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19 mars 2017

Il y a de quoi rire...

Voici quelques "perles rares" que nos grands ados ont l'habitude de soumettre à leurs professeurs. Ainsi :

A propos de la chimie : Pour rendre l'eau potable, il faut y ajouter de l'alcool à 90° ;

A propos des mathématiques : un triangle est un carré qui n'a que trois bordures ;

Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre ;

Cette figure s'appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu'un ;

A propos des sciences de la nature : pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq ;

A propos du Moyen Age : la famine était un grave problème pour ceux qui n'avaient rien à manger.

05 mars 2017

Voyage en Absurdie

Tout ce qui n'a pas de sens a du sens...

Le printemps tout proche nous invite à prendre le large au pays de la fantaisie mentale, dont les rivages déjantés par le vent de l'absurde, accueilleront notre esprit attentif à la pensée pure  et qui porte le nom d'Absurdie. Ainsi :

Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici. (Pierre Dac).

L'air de Paris est si mauvais que je le fais toujours bouillir avant de respirer (Eric Satie)

Savez-vous pourquoi l'air est si pur à la campagne ? C'est parce que les paysans dorment la fenêtre fermée.(Ionesco).

Il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et les non-hêtres. (Raymond Queneau)

L'argent, tout compte fait, aide à supporter la pauvreté (Alphonse Allais)

Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n'en prend pas (Alphonse Allais)

 

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15 octobre 2016

Quel visage pour la place Victor Basch ?

La place Victor Basch a perdu ses palmiers !

        Adieu rivages de la Méditerranée.

         A la place, des cordages tendus

         Attendent les serviettes et leur venue.

place Victor et Hélène Basch.JPGSoyons sérieux. Le trafic de ce carrefour a toujours été anarchique, polluant et asphyxiant. Il serait urgent de réfléchir à ce problème redondant. Ainsi, la solution serait de cadencer les entrées et les sorties de véhicules traversant cette place, en fonction de la surface occupée par ces dits véhicules et ceci, à partir d'un comptage élaboré en amont et en aval de l'avenue du Général Leclerc. Celle-ci bien entendu,  étant considérée comme  prioritaire.

A quand des feux tricolores intelligents ?  

R.Rillot

Où sont passés les palmiers de la place d'Alésia ?

Depuis une quinzaine de jours, les petits palmiers installés installés au centre de la place Victor et Hélène Basch onplace d'alésia sculpture  de fils plasique oct 2016. 4.jpgt disparu. Il semblait pourtant que le bel été leur avait réussi et qu'ils étaient plus florissants...

 Une "sculpture" ?, réalisée  en fils plastique de différentes couleurs tendus en étoile  entre le lampadaire et les poteaux supportant les flèches du sens giratoire, décore le terre-plein central. Malheureusement, outre son intérêt esthétique contestable , cette oeuvre révèle la laideur du lampadaire et le délabrement du revêtement du sol tout cloqué...

Madame Carine Petit, Maire du 14ème, à laquelle j'ai fait part des questions des passants m'a répondu que cette installation n'était que provisoire ... et que les palmiers étaient en lieu sûr !

M. Garrigue-Viney

PS   Vous pourrez constater que les embouteillages ne laissent guère d'espace  à l'art...

06 octobre 2016

Les embarras de Paris

 A quoi peut servir une automobile ? Etre mobile sans doute. Et si elle est immobile ? A rien, ou presque en dépit de l’ouverture du Salon qui les met à l’honneur. Tous les jours, nous sommes témoins des nombreuses thromboses survenues sur nos artères, avenues et diverses rues de nos quartiers . Par exemple, la place d’Alésia, l’avenue du Général Leclerc ou Jean Moulin en sont les exemples parfaits.              

La congestion est partout, surtout chez les conducteurs qui se font un plaisir à vouloir à tout prix emboutir les véhicules qui les précèdent ou le piéton attendant le feu vert qui lui est réservé. Alors, que faire ? La solution ne serait-elle pas dans la réhabilitation de techniques ancestrales, parfois les plus fiables… Et si on revenait à la chaise à porteurs ? Oui, la fameuse chaise que les bourgeois utilisaient du temps de Molière. Elle est silencieuse ou presque, si on prend la précaution de déclouter les brodequins des porteurs. Elle a une suspension souple et les excès de vitesse ne peuvent dépasser la sage allure d’un honnête homme. Elle ne pollue pas, à moins que les porteurs ne soient imbibés de plusieurs bières ou pastis… Enfin elle donnerait du travail à ceux qui n’en ont pas ou si peu. On pourrait fermer Pôle Emploi et réduire ainsi maints déficits publics.              

Oui, la chaise à porteurs, c’est l’avenir assuré pour désembouteiller nos mégapoles. Chaque candidat à la « Présidentielle » devrait y réfléchir sereinement, avant de se présenter aux « Primaires »…               

Mais cette idée en définitive, n’est-elle pas secondaire pour les voitures prioritaires des « Officiels », quand le piéton naufragé risque tous les jours sa vie sur les passages qui lui sont concédés, mais qu’ignorent orgueilleusement les  autres automobilistes  inconscients ?

 R. Rillot

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16 août 2016

Le 15 août, Paris fait silence

Etrange impression que celle qui vous envahit, lorsque ce matin là, soudain sur le trottoir, vous êtes pris par le flot d'un silence opaque, minéral, si lourd à porter, qu'instinctivement vous tendez l'oreille pour recueillir le moindre indice de vie, le moindre soupir, le moindre cri d'oiseau.

Oui, vous êtes bien à Paris, dans votre quartier. Les immeubles sont là, les trottoirs n'ont pas changé, le soleil et le ciel sont toujours à leur place, mais il manque quelque chose : le bruit. Ce bruit de fond dont l'identité n'est pas traduisible, un bruit à comparer au brouillard que l'automne distribue souvent avec largesse.

Vous ne reconnaissez plus votre quartier, celui d'Alésia ou d'ailleurs. Le silence a pétrifié les façades, les arbres sont muets. Portes et fenêtres sont devenues aveugles. Paris est un désert de pierres. Un désert de la ville abandonnée. C'est un peu comme un cœur qui ne bat plus, une vie envolée, effacée, engloutie dans l'océan du silence.

A Paris le 15 août, c'est un peu la musique douce qui accompagnerait le rêve lointain d'un automne qui s'annonce, préfaçant l'hiver, saison toujours muette.

R. Rillot

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18 juillet 2015

Un jardin, mais quel jardin ?

Qui n’a jamais rêvé d’une résidence pour l’éternité située dans un jardin qui serait à la fois le nid douillet où les rêves se posent, la résidence bucolique où les fleurs et les arbustes s’emploient à composer une symphonie fantastique de couleurs et de parfums, la demeure historique aux vastes perspectives, que rythment fontaines et parterres en une parfaite harmonie, et dont l’ordonnance de beauté accompagnerait votre désir secret d’être «  non égal à tous » ? 

D’autres penseraient à un jardin imaginaire où l’imprévu rejoindrait les fantasmes d’un esthète prolixe et décadent, mégalomane à ses heures, et sans doute dément, cultivant sa folie comme d’autres protègent leurs allées de roses… On y verrait alors des arbres aux feuilles d’or et d’argent, des plantes carnivores dont les mâchoires seraient celles de loups, des insectes violoncellistes dont les airs captureraient les échos lointains des lamentations d’une princesse d’Orient, perdue dans un palais des Mille et une nuits !

Il y aurait des oiseaux amateurs de « Bel Canto », des papillons joueurs de harpe, des vers luisants titubant parmi les touches d’un  piano à queue et à plumes ! Que sais-je encore ? Mais qui n’a jamais souhaité être surpris par l’apparition sous sa fenêtre, un matin,  d’une modeste bande de gazon, posée simplement là,  humectée de la douceur d’une rosée nocturne  que l’aube bienveillante aurait parsemée sur un lit modeste d’herbes folles ?

Je dois avouer que mon jardin est modeste, et même minuscule. Il passe inaperçu et n’est pas inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ! Il est urbain, parisien pour être précis. Sous mes fenêtres, il donne sur le boulevard,  un certain boulevard Brune. Il s’agit d’une bande de gazon étroite, longue de plusieurs kilomètres. Clairsemé il est , et le trèfle se mêle au gazon. Quelques boutons d’or bavardent entre eux.  Leur seule richesse est cette couleur, volée au soleil qui lui,  fut très distrait pour laisser échapper un peu de son or , et le confier à des inconnus !

trampetit.jpg

Mais où suis-je ? Tiens ! j’entends le tramway qui passe, c’est le T3a, celui qui vient du Garigliano et s’en va du côté de Vincennes ! C’est cela mon jardin. Chaque matin, j’y vois des étourneaux qui cherchent pitance. Ils font les fous entre deux rames de tram. C’est un peu leur jardin d’Eden ! Un jardin vivant sous leurs pattes. Sur mon balcon, je contemple mes parterres, j’ai un jardin à mes pieds. Raison de plus pour rester chez moi, et si je veux, j’ai le tram pour voyager !!

En attendant, bonnes vacances à tous ! !    R. Rillot

10 mars 2015

La Petite Ceinture, un dépotoir

PetiteCeinture-P1070869.jpg

C'est une voie ferrée, abandonnée depuis des lustres ! Le long des rues Auguste Caïn et Giordano Bruno, les grillages malmenés et défoncés laissent apparaître en contrebas de la tranchée du chemin de fer des ordures diverses : cageots, plastiques, résidus ménagers, cadres de vélos et autres détritus sans identité. (Cliquer sur les images pour les agrandir).

PetiteCeinture-talus-P1070867.jpgDepuis des années, on nous promet une transformation de ces lieux en une "promenade verte". Qu'en est-il aujourd'hui ? Rien ne bouge, si ce n'est l'accumulation continue et régulière des ordures en ces lieux, qui sont devenus depuis des années la "zone".

La municipalité du 14ème a-t-elle prévu une solution en collaboration avec le RFF, gestionnaire des lieux ? Les habitants de ce quartier périphérique sont impatients de connaître une réponse à la mesure du problème. R.R. 

Photos Alain Constans

Cliquez sur les photos pour les  voir en plus grand.

12 novembre 2014

Hamburger contre l'entrecôte

Que vois-je, où suis-je ? Avenue du Général Leclerc, ex avenue d’Orléans pour les plus anciens dont je fais partie, de nouvelles enseignes commerciales aux sonorités anglo-saxonnes, arborent leur nouvelle présence, au détriment de commerces parisiens de tradition française.
Ainsi : KFC, Mac Donald’s, Burger King (the home of the whopper), Starbucks Coffee, et pour couronner le tout : Marks and Spencer Food…

Où suis-je ? J’en perds mon latin, ou plutôt mon français. Jadis – c’était après la guerre – il y avait : « Le planteur de Caïffa », « Noblet » et son fameux cochon, le pâtissier « Vivier », le « Café Biard », l’épicerie « La Havane », tandis-que le « Soldat Laboureur » faisait les cent pas sur l’avenue. Heureux temps où les choses paraissaient éternelles, où un marché restait un « marché » et n’aspirait pas à devenir un « Carrefour » où l’on fait son « market ».

Oui, l’anglomanie, tapie dans l’ombre, réussit à faire introduire moult dissonances dans la douce mélodie de la langue de Molière. Les derniers Gaulois seront-ils les derniers Iroquois, victimes de la conquête de l’Ouest par le sabir des forces yankees ?

Il faut réagir. Je propose d’ouvrir de nouveaux commerces francophiles : « le Bougnat républicain », « la Belle Meunière », « Dédé la boulange », « la Frite parisienne », le « Jambon beurre »… Une souscription publique pourra être mise à l’étude, mais les carottes ne sont-elles pas déjà cuites ?

Je rêve… oui je rêve ! Pouvons-nous nous attendre à la réouverture des guinguettes à Robinson ? Non, mais alors, que faire ?

Au fait : Do you speak English ? Ké-Ca-Ko ? (cela veut dire au moins quelque chose, à ceux qui savent poser une question : qu’est-ce que c’est ?).   

Obélix et Astérix sauront-ils défendre le vrai casse-croute français ? Rendez-vous dans dix ans.

R.Rillot

07 février 2014

Adieu à nos cabines téléphoniques !

C’en est fini des cabines où le téléphone public était à la disposition du public. On les retire une à une. La déesse Rentabilité est passée par là. Elle n’a pas laissé le moindre sursis à ces nobles édicules. Jadis, on demandait le 22 à Asnières et une demoiselle (des PTT) vous branchait après une certaine attente…

Aujourd’hui, on va débrancher les fils de la téléphonie immobile pour se brancher sur la téléphonie mobile ! Autre époque, autres us et coutumes. La communication a remplacé la conversation. Tout devient transparent, aléatoire, éphémère. Le smartphone, le Net, les e-mails, facebook, tweeter et autres bébés enfantés par les nouvelles technologies, ont réduit en cendres le bon vieux téléphone des PTT et ses cabines de rue qui étaient autant de phares, de balises sur l’océan agité des paroles humaines, parfois inutiles, mais toujours précieuses pour celui qui sait recueillir les gazouillis ou les larmes de la tristesse.

Oui, c’en est fini de ces armoires de verre qui garderont encore longtemps la mémoire d’innocentes suppliques amoureuses ou les cris de colère de quelque femme trahie…

Adieu chères cabines . Vous étiez nos amies. Votre image accompagnera pour toujours notre éternel veuvage.

R.Rillot

 

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24 décembre 2013

Le message de Noël

 Dans cette période de fêtes où l’agitation, le flot des lumières, l’appétit irrationnel de la consommation semblent étouffer notre besoin d’innocence et offrir à notre conscience le temps d’arrêt nécessaire à une remise en cause de notre vie, il nous faut regarder cette période comme étant une oasis de sérénité et de paix que recherche le pèlerin harassé par tant de marches et de fatigue.

 Oui, Noël doit permettre à chacun de reprendre pied et de retrouver au sein de lui-même la lumière nécessaire pour effacer la nuit qui menace les abîmes de l’être. Noël pour nous chrétiens, doit être à la fois une naissance et une renaissance, un chemin neuf, une voie ouverte sur le monde et sur les autres. La grandeur de notre humanité en dépend. Noël est un acte d’amour. Nous en sommes pleinement responsables. Par notre attitude, le monde peut être de nouveau éclairé à travers la gratuité d’un geste d’amour à l’égard du prochain.

 Noël, c’est la joie du cœur avant d’être la saturation d’une fête conduite par les intérêts mercantiles. Il faut le rappeler.

R.R

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07 décembre 2013

Veau, vache , cochon, couvée...

ferme de montsouris,carrière de port mahon"La ferme de Montsouris" est une vieille grange, vestige d'une  ancienne laiterie.  La parcelle où elle est située est accessible par le 26 rue de la Tombe-Issoire. La superficie de ce terrain fait environ 1700 m² et se trouve au-dessus de la carrière de Port Mahon qui a été classée. Des projets immobiliers successifs ont échoué depuis 30 ans.  Le temps s'écoulant, cet espace inoccupé à Paris a laissé naître des espoirs chimériques. Le dernier en date est celui des Verts du 14ème  qui ont proposé  de créer une ferme urbaine. (Ce point de vue a été évoqué dans un article paru le  24 novembre dans La Voix du 14ème)

Il est surprenant que les Verts (spécialistes d' écologie) ne se rendent pas compte de l'étroitesse de la superficie du terrain qui entoure "la ferme de Montsouris"(environ 1700 m²!) Comment parler de développement d’un projet "d’agriculture urbaine qui mêlerait espaces bâtis et espaces cultivés" ??? Pense-t-on réellement faire face "aux besoins de sécurité alimentaire et aux défis de l’urbanisation" avec ce jardin qui peut tout juste proposer quelques plate-bandes ? Je pense qu'il n'y aura ni champ ni prairie à "la ferme Montsouris", peut-être une pelouse, quelques légumes, une chèvre, des poules et des lapins???

Quant aux autres propositions, elles semblent encore totalement nébuleuses: activitferme de montsouris,carrière de port mahonés culturelles, CAT, crèche... avec ou sans constructions de logements? Que devient le bâtiment existant du 26 rue de Tombe-issoire ? Pour l'instant, nous attendons d'entendre parler d' un projet cohérent à la hauteur des 6 millions d'euros proposés par la Ville de Paris pour l'achat d'une partie du terrain.

M. Garrigue- Viney

Et, pendant ce temps, la mobilisation des défenseurs de la préservation de la carrière et de la « ferme de Montsouris » continue  : ils donnent rendez-vous samedi 7 décembre à 11h devant le 15, villa Saint-Jacques, pour fêter et rappeler les engagements de l'Hôtel de Ville du 13 novembre dernier.

Pour en savoir plus: - le site du collectif Port Mahon: http://collectifportmahon.blogspirit.com/ -
Voir les articles parus dans la Voix du 14ème des 22, 23 et 24 novembre 2013.

22 octobre 2013

Graffiti, graphismes et autres verrues scripturales

 Qui n’a pas remarqué et maudit l’inflation galopante de ces affichettes mal ficelées, placées sur tout support urbain : lampadaires, tuyaux de descente des eaux de pluie, cabines téléphoniques, les arbres même n’y échappant pas, et qui veulent attirer votre attention sur des propositions diverses et variées ? Travaux domestiques, ménage, baby-sitting, conseils pédagogiques, « coaching » en tout genre, cours d’arithmétique ou de langue ouzbek, cours de tricot, de cuisine, sans oublier les messages plus ou moins racoleurs de « massages zen » et enfin les cours de piano par correspondance… j’en passe et des meilleures.

bombing.jpg
Panos Vassiliadis se dit "artiste en graffiti chrétien"

Nos édiles attentifs à l’esthétique de nos rues devraient mettre un peu d’ordre dans ce bazar, car nos yeux sont fatigués de devoir absorber ces miasmes disgracieux. Un grand lessivage s’impose ! Qui tiendra le manche de la balayette qui convient ?

R. Rillot

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15 septembre 2013

Quelques pas de travers...

Je me dirigeais ce mercredi-là, en direction de l’hôpital Saint Joseph pour y subir un examen. A cet effet, je m’engageais rue Pierre Larousse, sur le trottoir de gauche. Ainsi, je longeais la clôture du dit hôpital, lorsqu’au début de l’enceinte de l’établissement, mes pas furent soudain surpris par le chaos d’un trottoir non revêtu. J’étais devenu ivre, mes pas heurtaient çà et là, cailloux déchaussés, plaques de ciment disjointes, trous divers et variés. Bref, ma démarche s’épuisait à vouloir retrouver un équilibre fragile, j’aurais pu choir avec brutalité sur le dit trottoir, qui en fait est devenu un cauchemar douloureux, celui d’une marche qu’il était temps de stopper. Miracle ! j’arrivais enfin à l’hôpital sans encombres, mais cela aurait pu mal se terminer…

Gageons que le récit de cette fâcheuse traversée d’un désert caillouteux inspirera les services de la voirie de la ville, afin qu’ils s’engagent à remettre en état ce trottoir fatigué. Les chutes, les foulures, les fractures et les ecchymoses de toutes sortes, si la situation devait perdurer, apporteraient aux urgences de Saint Joseph une foule de citoyens estropiés et en colère, soupçonneux quant à l’emploi judicieux et approprié de leur contribution fiscale aux finances locales, lesquelles en retour doivent satisfaire les élémentaires travaux d’entretien de la voirie. 

En attendant, piéton je suis et piéton je reste !

R. Rillot

 

08 juillet 2013

Ah les vacances !

Ça y est, ils sont tous partis, ou presque. Pour s’en rendre compte, il suffit de se poster à la Porte d’Orléans. Point n’est besoin d’enfiler une armure pour la traverser, et c’est le heaume relevé que l’on peut siffler en toute quiétude le refrain bien connu : « A bicyclette avec Paulette ».

Nous voici donc libres, disponibles. Nous nous relâchons, l’air est plus frais et les impôts moins lourds. Les arbres ont le sourire et les rhumatismes ne font plus souffrir. S’ils veulent reprendre du service on verra plus tard à la rentrée.

Les vacances, c’est la permission de se retrouver enfant, construire des châteaux en Espagne ou ailleurs. Oui, redevenir un enfant, c’est rajeunir, marcher un peu à l’envers, retourner au point de départ. Alors oui, bonnes vacances, mais n’oubliez pas cher lecteur, la rentrée, La Voix vous y attendra toujours. RR.

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25 juin 2013

Si nous tournions dans le bon sens ?

Paris_XIV_place_Victor-et-Hélène-Basch_rwk.JPGLa place Victor Basch est devenue le cauchemar des automobilistes et des piétons, tant son encombrement chronique ne semble pas trouver une solution satisfaisante. Et pourtant une réflexion à ce problème paraît indispensable.

Il faut faire preuve d’imagination. L’observateur attentif peut donner une ou deux idées afin que nos édiles municipaux puissent y réfléchir. Ainsi, pour supprimer le blocage des voitures concentrées au centre de la place, une mesure simple consisterait à ouvrir alternativement à chaque feu le passage à une seule file de voitures, celle venant en sens contraire étant retenue jusqu’à ce que l’espace de la place soit redevenu complètement vide.

Cela impliquerait une régulation orchestrée par un système de caméras qui étalonnerait dans le temps l’ouverture et la fermeture de chaque feu en fonction de la densité des voies. Le trafic serait ainsi rythmé par des « séquences » d’ouverture ou de fermeture plus ou moins longue des feux en relation avec l’importance du trafic constaté sur chacune des voies, et de leur priorité respective à être traité dans l’ensemble.

On peut réfléchir à ces propositions et admettre son perfectionnement dans le détail.

 R.R.

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11 février 2013

La confusion des genres

Confondre un cheval avec un bœuf, ce n’est pas notre fabuliste national qui se serait fourvoyé dans le récit d’une épopée improbable, récit où un équidé venant de Roumanie aurait pour mieux passer inaperçu, emprunté le masque d’un bœuf, animal ô combien dépourvu de charisme ; la belle assurance entretenue par le charme des belles écuyères entrevues à Longchamp n’y aurait rien changé.

Non, il ne s’agit pas de cela, mais d’une carambouille, d’un télescopage, de ces petits arrangements qui de temps en temps émergent de l’océan des magouilles, à savoir ces petits bouchons qui flottent au gré du vent de la tromperie ou au mieux du laisser aller.

Nos assiettes en rougissent, nos fourchettes en tremblent et peut-être nos estomacs en seront les victimes. On diligentera une équipe de psychologues pour nous prendre en charge car après un tsunami culinaire de cette envergure, la renommée de la cuisine française et bourgeoise ne s’en remettra pas.

Mais au fond, qu’il soit bœuf ou cheval, il s’agit toujours d’un quadrupède, et cela est rassurant ; car scandale il y eût, si d’aventure le hachis parmentier proposé eût été extrait de la chair tendre, parfumée, délicate, moelleuse et succulente d’un petit homme vert qui lui, est sans doute un bipède, mais dont l’origine ne pût être contrôlée et par conséquent certifiée. Le scandale se serait alors répandu jusqu’à l’infini du cosmos…          

En attendant, bon appétit !

R.Rillot

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20 octobre 2012

Faut-il supprimer le piéton ?

 Le piéton est-il un objet obsolète ? A-t-il encore une utilité dans nos villes surpeuplées ? Sa disparition serait-elle programmée par un complot ourdi par des forces occultes, conduites par l’obscurantisme le plus radical ?

motosparis_003.jpg

C’est un constat évident . Nos trottoirs sont de plus en plus submergés par des trottinettes, des vélos, des scooters, et des motos, tous engins à deux roues, animés par une vitesse toujours plus croissante. Leurs performances étant  liées à la dextérité  et à la maîtrise plus ou moins calculées de leur destrier réciproque. Et nous, pauvres piétons, qui n’avons que deux jambes, plus ou moins courtes ou plus ou moins longues, aux musculatures  plus ou moins déprimées, exténuées, vacillantes, que pouvons-nous faire ? Marcher sur la tête en attendant de la perdre ? S’armer de fourches, de crocs acérés afin de pourfendre trottinettes et motos, répandre de l’huile de vidange sous les roues des vélos, faire un barrage de sa poitrine face aux légions romaines de l’insolence et du «je m’en foutisme » anti-républicain et citoyen ?

Les trottoirs ont été créés pour les piétons, les chaussées pour les chariots, les fiacres, les phaétons, les fourgons hippomobiles , les Porsche, les Lamborghini et autre deux chevaux  de nos grand-pères. Nous, nous voulons des pistes adaptées à la pointure de nos chaussures, des pistes bordées de myosotis, de roses trémières et de lilas blancs...  Le chant  de quelques merles pourrait nous faire oublier les crottes de chien, l'enfumage  des quatre-roues à pétrole ! Enfin, nous serions rassurés de ne plus perdre la vie , le matin en allant chercher son pain ou simplement respirer le bon air du printemps. Est-ce un rêve impossible ?

A notre époque, où l’écologie porte le consensus du « vivre ensemble » à un haut  degré d’exigence et de performance, que font nos édiles pour résoudre le problème  de « l’homo pietonicus », livré à lui-même et le plus souvent à la sauvagerie imbécile de quelques-uns ?

R.Rillot


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16 août 2012

Le 15 août à Paris, le Parisien est un bédouin

Serait-ce un mirage ? Les maigres palmiers de la place Victor Basch sont devenus gigantesques. Un vent de sable rabote la chaussée. La porte d'Orléans est devenue "Bab la déserte"... Pas un humain à l'horizon. De maigres troupeaux, quelques chameliers errent à la recherche de l'oasis providentielle qui procurera fraîcheur et repos.

Non, nous ne sommes pas à Tamanrasett ou à Hassi-Messaoud, mais avenue du Général Leclerc dans le 14ème arrondissement de Paris. Vous avez peut-être remarqué quelques bédouins égarés à la recherche de pain, d'une saucisse ou d'un maigre boudin. Le sable a envahi leurs cervelles et ils se déplacent avec la lenteur ondulante et majestueuse du dromadaire, celui-ci parcourant l'étendue du désert d'un regard interrogateur : désert des commerçants fermés pour "vacance", désert du boulanger, désert du boucher, du marchand de journaux, du fleuriste, du pharmacien et même de l'épicier arabe qui dépanne tôt le dimanche avec son lot de bananes et d'abricots. Seul résiste un souk important, dit le "Carrefour", où l'on trouve encore fraîcheur et abondance de toute oasis... où chaque caddie est un méhari en miniature !

Ce paysage est celui de Paris le 15 août, un Paris où seul un soleil ardent tient boutique au milieu des pierres surchauffées et de quelques Parisiens perdus dans ce désert.

R. Rillot

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28 mai 2012

Rêver...

marie belin

Rêver ...au jardin du Luxembourg

Photo Marie Belin

31 décembre 2011

Le commencement de la fin ...

Voici la fin de l'année, et le mot fin apporte finalement la fin de tout... ou à peu près. Mais après la fin, il y a le début d'un commencement, celui d'une nouvelle année !

Alors, puisque tout est finitude, finissons-en ...

Soyons fin prêt pour accepter les fins de mois difficiles, et peut-être "la fin des haricots" avant d'accepter le fin du fin : l'année prochaine. qui est déjà un commencement !

En fin d'année les jours sont courts, ils acceptent leur propre finitude. Mais l'achèvement du temps ne s'arrête pas à l'instant même, aux bornes infinies du calendrier, car celles-ci sont arbitraires.  Il n'y a pas de terminus absolu aux quatre saisons, puisque le 1er janvier, tout recommence... mais pour aller où ?

La vie relance la machine du temps, les jours rallongent , et dans sa sphère, le soleil nous promet en été des jours sans fin...

Au printemps, le renouveau sera là , à notre porte. Une année sans fin serait insupportable. Alors, que la nouvelle année entre chez vous et vous berce d'heureux présages, de souhaits affectueux, de joie à partager et ceci sans fin!

In fine, que 2012 vive ad libitum, puisque 2011 aura depuis longtemps pris fin!

R.R

18 octobre 2011

Travaux rue d'Alésia : blocage de la circulation et concertation inexistante! Réunion publique d'information sur la poursuite des travaux jeudi 20 octobre, 19h, 48 rue Hippolyte Maindron

Travaux rue d'Alésia  : confusion et perturbations à tous les niveaux,  blocage de la circulation interminable et concertation défectueuse !!! Comme vous le savez, la rue d’Alésia connaît des perturbations importantes dûes aux travaux réalisés par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU). La rue d'Alésia sera en sens unique pendant plus de 6 mois, le parcours du bus 62 est donc détouné dans le sens Alésia -Plaisance- Labrouste vers le boulevard Brune.  Les habitants de notre quartier ont donc encore plus de mal à être desservis puisque la rue d' Alésia était un des seuls axes en double sens du 14ème ! Et ne parlons plus d'aller à l'hôpital Saint Joseph qui regroupe pourtant Broussais, Notre- Name de Bon Secours, l' hôpital Sainte Marie,  l' hôpital Saint Michel et une partie des services de l'hôpital Bellan...

Le CPCU organise une réunion publique avec les riverains pour informer de la poursuite des travaux le : Jeudi 20 octobre 2011 à 19H à l’école Hippolyte Maindron 48, rue Hippolyte Maindron Les membres des Conseils de Quartier Pernety et Didot/Porte de Vanves y sont cordialement invités, nous dit-on.

Ce qui est surprenant c'est qu'on ne précise pas que les membres des conseils de quartier Jean Moulin-Porte d' Orléans et du quartier Mouton-Duvernet y sont conviés aussi !!! Et encore plus surprenant qu'on choisisse le jour de réunion publique du conseil de quartier Jean- Moulin-Porte d'Orléans qui se tient à partir de 19h30, tout près, 22 rue Antoine- Chantin !!! N'aurait-il pas été envisageable d'avoir une intervention des représentants du CPCU au cours de ce Conseil de quartier ???

En effet, tous les habitants, commerçants et professionnels de notre quartier sont concernés par ces perturbations. Il y a une absence d'organisation, d'information et même de bonne volonté tout à fait déplorables de la part des services de la voirie,  la compagnie parisienne de chauffage urbain, de la RATP et des instances municipales. Ces négligences sont dangereuses et insupportales pour les riverains.

Monique Garrigue- Viney

06 octobre 2010

Le coin du râleur

coloriage-policier-sifflet.gif.jpgLe carrefour de la Porte d'Orléans serait-il devenu le modèle unique d'une nouvelle école futuriste en matière d'environnement musical, ou devrait-on rendre obligatoire pour les policiers chargés de la circulation, l'enseignement d'un instrument de musique : flûte traversière, pipeau, clarinette ? Car, s'il est utile de jouer du sifflet pour canaliser le flot incontrôlable des autos, il n'en est pas moins vrai que nos oreilles mériteraient que l'on prît soin d'elles, et qu'il fût plus aimable de nous charmer l'ouïe par quelque air délicat. Une divine mélodie dissiperait sans doute dans l'air, une agréable atmosphère de sérénité et d'apaisement... Le paradis serait à portée de nos oreilles !

Mais non ! Le sifflet du policier déchire nos tympans. Il est la brutale traduction d'un ordre  non négociable : « Circulez ou stoppez ». Les feux rouges sont verts de peur devant une telle agression. Le piéton perd la raison, sa tension cardiaque gonfle ses artères. Parfois, il se prend à rêver : traverser le carrefour de la Porte, accompagné par un vol de rossignols, dont les trilles légers n'effaroucheraient que les timides coccinelles ou les écureuils tremblants !

Alors, rêvons à l'impossible, à l'utopie toujours imprévisible et souhaitable : voir la circulation réglée par un quatuor de musiciens poudrés à l'ancienne, exécuter arias, gavottes, menuets, sérénades ou barcarolles... Nous oublierions sans regret, la scie sifflante d'un sifflet strident, si saugrenu...

R.R

 

08 septembre 2010

Le coin du râleur

Le Bureau de Poste, situé à l'angle du boulevard Jourdan et de la Porte d'Orléans vient de fermer pour travaux et ce, jusqu'au mois de novembre prochain. Un panneau nous invite à venir chercher nos colis ou faire nos opérations bancaires vers deux bureaux situés l'un, boulevard Brune, au bâtiment de la Direction, ( plus de 800m de marche à pied ), l'autre près de la place Denfert-Rochereau  ( plus de 1000m ).  De qui se moque-t-on ?

Il y a trois ou quatre ans, lors de la rénovation et du nouvel aménagement du Bureau situé boulevard Brune, un local avait été ouvert place de la porte de Châtillon, à l'angle de la rue Nicolas Taunay, et cela convenait très bien à l'usager. Pourquoi ne pas avoir envisagé aujourd'hui, d'installer un bureau dans les locaux vacants de l'ancienne imprimerie située au 159, boulevard Brune, locaux qui sont toujours à vendre depuis plus de quatre ans et qui apparemment n'intéressent personne. D'autre part, un immense hall  destiné à la vente d'automobiles, également vide depuis de nombreux mois, et situé à l'angle de la place de la porte de Châtillon, aurait pu faire l'affaire.

L'usager lambda appréciera le soin apporté par un « Service Public » pour servir son public ! Quant aux pas perdus pour ce choix sans alternative, nous vous invitons à envoyer la facture de votre cordonnier aux décideurs éclairés,  celle-ci accompagnée d'un timbre poste pour la réponse  (éventuelle et aléatoire)!

R.R

20 juillet 2010

Le coin du râleur

Quand le bon sens se met à contre sens !

Faire rouler les vélos à contre-sens, il fallait y penser. « Ils » y ont penser. C'était une idée originale autant que farfelue, si elle n'était pas, in fine, dangereuse pour peu que l'on y réfléchisse un peu.  Je vois la tête de l'automobiliste  surpris à son volant, qui en toute bonne foi, voit surgir devant lui un vélocypèdiste sûr de son bon droit, lui foncer dessus !... Surprise, énervement, incompréhension réciproque, des insultes sans aucun doute, et n'envisageons pas le pire...

Il paraît que cette mesure prise par nos édiles inspirés, doit permettre le partage harmonieux et équilibré de l'espace entre piétons, vélos et autos ( sic). Mais comment savoir où se situe la bonne règle, le bon droit de chacun, quand le code la route se trouve à ce point écorné, voir déchiré ? Car toute chaussée possède au moins un sens, sinon deux . Brouiller ainsi les repères et les habitudes, renforce le constat que chacun n'est plus tout à fait à sa place, et qu'ainsi il divague hors de ses limites. Un sentiment d'incertitude s'installe très vite, bouleversant les réflexes. La sensation du danger imminent s'installe alors, brouillant les automatismes régulateurs qui régissent la bonne maîtrise de la conduite et du comportement. Bref, c'est la pagaille, assimilée au grand art de la confusion. Ubuesque !!

Une réflexion vient immédiatement à l'esprit : on n'a jamais vu l'eau d'une rivière remonter jusqu'à sa source par le seul fait de vouloir lui faire tourner le dos à la pente naturelle qui la fait couler jusqu'à la mer !..

Notre époque est étonnante. L'arbitraire d'où qu'il vienne, se veut consensuel , alors que peu à peu le bon sens se dilue en une floraison incoercible d'idées  détachées de la perception sensible de la réalité « réelle » !

A force de vouloir tout mélanger, on finit par perdre le bon sens de la marche, avec un contre-sens évident. Le chaos alors, promu au rang suprême de la pensée unique déforme l'esprit de rationnalité le plus naturel. La logique  est une espèce en voie de disparition. Elle devient une pomme de discorde pour celles et ceux à qui on offre pour seule alternative : le non-sens.

Mais en attendant de retrouver la terre ferme, soyez prudent, ne perdez pas la tête en vous engageant trop vite sur une voie sans issue, et à contre-sens ! Simple bon sens !

R.R

19 juin 2010

Le coin du râleur

Autrefois, le vocable, ô combien bucolique, « d'hirondelles »,  se rapportait aux gardiens de la paix, qui, il y a quelques décennies, parcouraient à vélo les rues de nos quartiers, afin d'y faire respecter les droits à la sérénité  et à la paix qu'attendait l 'honnête et vertueux citoyen.

Aujourd'hui, devenues «  des agents de la circulation », leurs tâches se sont enrichies, à la mesure de l' évolution de la circulation automobile, devenue anarchique et incontrôlable.

Ainsi, on les voit, en ce point particulier qu'est la Porte d'Orléans, régler avec maestria, le ballet des automobiles toutes impatientes de traverser le boulevard Brune, ces dernières piaffant comme des étalons devant la jument, en attendant le signal vert qui leur ouvrira la chaussée du périph , suivie de l'asphalte brûlant de l'autoroute du Sud !

Mais il y a dans cette affaire, un hic. Car dès que les feux passent au rouge dans le sens Alésia -  Porte d'Orléans, notre « agent », agissant certainement selon des instructions précises et sous  sa responsabilité, intime aux  automobiles, l'ordre de brûler le dit feu rouge, et cela à grand renfort de roulades puissantes d'un hégémonique sifflet. Celui-ci diffusant sa mélodie durant de pleines minutes, provoque  chez le piéton arrêté, tétanisé, apeuré, une montée de sa tension cardiaque. Les vieux messieurs, les vieilles dames, les mères et leurs enfants, les handicapés,  les distraits ou les nerveux n'en peuvent plus de subir le diktat qu'impose la force publique à vouloir stopper le désir légitime du quidam de traverser le boulevard.

Et tout se complique quand soudain, l'agent décide de laisser filer quelques piétons sur la rive opposée, les feux redevenant au vert pour les autos... Vert de peur, le piéton hésite, proteste, mais constate son impuissance à vouloir traverser ce maudit carrefour ! Et quand le tramway déboule au milieu du troupeau apeuré, alors  là, le ballet ressemble à une cacophonie ubuesque et surréaliste. Chacun y va de sa danse personnelle, même le tram en a des hoquets, des convulsions  électriques   Il n'y a plus de chef d'orchestre , sauf ce sempiternel sifflet qui submerge de ses trilles insolentes, la marée humaine déboussolée, ayant perdu la partition... Quel bazar, mais où es-tu donc Mozart ?

Bref, une hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on, mais on aimerait de temps en temps, entendre les « hirondelles » accorder leurs violons, - pardon, leurs sifflets - juste le temps nécessaire pour que de braves piétons honnêtes et vertueux, puissent vaquer de l'autre côté de la rue à leurs occupations habituelles, dans la sérénité et la paix !

Piéton mon frère, en attendant de pouvoir couper le sifflet à certains, console-toi en  espérant  que le prochain feu vert « piétons »  ne passera pas au rouge trop vite, quand tu te seras engagé sur la chaussée à tes risques et périls. En attendant : « circulez, il n'y a rien à voir » !

R.R

12 juin 2010

Et encore une!

Et encore une !.. Une boutique de fleurs disparaît : « Les jardins secrets » mettent la clé sous la porte, ou plutôt les fleurs ne fleuriront plus sur le seuil du 109 de l'avenue du Général Leclerc. Les fleurs auraient-elles une raison de survivre  sur l'ancienne Avenue d'Orléans, artère mythique, celle que les anciens ont bien connue ? Elle était fort animée, riche en commerces divers et variés, foisonnante de couleurs, de senteurs maraîchères, ( nous étions sur le parcours de «  l'Arpajonnais », petit train qui amenait de la région d'Arpajon les légumes aux Halles Centrales...) Mais ce temps est bien révolu ! Aujourd'hui les légumes arrivent d'Espagne ou du Kenya et sont  cantonnés sur le M.I.N de Rungis. Les fleurs  sont allées aussi  rejoindre  ce monstre insatiable, où la corolle affaissée, le pistil dégrafé, les pétales qui détalent et leurs parfums envolés, elles languissent et s'épuisent en rêvant à un autre paradis...

Curieuse époque où l'on parle de biodiversité, d'environnement menacé, d'extinction des espèces, de qualité de l'air, etc... et voici que les fleurs , n'ont plus droit de cité dans la cité... A quand un « Ministère des fleurs », dont le budget serait approvisionné par un impôt sur la cupidité, la rapacité et la bêtise des hommes ? Ce budget deviendrait sinon exponentiel, du moins confortable, ce qui permettrait de combler le trou de la Sécu et celui de nos retraites !

Ainsi, l'ultime et malheureux client des « Jardins secrets » de l'avenue, verrait une perspective heureuse et une espérance bienfaitrice se profiler à l'horizon . Aujourd'hui, il ne peut que cultiver son petit jardin secret ou les pissenlits se lamentent par la racine !

R.R

08 mai 2010

Le radeau de la Méduse

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ou le tableau qui est au Louvre

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Un tableau célèbre de Géricault évoque avec émotion la tragédie de naufragés au large du Sénégal, dans l'échouage en mer de leur navire : la « Méduse ». En vain, ces naufragés essaient sur un radeau de fortune, de regagner la terre ferme. Le spectacle est hallucinant : les morts gisent sur la « plate-forme » du radeau, les vivants sont à l'agonie, la détresse semble engloutir le frêle esquif, on lit sur les visages le désespoir, la folie.

« Plate-forme », avez-vous dit ? Tiens... tiens... Etrange parallèle avec ce qui se passe aujourd'hui dans le golfe du Mexique sur une plate-forme pétrolière dont l'explosion a provoqué l'effondrement et la destruction du puits d'extraction. La suite est un désastre écologique jamais atteint jusqu'à présent et dont l'évolution future nous est totalement inconnue.

Aucun rapport direz-vous ? Ce n'est pas si certain. Nous sommes tous embarqués sur un même radeau : la Terre et face à l'océan infini du cosmos, celle-ci ne pèse pas bien lourd. L'humanité toute entière y est réunie. Notre quête de pouvoir, de bonheur, de richesses et de jouissance en sont les moteurs. Parfois, il y a des morts, des blessés, des peuples laissés pour compte, des affamés, des violences, la guerre souvent, le terrorisme parfois.

Notre radeau tiendra-t-il le coup pour aborder « une Nouvelle Terre », où la Paix, la sérénité, la sobriété des appétits matériels, le partage des richesses, le respect de l'environnement, la concorde des esprits tiendraient lieu d'une Constitution nouvelle, d'un nouveau Contrat social ? L'avenir est toujours ouvert à l'utopie. Cette utopie dont le seul but serait de développer l'espoir, espoir que notre petite « plate-forme » ne sombrera pas un jour au fond du ciel. Il nous appartient, tant qu'il est encore temps, de faire appel aux forces spirituelles nécessaires pour colmater ce puits d'où s'écoulent d'ordinaire le prurit de notre orgueil, le vinaigre de nos égoïsmes, les effluves délétères de notre insouciance, bref les bulles du gaz qui habillent  habituellement notre légèreté d'être.

R.R.

04 avril 2009

L'art de la récup... ou devons-nous éviter le gaspillage

Il y avait les compressions de César, le « minimal-art », les «conceptuels», le « noir » Soulages, le futurisme de Marinetti, la peinture métaphysique de Chirico, sans parler du Cubisme et du Surréalisme, qui sont devenus eux, de grands classiques intouchables.

Aujourd’hui, nous avons l’Art de la récup… qui deviendra sans doute plus tard "l’Art-Récup", une nouvelle façon d’accommoder les restes, les miettes d'une imagination défaillante que certains « artistes » au souffle court, déposent sur le piédestal  de leurs lumières , là où leur art a une certaine propension à s’affaisser, et  à laisser pantois le quidam naïf devant tant d’obscures clartés !

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Car enfin, si je considère la brosse à dents comme étant digne de paraître au Panthéon des arts, où dois-je situer l’œuvre de Praxitèle ? Et la Vénus de Milo ? La pauvre, elle ne pourra jamais plus nous prendre dans ses bras pour nous consoler de la médiocrité de notre époque, à moins que le génie génétique ne lui redonne une nouvelle chance !

L’art-Récup, Ké-Cà- Ko ? C’est la simple décision de l’artiste de déclarer que n’importe quel objet banal et quotidien a droit à l’estime d’un regard sensible et complaisant. Exemple : une boîte d’allumettes, une boîte de conserve, un peigne cassé, une couverture mitée, etc…etc… peuvent faire l’affaire. Vous avez compris. L’art est à la portée de tous, et il suffit de vider nos poubelles sur le trottoir  et de proclamer dans un geste ostentatoire, autoritaire et définitif que nous sommes les « nouveaux créateurs », ceux qui s’approprient le monde et ses  déchets, pour en faire ressusciter l’émerveillement, la splendeur… A ce stade, guidés par une exceptionnelle clarté de l’esprit et de subtiles expressions ourlées d’un maniérisme décadent , nous voilà pénétrés par une sensibilité éthérée et quasi mystique !!

Ouf ! Je dérive… J’hallucine…  J’ai dû faire un AVC !!

Que nenni, ma doulce âme ! L’art de la récup est en marche, à notre porte, en l’occurrence à la Porte d’Arcueil, au terminus de l’aqueduc de la Vanne, en face d’une entrée du parc Montsouris, desservie par le tramway des Maréchaux. Et que voyons-nous ?

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Un vaste rectangle d’aluminium bouchonné, froissé qui reflète le va et vient des autos qui passent et des passants téméraires qui osent lever la tête et voir les éclats de leur visage, projetés sur ladite surface réfléchissante. Ils n’en reviennent pas. L’effet kaléidoscopique est saisissant. On leur a tiré le portrait en leur faisant éclater la tête !! Et vous vous dites : "Mais qu’est-ce qu’elle a ma gueule » ? Cela vous rappelle une célèbre réplique ! Quant à la femme aimée qui vous accompagne, vous ne pouvez plus lui dire : « T’as d’beaux yeux, tu sais »… C’est la catastrophe, la Bérézina de vos amours !

Oui, cette « œuvre » issue sans doute d’une longue et profonde macération de l’esprit de l' artiste, certainement sincère et qui a gardé une approche toute ludique des jeux de l’enfance, nous rappelle les tablettes de chocolat protégées par un papier d’aluminium qui faisaient la joie de notre lointaine enfance. L’art se serait-il réconcilié avec la société de consommation. Les supermarchés seraient -ils devenus les nouveaux panthéons modernes ?

Pour conclure ce propos, et garder le sourire, je vous propose une recette, ma recette « d’artiste »: mélangez du lait de "Bobo à gogo", de  la poudre de chocolat, quelques œufs frais, un peu de farine « artistique », faites cuire à feu doux, vous obtiendrez un gâteau sans prétention, qu’il sera bien temps d’élever au rang d’œuvre d’art , si ma cuisinière consent à y mettre tout son coeur, son savoir-faire et la modestie de son ego. Elle, au moins, ne se prendra pas pour un génie. Elle aura raison, et me rappelle volontiers, qu’en toute chose, il faut être inspiré pour réussir un chef-d’œuvre, même un modeste gâteau au chocolat !

R. Rillot

15 mars 2009

Ciel ! j'entends des voix...

Non, je ne suis pas Jeanne d’Arc. Non, je ne suis pas de ces anachorètes ou mystiques qui se laissent pénétrer par l’au-delà, afin de mieux écouter leurs voix « intérieures ». J’affirme que je ne suis pas sujet aux hallucinations, que je suis, sauf avis contraire d’un psychiatre, dans un état proche de la normale. En somme je représente un échantillon  « d’ homme ordinaire », ayant des idées ordinaires, quelques pensées « sauvages », et quelques « humeurs ». Bref, je suis en bonne compagnie avec moi-même et le monde. L’humanité n’a rien à craindre de ma présence et j’accepte la contradiction dans la mesure où je suis en parfait accord avec mon interlocuteur !

Mais… depuis quelque temps, j’entends des voix…

Ah, oui… dîtes-vous. Là, je vois que votre tête s’allonge, votre étonnement provoque un imperceptible affaissement de votre maxillaire inférieur, votre bouche s’entrouvre et votre teint pâlit…  Et vous-même, êtes pris d‘une sourde inquiétude. Vous vous demandez soudain : « Dois-je passer mon chemin ou sourire à cette personne » ? Votre confiance en vous-même s’estompe, votre sérénité s’envole, la panique n’est pas loin ! Conscient de mon trouble, je m’efforce de garder la bonne conscience de l’honnête homme. Puis fort de mes certitudes, je m’avance dans un large sourire et m’apprête à expliquer à mon ami, les raisons de mes doutes :

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- Oui, dis-je, j’entends des voix, et cela se passe au Parc Montsouris…
- Diable, répond mon ami. Le parc Montsouris serait-il hanté par les Grands Ancêtres ?
- Je ne crois pas, mais fais l’expérience en venant t’asseoir sur un banc situé non loin de la mire du méridien de Paris, et là…
- Et là, quoi ?
- Là, j’entends passer sous mes pieds des ondes sonores, une sorte de murmures, quelqu'un m'appelle !
- Ton téléphone mobile, sans doute !
- Non, je t’assure, sous le banc, il y a des voix… La Terre me parle !
- Fichtre ! La terre te parle. Et que disent ces voix ?
- Rien de précis, bien que j’aie pu distinguer des murmures de mots d’amour !
- D’amour ?  Tout cela est bien intéressant . Et as-tu répondu ?

- Heu… heu… Ces voix sont « virtuelles », on ne voit rien sous le banc, vraiment rien.

- Je vois… je vois…

- Mais j'ai écouté, j’ai imaginé… une rencontre, peut-être un amour…

- Tu es vraiment romantique !
- Non, je suis retraité depuis longtemps ! D’ailleurs, je viens souvent au parc Montsouris pour passer le temps, écouter les oiseaux chanter…

banc montsouris6a9b5368fb.jpg- Ce sont sans doute eux qui te parlent, qui te chantent ces sornettes! Cher ami, vous êtes dans le virtuel,  votre I -phone  est décadent, votre WI-Fi débridé… votre imaginaire est peuplé d’oiseaux… de papillons sonores… d’ectoplasmes nasillards… l’océan des ondes vous traverse de part en part… les anges déchus vous submergent de leurs sournoises tentations… votre esprit ressemble à un vol d’albatros fatigué !!

- Non, je suis sûr… sous mon banc , il y a des voix qui circulent… Tout cela est bien gênant pour ma rêverie quotidienne…
- Encore le rêve… soyez réaliste pour une fois… coupez le contact...
- Oui, bien sûr,  je crois que tu as raison . La prochaine fois que j’irai au Parc, j’y viendrai avec mon petit-fils. Tout près du lac, en bas, il y a un guignol, et aussi deux ânes qui tournent en rond. Là,  j’oublierai mes « voix », j’y serai plus tranquille. A bien réfléchir, il faut toujours écouter LA VOIX… de sa conscience, cette petite lumière qui nous éclaire, tout le reste n’est que fariboles,  fadaises, songeries creuses, incongruités.  Ah ! tiens… j’entends mon téléphone portable qui sonne… Une autre voix … de vraies paroles… un ami qui m'appelle sans doute... me voilà enfin rassuré... Je n'entendrai plus le banc qui chuchote !
R.Rillot