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19 mai 2019

Mgr Philippe Marsset nommé par le pape François évêque auxiliaire

 Curé de notre paroisse St Pierre de Montrouge jusqu’en 2011, Mgr Philippe Marsset a été nommé ce samedi 18 mai par le pape François évêque auxiliaire du diocèse de Paris. Il était vicaire général du diocèse de Paris depuis 2018. Marsset.png

Ce même 18 mai, à 18h30, dans notre église St Pierre de Montrouge, Mgr Philippe Marsset avait la joie de présider la messe de confirmation des élèves de troisième de la Maison Alésia-Jeunes, des collèges La-Bruyère-Sainte-Isabelle et Sainte-Catherine-Labouré !

L’ordination épiscopale de Mgr Philippe Marsset aura lieu le vendredi 6 septembre à 18h30 en l’église Saint-Sulpice.

Ordonné prêtre le 25 juin 1988 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Philippe Marsset fut vicaire de la paroisse Saint-François-de-Sales et aumônier du Pôle Jeunes Daubigny entre 1988 et 1995. En 1994, il devint aumônier diocésain puis régional des Scouts de France.

Entre 1995 et 2000, Mgr Marsset fut vicaire de la paroisse Saint-Lambert de Vaugirard et aumônier du Pôle Jeunes pour les collégiens et lycéens. En 1998, il devint responsable du FRAT de Lourdes, fonction qu’il occupa jusqu’en 2002. En 2000, Mgr Marsset fut nommé vicaire de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge avant d’en devenir le curé jusqu’en 2011.

De 2008 à 2017, il fut l’aumônier national du CLER Amour et Famille. En 2011, il quitta la paroisse Saint-Pierre de Montrouge pour devenir curé de la paroisse Notre-Dame de Clignancourt et doyen du doyenné Clignancourt-La Chapelle.

Mgr Marsset fut également membre du bureau du Conseil presbytéral (2014-2017) et membre du Collège des Consulteurs (2015-2018).

26 avril 2019

La rue Daguerre d'Agnès Varda par Marie Belin

agnès Varda sa porte rue Daguerre avec les bouquets déposés par ses admirateurs.jpgQuand on demandait à Agnès Varda où elle habitait, elle répondait, non pas Paris, mais Paris XIVème.

Arrivée rue Daguerre en 1950, Agnès née le 30 mai 1928 à  Bruxelles d'un père grec et d'une mère française a fait du tronçon de la rue Daguerre compris entre la rue Gassendi et " Maine street" comme elle aimait dire un vrai village...

( Photo de sa porte fleurie par ses admirateurs à l'annonce de sa mort)

Agnès Varda daguerreotypes.jpg

Rue Daguerre forcément...Inventeur du procédé photographique les daguerréotypes...

Les commerçants font partie de sa vie... la boulangère et le boulanger... le boucher... elle les a filmés et a même projeté sur les murs des maisons de la rue Daguerre  ( hauteur de l'ancien marché, actuellement une crêperie) son « Daguerréotypes »...

agnès Varda la rue Daguerre transformée en plage.jpg

 

 

 

 

 

 La rue Daguerre peut être le décor de ses films. Elle a même transformé la rue en plage pour son film « Les plages d’Agnès »...

 

agnès Varda sa maison rue Daguerre.jpg

Elle créait et travaillait dans sa maison... restauration de films etc ... sa société familiale "'Tamaris" y est installée... https://www.cine-tamaris.fr/ Agnès Varda sculpture de son chat.jpg

Agnès cherchait parfois un de ses chats échappés de sa  cour derrière les murs roses de sa maison rose... située au 86 de la rue Daguerre... les chats compagnons indispensables pour son inspiration... je les entends encore ronronner sur les ordinateurs alors que nous buvions un sirop d'orgeat... La dernière oeuvre visuelle d'Agnès représente un de ses chats "Nini" sur une souche d'arbre coupé de son jardin, qu'elle a appelée : "L'Arbre à Nini". 

Dernière oeuvre visuelle d'Agnès Varda..on peut la voir à Chaumont/ Loire... moulage de son chat Nini, toujours en vie, sur une souche d'un arbre de la cour de sa maison rue Daguerre.. le 25 avril fête des jardins on pourra voir cette dernière oeuvre symbolique... dernier message pour sauver la Nature...qu'Agnès filmait si bien...

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07 avril 2019

Hommage à Agnès Varda : " Dernier travelling" par Marie Belin

Agnès Varda dernier travelling capture d'écran.jpgMarie Belin  qui nous donne régulièrement de si belles photos a rencontré à plusieurs reprises Agnès Varda. Elle l'avait même interviewée pour La Voix du 14ème, lorsque cette publication était un journal papier... 

Elle adresse donc un hommage à Agnès Varda : grande figure du cinéma français et figure de notre 14ème, puisqu'elle a vécu et travaillé rue Daguerre ainsi que Jacques Demy, son mari.

(Cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

agnès varda,rue daguerre 75014,marché boulevard  edgar quinet,cléo de 5 à 7,sans toit ni loi,daguerreotypes,les plages d' agnès,jacquot de nantes,les glaneurs et la glaneuse

17 février 2018

Mermoz, ce héros qui habita le 14ème

mermoz.jpg.jpg

On connaît la renommée internationale de Mermoz, ce grand aviateur qui, à partir de 1924 sur les lignes Latécoère, et la compagnie générale Aéropostale, illustra par sa présence et sa témérité, l'histoire de l'aviation française après la guerre de 14-18.

Il était né en 1901 à Aubenton, village de l'Aisne. Il partit à l'armée en 1920, souscrivant un engagement militaire de 4 ans pour devenir pilote. Début 1921, il obtient son brevet à Istres, puis est muté en Syrie et affecté à Palmyre. Il connaît sa première grande épreuve après une marche de 60 kilomètres dans la montagne et le désert. En 1923, il termine sa brève carrière militaire au premier régiment de chasse à Thionville.

Oui, Mermoz habita le 14ème ou à proximité. Ainsi, il vécut avec sa mère au 14 avenue du Maine, puis l'immeuble n° 3 de la rue de la Cité Universitaire (au 4ème étage de celui-ci), face au Parc Montsouris, jusqu'à son ultime départ.

A partir de 1924, affecté aux lignes Latécoère, il parcourt le trajet Barcelone-Alicante-Malaga, puis en 1926, il est sur la ligne Casablanca-Dakar, subissant les épreuves de la traversée du désert, car il fut capturé par les Maures, puis délivré contre rançon. En 1927, il est chef d'escale à Agadir. Il effectue un vol sans escale Toulouse-Saint Louis du Sénégal à bord d'un Laté-26.

Fin 1927, Mermoz est en Amérique du Sud comme chef pilote à Buenos-Aires et est chargé d'assurer l'acheminement du courrier sur le tronçon Natal/Buenos-Aires.

Au printemps 1928, Mermoz expérimente le vol de nuit. Cette aventure est évoquée dans le célèbre "Vol de nuit" de Saint Exupéry. En mars 1929, il traverse la Cordillère des Andes jusqu'à Santiago du Chili. Il réchappe par miracle à un atterrissage forcé à plus de 4000 mètres d'altitude. En avril 1929, il officie la ligne de la Cordillère des Andes le 14 juillet en ouvrant le tronçon Buenos aires/Santiago du Chili.

A partir du 7 décembre 1936, à bord de son Laté-300, "Croix du Sud", équipé de 4 moteurs Hispano-Suiza de 650 chevaux, il entamait son dernier voyage sur l'Atlantique Sud. Une avarie survenue aux moteurs entraîna par vibration ou par projection de pièces la rupture des gouvernes arrière et de leurs commandes, causant la chute de l'hydravion... 

- Documentation extraite du numéro N° 32 de lla S.H.A du XIVe

21 décembre 2017

Un Oscar d’honneur pour Agnès VARDA

Une citoyenne du 14e récompensée à Los Angeles

Agnès Varda oscar.jpg

Agnés Varda à la cérémonie de remise des Oscars (photo droits réservés)

Tonique, infatigable, un tantinet espiègle, Agnès Varda a fait claquer un vent de fraîcheur sur le Dolby Theâtre lors de la cérémonie de remise de son Oscar d’honneur par Angelina Jolie, pour l’ensemble de son œuvre et sa forte implication dans l’art cinématographique. Le tout Hollywood refroidi par ce dernier mois de révélations d’autant plus glauques qu’elles étaient connues, se réchauffait, applaudissant à tout rompre comme on chasse de vilaines mouches, ou un mauvais souvenir. Ce soir du 11 novembre, il n’avait d’yeux que pour elle, enjouée, facétieuse, sa tunique vaporeuse virevoltant dans son petit duo de danse improvisé avec la jolie Angélina. Un public conquis qui se souvenait enfin d’une de ces premières réalisatrices à s’imposer dans un milieu majoritairement masculin, grande figure de la Nouvelle Vague. Et ceci, sans ambiguïté, par son seul talent, son réel amour du cinéma, de l’Art, des gens – de tous les gens, comme elle l’a écrit dans son discours prononcé en un anglais courant, ayant vécu à Los Angeles. Généreuse, ouverte mais réfractaire à toute recherche d’Honneurs, naturelle et sans artifices, elle a de quoi glacer quelques magnats de l’Industrie du Cinéma (vous avez dit Industrie ?) ou encore certains acteurs et actrices adeptes de compromissions, ou de l’inconditionnelle chirurgie esthétique. «Pour les américains qui ont tellement peur de l’âge, je représente l’inattendu : j’ai beaucoup aimé vieillir, même si je m’abîme un peu». Sa vitalité intacte qui avait alors ébloui le jeune étudiant Spielberg, ou Harrison Ford, puis Roger Thérond le patron de Paris-Match avec lequel elle partageait la passion de la photo, est une belle leçon de naturel et de jeunesse.

Avec sa voix tour à tour charmante et gouailleuse et le clin d’œil de sa coupe de cheveux bicolore, elle est restée jeune, en harmonie avec ses enfants, Rosalie productrice et directrice artistique, Mathieu acteur et metteur en scène. Ils assurent en famille la pérennité de l’oeuvre construite avec son mari. Ce fut le thème d’une émouvante matinée interactive avec le public, à la Cinémathèque, suite au décès de Jacques Demy en 1990.

Mais elle est aussi « …la liberté incarnée, celle dont on se dit qu’elle est presque impossible» confie JR. l’artiste Street Art et photographe de 50 ans son cadet, avec lequel elle a réalisé le film documentaire- reportage «Visages Villages» sillonnant la France avec son camion. Du rêve, de la poésie, des jeux de mots, et surtout des rencontres humaines spontanées. Sorti en juin, il est attendu en mars à la 90ème cérémonie des Oscars de Los Angeles. C’est un beau parcours depuis «La pointe courte» et «Cléo de 5 à 7» (notre première séance cinématographique à l’école secondaire) pour cette octogénaire aux multiples talents, complémentaires de ceux de Jacques, que Pierre Castagnou, alors maire du 14e, avait tenu à honorer en donnant son nom, Jacques Demy, à la Place du marché, près de la mairie.

Hollywood, Paris et autres Capitales peuvent dire un grand MERCI à Agnès Varda, même si elle considère recevoir « un cadeau (…) un …Oscar d’honneur, c’est surtout une preuve d’amour des artistes américains, des actrices, des cinéphiles, des étudiants qui, eux, me connaissent». Il s’ajoute aux plus hautes distinctions déjà reçues, entre autres, Palme et Lion d’Or, Césars, Award de Film et de documentaire, Prix français et étrangers. « Citoyenne du 14éme arrondissement » comme elle aime à se présenter, elle en est l’une des belles âmes, une bonne fée chère à nos cœurs dans sa maison rose et son couloir de verdure.

Marie-Lize Gall
Membre de l’Association des Journalistes du Patrimoine

10 décembre 2017

Ce héraut à l’épée de bois

Ce héraut à l’épée de bois

Il est trois heures,

Paris ne s’éveille pas,

Paris ne le sait pas,

mais la femme gît, gelée

Boulevard Sébastopol,

sur ce coin de trottoir transi.

 

Il a trois mois,

il ne le saura pas,

il gît gelé

dans une carcasse de bus,

Seine Saint-Denis,

ses parents accroupis, cassés.

 

Hiver 54.

Par ce soir tout blanc,

au  plus fort de la nuit,

un impatient capucin,

jaillit enfin

de son fauteuil douillet,

de son logis vitré

pour bâtir des nids

de bois, de tôle,

pour courir vers les sans-abris,

les cabossés de la vie,

et ne plus s’arrêter.

 

Actes de Pierre.

Comme eux, les « couche-dehors »,

Henri Grouès n’a plus de nom,

sinon « Saint Jean-Bâtisse ».

Comme eux, il est une forme,

une ombre dans la ruelle d’une ville,

mais déjà une silhouette, une voix,

«  Mes amis, au secours ! ».

Héraut de cape  et de canne,

il signe ses appels à la pointe d’un bois

de cornouiller,

frappant les pavés glacés

et les cœurs gelés.

marie-lize gall peintre 

Marie-Lize Gall

Extrait de « Pages Ouvertes » Revue du Ministère des Finances 2008

Illustration : Fusain  gouaché de Marie-Lize Gall  ( cliquez sur l'image pour la voir en grand)

30 juin 2017

Notre-Dame du Rosaire Horaires d'été

Église_Notre-Dame-du-Rosaire_(Paris 14).jpg

Les horaires d'été prendront effet à  partir du 1er juillet prochain :

Messes dominicales : samedi 18 h et dimanche 10 h 30.

Messes en semaine à  19 h, mardi, mercredi, jeudi et vendredi.

Bureau d'accueil ouvert l'après-midi de 16 h à  19 h du mardi au vendredi selon les possibilités.

Eglise & secrétariat fermés lundi toute la journée.

La célébration du chapelet continue les samedis de 16h à  17h à  l'Oratoire

. PÈLERINAGE ANNUEL NATIONAL « LOURDES CANCER ESPÉRANCE »
Il s’adresse aux adultes, jeunes et enfants, et aura lieu cette année du 19 au 23 septembre 2017 sur le thème « Ne vous laissez pas voler l’espérance ». Si vous ou l’un de vos proches êtes concernés par cette maladie, n’hésitez pas à participer à ce temps privilégié de prière et de partage. Renseignements et inscriptions dès maintenant et jusqu’au 30 juin : LCE Paris, 23 avenue de Friedland 75008 Paris.
tél. : 06 59 94 06 55 — Site : www.lce75.org  

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16 octobre 2016

Alesia Jeunes fête ses dix ans... et accueille sa nouvelle directrice

Photo Claire Gueugnierb.jpgAlésia Jeunes vient de fêter son dixième anniversaire... et vient de changer de directrice. Jocelyne Nachbauer est partie prendre la direction de Notre-Dame de l'Ouÿe, une ancienne abbaye près de Dourdan, qui accueillera, dès janvier 2017, des groupes venus des paroisses du diocèse de Paris. Elle est remplacée par Claire Gueugnier. (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 Malgré ses 30 ans, la nouvelle responsable du centre jeunesse de la paroisse Saint Pierre de Montrouge est déjà une « pro » de l'organisation et d'animation pour les jeunes. Après une licence de psychologie et un master de sciences de l’Éducation à la Catho de Paris, elle a dirigé pendant presque cinq années le centre de loisirs de la Maison Daubigny de la paroisse Saint François de Salles. Puis, pendant plus d'un an, un centre identique de la paroisse Saint Michel des Batignolles, dans le 17e arrondissement. « Je prends mes marques, explique Claire Gueugnier. Je ne suis là que depuis début septembre et je découvre le quartier. Ce qui m'a étonnée, ce sont les vastes locaux, avec toute la gestion technique que cela implique. Et surtout, bien sûr, le dynamisme d'Alésia Jeunes qui accueille 400 jeunes de 12 à 28 ans ».

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05 octobre 2016

Jean Boissonnat est mort

Jean Boissonnat est mort le 25 septembre dernier. Par suite d'une erreur technique la note de Gérard Desmedt qui lui était consacrée, n'a pas été visible de nos lecteurs. Nous la republions maintenant ci-dessous, en priant nos lecteurs d'accepter toutes nos excuses.

Le journaliste habitait le 14e

JBoissonnat.jpg

Il a rendu l'économie accessible à des millions de Français. Jean Boissonnat vient de mourir, à 87 ans. C'était un grand journaliste, à la carrière riche et exemplaire. Né à Paris dans une famille ouvrière – son père était ajusteur – il fait de brillantes études qui le conduisent à Sciences-Po. Il intègre la rédaction de « La Croix » en 1954, où il devient chef du service économique. Un secteur qu'il ne quittera plus. En 1967, Jean-Louis Servan-Schreiber veut créer un journal économique pour les cadres. Ce sera « L'Expansion ». Il appelle Jean Boissonnat, qui en devient le rédacteur en chef, avant de prendre la direction du groupe du même nom.

A une époque où l'économie est encore confinée, réservée aux spécialistes, Jean Boissonnat se révèle un extraordinaire vulgarisateur. Un souvenir personnel : comme journaliste, je l'ai interviewé plusieurs fois, sur ses livres (il en a écrit 18...), sur ses analyses économiques. En rentrant d'une des ces interviews, reprenant mes notes, je m'aperçois qu'il n'y a rien à réécrire, tellement ses propos sont clairs et structurés. Un cas quasi unique dans ma carrière ! De nombreux quotidiens (Ouest-France, le Parisien, le Progrès, La Croix...) lui demandent des articles. Il tient une chronique quotidienne sur Europe 1 pendant quinze ans, de 1974 à 1987 et de 1992 à 1994.

Ses confrères aiment sa disponibilité, sa modestie, les hommes politiques apprécient son sérieux, sa rigueur. On l'appelle en 1982 à la Commission nationale de la planification, auprès de Michel Rocard. En 1994, il rejoint le Conseil de politique monétaire de la Banque de France. Très accessible, il prononce d'innombrables conférences dont une, à Saint Pierre de Montrouge, qui attire des centaines de personnes. Il vient alors  en voisin, car il habite le 14e !

Jean Boissonnat était aussi un chrétien convaincu. Il avait forgé ses convictions à la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) et il ne les a jamais mises sous le boisseau. C'est d'ailleurs lui qui redonne tout leur lustre aux Semaines sociales de France, dont il sera le président de 1995 à 2000. Ses obsèques ont été célébrées le 29 septembre dans sa paroisse, Notre-Dame du Travail.

Gérard Desmedt

29 septembre 2016

Gustave Lebon le sociologue des foules

gustave lebon,75014,paris 14,paris 14e Le quartier du Petit Montrouge comporte dans sa partie sud une rue qui évoque la personne du docteur Gustave Lebon. Qui était ce personnage ? Il fit des études de médecine et publia en 1872 un traité de physiologie qui sera vite dépassé. Il tint par ailleurs une rubrique médicale dans le Figaro, le Petit Parisien et l’Evénement. En outre, en 1905 et 1907, il révéla au public une irruption de la radioactivité dans la physique et fit ainsi des recherches sur l’atome dans son laboratoire en les communiquant à l’Académie des Sciences.              

Mais l’œuvre principale de Gustave Lebon est sans conteste son livre : "La Psychologie des foules", qui tomba rapidement dans l’oubli à la mort de l’auteur en 1934, suite au jugement sévère porté par la Sorbonne. Tandis que les Anglo-saxons et les Allemands y prêtèrent un intérêt tout particulier. Cependant en 1981, un universitaire S. Moscovici précise à propos de Lebon : " Les ouvrages publiés en français ne mentionnent jamais son extraordinaire influence sur les sciences de la société… Comment ignorer un homme qui compte parmi les dix ou quinze  dont les idées en matière de sciences sociales ont exercé une influence décisive sur le 20ème siècle ?" Et Moscovici d’ajouter : "la psychologie des masses est avec l’économie politique une des deux sciences de l’homme dont les idées ont fait l’Histoire".                              

Le mécanisme de la manipulation des foules.

Quand en 1895 paraît Psychologie des foules, Lebon a derrière lui trente années de recherche et d’évolution de la pensée dans le monde occidental, passant du positivisme triomphant des années 1860 à 1870 à une remise en question du pouvoir de la science. Le processus décrit par Lebon est le suivant : « L’intégration à une foule aboutit à une mise en condition des personnalités groupées qui régressent vers l’automatisme de l’inconscient. Le conscient de la multitude est livré au « meneur » ou » prophète » qui le manipule à son gré grâce à son prestige et aux passions hystériques que lui-même suggère, comme le culte du chef et son envers, la haine farouche de l’ennemi ; enfin la prédication d’un credo mystico-politique nommé idéologie que Lebon appelle croyance ». Lebon rapproche les mots propagande et publicité en expliquant le phénomène dans le mouvement de masse, en procédant par l’affirmation de son incessante répétition. On parvient ainsi à provoquer une suggestion où l’homme le plus intelligent au sein de troupeau se comportera comme un enfant insensible à une démonstration logique mais très sensible à des arguments extrêmement primaires .  

On connaît la suite du mécanisme. Tous les dictateurs du 20ème siècle ont lu l’œuvre de Lebon, et on peut dire qu’il fut l’inspirateur des régimes totalitaires du 20ème siècle, bien qu’il fut très attaché à la Troisième République et haïssait le despotisme !--

Documentation extraite du n° 28 de la Revue de la SHA du 14ème. 

19 mars 2016

Des chansons sur le 14e

Le parc Montsouris, la rue de la Gaîté, Montparnasse, la Porte de Vanves... Plusieurs chanteurs ont célébré le 14e arrondissement dans des chansons parfois peu connues. La Voix va vous les faire découvrir.

pais 14,renaud,laisse béton,renaud séchanRenaud Séchan, dit Renaud, né en 1952, est un enfant de l'arrondissement, il y a passé toute sa jeunesse. Son père était professeur d'allemand, traducteur, écrivain. Sa mère, une ancienne ouvrière, est mère au foyer lors de sa naissance, elle deviendra secrétaire. Il a habité avec ses parents et ses cinq frères et sœurs rue Monticelli, puis au 4 avenue Paul Appell, près de la Cité universitaire et de la Porte d'Orléans, dans un immeuble de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP).

La vie du quartier l'inspire : en 1977, son deuxième album « Laisse béton » comporte un titre « le blues de la Porte d'Orléans ». C'est une chanson pleine de gouaille, Renaud est alors dans sa période « loubard ».

Renaud fait son grand retour et sort, le 8 avril un nouvel album « Toujours debout », chez Parlophone. Le premier depuis 2009.

Gérard Desmedt

Le blues de la porte d'Orléans (extraits)

Puisque les Basques et les Bretons,

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18 août 2015

Alberto Giacometti, rue Hippolyte Maindron

alberto giacometti.jpg Il était né en Suisse à Stampa en 1905 et était issu d’une famille d’artistes.  Dès le début de ses activités artistiques, il pratique la sculpture, la peinture et le dessin et manifeste aussi un talent de poète. Son originalité est absolue. Agé de treize ans, il modèle ses premiers portraits. En 1919, il fréquente l’Ecole des Arts et Métiers de Genève. De 1920 à 1921, il est à Venise, devant les Tintoret, puis à Rome où il s’enthousiasme des anciennes mosaïques chrétiennes. En 1922, il s’établit à Paris et travaille à la Grande Chaumière chez Bourdelle,chez qui il entreprend des sculptures colorées. Son problème esthétique est : « saisir l’ensemble d’une figure, car si on part d’un détail, il n’y a aucun espoir de jamais arriver à un ensemble… ». Pendant quelque temps, il se détournera de tout modèle pour avoir recours au souvenir. Naquirent alors des objets insolites et des constructions magiques dans lesquels les Surréalistes ne tardèrent pas à voir l’expression décisive du monde des rêves et de l’irrationnel. Par delà la vie énigmatique de ses sculptures, c’est surtout les rapports spatiaux que les objets entretiennent entre eux qui l’intéresse ( « le Palais à 4 heures du matin »– 1932-1933).

De 1935 à 1945, Giacometti connaît l’époque la plus riche et la plus critique de sa vie. A la recherchealberto giacometti peinture l'atelier de l'artiste dit de  jean genet.png d’une totalité, visant l’étude du modèle et la vision intérieure, il expérimente  des proportions et des déformations de toutes sortes. Le problème du mouvement requiert toute son attention à travers l’image de la marche, le geste d’un bras, ou d’une main tendue. Le primitif et le temps présent semblent se rencontrer lorsque le passé s’unit au présent. Si la forme extérieure des choses ne l’intéresse guère, homme_qui_marche_i_1960_-r_succession_giacometti_fondation_giacometti_adagp_paris_2015.jpgl’abstraction ne le tente pas davantage. Chez lui, l’art et la vie s’enchevêtrent continuellement. En cherchant à concilier la réalité de l’existence et la liberté artistique, Giacometti a matérialisé une relation toute nouvelle de la sculpture dans ses rapports avec l’espace. Elle oblige le spectateur à considérer l’œuvre à distance et ainsi offre-t-elle des formes qui excitent le regard et non le sens du toucher.

En dehors des cinq années de la Seconde guerre mondiale (1940-1945)Plaque_Alberto_Giacometti,_46_rue_Hippolyte-Maindron,_Paris_14.jpg qu’il a passées à Genève, il a toujours habité à Paris dans son atelier de la rue Hippolyte Maindron. Le succès qu’il a connu et l’influence qu’il a eue sur toute une génération d’artistes n’impressionnait guère Giacometti. Il a toujours été à la recherche de l’absolu.

Documentation extraite du n° 19 de la Revue de la SHA.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

1 Alberto Giacometti

Alberto Giacometti : Portrait de Jean Genet, 1954-1955   

3 Alberto Giacometti :L'homme qui marche

13 juin 2014

Hommage à André Brageu, artiste peintre du 14ème

André Brageu.jpg

Peintre, sculpteur, affichiste

 1920-2014

La flamme, peu à peu vacillante de notre ami, ancien Président, devenu Président d’Honneur del’APST-14, s’est éteinte ce 27 mai. C’est une perte et un immense chagrin pour nous tous.

De 1997 à 2004 il a succédé au Père Maurice Gourdon, de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge,  fondateur de l’APST-14. A son tour, André m’a fait confiance, me demandant d’assurer sa succession, en accord avec tous les adhérents.

Doué pour les Arts, son parcours est longuement décrit dans notre Annuaire illustré, cependant, il avait oublié de nous parler de son talent de sculpteur, ses œuvres étant toutes restées à Douai.

Issu d’une famille d’artistes, il entre aux Beaux Arts de Douai en 1936, où il est né, puis de Paris en 1941. A la Libération, il exerce plusieurs métiers, dont celui de tapissier.

1954, marié, et père de Rémi qui fut longtemps notre photographe, il entre dans le bureau d’études d’une entreprise de travaux publics en qualité de dessinateur- projeteur, puis métreur quantitatif sur plans.

1968, suite au dépôt de bilan de son employeur, il rejoint un ancien camarade avec lequel il va travailler à l’utilisation du plastique pour façonner des enseignes, des présentoirs destinés aux parfumeurs, joailliers, lunetiers.

Dès 1947, il participe à des Expositions de Groupe à Douai, Neuville sur Loire, le Bourget et Paris., notamment le Salon annuel de la mairie du 14ème, arrondissement. Il y est bientôt chargé de l’accrochage des oeuvres, secondé pour leur réception par sa sœur Yvette Filiti, et les fidèles Madeleine Gaillard, Josette Lahana, que l’on retrouve aussi à ses côtés, à la SHA-14. Salon de l’APST-14, de la mairie du 9ème.et de l’Association des Artistes Amateurs d’Art.

Activités associatives : Vice-président de la SHA-14, il fut durant des années en charge de ses diverses manifestations historiques, aux côtés du président Georges Viaud et son équipe, dont l’exposition du 50ème. anniversaire de la Libération de Paris.

Il tient le stand SHA lors des Journées Brocante Printemps-Hiver, travaille à la Revue Historique André Brageu vue du 11 rue Daguerre.jpgannuelle, et au Bulletin mensuel, bientôt remplacé par Yvan Belledame.

Figure incontournable, il a représenté avec talent et grande précision sa rue Daguerre, au gré des saisons : l’animation colorée du marché, la géométrie de ses toits sous la neige, les commerçants, mais aussi, boulevards, immeubles et personnages de ce 14ème. auquel il était si attaché. Autant de sujets du Grand Montparnasse, qu’il présenta en 1999, à la Galerie Montparnasse 55, lors de son exposition personnelle, «Le trait et la plume», car il excellait aussi dans une représentation originale des lettres de l’alphabet.

Il avait tenu à participer au 27é Salon, avec cette toile «Ce n’était pas du cinéma»…. pour nous, c’est un vrai coup de théâtre ! Il a rejoint tous nos amis artistes de la première heure, qui nous ont confié la pérennité de l’association, pour témoigner toujours plus et mieux sur le passé-présent de nos « villages » du 14ème.(Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand)

Son amour du travail bien fait et son talent ont été honorés de diverses récompenses :

Les Médailles d’Argent de la Fondation Dubois et des Arts Appliqués de la Ville de Lille. Médaille d’Or de la Ville de Douai.

1976, Médaille du Travail

1991-1994-2005 Médailles d’Argent, de Bronze, de Vermeil de la Ville de Paris.

Marie-Lize Gall

Présidente de l’Association des Peintres et Sculpteurs Témoins du 14é.

21 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (II)

Nous continuons la liste non exhaustive des écrivains ayant vécu dans le 14ème (voir notre premier article du 12 décembre).

- Balzac Honoré de (1799-1850). Romancier ("La Comédie Humaine") : 6 rue Cassini

- Beauvoir Simone de (1908-1986). Romancière (mémoires d'une jeune fille rangée) : Hotel Mistral : 24 rue Cels.

- Becket Samuel (1906-1989). Dramaturge ( "En attendant Godot") : 38 boulevard Saint Jacques.

- Benoit Pierre (1886-1962). romancier ("L'Atlantide") : 207 boulevard Raspail.

- Béranger  Jean, de (1780-1857), poète chansonnier (4 recueils) : rue d'Alembert.

- Brassens Georges (1921-1981), poète chansonnier et musicien : impasse Florimont. (maison au fond du passage).

- Breton André (1896-1966), poète surréaliste, auteur du Premier et Second Manifeste du Surréalisme : hôtel Delambre, 35 rue Delambre.

- Brunot Ferdinand (1860-1938), linguiste (histoire de la langue française) : 8 rue Leneveux. Il fut maire du 14ème de 1910 à 1919.

27 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (II )

Historien de la langue françaiseFerdinand Brunot 3.jpg

Ferdinand Brunot a été un « pionnier », un découvreur. Il a conçu l’histoire de la langue française comme une étude à la fois de la société et de la langue. Il a eu l’intuition que l’histoire externe de la langue n’était pas moins importante que l’histoire interne : il nous a montré le français devenant au cours du 18ème siècle la langue de toute l’Europe cultivée, puis après les guerres de la Révolution, il nous décrit le français comme langue d’une société cultivée mais restreinte, qui constituait au 17ème siècle la Cour, langue s’étendant peu à peu aux provinces, à toutes les villes et enfin aux villages de France. En abordant le 18ème siècle, il s’intéressa à l’étude des vocabulaires techniques, aussi bien concernant la nomenclature chimique que de la langue de la critique d’art. C’est au 18ème siècle qu’apparaissent nos sciences modernes déterminant la naissance de langues se rapportant à ces sciences. Il eut cette formule remarquable à propos de la période de la Révolution : « que les mots étaient les témoins de l’Histoire ».

Entre-temps, Brunot rédigea pour les écoles primaires une série de grammaires : La ferdinand brunotméthode de langue française. Ce manuel représente un tel progrès sur les précédents que la plupart des maîtres effarouchés par tant de nouveautés, reculèrent devant l’enseignement qui bouleversait leurs habitudes. Mais Ferdinand Brunot eut la joie de voir que ses méthodes étaient approuvées et utilisées à l’étranger.

Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres, il écrivit un volume d’une portée considérable, La Pensée et la Langue, qui rompt avec les cadres traditionnels de la grammaire, refusant d’étudier successivement les noms, les pronoms et les verbes. Au lieu de partir de la langue, il part de la pensée ; au lieu d’étudier l’impératif, il étudie l’ordre et tous les moyens pour exprimer cet ordre. La méthode préconisée par la pensée et la langue devrait, disait--il, révolutionner dans l’avenir la méthode d’enseignement du Français. Ainsi l’exercice désuet de l’analyse – devenu quelque chose de mécanique – fera place à une méthode vivante, par laquelle l’enfant sera invité à découvrir, tous les exemples possibles se rapportant à un ordre ou une prière. L’enfant apprendra par ce procédé à réfléchir sur sa langue et ainsi à connaître le plus parfaitement possible toutes les ressources du Français littéraire…

Ferdinand Brunot a enseigné pendant un demi- siècle. Son approche de la langue dépasse les limites de la Sorbonne et même les frontières de la France. Par là-même, il fut un grand créateur.

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 37 de la revue de la S.H.A du 14e

20 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (I)

Historien de la langue française

Ferdinand Brunot devant la bibliothèque.jpgFerdinand Brunot est né le 6 novembre 1860 à Saint Dié. Brillant élève des Frères de la Doctrine chrétienne, il devint jeune agrégé de grammaire et enseigna une année au lycée de Bar-le-Duc (1882-1883). Il resta toute sa vie un vosgien et aimait toujours à évoquer ses souvenirs de jeunesse et à parler de sa ville natale. De son origine, il avait le goût du réel et l’horreur de l’idéologie. Chargé de cours à la faculté des Lettres de Lyon à 23 ans, il eut l’occasion de mettre ses qualités à l’épreuve. Sous prétexte de littérature, il était souvent de mode d’aligner des périodes où l’élégance impeccable de la forme n’arrivait pas toujours à dissimuler le vide de la pensée…

L’histoire de la langue française n’était généralement un prétexte qu’à des exercices de rhétorique. La grammaire était un vain recueil de règles, non fondées sur l’usage, mais justifiées par une prétendue logique, reflet du caprice de quelques grammairiens. Ferdinand Brunot entra en guerre contre ces fantômes. Il soutint qu’un texte s’explique et qu’il est vain d’admirer ce que l’on ne comprend pas : il ne laissait dans l’ombre aucun détail, aucune intention du prosateur ou du poète.

Cet agrégé de grammaire a formé d’innombrables professeurs de lettlecture par ferdinand brunot à la Sorbonne.jpgres. Parmi les poètes, il mettait Victor Hugo au premier rang. Ferdinand Brunot a formé cinquante générations d’étudiants à l’étude scrupuleuse des textes, à l’examen minutieux des faits de langue.

Ferdinand Brunot était combatif et n’hésitait pas à s’adresser au grand public. Il lutta pour la réforme de l’orthographe. Il réussit à faire unifier la nomenclature grammaticale qui avait été enrichie abusivement par la fantaisie des grammairiens et que ni maîtres ni élèves ne pouvaient plus s’y reconnaître.

En 1932, il se décida à publier ses « Observations sur la grammaire de l’Académie », celle-ci ayant soulevé parmi les cercles de l’étranger un véritable scandale. Ferdinand Brunot fut par son ascendance lorraine une puissance de travail formidable.

Fernidand Brunot--La-Pensee-et-La-Langue.jpgAinsi il écrivit neuf tomes de « L’Histoire de la langue française ». Quinze volumes de l’Histoire de la langue ont paru entre 1905 et 1937. Il faut y joindre une Grammaire historique de la langue française, une thèse principale sur La Doctrine de Malherbe (1891) et La Pensée et la langue (1922), pour ne conserver que les ouvrages essentiels.

Ferdinand Brunot a enseigné à la Sorbonne pendant 43 ans et a participé à d’innombrables conférences faites à l’étranger.  ( à suivre).

- Documentation extraite du n° 37 de la Revue d’histoire de la SHA du 14ème. 

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29 avril 2013

A Plaisance, le plaisir est dans la baguette

Quel est ce boulanger inconnu hier qui fait aujourd’hui oublier la pâte molle et lourde de certaines de nos baguettes ?  Il est le meilleur, celui qui ravit tous les palais et bientôt celui  de l’Elysée. Il est le chef d’orchestre de la mie de pain. C’est « le » boulanger du jour, sinon du siècle. Il offre à nos papilles la renaissance du bon goût, celui-là français, celui du pain bien fait, à la pâte élastique et à la croûte dorée et croustillante.

Il a tenu tête à 203 concurrents, tous confirmés dans la « boulange ». 151 baguettes ont été testées ; il faut savoir qu’une baguette doit mesurer entre 55 et 65 centimètres, peser 250 à 300 grammes et contenir 18 grammes de sel au kilo.

Lauréat 2013 de la meilleure baguette artisanale de Paris, Monsieur Ridha Khadher, officie et vous présente ses talents dans sa boutique située au 156 rue Raymond Losserand. Devenu subitement une star, son étoile éclairera les petits déjeuners de Monsieur le Président de la République chaque matin, celui-ci appréciera sans aucun doute la douceur et le velouté de la baguette parisienne née au cœur du 14ème arrondissement…

02 mars 2013

Stéphane Hessel : un optimiste pacifique et combatif

Stehane Hessel 3.jpgStéphane Hessel habitait le 14ème arrondissement près du carrefour Alésia .  Il y a 5 ans, La Voix du 14ème lui avait consacré un article paru  en janvier 2008 lire la note.

Stéphane Hessel : un optimiste pacifique et combatif

Dans le cadre du festival de la charité, au cours d'une conférence-débat de Stéphane HESSEL , mardi 29 janvier 2008 à 20h 30, au Centre Paroissial, 9, passage Rimbaut :

« Il faut combattre le fantasme d’une immigration qui serait dangereuse pour notre pays, parce qu’elle augmenterait le chômage – ce qui est faux – ou qu’elle diminuerait l’identité française – ce qui est absurde. Car ce qui fait sa caractéristique, c’est précisément sa diversité culturelle. »

Lorsqu’il parle d’immigration, Stéphane Hessel sait de quoi il parle. Il est lui-même né allemand, à Berlin en 1917, avant de venir en France avec ses parents dans les années 1920.

Mais il choisit la nationalité française et, en 1941, le jeune normalien rejoint de Gaulle à Londres, avant de repasser en France comme résistant. Arrêté, déporté, Stéphane Hessel sort de la guerre avec une conviction : il veut travailler pour la compréhension entre les hommes et pour la paix. Un engagement le conduit, comme diplomate, à corédiger " la Déclaration universelle des Droits de l’Homme" de 1948 .

Il travaille ensuite notamment avec  Pierre Mendès-France, Michel Rocard. Homme de terrain et de médiation, il est de multiples combats, défendant les paysans sans terre du Sahel,  les Palestiniens, les "sans-papiers" (il a fait partie du collège des médiateurs suite à l’affaire de l’occupation de l’église Saint Bernard), n’hésitant jamais à interpeller tous les gouvernements chaque fois qu’il estime que des droits sont bafoués.

Et il continue, à 90 ans, à écrire, à parler, avec un optimisme incorrigible. Pour lui, la France a besoin de l’immigration. Le pays en profite, car elle apporte une richesse économique et culturelle. Des idées qui, en 2008, ont encore du mal à passer dans l’opinion.

Gérard Desmedt

Jusqu'à la fin de sa vie Stephane Hessel est resté tourné vers l'avenir en participant au débat politique :Avec sa brochure « Indignez-vous », parue en 2010, il s'adresse aux jeunes pour leur recommander de ne pas rester passifs devant les injustices et la misère et de s 'engager dans des associations ou en politique. Cette brochure aura un retentissement mondial.

En 2012, il s'associe à nouveau avec l'économiste Pierre Larrouturou ainsi qu'à diverses personnalités comme Susan George, Edgar Morin ou encore Michel Rocard, pour fonder le Collectif Roosevelt 2012. Ce mouvement citoyen vise à l'insurrection des consciences et à peser sur les décisions de nos dirigeants en proposant 15 réformes d'ordre financier, économique, social et environnemental pour éviter de s'enfoncer davantage dans la crise.

Il est donc resté engagé jusqu'à la fin de sa vie et résolument optimiste.

M.G.V.

21 décembre 2012

Une librairie hors normes

Il est rare de faire des découvertes insolites , et pourtant... Avenue Denfert-Rochereau, au N° 94, une librairie, tenue par M. FARHANG Soleiman, s'est spécialisée dans la vente et l'achat de livres d'occasion.  Oui des livres d'occasion ! A notre époque du  "Net" cela paraît presque irréel, ou du moins bien archaïque... Il y a chez lui des livres d'histoire ( la Grande), des romans de littérature générale, de poésie, de sciences, etc...etc...  un vrai bazar, celui de l'esprit dans toutes les expressions qu'on puisse imaginer !

N'hésitez pas. Allez-y. Vous ne serez pas déçu par le lieu et les mystères qui s'y cachent. Une bonne occasion de fouiner chez un vrai bouquiniste, un véritable amoureux du livre.

- Librairie Denfert : 94, avenue Denfert-Rochereau. Ouvert de 9h à 19h du lundi au samedi.

- Tél : 01 43 35 46 05

02 décembre 2012

Henri Namur, le franciscain de la Santé

Ancien provincial des Franciscains, le Frère Henri Namur vit au couvent de la rue Marie-Rose. Après une année en Angleterre, à Londres, il a été nommé en janvier 2012 aumônier à la prison de la Santé. « La Voix » a rencontré ce religieux dynamique, au sourire constant. Il raconte son action dans la grande prison parisienne (la seule intra muros) où sont incarcérés plus de 850 détenus.

henri namur,franciscain,santé,prison de la santéComment se retrouve-t-on aumônier à la Santé?
Après mon mandat de provincial des Franciscains, j'ai souhaité souffler un peu. Je suis parti à Londres, dans une paroisse franciscaine d'un quartier cosmopolite, très pauvre. J'y ai découvert une richesse humaine et une ferveur étonnante. Je prenais aussi des cours d'anglais au cœur de Londres. A mon retour, notre nouveau provincial a reçu une demande du cardinal André Vingt-Trois. Il souhaitait qu'un franciscain devienne aumônier à la prison de la Santé. Il m'a proposé le poste. J'ai demandé une nuit de réflexion, et j'ai accepté. J'ai fait mes premières visites début janvier 2012. (photo A. Constans DR)

Quelle furent vos premières impressions, les premiers jours ?
Les débuts sont difficiles. Entrer la première fois dans un lieu de détention est un choc. Les contrôles multiples, les clefs, le bruit des portes... Mais très vite, j'ai pu constater que quelques idées reçues sur les prisons sont fausses. La Santé est certes un bâtiment vétuste, insalubre à certains endroits. Mais il est propre, il n'y pas d'odeurs. Et dans les couloirs, tout le monde – personnel, détenus, soignants, aumôniers... - se dit bonjour. Il existe un respect de la personne.

Comment fonctionne l'aumônerie ?
Trois prêtres catholiques sont présents à la prison. J'assure un gros mi-temps. L'équipe comprend aussi trois laïcs, trois femmes, qui assurent les groupes bibliques, et un responsable de la chorale, qui assure à la fois l'étude de chants profanes et de cantiques pour la messe. Nous disons deux messes le dimanche car la salle polyvalente qui nous accueille ne peut contenir plus de 50 personnes.Les détenus nous contactent directement, lorsque nous allons voir quelqu'un en cellule, ou par notre boîte aux lettres interne. Ils nous demandent une visite ou sollicitent de participer à la chorale, à la messe... Les aumôniers sont les seuls, avec la directrice de la prison, à posséder une clef qui ouvre toutes les cellules.

Quels sont vos rapports avec les détenus ?
Poux eux, l'aumônier est quelqu'un qui vient les voir gratuitement. Même pour ceux qui n'ont aucune religion. Il n'est ni un gardien, ni un médecin, ni un infirmier. Et cela se ressent dans la manière dont ils nous accueillent. Nous frappons à la porte avant d'entrer (seuls les aumôniers le font...). Ceux que nous visitons retrouvent alors des réflexes de socialisation, ils disent « entrez, prenez une chaise. » Ils nous offrent un gâteau sec, un café. Commence alors une pédagogie de l'écoute. Nous devons commencer par nous taire, et écouter ce qu'ils ont à dire.

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03 décembre 2011

Inauguration de la rue Pierre CASTAGNOU, samedi 3 décembre à 11h15, place Ferdinand Brunot

Bertrand DELANOE, Maire de Paris et Pascal CHERKI, Maire du 14ème arrondissement procèderont à l' inauguration de la rue Pierre CASTAGNOU (1940-2009 ; Conseiller de Paris ; Maire du 14ème arrondissement (2001-2009), en présence de son épouse Claire CASTAGNOU MYARA et de sa famille le samedi 3 décembre 2011 à 11 heures 15 place Ferdinand Brunot Paris 14ème

Une rue en hommage à Pierre CastagnouPierre Castagnou.jpg

Le 3 décembre 2011, la rue Pierre Castagnou sera inaugurée officiellement en hommage à l'ancien maire du 14e arrondissement.

Né le 8 septembre 1940 à Vichy, dans l'Allier, Pierre Castagnou était professeur de formation, diplômé en histoire, en droit et en sciences politiques. Il fut conseiller technique au secrétariat général de l'Elysée avant d'être élu conseiller de Paris en 1983 puis maire du 14e arrondissement de 2001 à sa mort, le 24 février 2009. C'est un hommage mérité envers Pierre Castagnou qui s'est engagé plus de 25 ans dans la vie politique à Paris et tout particulièrement dans le 14ème. (Voir l'article du 27 février 2009 et l'album souvenir dans la colonne de droite de notre blog.)
La rue Durouchoux est l'actuel emplacement de la salle des fêtes, à deux pas de la mairie du 14e.

08 juin 2011

Des fils, des rubans, des plumes et du papier

Artiste du 14e, Claude Acker tisse de belles compositions destinées à la décoration, à la mode. Et elle aime transmettre sa passion. 

Photos mars-Mai 2011 010.jpgIl est possible de tomber amoureuse des tissus, du papier, de multiples autres matériaux, pourvu qu'ils aient une couleur qui parle, une texture qui charme. Claude Acker en est un vivant exemple ! Cette artiste dont les fenêtres de l'atelier donnent sur la place de la Garenne réalise des tissages lumineux, chatoyants, étonnants souvent. Elle débute par des études d'art classiques, tournées vers le tissage, à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson et aux Beaux-Arts Appliqués de Bourges. Elle suit des stages professionnels et devient maître lissier.

Mais elle décide alors de choisir des chemins de traverses. Travailler le fil, le tissu ? Bien sûr. Mais Claude Acker décide d'utiliser en plus des rubans, des perles, des plumes, des fils de plastique (à scoubidous !). Et aussi du papier, qui a pris une place grandissante dans son oeuvre. « Je travaille surtout avec les pages du journal Le Monde, explique l'artiste. J'aime son papier, ses gris, son encre. C'est aussi sans doute en raison d'une histoire familiale : mon père était imprimeur, ma mère graphologue. J'aime les mots ». Les bandes de papiers sont parfois utilisées telles quelles, ou entortillées, et tressées sur un trame.

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15 mars 2011

Inauguration de la place Michel AUDIARD

C'était dans La Voix, il y a 15 ans ...

la voix du 14e,paris 14,michel audiard,annie girardotLe 3 mai, en fin d’après-midi, on entendait un orchestre populaire dans les rues Ducouédic et rue Hallé. En effet, on inaugurait la plaque Michel-Audiard sur la charmante petite place circulaire qui est au croisement de ces deux rues. Outre la famille de Michel Audiard, on a vu de nombreuses personnalités, dont Lionel ASSOUAD, maire du XIVe, Madame CATALA, député, un peu plus tard Jacques  TOUBON, ministre de la Culture. Pour les enfants chasseurs d’autographes, c’etait une aubaine, car ils ont pu rencontrer Annie GIRARDOT, Mireille DARC, Daniel GELIN, Jacques DUTRONC... et une foule d’acteurs qui ont joué des seconds rôles tellement vivants : patrons de bistrot, commerçants, artisans, enfin tout le peuple que connaissait si bien Michel Audiard qui a habité le XlVe toute sa vie. Il y avait des buffets organisés par des bars voisins, clin d’œil à certains des films écrits par Michel Audiard, Un singe en hiver, Mélodie en sous-sol, Le cave se rebiffe, Les tontons flingueurs... dans lesquels Blier, Gabin, Belmondo, Girardot, Ventura ont eu la chance d’avoir des répliques si drôles et leur convenant si bien que cela paraissait être leurs propres mots.
On peut penser qu’en donnant son nom à une place du XIVe, « ce n’est pas un honneur que l’on fait à Audiard, mais une injustice qu’on répare », paraphrase d’une phrase d’Audiard lui-même citée par Pierre TCHERNIA le 3 mai.
M.G.

28 février 2011

Le salon de l'Agriculture 2011

Bref un petit tour du monde...de notre terre nourricière...terre-mère, que nous détruisons chaque jour...Il suffirait de gestes si simples, d’un respect, d’une économie de produits nocifs, de savoir regarder, observer...

Les enfants sont fascinés en regardant, sur le stand « Loué » pour ne pas le nommer...la naissance des petits poussins...l’œuf...bouge...toc toc fait le bec du poussin...puis il sort...Merveille...C’est simple  et c’est la vie...Mais au fait...quand vous achetez des œufs...regardez le N° sur la coquille 0, 1...les poules vivent et mangent à peu près normalement...N° 3, 4 au sol....en cage, elles peuvent ne jamais voir la lumière, piégées dans leurs batteries..., ne pas avoir de plumes ni d’ailes...Boycotter ces œux là...c’est sauver les poules de l’enfer..et faire un geste pour l’environnement...

11Salon de l'agriculture 2011 vin de Tokaji en Hongrie.JPGPour terminer nous allons revenir à peu de rêve...Le Tokaji, écrit ainsi pour ne pas le confondre  avec le Tokay d’Alsace...Louis XIV disait de ce breuvage : il est le vin des rois et le roi des vins »....Voltaire, lui a dédié un poème : « Breuvage ambré aux couleurs éclatantes, qui tisse les fils d’or de l’esprit et fait scintiller les mots les plus spirituels...Le tokaji aszu donne de  la vigueur à la moindre fibre de mon cerveau et ranime aux profondeurs de mon âme, les étincelles de l’esprit et de la bonne humeur. »

Voilà de quoi donner envie de boire ce nectar...la photo est une bouteille de 1993...et je suis d’accord avec Voltaire....

Texte et photo Marie Belin - Voir l'album de photos de Marie Belin

17 novembre 2010

Terres et couleurs, les passions de Nicole Fichot

NicoleFichot.jpg« J'aime la terre, j'aime les formes et j'aime la couleur » confie Nicole Fichot. Rien d'étonnant donc si elle est devenue céramiste. Après quelques détours. Elle a certes étudié à l'Ecole des Beaux Arts de Dijon, et elle a pratiqué la peinture. Mais elle fut, pendant des années, chargée de la publicité dans une grande revue médicale ! Puis elle a quitté son emploi, pour retrouver une passion qui ne l'avait jamais quittée : la céramique.NicoleFichotP1040882.JPG

 Elle prend alors des cours à l'école de Yule Amado, céramiste  renommé, et elle se lance. Nicole travaille chez elle, avenue Paul Appell, à deux pas de la Porte d'Orléans. Et le succès est au rendez-vous. « Je suis une artiste heureuse, explique-t-elle. Je vends bien, j'ai une clientèle plutôt haut de gamme, qui aime ce que je crée. J'ai du travail jusqu'à Noël ! J'aime concevoir des objets quotidiens émaillés, des assiettes, des saladiers, des bols, partir de formes traditionnelles, et les décaler. J'utilise les techniques du colombin, de l'estampage et du modelage(*) : tout à la main, jamais à l'aide d'un tour de potier. »

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13 septembre 2010

Nabil MOUNIR

NabilMounir2b.jpgC'était une attachante figure du quartier. Nous l'avons connu de longues années, fidèle à son poste de vendeur des journaux de la rue, au métro Alésia, devant le « Bouquet ».

Il est mort seul - il ne demandait jamais l'aumône -, il avait une grande dignité.

Beaucoup ont cherché à l'aider et l'ont aidé, comme ils pouvaient.

Il parlait peu mais savait rendre le sourire qu'on lui offrait

Nous avons pu savoir qu'il avait un frère en Australie et qu'il était d'origine  égyptienne.

Nous avons appris par le Tribunal de Grande Instance  du 14 éme, qu'après que son corps ait été découvert dans son pauvre réduit,  3 ou 4 jours après son décès milieu août, qu'il avait été conduit à l'Institut Médicaux Légal  de Paris - Il  allait être rapidement enterré dans la fosse commune de Thiais comme le veut la procédure réservée  à ceux dont on ne connait aucun lien ni de parenté ni sociale. Cette procédure est heureusement suspendue.  Une recherche plus approfondie a été relancée  et un vieux passeport retrouvé - merci au greffe du tribunal-.

NabilMounir1b.jpgAujourd'hui nous voulons deux choses : que sa famille soit prévenue de son décès- et que la communauté chrétienne de son quartier lui adresse son salut par la prière au nom de  la pauvreté, signe de ralliement au Christ.

C'est pourquoi nous faisons appel à vous. Si vous avez  une quelconque information qui puisse nous aider à retrouver une trace de sa famille, merci  de nous la communiquer.

Carol-Ann et Bernard, 10 septembre 2010

Si vous avez une information à communiquer, merci de nous la transmettre par mail, en cliquant ici

05 août 2010

Bernard Giraudeau "L'Aventure c'est du temps pris à la mort"

Bernard GIRAUDEAU « L'Aventure c'est du temps pris à la mort ».

18 juin 1947- 17 juillet 2010

Bernard GIRAUDEAU est né le 18 juin 1947 à La Rochelle, en Charente-Maritime, ville posée sur la mer...Arrière petit- fils de cap-hornier et fils de militaire de carrière, il s'engage pour 7 ans dans la Marine Nationale, à l'âge de 16 ans, et entre à l'École des apprentis mécaniciens de la flotte de Toulon comme « arpette ». IL sort major de sa promotion, matelot breveté. Il a ensuite embarqué sur la Jeanne d'Arc, comme quartier-maître,  sur la frégate Duquesne et enfin sur le Clémenceau. Il aura ainsi fait deux tours du monde...

Il quitte la marine, se lie à une troupe de théâtre itinérante de La Rochelle. A 22 ans il intègre le Conservatoire national d'art dramatique. Il décrochera le 1 er prix de comédie  classique et moderne.

Peu après il rencontre Anny DUPEREY, avec laquelle il vit 18 ans, et aura 2 enfants, Gaël et Sara, l'actrice pleine d'avenir...révélation féminine de la 21ème nuit des Molières le 14 mai 2007. (C'est à cette époque qu'il a habité le 14ème, tout près de la rue Daguerre.)

Bernard Giraudeau était acteur, réalisateur,  producteur, écrivain, et navigateur.

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11 mai 2010

« L’ Échappée belle », rencontre avec Anna Gavalda

Anna Gavalda photo Marie Belin.JPG« l' Échappée  belle » titre du dernier livre d'Anna GAVALDA.  Anna , c'est un sacré personnage, frêle, discrète, mais quelle personnalité ! Une dédicace de sa part, c'est une aventure, un mot déclencheur et c'est parti pour une discussion très sympa. On rentre dans son univers, ou...elle rentre dans le nôtre, avec élégance et subtilité. Elle a toujours quelques crayons de couleur  et vous fait un beau dessin pour accompagner sa dédicace. Anna, dans ses livres je me retrouve toujours un peu...les mots sont justes, brillants, elle ose écrire des choses qu'on n'écrit pas, c'est là que le lien avec le lecteur se crée. Par exemple, quand avec humour Anna parle de  la peur de prendre le métro...moi aussi j'ai « peur des crottes de nez collées sous l'accoudoir ». Les descriptions ne sont jamais longues et lourdes, mais toujours vives et lumineuses. Et puis, quelle écriture...Elle « attrape «  un coup de soleil comme elle « attrape » un fou rire...Elle attrape les mots au vol.

Le soleil jouait avec la rivière....photo Marie Belin.JPGEn ce printemps écoutons ou lisons ce petit moment de bonheur : «  Nous étions  bien. Il y avait le glou- glou de l'eau, le bruit du vent dans les arbres et le bavardage des oiseaux. Le soleil jouait avec la rivière, crépitant par ici, se sauvant par là, torpillant les nuages et courant sur les berges. Quel mouvement, je vois les  éclaboussures d'eau et de soleil, je les entends aussi. Et il y a les petits clins d'œil, ou les petits coups de griffes (Anna a deux chats)...du style : «  ce n'est pas du l'Oréal »...ouf ! l'Oréal le gros pollueur qui ose dire « parce que vous la valez  bien »...Ah bon ! Il y a des gens qui ne valent pas quelque chose....donc qui ne valent rien.  Anna nous offre une belle journée d'enfance volée à la vie d'adulte. C'est le printemps, échappez vous avec Anna GAVALDA, elle vous fera sourire, et sans que vous vus en rendiez compte ...réfléchir...

Marie BELIN

02 avril 2010

Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2010

La mairie du 14e organise, du 1er au 7 avril, la semaine du développement durable. Le thème est cette année celui de la « consommation responsable ». Quatre rendez-vous majeurs marqueront cette semaine :

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23 décembre 2009

Là-haut sur la montagne....etc

Je lis régulièrement la Voix du 14ème. Que de nouvelles de mon cher 14è!

Je suis une des membres de l'équipe de rédaction mais je me suis installée à Argelès depuis quelques mois. On m'a suggéré d'envoyer des textes...Alors je me suis mise à décrire les variations du paysage d'ici et les pensées d'une nouvelle arrivante.

Enfin, je rappelle que la seule rue intitulée " de Bigorre" se trouve quand même, je vous le donne en mille: dans le 14è, et que la Gare Montparnasse conduit direct à Argelès, sous-préfecture des Hautes-Pyrénées (train et car SNCF). Olé!

Marie- Josée Carita