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23 décembre 2009

Là-haut sur la montagne....etc

Je lis régulièrement la Voix du 14ème. Que de nouvelles de mon cher 14è!

Je suis une des membres de l'équipe de rédaction mais je me suis installée à Argelès depuis quelques mois. On m'a suggéré d'envoyer des textes...Alors je me suis mise à décrire les variations du paysage d'ici et les pensées d'une nouvelle arrivante.

Enfin, je rappelle que la seule rue intitulée " de Bigorre" se trouve quand même, je vous le donne en mille: dans le 14è, et que la Gare Montparnasse conduit direct à Argelès, sous-préfecture des Hautes-Pyrénées (train et car SNCF). Olé!

Marie- Josée Carita

27 juillet 2009

Léopold Sedar Senghor

Léopold Sedar Senghor a résidé dans le 14e à la Cité Internationale Universitaire de 1931 à 1934 (la Fondation Deutsch de la Meurthe). et à ce titre, il convient de rappeler, pour nos lecteurs,   les différentes  étapes de son passage  dans notre  arrondissement.

senghor.jpgLéopold Sedar Senghor est né le 9 octobre 1906 à JOAL, pittoresque village de la Petite Côte au sud de Dakar (115 km). Un village surprenant avec ses vieilles maisons à étages, ses cocotiers, ses "tanns" (grandes étendues de terre séchée) et des montagnes de coquillages surmontées de baobabs centenaires.

Senghor est issu d’une famille de commerçants catholiques de l'ethnie sérère. Sa première idée est de devenir prêtre pour pouvoir "travailler à l'émancipation de sa race". A 20 ans, il entre au lycée de Dakar, puis prend le bateau pour Paris en 1928.

Seul, exilé, il prépare Normale Supérieure en khâgne à Louis-le-Grand. Il rencontre Georges Pompidou qui restera toujours son ami. Devenu le premier agrégé africain de grammaire, il enseigne le français. «Je déchirerai, écrit-il, le rire Banania sur tous les murs de France» A la même époque, il se lie avec Aimé Césaire et Léon Damas. Avec Aimé Césaire, il lance la revue «L’étudiant Noir». Il y ébauche ses premières définitions de «la négritude». "Objectivement, la négritude est un fait : une culture. C’est l’ensemble des valeurs économiques et politiques, intellectuelles et morales, artistiques et sociales non seulement des peuples d’Afrique Noire, mais aussi des minorités noires d’Amérique et d’Océanie».

Senghor devient Président de la République du Sénégal le 20 août 1960.

Président d’un Sénégal indépendant. Une véritable indépendance avec un Président et un Président du Conseil Mamadou Dia. Cette répartition des tâches n’a duré que jusqu’en décembre 1962. Une nouvelle constitution est déclarée et approuvée le 4 mars 1963. Au terme de 20 années à la tête du Sénégal, Senghor abandonne volontairement le pouvoir le 1er janvier 1981. Conformément à la constitution, c’est Abdou Diouf, le Premier Ministre, qui devient Président. Sept ans après, le 28 janvier 1988, Abdou Diouf est réélu au suffrage universel.

Léopold Sedar Senghor était un grand poète.

«Chants d’Ombre», «Ethiopiques», «Lettres d’hivernage" et beaucoup d’articles parus dans «Présence Africaine». Senghor, quant à la nature de l’être, se réfère explicitement à Teilhard de Chardin "tendre vers le plus être".

Extrait de «Chants d’Ombre» : …«Femme nue, femme noire, gazelle aux attaches célestes, les perles sont des étoiles sur la nuit de ta peau… A l’ombre de ta chevelure s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux» …

«Des chants d’oiseaux montent lavés dans le ciel primitif»…

«L’odeur verte de l’herbe monte»….

«Ecoute le bruissement blanc et noir des cigognes à l’extrême de leurs voiles déployées»…

«Ecoute le message de l’Afrique lointaine et le chant de ton sang !»…

Il fut élu à l’Académie Française en 1984, à l’âge de 78 ans.

Léopold Sedar Senghor est mort le 20 décembre 2001 en Normandie où il s’était retiré. Il a été enterré le 29 décembre 2001 à Dakar.

Marie-Chantal Belin

«Œuvres poétiques» Coll. Essais - Ed. Point

«La revue Présence Africaine et Léopold Senghor» Ed. Présence Africaine

19 mai 2009

Jean Mermoz (1901 - 1936)

Pourquoi évoquer ici, le grand aviateur qu’il fut, celui qui traversa l’Atlantique Sud, et contribua avec Didier Daurat, sur les lignes Latécoère, à assurer l’implantation de la fameuse ligne de l’Aéropostale sur le trajet de l’Amérique du Sud ?

Parce qu’il fut un habitant du 14e ! Son dernier domicile était situé au 3 de la rue de la Cité Universitaire, après qu’il eût habité au 14 de l’avenue du Maine, cette dernière adresse étant, elle, dans le 15e .

Rappelons brièvement la vie intense, l’engagement de l’aviateur et sa fin tragique dans l’océan Atlantique.

Né le 9 décembre 1901 à Aubenton (Aisne), il part à l’armée en 1920, souscrit un engagement de 4 ans. Début 1921, devenu pilote, il part pour la Syrie, à Palmyre. Il connaît là, ses premières aventures de vol. Revenu en France en 1923, il est démobilisé en 1924 et entre aux Lignes Latécoère en 1924. Affecté à la relation Toulouse Casablanca, puis à partir de 1926 sur la ligne Casablanca-Dakar, il connaîtra tous les dangers du survol d’immenses régions désertiques. En avril 1927, il est chef d’aéroport à Agadir. En octobre 1927, il effectue un vol sans escale Toulouse-Saint-Louis du Sénégal. A la fin de 1927, il est envoyé en Amérique du Sud, et nommé chef pilote à Buenos-Aires. Au printemps 1928, il expérimente le vol de nuit. Saint-Exupéry évoque cette expérience dans « Vol de nuit ». En mars 1929, il tente la traversée de la Cordillère des Andes, afin d’étendre la ligne jusqu’à Santiago du Chili. Les 11 et 12 avril 1930, à bord d’un Laté 28-3, il bat le record du monde en circuit fermé sur hydravion, soit 4 308 km en 30h et 25 mn. Les 12 et 13 mai 1930, il réalise la traversée St-Louis du Sénégal- Natal en 21h, ayant parcouru 3173 km sans escale.

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Mermoz à gauche, au centre René Couzinet, constructeur de l'avion avec lequel il traversera l'Atlantique Sud.

Le 7 décembre 1936, il rejoint Dakar pour effectuer un vol à destination de l’Amérique du Sud. Après une première tentative faite sur l’hydravion « Croix du Sud », il repart… En cours de route , un message est envoyé : « Coupons moteur arrière droit… » Après de vaines recherches, tout espoir est abandonné de retrouver Mermoz et ses compagnons. Une cérémonie funèbre sera organisée aux Invalides. Jean Mermoz et ses compagnons seront cités à l’Ordre de la Nation .

Ce résumé très bref de l’exceptionnelle vocation de l’aviateur hors pair qu’il fut, doit nous faire prendre conscience du sacrifice d’une poignée de héros qui contribuèrent au tout début du XXe siècle à démocratiser les voyages en avion. A cette époque, il eût été inconcevable d’envisager la naissance de l’A–380 !!

N.D.L.R. Documentation extraite du numéro 32 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

15 octobre 2008

Rencontre avec Anne-Sophie Godron, pianiste.

ASGodron12 oct 13.jpgPour le concert du samedi 18 octobre à Saint Bernard vous avez choisi des œuvres de Schumann, Brahms et Rachmaninov, sont-ce vos compositeurs préférés ?

Je suis attirée par la musique romantique, en général : Beethoven, Chopin… J’aime jouer avec d’autres artistes, je trouve cela très enrichissant. Avec Laurence Boiziau qui est violoncelliste, j’ai choisi, dans le répertoire de musique de chambre, des œuvres pour violoncelle et piano. Schumann a composé des morceaux que nous apprécions tout particulièrement. Quant à la sonate opus 99 de Brahms, elle marie magnifiquement le violoncelle et le piano. La sonate en sol mineur de Rachmaninov, c’est moi qui l’ai proposée car elle est particulièrement difficile à exécuter au piano, c’est un défi passionnant. De plus, l’œuvre est riche, elle alterne des mouvements vifs qui exigent de la virtuosité et un splendide andante.

Vous êtes professeur de piano dans un Conservatoire, aimez-vous enseigner? Quelles sont les difficultés de ce métier?

Oui j’aime beaucoup enseigner, j’exerce depuis une dizaine d’années, j’ai d’abord fait des remplacements et j’ai obtenu un poste en 2006 au Conservatoire de Clichy-sous-Bois. Ce sont surtout des cours particuliers. Mais parfois on réunit des élèves pour des œuvres à 4 mains ou les jeunes qui ont niveau similaire afin qu’ils apprennent à s’écouter mutuellement.

Il y bien sûr des difficultés : certains élèves sont complètement étrangers à la musique classique. Même si, au départ, on peut donner le choix entre différentes œuvres à étudier : variété, musique de film… ce n’est pas aussi formateur. De plus, il faut aussi leur expliquer qu’on ne peut pas escamoter l’histoire de l’instrument et donc les grands compositeurs du répertoire classique.

Il faut aussi que les parents (même s’ils n’ont pas de formation musicale) soutiennent les enfants, à leurs débuts, en s’assurant qu’ils font les exercices demandés.

Une des raisons qui pousse les élèves à abandonner, c’est le fait de ne pas avoir d’instrument chez soi pour travailler : c’est pour cela qu’à Clichy-sous-Bois on permet aux élèves de venir s’entraîner au Conservatoire. L’acquisition d’un instrument est une dépense difficile à assumer pour des familles qui ont de faibles ressources !

Une autre raison, c’est la concurrence avec le travail scolaire. La plupart des jeunes arrêtent en Première ou Terminale car ils n’ont pas assez de temps disponible !

Vos élèves ont quel âge? De 7 à 77 ans …des petits à quelques retraités qui reprennent la musique ou qui débutent. Mais parmi ces derniers, certains ne sont pas toujours très disponibles car ils se lancent dans une foule d’activités !

Je suis mes élèves plusieurs années de suite. L’un d’entre eux prend des cours particuliers avec moi depuis déjà dix ans.

Vous habitez le 14ème, appréciez-vous ce quartier ?

J’y habite depuis mon mariage, en mai 2007. J’aime beaucoup me promener avec mon bébé dans les très nombreux parcs et jardins. Nous avons découvert avec mon mari le charme des impasses et ruelles comme la rue des Thermopyles, la Cité Bauer, des rues situées près du parc Montsouris, les cités d’artistes qui sont constituées de maisonnettes très pittoresques. Nous avons aussi fait la connaissance de paroissiens de Saint Pierre de Montrouge avec lesquels nous avons noué des liens amicaux.

A samedi 18 octobre, 20h30, à la chapelle Saint Bernard pour votre concert avec Laurence Boiziau !

Si vous désirez avoir des précisions sur le programme du concert, le parcours des 2 artistes, reportez-vous à l’article du 6 octobre un concert de musique romantique.

Monique Garrigue-Viney

19 juillet 2008

Figure de quartier: Richard Paschal, artiste

Richard Paschal, globe-trotter inspiré, artiste peintre de décors de théâtre et aquarelliste distingué, guide de tourisme pour le CET (compagnie européenne de tourisme) et pour le Club Méditerranée (à ses débuts), se présente comme dessinateur et auteur de contes .
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Au centre, l'auteur 

Rencontrer Richard Paschal, c’est s’exposer à une cascade de feux d’artifice.  En effet, une fois que vous avez parlé avec lui de la sensibilité des trois aquarelles ( dont une qui représente le tunnel de Montrouge de la Petite Ceinture) qu’il expose à la Galerie du 55 rue du Montparnasse , près de la place Edgar Quinet, vous vous retrouvez trois heures plus tard en train de l’écouter vous raconter ses promenades à travers le quartier autant que ses  périples à travers le monde ou  auprès de grands artistes comme Marc Chagall ou  Salvador Dali.

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  De gauche à droite : Kisling, Soutine, Van Dongen, Foujita, Kiki, Picasso, une femme assise avec sa palette et ses pinceaux qui symbolise l’atelier de la Grande Chaumière.
Au dessus, Gauguin, Brancusi, Nogushi, Modigliani, Marie Laurencin, Pascin, Calder, Bunuel, Dali.
Et tout en haut, la main de Bartholdi et, allongé pour prendre la photo, Man Ray.

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