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16 novembre 2009

« L'Horloger de Saint-Paul » , film de Bertrand Tavernier (1974) présenté au ciné de quartier Mouton Duvernet, mardi 17 novembre 2009 à 19h30 au cinéma le Denfert. 4€ l’entrée et le débat.

l'horloger de saint paul,affiche.jpg« Michel Descombes vit paisiblement dans le quartier Saint-Paul à Lyon où il est horloger et élève seul son fils Bernard depuis le départ de sa femme. Un jour des policiers font irruption chez lui et le questionnent sur son fils. Le commissaire Guiboud (Jean Rochefort), lui apprend ensuite que Bernard est accusé du meurtre d'un vigile de l'usine où travaillait sa petite amie. Après l'arrestation, Michel prend la défense de ce fils dont il réalise qu'il ignorait tout... »

Ce film, réalisé en 1974, est le 1er long-métrage de Bertrand Tavernier qui a adapté un roman de Simenon, et l'a situé à Lyon, sa ville natale. Il s'agit également de la 1ère collaboration entre Tavernier et Philippe Noiret avec qui il fera 5 autres films.

Tavernier fait une critique très virulente de la France des années Pompidou. C'est un film qui reflète les idées politiques très « post-soixante huitardes » de son auteur.

Cette séance, organisée par le conseil de quartier Mouton-Duvernet, est ouverte à tous. Elle a lieu le mardi 17 novembre à partir de 19h30 au cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Le prix d'entrée est de 4 euros, le film est suivi d'un débat.
+ Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr

(Prochaine séance le mardi 15 décembre)

13 novembre 2009

« D’une seule Voix » splendide documentaire de Xavier de Lauzanne

Voilà le sujet du splendide documentaire  de Xavier de Lauzanne: Israéliens et Palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans, ils sont avant tout musiciens.
Partant du constat qu'il est maintenant impossible pour eux de se rencontrer en Israël ou dans les Territoires Palestiniens, le français Jean-Yves Labat de Rossi, va les chercher chez eux, de part et d'autre du mur, pour les inviter à une tournée surprenante qui les réunira en France pendant trois semaines.
Un pari audacieux qui se révèle rapidement risqué. Dès le début de la tournée, les rivalités apparaissent inévitablement. Sur scène, c'est un triomphe alors que dans les coulisses, le ton monte...

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A ne manquer sous aucun prétexte, qu'on soit ou non familier des réalités d'Israël, le documentaire "D'une seule voix" : http://www.duneseulevoix-lefilm.com/ qui vient de sortir sur les écrans (pas très nombreux).

Pour les habitants  de Paris 14ème, il passe aux 7 Parnassiens : http://www.allocine.fr/seance/salle_gen_csalle=C0025.html .

Ce pourrait également représenter une bonne base pour des débats entre parents et adolescents. Voici la liste des séances débats dans les salles parisiennes

VENDREDI 13 novembre 2009 - Projection débat à Paris (75014) à 19h50

Lieu : Cinéma Les 7 Parnassiens 75014 Paris
En présence du producteur, François-Hugues de Vaumas
Projection animée par le GAIC

VENDREDI 13 novembre 2009 - Projection débat à Paris (75008) à 19h55
Lieu : Cinéma Lincoln 75008 Paris
En présence du réalisateur Xavier de Lauzanne et de l'organisateur de la tournée musicale Jean-Yves Labat de Rossi

SAMEDI 14 novembre 2009 - Projection débat à Paris (75005) à 19h00 - 2ème séance 21h30
Lieu : Cinéma Filmothèque 9, rue Champollion 75005 Paris
En présence du réalisateur Xavier de Lausanne et de l'organisateur de la tournée musicale Jean-Yves Labat de Rossi

LUNDI 16 novembre 2009 - Projection débat à Paris (75004) à 20h00 ou 20h30 ?
Lieu: Cinéma Le Nouveau Latina  20 rue du Temple 75004 Paris
Projection organisée par l'association La Paix Maintenant

VENDREDI 20 novembre 2009 - Projection débat à Paris (75004) à 20h00
Lieu: Cinéma Le Nouveau Latina 20, Rue du Temple75004 Paris
En présence du réalisateur Xavier de Lausanne et de la monteuse Florence Ricard

04 novembre 2009

Ciné-ma Différence

Samedi 7 novembre, à  11 heures
Les Tontons Flingueurs
de Georges Lautner,
durée 1 h. 45

avec Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Claude Rich, Jean Lefèvre...

au Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety) - Tarif unique : 4 €

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer

Prochaine séance : Dimanche 22 novembre : LOUP, de Nicolas Vanier, au Majestic Passy, en avant-première avec Pathé Distribution
Séance sur réservation à partir du 5 novembre


Ciné-ma différence : des séances de cinéma OUVERTES A TOUS, aménagées pour des personnes en situation de handicap, souvent exclues des loisirs culturels.
Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com


Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57

30 octobre 2009

NO MAN'S LAND

NO MAN'S LAND à l'affiche du Cinéclub des conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves : Mercredi 4 novembre à 20h. 4€ l'entrée et le débat.

Un film bosniaque de Danis Tanovic - 2001

Durant la guerre de Bosnie en 1993, deux soldats ennemis, Tchiki et Nino, l'un Bosniaque, l'autre Serbe, échouent dans un « no man's land » d'où ils ne peuvent sortir étant sous les feux des 2 camps. Les deux hommes essaient de trouver une solution à leur situation en utilisant les Casques Bleus français bien que ceux-ci n'aient pas l'aval de leur supérieur.

no mans land.jpg

Les médias s'en mêlent, transformant cet incident en un show médiatique international. Alors que le statu quo génère une tension grandissante entre les belligérants, Nino et Ciki s'efforcent tant bien que mal de négocier le prix de leur vie au coeur des atrocités de la guerre.

Ce film a obtenu de grands prix : Cannes 2001 : Prix du scénario pour Danis Tanovic ; Oscars 2002 : Meilleur film Etranger avec : Branko Djuric, René Bitorajac, Filip Sovagovic

La séance a lieu le mercredi 4 novembre à L'Entrepôt 7, rue Francis de Pressensé PARIS 14e. Métro Pernety -Tarif : 4€, l'entrée et le débat.

Prochain rendez-vous ciné-club : le mercredi 2 décembre 2009

Les conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves : conseil_pernety@yahoo.fr - site : http://quartier.pernety.free.fr/

29 octobre 2009

le Cinéma à l'Entrepôt en novembre

Jusqu'au 3 novembre : "Mon 1er Festival" le festival de cinéma des 2-12 ans
>>>Jusqu'au 8 novembre : Cycle Jacques Doniol-Valcroze
>>>Séance spéciale rencontre avec Michel Cazenave : dimanche 22 novembre à 10h30, "Tous les matins du monde"
>>> Festival du cinéma Portugais du 25 novembre au 4 décembre : 5 films à découvrir
>>>Ciné-débat "Les lundis de la ville", lundi 2 novembre à 20h : "Central Do Brazil" et lundi 30 novembre à 20h "Les citronniers" suivi d'un débat animé par Karim Madani
>>>Cycles et rencontres : ciné-philo, ciné-clubs, ciné-débats Nature & découverte, ciné parents bébé, ciné ma différence,...
>>>Sans oublier la programmation hebdomadaire : plus de 10 films d'art et essai chaque semaine.

27 octobre 2009

le Ruban blanc, de Michael Haneke

Dès les premières images - le film est en  noir et blanc - le spectateur est frappé par l'austérité immédiate et froide de celles-ci. Les personnages, hommes, femmes et enfants sont figés dans une gangue où le noir et le blanc jouent en contre-point, créant ainsi une opposition forte  qui suggère une atmosphère  pleine de rigueur et de froideur. Il en est de même pour les prises de vue des paysages, du village et de ses alentours immédiats.

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Très vite, un climat pesant et envoûtant s'installe, à la limite de l'angoisse, laissant poindre le fantastique, et qui révèle les arcanes d'un drame qui se voudra tout à tour souterrain et violent. Il ne faut espérer aucune lumière salvatrice ; seules quelques secondes volées à ce climat, traverseront le sourire timide et craintif d'un enfant ou  celui d'une jeune fille amoureuse...

Nous sommes dans une communauté villageoise du nord de l'Allemagne, où divers incidents, plutôt des « accidents » inexplicables et non élucidés ont eu lieu. Ils provoquent un climat de suspicion : un écolier crucifie un oiseau sur une paire de ciseaux, le docteur est victime d'un accident de cheval, un jeune handicapé est martyrisé, une grange brûle, un paysan furieux saccage un champ de choux, tandis que nous voyons le pasteur exercer sur ses enfants son pouvoir éducatif à la limite de la brutalité. Les femmes ne sont pas épargnées dans leur dignité et leur intimité... Les villageois sont soumis au « château » d'où le baron exerce son autorité de hobereau féodal sur toute la communauté.

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Le récit est conduit par l'instituteur qui finit par s'apercevoir que ces évènements n'ont rien de naturel. Au fur et à mesure, le doute s'installe sur les origines criminelles de ces faits. Peu à peu, les fantasmes prennent le dessus, accompagnés par le visage de la violence sourde. L'atmosphère devient irrespirable lorsque les plus faibles - les enfants, les femmes, et les domestiques - subissent l'arbitraire de la violence physique et psychologique.

Etouffée par l'austère morale luthérienne, l'innocence -  « le ruban blanc » est définitivement exclue du monde. Chacun devient à la fois, otage et prisonnier d'un mal diffus et incontrôlable.

Ce film, par une économie de moyens remarquable, débusque le chaos des turpitudes. Il s'attache à disséquer le climat de névrose collective mise à jour, ainsi que les  hypocrisies souterraines. Il dévoile ainsi l'état d'une société rurale archaïque, non encore ouverte à la modernité. Société figée dans une absolue soumission à l'ordre établi : le social, le religieux, propre à cette époque.

Nous sommes à la veille de la première guerre mondiale et un parallèle s'établit instantanément entre les futures violences de la guerre qui est à venir et les violences subies au sein de cette société patriarcale, où la loi du plus fort tient lieu de toute morale. Les deux univers peuvent alors se confondre et préfigurent sans aucun doute les dérives totalitaires des années 30 en Europe.

Par un regard lucide et parfois cynique, soutenu par un rythme lent et obsessionnel, parfaitement maîtrisé, le film de Michael Haneke, nous dévoile une société où tout esprit d'humanisme, de fraternité et d'amour est absent.

Palme d'or au dernier festival de Cannes, ce « Ruban blanc » nous conduit à parcourir avec la froideur implacable d'un scalpel, les souterrains inconnus de l'âme.

R.R

20 octobre 2009

Le Conseil de la jeunesse propose un ciné-débat autour du film « Les beaux gosses » à l’Entrepôt le 23 octobre, 18h30, projection suivie d’un débat sur le thème : « L'adolescence est-elle vraiment une crise?»

Le Conseil de la jeunesse du 14e organise, le vendredi 23 octobre, une projection du film « Les beaux gosses » de Riad Sattouf.

La projection du film débute à 18h30. Elle sera suivie à 20h d'un débat autour de la question « l'adolescence est-elle vraiment une crise ? ».

Gratuit pour les moins de 25 ans ! Pour les autres spectateurs: 5,60€ et 7€

Cinéma l'Entrepôt- 7-9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety. Renseignements : 01 53 90 67 24 http://fr.mc265.mail.yahoo.com/mc/compose?to=conseil.jeun...

18 octobre 2009

« A nos amours » à l’affiche du Ciné-quartier Mouton Duvernet; mardi 20 octobre à 19h30, au cinéma "Le Denfert"(4€ l’entrée film et débat).

A nos amours Sandrine Bonnaire.JPGCette fois-ci le ciné de quartier Mouton Duvernet présente un film sur les problèmes de l'adolescence face à l'amour et aux relations familiales conflictuelles. Maurice Pialat illustre la difficulté de se construire et de nouer des relations durables.

A nos amours, film de Maurice Pialat, 1983

Suzanne, (Sandrine Bonnaire) quinze ans, découvre avec lucidité et une certaine amertume qu'elle préfère les aventures sans lendemain à l'amour que lui porte Luc. Ce dernier la quitte définitivement au moment où la famille de Sandrine entre dans une crise très grave.

Son père (Maurice Pialat) abandonne le foyer en la laissant aux prises avec une mère hystérique (Evelyne Ker) et un frère aîné protecteur et volontiers violent (Dominique Besnehard), Suzanne tente de trouver une consolation ailleurs chez les garçons au travers de rencontres passagères.

« À nos amours » a remporté en 1983 le prix Louis-Delluc et le César du Meilleur Film tandis que la performance de Sandrine Bonnaire lui a valu le César du meilleur espoir féminin.

Cette séance est ouverte à tous  - Prix d'entrée : 4 €- Le film est suivi d'un débat.

Au cinéma "Le Denfert"24 place Denfert Rochereau Paris 14ème

Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr (la séance de novembre est prévue le 17 novembre avec le film de Bertrand Tavernier "L'horloger de Saint-Paul" avec Philippe Noiret).

 

14 octobre 2009

Ciné-ma différence

19157063.jpgDimanche 18 octobre, à 11 heures: Le Petit Nicolas

de Laurent Tirard - durée 1 h 30
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy), entrée 4 €

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Prochaines séances :

Samedi 7 novembre, à l'Entrepôt : Les Tontons flingueurs
Dimanche 22 novembre, au Majestic Passy : Le Drôle de Noël de Scrooge, en avant-première avec Walt Disney Studios Motion Pictures


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées. Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.


Site : http://www.cinemadifference.com, Courriel : contact@cinemadifference.com

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04 octobre 2009

"D'Une Seule Voix", sortie en salle le 11 novembre prochain

La sortie en salle du film "D'Une Seule Voix" aura lieu le 11 novembre prochain : ce film documentaire est une magnifique invitation à débattre avec les ados sur les sujets de l'ouverture à la différence, du rôle que chacun peut avoir dans des situations de tension extrême...Le sujet : Un Français invite des musiciens d'Israël et des territoires palestiniens à participer à une grande tournée en France. Sur scène, c'est un triomphe ; le public est enthousiaste. Mais dans les coulisses, l'harmonie reste à trouver...

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Le réalisateur, Xavier de Lauzanne a filmé les coulisses d'une tournée de 3 semaines en France de musiciens venus d'Israël et de Palestine...Ils ont réussi à se regarder et à se parler malgré le mur qui les sépare. Xavier de Lauzanne a filmé avec une grande finesse cette tournée, nous offrant un autre regard sur une actualité brûlante.
Le réalisateur, Xavier de Lauzanne et le producteur, François Hugues de Vaumas ont pris le risque de distribuer "D'Une Seule Voix" en salle au bout de 4 ans de travail ininterrompu.
En faisant cela, Xavier et François-Hugues ont pensé qu'il avait  le potentiel de susciter des réflexions sur l'idée du "vivre ensemble", et de plaire à des publics divers, sensibles à cette démarche.
Film « D'UNE SEULE VOIX »
Réalisation : Xavier de Lauzanne , Production : François-Hugues de Vaumas, Aloest Productions
Sortie cinéma : 11 Novembre
Récompenses : Platinium Award festival de Houston, Meilleur documentaire festival de Palm Beach, Meilleur documentaire festival du film d'éducation d'Evreux, Prix « Autrement Vu » des cinémas Nord-Pas-de-Calais festival Figra, Prix « Art et culture » festival Scoop d'Angers.
Site officiel : www.duneseulevoix-lefilm.com <http://www.duneseulevoix-lefilm.com/>
Facebook : www.facebook.com/pages/Dune-seule-voix/91632658832 <http://www.facebook.com/pages/Dune-seule-voix/9163265...
Myspace : www.myspace.com/473759249 <http://www.myspace.com/473759249>
Twitter : https://twitter.com/xav_delauzanne

24 septembre 2009

Welcome, film de Philippe Lioret

Welcome affiche.jpgSimon (Vincent Lindon) est un homme assez égoïste qui semble s'être résigné à mener une vie sans grande ambition. Excellent sportif, il est seulement maître nageur dans une piscine municipale. Simon vit douloureusement la séparation avec sa femme qui s'est engagée dans des associations qui aident les immigrés clandestins. Pour l'impressionner et la reconquérir, Simon prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

Le courage et l'obstination de Bilal, jeune réfugié (Firat Ayverdi, non professionnel, tout à fait convaincant) vont décider Simon à braver les réticences et les menaces de son entourage.

Naît une amitié et une relation quasi paternelle entre Simon et Bilal. Peu à peu Simon découvre les difficultés, les misères effroyables dans lesquelles se débattent son protégé et les candidats à l'immigration en Angleterre.

welcome les migrants qui veulent passer en Angleterre.jpg

Mais Welcome est d'abord une double histoire d'amour qui donne une grande force dramatique à un sujet politique. Philippe Lioret fait une œuvre de fiction, certes engagée, mais c'est au travers du regard de ses personnages que nous entrevoyons le cadre géographique et social de Calais, les conditions de vie des clandestins, les pratiques des passeurs, les contrôles intrusifs, les rivalités des associations et la méfiance des uns envers les autres...

Vincent Lindon sait parfaitement incarner les craintes, les doutes de ce « monsieur tout le monde » qui se laisse emporter par la fraîcheur des sentiments et l'indomptable volonté de son jeune ami.

Un film très émouvant, sans manichéisme, sur un sujet grave.

Vous aurez quelques difficultés à voir « Welcome » car il est sorti l'année dernière, il passe, toutefois, dans les salles d'art et d'essai et vient de sortir en DVD.
M. Garrigue-Viney

20 septembre 2009

« LE FACTEUR » AU CINE QUARTIER MOUTON DUVERNET LE MARDI 22 SEPTEMBRE A 19H30 au cinéma Le Denfert, 24 place Denfert-Rochereau

le facteur (il postino) affiche.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier qui se déroulera au cinéma le Denfert autour du film "Le facteur", un film réalisé en 1995 par Michael Radford avec Massimo Troisi, Philippe Noiret, Maria Grazia Cucinotta.

Années 50, sur une île de pêcheurs dans le sud de l'Italie. Mario est engagé comme facteur. Il remet un abondant courrier au célèbre poète chilien Pablo Neruda, exilé ce dans petit port où presque personne ne sait lire. Mario est fasciné par cet homme qui écrit des poèmes d'amour et qui a tant d'admirateurs et surtout d'...admiratrices.  Au fil de ses tournées, qu'il multiplie à plaisir il va s'enhardir et poser des questions à Pablo Neruda.

C'est alors qu'il rencontre la splendide Béatrice. Il en tombe immédiatement éperdument amoureux mais il ne peut rien dire. Il va demander de l'aide à son ami ... et il découvre, grâce au poète, la richesse de la langue, la puissance d'évocation des mots, des tournures de phrases : « les « métaphores » ...

Nous suivons l'éveil de l'esprit de Mario qui apprend à apprécier les mots du poète, et plus tard, la portée des messages de ses correspondants politiques...

le facteur(il postino)Massimo Troisi.jpg

Ce film est un moment de grâce à la fois légère et mélancolique

« Le facteur » évoque la délicatesse et la profondeur des sentiments de cet homme gauche, qui une fois sa timidité bravée, va nouer des liens d'amitié si forts avec le poète qu'il le suivra dans ses engagements politiques. Tout est dit avec légèreté et drôlerie : la rencontre avec Béatrice et l'éblouissement éprouvé par Mario est une merveille !

Tout concourt à notre plaisir : les paysages splendides, les personnages savoureux, le jeu de Noiret, toujours aussi naturel et nuancé, dans le rôle du poète et surtout la présence de Massimo Troisi ! Cet acteur nous fait totalement partager les pensées et les émotions de Mario, cet homme simple, mais si sensible et attachant : la diction hésitante, les regards étonnés puis émerveillés, son désarroi quand son ami part...

Ce serait une hérésie de détailler... comment analyser le charme ?

Mardi 22 septembre à 19h30, venez voir ou revoir avec votre famille, vos amis et vos voisins « Le facteur (« Il Postino)», une méditation à la fois légère et mélancolique sur l'amour, l'amitié, le pouvoir des mots sur les consciences...

Cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Métro et RER et Bus 38, 88, 68. Le prix d'entrée n'est que de 4 € La projection du film est suivie d'un débat.

Monique Garrigue-Viney

14 septembre 2009

Ciné-ma Différence

Pour la rentrée, envolez-vous avec nous
Dimanche 20 septembre, à 11 heures

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Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson - durée 1 h 35 au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy) -Entrée 4 €- La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées.

Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.


Site : http://www.cinemadifference.com, Courriel : contact@cinemadifference.com - Tél. : 06 24 78 57 25

03 août 2009

Là-haut

Un film de Bob Peterson et de Pete Docter

De palpitantes péripéties autour du voyage, de l'aventure et de la découverte du monde. Ce film d'animation (en 3D) foisonne de passages aussi drôles, dramatiques que de passages où le regard porté sur la vieillesse se double d'une nostalgie que la jeunesse accompagne avec une naïveté et un naturel bienveillant. L'émotion et la sensibilité ne sont jamais absentes, tandis que le personnage du petit scout se dévoile en révélant des sentiments d'entraide, d'amitié et de compassion certains.

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L'histoire montre un vieil homme, dont le rêve a toujours été d'entreprendre au temps de son mariage, un voyage avec sa femme, aux « Chutes du Paradis ». Mais du vivant de son épouse ce voyage n'a jamais pu se réaliser. Après son veuvage, il décide, face aux pressions faites par un promoteur immobilier, de partir et de réaliser enfin son rêve. Pour cela, il partira avec sa maison élevée dans les airs par des milliers de ballons ! Le décollage réussi, il constate qu'un passager clandestin s'est introduit dans sa maison en la personne d'une jeune scout animé par le souhait d'aider une personne âgée.

Les images de la maison qui s'envole, arrimée à une myriade de petits ballons, est un morceau d'anthologie. Le spectaculaire de l'animation se traduit par la recherche constante d'images plus époustouflantes les unes que les autres, et par un rythme qui ne faiblit à aucun moment. La troisième dimension ajoute à l'ensemble un réalisme peu commun et original. Une belle réussite.

R.R

14 juillet 2009

"Whatever Works", de Woody Allen

19133665_w434_h_q80.jpgEncore une fois, le charme de la parfaite mécanique woodyallienne nous aura amenés en masse vers les salles obscures pour notre plus grand plaisir.
Avec « whatever Works »( tout pourvu que ça marche), monsieur Allen nous redistille avec notre consentement renouvelé sa formule du bonheur aujourd'hui: un concours de circonstances favorable à la rencontre des individus et au renouvellement de leur libido.

Les protagonistes des « aventures de la relation » qu'il nous présente ici sont aux prises déloyales avec un destin contraire: gloire frustrée pour Boris, un ex-futur prix Nobel de Physique (Larry David)en proie à l'angoisse de disparition et à l'irascibilité ; étouffement parental pour Mélodie( Evan Rachel Wood), charmante fugueuse de 19 ans débarquée de sa province et que Boris va héberger « pour une nuit ».

Le spectateur est le témoin directement pris à parti du savant misanthrope et misogyne et de ses élucubrations aigries et cyniques qu'il diffuse à tout propos .Elles ne sont bien sûr qu'un écran destiné à lui cacher l'inconsistance vertigineuse de sa propre vie qui peine à se soutenir de rituels superstitieux cocasses chez un scientifique athée( lavage des mains).

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L'irruption dans sa vie de la « demoiselle en détresse », puis de ses parents hauts en couleur occasionne de façon drolatique une redistribution des rôles à la manière saccadée d'un film burlesque des débuts du cinéma.

Avec cette dernière création, une des cibles de l'auteur- parmi tant d'autres- qui aura retenu notre attention, est d'évidence le « christianisme » du couple parental en proie à l'addiction religieuse, de dévotion pour la mère( « Jésus, Jésus ») et de culpabilité pour le père(« j'ai péché, j'ai péché »). Le comique résultant de la mise en scène des deux addicts est délectable et aucun sentiment chrétien sincère ne se sentira humilié ni concerné par la mise en boîte jubilatoire des excès du religieux.

Les préoccupations religieuses ( la culpabilité) et libidineuses (le refoulement) de l'auteur étant connues de tous, tant ses films humanistes y font référence, les catholiques et autres chrétiens s'amuseront de se voir assimilés à de grands refoulés porteurs à leur insu d'une libido luxuriante une fois libérés de leurs chaînes papistes ou biblistes. Les non-croyants pourront se sentir jaloux des avantages cachés d'une foi envahissante, à la condition expresse d'une sortie abrupte du religieux via la rencontre amoureuse. A voir ainsi se dénouer ces ridicules oies blanches ( mais douées pour la relation?) notre savant cynique et athée y retrouvera , en leur emboitant le pas, une nouvelle confiance en la vie , et une foi neuve en l'amour. Banco, Woody, et merci.

MJ Carita

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30 juin 2009

Ciné-débat sur les 16-25 ans, ce soir 30 juin à 20h précises au Moulin à Café

affiche16-25 ansModesd'Emplois[1].JPGVingt ans le plus bel âge de la vie ?

Pas sûr si on pense aux difficultés de trouver un emploi, un logement, au manque d'argent, à l'isolement .....
Et pourtant, quelle volonté de s'en sortir chez Nassima, Yannick, Daniella, Mathieu, Myriam, Aboubacar....! L'association Florimont en a fait un film, en partenariat avec la Mission Locale Pari d'Avenir

Venez assister à la projection de "16-25 ans, Modes d'emplois" réalisé par Sophie Mitrani suivie d'un débat avec des jeunes qui  ont témoigné dans le film  et des conseillers de la Mission Locale Mardi 30 juin au Café associatif  "le Moulin à Café"
9 place de la Garenne 75014 Paris (Métro Pernety)  tel 01 40 44 87 55

19h à 20h Dîner possible en terrasse
20h précises projection du Film 
20h30-21h30 Débat sur l'insertion
21h30 2ème projection du film (pour les retardataires
)

Urgent ! Concert et spectacles dans le 14ème Mardi 30 juin 21h : Concert par l’Orchestre Symphonique d’Orsay à Notre-Dame du Rosaire au profit de la scolarisation des enfants touaregs au Niger

Un très beau programme pour ce concert dirigé par Martin Barral: Rossini, Bizet, Fauré, Brahms et Schubert
au profit de l'association Ecole des Sables (scolarisation des enfants touaregs, Niger).

Notre-Dame du Rosaire 194 rue Raymond Losserand. M° Plaisance ou Porte de Vanves. T3 Porte de Vanves

Prix des places : 15 €, et 12  e pour étudiants et demandeurs d'emploi Réservation : 01 46 42 57 35 / 01 46 45 03 85

Mercredi 1er juillet, 20h Projection du film « Tous en scène » de Vincente Minnelli,

Tous en scène affiche.jpg« Tous en scène », film sorti en 1954 est une comédie musicale  avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Jack Buchanan. « Tony Hunter, un danseur oublié de tous, revient dans le métier pour un spectacle musical dirigé par Jeffrey Cordova. Mais ses rapports avec Gabrielle, sa partenaire, ne sont pas des meilleurs et la pièce menace d'être un fiasco. Décidé à redevenir une vedette, Tony prend en charge la mise en scène et apprend à aimer Gabrielle. »

Cette projection sera suivie d'un débat organisé par le Ciné-club des Conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves. Tarif : 4 €. Cinéma l'Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety
Mercredi 1er juillet, 20h Spectacle de claquettes organisé par l'association Ten Over Tap

Ce spectacle se déroule à la salle des fêtes. Annexe de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet. Gratuit.
Jeudi 2 juillet, 19h Spectacle de danse organisé par l'association Média Luna
ce spectacle est présenté à la salle des fêtes. Annexe de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet. Gratuit.

16 juin 2009

Ciné-ma différence

Dimanche 21 juin, à 11 heures



La Nuit au musée 2

de Shawn Levy - durée 1 h 45
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy)
Entrée 4 €

 

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées.

Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.


Ciné-ma différence

Site : http://www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

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14 juin 2009

« West Side Story » à l’affiche du Ciné-quartier Mouton-Duvernet : mardi 16 juin à 19h30 au cinéma Le Denfert.

Entrée 4€, seulement ! La séance est ouverte à tous.

Logo cine club.jpgWest Side Story film musical de Robert Wise et Jérôme Robbins, réalisé en 1961 avec Natalie Wood, Richard Beymer, Georges Chakiris, Rita Moreno...

L'histoire est inspirée de Roméo et Juliette de Shakespeare. A New York, dans les années 1950, deux bandes de jeunes, les Jets (américains de la première génération, fils d'immigrés irlandais ou polonais) et les Sharks (d'origine portoricaine), s'affrontent dans les rues de West Side pour dominer le quartier. Tony (l'ancien chef des Jets) et Maria, sœur de Bernardo (chef actuel des Sharks) tombent amoureux au cours d'un bal, mais le couple subit le clivage imposé par leur clan et c'est le drame...

Ce film adapte la comédie musicale du même nom qui a été représentée depuis 1957 et qui a connu un vif succès à Broadway.Ce film aura un palmarès extraordinaire: 11 oscars et sera apprécié dans le monde entier.

west side story les 2 bandes face à face.jpg

Ce qui frappe d'emblée ce sont les chorégraphies de Jérôme Robbins et la musique de Léonard Bernstein (adaptée de manière excellente au cinéma) : elles donnent une force étonnante au film car elles expriment admirablement la jeunesse, la vigueur et la violence de ces adolescents. Le spectateur est emporté par la puissance de la description des rivalités et des combats de rue que se livraient ces jeunes des quartiers déshérités où le sentiment d'appartenance à une communauté était le seul facteur de fierté mêlée de racisme.

Si les scènes sentimentales ont un peu vieilli, l'ensemble du film demeure très contemporain et le charme de Nathalie Wood, de Georges Chakiris et de Rita Moreno opère toujours....

Venez avec vos amis et voisins voir ou revoir ce très beau film qui reste d'une grande actualité (on pourrait encore le transposer dans de nombreuses villes en France) ! Cela vous permettra de fêter la musique un peu en avance! Ne ratez donc surtout pas cette séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet le 16 juin à 19h 30 au cinéma Le Denfert ; le prix d'entrée 4€, pour le film et le débat, permet à tous de venir.

La séance est ouverte à tous. Cinéma Le Denfert 24 place Denfert-Rochereau. (Métro et RER Denfert-Rochereau, bus 38,68, 88)

Monique Garrigue Viney

 

02 juin 2009

Cinéma l'Entrepôt

petit fugitif.jpgSamedi 6 juin à  11 heures

Le Petit Fugitif  (en VF), de Morris Engel, au Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : réserver si vous ne pouvez vous transférer. Ciné-ma différence : des séances de cinéma ouvertes à tous, aménagées pour des personnes en situation de handicap, souvent exclues des loisirs culturels.
Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

17 mai 2009

« Minnie et Moskowitz » au Ciné-Quartier Mouton Duvernet : mardi 19 mai à 19h30 au cinéma Le Denfert. Entrée 4€ pour le film et le débat.

minnie et moskowitz affiche.jpgCe film a été réalisé en 1971 par John Cassavetes avec Seymour Cassel et Gena Rowlands.
« Minnie Moore et Seymour Moskowitz sont deux êtres que tout oppose, lui, gardien de parking au look beatnik, elle, une femme élégante et raffinée travaillant dans un musée. C'est lorsque Moskowitz intervient dans la violente dispute entre Minnie et son amant que les deux âmes emplies de solitude se rencontrent…
Tout les sépare sauf leur solitude et leur maladresse. Alors, ils finiront par s'aimer. »

Minnie et Moskovitz.jpg

Comme d’habitude chez Cassavetes, ce n’est pas dans le scénario que réside l’intérêt du film (l’histoire est ici d’une simplicité extrême) mais dans le traitement de celui-ci, sa mise en scène laissant un grand champ d’action aux acteurs (ici deux membres de la famille Cassavetes : Seymour Cassel et Gena Rowlands, dont la mère à la ville incarne également ici la mère à l’écran, celle de Moskowitz étant quant à elle interprétée par la mère de Cassavetes).
Voici ce qu’en disent certains critiques :
Amélie Dubois dans Les Inrockuptibles : « Le film le plus "optimiste" de Cassavetes, aussi drôle que déchirant »
Addison De Witt dans Zurban : « voici l'un des films les plus jubilatoires de Cassavetes, qui tempère le désespoir habituel de ses chroniques new-yorkaises d'un humour parsemé de clins d'oeil cinématographiques »

N’hésitez pas à venir voir ou revoir avec vos voisins et amis cette comédie peu connue en France. Le tarif de 4€, pour l’entrée et le débat est attractif ! La soirée sera sûrement intéressante et il sera très agréable de se retrouver dans la jolie salle du Denfert.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.
M.G.V.

12 mai 2009

Ciné-ma différence : les Aristochats

Dimanche 17 mai, à   11 heures

Les Aristochats

Un grand classique produit par Walt Disney - durée 1 h 15
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy)
Entrée 4 €

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées. Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.

Site : http://www.cinemadifference.com - Courriel : contact@cinemadifference.com

Tél. : 06 24 78 57 25

04 mai 2009

« Comment j’ai tué mon père » film d’Anne Fontaine à l’affiche de l’Entrepôt mercredi 6 mai pour la séance du cinéclub Didot- Porte de Vanves

Comment j'ai tué mon père affiche.jpg

Mercredi 6 mai, 20h
Projection du film « Comment j’ai tué mon père » d’Anne Fontaine suivi d’un débat organisé par le Ciné Club des Conseils de quartiers Pernety et Porte de Vanves. Tarif : 4 €. Cinéma l’Entrepôt 7/9, rue Francis de Pressensé. M° Pernety. 
« Jean-Luc, médecin à qui tout réussit, est un de ces spécialistes "anti-vieillissement" que les managers stressés et les bourgeoises d'un certain âge s'arrachent à prix d'or. Il pensait avoir oublié son père, Maurice Borde, trop longtemps parti et qui a donné si peu de nouvelles.
Mais le voilà qu'il ressurgit dans sa vie, de retour d'un long exil en Afrique. Dépourvu de remords et sans état d'âme apparent, il contemple son entourage avec un drôle de sourire et tente de renouer avec Jean-Luc et son frère cadet Patrick, un auteur-interprète de sketches. Le vieil homme considère la vie, l'univers de son fils aîné avec une distance qui en devient cruelle. Il le juge mais de quel droit ?
Face à ce père qui le séduit et le rejette, Jean-Luc ne pourra pas éviter d'affronter sa propre histoire. La vie de son épouse Isa en sera également bouleversée. Avec  Michel Bouquet, Charles Berling, Natacha Régnier, Amira Casar, Stéphane Guillon …
Avec un tel sujet, le débat qui suivra la projection ne manquera sûrement pas d’intérêt ! »

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08 avril 2009

La jounée de la jupe, avec Isabelle Adjani, film de Jean-Paul Lilienfeld

Il faut  saluer  le courage politique et social de Jean-Paul Lilienfeld et d’une Isabelle Adjani  décidément toujours sur la brèche, là où on ne l’attend pas. C’est vrai qu’il y a quelques mois , elle s’affichait avec une réalisatrice d’origine algérienne comme elle, Yamina Benguigui, dans un magazine hebdomadaire, pour parler de leur blessure d’enfance immigrée.

La journée de la jupe Isabelle Adjani et une élève qui a un pistolet.jpg

Mais là, avec le film «  la journée de la jupe », Isabelle prend sur ses épaules de femme « intégrée » à la société française, les problèmes de la 3è génération issue du Maghreb. Ces jeunes de plus en plus déboussolés en même temps que plus violents, plus installés dans des codes de déviance sociale. Ce film montre comment leur dérapage moral, langagier, sexuel, les rend rebelles à l’instruction républicaine, au respect des valeurs établies. Il montre de façon plus pure, moins ambiguë qu’ «  Entre les murs »auquel on aurait la tentation de  le comparer, la difficulté pour la société d’éduquer sans violence. Des jeunes enragés.

la journée de la jupe Isabelle Adjani menacée.jpg


L’histoire est celle d’une prof de français dans un collège de banlieue , contrairement à celui d’ « entre les murs ». Elle est d’origine arabe, mais les élèves l’ignorent. Elle veut les sortir de leur inculture, elle leur tient tête au risque d’être impopulaire, le péché mortel si vous voulez survivre dans ces endroits. A la faveur d’une bousculade, un pistolet sort d’un des sacs des garçons. Refusant de le leur rendre, elle s’en empare, menace ceux qui veulent l’intimider, et finalement, une fois sa classe contrôlée par la peur, elle parvient à faire cours. Et pour une fois, semble-t-il, ses élèves écoutent et apprennent quelque chose. Mais la violence appelle la violence, et Madame Bergerac l’apprendra à ses frais.  Car le film, comme la tragédie classique déroulera sa mécanique fatale en respectant la règle des trois unités: de lieu: le théâtre du collège- comme un huis clos; de temps: une séquence d‘enseignement , d’action: une prise de pouvoir  de la victime habituelle sur ses persécuteurs qui sera de courte durée. Car l’enseignante est entourée de plus d’adversaires qu’elle ne le pensait.

la journée de la jupe les élèves allongés sur le sol.jpg

Le personnel enseignant est autrement décrit dans le film de Lilienfeld, par rapport à  celui de Cantet. Les parents ne sont pas non plus montrés sous leur meilleur jour .
On peut regretter la violence qui porte le film sur la crête de nos nerfs, la violence verbale en particulier y est insupportable. On a peine à croire une telle orgie d’injures ordurières, mais quelque chose nous dit que rien n’est inventé ni exagéré.   Belle leçon de français qu’Adjani donne à des jeunes qui n’en reviennent pas. Beaux instants que ceux qui nous donnent à voir des élèves qui écoutent, s’intéressent, apprennent…Mais cette bonne volonté, cette obéissance obtenue par la force, n’est-elle pas la tentation qui pourrait nous submerger, nous rappelant des adages d’autrefois: «  il leur faudrait une bonne guerre !»La guerre , ils y sont déjà, les raisons en sont multiples; les victimes, elles, seront priées de se taire. Pas pour Jean-Paul Lilienfeld, qui a l’air de bien connaître le milieu enseignant  des zones « sensibles ». Félicitations à lui et à ses acteurs connus, Jacky Berroyer, Denis Podalidès, excellents, ou moins connus et inconnus, profs et jeunes. Et pour les admirateurs d’Isabelle Adjani, le plaisir de la revoir enfin, toujours en colère, bouleversée, bouleversante et tellement crédible. Un grand numéro d’actrice!

Marie-Josée Carita

07 avril 2009

Le déjeuner du 15 août : jour de fête

Du néoréalisme où s’illustrèrent Vittorio De Sica, Roberto Rossellini et tant d’autres aux comédies noires de Dino Risi, le cinéma italien se caractérise essentiellement par la peinture quotidienne et sans prétention de l’humanité, bien loin des héros de films d’action : un cinéma de personnages, où la moindre silhouette prend un relief incomparable. On retrouve cette qualité dans l’œuvre singulièrement attachante de Gianni di Gregorio.

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A la veille de Ferragosto, c’est-à-dire du 15 août, Gianni lit les Trois Mousquetaires à sa mère, avec qui il partage un bel appartement en plein cœur du Trastevere, à Rome, et la vieille dame s’endort paisiblement sous les yeux de son fils de cinquante ans, dont on peut imaginer qu’il rejoue en inversant les rôles une scène vécue quatre décennies plus tôt.
Le matin suivant, dans l’escalier, Gianni croise Alfredo son syndic qui vient faire état de quelques dettes fâcheuses. Mais il y a moyen de s’arranger…
Car Alfredo est l’heureux fils de Marina, contemporaine de la mère de Gianni, et l’heureux neveu de Maria, reine du gratin de pâtes, et sensiblement du même âge. N’en disons pas plus, si ce n’est que comme les trois mousquetaires, les mamies seront vite quatre.

Bien que le réalisateur soit l’un des scénaristes de « Gomorra », le pacifisme est de rigueur. Cependant les vieilles dames ne sont pas forcément de tout repos, et il faudra à Gianni d’énormes quantités de chablis pour survivre à ce week-end.

dej du 15aout.jpg

Il est rare que le thème du grand âge soit évoqué avec un tel mélange de bienveillance, d’humour et de sensibilité. Les classiques cinématographiques consacrés à la vieillesse, car il y en a, et d’excellents, exploitent souvent une veine tragique, comme « la Fin du Jour », ou grinçante, comme « Tatie Danielle ». Ici, dans cette Rome rayonnante, même la mélancolie est absente : personne ne s’attendrit sur son sort, et la vie circule à chaque plan. Gianni di Gregorio démontre que l’on peut faire un excellent déjeuner avec du poisson pêché dans le Tibre par des sans logis, et qu’il y a encore moyen de s’amuser, de diverses façons, à 90 ans.

Entouré de quatre Bette Davis, Gianni di Gregorio, dans le rôle du buveur surmené, fait excellente figure. C’est cela aussi, la magie du cinéma italien : chaque interprète donne le meilleur de lui-même, sans pour autant éclipser les autres.
Un film de Gianni Di Gregorio, avec Valeria De Franciscis, Marina Cacciotti, Maria Cali, Grazia Cesarini Sforza, et Gianni Di Gregorio.
Josée Cathala

06 avril 2009

« Coup de tête » film de Jean-Jacques Annaud le mardi 7 avril 2009 - 19h30 à la séance du Ciné-Quartier Mouton Duvernet au cinéma "Le Denfert"

COUP-DE-TETEaffiche du film.jpgCette séance est ouverte à tous - Prix d’entrée : 4 € pour le film et le débat.
« Coup de tête », film réalisé  par Jean-Jacques Annaud -1979
Avec Patrick Dewaere, France Dougnac, Dorothée Jemma, Maurice Barrier, Robert Dalban, Mario David, Hubert Deschamps, Dora Doll, François Dyrek, Patrick Floersheim, ...
« François Perrin est ailier droit dans l'équipe de football de la petite ville de Trincamp où tout est football (le café, les commerçants sont les sponsors …), le président du club est également le patron de l'usine où il travaille. Seulement Perrin a un sale caractère et, après un coup de gueule, il est renvoyé du terrain et perd son emploi à l'usine. Il sera ensuite accusé d'un viol qu'il n'a pas commis. Mais l'équipe doit jouer en coupe de France et ne peut absolument pas se passer de Perrin… »

Cette comédie (avec un excellent scénario de Francis Veber) est une satire sociale insolente et caustique. L'aventure du footballeur révolté permet une description au vitriol d’un milieu provincial où un chef d'entreprise fait la loi, servilement soutenu par les notables de la ville qui trouvent leur compte dans ce système. Le monde du foot et des supporters n’est pas épargné, la versatilité du public est présentée avec une grande vérité: Le même homme peut être mis au ban de la société puis acclamé quand il devient un « dieu du stade ».
Jean-Jacques Annaud décrit avec virulence la manipulation des loisirs, les combines, la lâcheté et la bêtise. Patrick Dewaere incarne parfaitement ce personnage révolté : il en a à la fois le physique sportif et le regard insolent.
Cette critique reste d’une grande actualité avec les dérives du monde sportif aussi bien amateur que professionnel, local ou national quand il y a collusion entre le sport et les intérêts économiques ou politiques…
Le débat qui suivra la projection devrait être passionnant : René MOUSTARD, ancien Président de la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail) sera présent.
N’hésitez pas à venir avec vos voisins et amis passer une très agréable et intéressante soirée à partir de 19h30. Le prix d’entrée de 4€ pour cette séance, ouverte à tous, est vraiment abordable !
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.
Monique Garrigue-Viney

31 mars 2009

Mercredi 1er avril, 20h, « Drôle de drame » de Marcel Carné, au Ciné-club des Conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves à l’Entrepôt.

Londres 1900. Au cours d'une de ses conférences où il fustige l’auteur de romans policiers, Félix Chapel (que personne n'a jamais rencontré), le révérend Soper s'invite chez son cousin Irwin Molyneux qui n’est autre que Felix Chapel. Mais les domestiques viennent de démissionner, et Margaret Molyneux fait tout pour dissimuler l'affaire et sauver l'honneur de son ménage. C'est alors qu'après le repas, le révérend Soper se rend compte que quelque chose ne va pas et appelle Scotland Yard...

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Ne manquez pas d’aller voir ou revoir cette comédie absolument irrésistible, tout y est réussi : le scénario, les dialogues écrits par Jacques Prévert, la distribution éblouissante avec Michel Simon (Irwin Molyneux alias Felix Chapel), Louis Jouvet (Révérend Soper), Françoise Rosay (Margaret Molyneux), Jean-Louis Barrault (le tueur de bouchers), Jean-Pierre Aumont (le laitier)… filmés magnifiquement par Marcel Carné.
«  Jacques Prévert adapte pour Marcel Carné le roman de l'anglais Storer Clouston : His first offence . [...] Le thème de l'identité et du double, qui réapparaîtra dans les scénarios de Prévert, est ici poussé à ses limites. » .
Tarif : 4 € le film et le débat. Cinéma l’Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety

Cine-ma différence : les aventures de Robin des Bois

Partez à l'aventure en technicolor avec le plus beau des Robin des Bois, Lady Marianne, Frère Tuck et Petitjean
Samedi 4 avril à  11 heures
Les Aventures de Robin des Bois (en VF)
de Michael Curtiz, avec Errol Flynn et Olivia de Haviland
durée 1 h. 40
au Cinéma L'entrepôt -
5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

25 mars 2009

Gran Torino, de Climt Eastwood

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C’est un vieil homme qui vient de perdre son épouse. Ancien combattant de la guerre de Corée, son caractère est devenu acariâtre, hostile à toute forme de sympathie envers autrui et particulièrement vis à vis de ses nouveaux voisins qui sont des immigrés « asiatiques », récemment installés à proximité de sa maison. Un racisme à peine voilé et l’exclusion de l’étranger sont les fondements par lesquels il justifie son attitude de rejet. Mais les agissements provocateurs et violents d’une bande de « chinois » à l’égard d’un jeune garçon issu de la nouvelle famille voisine, feront évoluer son comportement, et l’amèneront, après quelques péripéties à défendre ce jeune homme et à se porter à son secours lors d’une confrontation avec ses agresseurs. Il en perdra la vie.

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Nous sommes pris par l’action servie par un scénario efficace qui ne laisse aucune place au hasard . Les scènes de violence décrivent les dérives d’une société où la loi du plus fort a remplacé la Loi, alors que les difficultés de coexistence sont exacerbées par les différences culturelles et sociales entre les communautés.

Le vieil homme pétri de ses certitudes est au début du film un donneur de leçons. Il apparaît comme étant dans son bon droit et à cet égard endosse le rôle d’un chérif contemporain. Clint Eastwood incarne ce rôle avec force, rudesse mais aussi clairvoyance au fur et à mesure du déroulement de l’action. Sa vérité et son honnêteté foncière, intransigeante l’entraîneront jusqu’à l’ultime sacrifice de soi.

R.R.

16 mars 2009

Projection du film “The Snapper" de Stephen Frears, suivie d’un débat organisé par le Ciné-quartier du conseil de quartier Mouton Duvernet : Mardi 17 mars, 19h30 au cinéma le Denfert.

La séance est ouverte à tous, le tarif est attractif : 4 € pour le film et le débat.
the Snapper affiche.jpgCette excellente comédie irlandaise a été réalisée en 1993 par Stephen Frears. « Au début des années 90 en Irlande, Sharon Curley, vingt ans, vit avec sa famille bruyante mais unie à Barrytown, une banlieue pauvre de Dublin. Elle annonce à ses parents qu'elle est enceinte. La nouvelle est accueillie plutôt fraîchement dans la famille qui compte déjà six enfants. Que vont dire les voisins ? Pour ne rien arranger, Sharon refuse obstinément de révéler l'identité du père et raconte uniquement à ses copines que c'est un marin espagnol. Le secret finit pourtant par être découvert : il s'agit d'un homme marié, d'âge mûr, que la famille connaît bien... »

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Cette intrigue qui décrit un événement grave dans un milieu social très modeste sert de départ à une comédie de mœurs pleine d’entrain. Stephen Frears dépeint, avec un humour tout à la fois grinçant et tendre, l’énergie, la joie de vivre, la solidarité de ces familles qui se débattent au quotidien dans de lourdes difficultés matérielles. Ces femmes et ces hommes ont mauvais caractère, un vocabulaire souvent ordurier, peuvent être violents mais se révèlent courageux et généreux. Les comédiens incarnent avec une grande vérité ces personnages savoureux. Les cinéastes britanniques savent particulièrement bien décrire la vie des banlieues ouvrières et faire un portrait très attachant de leurs habitants.
N’hésitez pas à venir voir ce très bon film avec vos voisins et amis, mardi prochain à 19h30. Vous ne regrettez pas votre soirée !
M.G.V.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.