connaître les associations du quartier qui œuvrent pour la solidarité. Nous prendrons le temps de célébrer, le dimanche 3 février, et de fêter tous ensemble le mardi gras. Puisse-t-elle permettre de dévoiler à notre regard la richesse de l’autre qui nous était restée cachée, et allumer dans notre cœur une flamme, un feu brûlant."

De très nombreuses actions caritatives existent dans chaque quartier

- au niveau des paroisses, des aumôneries, des associations …
- dans de nombreux domaines : personnes sans domicile, personnes âgées isolées, familles en difficulté…ou écoute, vestiaire, aide alimentaire, alphabétisation, aide au logement, orientation…
- menées par des personnes ou des groupes considérés parfois comme des « spécialistes du caritatif »,
- souvent méconnues dans leur existence, leur contenu réel et le nombre de personnes impliquées.

Le Festival à pour but de:

- permettre des échanges entre les acteurs de la charité dans les paroisses, en particulier aider les générations à travailler ensemble dans la diversité de leur approche de la solidarité ;
- partager expériences, difficultés et espérance dans une démarche œcuménique, interreligieuse ou dans les échanges avec d’autres partenaires non croyants
- susciter l’engagement d’autres paroissiens ;
- communiquer avec les habitants du quartier ;
- grâce à ces échanges, découvrir d’autres formes de pauvretés présentes sur le quartier.
Chaque paroisse reste maître d’œuvre de ce festival sur son territoire et sera mieux à même de discerner ses propres objectifs en adéquation avec ses acteurs et son terrain.

Régulièrement et jusqu’au Festival lui-même, La Voix va vous tenir informé pluys précisemment des nombreux projets, qui composent cette grande manifestation.

Pour plus d'info, vous pouvez consulter le site diocésain www.festivaldelacharite.org

08 décembre 2007

« Se rapprocher des sans abri. Quoi faire, comment faire ? ».

L’association Pension de famille à Bauer-Thermopyles-Plaisance organise une soirée au Moulin à café le mardi 11 décembre à partir de 20h30 au Moulin à café, 8, rue Sainte Léonie, Métro Pernety. La soirée sera dédiée au thème des sans abri parisiens : « Se rapprocher des sans abri. Quoi faire, comment faire ? ».

L’association invite des représentants des « Enfants de Don Quichotte » pour échanger avec eux. Augustin Legrand viendra nous parler des actions et campements prévus cet hiver. Marco Russo, ancien de la rue et aujourd’hui travailleur social, témoignera de son engagement auprès des sans abri, d’un projet de « maraudes citoyennes », de sa façon d’aborder les sans abri…

 Cette soirée s’adresse aux habitant-e-s qui se posent des questions au sujet de leurs voisins SDF, qui voudraient les aider mais ont besoin de conseils concrets n’osant pas toujours approcher la personne ne sachant pas quoi proposer. C’est l’occasion de partager nos expériences, nos questionnements, nos idées aussi.

Tout cela dans l’objectif éventuel de soutenir les campements qui vont se mettre en place cet hiver, au-delà du 14e et/ou de proposer quelque chose dans notre quartier.

Pour en savoir plus sur le projet « pension de famille », cliquez sur ce lien : http://www.14evillage.info/spip.php?article14

 

07 décembre 2007

La mort de Vincent Humbert n'était pas une "fatalité"

La diffusion par TF1 du téléfilm sur la mort de Vincent Humbert a provoqué la réaction du Kiné qui l'a suivi pendant deux ans, sous la forme d'une vidéo mise en ligne par SOS-fin de vie.

L'agence de presse du Vatican publie à ce propos un texte de Tugdual Derville, ainsi que le témoignage du kiné Hervé Messager. La Voix vous propose les deux liens suivants, pour vous permettre de vous éclairer sur cette douloureuse affaire.

Témoignage de Hervé Messager

Texte de Tugdual Derville

 

 

28 novembre 2007

Journées d’amitié 2007 à la paroisse Saint Dominique :

 Samedi 1er décembre de 14h à 20h  et dimanche 2 décembre de 10h à 20h.

Ces Journées, ainsi que leur préparation, nous donnent l’occasion de faire connaissance, de nous retrouver en dehors de nos activités habituelles, qu’elles soient paroissiales ou autres, et de soutenir la vie paroissiale sous toutes ses formes, notamment économique. Ces 3 dernières années, le résultat net a couvert  4,9% des dépenses de la paroisse.
Le succès de ces Journées dépend de la participation des paroissiens qui peut revêtir des formes très diverses.

18-20 rue de la Tombe-Issoire, 75014 PARIS (Métro Saint-Jacques)
Secrétariat et Presbytère : 11, Villa St Jacques.  Tél : 01 45 65 20 25 ; Fax : 01 45 80 17 52

 Site Internet : http://saintdominique-paris.cef.fr

22 novembre 2007

A Notre Dame du Rosaire

Vendredi 23 novembre : Concert au bénéfice de l’Ecole des Sables

Le groupe vocal ‘Pro Homine’, 26 chanteurs amateurs et 7 instruments anciens, professionnels, proposent le Gloria de Vivaldi et la Messe de Minuit sur des Noëls populaires de Charpentier.
Prévente des places :17 € par téléphone 06 14 80 04 59 avant le 20 novembre.



24 et 25 novembre 2007 : Journées d’amitié de Notre Dame du Rosaire

Les Journées d'Amitié 2007 ont lieu comme chaque année à l'occasion du dernier week-end de novembre, en anticipation des fêtes de la Nativité:
Elles se tiendront le samedi 24 novembre de 10h à 20h et le dimanche 25 novembre de 11h30 (après la messe) à 18h.
Elles nous offrent une occasion de faire la fête, tous âges confondus, dans la joie, autour du buffet de la salle Sainte-Thérèse et des stands aménagés dans la crypte et les locaux paroissiaux.

Cité Blanche et 194 rue Raymond Losserand 75014 Métro Porte de Vanves.

16 novembre 2007

Les journées d’amitié de Saint Pierre de Montrouge,

Vendredi 16 novembre de 14 à 19h, samedi 17 de 14h à 18h30 et Dimanche 18 de 10h à 18h30 au centre paroissial 9 passage Rimbaut  75014
Une nouveauté dans ces journées : un stand des étudiants qui vont vendre des produits dérivés des JMJ pour financer leur pèlerinage de cet été à Sydney.
Ces journées d’amitié sont pour tous une occasion de convivialité autour du hasard des rencontres. Venez aussi préparer vos cadeaux de Noël. Bienvenue à vos familles et vos amis.

18 septembre 2007

Anniversaire du Protocole de Montreal: Benoit XVI a évoqué les questions de protection de l'environnement

Benoît XVI souhaite que « s’intensifie la collaboration générale en faveur du bien commun, le développement de la protection de l'environnement ».

Benoît XVI a évoqué, à Castel Gandolfo, « le vingtième anniversaire de l'adoption du Protocole de Montréal sur les substances qui détériorent la couche d'ozone en provoquant des dommages à l'homme et à l'écosystème ».

« Grâce à une coopération exemplaire entre politique, science et économie, la communauté internationale a obtenu, ces dernières décennies, d'importants résultats, avec des répercussions positives sur la population et les générations à venir », a rappelé Benoît XVI.

Mais surtout le pape a souhaité que « s’intensifie la collaboration générale en faveur du bien commun, le développement de la protection de l'environnement » et que se fortifie « l'alliance entre l'humanité et la nature, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, d'où nous venons et vers qui nous allons ».

06 août 2007

L'assassinat du Père Corentin

Depuis quelques jours, la page d'accueil de lavoixdu14e.info a été modifiée pour la rendre plus attractive et pour rappeller le logo de l'ancienne Voix papier. Celle-ci, il y a très exactement 20 ans, rendait hommage au Père Corentin, assassiné dans le couvent même à la Libération, et qui a donné son nom à la rue qui longe le couvent des Franciscains. C'est cet article qui est reproduit ci-dessous.

medium_PereCorentin.jpgLes années d'occupation.

La communauté franciscaine ne participe que discrètement à la résistance. L'un des Pères, Corentin Cloarec, est l'aumônier des "Résistants de la Place Denfert-Rochereau". Nous sommes fin juin 1944. La Gestapo a connaissance des noms du groupe par la dénonciation d'un de ses membres, torturé. Le 28 juin matin, deux jeunes Français de l'Abwehr se présentent au couvent mais le Père est absent ; ils reviennent et le portier, sans méfiance, appelle le Père et l'introduit avec les visiteurs dans un parloir. Immédiatement, ils déchargent leurs armes, blessent très grièvement au ventre le Père : il a la force de se traîner au dehors du parloir et de rentrer dans le couvent.
La police, alertée, arrive vite, mais des membres de l'Abwehr, devant l'entrée du couvent, leur font comprendre qu'ils n'ont rien à faire ici.
Il est 12 h 15, deux Pères arrivent... ils découvrent le Père Corentin : un Allemand et un Français, l'arme au poing, leur donnent l'ordre de ne pas bouger mais, avec autorité, ils transportent le Père rue Sarrette, chez un médecin qui va pouvoir le soigner ; il peut encore parler : "Je leur pardonne et je meurs pour la France" ; ce sont ses dernières paroles.
Jusqu'au lundi, le corps du Père est exposé dans l'entrée et c'est une visite ininterrompue de tout le voisinage. Pour les funérailles, le lundi 3 juillet, les Allemands ne se montrent pas et c'est quelque six mille personnes qui y assistent.
Plus tard, la rue de la Voie-Verte deviendra la rue du Père Corentin."

30 juillet 2007

« De la rue à l’engagement solidaire» - Entretien avec Joseph Lebèze

C’est après avoir entendu le témoignage de Joseph Lebèze à une table ronde sur l’exclusion, organisée par la Mairie du 14ème, que j’ai lu son récit autobiographique : « C’est si beau d’être aimé ».(voir la note) Ayant appris qu’il habitait le 14ème, j’ai eu envie de le rencontrer.

Joseph Lebèze m’a très gentiment accueilli dans son studio : lumineux et d’un ordre méticuleux.

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-L.V : Qui vous a conseillé d’écrire ce livre?

-J.L : C’est Tim Guénard que j’avais rencontré à l’école d’évangélisation des communautés de l’Emmanuel. Il était l’auteur de « Plus fort que la haine » et d’autres ouvrages édités aux Presses de La Renaissance. J’avais déjà témoigné plusieurs fois, cela m’a paru intéressant.

-L.V : Quel est votre métier actuel ?

-J.L : Après avoir travaillé aux pompes funèbres, je suis actuellement chauffeur pour des personnes handicapées ou des touristes et cela me plait.

-L.V : Comment s’est fait votre « reconstruction »?

-J.L : La première étape c’est la rencontre avec le curé de l’église voisine du banc où je m’étais installé depuis des mois. Grâce à l’amitié de ce prêtre et des personnes qu’il m’a fait rencontrer, j’ai découvert l’espoir de pouvoir me sortir de la boisson et de la rue. La 2ème étape, c’est ma retraite à Châteauneuf de Galaure où j’ai trouvé la foi et donc, une espérance. J’ai pu alors pardonner à mon père. Pour moi, la foi et la vie sont devenues indissociables.

-L.V : Il me semble que vous êtes aussi très engagé dans des activités associatives ?

-J.L : En effet, j’ai participé à une association LAC (lien d’animation culturelle qui était dans l’ancien centre social situé rue Maurice Bouchor). Maintenant, j’essaye de résoudre des conflits de voisinage ou d’éviter des expulsions grâce à une amicale de locataires. J’ai rencontré à plusieurs reprises monsieur Castagnou au sujet du quartier Porte de Vanves et du Centre social qui est en construction.

On me demande aussi de témoigner dans des établissements scolaires, des conseils de quartier…

Mais mon principal engagement est d’être parrain à la Fondation des Orphelins Apprentis d’Auteuil : je me rends dans des foyers. J’y demeure parfois plusieurs jours afin de donner des conseils à des jeunes.

-L.V : Vous qui avez été S.D.F., pouvez-vous dire comment aider ceux qui vivent cette épreuve ?

-J.L. : C’est un sujet pour lequel j’ai rencontré beaucoup d’hommes politiques et de responsables d’associations humanitaires.

Le SDF a tout perdu, même l’amour de soi. Ce n’est pas seulement un hébergement qu’il faut proposer. C’est d’abord le soutien d’accompagnateurs attentifs et respectueux qui est indispensable. On ne peut pas bousculer la réinsertion, le temps consacré à établir un dialogue et une relation de confiance c’est du temps gagné pour répondre aux problèmes qui ont entraîné cette détresse...

Un des moyens très efficace, c’est la création de pensions de famille : là, on trouve l’appui d’une assistante sociale, une adresse, une boîte à lettres, c’est le début de l’autonomie, on peut, alors, trouver un travail et se réinsérer.

L.V. Il faut un courage immense pour parvenir à sortir de la rue !

J.L. : Il faut, en effet, une grande persévérance et des amis solides. C’est très lourd aussi pour l’accompagnateur qui doit avoir de l’humilité et de la patience. Pour moi, c’est la Foi qui me donne la force de tenir.

Monique Garrigue

26 juillet 2007

Du changement à la paroisse St-Dominique

Le Père Maxime d'Arbaumont , curé de la paroisse Saint-Dominique s'en va. En septembre il sera remplacé par le   Père Suawek

Vous pouvez lire ci-dessous la manière dont il vit ce changement. 

" En cet ultime éditorial, je ne résiste pas au plaisir de vous faire communier à mon enthousiasme qui se nourrit, entre autres, de ce qui constitue pour moi un événement aussi étonnant que permanent : constater combien la parole de Dieu se veut une réalité actuelle et saisissante en pleine adéquation avec le déroulé de nos vies.

Loin de reprendre à mon compte la parole du Serviteur d’Isaïe, hésitant dans la foi entre la force et la fragilité :
« Je me suis fatigué pour rien, c ’est en pure perte que j’ai usé mes forces. »,

je veux vous rassurer : il n’en est rien et vous livrer mon état d’âme est la plus sûre réponse aux inquiétudes de nombre d’entre vous, face au ministère qui m’attend.

Pour mieux connaître Dieu afin de l’annoncer, il faut toujours revenir à la Source, mourir à soi-même, c’est-à-dire lâcher prise, et se laisser pétrir, unifier, purifier par le Christ. Il vit en moi et sa Présence veut se faire cœur de mon cœur. Voilà bien ce bonheur que Jésus m’a offert en me choisissant pour être son prêtre : il y a 12 ans très exactement à l’heure je venais d’être ordonné. Cette joie m’autorise à reprendre à mon compte le refrain du psaume :
« Je te rends grâce ô mon Dieu pour tant de merveilles ».

Chers paroissiens, vous que j’ai aimés plus que vous ne le saurez jamais, je vous confie à votre nouveau pasteur. A notre première rencontre celui-ci m’a dit : bonjour mon père, je lui ai répondu : salut mon fils ! Vous l’aurez compris, les liens qui nous attachent sont encore plus forts que le cousinage de Jean-Baptiste et de Jésus !

Accueillez le Père Suawek du fond du cœur avec affection et délicatesse,sachez dès lors que vous m’offrirez mon plus beau cadeau de départ ! "

Père Maxime d’ARBAUMONT

25 juillet 2007

1er anniversaire du Centre Alésia Jeunes

Samedi 9 juin 2007 :  Premier anniversaire  du centre Alésia Jeunes !
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Journée portes ouvertes de 16h à 21h,  16 rue du Moulin Vert.
Les jeunes sont invités à jouer avec la « carte des maraudeurs » pour découvrir tout ce qui fait l’originalité de cette maison. Films, tournois de ping-pong et de baby-foot, goûter,  jeux de fléchette et autres. En fin de journée un karaoké et une soirée de danses rock : une seule exigence : venir avec un ou une autre pour lui faire découvrir « le Rocher » et Alésia jeunes.
Pour les parents : au même endroit, (16 rue du Moulin Vert) : présentation des nouvelles propositions de l’an prochain, ateliers et activités pour les jeunes, horaires nouveaux, et aussi les propositions spécifiques pour les parents.

13 juillet 2007

Il reste encore des places pour les vacances d’été du 15 juillet au 25 août 2007 à la colonie Sainte Marie de la mer 50580 Port-Bail (Manche) pour les 6 à 13 ans

Le centre se trouve sur un terrain de 1 ha face à la mer et proche du village, de l’école de voile, du centre équestre et de la gare maritime. Le centre dispose d’une piscine.Voici les activités qui sont proposées : cheval ou poney, école de cirque (en juillet), voile ou char à voile, planche à voile (plus de 10 ans), golf, tennis, kayak, piscine, escalade.

 (Voyage en train, départ le dimanche de Paris gare Saint Lazare et retour le samedi Paris gare St Lazare).

Tarifs : Inscription 35€. Séjour avec hébergement en pension complète, transport, activités, équipement : Pour les 5-7 ans 360€ une semaine, 330€ la 2éme

Pour les 8-13 ans 390€ une semaine, 360€ pour la 2ème.

Voyage à Jersey chaque semaine (sous réserve) prévoir carte d’identité et sortie de territoire

Attention, il faut s’inscrire au plus vite ! OEPF Œuvre d’Education Populaire Familiale du Petit Montrouge

Mme Champaud-5 rue du Moulin Vert 75014 Paris. Tel / Fax : 01 45 40 43 90-oepf@club-internet.fr

29 juin 2007

Pèlerinage à Lourdes du mouvement national «Relais d’Amitié et de Prière.»

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C’est à Lourdes que se sont retrouvés fin Mai pour leur rencontre nationale les parents et amis des personnes souffrant de maladie psychique. Au cours de quatre journées où ont alterné les groupes de discussion et de partage, les conférences , la retraite aux flambeaux, la messe à la grotte, le chemin de croix, la visite des hébergements de quelques personnes malades psychiques , un cheminement s’est fait à plusieurs à la découverte des sanctuaires et de leur mission: conversion et guérison. Nous avons conjugué le chemin de Bernadette à celui des compagnons d’Emmaüs, jusqu‘à nous mettre en route nous- mêmes les uns envers les autres puis vers nos lieux de résidence, une fois rentrés chez nous.


LA CITE ST PIERRE

080fb2cebfe70121939ce9211f795ba4.jpgNous étions hébergés à la Cité St Pierre, fondée par Mgr Rodhain qui y repose depuis  1977,lui le fondateur charismatique du Secours Catholique dont on a fêté l’an dernier  les 60 ans. Autour d’une immense prairie, de grands bâtiments émergent des bosquets disséminés dans la nature. La chapelle y est une simple bergerie de montagne, en murs de pierre, toit de chaume et charpente en bois apparente. Chapelle Ste Bernadette bien sûr.

 UNE ENFANT PAS COMME LES AUTRES

A l’heure des repas dans le grand réfectoire, les conversations réunissaient des participants de tous horizons. J’ai même longtemps parlé avec une allemande, éducatrice pour enfants handicapés mentaux qui m’assura que Bernadette était une enfant «  différente ». Elle avait ajouté que l’Eglise le cachait  parce que cela aurait fait trop de bruit que la Sainte Vierge ait choisi une enfant pas comme les autres….

Lorsque je me suis retrouvée avec 2000 autres pèlerins de tous pays à la Basilique souterraine, priant Marie et Bernadette  qui avait fait surgir tant de  ferveur de ce lieu peu ragoûtant  qu’était la lutte aux cochons de Lourdes en 1858, je me repris à penser à ce que disait cette femme et je voulais croire que Marie avait effectivement choisi une petite jeune fille en difficulté sociale, scolaire et intellectuelle, qui « ne savait rien que son chapelet » . Et quand je vis l’« arbre » des cierges qui se consume jour et nuit devant la Grotte, je fis le rapprochement avec la devise de Relais: « Une lumière dans la nuit ».

MJCarita

La Voix publiera la semaine prochaine origine et buts de "Relais d'amitié et de prière" 

23 juin 2007

Beau succès de la Fête de la musique à Saint Pierre de Montrouge


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Le groupe de Gospel étudiants "Pic' pulse" (6o choristes et instrumentistes) s'est produit devant une église pleine et dans une chaude ambiance. Une partie du groupe forme la chorale de "Chrétiens en grandes écoles"

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Bravo! 

07 juin 2007

Dialogue interreligieux: une interview de Nicole Guedj

Connue pour ses actions en faveur des droits de l’homme, ancienne Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, Nicole Guedj, candidate aux élections législatives dans le 14ème, croit aussi à la grande importance du dialogue interreligieux. Elle a répondu aux questions de la Voix :

La Voix : Nicole Guedj, on vous connaissait pour votre engagement en faveur des droits de l’homme. Il apparaît que vous portez aussi un intérêt particulier pour le problème de l’émergence du fait religieux en France. Que pensez-vous des rapports entre églises et État ?

Nicole Guedj : L’État est et doit rester un état laïc, mais il est responsable des citoyens et donc de ceux qui souhaitent vivre leur religion, sans bien sûr, empiéter sur la liberté des autres. La pratique d’une religion doit être compatible avec les lois de la République ; c’est du devoir des élus de veiller à ce respect. Membre de la Commission Stasi, je suis en effet très attachée au principe de laïcité, belle exception française.

La Voix : Etes-vous pour un enseignement à l’école tourné vers le fait religieux, et dans cette hypothèse, comment voyez vous l’organisation de cet enseignement ?

Nicole Guedj : L’école est un lieu d’enseignement, principalement des matières fondamentales que tout élève doit maîtriser. La découverte des différentes religions fait partie d’une instruction du citoyen. Pour respecter les personnes de cultures différentes, le mieux est de les connaître, dès le plus jeune âge. Il me semble donc très utile que les enseignants favorisent cette découverte. C’est d’ailleurs ce que certains mettent en place tout au long de leurs années scolaires au cours de l’étude de matières appropriées (français, histoire, géographie…).

La Voix : Un dialogue interreligieux élargi ? Faut-il étendre le dialogue entre responsables religieux et permettre des échanges à l’intérieur de la société ? Comment voyez-vous ces échanges ? Les pouvoirs publics peuvent-ils s’impliques davantage sans enfreindre le principe de la laïcité ?

Nicole Guedj : Le dialogue entre les responsables des principales religions existe déjà mais il serait souhaitable de l’étendre afin qu’il touche le cœur de notre société et non pas seulement quelques élites ou initiés. Ces échanges doivent également permettre d’entendre ceux qui se disent sans religion ; et pour qu’ils puissent se dérouler de la façon la plus constructive, l’engagement des pouvoirs publics paraît nécessaire. Les politiques doivent favoriser tout dialogue, dans le respect et la tolérance de chacun.

Le dialogue inter-religieux est un gage de tolérance et une vertu de paix entre les Hommes partout dans le monde.

La Voix : Est ce que vous envisagez l’installation d’une instance locale de dialogue ?

Nicole Guedj : Dans chaque ville, les responsables locaux doivent stimuler les échanges entre les habitants et particulièrement en initiant un dialogue interreligieux; ils doivent répondre à leur demande, et soutenir toute initiative qui favorise le dialogue, l'échange et un climat d'ouverture et de respect de l'autre par la connaissance mutuelle.

La Voix : A ce propos, que pensez vous du groupe Marseille-Espérance, et pensez vous qu’il puisse se créer Paris-Espérance ?

Nicole Guedj : Les chefs religieux des principales communautés de Marseille se regroupent autour du premier magistrat de la ville pour se concerter et affirmer, chaque fois que la situation l'exige, leur volonté de vivre ensemble en paix et dans le respect de la spécificité de chacun.

Ils ont établi un véritable partenariat des forces spirituelles, communautaires et culturelles de la Ville et  discutent régulièrement de toute question relative à la vie des communautés à Marseille.

Pourquoi ne pas reproduire à Paris ce qui contribue si bien à une aspiration largement partagée du bien vivre ensemble.

Propos reccueillis par Alain Constans et Jean-Michel Viney 

01 juin 2007

Un « grand homme » des missions : la mère Javouhey ( 4 / 4) )

 Voir la note précédente

 [ La grande fondatrice « écartée des sacrements de l’Eglise » ]

A cette vie si pleine, rien ne manqua, même pas l'épreuve, et sous la forme la plus pénible, puisqu'elle lui vint de l'Eglise même, de cette Eglise qu'elle servait de toute son âme et qui, le 15 octobre 1950, devait la placer sur ses autels. Un certain Mgr d'Héricourt, évêque d'Autun, ancien officier de cavalerie, se mit en tête d'être le supérieur général de la congrégation de Cluny, et le demanda sur un ton de commandement.

La mère avait trop le sens des problèmes mondiaux pour accepter, les yeux fermés, d'être guidée par un prélat, du fond de son évêché morvandiau. Un conflit en résulta, si violent que l'évêque alla jusqu'à obtenir de Rome que la grande fondatrice fût écartée des sacrements.

Dans ce véritable calvaire, cette femme d'action, qui avait toujours été une haute mystique, une âme d'oraison et de lumière, se montra sublime : « Je n'ai plus que vous, Seigneur, murmurait-elle, c'est pourquoi je viens me jeter dans vos bras et vous supplier de ne pas abandonner votre enfant. » Pas un mot de colère ne s'échappa de ses lèvres. « II faut prier pour notre évêque, disait-elle : c'est aussi un de nos bienfaiteurs, puisqu'il nous donne l'occasion de souffrir. »

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On finit par les réconcilier et la mesure affreuse fut rapportée. Mgr d'Héricourt mourut, ce qu'apprenant, la vieille mère, avec un brin de malice bourguignonne, dit doucement : « Le bon Monseigneur est passé avant moi : c'est justice ; à tout seigneur, tout honneur. » C'était au printemps 1851 ; elle-même était bien faible. Il lui était impossible de partir pour Rome où le pape Pie IX eût désiré la voir, pour approuver solennellement son institut. Le 15 juillet elle mourut, d'un seul coup, debout, comme elle avait vécu, sans agonie.

Aujourd'hui, plus de 3 500 sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny, réparties en 269 maisons sur tous les continents, continuent l'œuvre de ce « grand homme », une des plus étonnantes figures féminines de toute l'histoire des missions.

 Daniel Rops,  (Dans « L’Eglise des Révolutions ») [Histoire de l’Eglise tome X, pages 261 et sq ]

Une lettre de la Mère Javouhey

« J'AI   MARCHE   D'UN PAS  FERME, APPUYÉE SUR LE BATON DE LA FOI. »

medium_Cluny-chapelle-sm.JPG« Le grand saint Vincent de Paul n'était peut-être pas plus législateur que moi, et son œuvre bienfaisante n'en a pas moins réussi. Indigne de lui, mais cherchant à suivre ses traces en m'occupant aussi d'enfants sans père, d'une race dépossédée, abaissée au rang de la brute, dont on a été jusqu'à nier l'intelligence, je compte que, Dieu aidant, mes efforts seront couronnés de succès. Jusqu'à présent les résultats ont dépassé mes espérances, et j'ai marché d'un pas ferme appuyée sur le bâton de la foi et de la charité, soutenue par Celui qui console  de  l'injustice.

 (Ci-dessus la chapelle de la Maison-Mère de St-Joseph de Cluny, rue Méchin, Paris 14ème)

  Souvent, ô mon Dieu, j'ai invoqué votre soutien, lorsque la sueur ruisselait de mon front et que les angoisses torturaient mon esprit ; vous avez relevé mes forces abattues ; c'est vous, ô mon Dieu, qui avez ouvert l'oreille des puissants et des justes à la voix de l'humble fille quittant en sabots la chaumière paternelle, pour remplir la mission que vous lui aviez donnée. »

(Anne-Marie Javouhey, lettre à l'amiral Duperré, ministre   des   Colonies,   in   « Recueil   des   lettres de  la  bienheureuse  Anne-Marie  Javouhey », édité  par   la   Congrégation  de   Saint-Joseph-de-CIuny. )

29 mai 2007

Un « grand homme » des missions : la mère Javouhey (3 / 4) )

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[ Le temps de bonheur de la Mère Javouhey ]

" Le temps d'Afrique devait être, pour la mère Javouhey, malgré les difficultés innombrables, un temps de bonheur et de plénitude. Elle était là où Dieu la voulait. « J'aime les Noirs, disait-elle, ils sont simples et bons. Ils n'ont de malice que celle qu'ils tiennent de nous. Il ne serait pas difficile de les convaincre par l'exemple. » Donner l'exemple aux Noirs, faire d'eux des chrétiens ; tel allait être son seul but, et, pour y atteindre, les aimer d'un grand amour.

Ce  que  devait faire cette femme,  ce qu'elle devait inventer, préludant aux réalisations de l'avenir, est incroyable. Alors qu'il advient que de très grands missionnaires — tel saint François Xavier — soient uniquement des défricheurs, des pionniers, la mère Javouhey était une bâtisseuse. Elle savait concevoir de vastes desseins, mais elle était aussi loin que possible des chimères, en paysanne de Bourgogne, peu encline à prendre des vessies pour des lanternes.L'hôpital était en délabre ! Elle le remonta.

Les Noirs souffraient du mépris des Blancs? Malgré tout ce qu'on put lui dire, elle décida que chez elle tous seraient également traités, sans distinction de peau. Les mœurs, à la colonie, étaient déplorables? Elle créerait, elle, en pleine brousse, une exploitation agricole où les cultivateurs vivraient en communauté, dans l'honnêteté et la loi morale. L'idée même que saint François Xavier avait eue aux Indes — mais dont elle n'avait jamais entendu parler —, celle de préparer un clergé indigène, cette femme de génie l'eut aussi ; elle fit mettre sur pied, en France, un séminaire indigène, où trois jeunes Sénégalais furent envoyés, firent leurs études, arrivèrent jusqu'au sacerdoce : l'un d'eux, avant de rentrer en Afrique, célébra même la messe devant le roi Louis-Philippe, à Fontainebleau. Quand la bonne mère dut se rembarquer pour la France, plus d'un millier de Noirs l'accompagnèrent au port ; on en vit qui baisaient la trace de ses pas. medium_Pretres-noirs.JPG

Ce que fut dès lors l'activité de cette femme dépasse l'imagination. A toutes les demandes qui lui étaient adressées, il lui paraissait impossible de ne pas répondre : Présente I Les sœurs à la robe bleue s'en allèrent donc aux quatre coins du monde, à Cayenne, à la Martinique, à Pondichéry, à Madagascar, en Océanie, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Et la mère fondatrice était toujours prête à s'embarquer pour aller donner un coup de main à une fondation naissante.

[ En Guyane : la Mana ]

Non qu'elle fût bien à l'aise sur les bateaux : elle souffrait mort et passion du mal de mer. Mais, disait-elle entre deux crises, « la mer et son mal ne me font pas plus peur que la terre ». — « C'est mon plus vieux matelot », s'écriait un jour l'amiral Tréhouart en la voyant si ferme au milieu des tempêtes. Soixante mille kilomètres ; tels furent ses records !

Dans ce palmarès étonnant de succès, s'il fallait en choisir un, celui qui s'imposerait à l'esprit serait celui de La Mana. La Mana est une rivière de Guyane qui débouche dans l'Antlantique un peu au sud du Maroni. Le pays, mal connu, mal famé, n'avait rien de plaisant. Une chaleur lourde toute l'année, des pluies énormes, des fièvres, des insectes, des serpents. On y cultivait médiocrement le manioc et la banane ; des aventuriers, plus ou moins bandits, y cherchaient l'or. Cela ne paraissait pas offrir un cadre bien aimable à une installation de religieuses. Quant aux hommes... un ramassis d'Indiens, de Noirs, d'Européens sans foi ni loi. Pourtant, quand le gouvernement demanda à la mère Javouhey d'aller faire en Guyane une fondation, pas un instant elle n'hésita, et, le 26 juin 1828, elle s'embarqua à Brest avec une véritable expédition de neuf sœurs, vingt-sept converses, et trente-neuf collaborateurs laïques, avec femmes et enfants, au total, cent personnes.

lle installa son monde aux bords de la Mana, sur les ruines qu'avaient laissées deux tentatives avortées d'implantation de village. Son but était de faire, comme au Sénégal, une colonie agricole modèle, où les Noirs vivraient en communauté. Pas très différent, en somme, de ces « réductions » que les jésuites avaient faites naguère sur les bords du Paraguay. La tentative semblait impossible. Les autorités de la colonie s'attendaient à voir les travailleurs se soulever quelque jour et massacrer tous les Blancs. Paradoxalement, cela réussit. On défricha la savane, on planta manioc et bananiers ; on fit venir des troupeaux ; un port fut bâti sur la rivière, avec chantier de construction et docks ; une église même se dressa, somptueusement appelée la cathédrale.

Sous la ferme direction des religieuses, la vie était bien réglée : tout le monde assistait à la messe du dimanche ; le soir, on faisait la prière. Cette réussite étonnante dura environ trois ans, sous cette forme. Le gouvernement de Louis-Philippe s'intéressait peu à la Guyane. Mais quand la loi de 1831 eut supprimé l'esclavage dans toutes les terres françaises,  la  mère Javouhey fut  sollicitée d'accueillir les esclaves noirs que la marine de guerre enlevait sur les navires de traite et à qui la liberté était rendue. medium_Missions-enseign.JPG

  «La mère Javouhey ! dit le roi Louis-Philippe, c'est un grand homme. » ]

Elle accepta, et aussitôt forgea un plan grandiose : on ferait venir des femmes d'Afrique ; on créerait des villages noirs, à la tête desquels une religieuse serait placée. Lamartine, alors ministre, s'enthousiasma pour les projets de sa compatriote bourguignonne. Et, de fait, les villages sortirent de terre ; les anciens esclaves se mirent au travail : La Mana se développa. Telle était cette femme de Dieu, pionnière des missions. Quand elle revint en France, rappelée par le développement même de son institut, les journaux lui firent fête. On se montra dans les rues de Paris cette alerte sexagénaire en robe bleue dont le visage rosé et frais riait à l'ombre de la coiffe. «La mère Javouhey ! dit le roi Louis-Philippe, c'est un grand homme. »

Et sur les barricades des journées de juin, là où tomba Mgr Affre, elle put aller tranquillement, coiffe flottant au vent, croix d'or sur le plastron blanc : « C'est la générale Javouhey », dit un des émeutiers. Dans sa chère Mana, son souvenir était demeuré : lorsque la république eut décidé d'en faire un bourg libre, c'est-à-dire d'y imposer l'administration des communes françaises, une révolte éclata que seule réussit à calmer la mère Isabelle, au nom de la mère Anne-Marie. Et quand on dit aux Noirs d'élire un député, on eut beau leur expliquer que les femmes n'étaient pas éligibles : ils votèrent en masse pour la mère Javouhey."
(à suivre) Daniel Rops,  (Dans « L’Eglise des Révolutions ») [Histoire de l’Eglise tome X, pages 261 et sq ]

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26 mai 2007

Un « grand homme » des missions : la mère Javouhey (2 / 4)

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[ « Ce sont les enfants que Dieu te donne…] (Les inter-titres ne sont pas de Daniel Rops)


" Le ciel même s'en mêla. Tandis qu'à Besançon, chez les sœurs de la Charité, elle faisait une retraite et suppliait Dieu de lui montrer sa route, elle eut une vision ; de très nombreux hommes à la peau noire se tenaient autour d'elle et lui tendaient des mains implorantes.  Or,  elle n'avait jamais vu  de noirs, la petite Javouhey : peut-être même ignorait-elle leur existence.

Mais une voix ineffable retentit à ses oreilles : « Ce sont les enfants que Dieu te donne. Je suis sainte Thérèse et je serai la protectrice de ton ordre. » La vocation missionnaire d'Anne-Marie Javouhey était née.

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 Dans le parc de la Maison-Mère des Soeurs de St-Joseph de Cluny, rue Méchin (Paris XIV°)

Tout désormais marcha bien. L'évêque de Dijon, à qui Anne-Marie fit part de ses desseins, les approuva, lui donnant même l'aile d'un ancien couvent de bénédictins. Le 12 mai 1807, grâce à lui encore, l'« Association religieuse Saint-Joseph » naquit, et les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent leurs vœux définitifs. Elles portaient la robe bleue des vendangeuses de Bourgogne, la grande coiffe retombant aux épaules, le large plastron blanc, qu'elles allaient vite rendre célèbre. Les vocations affluant, le bâtiment dijonnais devint trop exigu ; ce fut à Cluny qu'on en trouva un autre. Ainsi naquit le vocable sous lequel les filles de Nanette Javouhey deviendront populaires : les sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny.

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 La cour intérieure de la Maison-Mère à Paris, rue Méchin.

[ En mission à l’Ile Bourbon]

Elles commencèrent modestement, dans les premières intentions de la fondatrice, faisant le catéchisme et ouvrant des écoles. A Paris même, dans le quartier du Marais, elles en créèrent une en 1814, qui connut un vif succès.

Mais la mère Anne-Marie n'avait pas oublié la vision ni son grand dessein. Encore fallait-il que la Providence lui fît signe. Ce qui advint en 1816. M. Desbassyns de Richemont, intendant de l'île Bourbon — la Réunion actuelle — ayant demandé au vicomte Laine, ministre de l'Intérieur, s'il ne connaissait pas une congrégation de religieuses disposée à venir s'occuper de ses indigènes : « J'ai ce qu'il vous faut ! », lui fut-il répondu. Et, convoquée sur-le-champ, sans qu'elle en éprouvât de surprise, la mère Javouhey s'entendit proposer d'aller prendre en main toute l'éducation et les œuvres charitables dans l'île lointaine, ce qu'elle accepta instantanément. Le 10 janvier 1817, à Rochefort, quatre religieuses en robe bleue s'embarquaient pour cette aventure : la première pierre d'un grand édifice missionnaire était posée.

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[ La mission de St-Louis du Sénégal ] 

La fondatrice n'était point partie elle-même ; ce n'était pas que l'envie lui en manquât ! Mais outre qu'il lui était difficile de quitter si tôt son œuvre, elle se réservait pour un autre dessein. Les « enfants » que Dieu lui avait donnés étaient en Afrique. Justement la France y possédait un modeste territoire, le Sénégal, porte d'entrée du continent noir. A vrai dire, peu de chose : une colonie mal administrée, dont la population indigène n'avait guère reçu des Blancs que leurs vices, une capitale délabrée, Saint-Louis, où l'église tombait si évidemment en ruine que le préfet apostolique quittait les lieux, découragé. Mais on ne décourageait pas pour si peu la mère Javouhey et ses filles !

Ci-dessus la statue de la Mère Javouhey (Maison-Mère, rue Méchin)

Un premier peloton de six religieuses s'embarqua, sous la direction de la plus jeune sœur d'Anne-Marie, Claudine, devenue la mère Rosalie. Un de leurs frères partit aussi, Pierre, qui était prêtre, mais, de caractère faible, réussit mal, et rentra. Les religieuses, elles, tinrent bon. Tracasseries de l'administration, épidémies, manque d'argent, rien ne les fit lâcher pied.

Cependant, la mère Anne-Marie se démenait pour que Rome envoyât un nouveau préfet apostolique, et Paris des secours en médicaments et en vivres. Elle était devenue un personnage, la chère mère : le duc Decazes aimait s'entretenir avec elle ; il n'était ministre qui ne l'eût en considération. Les vocations affluaient à Cluny, si nombreuses qu'on pouvait non seulement expédier du renfort à la Réunion et au Sénégal, mais faire des fondations à la Guadeloupe et en Guyane, sans parler de divers coins de France.

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Le rêve de la mère Javouhey se réalisait, mais sans qu'elle eût encore mis la main elle-même à la pâte et fréquenté ses chers Noirs. Son œuvre n'avait plus besoin d'elle en France. Avant même que ses sœurs eussent eu le temps d'élever des objections, elle s'embarquait en direction de Saint-Louis du Sénégal, à bord de « La Panthère » ; c'était le 1er février 1822." (à suivre)

Daniel Rops,  (Dans « L’Eglise des Révolutions ») [Histoire de l’Eglise tome X, pages 261 et sq ] 

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23 mai 2007

Un « grand homme » des missions : la mère Javouhey (1 / 4 )

 Les Soeurs de St-Joseph de Cluny viennent de fêter le bicentenaire de leur fondation. C'est l'occasion de découvrir cette femme extraordinaire que fut leur fondatrice Anne-Marie JAVOUHEY.

Vous trouverez ci-dessous - en plusieurs épisodes - la biographie qu'en a donné Daniel Rops dans son Histoire de l'Eglise. C'est un texte passionnant à lire.

 « En route pour Paris, où il allait sacrer l'Empereur Napoléon, Pie VII fit halte à Chalon pour y célébrer Pâques. La Bourgogne entière était accourue l'acclamer. Quatre jeunes paysannes, quatre sœurs, venues de leur village natal proche de Dijon, se trouvaient dans la foule, mais pour de tout autres raisons que la pieuse curiosité. N'avaient-elles pas eu l'audace de demander une audience? Miracle ! Elles l'avaient obtenue. Le pape les avait reçues avec sa bonté coutumière. Et les quatre jeunes filles avaient repris la route des bords de Saône, encouragées par le Vicaire du Christ dans leur grand dessein.

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C'étaient les quatre filles de maître Balthazar Javouhey, solide paysan, bon chrétien, bon vivant, qui exploitait à Chamblanc de vastes, d'excellentes terres. L'aînée, qui avait emmené à Chalon le petit troupeau, était une saine fille au teint frais, gaie comme une fauvette, intelligente et courageuse, que le pays entier connaissait comme Nanette, diminutif d'Anne-Marie, et son nom de guerre durant la Révolution.

[ Pendant la Révolution ] (Les inter-titres ne figurent pas dans le texte de Daniel Rops)

Car, dans les années noires, bien qu'elle n'eût pas plus de treize ans, étant née en 1779, « Nanette » n'avait pas eu sa pareille pour faire passer la Saône à un prêtre traqué, pour organiser même des messes clandestines. Quand les « sans-culottes » avaient mis le feu au château, c'était elle qui avait couru à la chapelle, et, narguant les flammes, avait sauvé l'ostensoir et le calice. Une fille de feu !

lle avait dix-neuf ans quand elle annonça à son père, surpris et peu content, son intention de se faire religieuse. Tous les partis qu'on lui avait proposés avaient été écartés ; l'un de ces prétendants avait même été si bien endoctriné par elle qu'il était parti pour la Trappe ! En secret, dans une chambre de la ferme improvisée chapelle, Anne-Marie avait fait solennellement jurer à ses trois cadettes de la suivre sur la route où elle voulait aller.

Laquelle? A vrai dire, elle ne le savait pas très bien et il ne lui fut pas très commode de le discerner. Faire le catéchisme aux enfants du village, s'occuper des miséreux, soit, mais comment? Des tentatives qu'elle fit, soit pour entrer chez les trappistines, soit pour créer de petites communautés paysannes, n'eurent aucun succès. Les conseils d'un grand moine, le fameux Dom de Lestrange qui venait de reconstituer la Trappe à la Val-Sainte, en Suisse, ceux du curé de Chamblanc, revenu après la tourmente, la confirmèrent dans sa résolution de ne pas se décourager. (à suivre)

Daniel Rops,  (Dans « L’Eglise des Révolutions ») [Histoire de l’Eglise tome X, pages 261 et sq]

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18 mai 2007

Eglise St-Dominique, lundi 14 mai, une belle cérémonie

Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ont fêté avec solennité les bicentenaire de leur fondation. C’est la bienheureuse Anne-Marie Javouhey qui a fondé cette congrégation en 1807. Des cérémonies ont eu lieu en Bourgogne, lieu de la fondation.

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 Mais c’est à l’église Saint-Dominique que s’est déroulée la cérémonie de clôture. Nous savons en effet que la bienheureuse Anne-Marie Javouhey avait installé la Maison-Mère sur le territoire de cette paroisse où elle se trouve encore aujourd’hui à la Rue Méchin, près de l’Hôpital Cochin.
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Dans l’église de Saint-Dominique, ce lundi 14 mai 2007, il était difficile de trouver une place tant l’assistance était nombreuse.

 

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C’est Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, assisté de plusieurs évêques et de nombreux prêtres qui a présidé cette cérémonie.

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Une belle cérémonie, très animée, qui nous a rappelé que les religieuses de St-Joseph de Cluny, sont répandues dans le monde entier.

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L’occasion est belle pour redécouvrir la personnalité si extraordinaire d’Anne-Marie Javouhey, cette paysanne de Bourgogne, d’une énergie indomptable, qui, avec ses sœurs, sut lutter contre l’esclavage des Noirs en Guyane française et ailleurs.

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Une magnifique danse comme pour marquer l’apothéose des cérémonies de ce bicentenaire.

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Quand la cérémonie s’est terminée l’atmosphère était décidément à la fête dans notre église. Merci aux Religieuses de Saint-Joseph de Cluny qui nous ont préparé une si belle fête.

fr Bernard Méha

16 avril 2007

René Rémond, un paroissien de Saint-Pierre

Les médias ont annoncé la disparition de René Rémond. Il avait 88 ans. Qui ne connaît l'excellence de ce politologue brillant qui ne manquait pas par ses interventions intelligentes de présenter après chaque élection majeure une analyse particulièrement éclairée sur le résultat des scrutins ?

Notre évocation de la personne se bornera à préciser qu'il fut un catholique fervent et qu'on le voyait assister aux messes dominicales, participer à divers colloques et conférences organisés au sein de la paroisse Saint-Pierre.

Nous tenons ici même à faire part de notre émotion et à présenter à ses proches l'expression de nos sincères condoléances.

 

 

15 avril 2007

Résurrection: Une foi fondée sur la parole d'une communauté de témoins

" Une première réponse, essentielle, s'impose à moi : je suis relié à l'événement pascal par une chaîne ininterrompue de témoins crédibles. Croire, c'est d'abord ajouter foi aux récits des Évangiles, au tombeau vide, à la surprise des premiers témoins, aux apparitions du Christ pendant les semaines ou les mois qui suivirent. Ces témoignages valent par leur caractère de récits à plusieurs voix. Sans être en rien comparables à des comptes-rendus journalistiques ou scientifiques, ils reflètent avec une grande force de suggestion le caractère étrange, inattendu et bouleversant de l'événement pascal.


En dépit de toutes les interprétations et mises en perspective a posteriori dont les textes portent la marque, on y perçoit distinctement la force brute d'un choc initial. La puissance propre de ces témoignages est indissociable du surgissement d'énergie spirituelle qui les a portés.medium_Perret-esperance.2.JPG


Les récits de la Résurrection pèseraient peu s'ils n'étaient inscrits dans la trace plus large d'un ébranlement fondateur. Ce qui apparaît d'évidence, c'est l'incroyable retournement d'une petite communauté, passant en quelques semaines du désespoir le plus total au dynamisme le plus extraordinaire.

Le miracle est bien là : entre Pâques et la Pentecôte, entre Jérusalem et le chemin de Damas, une poignée d'hommes incultes et désespérés s'est transformée en communauté dynamique, d'une extraordinaire capacité à témoigner et à convaincre. Non sans avoir assimilé en profondeur un message difficile que les douze disciples eux-mêmes avaient bien du mal à comprendre du vivant de Jésus. Que s'est-il passé ?

La seule explication qui vaille est que ces femmes et ces hommes ont fait une expérience inouïe et bouleversante : celui qu'ils croyaient mort leur est apparu, vivant d'une vie nouvelle, mystérieusement présent à ceux qui l'aiment. À la lumière de cette expérience, tout ce qu'ils ont vécu avec le Christ leur apparaît sous un jour nouveau : chacune de ses paroles prend un relief et une force bouleversante. À partir de là, tout devient possible et la mort elle-même est brusquement relativisée."

Bernard Perret, La logique de l'espérance page 172, Presses de la Renaissance, 2006 

Bernard Perret est ingénieur des ponts et chaussées, économiste et sociologue. 

10 avril 2007

Passation de pouvoir à la Fédération protestante de France

La Voix vous l’avait annoncé il y a quelques mois (voir la note), le Pasteur Claude Baty a été élu président de la Fédération protestante, en remplacement de Jean-Arnold de Clermont, aux commandes depuis huit ans.

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A droite, le pasteur Claude Baty 

Agé de 60 ans, le pasteur Claude Baty appartient à l’U.E.E.L. (Union des Eglises Evangéliques libres), branche du calvinisme de France. C’est un fait assez exceptionnel, puisque c’est seulement la deuxième fois depuis sa création qu’un évangéliste est élu à la tête de la fédération (Edouard Grüner en 1905).

Claude Baty est bien connu dans le quatorzième, puisqu’il a été le pasteur de la paroisse Paris-Alesia. Auparavant, il a été au Congo, en Suède, puis pasteur à Orthez. Il a présidé l’U.E.E.L. pendant seize ans.

Faisant le bilan de sa présidence, Jean-Arnold de Clermont a notamment évoqué deux dossiers importants, la défense des libertés religieuses et le dialogue avec les églises évangélistes et pentecôtistes. En relation avec la salle, d’autres sujets ont été évoqués comme des progrès à faire pour la place des femmes dans les églises évangéliques, la création d’instances de travail sur les questions éthiques et théologiques.

A.C. 

08 avril 2007

Le Christ est ressuscité !

Voilà bien la plus stupéfiante des nouvelles qui concerne l’humanité, tant elle en récapitule l’Histoire : Dieu qui s’est fait homme, est allé, dans son contrat d’Amour, jusqu’au terme de notre mort pour vouloir la vaincre.

La mort du Fils de l’homme assumée pour grandir l’homme, le rendre plus homme c’est-à-dire le sauver de son péché et le restaurer dans son éminente dignité de personne créée à l’image et à la ressemblance du Père.

En enfants de ce Père, quelle fierté pour nous de savoir que le Ressuscité nous a redonné la vie, SA VIE : un Amour qui n’est que Don puisqu’il se fait partage.

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Comme l’aube de ce petit matin de Pâques se fait dérisoire face à l’évènement le plus puissant qui ne se produira jamais : la mort vaincue.
-  Une femme aimante constate la disparition du corps qu’elle vient vénérer, affolée, elle court propager la nouvelle qui l’afflige profondément.
- Deux disciples, ceux des premiers jours, reçoivent l’information, ils courent à leur tour, le plus jeune fait la même constatation mais attend Pierre, Berger de cette Eglise qui vient de naître, pour rentrer à nouveau dans le tombeau : il VOIT et il CROIT.

Comment nous situons-nous devant cette nouvelle fête de Pâques ? S’agit-il d’une simple étape dans le déroulement liturgique de l’année ou, à notre tour, voulons-nous VOIR la réalité en face, entrer davantage dans le Mystère Pascal et CROIRE à l’incroyable ? Dieu est mort de notre mort, Dieu n’a voulu connaître la mort que pour nous associer éternellement à Sa Vie,
« Présence où resplendit la lumière divine qui est la respiration de l’Eternel Amour » (Père M. ZUNDEL)

Père Maxime d’Arbaumont, curé de la paroisse Saint-Dominique (Paris 14ème)

07 avril 2007

« Mon temps est proche »

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Maurice Denis: "Offrande au Calvaire (détail) - Tiré du livre "Maurice Denis, les couleurs du ciel" de Frédéric Martinez (Editions Franciscaines) 

« Mon temps est proche »

 Jésus est libre par rapport à sa famille, à son village, à son peuple. Par ses actes plus encore que ses paroles, il relativise les orthodoxies sociales, morales ou religieuses qui constituaient l'armature de la société juive.

Libre pour servir et apprendre à servir. Dans ce don, Jésus va vers tous ceux qui ont besoin d'être reconnus dans leur humanité: les pauvres, les malades, les méprisés, les anormaux, les marginaux. Comme si la véritable humanité devait toujours naître et renaître en marge de la société satisfaite. Jésus, donné à qui peut recevoir, annonce un nouveau rapport de l'homme à l'homme, bien au delà des catégories et des identités reconnues....

Que reste-t-il des stratifications de la fortune, du savoir, de la moralité, des appartenances religieuses? Que reste-t-il des tribus et des nations, de la séparation entre l'homme et Dieu? Au plus profond, Jésus appelle l'homme à se libérer de toutes les entraves pour se mettre en route à jamais dans l'amour. Libre jusqu'à en mourir.

Père Gérard  Bessière

Prêtre, Gérard Bessière est l'auteur de nombreux ouvrages, dont  Jésus insaisissable et Le feu qui   rafraichit. Méditation tirée du Magnificat pour la Semaine sainte.

 

Antienne du lavement des pieds

 Après s'être levé de table, le Seigneur versa de l'eau dans un bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples. Tel est l'exemple qu'il nous a donné.

Jésus arrive devant Simon-Pierre, et Pierre lui dit: « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds! » Jésus lui répond: « Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi. » « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras. Si moi, votre Seigneur et votre Maître, je vous ai lavé les pieds, combien plus devez-vous aussi vous laver les pieds les uns les autres ».

04 avril 2007

Chemin de Croix, "chemin de compassion"

Comme les années précédentes, la paroisse Saint-Dominique organise un CHEMIN DE CROIX, chemin de Compassion dans le quartier, les vendredi 6 avril 2007.

Voici l'itinéraire suivi avec les différentes stations:

1ère station : Eglise Saint Dominique - 18 rue de la Tombe-Issoire.

2ème station : Hospice de LA ROCHEFOUCAULD.

3ème station : Av. du Général Leclerc.

4ème station : Maison Marie-Thérèse277 Bd Raspail.

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5ème station : Sœurs aveugles de Saint Paul88 Av. Denfert-Rochereau.

6ème station : Hôpital Saint Vincent de Paul82 av. Denfert-Rochereau.

7ème station : Foyer Notre-Dame de Joie71 av. Denfert-Rochereau.

8ème station : Sœurs de Saint Joseph de Cluny21 rue Méchain.

 

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9ème station : Hôpital Cochin22 rue du Fg Saint Jacques.

10ème station : Sœurs Augustines, rue de la Santé.

11ème station : Maison d'Arrêt de la Santé42 rue de la Santé.

12ème station : Sœurs Fidèles compagnes de Jésus - N.D. de France, rue de la Santé.

13ème station : Hôpital Ste Anne4 rue Cabanis.

14ème station : Eglise Saint Dominique.

 fr Bernard M.

24 mars 2007

Méditation pour le Carême

La Foi ouvre les yeux

L'évangéliste Jean nous raconte dans le récit de l’aveugle-né, une marche de la foi. Comme les personnages de ce passage d’Evangile, comme tout homme, chacun nous avons rendez-vous avec des nuits et avec Jésus-Lumière.

Le plus terrible mal, la plus terrible nuit, c’est de manquer ce rendez-vous de la Lumière : " Déjà la nuit approche et tant que je suis dans le monde, je suis la Lumière du monde." Jésus ne cesse de répéter : « La Lumière luit dans la nuit, mais la nuit ne saisit pas la Lumière. » A l’aveugle-né, Jésus ouvre les yeux, donne des yeux pour le regarder et le voir, cet homme guéri peut dire : « Je crois, Seigneur. »

L’aveugle-né marchait dans les ténèbres, maintenant sa vie est illuminée, il re-nait véritablement à une vie nouvelle.

En ce dimanche où l’Eglise célèbre les « scrutins » pour les catéchumènes qui recevront le sacrement de l’illumination – lors de la vigile pascale et nous demandons au Seigneur qui « scrute et connaît » chacun de ses enfants, de leur ouvrir les yeux d’une manière nouvelle sur Lui, sur Jésus, sur nos frères.

Et nous aussi qui sommes baptisés, nous avons reçu le sacrement de l’illumination et nous avons à re-choisir notre baptême la nuit de Pâques. Mais qu’en avons-nous fait ?

Le Carême est l’occasion de faire un examen de contrôle de la vue. Est-ce que notre œil devient de plus en plus lâche, de plus en plus distrait, de plus en plus sévère, donc refusant de se laisser illuminer par Jésus-Lumière et incapable d’aimer, comme les voisins, les parents, les pharisiens rencontrés dans ce passage d’Evangile de l’aveugle-né. Quel regard posons-nous sur les autres ? Oui, c’est important car l’Amour passe par le regard. Pour nous guérir de ces maladies de lâcheté, de distraction, de sévérité, nous savons à qui nous adresser. Jésus est Celui qui guérit les yeux. Il faut tourner nos yeux pour Le voir, Seigneur donne-moi ton regard pour voir, Seigneur, fais que je vois.

Acceptons-nous que ce soit notre prière cette semaine ? Alors le miracle de la guérison de l’aveugle-né continuera en chacun de nous.

Francis Corbière, prêtre de la paroisse St-Dominique, aumônier de l'Hôpital Cochin-St-Vincent de Paul

Dimanche 25 Mars: journée des frères et soeurs de handicapés

L’Office chrétien des personnes handicapées invite les frères et sœurs de personnes handicapées à participer à « leur » Journée organisée dimanche prochain, 25 mars, dans 5 grandes villes de France : Lille, Lyon, Nantes, Paris, et Strasbourg.

Le thème de cette 12e journée est « Bâtir ma vie à moi ». Le site de l’association présente tous les renseignements nécessaires sur l’événement.« Vous êtes le frère ou la soeur d’une personne handicapée ? Cette journée est faite spécifiquement pour vous, explique l’OCH. Elle a pour but de partager nos expériences, nos difficultés et nos joies, exclusivement entre frères et sœurs ».

A Paris (email fratrie-paris@och.asso.fr), Jean-Marc Louis, est en charge de l’adaptation et scolarisation des élèves handicapés, auteur de "La nuit apprivoisée", frère d’une personne handicapée

A.C.