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22 mai 2009

Spectacles à l'Entrepôt jusqu'à la fin mai

22/05/2009
Zarbituric + Omega Concerts
Zarbituric: Zarbituric est un univers imaginaire, où se croisent groove volumineux, improvisations déjantées pouvant basculer à tout moment dans un climat intimiste, sensible, parfois sombre... Les membres du combo se sont formés avec un désir commun : L'improvisation et l' experimentation musicale. Omega: Né de la rencontre de musiciens de Tarace Boulba, Gettabang, Mamienco, V.R.O.UM. et du(...)
23/05/2009
Vanupié Concerts
Vanupié. Un curieux nom qui résonne comme une chaleureuse invitation au voyage, dans un univers musical oscillant entre riffs manouche bien sonnés, chansons à textes vrais et reggae. Vanupié, c’est d’abord l’histoire d’un baroudeur, JC Dorado, chanteur guitariste, qui décide en 2004 de quitter les sentiers battus pour se consacrer entièrement à la musique. Avec son compagnon de route, le saxophoniste(...)
26/05/2009
Les rimes de la vie Jacques PREVERT Littérature
Dans la poésie de Jacques PREVERT, comme dans la vie, joie rime avec peine, amour avec souffrance, tendresse avec désespoir, et l’humour passe du charmant au noir comme dans un film muet… Lecture Simone HERAULT
27/05/2009
Orlando Concerts
Si son répertoire fût qualifié d’érotico-animalier, c’est qu’ORLANDO se délecte de l’observation subtile et impertinente des bizarres animaux que nous sommes. Sous ce nom inspiré d’un roman de Virginia Woolf, se cachent des personnalités volcaniques, qui échangent volontiers rôles, instruments, sexes, baisers et places devant le micro. Avec une complicité qui fait plaisir à voir, ils et elles aiment(...)
2012 Conférences et débats
Suite au Succès de sa dernière conférence à l’entrepôt, nous avons le plaisir d'accueillir une nouvelle fois Sylvie Simon sur ce même thème passionnant qu’est 2012.
Conférence dédicace avec Sylvie Simon à l'occasion de la sortie de son dernier livre "2012 la révélation" édition Alphée L’apocalypse de 2012 est un sujet dont on a déjà beaucoup entendu parler, mais Sylvie Simon refuse(...)
28/05/2009
Buenos Aires sur scène: l'Alter Quintet invite Raul Barboza + Calo-Couranjou quartet Concerts

29/05/2009
Mamienco Concerts
MamieNco est un groupe de chanson « progressive » à la croisée du rock, du jazz et des musiques du monde. La clarinette klezmer, le souffle de l’accordéon, le dynamisme du duo basse – batterie et la prestance des trois voix masculines actionnent à chaque concert la « machine à émotions » qu’est MamieNco. L’atmosphère est prenante, un véritable voyage des larmes vers la joie et de la douceur jusqu’à(...)
30/05/2009
Klezmer Kaos Concerts
C'est un tourbillon d'émotions. Les KLEZMER KAOS, cinq talentueux musiciens aux univers bien différents nous propulsent dans des destinations lointaines au gré de leur musique. Leur répertoire est un livre de contes et chaque morceau nous raconte une histoire dans un flot rythmé et mélodieux. Tantôt c'est l'histoire d'un beau voyage dans un pays suave et langoureux au son du violon, de la clarinette(...)

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Le vol de la mort, Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la paix 1980

Le terrible procès destiné à faire taire l’opposante birmanne Aung San Suu Kyi, montre bien, s’il en était encore besoin, que les prix Nobel de la Paix, sont très souvent très maltraités dans leur propre pays, comme l’illustre le récit qui suit: 32 ans après, Adolfo Perez Esquivel, argentin, prix Nobel de la Paix 1980, raconte le jour où les dictateurs argentins ont tenté de l’assassiner, par défénestration d’un avion. Habitant le 14ème, Francis Gély, ami du prix Nobel de la Paix 1980, a transmis ce récit à La Voix, qui le publie pendant les trois jours qui viennent. Première partie:

Chacun garde dans sa mémoire les faits et les événements qui ont marqué sa vie. Ces événements personnels ne sont pas isolés dans la vie du peuple, la situation du pays, et dans la communauté  de chacun.
Je me trouvais en Equateur où je participais à la rencontre des Evêques Latino-américains qui avait lieu a la Casa de Santa Cruz, à Riobamba dans le Diocèse de Monseigneur Leonidas Proaño. C’est là que nous avons appris l’assassinat de Monseigneur Angelelli en Argentine. C’était un des évêques invités qui n’avait pas pu venir à cette rencontre. L’Archevêque de Santa Fé en Argentine, Monseigneur Vicente Zaspe était aussi avec nous.
La répression militaire équatorienne envahit la maison de retraite pour arrêter les 17 évêques et les religieux et les laïques qui s’y trouvaient. Nous avons été détenus et emmenés dans une prison militaire à Quito à quelques 300 kilomètres de là. Ce fut une des opérations continentale du Plan Condor, imposé par la Doctrine de la Sécurité Nationale lancée par la direction des Etats-Unis dans les régimes dictatoriaux de l’époque.
A mon retour en Argentine après ma libération en Equateur, j’ai été détenu au Département Central de la Police Fédérale, le 4 avril 1977, anniversaire de l’assassinat de Luther King. C’était le premier jour de la Semaine Sainte. C’était des moments de forte tension et de résistance spirituelle. Puis, j’ai été emmené à la Superintendance de la Sécurité Fédérale, un centre de torture où j’ai été enfermé dans un “tubo”, une sorte de cachot petit et malodorant avec tous les restes des prisonniers précédents. C’est en cet endroit que sont passés aussi les Graiver et Hérald, le Directeur de Buenos Aires, ainsi que Robert Cox, parmi bien d’autres. C’était un endroit où passaient les prisonnièress qui étaient transférées vers d’autres prisons en leur promettant qu’on allait les libérer.  Mais, quand elles sortaient dans la rue avec l’Etat de Siège, on les enfermait à nouveau.
Le 5 mai 1977, de très bon matin, le gardien ouvre la porte du cachot et on me fait sortir pour m’emmener dans un bureau où ils m’apprennent que je vais être transféré. Ils ne me donnent aucune autre information. Un officier est chargé de m’accompagner avec deux autres officiers et deux sous-officiers qui me mettent les menottes et me font monter dans une voiture cellulaire où je suis enfermé dans un compartiment si étroit que je suis obligé de rester debout.
Après un parcours d’environ une heure et demie, on s’arrête et je vois que nous sommes à l’aérodrome de San Justo, une pancarte me permet de l’identifier, près d’un hangar d’où est tracté un petit avion. On me fait monter et on m’enchaîne sur le siège arrière. Là se trouvent le pilote, le co-pilote et les officiers et sous-officiers qui sont venus me chercher à la Surintendance de la Sécurité Fédérale. Ils sont armés de mitrailleuses et l’avion prend la piste et s’élève en se dirigeant vers le Rio de La Plata.
(suite demain)