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05 avril 2020

Le monument édifié en l'honneur de Jean-Charles Alphand

A la suite de l’article sur Jean-Charles Alphand, publié le 26 mars 2020 dans La Voix du 14ème, un de nos lecteurs nous a adressé ce commentaire :

N’oubliez pas d’aller voir la statue de Jean-Charles Alphand, édifiée avenue Foch, grâce aux dons de ses amis et admirateurs : en haut de l’avenue, à droite en descendant vers le bois de Boulogne.
Imposante, car il n’est pas seul, mais bien entouré...

Le Monument à Charles Alphand 

Devant le n° 22 de l’avenue Foch trône donc sur la pelouse le monument à Jean-Charles Alphand (1817-1891), directeur des travaux de Paris et habitant du 16ème, artisan des embellissements de la ville sous l’égide du baron Haussmann. Ce monument, inauguré le 14 décembre 1899, est l’œuvre de Jean-Camille Formigé  (1845-1926) et du sculpteur Jules Dalou (1838-1902)  qui travailla durant six années sans être rémunéré tant il admirait Alphand.

monument à la gloire de alphant et ses collaborateurs.jpg

Ce dernier, en pardessus, donne des ordres à quatre collaborateurs, l’architecte Bouvard, le peintre Roll, l’ingénieur Huet et Dalou lui-même.

30 mars 2020

Nouvelles mesures et vie pratique dans le 14ème

mairie 14ème logo.pngL’ACTUALITÉ DANS LE 14e NOUVELLES MESURES ET VIE PRATIQUE
 

  • Nouvelle attestation de déplacement dérogatoire

Le gouvernement ayant pris un nouveau décret le 23 mars 2020, renforçant les mesures de confinement appliquées depuis le mardi 17 mars, les déplacements sont interdits, sauf dans les cas listés ici et à condition d’être muni.e.s d’une attestation dérogatoire de déplacement.

  • Marchés alimentaires parisiens

En raison de l'épidémie de coronavirus tous les marchés alimentaires parisiens sont fermés à compter du 24 mars et jusqu’à nouvel ordre, mais les AMAP continuent de fonctionner en respectant les consignes sanitaires.

  • Soutien de la Ville aux entreprises parisiennes

En compléments des mesures annoncées par le gouvernement, la Ville met en œuvre plusieurs actions pour apporter son soutien aux entreprises parisiennes.

  • Stationnement gratuit dans tout Paris

Le stationnement dans les rues parisiennes est rendu gratuit afin de permettre à l’ensemble des personnels mobilisés dans la gestion de la crise de pouvoir se garer à proximité de leur lieu de travail et de faciliter les visites à domicile.

  • Propreté

-L’application « Dans ma rue » reste active pour les interventions urgentes (propreté, encombrants).
-Nettoyage des rues : une programmation est établie suivant les priorités et les moyens mobilisables.
-Info collecte : pour faire face à la crise sanitaire actuelle, les déchèteries (espaces-tri) et les points tri sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Les prestations Trimobile sont également suspendues. La collecte des ordures reste toutefois assurée.
La collecte du verre (bacs blancs et colonnes à verre) ainsi que les stations Trilib continuent à fonctionner normalement. En revanche, la collecte des bornes textile est interrompue. Merci de ne pas y déposer vos vêtements et textiles jusqu'à la reprise normale des activités.
 

SOLIDARITES
 

  • Aides aux plus fragiles

Pour venir en aide aux plus fragiles : un seul numéro 39 75

  • Lieux de mise à l'abri

La Maire de Paris a proposé de mettre à disposition de l’État et des associations 14 gymnases pour mettre à l’abri les personnes en situation de rue. Le Gymnase Auguste Renoir, dans le 14e, est l’un des deux premiers mis à disposition.

  • Centres d'hébergement spécialisés

Deux centres dédiés aux personnes malades du Covid 19 ont été ouverts par l’Etat.

  • Renfort des structures de santé municipale

La Ville mobilise ses cinq centres de santé, dont le centre Tisserand dans le 14e, sur l’accueil des patients Covid-19 : mise en place de créneaux sans rendez-vous et sur rendez-vous (prise de rendez-vous par doctolib ou secrétariat) et de téléconsultations.
Centre Tisserand : 01 45 39 49 29
Un dispositif de permanences médico-sociales (PMS) renforcé est également mis en place sur les 3 centres médico-sociaux, dont le centre médico-social Ridder dans le 14e. Il intervient en renfort des centres d’hébergement spécialisés.

  • Lieux de distribution alimentaires

Pour pallier les fermetures de certaines distributions la Ville met en place un dispositif d’aide alimentaire inconditionnelle en lien avec l’État et l’association Aurore qui fournira 5000 paniers repas par jour. Ce dispositif est géré par des associations épaulées de volontaires et mis en œuvre dans 3 centres, dont les Grands Voisins dans le 14e.
Ils sont ouverts 7 jours sur 7, de 09h30 à 14h00 depuis le 24 mars.

  • Réseaux d'entraide de proximité

Pendant cette période de confinement, les plateformes d'entraide entre voisins se révèlent très pratiques pour s'organiser et faire garder ses enfants, imprimer une attestation de sortie ou encore faire les courses pour une personne vulnérable. Les associations proposent également des missions solidaires. La Ville de Paris met en relation celles et ceux qui ont besoin d'aide avec celles et ceux qui veulent aider sur la plateforme idée.paris.

  • Appels à volontaires

La Ville de Paris, via la Fabrique de la Solidarité, a lancé un appel à volontaires pour prêter main forte aux associations. Le formulaire est accessible via ce lien

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26 mars 2020

Alphand, le jardinier de Paris

Adolphe Alphand par Roll exposé au Petit Palais.jpgLe Second Empire a imprimé son empreinte sur Paris à travers d’une part, les travaux initiés par Haussmann offrant à la cité un réseau d’avenues plantées d’arbres et d’autre part, la naissance et le développement d’espaces verts à l’image de ce que proposait l’influence anglaise à l’époque.

A l’origine de ces réalisations, un homme : Jean-Charles Adolphe Alphand. Il était né à Grenoble en 1817 et mourut à Paris en 1891. Il fut élève de l’Ecole Polytechnique en 1835 et de l’Ecole des Ponts et Chaussées en 1837.

Haussmann qui rénova Paris en détruisant près de la moitié de l’espace bâti ancien, avait créé en 1855 le Service des Promenades et des Plantations qu’il confia à Alphand qui devint ingénieur en chef des Promenades. Il faut préciser qu’ Alphand avait écrit un ouvrage : « l’Art des jardins »  dans lequel il précisait ceci : « Les travaux de plantations devraient marcher de pair dans les grandes villes avec ceux de la construction et que le tracé d’une ville doit comprendre des jardins publics. »

De 1852 à 1870, le Paris du Second Empire connait un véritable bouleversement. Ainsi, 111 ha de squares, parcs et jardins sont créés. En 1855, sont réalisés le jardin de l’avenue Foch, le Pré Catelan, le jardin de la Tour Saint Jacques, en 1858 le jardin des Champs Elysées, en 1860 le  Jardin d’Acclimatation, le bois de Vincennes, en 1864 le parc des Buttes Chaumont, en 1878 les jardins du Trocadéro.parc Montsouris lac.2 jpg.jpg

 N’oublions pas dans le XIVème arrondissement, le parc Montsouris de 15 ha que chacun de nous apprécie pour sa configuration de parc « à l’anglaise » opposée à la rigueur classique d’un Le Nôtre. Il fut aménagé entre 1867 et 1878 sur le site d'anciennes carrières.

Nous sommes les héritiers de cet immense héritage. Gageons que nous saurons le préserver et bien sûr l’embellir.

23 mars 2020

La Souris d’eau premier trimestre 2020

la souris d'eau publication logo.jpegLe N° 16 Premier trimestre 2020 de « La Souris d’eau » est paru.

La Souris d’eau est un périodique trimestriel de liaison du Conseil de Quartier Montsouris-Dareau avec les habitants créé en 2016. Au-delà des habitants du quartier Montsouris-Dareau, ce magazine  peut intéresser tous les habitants du 14ème car il propose des articles sur l’histoire littéraire, artistique, architecturale…de ce quartier. Il évoque aussi les  initiatives menées par des associations…

En ce moment où vous êtes confinés, n’hésitez pas à télécharger et feuilleter les 16 différents  numéros de «  La Souris d’eau » qui   nous révèlent une foule d’aspects de notre quartier avec des articles passionnants, illustrés de très belles photos !

http://cdq.montsouris.online.fr  

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21 mars 2020

L’équipe du Moulin à Café ne vous oublie pas !

le moulin à café les bons plans.pngChers usagers,

Le Moulin à Café est un espace de vie sociale avant tout, et tentera de l'être même à distance. Malgré la crise sanitaire que nous traversons, nous nous devons de rester solidaires !

Dans un premier temps, pensons aux plus fragiles d'entre nous :

Tout comme pendant la période de canicule de 2019, les personnes âgées de 75 ans et plus, en situation de handicap, avec des problèmes de santé ou situation d'isolement, peuvent bénéficier du service d'accompagnement de la Mairie de Paris en appelant le 39 75 ou bien le Centre Communal d'Actions Sociales (pour le 14e : 01 53 90 32 00). Des agents mandatés par la Ville de Paris appelleront ces personnes, en toute confidentialité, pour s’assurer qu'elles vont bien. Si besoin, un accompagnement personnalisé sera proposé et, le cas échéant, des secours seront envoyés. 

Ensuite, comment s'occuper au mieux pendant ce confinement ?

Profitons de ce temps mis à notre disposition pour retourner à l'essentiel : se reposer, se ressourcer, faire un grand nettoyage de printemps, rempoter les plantes, faire du tri dans son dressing, appeler nos proches, saluer nos voisins par la fenêtre ...

Aussi, notre équipe se creuse les méninges pour rassembler des idées à vous proposer via nos réseaux sociaux tout au long de cette période (conversation Skype en anglais, des bons plans lecture / cinéma / musées, tutoriels pour faire des produits ménagers maison... ). Nous sommes évidemment preneurs de vos trucs et astuces, de vos propositions de rendez-vous virtuels - n'hésitez pas à nous écrire à l'adresse suivante : animation@moulin-cafe.org . Vous pouvez aussi nous identifier sur vos publications afin que nous les partagions !

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14 mars 2020

Quel avenir pour l'hôpital La Rochefoucauld ?

hopital la rochefoucauld-paris-.jpgL'hôpital situé avenue du Général Leclerc, à proximité de la place Denfert Rochereau, a vu ses activités se terminer en 2019 pour être mis en vente par l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
Aujourd'hui, les lieux sont loués au commissariat de police du 14ème arrondissement jusqu'en 2022 ; cette période étant nécessaire  pour la rénovation des locaux de la police situés avenue du Maine.  Au delà de cette date, on ne sait ce qu'il adviendra de l'ancien hôpital.

Rappelons l'origine du dit hôpital. Cette" Maison Royale de Santé" voit le jour à l'initiative de l'ordre de la Charité. La Couronne royale et Madame de La Rochefoucauld-Doudeauville permettent d'acheter un terrain en  1780 et d'ouvrir en 1783 un "hospice destiné aux ecclésiastiques et aux militaires dépourvus de fortune".

L'architecte en est Jacques Denis Antoine, (1733-1801). La construction se poursuivit une bonne partie du 19ème siècle, selon les plans d'Antoine. Un vaste parc néo-classique s'étendait jusqu'à l'actuelle place Denfert Rochereau et bien au-delà de l'avenue René Coty. Ce parc fut amputé progressivement par des constructions de logements et l'inauguration du chemin de fer de Sceaux.hopital la Rochefoucauld façade Rné Coty.JPG

On peut voir derrière l'hôpital et en longeant l'avenue René Coty : "le regard de Saux", regard de l'aqueduc Médicis créé par Marie de Médicis et qui était destiné à alimenter en eau son palais du Luxembourg. Les bâtiments anciens et le regards de Saux bénéficient d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le parc, d'une surface de un hectare et demi est protégé par le Plan Local d'Urbanisme. Le Conseil de Paris a émis le vœu de se porter acquéreur d'une partie des terrains pour y établir des logements sociaux. L'atelier parisien d'urbanisme est chargé de remettre un rapport de faisabilité.

Le site de La Rochefoucauld, dernier témoin de bâtiments érigés à la fin du 18ème et au début du 19ème, risque d'être défiguré par des constructions enserrant l'ancien hôpital et par le grignotage du parc.

Une association vient de se créer, dont le but est de protéger et de mettre en valeur ces lieux, face à la promotion immobilière, afin qu'ils conservent une fonction d'intérêt général.

 

 

07 mars 2020

Un peu d'histoire : le cimetière Montparnasse

cimetière Montparnasse.jpgInitialement appelé le cimetière sud  et plus tard celui du  Montparnasse, il fut réalisé à l'origine sur un enclos appartenant avant la Révolution aux religieux de la Charité. Cet enclos permettait aux séminaristes des Jésuites de Vaugirard d'y prendre leur repos. 

C'est en 1824 que fut inauguré le cimetière. Un agrandissement y fut réalisé en 1847. En 1891, sa surface fut légèrement diminuée par l'élargissement de la rue Froidevaux située au sud et la création de voies adjacentes dont la rue Émile Richard. 

De 1825 à 1883, ce cimetière avait pour surnom : "le champ de navets", dénomination réservée aux condamnés à mort. 

Au début du 19ème siècle, de nombreux moulins Cimetiere Montparnasse.jpgétaient implantés sur ces territoires du sud de Paris. Aujourd'hui, le seul témoin de ces moulins est le "moulin de la Charité" datant du début du 17ème siècle et qui tire son nom des religieux de la Charité évoqués plus haut.

Ces moulins étaient à la fois des cabarets et des moulins à farine. Ils servaient des galettes et du vin à une clientèle estudiantine (pro-jésuite) alors que le moulin des 3 Cornets situé aux environs était fréquenté par une clientèle  janséniste. Le moulin de la Charité est le seul et unique témoin de la quarantaine de moulins qui fonctionnaient sur le territoire compris entre Montparnasse et le Petit Montrouge, ceci tout au long d'une grande partie du 19ème siècle. Ces moulins  étaient alimentés par le blé provenant de la région de Beauce. 

06 mars 2020

Lucernaire - Du nouveau au printemps

Boule de suif.jpgBOULE DE SUIF
18 MARS > 3 MAI 
MAR > SAM À 18H30 / DIM 15H
Rencontre avec le public le 27/03
 
De Guy de MAUPASSANT
Avec André SALZET
Hiver 1870. À bord d'une diligence, dix personnes fuient Rouen occupée par l'armée prussienne :
des notables, deux bonnes sœurs, un révolutionnaire et Boule de Suif, une prostituée pleine de dignité...

AFFICHE_Psy_Cause(s)_lui_.jpgPSYCAUSE(S)LUI
25 MARS > 10 MAI 
MAR > SAM À 21H / DIM 17H
Rencontre avec le public le 03/04
 
De et m.e.s Josiane PINSON
Avec Alexis VICTOR
 
"Lui" est psy. En couple. Père. Fils... Et un rien Borderline. A cause de son père ? de sa mère ? de sa femme ? ou de ses patients ? Avec tendresse et cruauté, "Psy cause(s) lui" met à nu la psyché masculine pour en ausculter les fragilités.

AFFICHE_Le_secret_de_Sherlock_Holmes_0.jpgLE SECRET DE SCHERLOCK HOLMES
1ER AVRIL > 6 JUIN 
MAR > SAM À 21H / DIM 18H
Rencontre avec le public le 10/04
 
De Christophe GUILLON et Christian CHEVALIER
 
Londres, 1881 : Sherlock n'est pas encore le grand Holmes et le docteur Watson, médecin légiste, rentre tout juste d'Afghanistan.
 
Drôle et original (NRJ)
 
De l'action et des rires (CHÉRIE FM)

03 mars 2020

L’histoire des Parisien·ne·s lors de l'exode de 1940 au Musée de la Libération de Paris

exode - lace denfert-rochereau 75014Il y a 80 ans, en France, 8 millions de personnes fuyaient la guerre. Le musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean Moulin retrace l'histoire des Parisien·ne·s lors de l'exode de 1940. Cette première exposition temporaire raconte la fin brutale et rapide d’une société pourtant bien organisée et porte la réflexion sur l’expérience des réfugié·e·s, d’hier à aujourd’hui.

LES PARISIENS DANS L’EXODE DE 1940

Musée de la Libération de Paris

Printemps 1940 en France : huit millions de personnes fuient sur les routes pour échapper à l’avance des armées allemandes. 80 ans après, le musée de la Libération de Paris- musée du général Leclerc – musée Jean Moulin revient sur cette tragédie française et européenne.

Du début du mois de mai à la mi-juin 1940, les populations ont traversé un moment historique bouleversant : la fuite sur les routes de huit millions de personnes pour échapper à l’avance des armées allemandes. Les trois quart des Parisiens se sont jetés sur les routes, entassant comme ils le pouvaient leurs affaires les plus précieuses, dans un chaos inimaginable. Cet effondrement brutal des structures et de l’organisation de la société explique pour partie l’accueil fait à l’armistice demandé par le Maréchal Pétain.

De cet épisode traumatique, force est de constater qu’il ne reste que peu de traces. Très peu d’objets et dessins témoignent de ce moment, au contraire de nombreuses images fixes et animées, journaux, archives qui seront présentés dans l’exposition. 80 ans après, le musée de la Libération de Paris- musée du général Leclerc – musée Jean Moulin revient sur une tragédie française et européenne.

L'exposition raconte la fin brutale, en quelques semaines traumatisantes, d’une société pourtant bien organisée et porte la réflexion sur l’expérience des réfugiés, d’hier à aujourd’hui.

Musée de la Libération de Paris 4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris (PLACE DENFERT-ROCHEREAU) T : 01 40 64 39 44

Dates : Du 27 février au 30 août 2020 :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 10h à 18h

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La cathédrale - cet acte de foi qui traverse les siècles

Notre Dame en feu.jpgTexte de Mgr Michel Aupetit paru dans L’Homme nouveau
L’Homme nouveau – mars 2020

« La cathédrale est cet acte de foi qui traverse les siècles, où le génie de l’homme s’incline en adoration devant Dieu. Elle est d’abord le Temple du Très-Haut, comme toute église de cette terre, reflet de la liturgie céleste, porte et chemin du Ciel. Mais elle est aussi l’Église-Mère du diocèse, celle qui nous enfante comme une source de vie. »

Interview parue dans le hors-série N°38-39.

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28 février 2020

L'histoire de nos rues et de nos quartiers

carrières avenue de l'observatoire.JPGLes carrières de l'avenue de l'Observatoire

On sait que depuis le 10ème siècle, des carrières étaient exploitées sur le territoire et les alentours de l'avenue de l'Observatoire de Paris qui à l'époque, n'était pas encore construit.

Au début du 11ème siècle, Robert le Pieux se fit construire une villa de plaisance qui devint plus tard la résidence du Val Vert ou du Vaux Vert. Mais le château, après la disparition de Robert le Pieux fut abandonné. Les ruines furent occupées par des vagabonds qui y élurent domicile. Des assemblées "diaboliques" se réunissaient parmi les ruines. 

Saint Louis, en 1259, fit don du terrain aux Chartreux qui y construisirent leur monastère (terrain situé à proximité de l'actuelle rue d'Assas). Peu à peu, les carrières furent abandonnées et transformées en caves où furent entreposées bières, liqueurs et produits des vignobles proches du sud de Lutèce. Des murs de soutènement furent par ailleurs construits afin de sécuriser les lieux.carrières  tombe de PhilibertAspairt4.jpg

Cette situation des anciennes carrières se prolongea jusqu'à la fin du 18ème siècle. Un fait divers survenu en novembre 1793 illustre à la fois l'originalité des lieux et la renommée sulfureuse qui s'en dégageait. Ainsi, il est rapporté qu'un certain Philibert Aspairt, portier au Val de Grâce se rendait régulièrement dans ces carrières, espérant retrouver et déguster quelques alcools abandonnés…  C'est seulement en 1804 que son squelette fut retrouvé rongé par les rats. De nos jours, ces carrières sont condamnées. Seuls, les souterrains situés au delà des limites du mur des Fermiers Généraux (barrière d'octroi de la Place Denfert) ont été transformés pour accueillir plus de six millions d'ossements provenant des cimetières du centre de Paris.

Pour conclure, on peut dire que la rive gauche de Paris a été mise à contribution pour la construction jusqu'au 18ème siècle du Paris historique en général.

27 février 2020

Le Théâtre de Poche Montparnasse communique

Histoire de France.jpgMAXIME d'ABOVILLE de retour au Poche-Montparnasse

Devant le succès rencontré par son spectacle, Maxime d'Aboville reprend ses célèbres Leçons d'Histoire de France tous les samedis à partir du 29 février :

de l'an Mil à Jeanne d'Arc le samedi à 15 heures

de 1515 au Roi Soleil le samedi à 16h30

Tarif préférentiel du 29 février au 9 mars en réservant par téléphone au 01 45 44 50 21.

Tour du théâtre.jpgLE TOUR DU THÉÂTRE EN 80 MINUTES de Christophe Barbier

Christophe Barbier reprend son grand récit vivant de l'histoire du théâtre tous les lundis à 19h.

 Tarif préférentiel du 29 février au 9 mars en réservant par téléphone au 01 45 44 50 21.

Toute l’affiche sur : www.theatredepoche-montparnasse.com

24 février 2020

La Société Historique et archéologique du 14ème annonce :

société historique et archéologique du 14ème.jpegI- L'Assemblée Générale ordinaire de la SHA du 14ème aura lieu le samedi 29 février 2020 à 15 heures -mairie principale du 14ème- Salle polyvalente accessible par l'entrée principale de la mairie.

II- Grange de la ferme de Montsouris (17 villa Saint Jacques)

La restauration du dernier témoignage rural de Paris est menée avec notre association et le Conseil de quartier. Le 5 février dernier, une visite du chantier a eu lieu. Le crépi des années 60 a été ôté. Après avoir mis la façade à nu, l'ancien arc en plein cintre de la porte principale est ainsi apparu. Cet élément ancien sera pris en compte par un modificatif du permis de construire pour être ainsi restauré.

III- Pavillon Troubadour, 15 Villa saint Jacques

Les travaux de restauration doivent débuter en 2021. Ni le Collectif de Port-Mahon, ni la SHA , ni le Conseil de quartier n'ont été tenu au courant. Les travaux d'un coût de 500 000 € prévoient un réaménagement avec la construction d'une annexe en bois qui deviendra la Bagagerie du 14ème arrondissement pour les personnes en difficulté. La SHA sera vigilante afin que la carrière souterraine classée monument historique, et le Pavillon Troubadour ne soient pas défiguré.

IV-Le 28 mars 15h à la salle polyvalente : Présentation historique et Projection du film "La ligne de démarcation", de Claude Chabrol.

Son père Yves Chabrol, pharmacien de son état, au 5 avenue d'Orléans, avait été résistant avec le père Corentin le Cloarec, Maurice Ripoche et Pierre de Gaulle. Le film : "La ligne de démarcation" est un film franco-italien sorti le 25 mai 1966. Il avait été inspiré et adapté d'après le roman ayant le même titre, de Gilbert Renault, alias colonel Rémy, ancien résistant des Forces Françaises Libres. 

V- Samedi 25 avril à 15h au départ de la mairie : promenade urbaine autour de la maison commune qui rappellera, parmi d'autres, l'Aspirant Dunant, le Général Leclerc, Jean Moulin, Maurice Ripoche, le Colonel Rol-Tanguy et Vercors mais aussi " les  petits, les obscurs,les sans-grades, les oubliés" de la Seconde Guerre Mondiale de notre petite Patrie...

22 février 2020

L'histoire de nos rues et de nos quartiers

General Friant galerie historique des bulletins de la grande armée photo Wikipédia.jpgLe général Louis Friant (1758-1829) a été général de division, lieutenant-général de l'Empire, pair de France, gouverneur du Luxembourg et chambellan de l'Empereur. C'est la proximité des boulevards militaires liés aux fortifications de Louis Philippe et qui sont devenus les actuels boulevards des Maréchaux, le plus proche étant le boulevard Brune, qui explique le choix de donner à cette rue le nom du général Friant.

A l'origine, cette voie avait pour nom celui de chemin du Pot au Lait, puis rue du Pot au Lait et enfin avenue du Pot au Lait. De fait, cette rue menait au village de  Mont Rouge, se prolongeait dans le Grand Montrouge sous le nom d'avenue de la Porte de Montrouge, puis de l'actuelle avenue de la République.une laitière à paris estampeière moitié du 20 ème sicle.jpg

On sait que la dénomination de la rue du Pot au Lait faisait allusion au transport des laitières de l'époque de la première moitié du 19ème siècle. En 1864, c'est après le rattachement des territoires du Petit Montrouge,  situés aux alentours du carrefour Alésia à la ville de Paris, que la rue prit le nom de rue Friant.

N'oublions pas que le quartier Alésia fut appelé longtemps le quartier du Petit Montrouge lorsque le territoire du village du Grand Montrouge fut limité par la construction des fortifications due à Louis-Philippe en 1848, celles-ci devenant la dernière enceinte de Paris depuis sa naissance.

Photo 1 : General Friant galerie historique des Bulletins de la Grande Armée photo Wikipédia

Photo 2 : La Laitière. Estampe de Roehn, Adolphe Eugène Gabriel 1ère moitié du 19e siècle Musée Carnavalet, Histoire de Paris

20 février 2020

Camera Obscura : Exposition "Fragments d'un paradis" et signature de Jeffrey Conley

camera obscura signature jeffreyConley 22 février 2020.jpgDans le cadre de l’exposition «Fragments d’un paradis» la galerie Camera Obscura vous convie Samedi 22 février 17 h à une rencontre-signature avec Jeffrey Conley pour son livre « REVERENCE »

 Ed. Nazraeli Press -Relié, 30 x 30 cm - 64 pages, 50 photographies N&B- 80 euros

Exposition « Fragments d’un paradis » en cours jusqu'au samedi 28 mars

Galerie Camera Obscura 268 Boulevard Raspail 75014 Paris 01 45 45 67 08 (mardi - vendredi 12h - 19h / samedi 11 - 19h) www.galeriecameraobscura.fr  

"Fragments d'un paradis"camera obscura signature bernard descamps 8 fév 2020.jpg

La nature a toujours été une source d'inspiration pour les artistes. Sous le titre "Fragments d'un paradis"(emprunté à Jean Giono), nous avons voulu rassembler divers travaux de photographes qui la célèbrent, la décrivent, l'utilisent... chacun à leur manière.

Pour plusieurs photographes de la galerie elle constitue un axe central de leur travail (Kenna,Spricigo, Brihat...) et elle est très présente chez un certain nombre d'autres (Sammallahti, Albrecht, Dailleux, Descamps, Plossu, Yamamoto...).

Photo 1:Jeffrey Conley Glacial valley and storm, Iceland, 2018

photo 2 Bernard Descamps Islande, 2019.

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15 février 2020

Histoire de nos quartiers : la rue Campagne Première rue d'artistes

rue Campagne Première 31-31bis.JPG  Eugène ATGET habita cette rue, située entre le boulevard du Montparnasse et le boulevard  Raspail.

E. Atget fut successivement matelot, comédien, peintre. A 42 ans , il Atget_Eugène Place_Denfert-Rochereau 1898 Colonne_..jpegdevint photographe ambulant, en photographiant les rues pittoresques du Paris de l'époque, s'attachant à saisir sur le vif, les devantures de magasins, les vieilles enseignes, les colonnes Morris, les omnibus à chevaux, les fontaines  et les vieilles maisons.

 Il fut appelé le " primitif de la photographie", compte tenue de la difficulté à l'époque, de pouvoir transporter un matériel encombrant et fragile, difficile à manipuler.

 Mais la guerre de 1914, arrêta toutes ses activités. A l'époque, il avait l'estime de grands artistes, tels Picasso,  Braque, Man  Ray et Victorien Sardou.  En 1926 il perd sa compagne âgée de 84 ans, et   il meurt en 1927 à l'âge de 71 ans.

atget remouleurs-eugene-atget 1900-.jpgIl fut un artiste  qui  sut décrire  les petits métiers de l'époque : joueur d'orgue de Barbarie, le rémouleur, le matelassier, le tondeur de chiens, le marchand de coco, le cireur de souliers, le marchand de parapluie, le raccomodeur de faience, le  cardeur !Atget marchand de papier a lettres-eugene-atget.jpg

Il a été sans doute  le   précurseur du journaliste reporter contemporain.

photo 1: la rue Campagne  Première vue du boulevard Raspail.

photo 2 Atget colonne Morris place Denfert-      Rochereau

photo 3 Atget : rémouleurs

photo 4 : vendeur de papier à lettres.

10 février 2020

Une histoire de l'hôpital Broussais

Désaffecté depuis plusieurs années, l'ancien hôpital Broussais vit ses activités débuter en 1833. Il était à l'origine un hôpital provisoire situé au 96 rue Didot, et dont l'ouverture fut liée à une épidémie de choléra qui débuta en 1834.

hopital broussais.jpgIl était paradoxalement construit avec des matériaux rudimentaires qui se traduisirent par l'édification  de pavillons légers faits de briques et de bois. Une palissade de planches tenait lieu de clôture à l'édifice. Un personnage important de la poésie française y fit de nombreux séjours. Il s'agit de Paul Verlaine qui de 1886 à 1895 séjourna douze fois. Demandant à Jean Moréas  de lui rendre visite, il décrivait le lieu de la façon suivante : "voyez à droite une clôture de planches et une très modeste porte avec un drapeau au dessus".

En 1884, l'activité de l'hôpital devint générale et permanente. On y trouvait un service de chirurgie et deux services de médecine générale. Jusqu'à cette date, l'hôpital portait le nom de" l'hôpital des Mariniers", sachant que l'actuelle rue Didot portait elle-même le nom de : rue des Mariniers, sans doute faisant allusion à la présence probable, dans les environs, d'une manufacture de cordages destinés  à la marine.hopital broussais siège de la croix-rouge.jpg

En 1885, l'hôpital prit le nom de François-Joseph-Victor Broussais. Il faut savoir que  les bâtiments actuels datent d'une reconstruction totale entre 1928 et 1938 Aujourd'hui, un pôle d'activités d'ordre social se rapportant à la médecine en général, a redonné vie à l'ensemble tandis que la Croix Rouge Française y a implanté son siège.

 

04 février 2020

Camera Obscura signatures mardi 4 février et samedi 8 février

camera obscura 268 boulevard rasail 75014, denis dailleux marie-hélène lafon,La galerie Camera Obscura propose dans le cadre de l'exposition "Fragments d'un Paradis" plusieurs signatures

-Mardi 4 février 18h Denis Dailleux et Marie-Hélène Lafon dédicaceront leur ouvrage " Juliette"

Denis Dailleux photographies + Marie-Hélène Lafon, texte

Ed. Le Bec en l'air Relié, 23 x 19,5 cm 96 pages 35 euros

-Samedi 8 février 17h, Bernard Descamps dédicacera son camera obscura 268 boulevard rasail 75014, denis dailleux marie-hélène lafon,ouvrage "Natura" Texte : Maria Spiegel 

Ed. Filigranes Relié, 24 x 30 cm 144 pages, 73 photographies N&B 40€

 Exposition en cours jusqu'au samedi 28 mars "Fragments d'un paradis"( voir lire la suite)

Camera Obscura 268 Boulevard Raspail 75014 Paris 01 45 45 67 08

www.galeriecameraobscura.fr  

camera obscura 268 boulevard rasail 75014,denis dailleux marie-hélène lafon

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26 janvier 2020

Conférence Art Culture et Foi lundi 27 janvier: Histoire des 4 églises du 14ème

Saint Pierre de Montrouge.jpgLa première conférence de l’année 2020 aura lieu lundi 27 janvier prochain à 20 h30 au centre paroissial de Saint-Pierre-de-Montrouge (9 passage Rimbaut Paris 14ème Métro Alésia - Bus : 38, 62 et 92). Alain Constans nous fait l’amitié d’intervenir sur une thématique qui nous intéresse et nous touche tout particulièrement puisqu’il s’agit de l’architecture et l’histoire des églises de notre arrondissement.

Histoire des quatre églises du Doyenné du 14ème arrondissement 

L'actuel 14è naît en 1860 de l'annexion des communes comprises entre l'enceinteÉglise_Notre-Dame-du-Rosaire_(Paris 14).jpg des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers. Les grands axes, Montparnasse, Port Royal, René Coty et le parc Montsouris sont aménagés. Les hôpitaux Saint Joseph, Broussais et Notre Dame de Bon Secours. La ceinture d'immeubles H B M (Habitat à bon marché) et  la Cité Universitaire sont construites après la destruction de l'enceinte de Thiers.
Le doyenné du 14ème arrondissement comprend Saint Pierre de Montrouge (1870, Emile Vaudremer), Notre Dame du Travail (1902, Jules Astruc), Notre Dame du Rosaire (1911, Pierre Sardou) et Saint Dominique (1921, Georges Gaudibert).
Nous évoquerons le contexte historique de la construction des quatre églises du doyenné, les intentions des maîtres d'ouvrage pour ces 4 paroisses et les choix opérés par les architectes. Une place particulière sera accordée au décor de ces quatre églises, mobilier, vitraux, oeuvres d'art....
Notre-Dame du Travail.jpg

eglise StDominique.jpg

Le XIVème : les petits secrets de ses rues

La rue Cassini est une rue discrète. située à proximité de l'Observatoire de Paris. Elle relie la rue du Faubourg Saint Jacques à l'avenue Denfert Rochereau. Une atmosphère de calme et de mystère y règne, du fait de son isolement.

1rue_cass1.jpg

En 1903, y fut découverte une stèle gallo-romaine présentée aujourd'hui au musée Carnavalet. Cette stèle d'une hauteur de 1,44 mètre représente un forgeron et ses instruments de travail. Ce personnage a un visage buriné, les moustaches tombantes et porte un tablier de cuir. Sa main gauche tient une pince à feu. Le bras droit du personnage est manquant, mais il devait présenter un marteau posé sur une enclume. A Lutèce, les forgerons avaient un rôle important, comparable à celui qui était le leur dans les grands ports maritimes. On y voit là, la présence de Vulcain que l'on retrouve parmi les dieux du pilier des Nautes, présenté sous  le parvis de Notre-Dame. 

Les Nautes furent une corporation importante, en relation étroite avec les forgerons de Lutèce ; car un trafic substantiel fonctionnait tout au long de la Seine, en amont vers la région habitée par les Sénones (Sens) en aval chez les Rotomagnus (Rouen), et plus loin en direction de la mer, chez les Juliobona (Lillebonne).

On sait que en 52 après Jésus-Christ, Labienus, gouverneur de Lutèce, arraisonna 50 bateaux. On peut dire qu'à l'époque, les Nautes étaient une corporation très importante pour la vie commerciale et artisanale de Lutèce. 

La stèle gallo-romaine de la rue Cassini est le témoignage encore vivant de la naissance de Lutèce.

20 janvier 2020

L'Eglise protestante annonce :

Les rendez-vous du dimanche soir :

Dimanche 2 février    à 18h : Récital de guitare BERNADETA MIDZIALEK
 
Mélodies européennes contemporaines
 
Eglise Protestante
85 rue d’Alésia – 75014 Paris
Participation libre aux frais  

19 janvier 2020

La Fondation Giacometti et les Grands Voisins

saint vincent de paul cour de l'oratoire.jpgOn sait que le territoire de l'ancien hôpital Saint Vincent de Paul, après cinq ans d'occupation temporaire par la création d'un village alternatif et solidaire, se verra en 2020 en un nouveau lieu dédié à la culture. D'autre part, mille mètres carrés de logements libres et un grand parking à vélos seront retenus. Ces travaux dureront environ trois ans.

L'Institut Giacometti, actuellement situé rue Victor Schoelcher, voit dans cette transformation future un lieu privilégié pour présenter la collection exceptionnelle d'environ dix mille œuvres de l'artiste. 

La Fondation Giacometti propose de créer un "jardin des sculptures" autour de la cour de l'Oratoire. L'objectif étant de ne pas créer un musée mais une présentation vivante et permanente des œuvres de Giacometti. On sait que deux mille dessins n'ont jamais été vus. Cette réalisation se fera sur trois niveaux. Un niveau sera dévolu à une école d'art, non une école diplômante mais un centre de pratique. Des expositions temporaires d'artistes seront prévues au troisième niveau pour un public le plus large possible.

Catherine Grenier, directrice actuelle de la Fondation Giacometti est responsable de la présentation du projet.

12 janvier 2020

Saint Pierre de Montrouge - Restauration du clocher

Clocher.jpgLa Ville de Paris entreprend cette semaine la restauration du clocher de Saint-Pierre-de-Montrouge.
La première phase ayant été terminée en 2008, il s’agit de toute la partie pyramidale au-dessus de la chambre des cloches.
Les bâtiments du chantier seront installés le long de l’église, avenue du Maine, et l’échafaudage sera mis en place dans les semaines qui viennent.
L’église restera bien sûr ouverte et accessible durant les 18 mois prévus pour les travaux.

05 janvier 2020

Des Voix pour Notre-Dame à l’occasion des vœux 2020

François Gall Bus et cheval blanc à la carriole, un dimanche animé devant la cathédrale Notre- Dame de Paris années 1947.jpg« Que pouvons- nous faire ? »  a aussitôt demandé depuis New York, quelques minutes après l’incendie de Notre Dame de Paris, la French Héritage Society, association américaine de sauvegarde du patrimoine. La philanthropie étant dans les mœurs des américains, dons et mots de soutien continuent d’affluer, et au détour de leurs rues et avenues, quelques vitrines proposent des photos, tableaux et croquis avec divers messages « en signe de solidarité avec les Français », « même si je n’ai jamais encore visité Paris », ou très souvent « même si je ne suis pas de religion catholique ».

Des Voix pour Notre-Dame  à l’occasion des vœux 2020

« Que pouvons- nous faire ? »  a aussitôt demandé depuis New York, quelques minutes après l’incendie de Notre Dame de Paris, la French Héritage Society, association américaine de sauvegarde du patrimoine. La philanthropie étant dans les mœurs des américains, dons et mots de soutien continuent d’affluer, et au détour de leurs rues et avenues, quelques vitrines proposent des photos, tableaux et croquis avec divers messages « en signe de solidarité avec les Français », « même si je n’ai jamais encore visité Paris », ou très souvent « même si je ne suis pas de religion catholique ».

Noël  2020 : de Notre Dame à Saint Germain l’Auxerrois

Quelques réflexions émouvantes, assorties de photos de la cathédrale peinte au fil des saisons par l’artiste François Gall, ont été envoyées à sa famille à Paris, par divers collectionneurs, désormais plus émus encore par le symbole de leurs acquisitions. Certaines promesses de rencontres se sont déjà réalisées pour venir photographier l’édifice et les lieux environnants réalisés sur le motif de 1936 à 1987, ainsi que l’église Saint-Germain L’Auxerrois qui a remplacé la cathédrale le soir de Noël.François Gall l'autobus et la promenade familiale entre la Mairie du 1er et l' église Saint Germain l'Auxerrois.jpg

François Gall fut à la fois peintre de la réalité sociale avec ses scènes de guerre, grèves, mendiants, commémorations du 14 juillet et 11 novembre, chanteurs de rues, et peintre de la Réalité Poétique, mouvement auquel il participa avec la fraîcheur des bouquets et fruits de saisons, vibration colorée des intérieurs, douceur des nus et des maternités, quiétude des campagnes. Il fut aussi peintre de l’animation des bords de mers et villes, scènes de courses, cirque, parcs et jardins, quais de Seine. Ainsi, le 14e arrondissement de Paris où il vécut de 1953 à 1987 et dont il travailla sur le motif, croquis et touches finales des bâtiments et lieux mythiques, à l’instar des autres arrondissements.   

Sorti de sa mansarde - atelier de la rue Dauphine, il se prend d’amitié dès 1936 pour les pêcheurs à la ligne et bouquinistes auprès desquels il faisait poser ses camarades des Beaux - Arts, sa famille et les collectionneurs impatients de figurer sur ses œuvres parisiennes.  

Ci-dessous, dans une suite, quelques photos de collectionneurs montrant les différentes approches de la Cathédrale par l’artiste François Gall et un de leurs messages de Nouvel An « ... Vœux pour des jours à venir, lumineux comme la grande verrière de Notre Dame qui ne fut pas touchée par l’outrage du feu ».

Nicole Lamothe

Critique d’Art

photo 1- Bus et cheval blanc à la carriole, un dimanche matin animé devant la cathédrale Notre Dame de Paris (circa années 1947 )

photo 2:- L’autobus et la promenade familiale entre la Mairie du 1er et l’église Saint-Germain l’Auxerrois.
( circa 1951-53)  

François Gall Eugénie Gall, ses deux enfants et les bouquinistes Quai des Grands Augustins circa années 1953.jpg

- Eugénie Gall, ses deux enfants et les bouquinistes, quai des Grands Augustins ( circa années 1953)

Notre-Dame dans les tableaux de François Gall

      Huiles sur toile de la cathédrale Notre Dame de Paris
    réalisées par   François Gall (1912-1987) artiste du 14e arrondissement. 

François Gall lavandières devant les bateaux-lavoirs sous le pont Saint Michel 1938.jpg
- Lavandières devant les bateaux- lavoir, sous le pont Saint-Michel (1938)

François Gall Bus et cheval blanc à la carriole, un dimanche animé devant la cathédrale Notre- Dame de Paris années 1947.jpg
- Bus et cheval blanc à la carriole, un dimanche matin animé devant la cathédrale Notre Dame de Paris ( circa années 1947 )
François Gall Badauds devant les travaux quai de Montebelon années 1956.jpg
 
- Badauds devant les travaux quai de Montebello face à la cathédrale Notre Dame ( circa années 1956-58)
François Gall Automobiles et promeneurs quai Saint Michel vers Notre Dame.jpg
- Automobiles et promeneurs quai Saint-Michel, vers Notre Dame. 
( circa années 1948-50)
François Gall Un été animé devant les bouquinistes Quai Saint Michel.jpg
- Un été animé devant les bouquinistes Quai Saint Michel ( circa années 1960)
 

28 décembre 2019

La construction de l'église Saint Pierre de Montrouge (II)

Nous sommes en 1861. La ville de Paris avait déjà commencé l'acquisition des terrains. Elle était devenue propriétaire de ceux  formés par la rencontre de la route d'Orléans avec la chaussée du Maine.  L'acte d'acquisition porte :"ce terrain touche par un côté au carrefour des Quatre-Chemins" Tel est le nom donné à cette époque au terre-plein où d'anciennes cartes placent une Croix appelée :  "la Croix d'Arcueil".

Par décret impérial s'appuyant sur les délibérations du Conseil municipal du 8 mars 1861 et du 8 août 1862, et sur le procès-verbal d'enquête des 8,9, et 10 juillet 1862, on procéda à l'achat des autres parcelles soumises à l'expropriation.

construction de l'eglise saint pierre de montrouge.jpgLe préfet Haussmann voulait un beau monument. Son choix s'arrêta sur un jeune grand prix de Rome : Emile Vaudremer (1829-1914) . Dès 1863, l'œuvre fut commencée et sera terminée en 1870.

Le terrain affectait la forme d'un triangle isocèle, son peu de profondeur, son exiguité  au sommet et son développement vers la partie postérieurs ont rendu nécessaires les dispositions adoptées par Vaudremer. La bissectrice de l'angle formé par la rencontre des deux avenues a été prise comme axe longitudinal, et les pignons de la nef et des bas-côtés avancés jusqu'à la rencontre de ces deux voies. Pour occuper les sommet de l'angle, l'architecte construisit un porche élevé. Mélange des styles roman et byzantin, l'édifice rappelle les basiliques des premiers âges chrétiens à Rome. 

Saint Pierre de Montrouge Carrefour_Alesia_1.JPGSaint pierre de Montrouge nef.JPG

Cliquez sur les images pour les voir en grand

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27 décembre 2019

L'Institut Giacometti en accès libre pour les Quatorziens pendant les vacances

Institut Giacometti, qui ouvrira ses portes le 21 juin prochain 5 rue Schoelcher.jpgL'Institut Giacometti est heureux d'inviter les habitants du 14ème arrondissement à une visite gratuite (sur présentation d’un justificatif de domicile) pendant les vacances scolaires (sauf les jours de fermeture, les 23-24-25-26 déc. et 1er janvier).

A l'occasion de ces fêtes de fin d'année, ils pourront découvrir la reconstitution de son atelier d'artiste et l'exposition : "Giacometti / Sade, Cruels objets du désir"

L’Institut est le lieu de référence pour l’œuvre de Giacometti consacré aux expositions, à la recherche et à la pédagogie

D’une superficie de 350 m2, l’Institut Giacometti se situe au 5, rue Victor Schœlcher dans le 14ème arrondissement, quartier de Montparnasse où Giacometti a vécu et travaillé pendant toute sa carrière.

II est installé dans l’ancien atelier de l’artiste-décorateur Paul Follot, un hôtel particulier classé de style Art Déco, dont les décors ont été préservés, restaurés et réaménagés.

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26 décembre 2019

L'église Saint Pierre de Montrouge. Sa construction. I

Louis-Philippe.jpg Sous le règne de Napoléon III, les quartiers qui avaient été  assimilés à Paris et situés entre l'ancienne barrière des Fermiers Généraux et les fortifications de  1848, érigées  sous Louis-Philippe, étaient en plein développement économique et urbain. Les populations étaient en constante augmentation.  Aussi,  les lieux de culte inexistants ou devenus trop petits devaient être créés.

Ainsi, le 2 mars 1847, une ordonnance royale constitua le Petit-Montrouge. Mgr Affre, deux jours après, s'intéressa  à l'implantation d'une église.  Un terrain pressenti, rue d'Amboise ( actuelle rue Thibaud) fut acquis. L'abbé Migne qui y avait ses ateliers céda une partie de ses terrains, et ainsi, le 22 décembre 1847 une petite église ouvrit ses portes rue d'Amboise.  Mais cet édifice devint vite trop petit.

En 1858, l'édifice fut agrandi par l'abbé Letellier.

Cette période du Second Empire, voyait Napoléon III témoigner beaucoup de bienveillance à l'égard de la religionNapoleonIII remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860.jpg catholique, en rapport avec sa politique de rapprochement avec le Saint-Siège. Avec le préfet Haussmann , l'empereur accordait volontiers l'autorisation de bâtir de nouvelles églises dans les nouveaux quartiers parisiens.

Ainsi, la Ville de Paris commença l'acquisition de terrains, sis aux numéros 112 et 114 de la route d'Orléans et le N° 147 de la Chaussée du Maine. "ce terrain touchait par un côté au carrefour des Quatre-Chemins"... 

 Le plan de Roussel de 1731 indique " la Croix des Sages" à cet endroit. On l'appelait aussi la place du Puits-Rouge, dû à la couleur des limons à cet endroit, tandis que le plan des Chasses de 1764 y dessine des arbres et une ferme occupant toute la longueur du passage Rimbaut. Le puits de  la dite ferme existe encore au chevet de l'actuelle église. Il a 27 mètres de profondeur.

Ces préliminaires posés, nous continuerons l'histoire de la construction de notre église Saint Pierre ultérieurement  ( à suivre)

Photo  1 : Le roi Louis-Philippe : c’est à la fin de son règne 1847 que fut édifiée une première église sur un terrain rue d’Amboise (l’actuelle rue Thibaud)

Photo 2 : Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860. C’est à partie de cette date qu’une partie du territoire de la commune de  Montrouge est annexée à Paris. Il favorise la construction d’églises dans les nouveaux quartiers. Et c’est vers 1863 que démarre la construction de l’église actuelle de Saint Pierre de Montrouge

24 décembre 2019

Joyeux Noël !

Nativité Enluminure-representant-Nativite-manuscrit-Simon-Bening-1511-.jpg

14 décembre 2019

Exposition “Geneviève 1600ème anniversaire” à la mairie du 5ème du 27 novembre au 19 janvier

sainte genevieve 1600e anniversaire  exposition du 27 nov au 19 janv 2020.pngDu 27 novembre 2019 au 16 janvier 2020, à la mairie du 5e arrondissement, une exposition inédite retrace la vie de Ste Geneviève, patronne de Paris, à l'occasion de son 1600e anniversaire, avec des œuvres d'une valeur inestimable.

(Entrée gratuite)

À l’aube du 1600e anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, la mairie du Ve arrondissement ne pouvait manquer ce rendez-vous avec l’Histoire.
Ses bâtiments occupent, avec ceux de la faculté de Droit, de la bibliothèque Sainte-Geneviève, du lycée Henri IV et du Panthéon, une position dominante, couronnant la Montagne dédiée à la patronne de Paris. Cette figure de l’époque mérovingienne a laissé au cœur de la capitale un héritage intellectuel et culturel considérable, qui se perpétue jusqu’à nous et dont le rayonnement a dépassé très largement le seul cadre parisien.
L’association Art sacré II (lartsacre2.com) chargée de la réalisation de cette exposition, a été créée par Mgr Jean-Louis Bruguès, ancien bibliothécaire et archiviste du Saint-Siège. Ainsi cette structure peut-elle offrir toutes les conditions requises pour permettre, en collaboration avec les Archives nationales, le musée de la Légion d’Honneur, la bibliothèque du Saulchoir et bien d’autres institutions, la présentation d’une exposition à la hauteur d’un événement si mémorable.

Cliquez sur les documents pour les voir en plus grand

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