23 avril 2008
AU FEU LES POMPIERS MON ECOLE BRULE
A la suite de ces évènements, un prof de français a encouragé des élèves en demande à écrire leur peur et leur besoin de protection à l’Inspecteur de leur Académie. On peut lire ces lettres dans le journal en ligne: lemonde.fr
Il est temps que le désordre qui règne au sein des établissements les plus défavorisés de la banlieue et d’ailleurs soit repris en main. Tous les acteurs et les usagers le demandent (sauf les chefs d’établissement à cause de leur carrière; je grossis à peine). Ce n’est pas une question d’argent!
Ce qui est le plus incroyable, ce ne sont pas les lettres des jeunes et leurs doléances, c’est le courrier des lecteurs suite à ces lettres. Si elles sont un reflet de la pensée de la population française, on ne pourra rien faire. Ces jeunes demandent une protection, la police a pour devoir de faire respecter l’ordre. Qu’elle fasse son devoir. Où est le problème? Ah, oui, les syndicats, les enseignants (et les parents?) refusent l’entrée de la police au sein des établissements. Il y a un problème certain. Il est pratiquement impossible de déférer un élève perturbateur devant un conseil de discipline, et les parents amènent leur avocat avec eux? Est-ce légal? Est-ce souhaitable? quand l’ordre ne peut être respecté à cause du refus de la présence policière et du refus d’appliquer le règlement par les directeurs et leur équipe administrative, on se prend à rêver…
La situation limite des établissements de banlieue est-elle si éloignée de nous pour qu’elle se dégrade régulièrement d’année en année sans que rien ne soit fait? Depuis que notre président qui se pose en champion de l’autorité est en place, aucune mesure forte envers les collèges et lycées de banlieue en déroute n’a été mise en place. Y aurait-il trop d’obstacles à ce faire? Faut-il un référendum national pour autoriser la police à faire ce pourquoi elle est faite? Qui est contre? Qui peut proposer un retour à la discipline «tolérance -zéro»? Il n’y a qu’en France que la souffrance des victimes de la barbarie ont moins de crédit que l’appartenance aux classes «défavorisées» qui ont, elles tous les droits, dont celui de détruire l’École.
07:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lycée Jean Moulin, Seine Saint Denis, Ecole
19 avril 2008
Peut-on encore rêver ?
Flâneur impénitent, vous l’êtes. Et vous observez tout : le spectacle de la rue, la vitrine des commerces, les détails d’architecture. Vous aimez Paris, votre quartier, ses rues, son ambiance, et brusquement… vous tombez en arrêt devant l’aspect peu attrayant constaté à propos de l’état de l’avenue du Général Leclerc, plus précisément entre la Porte d’Orléans et la place d’Alésia ( Victor Basch).
Vous êtes agacé pour le moins, parfois à la limite de la colère contenue en constatant que cette artère majeure parisienne, est livrée à toutes sortes de disgrâces d’ordre esthétique, d’où l’harmonie est absente, et que le laisser-aller général a laissé place à quelques « verrues » de mauvais goût.
Ainsi, vous n’appréciez plus les bazars débordant de fournitures de médiocre qualité, ainsi que les « fast foods » de restauration où la reine de la frite et son dauphin le sandwich vous font fuir. Vous constatez que la façade de la gare du chemin de fer de Petite Ceinture est aveuglée par un magasin proposant des produits importés de Chine ou d’ailleurs . En face de cette même gare, des bâtiments sont abandonnés et livrés aux tags débiles et aux squatters.
Bref, ces visions vous dépriment et sont complétées par cet aspect irritant que prend l’avenue, à savoir celui d’une autoroute urbaine saturée, que vous n’osez plus traverser, tant les feux rouges ont peu d’effet sur la nervosité et la muflerie des motards et autres « pétroleuse charrettes » ! Et si vous ajoutez à cela, la saleté chronique et la défonce de certaines parties de trottoir, alors là, vous voyez rouge !
Ne parlons pas de l’abandon et de l’anémie des contenus de certaines jardinières, sortes de radeaux de la Méduse, dérivant sur l’océan hostile de l’espace réservé aux piétons….
Bref, votre quotidien se transforme insidieusement en un « enfer », au mieux en un « purgatoire » irritants. Vos facultés se décomposent. Votre sang-froid devient de plus en plus chaud… C’est alors que nous pouvons faire ici un rêve : disposer sur la chaussée de vastes plates-bandes fleuries, implanter des tonnelles et des gloriettes pimpantes, construire cascades et bassins, diffuser des chants d’oiseaux exotiques, repeindre les façades des immeubles et des devantures en bleu ciel tandis que le ciel lui-même subirait une rénovation en bleu outre-mer !
Rêvons … Sous les pavés il y a toujours la plage ! Utopie ? Non, le rêve a parfois l’allure d’une porte ouverte sur la réalité, qui elle, peut être améliorée. Il suffit de le vouloir.
R . Rillot
06:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : avenue du Général eclerc, voirie, urbanisme
15 décembre 2007
"Service après-vente, assistance, conseil"
Cette sobre et belle formule figure depuis quelque temps en belle place dans nos stations de métro.
Vous avez remarqué que, maintenant, dans l’espace de vente des billets, là où avant des agents RATP vendaient des billets, eh bien, ils n’en vendent plus. On a d’abord vu apparaître des distributeurs automatiques, puis ces locaux ont été refaits, éclairés à giorno, rendus étanches comme des aquariums et sur le mur du fonds a été peint « Service après-vente, assistance, conseil ».
Ca veut simplement dire que désormais, il va vous falloir vous débrouiller tout seul avec ces machines, quelquefois infernales. Et le sémillant agent derrière sa vitre, trompera son ennui en vous conseillant de loin et dans son micro. Et munissez vous de la monnaie ad hoc et d’une carte bancaire
J’ai du mal à comprendre ce qu’est le service après vente pour un ticket de métro. Est-ce que si la couleur passe, on vous le rembourse ?
Quant à espérer une amélioration de l’accès, dans le cas où vous voulez aller prendre votre train avec deux lourdes valises, ce n’est pas à l’ordre du jour. Faites plutôt de la musculation ou prenez un taxi.
Nos invincibles écologistes pourraient peut-être se pencher sur la question ? Et aussi notre mairie si attentive ?
Alfred
08:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, RATP, humeur, metro, station de metro




