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29 août 2012

La petite histoire de nos rues (III)

- rue du Commandeur (Petit Montrouge)

Cette voie en ellipse débute 11 rue Bezout et finit au 35 de la même rue. Avenue du Commandeur jusqu'en 1877, elle rappelle l'existence d'une commanderie de Saint Jean de Latran qui possédait autrefois le fief de Montsouris.

- rue de Coulmiers (Petit Montrouge)

Latérale au chemin de fer de ceinture, reliant les avenues du Général Leclerc et Jean Moulin, cette rue a d'abord fait partie de la rue Beaunier avant d'en être détachée en 1884 et de prendre le nom d'un village du Loiret ou fut livrée en 1870 une bataille victorieuse contre les Allemands.

- rue Daguerre (Montparnasse, Petit Montrouge et Plaisance)

Existant déjà sous forme de chemin en 1730, appelée en 1840 rue de la Pépinière qu'exploitait Cels à son extrémité ouest, cette voie reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine a reçu en 1867 le nom de Louis-Jacques Mandé Daguerre (1789-1851), inventeur d'un des plus anciens procédés photographiques, la daguerréotypie.

- rue et impasse Cels

Ouverte en 1850 pour relier les rue Fermat et Auguste Mie, cette voie porte le nom de Jacques Cels (1743-1806), horticulteur réputé dont le petit-fils était propriétaire des terrains avoisinants. L'impasse Cels s'ouvre au 7 de la rue Cels.

- rue Dareau : (parc de Montsouris)

Cette voie est déjà attestée en 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort formant le prolongement de la rue de Lourcine. Elle est dite voie creuse sur le plan cadastral de 1804. On lui a aussi donné le nom de la rue des Cavées et de rue des Catacombes. En 1858 le conseil municipal de Montrouge lui a attribué le nom du maire de cette commune entre 1852 et 1859. La rue va du boulevard Saint Jacques à l'avenue René Coty et le passage du 34-38 rue Dareau à la rue de la Tombe Issoire.

26 août 2012

La petite histoire de nos rues (II)

Nous continuons notre petite promenade à travers les rues de nos quartiers, à la découverte de surprises et d'anecdotes parfois inconnues.

- Alésia,  rue et villa ( Petit Montrouge et Parc Montsouris)

La rue d'Alésia, ouverte en 1863, va de l'avenue Reille à la rue de Vouillé. Cette importante artère était déjà mentionnée sur des plans de 1730, sous le nom de chemin de la Justice, puis des Boeufs. La villa se trouve entre la rue d'Alésia et la rue des Plantes. Ouverte en 1897, elle s'est d'abord appelée villa Parquet. Le nom d'Alésia commémore le siège soutenu en 52, avant J.C dans cet oppidum par Vercingétorix; sa capitulation scella la victoire de César et la fin de la Gaule indépendante.

- Brézin - rue ( Petit Montrouge)

Reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine, cette voie ouverte en 1838 par l'Administration des hospices porte depuis 1844 le nom de Michel Brézin ( 1757 - 1828 ), industriel qui fit un important legs à cette institution et fonda l'hospice de la Reconnaissance à Garches.

- Brune - boulevard et villa ( Petit Montrouge et Plaisance)

Longue de 1600 mètres et large d'au moins 40, cette voie fait partie des boulevards des maréchaux. Elle s'étend de la porte de Vanves à la porte d'Orléans. Ancienne partie de la rue Militaire, elle a reçu en 1864 le nom du maréchal Guillaume Brune ( 1763 - 1815) assassiné à Avignon par les Royalistes. A proximité immédiate, au 72 de la rue des Plantes, se trouve la villa Brune, voie privée, ancienne impasse Camus qui jouxte la tranchée du chemin de fer de Ceinture.

- Campagne première - rue ( Montparnasse)

Ancien chemin de terre signalé au XVIIIe siècle sous le nom de ruelle du Montparnasse, cette rue commence à être bâtie en 1797. Le général Taponnier, propriétaire des terrains voisins, lui donna son nom actuel en commémoration de sa première campagne faite à Wissembourg en 1793.

- Cassini - rue (Montparnasse)

Attestée dès le XVIIe siècle, cette voie a porté le nom de rue des Deux Anges, rue Maillet, rue des Deux Maillets, rue des Charbonniers. Depuis 1790, sur proposition de l'astronome Lalande, elle porte le nom de Jean Cassini ( 1625 - 1712), fondateur de l'Observatoire de Paris et d'une lignée de savants qui dirigèrent cet établissement de père en fils de 1669 à 1794.

23 août 2012

La petite histoire de nos rues (I)

 Nous débutons aujourd’hui un panorama qui permettra aux habitants du 14ème de découvrir l’arrondissement et de flâner dans les rues des différents quartiers :

Rue de l’abbé Carton (Plaisance)

Ancienne rue Julie joignant la rue des Suisses à celle des Plantes, cette voie a été ouverte en 1931 et porte le nom de l’Abbé Carton (1815-1887), curé de l’église Saint Pierre de Montrouge et fondateur de l’hospice de Notre Dame de Bon Secours.

- Square de l’Abbé Migne (Petit Montrouge)

Au débouché de l’avenue René Coty, entre le boulevard Saint Jacques et l’avenue du Général Leclerc, ce square qui s’ouvre sur la place Denfert-Rochereau porte depuis 1981 le nom de l’abbé Jacques-Paul Migne (1800-1875), éditeur et imprimeur des Pères de l’Eglise dont les ateliers se trouvaient avenue du Maine.

-  Villa Adrienne (Petit Montrouge)    

Square ouvert en 1895, entouré de pavillons, doit son appellation au prénom de la fille du propriétaire des terrains sur lesquels il fut établi. Son entrée se trouve au 19 de l’avenue du Général Leclerc.

-  Rue de l’amiral Mouchez (Montsouris)

Entre l’avenue Reille et le boulevard Kellermann, cette voie classée en 1863 faisait partie du chemin de la Glacière, dont l’existence est attestée dès 1636. Elle conduisait au village d’Arcueil. Elle a pris en 1894 le nom de l’amiral Amédée Mouchez (1821-1892), marin et astronome qui fut directeur de l’Observatoire de Paris.

- Rue d’Arcueil (Montsouris)

Entre la rue de l’amiral Mouchez et le boulevard Jourdan, cette rue figurait sur le plan Roussel de 1730, comme le chemin menant de la barrière de la Santé au village d’Arcueil. Elle a reçu son nom actuel en 1877.

Documentation extraite de "Vie et Histoire du XIVe Ed. Hervas


21 août 2012

L'architecture moderne dans nos quartiers (1924-1930)

Après la première Guerre mondiale sont édifiées quelques réalisations architecturales dites "modernes" et qui sont toujours présentes dans différentes rues du 14ème.

14villaseurat08.jpgAinsi, André Lurçat né en 1892, sorti de l'Ecole des Beaux-Arts au moment où le "style international" s'est déjà formé, s'intègrera dans ce mouvement. Il y cherchera un développement moins dogmatique du vocabulaire fonctionnel et formel encore très rigide. La Villa Seurat montre les différents aspects de cette architecture dite moderne, appliquant les canons d'une esthétique avancée, conforme à l'éthique du "style international". Les plans et les proportions y sont très étudiés et les volumes précisément marqués.

Dans cette Villa, on trouvera un hôtel particulier construit en 1924-1925 au n° 3, ainsi que les autres hôtels particuliers aux numéros 1, 4, 8, 9 et 11. Au 14 rue Nansouty, l'hôtel particulier ou Villa Guggenbuhl a été construit entre 1925 et 1927. Ici Lurçat s'est affranchi du système propre au style international, car les volumes et les proportions de cet hôtel évitent toute sécheresse, les façades bien que modifiées en 1971 ont leur vigueur propre.

Le Collège néerlandais à la Cité U - Au 69 boulevard Jourdan, l'architecte hollandais M. Dudok a construit en 1927-28 le collège néerlandais de la Cité Internationale. Depuis 1915 cet architecte avait développé une oeuvre caractérisée par des oppositions de pleins et de vides et par des jeux subtils de plans horizontaux ou verticaux. Ce bâtiment fait apparaître des formes élémentaires tout en évitant la systématisation doctrinaire du modernisme. Aujourd'hui, il est en pleine rénovation.

Mallet-Stevens, rue Méchain - Robert Mallet-Stevens 1886-1945 s'opposa aux extravagances superficielles de l'Art Nouveau et sera l'un des principaux tenants du "style international". Il s'opposera à la rigueur cartésienne d'un Le Corbusier et développera un modèle d'architecture faite de subtilités, de plans et de volumes. Ainsi, l'on peut voir 7 rue Méchain la porte d'entrée d'un immeuble bourgeois.

Documentation extraite de : "Un siècle d'architecture moderne" 1850-1950 de Marc Emery - Paris, Horizons de France 1971.

 

15 août 2012

Un peu d'histoire : les premiers chemins de fer dans le XIVe

Au milieu du XIXe siècle, les terrains qui constitueront plus tard le 14e arrondissement, sont encoregare Denfert  Rochereau.jpg occupés par une population rurale. Les moulins à vent égaient toujours le paysage tandis que pépiniéristes, maraîchers et horticulteurs exploitent de vastes espaces nécessaires à leur activité.

C'est dans ce contexte que naît le premier chemin de fer, la ligne de la rive gauche. Inauguré le 10 septembre 1840, il unit Versailles à son terminus, l'embarcadère de la rive gauche, ( ancêtre de la gare Montparnasse), situé sur le bas de l'avenue du Maine, au-delà de la barrières du Maine.

Deuxième empreinte de la Révolution industrielle sur le futur 14e, la ligne de Sceaux ouvre en 1846. Son embarcadère, l'actuelle gare Denfert-Rochereau est, de nos jours, le plus ancien témoin de l'architecture ferroviaire parisienne du règne de Louis-Philippe.

27 juin 2012

Georges Brassens, un copain d'abord !

Impasse Florimont.JPGQui ne connaît l'impasse Florimond, située au niveau du 150 de la rue d'Alésia, là où Georges Brassens a passé de nombreuses années de sa vie ! C'est un site protégé qui a échappé jusqu'à présent à l'appétit vorace des promoteurs. Oui mais, pour combien de temps ?

A l'entrée de l'impasse, une plaque nous indique que ... Georges Brassens, habita cette impasse de 1944 à 1966. Il y écrivit ses premières chansons.

Un lieu, c'est toujours un symbole,  une sorte de carte d'identité, une mémoire qui résurgit soudainement. Vous êtes dans l'instant projeté à des dizaines d'années en arrière. C'est une machine à remonter le temps. Ainsi deimpasse Florimont plaque Georges Brassens.JPG l'impasse Florimond : vieilles maison basses, voie étroite. Au N° 9 une autre plaque a été apposée : Georges Brassens, Musicien et chanteur,  vécut dans cette maison de 1944 à 1966, Et que j'emporte entre les dents / Un flocon et les neiges d'antan... Cette plaque a été pensée et réalisée par le chanteur Renaud. Par ailleurs, afin de rappeler que de nombreux chats vivaient dans les parages, un potier a réalisé trois chats en terre cuite posés sur la gouttière.

Pendant la guerre G.Brassens fut requis par le Service du Travail Obligatoire ( STO ). Lors d'une permission il décida de ne pas retourner au camp de Basdorf.  Il fut recueilli par des amis de l'impasse ( Marcel et Jeanne Planche), et vécut là dans le plus grand dénuement, ne pouvant plus obtenir de tickets d'alimentation, compte tenu de sa clandestinité.

L'ambiance de l'impasse était chaleureuse. La maison comportait une étroite cour où tout le monde vivait, incluant chien, chats, canari, buse, tortue et la fameuse cane dont Brassens fit une chanson. Après la Libération, soutenu par Jeanne, il se lança dans la chanson; il évoquera cette époque de sa vie :  Chez Jeanne, la Jeanne/ Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu. On pourrait l'appeler l'auberge du Bon Dieu... Marcel mourut en 1965. Brassens alors, s'expatria dans le 15e, Villa Santos Dumont. Il regretta toujours la chambre d'où il voyait un bel arbre :  Je n'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre/ Je n'aurais jamais dû le quitter des yeux".

Nous, nous ne pouvons pas quitter un copain des yeux. Nous lui disons  simplement : "  Au revoir".

N.D.L.R  Documentation extraite du N°  d'octobre 2011 du journal de quartirer: Monts 14.

 

27 mai 2012

Vide-greniers rue Daguerre dimanche 3 juin 2012 de 8h00 - 17h00

L’assoVide-grenier rue Daguerre 3 juin 2012.jpgciation VILLAGE-DAGUERRE vous propose le dimanche 3 juin 2012 : un VIDE-GRENIERS RUE DAGUERRE (entre le Rue Boulard et l’Avenue du Maine)

Il reste encore encore quelques places pour tenir un stand et vous pouvez vous inscrire auprès du Cabinet PIERRE & GESTION (bureau fond de cour) : Mercredi 30 mai 2012 de 15h00  à 18h00 -

Nathalie.portmann@pierre-et-gestion.fr Contact/Réservation

   

26 mai 2012

Montparnasse en fleurs vu par Marie Belin

les acacias en fleurs place de Catalogne photo Marie Belin 2.JPGMontparnasse n'est pas qu'un ensemble minéral, Marie Belin sait saisir  la beauté de la végétation printanière dans ce quartier et nous offre de magnifiques  bouquets ! Tulipes au Jardin Atlantique photo Marie Belin.JPG

Ici, ce sont les acacias en fleurs de la place de Catalogne où vont pouvoir butiner les abeilles des ruches installées sur les toits des immeubles voisins...

Là, dans le jardin Atlantique, les jolies tulipes cultivées par Thomas du Centre d'Animation Montparnasse.

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand

15 avril 2012

Vide-grenier Place de la Garenne : Dimanche 15 avril, 8h-18h

place de la Garenne, vide-greniersCe grand vide-greniers de quartier qui se déroule pour la 5ème année place de la Garenne et dans les rues adjacentes va recevoir de 150 à 180 exposants particuliers, en majorité des habitants du quartier ou de Paris 14e et 15e limitrophe. Il s'étend de la rue Ste Léonie à la place Jean Pronteau, ce vide-greniers est entièrement piétonnier.

L'entrée est gratuite à partir de 8h. Pour accéder au vide-greniers, M°Pernety et prendre la rue Pernety ( accès par la rue Ste Léonie)
Contact organisateur : Tel 06 45 10 27 91 ou email eurotrade@free.fr
NB : Nous n'acceptons pas les stands alimentaires ou de professionnels. Ce vide-greniers est en exclusivité réservé aux particuliers habitant le quartier pour la vente de leurs affaires personnelles.

13 février 2012

Février 2012 au Jardin Atlantique à Montparnasse

Voici de très belles  photos de la dernière neige tombée ces jours-ci dans le jardin Atlantique à Montparnasse. Elles ont été  réalisées par Marie  Belin.

jardin atlantique,février 2012,photos marie belin,la voix du 14èmePour les voir en grand cliquez sur les images, d'autres photos cliquez sur lire la suite

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31 janvier 2012

La "Voie-Verte" ou la mémoire d'une rue

Qui se souvient aujourd’hui de la Voie - Verte ? Elle prenait naissance sur la rue de la Tombe Issoire, non loin du carrefour que celle-ci fait avec la rue d’Alésia. Autrement dit, elle se détachait à cet endroit de l’ancienne voie romaine reliant Lutèce à Orléans.

 La Voie-Verte est devenue après la Seconde guerre mondiale la rue du Père Corentin, franciscain assassiné par la Gestapo en juin 1944, comme indiqué sur les plaques bleues de cette rue. Rappelons rapidement les faits.

 L’un des Pères, Corentin Cloarec, est aumônier des « Résistants de la Place Denfert – Rochereau ». Fin juin 1944, la Gestapo connaît les noms du groupe. Le 28 juin au matin, deux jeunes français de l’Abwehr se présentent au couvent. Le père est absent ; ils reviennent et le portier sans méfiance, appelle le père et l’introduit avec les visiteurs dans un parloir. Soudain, ils déchargent leurs armes. Le père est blessé au ventre ; il a la force de se traîner au dehors du parloir et de rentrer dans le couvent. La police alertée arrive, mais les membres de l’Abwehr leur font comprendre qu’ils n’ont rien à faire ici. Il est 12 heures 15. Un allemand et un français, l’arme au poing, transportent le père chez un médecin de la rue Sarrette. Le père Corentin peut encore parler : « je leur pardonne et je meurs pour la France ». Jusqu’au lundi, le père est exposé à l’entrée du couvent. Les funérailles auront lieu le 3 juillet 1944. Six mille personnes y assistent. L’année suivante, la rue de la Voie-Verte deviendra la rue du Père Corentin.

Triste épisode en vérité. Mais la Voie-Verte quid ? Sans doute une évocation champêtre, propre à une époque où seuls quelques puits de carrier étaient disséminés sur un territoire encore peu urbanisé. On pouvait encore y apprécier l’aspect bucolique mais fortement bouleversé du paysage, celui-ci étant compris entre la rue de la Tombe Issoire actuelle et l’ancienne avenue d’Orléans.

Evoquer un lieu, c’est se souvenir, c’est imaginer la vie à travers quelques indices peu à peu effacés par le temps. C’est anticiper aussi ce que sera la ville dans cent ans, deux cents ans… Alors la Voie-Verte ? Un trait de mémoire abandonné sur le bord d’un chemin oublié.           R. Rillot

18 janvier 2012

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie (V )

Paris 14e Chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc façade.JPG En novembre 1904, Mère Marie de la Passion, fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie décède. Sa disparition fut douloureusement ressentie. Peu avant son décès, elle approuva les plans d’une future chapelle dédiée à Sainte Jeanne d’Arc et dont la première pierre sera posée le 2 juillet 1911. Cet édifice inauguré en septembre 1913 a été bâti dans le style néo-gothique et fut inspiré de la Sainte Chapelle. On peut remarquer que ses nombreux vitraux tamisent la lumière extérieure de la même manière que son modèle. (photo Ordifana75)

A cette époque, une manécanterie formée d’une cinquantaine de chanteuses prêtait son concours aux cérémonies religieuses. Le but était « d’élever l’âme de la jeunesse en lui enseignant le beau, que requiert la musique religieuse, et selon les règles du motu proprio, que Pie X promulgua en novembre 1903.

Ses membres étaient spécialement formés à l’étude du chant grégorien et au motet polyphonique. Le nom du compositeur Palestrina figurait souvent à travers les œuvres choisies. Sous la direction de Vincent d’Indy responsable des chœurs de la Scola Cantorum et des chantres de saint Gervais, les jeunes chanteuses assistaient à des manifestations musicales qui participaient à leur formation.

Toute cette époque allant de l’aube du vingtième siècle jusqu’à la veille de la guerre de 1914, sera, pour les Franciscaines Missionnaires de Marie, dominée par une atmosphère de travail et de la notion de service rendu à l’intention des plus pauvres et des déshérités du quartier. En 1914, de nouvelles missions apparaîtront lorsqu’il faudra s’occuper des réfugiés, des soldats blessés et partager avec eux toutes les angoisses propres à cette époque.

NDLR : documentation extraite du numéro 21 de la revue de la SHA du 14ème.

15 janvier 2012

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie ( IV )

Les murs étroits de la Salle d’œuvre recevaient des centaines d’adolescentes venues chercher principes d’épanouissement et de vie laborieuse. Chaque jour, des sœurs partaient vers les rives de la Bièvre pour y rencontrer familles démunies, vieillards, handicapés, malades, mourants. L’humble salle a vu de nombreuses dames bénévoles partager avec un grand dévouement et générosité, le travail socio-éducatif des religieuses.

Mais dans le grenier-dortoir, on vit aussi fonctionner une vieille machine typographique à bras, ancêtre d’une imprimerie qui se développera dans une nouvelle maison de l’Institut à Vanves. Des ébauches de divers artisanats eurent lieu : lithographie, photographie, maroquinerie, broderie, peinture, toutes branches qui devaient pendre leur essor à l’impasse Reille, beaucoup plus tard.

Construction 7, impasse Reille (1894 – 1896)   

Les pourparlers pour un changement de local marchaient bon train. Le 29 juin 1894, l’achat d’un terrain clos de murs eut lieu au 7 de l’impasse Reille. Le 1er novembre 1895, l’agrandissement du côté du «  petit bois » et de l’avenue Reille fut confirmé. Le 23 du même mois, l’autorisation de construire sur le terrain en culture maraîchère prit acte, terrain où l’existence d’anciennes carrières souterraines était connue. L’aménagement des lieux se fit peu à peu. La construction de la grande chapelle dura de 1910 à 1914. En 1896, le transfert des œuvres de la rue de l’Ebre s’effectua dans les nouveaux locaux de l’impasse Reille. En 1898, diverses œuvres fonctionnaient et peuvent se résumer comme suit

- Une Ecole Primaire comprenant deux classes : une pour le C.E.P, une autre regroupant 65 élèves de 7 à 13 ans.
- Une école enfantine de 100 à 150 élèves avec une manécanterie.
- Une Maternelle – plutôt garderie - , pour 40 enfants de 2 à 4 ans.
- L’Ecole professionnelle où étaient enseignées la coupe et la couture.
-Le Patronage florissant, rendait à la population du quartier des services très appréciés.
- Une colonie de vacances en Seine-et-Marne accueillait par roulement, une quarantaine d’enfants pour une période de trois semaines à un mois.

Dans ce quartier pauvre de la Glacière, deux sœurs faisaient le travail d’Assistantes Sociales. Il faut noter que les Sœurs de Paris, loin de se replier sur elles-mêmes, préparaient les départs pour l’Inde, la Birmanie, le Japon, les léproseries de Madagascar, attendant des nouvelles du Chensi, ravagé par la famine et la peste… L’adoration du Saint Sacrement était un point essentiel de leur Règle de vie.

N.D.L.R   Documentation extraite du N° 21 de la S.H.A du 14e

29 décembre 2011

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie (III )

franciscains,franciscaines de marieLes aspirations franciscaines de Marie de La Passion (voir note*)(Lire la note précédente)  eurent vite guidé son choix et l’autorisation de Mgr Richard obtenue facilement, il est décidé que la fondation se fera, non dans la maison confortable, mais dans la misérable demeure du quartier lointain. L’arrivée des sœurs est fixée au 29 septembre, fête de Saint Michel : dix jours après la toute première démarche : quelques semaines plus tard, la fondatrice souligne «  le dénouement héroïque » de la petite communauté parisienne. Et pendant dix années, les religieuses vivent là cette rude pauvreté. Et nombreux qui accourent vers cette source de charité, les pauvres se trouvant chez eux en franchissant la porte de la maison de sœurs aussi pauvres qu’eux.

Cependant le dénuement matériel n’était rien en comparaison de la misère morale du quartier, qu’il fallait aussi soulager.  Dès le mois de novembre 1886, l’abbé Rataud peut écrire «  qu’il suit avec le plus grand intérêt le développement de la jeune fondation » et il ajoute : «  je crois qu’une des raisons du succès de votre ministère dans ma paroisse est que vous vous y êtes établies dans la pauvreté…

-N.D.L.R.  Documentation extraite de la Revue N° 21 de la S.H.A. du 14e.

(*)Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839 à Nantes, en France, d'une noble famille chrétienne. Dès l'enfance, elle manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde. Elle réussit à obtenir de son père (sa mère étant morte récemment ) et de l' évêque de Nantes  la permission d' entrer chez les Clarisses de Nantes en 1860.

28 décembre 2011

La rue du Montparnasse illuminée

La rue du Montparnasse est une des rares rues du XIV bien illuminées pour les fêtes de décembre 2011. Voici les photos de Marie Belin qui nous la présentent

la rue du Montparnasse , une des rares rues éclairées du 14ème décembre 2011 photo Marie Belin.JPG

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18 décembre 2011

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie (I)

Depuis 1886, les Franciscaines Missionnaires de Marie ont vu leur implantation dans le quartier « Reille » évoluer au fil du temps. Ainsi, à cette époque, Mère Marie de La Passion qui avait fondé en 1877 l’Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie à Saint Brieux, cherchait une nouvelle implantation à Paris où les fréquents passages de missionnaires et les affaires nécessitaient un pied-à-terre. Venant de Bretagne en septembre  1886, elle rencontra Mgr Richard , Archevêque.

Franciscaines Marie.JPG

Or, par un concours de circonstances imprévues, le curé de Saint-Marcel de la Maison Blanche, l’abbé Rataud, rencontre la fondatrice dans le but de lui demander six ou sept religieuses afin de venir en aide à la population pauvre d’un quartier déshérité. A cet effet, il lui offre un ensemble de bâtiments vétustes et exigus dans la rue de l’Ebre, rue aujourd’hui disparue lors de l’arasement de l’îlot insalubre dit «  de la Glacière » , survenu à partir des années 1960. Là se trouvaient la chapelle Saint-Anne-de-la-Glacière, annexe de la paroisse. On y trouvait une écurie qui pouvait servir de réfectoire ; un grenier, au plancher vermoulu et à la toiture crevée qui servira de dortoir. Suit une petite cour d’entrée, entourée de quelques pièces et d’une grande salle qui  pouvait accueillir les œuvres futures . C’était tout ! (à suivre -lire la suite).

N.D.L.R Documentation extraite  du N° 21 de la S.H.A du 14e

13 décembre 2011

Les Statues du parc Montsouris : la mire de l'Observatoire

mire du mériridien de Paris au parc Montsouris.jpgCette stèle quadrangulaire, haute de cinq mètres environ, qui s'élevait jadis dans un champ est  aujourd'hui classée monument historique. Elle est un vestige de l'ancienne mire de l'Observatoire érigée en 1816. Elle servait de visée pour le réglage d'instruments méridiens, ainsi qu'on peut encore le lire sur la pierre du monument. Le nom de Napoléon Ier figurait autrefois sur l'édifice mais a été extirpé au burin par des opposants. Seule subsiste aujourd'hui l'inscription suivante : "Du règne de  ... Mire de l'Observatoire MDCCCVI ". Réalisée par Vaudoyer, la Mire rappelle que le méridien de Paris, calculée en 1667 et choisi comme Méridien origine jusqu'en 1911, passe par le Parc Montsouris. Depuis cette date, c'est le méridien de Greenwich qui joue désormais ce rôle.

Le Méridien de Paris passe au milieu de l'Observatoire, traverse le jardin du Luxembourg, l'Hôtel des Monnaies, la Comédie Française et passe sur la Mire du Nord, petite pyramide de pierres qui s'élève dans une propriété privée près du Moulin de la Galette, près la butte Montmartre.

montsouris,arago,méridien,mairie 14,paris 14e,lavoixdu14e.infoDepuis l'an  2000, neuf médaillons de bronze réalisés par Jean Dibbels, marquent également le passage du Méridien de Paris à travers le Parc Montsouris.  Ils portent le nom du physicien Arago. On en dénombre 135 dans Paris et  sur toute la trajectoire du méridien entre la Cité Universitaire au Sud et la Porte de Saint Ouen au Nord.

Quelques dizaines de mètres séparent la Mire de L'Observatoire de la plaque Arago du secteur, la position exacte du méridien ayant été calculée par GPS lors de l'installation des médaillons, précision de mesure inexistante lors de l'installation de la stèle au 19ème siècle.

23 novembre 2011

Les statues du parc Montsouris

paris 14e,montsouris,thomas paine,statue,lavoixdu14eThomas Paine,  Citoyen du Monde

L’intellectuel, pamphlétaire et révolutionnaire Thomas Paine, Citoyen du Monde (1737 – 1809). Anglais de naissance, Français par décret et Américain par adoption.

Réalisée par le sculpteur Borglum en 1938, cette belle statue dorée resta cachée durant toute la Seconde Guerre Mondiale. Elle ne fut érigée que le 29 janvier 1948 sur le trottoir du boulevard Jourdan, côté parc Montsouris, face au pavillon américain de la Cité Universitaire. Après avoir été enlevée de son emplacement d’origine suite aux travaux de rénovation des grilles de Montsouris à la fin des années 90, elle fut réinstallée à l’intérieur du jardin au début de l’année 2009.

paris 14e,montsouris,thomas paine,statue,lavoixdu14eColonne de la Paix Armée

Haute de huit mètres cinquante, la colonne de la Paix Armée fut réalisée d’après un dessin de l’architecte Paul Sédille. Elle est coiffée par un bronze de Jules Coutant, mesurant trois mètres cinquante, pesant 28 tonnes, réalisée en 1888. Elle s’élevait jadis, square d’Anvers dans le IXe arrondissement, mais suite à la construction d’un parking souterrain, elle fut transférée dans la perspective de l’avenue René Coty en 1984.

(Cliquez sur les photos pour agrandir)

22 octobre 2011

Le Palais du Bardo au Parc Montsouris

bardo,palais du bardo,paris 14e,lavoixdu14e.info,météorologie nationaleJusqu’en 1991, le Parc Montsouris abrita le Palais du Bardo, reproduction à une échelle réduite de la Résidence d’été des Beys de Tunis. Celle-ci figura dans la section tunisienne de l’Exposition Universelle de 1867 organisée au Champs de Mars, comme spécimen du style architectural mauresque.
Une fois l’exposition terminée, la ville de Paris acheta au Baron Jules de Lesseps pour la somme de 150 000 francs or, cette reproduction que des ouvriers tunisiens remontèrent en quatre mois sur la partie la plus élevée du Parc Montsouris, dans la perspective de l’avenue René Coty.

Ce bâtiment qui était destiné à servir de logement au personnel de l’Observatoire bardo,palais du bardo,paris 14e,lavoixdu14e.info,météorologie nationalechargé de l’étude du climat parisien, eut à souffrir du siège puis de la Commune de Paris. Après une restauration en 1872, on en fit un observatoire météorologique que Marié Davie dirigea jusqu’en 1886. En 1876 on y ajouta un service consacré à l’étude des eaux, et à partir de 1893, on y fit des analyses chimiques et bactériologiques de l’air de la capitale. A partir de 1947, les statistiques des données climatiques de la Ville de Paris y furent suivies. En 1974, les services de la Météorologie Nationale furent transférés dans un petit bâtiment moderne construit à l’ouest du Palais.

 Le Palais du Bardo qui était classé au Registre des Monuments Historiques devait être restauré dans les années 80 pour abriter un Musée tunisien, mais il fut détruit par un incendie en mars 1991, ce qui détermina sa disparition définitive peu après cette date.

Cliquer sur les images pour les voir en plus grand

18 octobre 2011

Le maréchal Brune et son boulevard

Les "boulevards des Maréchaux" qui limitent la frontière du Paris "intra muros" actuel, évoquent les guerres du Ier Empire ; celles-ci ont contribué à donner à notre pays, une épopée à la fois prestigieue mais aussi malheureuse, et à plus d'un titre négatives pour la renommée de la France.

De l'Espagne à la lointaine Russie, les armées de Napoléon se sont élancé dans des aventures toujours plus meurtrières, et les maréchaux, la plupart issus de la Révolution, y ont su développer leur talent de stratèges. Ainsi, du maréchla Brune.

Jusqu'en 1919, paris 14e,lavoixdu14e.info,marechal brune,brune,révolution,napoléonil faut rappeler qu'un boulevard militaire (belle photo de Atget, ici Porte d'Orléans, cliquez pour agrandir) ceinturait Paris en suivant les fortifications érigées par Thiers en 1842, et ce sur plus de 37 kilomètres. Leur disparition programmée après la Première Guerre Mondiale, fut à l'origine de la construction sur les terrains libérés de nouveaux quartiers où s'élèveront des logements H.L.M. paris 14e,lavoixdu14e.info,porte d'orléans,marechal brune,brune,révolution,napoléonLes portes d'Orléans et de Vanves verront ainsi  l'édification d'immeubles modernes à partir des années 30. Mais "quid" du maréchal Brune ?

 Guillaume Brune est né le 13 mai 1763 à Brive, d'une famille de juristes. Sa carrière est toute tracée, il sera magistrat. Mais, envoyé à Paris pour suivre des études, il préfère fréquenter les salles de jeux, où il perd énormément d'argent. Il finit par devenir ouvrier typographe. La Révolution le transforme en pamphlétaire : il achète une petite imprimerie, et s'inscrit au Club des Cordeliers où il rencontre Danton et Desmoulins. Heuresement pour lui, il ne s'est pas mêlé aux massacres de Septembre et il rejoint la garde nationale de Seine-et-Oise. Adjudant major en décembre 1791 à l'armée de Belgique, il devient général le 18 août 1793

En 1791, il entre à lparis 14e,lavoixdu14e.info,marechal brune,brune,révolution,napoléona garde nationale de Paris puis au 2ème bataillon de volontaires de Seine et Oise. Le 13-Vendémiaire, il participe à la répression de l’insurrection royaliste, aux côtés de Barras et du général Bonaparte. Il est nommé en Italie et est présent à Rivoli (14 janvier 1797) ; il est promu général de division en 1797, et placé à la tête de l’avant-garde.

Après une brève mission en Suisse, le Directoire le nomme commandant de l’armée de Hollande. Le 19 septembre 1799, Brune vainc les forces russo-anglaises à Bergen. Cette victoire lui vaut d’être nommé commandant en chef de l’Armée de l’Ouest avec mission de pacifier la Vendée. Peu après, les chefs Chouans signent un traité de paix. En août 1800, Brune part remplacer Masséna à la tête de l’Armée d’Italie.

En 1802, Bonaparte, Premier Consul, commence à réunir tous les pouvoirs ; il éloigne ce républicain convaincu en le nommant ambassadeur en Turquie, mais il l’inclut dans la liste des maréchaux de 1804. L’année suivante, Brune, revenu en France, est général en chef de la future Grande armée réunie à Boulogne. En 1806, il est gouverneur des villes hanséatiques.

Lors de la campagne de Prusse en 1807, il s’empare sans coup férir de Straslund. Toutefois, au lieu de louanges, il s’attire les foudres de l’Empereur car dans la convention passée ensuite avec les Suédois, il parle de l’Armée française et non de l’Armée de Sa Majesté Impériale et Royale. Napoléon l’écarte définitivement.

Dès le 1er avril 1814, Brune signifie son accord au gouvernement provisoire. Il se rallie aux Bourbons, qui rechignent pourtant à accepter ses services. Brune les propose alors à Napoléon, quand celui-ci revient de l’île d’Elbe, en 1815. Il est nommé pair de France pendant les Cent-Jours. A la seconde Restauration, il se rend à Paris pour faire à nouveau acte d’allégeance au nouveau pouvoir quand il est reconnu dans les rues d’Avignon par des Royalistes, qui l’attaquent et l’assassinent. Son corps est ensuite jeté dans le fleuve sans autre forme de procès.

  A Sainte-Hélène, dans le Mémorial, Napoléon dira de lui : "C'était un déprédateur intrépide, et j'ai eu tort de ne pas me confier au maréchal Brune en 1815, il connaissait tous les vieux de la Révolution, il m'aurait organisé facilement 25 000 ou 30 000 fédérés qui eussent dominé la défection des chambres."

Et l'appréciation de Napoléon à Sainte-Hélène:
«Je rends justice au maréchal Brune; il a bien fait en Hollande; la bataille d'Alkmaar a sauvé la République d'un grand péril».

09 octobre 2011

En descendant le boulevard (VII ) - ( Fin) -

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard( Voir la note précédente) Nous continuons notre promenade pour évoquer les multiples aspects du boulevard Raspail à partir du numéro 250, où se situe l’Ecole des Assistantes Sociales et Infirmières visiteuses. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Au 240 – 242, voici l’Académie Raspail, située au fond de la Cité Nicolas Poussin. Puis, nous approchons du  boulevard Edgar Quinet. A l’angle se situe le « Café des Arts », la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluarddénommé avant la dernière guerre : « Aux Quatre Sergents » (de la Rochelle) ; ceux-ci sont enterrés dans le cimetière tout proche. En face, le café brasserie : « le Raspail Vert » a remplacé celui portant l’enseigne : « Aux Grands Hommes » (il s’agissait d’Edgar Quinet et de Raspail).la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard

Continuons. Au 230, une plaque indique que le poète Pierre Seghers a vécu ici de 1944 à 1987. Il y avait sa maison d’édition, rendue célèbre par la parution en format de poche de nombreux poètes contemporains, sous l’appellation : « Poètes d’aujourd’hui », dont le premier numéro sera consacré à Paul Eluard. Plus de 280 titres paraîtront sous cette appellation. Rappelons ici, quelques étapes de sa vie .Il est né en 1906. Durant la Seconde Guerre, il en entre en résistance avec la revue : «  Poètes Casqués », dont le premier abonné sera Aragon. Plus tard, il ouvrira ses collections au cinéma, aux philosophes et aux savants, aux musiciens, à la chanson  (« Poésie et chanson »). En 40 ans d’édition, il publiera plus de 400 monographies et 2000 poètes du monde entier.

Au 228, le trottoir voit soudain son niveau s’affaisser par quatre marches d’escalier. Cela peut surprendre le flâneur qui rêve un peu… Nous sommes ici sur l’ancien niveau du Mont Parnasse. Au 218, l’immeuble arbore au-dessus de la porte d’entrée le numéro 20, ancien numérotage qui débutait à partir du boulevard Montparnasse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardAu passage, signalons la disparition du cinéma «  Raspail », au 216, qui était très fréquenté dans les années 60 et où étaient présentés de nombreux films d’art et d’essai.

Trois immeubles mitoyens apparaissent au 214. C’est le recteur Paul Appell qui la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardles inaugura en 1924 .Il s’agit de la Maison des Etudiantes. Madame Paul Appell a été présidente de la Société Universitaire des Amis de l’Etudiante. Au 208, le « Café du Gymnase » s’appelait « le Pélican » aux beaux temps des « Montparnos ».

De 1829 à 1877, s’ouvrait au niveau du 206, un vaste terrain consacré au marché aux fourrages, et qui s’étendant dans l’axe de la rue Huyghens, allait jusqu’au boulevard Edgar Quinet. En 1866, le percement du boulevard Saint Marcel dans le 13ème,  fit transférer ici le marché aux bestiaux du boulevard de l’Hôpital. Le 23 septembre 1870, le marché est déplacé à la Villette. En 1875, se tient ici, tous les dimanches, un marché aux chiens. Le 7 juillet 1877, le marché aux fourrages se retrouve à Montrouge, tandis que le marché aux chevaux se dirigera sur les abattoirs de Vaugirard…

Nous pouvons maintenant conclure,  en évoquant un autre aspect de ce secteur, en particulier celui de la rue Huyghens, où la proximité de l’Académie de la Grande Chaumière (rue de la Grande Chaumière), attirait la présence de modèles féminins qui étaient pour la plupart de nationalité italienne. Mais la guerre de 14-18 mit un terme à cette présence, l’ambassade d’Italie ayant exigé leur disparition.

Nous espérons vous avoir intéressé par notre promenade. Il ne tient qu’à vous d’en apprécier le parcours en flânant, promeneur léger mais attentif, inspiré par la nostalgie des ombres du passé et  de celles encore inconnues du futur…

 N.D.L.R..  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

01 octobre 2011

En descendant le boulevard (VI)

(Lire la note précédente) Le territoire de la commune de Montrouge s’étendait jusqu’au « Grand Cours »  (actuel bd. du Montparnasse). L’annexion du 1er janvier 1860, sous le Second Empire d’une partie des territoires  des communes suburbaines, entraîna la démolition du mur des Fermiers Généraux. Aussitôt, le boulevard qui nous concerne, vit sa largeur repoussée à 70 mètres. Cette allée plantée d’arbresla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux, vit alors l’apparition de la fête foraine, dite plus tard «  du Lion de Belfort ». Mais en 1895, on aligna la largeur du boulevard sur celle de la partie nord, plus étroite, à 38m 40. Ainsi, les terrains longeant le cimetière situé plus à l’ouest, furent lotis par la construction d’imposants immeubles  de style haussmanien( N° 234 à 286) et la fête foraine transférée sur le boulevard Saint Jacques tout proche.

(Cliquez sur les images pour arandir) Nous voici à la hauteur de la rue Victor Considérant, tracée sur une partie du cimetière désaffecté      entre 1887 et 1895. V. Considérant était un ami de Raspail. Il fut l’adepte de Fourrier et député «quarante-huitard ». Il fut banni de France de 1849 à 1869.

Puis, en descendant le boulevard en direction des stations de métro Raspail et Vavin, nous rencontrons une série d’immeubles « haussmaniens » au confort « bourgeois ». Au 278, s’installa au début de 1913, la revue mensuelle illustrée : «  les Soirées de Paris » dont le directeur était Guillaume Apollinaire et Jean Cérusse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxAu 276, le sculpteur Derré sculpta en 1905 trois bas-reliefs représentant , l’Amour, la Maternitéla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux et la Mort. L’immeuble sis au 270, à l’angle de la rue V. Schoelcher, a été primé en 1889 pour  l' heureux  accord réalisé entre la  pierre  et  la   brique. Juste à côté, au 268,  la galerie d’art «  Camera Obscura » présente régulièrement des œuvres de peintres et de photographes contemporains.

Puis, à partir du 254, les bâtiments de l’ESA  apparaissent. Il s’agit d’une école d’architecture fondée en 1865 par Emile Trélat, avec l’appui de la princesse  Mathilde et de la Famille impériale. la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxEn 1868, cette école délivrait son premier diplôme. Etablissement libre, son enseignement etait plus technique qu’aux Beaux Arts. Dans la cour de l’école, signalons quelques colonnes  et leurs chapiteaux  provenant du Palais des Tuileries, démoli après l’incendie de la Commune. Sur le même terrain, un batiment verre et métal abrite l'école d'art Camondo et une extension de l'ESA.la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux

Dans un prochain chapitre, nous terminerons notre promenade du boulevard en direction du carrefour Vavin-Montparnasse. (Lire la prochaine et dernière note)

-N.D.L.R. Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

28 septembre 2011

Montparnasse au temps d'Apollinaire (juin 1914)

apollinaire.jpg(Apollinaire, blessé, dessiné par Picasso) Dans le numéro de Paris-Journal daté de juin 1914, Apollinaire faisait une présentation du quartier Montparnasse, dont nous nous faisons l’écho en diffusant de larges extraits des lignes écrites par le poète :

… «  Montparnasse d’ores et déjà remplace Montmartre. Alpinisme pour alpinisme, c’est toujours la montagne, l’art sur les sommets. Les Rapins ne sont plus à leur aise dans le Montmartre moderne, difficile à gravir, plein de faux artistes, d’industriels fantaisistes et de fumeurs d’opium à la flan.

 A Montparnasse, au contraire , on trouve maintenant de vrais artistes, habillés à l’américaine. Quelques uns d’entre eux se piquent le nez à la coco. Mais, ça ne fait rien, les principes de la plupart des Parnassois ( comme on les appelle pour ne pas les confondre avec les Parnassiens) sont opposés à l’ingestion des paradis artificiels quels  qu’ils soient.

Que voilà un pays agréable où tout ciel est pour l’usage externe du plein air et des terrasses : celle des Lilas où dominent Paul Fort, Charles Guérin, Flandrin, Mme Marval… celle de la Rotonde où l’on voir Kisling, Max Jacob, Rivera, Friesz… celle du Dôme où se tiennent Basler, Goetz, Pascin… Celle du petit Napolitain où se rafraîchissent Chirico, Modigliani… celle enfin du Versailles où reviennent Marquet, Benoni-Auran, etc…

C’est de la région dont les cafés sont les oasis , que « Montparnasse » veut  être l’organe, gazette hebdomadaire où l’art et la littérature trouvent leur compte et que dirige notre ami Paul Husson…

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 Août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918. 

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 21 de la S.H.A. du 14E.     

27 septembre 2011

Le boulevard Raspail lorsqu'il s'appelait le boulevard d'Enfer (V)

(Lire la note précédente ) Sous  Louis XV,  la route d’Orléans ( actuelle avenue du Général Leclerc), drainait tout le trafic vers le sud. La rue d’Enfer ( actuelle avenue Denfert-Rochereau), était étroite et peu propice à l’écoulement du trafic. Aussi avait-il été décidé de rejoindre le « Grand Cours » ( actuel boulevard du Montparnasse) par un boulevard prenant son départ à la nouvelle Porte de Paris, sise sur la place actuelle de Denfert-Rochereau. Les terrains traversés appartenaient dans leur majorité en 1772 , à « la Ferme du pressoir ». Ils étaient constitués de champs, jardins, vignobles, le tout parsemé d’excavations faites par les carrières ; de rares maisons étaient reliées entre elles par des sentiers. Ici, il faut citer un vieux chemin carrossable qui, partant de l’ancienne porte Saint Michel ( Carrefour du Bd. St Michel – Ecoles des Mines aujourd’hui) traversait la rue Notre-Dame des Champs après avoir longé les Chartreux, puis la rue Joseph Bara, et  le cours du Montparnasse. Les rues Auguste Mie et la rue Raymond Losserand ( ex chemin de Vanves) se trouvent les héritières de cet antique chemin de Paris vers la forêt de Clamart… Dans le cimetière  du Montparnasse, dont la réalisation avait été décidée en 1804 et seulement réalisée en 1824, on aperçoit la tour d’un vieux moulin situé sur le parcours de ce chemin, lieu où se retrouvaient au 18ème siècle, les collégiens de Louis-le-Grand et ceux de l’Oratoire, situé rue d’Enfer.

Signalons que sur le nouveau boulevard, fut inauguré en 1772, le «  théâtre Montparnasse », premier du genre, qui, disparu sous le Ier Empire, fut réinstallé en 1817, rue de la Gaîté.

LV-DenfertRochereau-3712b.jpg(la Barrière d'Enfer - cliquez) En 1786, s’élèvent l’enceinte et les barrières des Fermiers Généraux (… ce mur murant Paris qui rend Paris murmurant !)  Celles-ci empruntent le boulevard de Montrouge ( actuel Bd. Edgar Quinet) et le Bd. d’Enfer (actuel Bd. Raspail). En 1787, deux pavillons symétriques seront construits par Charles-Nicolas Ledoux à la barrière d’Enfer. Enfin en 1791, notre boulevard reçoit le nom officiel de Boulevard  d’Enfer. Dans un prochain article, nous descendrons le boulevard, côté des numéros pairs. A bientôt ! (Lire la note suivante)

- N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

22 septembre 2011

Avis aux chineurs ! Brocante vendredi 23 septembre de 7 h à 13 h aux Puces de Vanves et vides-greniers les 24 et 25 septembre

Brocante exceptionnelle  vendredi 23 septembre de 7 h à 13 h aux Puces de Vanves (Av Marc Sangnier, av Georges Lafenestre) 75014 Paris
200 Brocanteurs habitués du marché ou venant de toute la France déballeront leurs récentes trouvailles au Marché aux Puces de la Porte de Vanves
Accès : sortie périphérique Porte de Chatillon ou Porte de Vanves
Métro : Porte de Vanves
Autobus : 58, 95 Tramway T 3, Velib

Vide -greniers samedi 24 septembre 6h-18h place Jacques Demy
80 exposants particuliers et pros.   Horaires 6h / 18h  Gratuit  
http://www.francebraderie.com/   Contact/Réservation
Place Jacques Demy, place du Marché ( rue Mouton-Duvernet) à 50 mètres de la Mairie du 14ème
Métro Mouton Duvernet   

Vide -greniers de la Tombe Issoire  Dimanche 25 septembre 2011 de 8h à 18h.
Place au croisement rue de la Tombe Issoire / rue d'Alésia / rue Sarrette
M° Alésia, Bus 62 ( Alésia Tombe Issoire )
Habitants du quartier ( Particuliers ) 150 stands.
http://Www.monvidegreniers.fr/

19 septembre 2011

Raconte-moi ton 14ème : rallye pédestre et conférence jeudi 22 septembre à la mairie.

Jeudi 22 septembre, est organisée une soirée visite-conférence qui comporte

- Un rallye pédestre autour du patrimoine du quartier. Rendez-vous est donné à 17h45 sur le parvis de la Mairie. Détails, décors, recoins, laissez-vous guider  et partez à la découverte des richesses du XIVème. !

-  A partir de 19h, salle des mariages : Conférence « Raconte moi ton 14e » animée par l’association Culture et Patrimoine et la Société Historique et Archéologique du 14eoù plusieurs intervenants vous raconteront « leur XIVème arrondissement. » - M. Koltirine (président de l’association Culture et Patrimoine et rédacteur en chef de la revue Paris Patrimoine)- M. Viaud (président de la société d’Histoire et d’Archéologie du XIVème arrondissement.- M. Gazet (membre de l’association SOS PARIS et réalisateur de films sur le patrimoine)

Entrée libre. Mairie, 2 place Ferdinand Brunot. 

Renseignements : http://www.culture-et-patrimoine.com/

17 septembre 2011

Les Carrières-Catacombes dans le XIVe

Depuis l’époque romaine, les bancs de calcaire situés sur la rive gauche de la Seine ( Montagne Sainte Geneviève, et site des arènes de Lutèce ) avaient été exploités  à ciel ouvert, pour fournir de la pierre destinée aux constructions civiles et religieuses. Au Moyen Age, afin de préserver le sol agricole situé au-dessus, l’exploitation s’enfonce dans le sous-sol. Ainsi naissent peu à peu des couloirs  et les excavations correspondantes à l’exploitation des bancs de calcaire.

Au XVe et XVIe siècles, voleurs et coupe-jarrets infestaient les communes de la banlieue sud : Arcueil, Gentilly et Montrouge, se cantonnant dans les ruines du château de Bicêtre. Sous François Ier, des bandes de mercenaires, débris des armées d’Italie après la défaite Pavie  en 1525, se répandent dans les vastes carrières de Montrouge et de Montsouris.

paris 14e,lavoixdu14e.info,catacombes,denfert rochereau On sait que ces carrières sont devenues les Catacombes de Paris, vers la fin du XVIIIe siècle, alors qu’il devenait nécessaire de supprimer  du centre de Paris, les cimetières qui ceinturaient les églises de l’époque. Plus de 6 500 000 corps ont ainsi été évacués, surtout de nuit  puis  répartis dans les vastes excavations des anciennes carrières.

Singulière curiosité sont les escaliers qui permettent d’y accéder. Dans le Paris-Souterrain de M. Gérard, auteur d’une magistrale histoire des carrières, il est fait état dans le XIV°, de onze escaliers qui permettent de pénétrer dans les dites Catacombes. Le plus profond est avenue Reille ; il compte 117 marches… Par ailleurs, au 21bis de l’avenue du président Coty, existe un singulier puits par lequel sont jetés les ossements provenant d’anciens cimetières parisiens ou de tombes abandonnées dans les cimetières actuels.

Ainsi, sous nos pieds, le passé  de l’Histoire parisienne continue de témoigner de l’intarissable présence de l’homme au cours des siècles, et ce n’est pas fini…

N.D.L.R.  Documentation  extraite du N° 23 de la Revue de la S.H.A. du 14e

16 septembre 2011

Journées Européennes du Patrimoine 2011 dans le 14ème samedi 17 et dimanche 18 septembre dans le 14ème

patrimoine,paris 14e,lavoixdu14e.info,observatoire,chana orloff,coupoleDes  nouveautés sont proposées comme un rallye pédestre, des découvertes à thème comme le centre hospitalier Sainte Anne avec des conférences..., la Cité Internationale Universitaire et en particulier le collège d' Espagne, puis des visites exceptionnelles comme l' hôtel de Massa- Société des gens de Lettres « folie »XVIIIème siècle transportée des  Champs- Elysées  qui présente aussi une tapisserie étonnante représentant de grands patrimoine,paris 14e,lavoixdu14e.info,observatoire,chana orloff,coupoleécivains français du 19ème siècle et une collection de meubles art déco..., l'Observatoire de Paris (visite qui a  un grand intérêt scientifique), les ateliers de Chana- Orloff (Atelier-résidence en béton armé du sculpteur Chana Orloff (1888-1968) dans la Villa Seurat marqué par la présence de cette grande artiste), la Coupole, célèbre restaurant des années folles, la maison du Fontainier, l'Entrepôt (bâtiment industriel transformé en lieu culturel), le cimetière Montparnasse, les églises Notre -Dame du Travail, Saint Pierre de Montrouge et Notre-Dame du Rosaire et la chapelle du couvent des Franciscains...

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand . Pour avoir le programme détaillé des visites, cliquez sur lire la suite

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14 septembre 2011

En remontant le boulevard(IV)

(Lire la note précédente) Nous arrivons enfin sur les terrains de la « Maison Marie-Thérèse », nom donné en mémoire de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI. par madame de Chateaubriand qui ouvrit ici une infirmerie destinée à l’origine aux prêtres âgés. medium_infirmerie.jpgCette infirmerie fut léguée plus tard à l’archevêché de Paris, tandis que le couple Chateaubriand y vécut de 1826 à 1838. Après la Grande Guerre, l’archevêché céda une partie du terrain à un groupe d’intellectuels de la colonie américaine qui fonda en 1928 au 261, « l’American Student Club » qui comportait salon, bibliothèque, gymnase, piscine… Mais ce Centre fut remplacé en 1994 par une nouvelle construction due à l’architecte Jean Nouvel, où s’établit la « Fondation Cartier pour l’art contemporain ». Le bâtiment s’inscrit au mieux dans l’environnement, car il joue sur les transparences. Jardin, salles d’exposition, étages supérieurs, sont traversés par la lumière omniprésente. Cela donne à l’ensemble une légèreté particulièrement harmonieuse dont beaucoup de bâtiments contemporains  devraient pouvoir s’inspirer.infirmerie marie-therese,chateaubriand,paris 14e,lavoixdu14e.info

4246984997.jpgPrécisons que l’infirmerie Marie-Thérèse (photo) a gardé aujourd’hui son caractère d’accueil pour les prêtres âgés qui trouvent ici la sérénité nécessaire à une retraite  paisible.

Plus loin, au 231, et sur un terrain qui appartenait à l’Infirmerie, s’est édifié l’immeuble de la Direction de l’Aéroport de Paris.

Enfin, à l’angle du boulevard et de l’avenue Denfert-Rochereau ( ex rue d’Enfer ), était un café, disparu depuis. Entre 1860 et 1890, un petit marché aux fleurs fonctionnait là, tandis que jusqu’en 1914, un marché hebdomadaire aux oiseaux s’y était établi.

Ici se termine notre promenade au cours de laquelle nous avons parcouru 780 mètres… Dans un futur proche, nous entreprendrons la descente du boulevard, côté des numéros pairs, pour faire de nouvelles découvertes, accompagnées de nouvelles surprises!  (Lire la note suivante)

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

12 septembre 2011

En remontant le boulevard(III)

Voici le troisième volet de notre découverte du boulevard Raspail.  (lire le précédent)

LyceeJeanQuarré.jpgNous sommes au niveau du 231, devant la vaste façade d’un bâtiment récent (le lycée hôtelier Jean Quarré), qui a remplacé l’ancien lycée technique Raspail, lui-même déménagé près de la porte Didot. Il avait pris la suite de l’Ecole Professionnelle de St Ouen, déménagée après avoir été sinistrée durant la deuxième guerre mondiale.

Il faut dire que ce lieu a subi de nombreuses modifications depuis longtemps. Ainsi, en 1855, fonctionnait ici un des dépôts de la « Compagnie des petites Voitures », absorbée en 1894 par la « Compagnie Générale des Voitures à Paris », qui créa entre 1920 et 1924 une douzaine de garages pour les 1500 taxis qu’elle possédait en 1929. Il est probable que cet immense terrain d’angle était à l’origine propriété de l’horticulteur Noisette dont l’adresse était au 51 Bd. d’Enfer.

Aux heures fastes de Montparnasse, on trouve à cet  endroit du boulevard, un lieu où s’implanta en novembre 1923, la « Sorbonne Montparnassienne » qui avait pour nom vérItable : « l’Académie du Caméléon », laquelle venait du 146 du Bd du Montparnasse. Cette Académie prétendait devenir une Maison des intellectuels. Elle éditait un bimensuel : Paris-Conférences ; l’expérience dura  cinq ans puis disparut.

Vint ensuite en 1930, un vaste édifice en béton qui devait être le « Salon Parnasse », composé d’un vaste hall entouré de galeries superposées en gradins. Mais l’expérience échoua et le bâtiment devint le lycée technique Raspail, cité plus haut.

paris 14e,lavoixdu14e.info,raspail,jean quarrAujourd’hui, un square fait l’angle avec la rue Campagne Première. Il est dédié au peintre Yves Klein, qui avait son atelier au 9 de cette rue, tandis qu’il habitait au 14.

Traversons cette dernière. A l’angle du boulevard, existait une petite maison de faubourg où vécut quelque temps dans une chambre misérable, Arthur Rimbaud accompagné de Verlaine.  De nos jours, un restaurant «  le Duc » a pris la place, remplaçant un restaurant-dancing, le « Normandy », symbole  éteint de la vie artistique de l’avant-guerre.

Au 247, s’ouvre le passage d’Enfer, seule appellation subsistant  de l’origine. Ce passage existait déjà en 1808. Les maisons basses et les pavés inscrivent leur nostalgie dans un lieu qui  a gardé son charme presque champêtre d’une autre époque.

Enfin, pour clore provisoirement notre promenade, au 253, il y avait l’impasse Sainte Elisabeth, devenue après son prolongement jusqu’au boulevard Montparnasse, la rue Boissonade, savant helléniste qui vécut de 1774 à 1857. (Lire la note suivante)

N.D.L .R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.