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29 juin 2017

165 résidents de l'avenue Paul Appell demandent des mesures d'urgence

Suite au nombreuses incivilités et délits constatées avenue Paul Appell et aux alentours, auxquels La Voix s'était faite écho (cliquer ici), une association de locataires des immeubles de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) a pris l'initiative d'une pétition demandant l'intervention des pouvoirs publics. 165 familles ont signé la pétition, signe de l'exaspération qui règne dans le quartier.

La pétition a été adressée au commissaire de police du 14e, à la nouvelle député, à la maire du 14e, à la maire de Paris, au préfet de Police de Paris, au directeur de la RIVP, ainsi qu'à la présidence de la République.

L'association demande la mise en place d'un plan d'action rassemblant les différents interlocuteurs (Mairie, police municipale, police nationale, bailleur, voire sociétés de sécurité...) afin de trouver rapidement une solution à une situation d'insécurité qui pourrit la vie des riverains

G.D.

01 mars 2014

La Cité Internationale Universitaire de Paris candidate au prix Nobel de la Paix 2014

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Des anciens résidents et amis de la Cité internationale présentent la candidature de la Cité au prix Nobel de la Paix 2014. Créée dans l’entre-deux-guerres, la Cité accueille chaque année 12.000 étudiants de 140 nationalités différentes et se revendique être un modèle de cohabitation pacifique.

La Paix : valeur fondatrice de la Cité internationale

La Cité internationale est un projet humaniste destiné à promouvoir la paix par le rapprochement des jeunes talents du monde entier en un même lieu.

Une utopie centenaire

La Cité internationale universitaire de Paris née au lendemain de la première Guerre mondiale du rêve et de la volonté d’hommes d’exception. André HONNORAT, ministre de l’instruction publique, Émile DEUTSCH DE LA MEURTHE industriel et mécène et Paul APPELL, recteur de l’Université de Paris souhaitaient contribuer à la construction d’un monde de paix en créant un lieu dédié aux échanges internationaux où la jeunesse du monde apprendrait à vivre ensemble.
La Cité internationale poursuit le rêve utopiste de ses fondateurs et offre à ses hôtes de passage un espace d’échange qui favorise la tolérance et la réflexion.

par Gautier Barbe 15/01/2014

La candidature a été déposée, discrètement, fin janvier.

Ce n’est que lundi 17 février que la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) a clairement annoncé sa candidature au prix Nobel de la Paix 2014, via le soutien et l’intervention de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem.

«C’est quelque chose qui est en discussion depuis plusieurs années, explique-t-on à la CIUP. La Cité a été créée en 1925, en réaction à la première guerre mondiale. L’idée était de créer un lieu où les jeunes des peuples du monde entier vivraient ensemble, entre cultures différentes, en passant outre les sentiments d’hostilité pour créer une appartenance et une atmosphère de paix».

La Cité qui loge chaque année 12.000  étudiants étrangers,de 140 nationalités ne se fait toutefois pas trop d’illusion. «On sait bien qu’il y a plein de personnalités et d’associations qui oeuvrent pour le paix dans le monde. On ne prétend pas les dépasser, ni être les meilleurs du monde sur ce terrain mais on peut rappeler aux gens ce qu’on fait et nos valeurs», développe-t-elle. Pourtant, des voix et signatures se sont levées pour la soutenir, comme celles l’homme politique sénégalais Abdou Diouf, le réalisateur Costa Gavras ou encore Najat Vallaud-Belkacem, tous anciens résidents...

Impossible de savoir si la CIUP en est à son premier coup d’essai: les archives des prétendants au Prix Nobel sont bloquées pendant 50 ans. Mais ce retour aux valeurs fondatrices de la CIUP est un voeu récent. «On remet en avant cette idée de créer la paix entre les peuples, notamment avec le label Cité pour la Paix, que nous avons créé il y a deux ans», affirme le CIUP. Le label offre notamment plusieurs fois par mois des conférences et colloques autour du thème de la paix...

L’an dernier, quelque 259 candidats, dont 209 individus et 50 organisations, étaient en lice. Le prestigieux prix avait finalement été décernée en octobre à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)

Le Figaro étudiant 18 février 2014

09 octobre 2011

En descendant le boulevard (VII ) - ( Fin) -

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard( Voir la note précédente) Nous continuons notre promenade pour évoquer les multiples aspects du boulevard Raspail à partir du numéro 250, où se situe l’Ecole des Assistantes Sociales et Infirmières visiteuses. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Au 240 – 242, voici l’Académie Raspail, située au fond de la Cité Nicolas Poussin. Puis, nous approchons du  boulevard Edgar Quinet. A l’angle se situe le « Café des Arts », la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluarddénommé avant la dernière guerre : « Aux Quatre Sergents » (de la Rochelle) ; ceux-ci sont enterrés dans le cimetière tout proche. En face, le café brasserie : « le Raspail Vert » a remplacé celui portant l’enseigne : « Aux Grands Hommes » (il s’agissait d’Edgar Quinet et de Raspail).la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard

Continuons. Au 230, une plaque indique que le poète Pierre Seghers a vécu ici de 1944 à 1987. Il y avait sa maison d’édition, rendue célèbre par la parution en format de poche de nombreux poètes contemporains, sous l’appellation : « Poètes d’aujourd’hui », dont le premier numéro sera consacré à Paul Eluard. Plus de 280 titres paraîtront sous cette appellation. Rappelons ici, quelques étapes de sa vie .Il est né en 1906. Durant la Seconde Guerre, il en entre en résistance avec la revue : «  Poètes Casqués », dont le premier abonné sera Aragon. Plus tard, il ouvrira ses collections au cinéma, aux philosophes et aux savants, aux musiciens, à la chanson  (« Poésie et chanson »). En 40 ans d’édition, il publiera plus de 400 monographies et 2000 poètes du monde entier.

Au 228, le trottoir voit soudain son niveau s’affaisser par quatre marches d’escalier. Cela peut surprendre le flâneur qui rêve un peu… Nous sommes ici sur l’ancien niveau du Mont Parnasse. Au 218, l’immeuble arbore au-dessus de la porte d’entrée le numéro 20, ancien numérotage qui débutait à partir du boulevard Montparnasse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardAu passage, signalons la disparition du cinéma «  Raspail », au 216, qui était très fréquenté dans les années 60 et où étaient présentés de nombreux films d’art et d’essai.

Trois immeubles mitoyens apparaissent au 214. C’est le recteur Paul Appell qui la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardles inaugura en 1924 .Il s’agit de la Maison des Etudiantes. Madame Paul Appell a été présidente de la Société Universitaire des Amis de l’Etudiante. Au 208, le « Café du Gymnase » s’appelait « le Pélican » aux beaux temps des « Montparnos ».

De 1829 à 1877, s’ouvrait au niveau du 206, un vaste terrain consacré au marché aux fourrages, et qui s’étendant dans l’axe de la rue Huyghens, allait jusqu’au boulevard Edgar Quinet. En 1866, le percement du boulevard Saint Marcel dans le 13ème,  fit transférer ici le marché aux bestiaux du boulevard de l’Hôpital. Le 23 septembre 1870, le marché est déplacé à la Villette. En 1875, se tient ici, tous les dimanches, un marché aux chiens. Le 7 juillet 1877, le marché aux fourrages se retrouve à Montrouge, tandis que le marché aux chevaux se dirigera sur les abattoirs de Vaugirard…

Nous pouvons maintenant conclure,  en évoquant un autre aspect de ce secteur, en particulier celui de la rue Huyghens, où la proximité de l’Académie de la Grande Chaumière (rue de la Grande Chaumière), attirait la présence de modèles féminins qui étaient pour la plupart de nationalité italienne. Mais la guerre de 14-18 mit un terme à cette présence, l’ambassade d’Italie ayant exigé leur disparition.

Nous espérons vous avoir intéressé par notre promenade. Il ne tient qu’à vous d’en apprécier le parcours en flânant, promeneur léger mais attentif, inspiré par la nostalgie des ombres du passé et  de celles encore inconnues du futur…

 N.D.L.R..  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.