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10 janvier 2020

Ouverture du musée de la Libération de Paris

le musée de la libération de paris musée du général Leclerc musée jean Moulin dans un pavillon ledoux.jpgJusqu'à présent, le musée de la Libération de Paris fonctionnait dans les locaux situés  sur la dalle jardin de la gare Montparnasse. 

Le 25 août 2019, ce musée a été déménagé dans le Pavillon Occidental de l'ancienne barrière d'Enfer,  place Denfert-Rochereau (un des deux pavillons Ledoux) (métros : lignes 4 et 6). Cela était nécessaire, compte-tenu de la faible fréquentation du premier musée, trop peu visible à sa visite. Chaque année, environ 15 000 visiteurs le fréquentaient.

Le nouveau musée bénéficie d'un emplacement plus favorable, car il est situé non loin du musée des Catacombes et profite de l'existence d'un abri de défense passive. musee de la liberation de paris poste de Rol- tanguy.jpg

Il faut savoir que le colonel Rol Tanguy avait en sous-sol son poste de commandement pendant la Libération. Ce musée porte le nom de :"Musée de la Libération de Paris- musée du Général Leclerc- musée Jean Moulin".  Il raconte sous une forme chronologique l'histoire dont Paris fut le témoin, depuis les prémices de la guerre, l'exode, l'occupation allemande et jusqu'à la libération de la ville. Le point central de ce musée est formé par l'accès donné aux sous-sols du bâtiment, ceux-ci situés à une profondeur de 20 mètres. 

La prochaine exposition, prévue dès février 2020, présentera des documents sur l'exode. "1940 les Parisiens dans l'exode"

Il faut préciser que l'accès en est gratuit sauf pour les expositions temporaires.

Adresse : 4 avenue du Colonel Henry Rol-Tanguy - Place Denfert Rochereau-

Informations : tél : 01 40 64 39 44- Programme détaillé disponible sur : www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr

Réservations en ligne : www.billetterie-parismusees.paris.fr

30 décembre 2019

La mairie du 14ème - son histoire

Mairie_du_14e_arrondissement.JPGC'est en 1852 que fut bâti  l'édifice actuel. 

Par délibération du 5 mai 1845 et du 10 mai 1847, le Conseil municipal de la commune de Montrouge vota pour la construction d'un bâtiment ainsi que l'acquisition rue Brézin d'un terrain occupé jadis par les Hospices de Paris. Mais aucune suite ne fut donnée.

Ce n'est que le 28 mars 1849 que fut choisi l'espace définitif entre la Chaussée du Maine, la rue Boulard et la rue Mouton-Duvernet. Cet espace mesurait environ 17 000 mètres carrés. 

La première pierre fut posée en 1852 par le préfet de la Seine et fut bénite par le curé de la paroisse Saint Pierre du Petit Montrouge. Un grand banquet fut offert par la municipalité et des toasts portés à la prospérité de la commune intra et extra muros. A cette époque, la commune de Montrouge était divisée par les fortifications érigées en 1847 par Louis Philippe, et son territoire s'étendait au nord des fortifications, au-delà  des barrières d'Enfer.

Ce n'est que le 14 novembre 1855 que les édiles prirent possession de cette mairie, quatre ans après l'annexion à Paris du quartier dit : "le petit Montrouge". Ce bâtiment devenait ainsi la mairie du nouveau 14ème arrondissement.

28 décembre 2019

La construction de l'église Saint Pierre de Montrouge (II)

Nous sommes en 1861. La ville de Paris avait déjà commencé l'acquisition des terrains. Elle était devenue propriétaire de ceux  formés par la rencontre de la route d'Orléans avec la chaussée du Maine.  L'acte d'acquisition porte :"ce terrain touche par un côté au carrefour des Quatre-Chemins" Tel est le nom donné à cette époque au terre-plein où d'anciennes cartes placent une Croix appelée :  "la Croix d'Arcueil".

Par décret impérial s'appuyant sur les délibérations du Conseil municipal du 8 mars 1861 et du 8 août 1862, et sur le procès-verbal d'enquête des 8,9, et 10 juillet 1862, on procéda à l'achat des autres parcelles soumises à l'expropriation.

construction de l'eglise saint pierre de montrouge.jpgLe préfet Haussmann voulait un beau monument. Son choix s'arrêta sur un jeune grand prix de Rome : Emile Vaudremer (1829-1914) . Dès 1863, l'œuvre fut commencée et sera terminée en 1870.

Le terrain affectait la forme d'un triangle isocèle, son peu de profondeur, son exiguité  au sommet et son développement vers la partie postérieurs ont rendu nécessaires les dispositions adoptées par Vaudremer. La bissectrice de l'angle formé par la rencontre des deux avenues a été prise comme axe longitudinal, et les pignons de la nef et des bas-côtés avancés jusqu'à la rencontre de ces deux voies. Pour occuper les sommet de l'angle, l'architecte construisit un porche élevé. Mélange des styles roman et byzantin, l'édifice rappelle les basiliques des premiers âges chrétiens à Rome. 

Saint Pierre de Montrouge Carrefour_Alesia_1.JPGSaint pierre de Montrouge nef.JPG

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26 décembre 2019

L'église Saint Pierre de Montrouge. Sa construction. I

Louis-Philippe.jpg Sous le règne de Napoléon III, les quartiers qui avaient été  assimilés à Paris et situés entre l'ancienne barrière des Fermiers Généraux et les fortifications de  1848, érigées  sous Louis-Philippe, étaient en plein développement économique et urbain. Les populations étaient en constante augmentation.  Aussi,  les lieux de culte inexistants ou devenus trop petits devaient être créés.

Ainsi, le 2 mars 1847, une ordonnance royale constitua le Petit-Montrouge. Mgr Affre, deux jours après, s'intéressa  à l'implantation d'une église.  Un terrain pressenti, rue d'Amboise ( actuelle rue Thibaud) fut acquis. L'abbé Migne qui y avait ses ateliers céda une partie de ses terrains, et ainsi, le 22 décembre 1847 une petite église ouvrit ses portes rue d'Amboise.  Mais cet édifice devint vite trop petit.

En 1858, l'édifice fut agrandi par l'abbé Letellier.

Cette période du Second Empire, voyait Napoléon III témoigner beaucoup de bienveillance à l'égard de la religionNapoleonIII remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860.jpg catholique, en rapport avec sa politique de rapprochement avec le Saint-Siège. Avec le préfet Haussmann , l'empereur accordait volontiers l'autorisation de bâtir de nouvelles églises dans les nouveaux quartiers parisiens.

Ainsi, la Ville de Paris commença l'acquisition de terrains, sis aux numéros 112 et 114 de la route d'Orléans et le N° 147 de la Chaussée du Maine. "ce terrain touchait par un côté au carrefour des Quatre-Chemins"... 

 Le plan de Roussel de 1731 indique " la Croix des Sages" à cet endroit. On l'appelait aussi la place du Puits-Rouge, dû à la couleur des limons à cet endroit, tandis que le plan des Chasses de 1764 y dessine des arbres et une ferme occupant toute la longueur du passage Rimbaut. Le puits de  la dite ferme existe encore au chevet de l'actuelle église. Il a 27 mètres de profondeur.

Ces préliminaires posés, nous continuerons l'histoire de la construction de notre église Saint Pierre ultérieurement  ( à suivre)

Photo  1 : Le roi Louis-Philippe : c’est à la fin de son règne 1847 que fut édifiée une première église sur un terrain rue d’Amboise (l’actuelle rue Thibaud)

Photo 2 : Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860. C’est à partie de cette date qu’une partie du territoire de la commune de  Montrouge est annexée à Paris. Il favorise la construction d’églises dans les nouveaux quartiers. Et c’est vers 1863 que démarre la construction de l’église actuelle de Saint Pierre de Montrouge

19 décembre 2019

L'histoire de Montrouge et du petit-Montrouge : les horticulteurs ( suite et fin)

Nous parlerons aujourd'hui de la famille  d'horticulteurs : les CELS.

Jacques-Martin_Cels Dictionnaire_images_horticulture_-_0279_.jpgSur la chaussée du Maine, après la rue Liancourt, débouche la rue Daguerre. Autrefois, elle s'appelait la rue de la Pépinière, à cause des Cels.

 Le fondateur de cette dynastie fut Jacques-Philippe-Martin  Cels, né à Versailles en 1743. Son  père était employé au Château Royal. Il lui fit obtenir un emploi à l'octroi des Fermiers Généraux. Il fut receveur à la barrière Saint-Jacques. Il acheta un terrain tout proche et y installa ses plantes et y créa une pépinière. 

Il se spécialisa dans l'acclimatation des arbres d'origine étrangère. Le chrysanthèmes planche. collection de  Cels jpg.jpgsuccès fut au rendez-vous. La ville de Londres eut recours à la qualité de ses services pour y créer ses plus beaux jardins.

En France, il devint membre de l'Institut et inspecteur des pépinières  nationales. Il mourut en 1806, frappé d'une congestion. Il eut trois fils qui continuèrent son œuvre. François, créa  entre la Chaussée du Maine et celle de Montparnasse un nouvel établissement. Il vint à posséder quatre mille des essences les plus rares des plantes d'ornement..

En 1827, il fut un des principaux fondateurs de la Société d'Horticulture. Victime du choléra, il mourut en 1832. Deux de ses fils se spécialisèrent dans la culture des cactées, des azalées et des rhododendrons, à laquelle ils ajoutèrent celle des palmiers et des conifères. Leur résidence était 55, chaussée du Maine. En 1850, Jean-François resta seul, il aliéna une partie de son terrain pour y ouvrir la rue Cels, réservant le reste à la culture des plantes grasses. Son domicile était situé au 69 chaussée du Maine. Il mourut en 1888.

Planche 1 Jacques Martin Cels extrait du dictionnaire images d'horticulture

Planche  2 Chrysanthème de la collection du botaniste Jacques Philippe Martin Cels.

En 1790, le pépiniériste Cels de Montrouge, envoya quelques pieds de chrysanthèmes pourpres en Angleterre. Ils étaient arrivés à Marseille en 1789, ramenés de Chine par le capitaine Blancard. Ils fleurirent en 1795 et une description et illustration de Curtis parut dans le Botanical Magazine en 1796  (Source Wikipédia)

14 décembre 2019

L'histoire de Montrouge et du Petit-Montrouge ( Les Horticulteurs)

rosier ancien boule de neige.jpgDès le début du XIXème siècle, le Petit Montrouge abandonnait ses terres maraîchères à Vaugirard, à Issy et à Vanves, et s'orientait vers l'horticulture.

Au lieu dit" l'impasse des Marais" ( aujourd'hui rue de Châtillon), un immense terrain était cultivé par M. MOYNET, qui s'adonnait au forçage du lilas, à la culture des roses et à celle des boules de neige.

Dans le sous-sol de son établissement il avait installé une chaufferie, qui faisait monter la chaleur dans les serres,  obtenant ainsi un excellent développement des plantes. Pour le service de ses jardins il créa un chemin  qui devint plus tard la rue de Châtillon.

chrysanthèmes planche.jpgPrès de là, au 35 de la route de Chevreuse,( ex avenue de Chatillon), devenue aujourd'hui avenue Jean Moulin, était le domaine de M. LEMAIRE. Il avait multiplié ses variétés de fleurs rares, de plantes bulbeuses et de chrysanthèmes à gros bouquets.  Son commerce était florissant et s'étendait à plusieurs lieues à la ronde. Le maire du XIVe  de l'époque , M. Charles DIVRY lui avait obtenu un marché spécial situé sur une contre-allée du boulevard d'Enfer.Mais celui qui valut un renom mondial aux plantations de Montrouge fut M. Antoine CHANTIN .  Originaire de Bourgogne, près de Macon, rue antoine chantin  fresque seul reste de l'horticulture du 19ème siècle.jpgvenant sur Paris, il fit son apprentissage à Ris-Orangis, fut le jardinier de la Faculté de Médecine de Paris, ainsi que chez Thibaut et Ketteler à Sceaux. Enfin  il œuvra au Museum d'Histoire Naturelle. Là, il connut le chef des serres du Jardin des Plantes, Neumann, dont il épousa la nièce et en secondes noces, la fille. Son fils, Auguste, qui se distingua par la suite, rue de l'amiral Mouchez, devint l'oracle des horticulteurs les plus réputés de son temps.

Après le Muséum, Antoine Chantin excerça chez Cels et en 1847, il s'associa au grand horticulteurs du boulevard des Gobelins, Ludmann.  Enfin, en 1857, il se mit à son compte au 32 de la route de Châtillon  ( av. Jean Moulin).  Ses enfants donnèrent à la Ville de Paris, les terrains  de leur père. Ainsi naquit le rue Antoine Chantin. (à suivre)

photo 1 : rosier ancien boule de neige

photo 2 :planche de différents chrysanthèmes

photo 3 : mosaïque dans une école de la rue Antoine Chantin seule oeuvre évoquant le passé horticole de ce quartier. 

12 décembre 2019

Le chemin de fer de Sceaux et son histoire

Les premiers chemins de fer  naquirent dans les années 1830. Sur le territoire du 14ème actuel et à partir de la place Denfert-Rochereau, où était prévue l'élévation d'un château d'eau pour amener dans Paris l'eau de l'Yvette au moyen d'un canal, qui ne fut jamais construit, l'ingénieur Arnoux établit le commencement d'une voie ferrée appelée à desservir Bourg la Reine, Sceaux et Orsay. Le 5 août 1844, l'autorisation en fut donnée et le 23 juin 1846, la nouvelle ligne fut livrée au public.Gare Denfert-Rochereau de la ligne de  Sceaux Place Denfert Rochereau.JPG

La barrière d'Enfer (place Denfert Rochereau) accueillit l'embarcadère,  composé d'une gare en demi cercle permettant aux trains de repartir dès leur arrivée afin d'éviter les manœuvres  en gare.

Le tracé de la ligne était sinueux du fait que celle-ci dans sa majorité, suivait les courbes de la rivière de la Bièvre (Gentilly, Arcueil et au delà). Précisons que l'embarcadère avait été construit sur les terrains de l'hospice La Rochefoucauld. En 1883, la ligne exploitée par la compagnie Paris-Orléans se transforma : l'écartement des rails qui était de 1,75 mètres fut ramené à 1,44 mètre, norme actuelle d'écartement des voies ferrées.

En 1867, le tronçon Bourg- la- Reine-Orsay fut ouvert et en 1895, la ligne fut prolongée jusqu'à la station Luxembourg, en souterrain malgré la traction à vapeur. En avril 1932, la ligne fut désormais classée "d'intérêt local" et rattachée au chemin de fer métropolitain (CMP, aujourd'hui RATP). Jusqu'à Massy Palaiseau, la ligne est longue de 19,5 kilomètres. Elle compte un total de 19 stations. Le tronçon Massy Palaiseau-Saint Rémy- les- Chevreuse fut exploité par la Compagnie Paris-Orléans jusqu'à son rattachement à la RATP.  Cette section compte 9 stations et a une longueur de  15,6 kilomètres.

11 décembre 2019

La Société Historique et Archéologique du 14ème annonce

société historique et archéologique du 14ème.jpeg Samedi 14 décembre à 15h : Conférence – « Les Prisonniers de guerre de la Grande Guerre »  à  la Salle Polyvalente.

 Georges Viaud et  Madame Dayve  Gerbaud évoqueront les origines lointaines de la Grande Guerre,  les « Prisonniers de Guerre de la Première Guerre Mondiale et leurs liens avec le XIVe : Père Couturier (1894-1944), le peintre Jean-Pierre Laurens (1875-1932) et « d’autres « Martyrs » qui sont des « Prisonniers de Guerre du 14ème  Morts pour la France »

Salle polyvalente Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014

01 décembre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit Montrouge : le Parc Montsouris

parc montsouris automne.jpgLe terrain sur lequel fut aménagé le Parc Montsouris appartenait à la Commanderie de Saint Jean de Latran qui possédait le fief de Montsouris et de la Tombe Issoire. Ce fief s'étendait depuis la place Denfert au nord, au delà de la rue de la Tombe Issoire à l'est, et était borné à l'ouest par les routes de Châtillon et d'Orléans en y incluant le chemin des Plantes.

Sous le Second Empire, Haussmann, après avoir mis en valeur les bois de Vincennes et de Boulogne, puis aménagé les Buttes Chaumont, pensa à doter le 14ème arrondissement d'une promenade. Il en chargea l'entreprise Adolphe Alphand (1817-1891).

Une première enquête fut faite en septembre 1864 et par décret impérial du 22 février 1865, naissait le Parc Montsouris. On dû supprimer quatre carrières, une pépinière, des jardins ainsi que le chemin des prêtres d'Arcueil. Par ailleurs, la société des Glacières fut indemnisée. Le montant des expropriations s'établit à 2 600 000 francs de l'époque. 

La superficie du parc est d'environ 16 hectares. La guerre de 1870 interrompit les travaux et il fallut attendre 1878 pour que le parc fût mis à la disposition définitive du public.Parc Montsouris mire du méridien de Paris.JPG

A la lisière du boulevard Jourdan (métro Cité Universitaire), on peut apercevoir la mire de l'Observatoire de Paris - une stèle de 4 mètres de hauteur - possédant au sommet une ouverture entourée d'une couronne de chêne. 

A ce niveau était établi le palais du Bardo qui était le facsimilé du palais du Bey de Tunis en 1867. Ce palais abandonné fut détruit, à la suite d'un incendie, il y a environ une dizaine d'années. Il faut signaler qu'en 1872, un observatoire météorologique, créé par Charles Sainte- Claire Deville, fut ouvert à côté du palais du Bardo. Cet observatoire continue son travail de météorologie local.

Parc Montsouris Palais du bardo Paris.jpg

Des aires de jeux pour les enfants ont été installées en 1894 et en face du kiosque à musique, le Pavillon du lac continue à accueillir de nombreux clients désireux de se restaurer.

Le Parc Montsouris est un élément important pour la végétalisation de notre 14ème. 

automne à Montsouris.jpg

26 novembre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit Montrouge (5) La place Denfert Rochereau

Nous continuons notre découverte des quartiers du Petit Montrouge. Parlons de la place Denfert Rochereaau  qui fut achevée lors de la construction de l'enceinte des Fermiers Généraux, terminée en 1786. Les deux bâtiments qui se font face  représentent ceux de d'octroi, qui à l'époque de leur construction étaient destinés aux prélèvements de droits d'entrée des marchandises dans Paris. Ils ont été construits par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux.

Barrière d'Enfer place Denfert-Rochereau Paris 14.jpg

A l'origine, la place Denfert Rochereau s'appelait la place d'Enfer. Pourquoi "enfer" ? L'explication est la suivante : la vieille route d'Orléans (rue Saint Jacques continuée par la rue de la Tombe Issoire) était située sur la hauteur. Elle s'appelait le Haut Pas (altus passus). La nouvelle route placée en bas fut nommée "Via Inferior", d'où le peuple  en avait fait la" voie d'Enfer". Après la guerre de 1870, un conseiller municipal qui voulait en finir avec la superstition de l'enfer demanda qu'on remplaçât cette appellation d'enfer par le nom de l'héroïque défenseur de Belfort : le colonel Denfert Rochereau.

Place Denfert Rochereau, se trouve l'entrée des anciennes carrières s'étendant sous Paris. Il faut savoir que 300Catacombes ossuaire De Paris.jpg kilomètres de galeries parcourent le sous-sol parisien, dont 60 pour le 14ème arrondissement. Les carriers du Petit Montrouge étaient renommés pour la qualité de leur travail. Déjà, les Romains procédaient à l'exploitation de ces carrières, qui étaient souvent le lieu de graves éboulements lorsqu'un chantier était abandonné. A cet effet, le 4 avril 1777, fut créé le Service de l'Inspection des Carrières de Paris. Puis vint l'occupation des espaces vides par la réception des ossements provenant des cimetières urbains désaffectés.  Ainsi, d'immenses ossuaires occupèrent 11 000 mètres carrés sous les rues Dareau, d'Alembert, Hallé, et sous l'avenue du Parc de Montsouris. Au lieu-dit : "La Voie Creuse", une propriété nommée "la Maison de la Tombe Issoire" fut acquise par l'administration qui construisit un escalier jusqu'à 17 mètres de profondeur. Au fil du temps, 6 500 000 dépouilles y furent installées. La sortie des Catacombes s'effectue au 92 de la rue Dareau.

hopital la rochefoucauld-paris-.jpgA la périphérie immédiate de la place Denfert Rochereau et situé sur l'ancienne route d'Orléans, on peut apercevoir, fondé par la vicomtesse de la Rochefoucauld - Liancourt l'hospice de la Rochefoucauld. A l'origine, il devait recevoir des prêtres, des officiers et des magistrats tombés dans le dénuement. La subsistance des hospitalisés était assurée par le revenu des jardins maraîchers, des moulins et des carrières attenant à l'établissement. A la Révolution, on l'appela" Hospice National de Montrouge". Les sœurs de Saint Vincent de Paul étaient chargées de le desservir. Laïcisé en 1881, il resta longtemps un asile pour les vieillards. 

16 novembre 2019

La Société Historique et Archéologique du 14ème annonce

pavillon Ledoux à Denfert-Rochereau.JPGLe 16 novembre à  15 heures , à la Salle Polyvalente, Jean-Gabriel Laval évoquera les Monuments des quartiers administratifs du Petit-Montrouge et du Parc - de - Montsouris.  Il parlera également de la place Denfert-Rochereau, des Barrières Ledoux du XVIIIe,  de la gare de Sceaux et du Lion de Belfort.

Gare Denfert-Rochereau de la ligne de  Sceaux Place Denfert Rochereau la gare se mt au vert .JPG

Les Prisonniers de guerre de la Grande Guerre.  le 14 décembre à 15h, à la Salle Polyvalente Georges Viaud évoquera : les prisonniers de guerre et leurs liens avec le XIVe;

Salle polyvalente Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014

09 novembre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit-Montrouge (Chapitre 4)

Le village de Montrouge fut long à se développer. En 1700, on comptait 80 foyers. Une régression apparut en 1745 où 37 seulement avaient survécu. Mais en 1781, il y eut une renaissance avec 67 feux. 

Peu à peu, le domaine habitable se développa. Les domaines et les chasses princières disparurent. La plaine de Montrouge faite de terres labourables au milieu de carrières profondes accueillit de nouvelles habitations.

Parlons du Petit-Montrouge, faubourg de Paris et situé au 18ème siècle sur le territoire de Montrouge. Il s'agit, à partir de la barrière d'Enfer (limite de Paris au 18ème siècle) d'une route, celle d'Orléans, bordée de deux rangées de maisons allant jusqu'à Montrouge. On y trouve des auberges, des entrepôts, des magasins et quelques maisons bourgeoises.

Peu à peu, de nouvelles rues apparurent créant un début d'urbanisation. Ainsi, la rue de la Gaieté devint une route départementale. Les rues Mouton-Duvernet, Brézin, Thibaud furent créées. 

Précisons qu'une mesure administrative venant de l'autorité militaire  décida de la séparation du Petit-Montrouge du grand Montrouge.

En 1841, une enceinte fortifiée fut décidée. Les travaux s'achevèrent en 1844. Entre temps, la mairie de Montrouge avait émigré sur un terrain compris entre l'avenue du Maine et la rue Mouton-Duvernet.

Une nouvelle paroisse fut créée alors sur le Petit-Montrouge, sous la pression de l'abbé Lange, qui voulait à cette époque combattre l'apparition de "l'Eglise française", dont l'abbé Chaiel s'était fait l'initiateur missionnaire. Nous en parlerons ultérieurement. (à suivre).

05 novembre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit Montrouge (chapitre 3)

La plaine de Montrouge présentait de nombreux moulins à vent. On peut citer du côté de Vaugirard le moulin de Beurre, le moulin de la Vierge, le moulin des Trois Cornets, de la Tour de Vanves et des Frères de la Charité, dont subsiste la tour au cimetière Montparnasse. Aux abords de l'Observatoire, on note le moulin Sans - Soucy et à l'entrée de la nouvelle route d'Orléans (Général Leclerc aujourd'hui), le moulin des Charbonniers. A l'angle de la rue Ducouédic, on trouvait le moulin du Fort-Vestu, le moulin de la Citadelle rue Sophie Germain ; le moulin Neuf au fond de l'impassa Cœur de Vey ; le moulin des Bondons (entre la rue Thibaud et l'église actuelle), le moulin de Ficherolles sur le fief de la Tombe Issoire ; le moulin de Montsouris situé à l'angle de la rue de la Tombe Issoire et de la Voie Verte (rue du Père Corentin) ; le moulin Noir à la hauteur de la rue Saint Yves.

En résumé, plus de quarante moulins fonctionnaient sur le territoire du Petit Montrouge.

On comptait aussi à Montrouge quelques propriétaires domaniaux outre les seigneurs du lieu qui y avaient un château. Ainsi : Robert de Montrouge, feudataire de Philippe Auguste ; Charles de l'Aubépine, sire de Châteauneuf, garde des Sceaux de France de 1643 à 1663 ; Nicolas-François Fillion de Villlemur, garde du Trésor Royal en 1749 et enfin la comtesse de Guerchy, veuve de Louis-François de Régnier, marquis de Nangis. On l'appelait la Dame de Montrouge. Chez elle, s'est réunit la première Assemblée municipale le 4 mars 1788.

L'entrée du château seigneurial était située sur l'emplacement de l'église actuelle, elle-même construite en 1938 sur l'ancien site de la précédente église. Signalons que sur l'emplacement actuel de la mairie, le duc de la Vallière s'était fait construire une résidence princière. (à suivre)

01 novembre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit Montrouge (chapitre 2)

Nous poursuivons l'histoire de Montrouge en évoquant la création par les moines de Saint Guillaume d'un bâtiment ouvert en 1258 à l'endroit où s'élevait l'église paroissiale. Ces moines avaient sollicité cette faveur auprès de Boniface VIII afin de permettre à leurs jeunes théologiens de fréquenter les cours de la célèbre université de Paris. Ainsi la rue des Guillemites a perpétué leur souvenir à Paris. 

La chapelle des moines de Saint Guillaume fut consacrée aux sept Machabées, martyrs par leur refus d'apostasier la loi de Moïse, en l'an 68 avant notre ère et dont les Guillemites possédaient quelques reliques. Cette chapelle, restaurée en 1685 subsista jusqu'à la Révolution, puis vendue comme Bien National. Sous la Restauration, elle fit retour à ses possesseurs légitimes. L'entrée principale était sur la route d'Orléans au numéro 16. Un magnifique parc pouvait être encore admiré au début du 19ème siècle. 

La Compagnie de Jésus eut à Montrouge, dès 1668, une résidence pourvue d'une chapelle et put en jouir jusqu'à la tourmente révolutionnaire. Puis, sous la Restauration, la Compagnie  rentra dans ses biens. L'entrée de la résidence était au 50 de la route d'Orléans. 

Enfin, les Religieuses Cordelières de la paroisse saint Marcel possédaient un fief à l'angle de l'avenue actuelle de Châtillon (aujourd'hui Jean Moulin). Ce fief s'étendait jusqu'à la rue des Bœufs (actuelle rue du Moulin Vert) avant que ne fut tracée la rue d'Alésia, qui sépara leur propriété en deux parties.  (à suivre).

26 octobre 2019

La grande histoire de Montrouge et du Petit Montrouge - (chapitre 1)

Nous débutons aujourd'hui le récit de l'histoire des territoires se rapportant au Petit-Montrouge qui a été longtemps jusqu'en 1848, date de construction des fortifications de Louis Philippe, partie commune du village de Montrouge. Ce récit est extrait du livre publié en 1938 par le Chanoine Léon Aubert, curé de Saint Pierre du Petit-Montrouge de 1916 à 1942. Nous lui laisserons donc la parole.

Le Petit-Montrouge était un écart du village appelé dans les anciens cartulaires de Rubeo Monte, à cause de la couleur des sables d'alluvions qui recouvrent son fond calcaire. Belgrand, le célèbre hydrologue du  milieu du 19ème siècle, explique ainsi, la formation de ces sables rouges que l'on rencontre ici fréquemment dans les fouilles.

Le bassin de la Seine, dans son relief actuel, est dû à une action violente des eaux courantes  qui ont laissé sur les plateaux et les terrasses un vaste manteau de limon rouge,  auquel il faut donner le nom de limon de débordement.

Lorsque notre plateau a cessé de faire partie du lit fluvial, le limon de débordement a pénétré toute la masse et l'a colorée en rouge.

Montrouge entre dans l'histoire à la fin du douzième siècle. La Gallia Christiana signale en effet un bien appartenant au prieuré de Saint Lazare en un lieu appelé de Rubeo Monte et pour lequel, en 1194, ce prieuré payait redevance à l'abbaye de Saint Martin des Champs à Paris.

Il y eut dès le 13ème siècle à Montrouge une paroisse filiale de Saint Séverin et qui avait pour patron saint Jacques le Majeur et Saint Christophe. L'église paroissiale était toute petite ; on l'agrandit au 16ème siècle du côté de l'est et le 21 juillet 1553, l'évêque de Bellune en bénit l'autel principal. En 1677, la solidité du bâtiment parut si douteuse que le culte y fut interdit.  Une délibération du 15 mai 1819 fait connaître que depuis 10 ans, l'église est interdite et que sa démolition a été ordonnée par le Préfet de police. Les officies alors furent célébrés dans une simple chapelle au dessus de laquelle couchait le desservant. Sa reconstruction fut votée le 27 janvier 1820 qui ne fut complètement terminée qu'en 1828. Mais dès la fin du 19ème siècle et dans les premières décennies du 20ème siècle, l'accroissement de la population  qui passa de 3 000 habitants à plus de 30 000, nécessita la construction d'une nouvelle église dont la cardinal Verdier posa la première pierre le 22 octobre 1933. Elle fut inaugurée le 5 décembre 1937. (à suivre).

21 octobre 2019

L'histoire du 14ème : l'impasse du Rouet

impasse du rouet avec les bornes cavalières.JPGEn 1903, il existait un patronage de jeunes gens au 65 rue de la Tombe Issoire. A cette époque, il fut décidé de construire un bâtiment définitif sur les terrains qui appartenaient au jardinier pépiniériste Antoine Chantin. Une chapelle fut construite sur les terrains de la Villa d'Alésia. Elle servait de salle de jeux et la cour était ombragée de vieux robiniers.

L'entrée du patronage se faisait par l'impasse du Rouet donnant sur l'avenueimpasse du rouet vers l'avenue jean moulin pavés et bornes cavalières.JPG de Châtillon. Précisons pourquoi cette appellation. Dans les temps anciens, il y avait là une petite manufacture qui fabriquait des cordes destinées aux nombreux chariots utilisés à cette époque. D'où, l'appellation le Rouet, petite machine à filer le chanvre, la laine et le lin.

Le passage du Rouet, avec ses pavés usés, évoque un temps révolu. On peut remarquer encore sur ses flancs deux bornes cavalières destinées à protéger les murs du passage des charrettes. 

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.

01 octobre 2019

La Société Historique du XIVème annonce

AgnesVarda.jpg

 - Hommage à Agnès VARDA :  le 12 octobre à 15 h, à la Salle Polyvalente, un hommage sera rendu à la photographe, réalisatrice et plasticienne,  décédée le 29 mars dernier; Pierre Terseur s'attachera à évoquer ses films ayant des liens avec le XIVe : "Cléo de 5 à 7 ( 1962 ) et Daguerrotypes ( 1975 ).

-  Le 16 novembre à  15 heures , à la Salle Polyvalente, Jean-Gabriel Laval évoquera les Monuments des quartiers administratifs du Petit-Montrouge et du Parc - de - Montsouris.  Il parlera également de la place Denfert-Rochereau, des Barrières Ledoux du XVIIIe,  de la gare de Sceaux et du Lion de Belfort.

- Les Prisonniers de guerre de la Grande Guerre.  le 14 décembre à 15h, à la Salle Polyvalente Georges Viaud évoquera : les prisonniers de guerre et leurs liens avec le XIVe;

Salle polyvalente Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot

 

19 septembre 2019

Journées du Patrimoine

Visite audioguidée SPM.jpgSt Pierre de Montrouge est une des 35 églises de Paris permettant gratuitement la Visite audioguidée sur smartphone. 

MODE D’EMPLOI

  • Chargez sur votre téléphone mobile une application gratuite pour « Lire un QR-code »
  • Flashez sur place le QR-code imprimé sur les affiches et démarrez votre visite.

Journées européennes du Patrimoine

Du 21 au 22 septembre, venez découvrir notre patrimoine dans le 14e.

- Les Balades du Patrimoine

« Monuments historiques du quartier administratif du Parc-de-Montsouris » et « Fiers  et Vaillants Résistants et à la Glorieuse Libération de Paris dans notre Petite Patrie », deux balades chaque jour proposées par la Société historique et Archéologique du 14e.

Samedi et dimanche

10h00 : « Les Monuments Historiques de Montparnasse »

15h00 : « Fiers et Vaillants Résistants et à la Glorieuse Libération de Paris dans notre Petite Patrie »

Inscriptions par mail : citoyennetemairie14@paris.fr

Départ : Hall de la mairie annexe, 12, rue Pierre Castagnou

-Visite des Bâtiments Historiques de la MairieMairie_du_14e_arrondissement.JPG

Visites  libres : Ouverture de la Mairie du 14e entre 14h00 et 17h30 samedi et entre 10h00 et 17h30 dimanche.
Ouverture de la Mairie annexe samedi et dimanche entre 10h00 et 17h30.

Visites commentées (au départ du hall de la Mairie) samedi à 15h00 et dimanche à11h00 et 16h00.

Découvrez comment la Mairie de Montrouge est devenue la Mairie du 14e à la création de notre arrondissement en 1860. Visitez la Mairie Annexe, imposant bâtiment « art déco » inauguré en 1936, dont les décors ont été réalisés par les plus grands artistes de l’époque.

Mairie, 2, Place Ferdinand Brunot – Mairie Annexe, 12, rue Pierre Castagnou

villa Seurat 2 en grand.jpg-Villa Seurat – Architecture et artistes

Maison-atelier Jean Lurçat

Samedi et dimanche de 10h à 12h30, puis de 14h à 17h.

Découverte des villas-ateliers construites par les grands architectes des années 30.
Inscription obligatoire/visite sur rdv sur contact@fondation-lurcat.fr.

4, Villa Seurat

Atelier Chana Orloffvilla Seurat -atelier Chana Orloff - perret.jpg

Vendredi de 14h à 18h30, samedi de 10h à 13h30 puis de 14h à 18h30, dimanche de 10h à 13h30 puis de 14h à 18h.

7, bis Villa Seurat

-Parc Montsouris, un parc Haussmannien

Balades historiques et guidées gratuites

Samedi et dimanche à 16h

Le parc Montsouris est imaginé au Second Empire dans le cadre d’un projet destiné à offrir aux Parisiens des espaces verts. Haussmann décide de sa construction en 1860, sur d’anciennes carrières désaffectées de Montsouris. Venez découvrir ou redécouvrir l’histoire de ce parc à l’anglaise aménagé sur 15 hectares au sein de la capitale. Réservation préalable : aval.di-carlo@laposte.net

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Exposition sur les artistes illustres ayant habité le quartier Pernety : du 14 au 30 septembre à la mairie du 14ème

" La commission culture du conseil de quartier Pernety a le plaisir de vous inviter à l’exposition qui présente des panneaux sur une vingtaine d'artistes qui ont habité dans son quartier...

De Camille Pissarro rue Raymond Losserand, à Paul Cézanne rue de l’Ouest ou à Alberto Giacometti rue Hyppolyte Maindron, venez découvrir ceux qui auraient pu être vos illustres voisins."

L’exposition se tiendra du 14 au 30 septembre dans le hall de la mairie du 14ème. (2 place Ferdinand Brunot)

Une nouvelle date a été fixée pour le vernissage de notre exposition:Après  un malheureux contretemps, nous avons le plaisir de vous informer que le vernissage de l’exposition des panneaux d’artistes du conseil de quartier Pernety aura lieu dans le hall de la mairie du 14ème  le jeudi 19 septembre à 18h

À cette occasion vous pourrez rencontrer l’historien M. Jean-Louis Robert qui est à l’origine du projet. Mme Carine Petit et les adjoint-e-s qui ont permis cette réalisation nous feront l'honneur de leur présence.

26 août 2019

Balades dans le 14ème

Le 14e est un arrondissement parisien qui mérite le détour et dans lequel il faut savoir prendre son temps. De Montparnasse à Porte de Vanves ou de Montsouris à Port-Royal, ses différents quartiers recèlent des trésors qu’il est possible de découvrir au gré d’une simple promenade. Levez les yeux pour les découvrir et laissez-vous surprendre...

La Mairie du 14ème propose 4 balades que vous pourrez compléter par vos propres découvertes :

la Fondation Cartier.jpg1) Passion architecture

A la découverte des trésors architecturaux du 14e arrondissement !

Passion architecturenouvelle fenêtre

2) Le Montparnasse des artistesla coupole intérieur.jpg

Suivez le guide, à la recherche des traces créatives et bien vivantes du Montparnasse des « Montparnos ».

Le Montparnasse des artistesnouvelle fenêtre

Thermopyles.jpg3) Le 14e est un village

Pernety, Petit Montrouge, village d'Orléans... partez à la découverte des ravissants quartiers qui forment le 14e.

Le 14e est un villagenouvelle fenêtre

4) Balade dans le 14e arrondissement alternatif et écologique

Chaque année, Paris voit naitre des centaines de projets innovants, de démarches écologiques, d’initiatives socio-culturelles visant à améliorer la façon de vivre et de consommer de ses habitants, mais aussi de ses visiteurs.

les Grands Voisins ressourcerie créative.jpeg

Balade dans le 14e arrondissement alternatif et écologiquenouvelle fenêtre

Photos :1) La Fondation Cartier pour l'art Contemporain

2) La Coupole

3) La rue des Thermopyles

4) Les Grands Voisins (avenue Denfert-Rochereau)

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25 août 2019

Le musée de la Libération de Paris – musée du Général-Leclerc – musée Jean-Moulin sera inauguré le 25 août

le musée de la libération de paris musée du général Leclerc musée jean Moulin dans un pavillon ledoux.jpgAnciennement situé près de la gare Montparnasse, le musée de la Libération de Paris – musée du général-Leclerc – musée Jean-Moulin sera inauguré le 25 août prochain au-dessus du poste de commandement du Colonel Rol-Tanguy, à vingt mètres sous terre, place Denfert-Rochereau (14e).

Le nouveau musée de la Libération de Paris – musée du Général-Leclerc – musée Jean-Moulin sera inauguré officiellement le 25 août 2019 place Denfert-Rochereau (14e), à l’occasion des 75 ans de la Libération de Paris. C’est sur cette place que la 2e division blindée du général Leclerc arrivait depuis la porte d’Orléans, en direction de son poste de commandement, gare Montparnasse.

Ouverture le dimanche 25 août de 18h30 à 22h. Accueil du public du mardi au dimanche de 10h à 18h. Accès gratuit aux collections permanentes.

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23 août 2019

L'association des commerçants de l'avenue du Général Leclerc 14 participe à la commémoration du 75ème anniversaire de la Libération de Paris

75ème anniversaire de la libération de Paris association des commerçants de l'avenue du général leclerc.jpg

20 août 2019

75e anniversaire de la Libération de Paris dimanche 25 août

liberation de paris un defile de la liberte.jpgProgramme dans le 14ème

Commémoration

Dimanche 25 août à partir de 11h30 - Monument aux Morts, 2 place Ferdinand Brunot

Cérémonie militaire en hommage à la 2e Division Blindée
À 15h, Place du 25 août 1944

Défilé de la Liberté
À 15h30, de la Porte d’Orléans à la Place Denfert-Rochereau

Cérémonie devant la plaque commémorant la reddition des troupes allemandes
À 17h30, Place du 18 juin 1940

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01 août 2019

La petite gare de Montrouge-Ceinture devenue "le Poinçon" a ouvert ses portes depuis le 18 juillet

la petite ceinture ferroviaireL'ancienne petite gare de Montrouge-Ceinture, devenue"Le Poinçon" a ouvert ses portes le 18 juillet à midi ! C'est un événement, attendu depuis de longues années, qui réjouit les habitants du 14ème ! Il est ouvert tous les jours à partir de 12h sauf lundi et mardi.

Ouverte aux voyageurs le 25 février 1867, année de l’exposition universelle la gare de Montrouge-Ceinture faisait partie du premier réseau ferré qui relia les différents quartiers de la capitale. Positionné au-dessus du tunnel dans lequel passaient les trains, ce bâtiment du 19e siècle de forme octogonale est littéralement placé à cheval sur les voies !

Bénéficiant d’une architecture de style classique, elle est typique de la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest qui construisit les gares de la Petite Ceinture sur la rive gauche. Désertée par les Parisiens en raison de la concurrence croissante du métropolitain, la ligne est fermée au trafic des voyageurs en 1934. Abandonnée pendant 74 ans, elle disparaît même aux yeux des riverains masquée par des petits commerces.

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30 juin 2019

Les cinémas dans le quartier Alésia au cours des années 50-60

Fille de projectionniste et habitant le quartier. les cinémas étaient un peu ma seconde maison. J'y ai même appris à lire en déchiffrant les sous-titres...
Dans les années 50-60, les cinémas étaient nombreux et répartis dans tout le quartier Alésia:
Maintenant il ne reste plus  que  "Le Denfert" et le Gaumont devenu un ensemble de 8 salles.
Le Denfert (Chaplin - Denfert), installé place Denfert-Rochereau, n'a pas beaucoup changé: il avait déjà une clientèle cinéphile et familiale ; la programmation variait entre nouveautés et films anciens. 
cinéma mistral va fermer.jpgTrois cinémas avaient une grande salle avec balcons et grand écran et passaient des films en première exclusivité Le Gaumont, le Mistral ( 70 avenue du Général Leclerc, fermé en juillet 2016) et le  Pathé -Orléans devenu Paramount- Orléans, situé au 97 avenue du Général Leclerc, à côté de l'ancienne chocolaterie Salavin. Il fermera définitivement en 1993 est devenu une agence de banque.
Rue d’Alésia,  à l’emplacement actuel de la sortie du Gaumont 42, rue Univers Alésia ou Univers Palace.jpgd'Alésia , se trouvait" l’Univers -Alésia"spécialisé dans les westerns et péplums principalement le jeudi . (A cette époque, le repos des écoliers n’ était pas le mercredi.) Cette salle a fermé définitivement ses portes le 5 avril 1978.
De l’autre côté de la place,  au 92/94 rue d’Alésia, actuellement Monoprix, se trouvait l'Idéal Alésia (fermé en 1965) et vers le 116 l’Alésia Palace (fermé en 1967). La spécialité de ces deux cinémas était la seconde exclusivité. Ils reprenaient les films qui avaient passé un certain temps avenue du Général Leclerc. Les places y étaient moins chères.
A cette époque, peu de foyers avaient la télévision. On ne pouvait voir les films qu'en salle , les spectateurs étaient nombreux et allaient très souvent dans leur cinéma d’habitués.
Il faut ajouter qu'on n'avait pas de congélateurs chez soi et manger un esquimau à l’entracte faisait partie de la sortie... 
Bernadette BAUER
photos : 1 : Le Mistral au moment de sa fermeture en 2016
2- l'Univers - Alésia au moment il était encore un music-Hall

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30 mai 2019

Quand l'avenue du Général Leclerc recevait la reine d'Angleterre

Autrefois, les chefs d’états en visite en France arrivaient à l’aéroport d’Orly (Roissy n’existait pas encore). Pour aller à L’Elysée ils empruntaient l’avenue du General Leclerc. 
Suivant la notoriété de ces chefs d'Etat, les gens  du quartier se groupaient sur les trottoirs pour les voir passer.

Paris_porte_d_orleans.jpg

Pour la première visite officielle de la reine Elisabeth d’Angleterre en avril 1957. ce fut un événement considérable. avec toute une préparation en amont avenue du General Leclerc.
 
visite de l reine d' Angleterre à Paris en 1957.jpgLa plupart des magasins avaient décoré une vitrine sur le thème de l’Angleterre. avec une photo de la reine et le drapeau anglais. La boutique de dragées Martial (on peut encore voir l’enseigne au numéro 51) avait fait le sien en dragées.
 
J’étais avec ma mère devant l’église. Après une longue attente, la reine est passée devant nous. Ce fut très rapide.
Ensuite, nous avons prolongé en allant voir un film relatant le séjour de la reine à Paris au cinéma Cinéac à Montparnasse.
A cette époque, peu de foyers avaient la TV et ce cinéma était spécialisé dans les films de reportages d'actualités.
 
Bernadette Bauer
enseigne Martial  avenue du général Leclerc 51 photo plus récente avec fenêtres fleuries .JPG
 
Photo : Amusante enseigne Martial restée sur la façade du 51 avenue du Général Leclerc malgré la disparition du magasin de dragées et de chocolats. (Céramique réalisée par Georgette Pierre d'après les affiches de Dransy qui se trouvaient dans les couloirs de métro pendant les années 50. Cette enseigne représente un homme en costume XVIIIème siècle portant un bébé joufflu dans un bras et de l'autre une pile de boîtes de dragées...)
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23 mai 2019

La rue Friant entre 1950 et 1960

la rue Friant pont sur la Petite ceinture.jpgDepuis 1864 la rue  porte le nom d’un général de division. lieutenant général de l’empire Louis Friant (1758/1829)
Dans les années 1950/1960  cette rue était très vivante avec beaucoup de commerces : boucher. crémier. cordonnier, horloger, menuisier, teinturier. dont certains existent toujours. Au coin de la rue Poirier de Narçay, il y a toujours  une  pharmacie et la boulangerie. Plus loin, un marchand de légumes, un coiffeur ainsi que l’hôtel au n° 8 .  la rue friant hôtel le clos d'alésia.jpgA cette époque les clients y faisaient de longs séjours et sympathisaient avec les habitants. A la place du carrefour avec l'avenue Jean Moulin se trouvait une grande entreprise de déménagement :  RONDAU. Au 10, il y avait une librairie ainsi qu' une blanchisserie tenue par trois sœurs. Celles-ci repassaient le linge  avec des fers qui chauffaient sur un poêle. Les voisines venaient en visite pour bavarder.
Au coin de  l’avenue Jean Moulin (à l’époque avenue de Chatillon), se trouvait l’épicerie de Monsieur Fournier qui livrait en triporteur et recevait les appels téléphoniques importants des proches voisins.
Les enfants jouaient dans la rue  qui  très était animée et populaire.
Bernadette Bauer
 
Photo 1    : rue Friant passage sur la Petite Ceinture
Photo 2 : L'hôtel au n°8
 PS  Si des les lecteurs possèdent des photographies datant des années 1950/60, La Voix serait très heureuse de les publier.

26 avril 2019

La rue Daguerre d'Agnès Varda par Marie Belin

agnès Varda sa porte rue Daguerre avec les bouquets déposés par ses admirateurs.jpgQuand on demandait à Agnès Varda où elle habitait, elle répondait, non pas Paris, mais Paris XIVème.

Arrivée rue Daguerre en 1950, Agnès née le 30 mai 1928 à  Bruxelles d'un père grec et d'une mère française a fait du tronçon de la rue Daguerre compris entre la rue Gassendi et " Maine street" comme elle aimait dire un vrai village...

( Photo de sa porte fleurie par ses admirateurs à l'annonce de sa mort)

Agnès Varda daguerreotypes.jpg

Rue Daguerre forcément...Inventeur du procédé photographique les daguerréotypes...

Les commerçants font partie de sa vie... la boulangère et le boulanger... le boucher... elle les a filmés et a même projeté sur les murs des maisons de la rue Daguerre  ( hauteur de l'ancien marché, actuellement une crêperie) son « Daguerréotypes »...

agnès Varda la rue Daguerre transformée en plage.jpg

 

 

 

 

 

 La rue Daguerre peut être le décor de ses films. Elle a même transformé la rue en plage pour son film « Les plages d’Agnès »...

 

agnès Varda sa maison rue Daguerre.jpg

Elle créait et travaillait dans sa maison... restauration de films etc ... sa société familiale "'Tamaris" y est installée... https://www.cine-tamaris.fr/ Agnès Varda sculpture de son chat.jpg

Agnès cherchait parfois un de ses chats échappés de sa  cour derrière les murs roses de sa maison rose... située au 86 de la rue Daguerre... les chats compagnons indispensables pour son inspiration... je les entends encore ronronner sur les ordinateurs alors que nous buvions un sirop d'orgeat... La dernière oeuvre visuelle d'Agnès représente un de ses chats "Nini" sur une souche d'arbre coupé de son jardin, qu'elle a appelée : "L'Arbre à Nini". 

Dernière oeuvre visuelle d'Agnès Varda..on peut la voir à Chaumont/ Loire... moulage de son chat Nini, toujours en vie, sur une souche d'un arbre de la cour de sa maison rue Daguerre.. le 25 avril fête des jardins on pourra voir cette dernière oeuvre symbolique... dernier message pour sauver la Nature...qu'Agnès filmait si bien...

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25 avril 2019

Trois auteurs du 14e arrondissement à Drouot (1)

Trois auteurs du 14e arrondissement présents à la journée du Prix Drouot des Amateurs du Livre d’Art 2019 : Maurice Culot, Patrice Maire, Philippe Montillet.

Organisé par Alexandre Giquello, commissaire priseur et président de Drouot Patrimoine, ce Prix Drouot présidé par Jean-Marie Rouart de l’Académie française, fut décerné en présence de Delphine Bürkliplatz, maire du 9e arrondissement à l’Hôtel des Ventes pour la quatrième année consécutive. Le 21 février, dés 11h, un public enthousiaste a eu tout loisir de découvrir les 40 auteurs de 36 livres présentés par 30 éditeurs, dans la Librairie Éphémère. Installée au rez-de-chaussée de Drouot, en partenariat avec la Librairie Fontaine-Haussmann, elle a proposé une longue séance de dédicaces.

Parmi les 6 ouvrages choisis pour leur haute qualité et leur précision par un jury de professionnels dans l’attribution du Prix Drouot décerné à " Napoléon l’Art en majesté " (Editions La Découverte-Paris) de Christophe Beyeler, figurait "Montparnasse 1900-1930 Art Nouveau-Art Deco" (AAM Éditions) de Maurice Culot et Patrice Maire co-auteurs. Architecte pour l’un et président de l’association Monts-14, membre des Journalistes du Patrimoine pour l’autre.

Montparnasse-1900-1930 Maurice Culot, Patice Maire.jpgMontparnasse 1900-1930 Art Nouveau- Art-Deco, de Maurice Culot et Patrice Maire  (AAM Edition)

Avec France de Griessen auteure des photographies contemporaines, ils ont exploré pas à pas ce quartier parisien, cosmopolite, culturel et festif qui marqua le paysage urbain de la fin du 19e siècle.

270 pages qui recensent pour la première fois, à Montparnasse et ses quartiers voisins Plaisance et le Petit Montrouge, des découvertes surprenantes, voire cachées ou oubliées de l’Art Nouveau. Elles redonnent vie à des signatures prestigieuses ou non, d’immeubles, édifices publics, religieux, tombes de cimetière, aux restaurants, brasseries, bars, dancings, pavements en mosaïque, glaces et céramiques. Elles font un clin d’œil à l’apparition du bow-window et d’une nouvelle profession, l’ornemaniste.

Quant aux écrivains et leurs écrits, les ateliers et leurs artistes, ils reprennent aussi des couleurs.

Voici un ouvrage de collection à lire absolument. Présenté dans Monts-14 de janvier- mars 2019  (Édition AAM), il est disponible en toutes librairies, suite aux soirées de dédicaces, celles de La Petite Lumière, Odessa, Tchan, Les Tropiques du 14e arrondissement.

(A suivre)

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07 avril 2019

La brasserie Zeyer, autrefois

zeyer.JPGLa brasserie Zeyer, établissement centenaire, édifiée en 1913, est une institution. (Cliquer pour agrandir la photo de la brasserie actuelle , on y voit au sol la mosaïque d'origine, le reste du décor a été créé dans les années 75-78 par le décorateur Slavik)
Elle ouvrait très tôt le matin et fermait très tard le soir. La terrasse accueillait en permanence une nombreuse clientèle. La restauration, dans un cadre agréable, était de qualité avec  des ventes  à emporter  :  plateaux d’huîtres par exemple.
Il y avait un grand comptoir (supprimé en 1978) où le matin, les habitués prenaient un café avant d’aller travailler.
Toute la journée et tard le soir on pouvait manger un sandwich au bar.
A l’intérieur se trouvait un bureau de tabac. Au sous sol la dame des lavabos et du téléphone que tout le monde connaissait, vendait des jetons pour téléphoner et demandait au standard téléphonique les numéros en province. 
On pouvait consulter les annuaires. 
L’établissement était vivant convivial et faisait partie de la vie du quartier. Beaucoup de clients y avaient leurs habitudes et connaissaient tous les serveurs. Certains y passaient une partie de la journée ou de la soirée.
 Bernadette Bauer