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23 septembre 2018

L'horticulture au 18ème et 19ème siècle - (III) La famille Cels (suite)

Cels planche de Pierre- joseph redouté 1799 Campanula_tomentosa.jpgJacques Philippe Cels, grâce à des contacts épistolaires, augmente ses collections. Sa correspondance s'étend à l'Allemagne, à la Hollande, à l'Espagne d'où le professeur Ortega et l'abbé Cavanilles lui envoient de Madrid des plantes venant d'Amérique espagnole. D'Angleterre, le botaniste d'Oxford Sibthorp lui envoie des graines de Grèce et d'Asie Mineure.

Cels met ses richesses à la disposition de ses correspondants, les aidant à former des collections considérables. Ainsi le Jardin de Kew à Londres lui doit un certai(Source Wikipédia)n nombre de plantes nouvelles.Cels chrysanthème  de la collection c du bonatiste Jacques Philippe Martin Indian_mum_Chrysanthemum_indicum.jpg

Ses grandes connaissances en économie rurale le font désigner pour participer à la commission de l'agriculture et des arts. En compagnie de Vilmorin et de Thouin, il empêche la destruction des établissements de l'Etat ou de propriétés dignes d'êtres conservées.

Cels meurt le 15 mai 1806. Indifférent à la fortune, aux honneurs et à la gloire, il ne s'est intéressé qu'aux progrès de la science,, à son jardin et aux intérêts publics. Il croyait à la justice et à la vérité. Pendant la Révolution, il n'hésita pas à participer au salut de plusieurs proscrits.

Documentation extraite de la revue de la S.H.A. du 14e.

Planche 1 Campanula tomentosa,  Description des plantes nouvelles et peu connues, cultivées dans le jardin de J.-M. Cels du botaniste Étienne Pierre Ventenat et illustrées par Pierre-Joseph Redouté 1799 et gravées par François Noël Sellier (Source Wikipédia)

Planche  2 Chrysanthème de la collection du botaniste Jacques Philippe Martin Cels.

En 1790, le pépiniériste Cels de Montrouge, envoya quelques pieds de chrysanthèmes pourpres en Angleterre. Ils étaient arrivés à Marseille en 1789, ramenés de Chine par le capitaine Blancard. Ils fleurirent en 1795 et une description et illustration de Curtis parut dans le Botanical Magazine en 1796  (Source Wikipédia)

18 septembre 2018

L'horticulture au 18ème et 19ème siècle dans le 14ème arrondissement (II) la famille Cels

Notre second volet concernant l'horticulture dans le 14ème arrondissement parlera de la famille Cels, famille célèbre qui au cours du 19ème siècle s'attachera à développer la culture des plantes rares et parfois tropicales.

14ruecels01-JacquesCels.jpgLe premier représentant de cette famille est Jacques Cels, né à Versailles en 1743. Son père est employé au château et le fait entrer en 1759 dans les bureaux de la Ferme générale à Paris. Au bout de deux ans, il prend la recette du port Saint Bernard et celle de la barrière Saint Jacques. Enfant, il aime cultiver les plantes et étend ses connaissances par des visites au jardin du roi proche du port Saint Bernard. Il fait la connaissance de Bernard de Jussieu qui lui fera faire de rapides progrès dans la botanique.(cliquer sur la photo pour agrandir)

A la barrière Saint Jacques, il s'occupe d'un jardin, y construit une petite serre  qui lui permet de démarrer les premières collections de plantes étrangères, rares à cette époque.

La barrière Saint Jacques étant absorbée par la barrière d'Enfer, il loue alors un terrain de trois arpents à l'emplacement de l'actuelle rue Cels, au sud-ouest du cimetière Montparnasse. Il y transporte ses collections. 

A la Révolution, Cels perd sa charge du fait de la suppression des impôts indirects. IL se reconvertit alors dans la culture et le commerce des plantes. La clientèle de Cels est principalement faite de personnes aisées, obligées de se retirer à la campagne par suite des événements de la Révolution. En dépit de l'accusation d'un vol subi dans sa caisse (les barrières d'octroi avaient été pillées en 1789), Cels, avec ténacité et force morale, sauvegarde son jardin. pour en faire un important établissement horticole. (Photo: Impasse Cels dans le 14e)

P1260655_Paris_XIV_impasse_Cels_rwk.jpg

Cels désirant quitter les terrains qu'il loue se propose de s'installer sur les jardins du Val de Grâce et de ses dépendances, mais aucun accord n'étant en vue, il se voit obligé de transporter son établissement dans la plaine de Montrouge en un point situé chemin de Vanves (rue Raymond Losserand) et avenue du Maine. Une riche pépinière d'arbres et d'arbrisseaux d'ornements et fruitiers y prospère, ainsi qu'un jardin garni de serres, de couches et de plates-bandes. (A suivre).

- Documentation extraite du n°44 de la revue de la SHA du 14ème.

17 septembre 2018

L'horticulture au 19ème siècle dans le 14ème arrondissement(I) Antoine Chantin

La fête des jardins des 22 et 23 septembre promue par la Ville de Paris, doit nous rappeler que le territoire du 14ème et en particulier les alentours du quartier d'Alésia, en allant vers les portes de Châtillon et d'Orléans, étaient au 19ème siècle couverts de jardins travaillés par de nombreux horticulteurs et pépiniéristes.

Il en va ainsi d' Antoine Chantin dont une rue garde la mémoire. mosaique rue Antoine Chantin , visible en venant de la rue des Plantes.jpg

Il était né en 1815 à Verzé près de Mâcon, débute une éducation horticole près de Mâcon à Saint Clément et vient à Paris où il prend un poste d'attaché à l'établissement de Fromont.

Il travaille à la société d'horticulture hollandaise du boulevard du Montparnasse. Embauché au jardin de l'école de médecine de Paris, puis au jardin royal des plantes, il devient chef des serres de ce jardin. En 1841, il est à la tête des cultures des frères Cels. La société royale d'horticulture de Paris en fait l'éloge, affirmant qu'Antoine Chantin aime les plantes avec passion. Sa persévérance l'amène à multiplier boutures et greffes d'un grand nombre de végétaux, dont la multiplication  était très difficile.

En 1847, on le voit officier boulevard des Gobelins dans le 13ème arrondissement et il faut attendre 1857 pour le voir s'installer dans le 14ème arrondissement, au niveau de l'avenue de Châtillon et des terrains de l'actuelle rue Antoine Chantin. Caladium article Antoine Chantin.jpgEn 1867, il est décoré de la Légion d'Honneur et en 1878 il est membre du jury et fournisseur des plantes pour les parterres de l'exposition. Mort en 1893, ses fils et sa fille lui succèdent. La maison Chantin était spécialisée dans les plantes de serre : caladiums, palmiers, cycadacées, pandanacées et fougères.

Documentation extraite du n° 44 de la SHA du 14ème-

Photo 1 rue Antoine Chantin mosaïque visible sur le trottoir de gauche en venant de la rue des Plantes

Photo 2 une variété de Caladium

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14 septembre 2018

Les journées du patrimoine dans le 14ème samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018

hôtel de massa hoto avec arbres et observatoire derrière.jpgLes 15 et 16 septembre, les Journées européennes du patrimoine placées sous le thème de "L'Art du Partage" sont l’occasion pour les curieux de dénicher l'incroyable. Cet événement gratuit permet à tous et à toutes, de découvrir les joyaux de l'arrondissement, dont certains lieux habituellement fermés au public.

Double exposition sur les ateliers d’artistes dans le 14ème 
Du 15 au 23 septembre - Du Lundi au vendredi, de 10h à 19h – Samedi et Dimanche, de 11h à 18h
Exposition historique : Les plus grands architectes ont réalisés les ateliers des plus grands artistes du XXème siècle dans le 14ème. Découvrez les maquettes et les photographies de l’atelier d’architecture de Jean-Claude Delorme.
La vie des ateliers aujourd’hui : Une vingtaine de membres du Photo-club Paris Val-de-Bièvre ont photographié de nombreux artistes du 14e, en alternant portraits, vues larges des ateliers et détails du travail.

  • Mairie annexe, 12 rue Pierre Castagnou 75014

 
Les balades du patrimoine
Samedi 15 et dimanche 16 septembre. 10h : « Les Monuments Historiques de Montparnasse »  15h : « Sur les pas de Giacometti ». Deux balades chaque jour proposées par la Société historique et Archéologique du 14ème. Inscriptions par mail : citoyennetemairie14@paris.fr

  • Départ : Hall de la mairie Annexe, 12 rue Pierre Castagnou 75014

Villa Seurat – Architecture et Artistes
Découverte des villas-ateliers construites par les grands architectes des années 30 – Auguste Perret, André Lurçat…pour des artistes célèbres.
Maison-atelier Jean Lurçat - Samedi et dimanche de 10h à 12h30 puis de 14h
Jean Lurçat, le plus célèbre des auteurs de tapisseries français y vécu de 1925 à  sa mort en 1966.
Cette maison est la première des huit maisons construites cité Seurat à partir de 1925 par l’architecte André Lurçat, frère de l’artiste. Propriété de l’Académie des beaux-arts, elle fait l’objet d’une restauration pour laquelle la Fondation du Patrimoine a lancé une souscription. Inscription obligatoire/visite sur rdv par mail : contact@fondation-lurcat.fr. Informations sur le site www.fondation-lurcat.fr .

  • 4 Villa Seurat

Atelier Chana Orloff- Samedi et dimanche de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h (dernière entrée)
Découverte de l’œuvre et de la vie de Chana Orloff, sculptrice du XXe  siècle, dans les lieux conçus pour elle par l’architecte Auguste Perret. Présentation d’environ 20 minutes par les petits enfants de l’artiste, toutes les 30 minutes, puis visite libre des ateliers. 

  • 7 bis Villa Seurat

 
Institut protestant de théologie 
Samedi de 10h à 18h. Visite libre de la Faculté de théologie protestante et de ses jardins, ainsi que des expositions temporaires : « Luther : portes ouvertes à...», « Caricature et propagande au temps de la Réforme » ainsi que « Paul Ricœur : la traversée du siècle ». Visite commentée du Fonds Ricœur : gratuit, inscription par mail : bibliotheque@iptheologie.fr, limite de 17 personnes par visite, 10h30, 14h et 16h. Le Fonds Ricœur expose, dans un espace spécialement dédié de 300 m², la bibliothèque personnelle du philosophe Paul Ricœur ainsi que les ouvrages qui lui sont consacrés. La visite est commentée par le professeur de philosophie et directeur du Fonds Ricœur Marc Boss en duo avec le chargé de ressources documentaires du Fonds Ricœur, Olivier Villemot.

  • 83 boulevard Arago 75014

 
Hôtel de Massa / Société des gens de lettres 

Samedi de 14h00 à 18h30 - Pas de visites libres, visites guidées uniquement, sans réservation par groupes de 25 personnes, départ toutes les 15 minutes (la visite dure environ 30 minutes).
L'hôtel des ducs de Massa, qui l’occupent de 1858 à  1926, est une "folie" construite en 1778-1784 par l'architecte Le Boursier pour Thiroux de Montsauge, administrateur des Postes. Il s'élevait primitivement sur le "chemin" des Champs-Élysées. Menacé de démolition, il a été transféré pierre par pierre dans une parcelle du jardin de l’Observatoire en 1928 et classé Monument historique. La SGDL s’y installe en 1929. Une visite à travers les salons de l’Hôtel de Massa à la découverte du mobilier Art Déco (commandé en 1928 à la Maîtrise des Galeries Lafayette et classé en 1986).L’Hôtel de Massa abrite également une collection de bustes d’écrivains (XIXe et XXe siècle) et des lettres et manuscrits d’auteurs  qui ont marqué l’histoire de la société des Gens de Lettres, tels Balzac, Hugo, Dumas, Colette, Sand, Zola, etc.

  • 38 rue du Faubourg-Saint-Jacques 75014

 Maison du Fontainier 
Samedi de 14h à 17h30, dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h30- Visite commentée extérieure et en sous-sol de ce dernier regard de l'aqueduc Médicis (XVIIe siècle). L’aqueduc de Médicis est construit à la demande d’Henri IV et de Marie de Médicis pour améliorer l’alimentation en eau de Paris et plus particulièrement de la rive gauche à partir des sources de Rungis et de ses environs. Il débouche dans les bassins des sous-sols de la Maison du Fontainier qui assure la répartition des eaux entre le roi, les religieux et le peuple. Ces sous-sols sont classés au titre des monuments historiques. L’association Paris Historique propose la restauration de la cheminée de la Maison du Fontainier au budget participatif 2018. "Eau de Paris" sera partenaire de l’événement par la présence d’une fontaine d’eau pour se désaltérer gratuitement.

  • 71 avenue Denfert Rochereau 7501

 
Église Notre-Dame du Rosaire 
Samedi et dimanche de 9h à 19h. Une visite guidée de l’église et de l’orgue est organisée le dimanche de 17h à 18h.

  • 194 rue Raymond Losserand

 
Église Notre-Dame-du-travail 
Samedi de 14h30 à 17h et dimanche de 14h à 17h. Conférences et visites guidées en continu. Cette église, construite en 1900 par souscription populaire, se distingue par sa structure métallique de style Eiffel et ses décors peints. L’intérieur de l’édifice est classé aux Monuments historiques depuis 1976 et l’extérieur l’est depuis 2014.

  • 59 rue Vercingétorix

 Église Saint-Pierre-de-Montrouge

Visite commentée de l'église [Source: Ministère de la Culture](http://journeesdupatrimoine.fr/) Église... ÉGLISE SAINT-PIERRE-DE-MONTROUGE Paris 75014


 Ordre des franciscains /Couvent Saint-François :
Samedi : Visites libres de 9h30 à 11h45 et de 14h30 à 18h30 - Visites commentées à 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30. Dimanche : Visites libres de 14h30 à 17h30 - Visites commentées à 14h30, 15h30 et 16h30. Concert avec libre participation aux frais à 17 h 30 du "Quintette Champs Élysées", quintette à vent (flûte, basson, cor, clarinette, hautbois). Au programme: ouverture de la Flûte enchantée de Mozart, danse ancienne de Farcas, divertimento d'Hayden, etc…

  • 7, rue Marie-Rose

Journée du Matrimoine dans le 14ème arrondissement 
Visites samedi et dimanche  à 11h. Des visites de bâtiments conçus par des femmes, dont l'école de la rue Boulard, située dans le 14e arrondissement, qui a été conçue par Marion Tournon-Branly. Nombre de participants entre 20 et 25 personnes. Visites maximum d'1h30. Inscription par mail : collectif.memo@gmail.com       

  • École 46 rue Boulard

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29 juillet 2018

Cité Internationale Universitaire : Visite "Architectures sans frontières" dimanche 5 août à 14h30

Partez pour un tour du monde architectural unique à Paris !

Chaque visite guidée Architectures sans frontières  vous permet de découvrir la diversité de styles de la Cité internationale en pénétrant à l'intérieur de bâtiments d'exception construits par les plus grands architectes du XXe siècle.

Au programme de cette première visite du mois d'août, découvrez trois maisons emblématiques : la Fondation Deutsch de la Meurthe, Le Collège Néerlandais  et la Maison d'Asie du Sud-Est, un véritable tour du monde en perspective !

cité internationale universitaire  visite architecturale 10 février 2018.jpgFondation Deutsch de la Meurthe : Première résidence inaugurée sur le site en 1925, cet ensemble architectural composé de sept pavillons regroupés autour d’un jardin s’inspire du modèle des cités-jardins. Lieu d’expérimentation des théories hygiénistes chères aux pères fondateurs, elle fait figure de cellule mère de la Cité internationale. 

Le Collège Néerlandais : Un bâtiment d’une valeur Cité internationale Universitaire pavillon-neerlandais.jpgarchitecturale exceptionnelle.C’est la seule oeuvre en France de Willem Marinus DUDOK, l’un des architectes les plus éminents de l’école hollandaise de l’entre- deux guerres. Sa forme orthogonale, son imbrication de volumes géométriques et son dépouillement décoratif en font un témoignage majeur du courant architectural moderniste des années 1920. Quelques éléments d’architecture renvoient pourtant à la culture nationale néerlandaise. Ainsi, la tour d’angle évoque les beffrois médiévaux des villes du nord des Pays Bas. A l’intérieur, le bâtiment, organisé autour d’un patio intérieur, est un véritable « piège à lumière ». Il offre des ambiances chaleureuses qui contrastent avec l’austérité des façades. Les peintures monumentales du Grand Salon sont signées de HORDJIK et DOEVEL.

cité internationale universitaire maison-de-lasie-du-sud-est-1.jpgMaison des Étudiants de l’Asie du Sud-est : l’ancienne  « Maison de l’Indochine » En 1930, une Maison de l’Indochine a ouvert ses portes à la Cité internationale. Elle avait été créée à l’initiative d’un comité composé en majorité d’industriels français installés en Asie du Sud-Est. Fruit de l’esprit paternaliste de la France coloniale de l’époque, elle devait présenter pour ses jeunes résidents venus d’Asie du Sud-Est une synthèse entre les lumières de la métropole et la tradition annamite.

Un bâtiment au style asiatique : Deux architectes, Pierre MARTIN et Maurice VIEU, ont conçu le bâtiment, qui abritait à l’origine 100 chambres. Ils se sont inspirés de la tradition architecturale indochinoise, comme le montrent les larges débords des toitures ou encore les angles des toits relevés en “bec de tourterelle”. Le décor intérieur est également d’inspiration orientale. La rampe d’escalier a par exemple été conçue sur un motif du Palais impérial de Hué. La maison a été dotée d’un jardin central.

N.B. Attention : exceptionnellement pour cette visite le point de rendez-vous sera dans la Cour d'honneur, devant la Maison Internationale, après les arcades de l'entrée principale au 17 Boulevard Jourdan. 75014 Paris

Tarifs : Plein tarif 12,00 €- Tarif réduit 6,00€-Etudiants 5,00-Résidents et enfants de moins de 15 ans gratuit.

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07 mai 2018

Histoire de nos rues

Rue Nicolas Taunay

Cette rue dont la longueur est modeste (65 mètres) et située à la porte de Châtillon, juste en face du square Nicolas-Antoine Taunay_02.jpgéponyme, porte le nom d'un peintre quasi inconnu. Nicolas Taunay fut peintre, un peintre classique qui vécut de 1758 à 1830. Il était le fils d'un émailleur de la manufacture de Sèvres. Admis à l'Académie de Peinture en 1784, et après un séjour à Rome en qualité de pensionné de Louis XVI, il devint membre de l'Institut. Il fit un long séjour au Brésil, de 1816 à 1824 pour organiser à Rio de Janeiro une Académie des Beaux-Arts.

Quelques-unes de ses œuvres sont présentes au musée du Louvre et portent sur un sujet historique mais traité de façon anecdotique. Ce fut un artiste consciencieux mais on peut être étonné que son nom soit dédié à une rue si modeste du 14ème.  

Rue Prisse d'Avennes

Entre les deux rues parallèles du Père Corentin et Sarrette, voici une rue qui fait à peine cent mètres, qui du côté pair est bordée par les emprises gazonnées d'un groupe d'immeubles de la Ville de Paris, tandis que du côté impair, on remarquera  les bâtiments d'une école élémentaire, style 3ème République.

Qui était Prisse d'Avennes (1807-1879). Ce fut un des pionniers de l'égyptologie. Il découvrit lors d'une de ses campagnes de fouilles l'extraordinaire papyrus de Ptahhotep, fonctionnaire égyptien de rang élevé qui vécut il y a 4500 ans et légua à la postérité ses "instructions", recueils de

Papyrus Prisse Egyptien 186_Enseignement.JPEG

maximes d'une grande sagesse, écrites à l'usage de son souverain.

- Documentation extraite du N° 43 de la S.H.A du 14ème.

01 mai 2018

La Commanderie, un quartier tranquille

Le quartier dit "de la Commanderie" situé entre l'avenue du Général Leclerc et la rue de la Tombe-Issoire se présente comme un losange que les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle traversaient en se dirigeant vers leur destination finale. A l'origine, c'était un fief de l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Latran qui occupèrent ce quadrilatère depuis le 16ème siècle jusqu'à la Révolution.

Au 19ème siècle, des promoteurs voulurent en faire une zone résidentielle annonçant les réalisations futures d'Auteuil et de Passy. Ils créèrent ainsi : le "nouveau village d'Orléans". Mais cette réalisation ne correspondit pas à l'idée initiale de créer un village isolé car la percée du boulevard Saint Michel donna à la route d'Orléans devenue plus tard Général Leclerc, une autre dimension au peuplement espéré.

Villa Adrienne Entrée Paris 14.jpgAinsi, au sud- est de la place Denfert Rochereau fut créée la Villa Adrienne, terrain qui aurait appartenu au neveu de Louise de La Vallière.

Villa-Adrienne 75014.jpg

Le "siècle des Lumières" honore par le nom donné aux rues certains Encyclopédistes. Ainsi les noms de Hallé et d'Alembert apparaissent. On sait que d'Alembert était le fils abandonné de Madame de Tencin qui tint un salon célèbre au temps des "Lumières".

rue hallé  face à la rue d'alembert b.jpg

La Commanderie apparaît comme un îlot de calme et de sérénité, un cas exceptionnel de "village entre deux rues" (rue de la Tombe Issoire et route d'Orléans). Depuis 1997, le quartier de la Commanderie a été classé "quartier tranquille", en rappelant qu'il jouxte l'hôpital de la Rochefoucauld, ensemble hospitalier de la APHP qui fut construit à la fin du 18e siècle par le duchesse de la Rochefoucauld.

- Documentation extraite de la Revue N° 43 de la S.H.A. du 14e. 

photo 1 : L'entrée de la Villa Adrienne, 19 avenue du Général Leclerc

Photo 2 : Le jardin de la Villa Adrienne

Photo 3 la rue Hallé ensemble de petites maisons, en face de la rue d' Alembert

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15 avril 2018

Le 14ème arrondissement, village des arts (II)

La grande période artistique de Montparnasse s'établit entre 1850 et 1900. On peut dire que l'importance de la sculpture et plus particulièrement la sculpture dans les cimetières ne fit qu'augmenter durant la deuxième moitié du 19ème siècle. Ainsi, tout autour du cimetière Montparnasse, une importante communauté de sculpteurs s'installa. Les adresses d'ateliers de la fin du 19ème siècle se trouvent au périmètre du cimetière Montparnasse. En 1910, on relève déjà plus de sculpteurs dans le 14ème arrondissement que dans tout autre arrondissement de Paris, les suivants étant le 15ème et le 17ème.

Une deuxième vague s'installa au début des années 1900. A cette époque, la mode des sculptures se tarit. Aussi, de nombreux ateliers de Montparnasse se trouvent libérés. C'est alors que les peintres vont prendre le relais, sachant que le quartier avec ses cafés, ses théâtres, ses bals et ses caf'conc' se développe en même temps que le bal Bullier  qui en 1903  voit la réouverture de la Closerie des Lilas  où Jean Moreas et Paul Fort y règneront.

Lorsque les ateliers sont tous occupés ou trop onéreux, il reste au candidat peintre la possibilité de louer de vieilles remises ou des écuries abandonnées. Le peintre Roger Wild ajoutait : "La province commence à Montparnasse et les artistes ont choisi Montparnasse parce que c'est un quartier pénard".

En 1918, Guillaume Apollinaire déclare : "Le Montparnasse est devenu pour les peintres et les poètes ce que Montmartre était pour eux il y a 15 ans : l'asile de la belle et libre simplicité. Le quartier Montparnasse, au témoignage de l'habitant des quartiers environnants est un quartier de louftingues".  Mais il faut encore préciser que, selon une édition 1910 du Bottin, on a un peu hâtivement cru que tout ce que Paris comptait d'artistes se blottissait contre la butte Montmartre. La plus grande forte concentration de peintres professionnels se situait dans le 17ème arrondissement suivi par le 15ème. 

Modigliani Picasso,Salmon

A partir de la Première Guerre Mondiale : "Montparnasse s'avère le Carrefour mondial où les artistes de tous les pays aboutissent". Si Montparnasse en est le foyer, les ateliers essaiment jusque dans les 13ème, 15ème, 5ème et la banlieue. (photo: Picasso ,Modigliani, et André Salmon, à Montparnasse, de gauche à droite)

Documentation extraite du N°  43 de la S.H.A. du 14e.

09 avril 2018

Le 14ème arrondissement, village des arts

On pense souvent qu'à partir de 1910, les artistes parisiens fréquentant Montmartre seraient venus s'installer à Montparnasse. Or, cette affirmation ne représente pas la réalité car dès 1834, un habitué du quartier Luxembourg (Félix Pyat) affirmait que le Luxembourg était le quartier favori de l'artiste.

MereSaguet.JPGEn effet, ce quartier avait tous les atouts pour plaire aux Romantiques. Une fois franchies les barrières de l'octroi, (en deçà du mur des Fermiers généraux) le paysage encore vide toute construction ,offrait ses cabarets, guinguettes et auberges où l'on servait un breuvage non taxé. Un célèbre cabaret, celui de la Mère Saguet (voir l'image, gravure de l'époque, cliquer pour agrandir) prospérait, fréquenté par les poètes et les artistes du quartier du Luxembourg, qui  venaient y discuter sur la prosodie nouvelle. 

Turbulente jeunesse politique, littéraire et artistique de la monarchie de Juillet, elle se regroupait  sous l'appellation : Jeune France. Ainsi, on pouvait voir le sculpteur David, les frères Devéria et Boulanger, le peintre Nicolas Charlet, Abel Hugo, le frère du célèbre poète, ce dernier étant le plus assidu à fréquenter le cabaret de la Mère Saguet, tout proche du fameux" Moulin de beurre". De nombreuses célébrités littéraires et hommes politiques fréquentaient ce lieu. On y trouve la présence d'un futur ministre : Adolphe Thiers.

Au cours du 19ème siècle on trouve la présence dans notre 14ème et plus particulièrement aux environs du Montparnasse, les noms de Bartholdi, Carpeaux, Cézanne, Falguière, Gauguin, Gill, Munch, Prouvé, le douanier Rousseau, Rude. signalons que Villette illustre montmartrois œuvre à Montparnasse.

Lors de la deuxième partie du 19ème siècle, de nombreux ateliers d'artistes naissent : rue Boissonnade, Villa Brune, rue Campagne-Première, passage d'Enfer, rue Vercingétorix, boulevard du Montparnasse et rue du Moulin de Beurre.

On peut dire que de nombreux artistes débutaient dans le 14ème arrondissement et se retrouvaient dans le 17ème quand ils avaient réussi.  ( à suivre) 

- Documentation extraite du N°  43 de la S.H.A DU 14Ee).

06 avril 2018

Société historique et Archéologique du 14ème : résultats du jeu-concours Samedi 7 avril 15h

société historique et archéologique du 14ème.jpegLa Société historique et Archéologique du 14ème (SHA14 ) a organisé un   Jeu-concours - «Retrouvons le XIVe, notre arrondissement » Cette année il a été choisi deux thèmes principaux : les personnalités qui ont résidé dans le 14earrondissement et dont l’action a laissé une trace dans l’Histoire de notre pays, et, par ailleurs, des immeubles qui témoignent de l’histoire de l’urbanisation de l’arrondissement, dans sa diversité. Le dossier de participation a accompagné le bulletin n° 233.

C’est le samedi 7 avril 2018 que seront présentés les résultats.

Salle Polyvalente de la Mairie du 14

2 place Ferdinand Brunot 75014

L'histoire de nos rues : la rue Vandamme

la rue Vandamme.JPGCette rue se présentait à l'origine jusqu'avant la Seconde guerre mondiale comme un arc d'environ 400 mètres tendu entre la rue de la Gaîté, près du théâtre Montparnasse et la rue du Château, juste au point où celle-ci enjambe les voies ferrées de Montparnasse.

Mais dès 1937, commencèrent l'amputation de cette rue, suite au début de la restructuration de la gare Montparnasse. Les opérations de rénovation de Plaisance firent disparaître ensuite la partie centrale jusqu'à l'avenue du Maine.
Aujourd'hui, il ne reste qu'un très court segment, joignant l'avenue du Maine à la rue de la Gaîté. A l'angle de ce tronçon (rue de la Gaîté) on peut voir encore la maison des Mille Colonnes où était réputé un restaurant et son célèbre bal.

Cette rue rappelle la vie d'un général d'Empire : le général Vandamme général Vandamme (D.J.R.,_comte_d'Unebourg,1770-1830).JPG(1770-1830) à qui le Second Empire dédia cette rue. Ce général prit une part brillante de 1792 à 1815 à la plupart des campagnes de cette période. On le voit à Austerlitz, Wagram, Dresde, et en Silésie. Napoléon pensait à lui pour le bâton de maréchal. Capturé par les Russes en 1813, libéré en 1814, il se rallia à l'empereur en 1815. Il fut l'un des 120 membres de la nouvelle chambre des Pairs de France, improvisée par Napoléon. Vandamme se distingua à Waterloo lorsqu'il ramena sur Paris l'arrière garde française. Arrêté à la Seconde Restauration, il partit en exil aux Etats-Unis puis en Belgique où il mourut le 15 juillet 1830 en sa ville natale de Cassel. IL est assez probable que la Monarchie de juillet lui aurait décerné ce fameux bâton de maréchal s'il avait vécu plus longtemps.

Documentation extraite du n° 42 de la SHA du 14ème

28 mars 2018

Histoire de nos rues : la rue Hallé

rue Hallé ensemble de maisons de ville.jpgLa rue Hallé évoque le souvenir d'un célèbre médecin dont la destinée fut particulièrement intéressante puisque né en 1754 et mort en 1822, il fut l'un des derniers encyclopédistes qui connut la transition entre la monarchie, le 1er Empire et la Restauration.Hallé, Jean-Noël .jpg
Né à Paris en janvier 1754, il commença à suivre en 1768 les cours de la Faculté de médecine de Paris et le 18 septembre 1778, il passait l'examen de doctorat. Il commença une carrière de praticien introduit dans le tout-Paris par son oncle Lorry. Il fut le principal créateur d'une nouvelle médecine où l'enseignement au contact du malade, la recherche pragmatique des causes de la maladie et l'ouverture aux sciences nouvelles  devenaient un credo. Hallé n'abandonnera jamais la recherche médicale et prit une part active aux travaux de la Société Royale de médecine aux côtés de Bichat, Cabanis, Chaptal et Fourcroy.

A la fin du règne de Louis XVI, l'encyclopédie de Diderot avait besoin d'une mise à jour. Les textes n'étaient plus d'actualité. Une complète refonte était nécessaire et fut confiée en 1787 à Fourcroy, Thouret et Hallé.

On sait que l'insalubrité de la capitale était à cette époque flagrante. en 1789, la Bièvre, devenue un véritable égout, fit l'objet d'un rapport établi par Hallé et en 1790, celui-ci établit un dossier qui sera à l'origine de la construction des premiers quais sur la Seine. (à suivre).

- Documentation extraite du numéro N° 42 de la S.H.A; du 14e.

15 mars 2018

Sur les traces de la Commune dans le 14e arrondissement dimanche 18 mars

la commune de paris dans le 14ème barricade place denfert rochereau.jpgSur les traces de la Commune dans le 14e, de la place Denfert-Rochereau à la mairie du 14ème.  

Le dimanche 18 mars prochain, de 15h00 à 17h00, nous célébrerons la naissance de la Commune de Paris. Notre parcours nous permettra de mettre en lumière l’œuvre démocratique et sociale de la Commune.

"LA COMMUNE : UN PEUPLE EN MOUVEMENT"
Rendez-vous le dimanche 18 mars 2018
A 15 heures Place Denfert-Rochereau, dans le XIVème arrondissement de Paris

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871

Illustration : barricade sur la place d'Enfert-Rochereau

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L'histoire de nos rues

Allée Georges-Besse

Cette appellation a été donnée au large trottoir central du boulevard Edgar Quinet. Cette promenade fait partie de l'ancien boulevard extérieur intitulé "de Montrouge" qui reprend l'itinéraire primitif du" Mur des Fermiers Généraux "  réalisé à la fin du 18ème siècle. 

Ce lieu est honoré de la mémoire d'une personnalité qui habita ce boulevard. Il s'agit du président directeur général de Renault qui fut assassiné au pied de son domicile le 17 novembre 1986, au n° 14 du boulevard Edgar Quinet. Cet assassinat revendiqué par un groupe armé fit grand bruit dans la France de l'époque.allée georges besse.JPG

C'est sur cette promenade centrale que se tient deux fois par semaine un pittoresque marché de quartier en plein air. C'est une heureuse survivance de notre vie populaire quasi disparue de nos jours. On peut trouver là toutes les denrées alimentaires traditionnelles. En complément se tient également une "galerie" de peintures tous les dimanches. Ce lieu est donc bien vivant et la tour Montparnasse en fond de décor lui ajoute une note de modernité qu'on ne saurait oublier.

place 25 août 1944 75014 rue de la légion étrangère à gauche.jpgRue de la Légion Etrangère

Cette rue située à la porte d'Orléans en direction de Montrouge a la particularité de ne compter aucune habitation. Elle se situe dans le vaste site de la place du 25 août 1944  et est le cadre où a été érigé le monument du général Leclerc. Elle rend hommage au corps d'élite qu'est la Légion Etrangère, fondée en 1831 par Louis Philippe pour intervenir en Algérie dans une campagne commencée par Charles X à la veille de la révolution de 1830. Cette formation a succédé au régiment étranger de l'ancien Régime, notamment celui des gardes suisses. La Légion fit toutes les campagnes du Second Empire. On peut citer celle du Mexique où elle s'illustra par le combat de Camerone du 30 avril 1863.

La Légion Etrangère se distingua lors des deux dernières guerres mondiales. Dans les années 90, la Légion contribua aux missions de protection et de sécurité du type "casques bleus" sous la bannière de l'ONU.

Extraits de la revue de la S.H.A. du 14ème

Photo 1 : allée Geoges Besse marché 

Photo 2: place du 18 juin 1944 vers Paris, en tournant le dos au monument du général Leclerc, à gauche  la rue de la Légion Etrangère.

09 mars 2018

L'histoire de nos rues

rue du Saint-Gothard 75014.JPGLa rue du Saint Gothard

Cette rue qui rappelle le passage des Alpes par Napoléon en 1799 a reçu ce nom de Saint Gothard en 1877. Antérieurement, elle s'appelait la rue du chemin des prêtres (nom mentionné dès 1730). Le tracé complet s'étendait de la rue Dareau à l'actuelle boulevard Jourdan, sur le plan officiel de l'administration des Postes en 1861. 

La création de l'avenue et du parc Montsouris a entraîné la suppression de toute la partie de cette voie au delà de la rue d'Alésia. La nature de cette rue atteste la présence d'un ancien chemin de campagne et il est curieux de constater que le tracé de la ligne de chemin de fer de Sceaux (RER B) ait respecté l'ancien "chemin des prêtres".

Mais quels étaient ces prêtres ? Hormis le souvenir de la toute proche Commanderie de Saint Jean de Latran sise sur le petit quartier "Hallé-Commandeur", on peut penser qu'il s'agit plutôt d'un chemin de campagne.

Pendant longtemps, la maison d'édition Arthème-Fayard établie depuis 1857, publia pendant plusieurs décennies les plus fameux romans populaires, ainsi que de grandes collections d'ouvrages historiques et littéraires.

Square des suisses.jpgLa rue des Suisses

Cette voie de Plaisance fait partie d'un très long "sentier des Suisses" qui de la caserne mère parisienne du régiment des gardes suisses (palais des Tuileries) continuait vers le sud à travers de vastes terrains où seront construits à la fin du 19ème siècle, les hôpitaux Saint Joseph et Broussais. Ce sentier allait bien au-delà des fortifications de Thiers, passait par Vanves pour aboutir à Bagneux où subsiste toujours une "rue des Suisses", tronçon final du sentier primitif. Dans cette localité, les gardes suisses étaient en garnison, logés chez l'habitant. Une autre compagnie atteste de sa présence de 1689 à 1764 dans la ville de Montrouge. Ces mercenaires d'élite avaient un cimetière commun situé à Châtillon sous Bagneux.

On peut noter sur le parcours un ensemble d'habitations modernes, au début des numéros impairs, des maisons de faubourg à l'angle de la rue de l'abbé Carton et le petit square agréable à travers lequel on peut gagner la rue Raymond Losserand, (Ex rue de Vanves).

-  Documentation extraite du N° 42 de la S.H.A  du  XIVe.

04 mars 2018

Illustrations de l'identité de notre arrondissement

Chaque ville et  chaque village de France ont leur identité. Notre 14ème arrondissement issu de l'annexion des territoires compris entre le mur des Fermiers Généraux inauguré sous Louis XVI, et les anciennes fortifications de Louis Philippe construites de 1840 à 1844, n'échappe pas à cette règle.

Le grand axe historique nord-sud reliant la Germanie à l'Espagne (rue du Faubourg Saint Jacques, rue de la Tombe Issoire et au-delà) ainsi que l'ancienne route d'Orléans qui lui est parallèle, ont structuré ce territoire. On peut signaler aussi l'intervention du duc du Maine qui pour se rendre au château de Sceaux, créa une grande avenue débouchant au carrefour dit : la Croix des Sages, actuelle place Victor Basch. Le Second Empire a fait le reste, en complétant et prolongeant la plupart des rocades et des rues rayonnantes, tels les boulevard saint Jacques, Arago, Raspail, de Port-Royal, ceux des Maréchaux, l'avenue René Coty et la rue d'Alésia. Il faut signaler que le démarrage des travaux du boulevard périphérique a commencé dans les années 1950, sur la partie dite de la "zone" des anciennes fortifications. Le 14ème est rattaché à la grande histoire en Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris.jpgprésentant la plus forte densité d'établissements hospitaliers issus eux-mêmes de communautés ou institutions religieuses fort anciennes ou d'initiatives charitables ou humanitaires privées.

Mais le 14ème possède un nombre important de monuments etl'observatoire de Paris.jpg de sites qui se rattachent aux 17ème et 18ème siècles. Ainsi, l'Observatoire (1667) où le savant danois Olaüs Roemer découvrit en 1675 la vitesse de propagation de la lumière. Nous voyons aussi la statue du lion de Belfort rappelant la défense héroïque de cette ville en 1871. Les anciennes carrières souterraines sont devenues le plus gigantesque ossuaire qui soit (6 millions de nos ancêtres parisiens y reposent). N'oublions pas lepavillon ledoux place Denfert-Rochreau.jpegs deux pavillons d'octroi du mur des Fermiers Généraux situés place Denfert Rochereau et qui sont dus à l'architecte visionnaire Ledoux. Construits en 1787, ce sont les seuls témoins du fameux mur des Fermiers Généraux, ( le mur murant Paris, rend Paris murmurant).

Le Second Empire végétalisa la capitale à travers  et enparc Montsouris lac.2 jpg.jpg particulier avec le parc Montsouris, créé sur d'anciennes carrières. 15 hectares  sont offerts ainsi  à la promenade et à la détente.

Cité Internationale Universitaire MIfacadeNord-625x300.jpgA une époque plus récente, à partir de 1919, on voit s'édifier la Cité Internationale Universitaire, sur 43 hectares et dont le développement aujourd'hui est relancé par la création d'autres bâtiments.

cimetière Montparnasse.jpgCitons enfin le cimetière Montparnasse qui réunit depuis 160 années des personnages illustres, de Baudelaire à Sartre, de Dumont-Durville à Maryse Bastié et récemment, Simone Weill.

On pourrait citer d'importants hommes célèbres qui ont vécu dans l'arrondissement : Chateaubriand, Balzac, Proudhon, Rude, Raspail, Lénine, Mermoz, Jean Moulin, sans oublier Picasso, Modigliani, Giacometti, Alain Fournier.

Nous mentionnerons encore se référant au passé, une maison datant de Louis XIII devenue demeure du fontainier avenue Denfert Rochereau  ; le cloître de Port-Royal de Paris ; la maison de retraite hopital la Rochefoucauld façade Rné Coty.JPGde La Rochefoucauld avenue du Général Leclerc qui sont des témoins des 17ème et 18ème siècles, préservés de toute atteinte importante. Ainsi, notre 14ème est à plus d'un titre, un livre d'histoire ouvert sur les heures du passé éclairant les évolutions urbaines du présent.

Documentation extraite du n° 32 de la SHA du 14ème-

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17 février 2018

Mermoz, ce héros qui habita le 14ème

mermoz.jpg.jpg

On connaît la renommée internationale de Mermoz, ce grand aviateur qui, à partir de 1924 sur les lignes Latécoère, et la compagnie générale Aéropostale, illustra par sa présence et sa témérité, l'histoire de l'aviation française après la guerre de 14-18.

Il était né en 1901 à Aubenton, village de l'Aisne. Il partit à l'armée en 1920, souscrivant un engagement militaire de 4 ans pour devenir pilote. Début 1921, il obtient son brevet à Istres, puis est muté en Syrie et affecté à Palmyre. Il connaît sa première grande épreuve après une marche de 60 kilomètres dans la montagne et le désert. En 1923, il termine sa brève carrière militaire au premier régiment de chasse à Thionville.

Oui, Mermoz habita le 14ème ou à proximité. Ainsi, il vécut avec sa mère au 14 avenue du Maine, puis l'immeuble n° 3 de la rue de la Cité Universitaire (au 4ème étage de celui-ci), face au Parc Montsouris, jusqu'à son ultime départ.

A partir de 1924, affecté aux lignes Latécoère, il parcourt le trajet Barcelone-Alicante-Malaga, puis en 1926, il est sur la ligne Casablanca-Dakar, subissant les épreuves de la traversée du désert, car il fut capturé par les Maures, puis délivré contre rançon. En 1927, il est chef d'escale à Agadir. Il effectue un vol sans escale Toulouse-Saint Louis du Sénégal à bord d'un Laté-26.

Fin 1927, Mermoz est en Amérique du Sud comme chef pilote à Buenos-Aires et est chargé d'assurer l'acheminement du courrier sur le tronçon Natal/Buenos-Aires.

Au printemps 1928, Mermoz expérimente le vol de nuit. Cette aventure est évoquée dans le célèbre "Vol de nuit" de Saint Exupéry. En mars 1929, il traverse la Cordillère des Andes jusqu'à Santiago du Chili. Il réchappe par miracle à un atterrissage forcé à plus de 4000 mètres d'altitude. En avril 1929, il officie la ligne de la Cordillère des Andes le 14 juillet en ouvrant le tronçon Buenos aires/Santiago du Chili.

A partir du 7 décembre 1936, à bord de son Laté-300, "Croix du Sud", équipé de 4 moteurs Hispano-Suiza de 650 chevaux, il entamait son dernier voyage sur l'Atlantique Sud. Une avarie survenue aux moteurs entraîna par vibration ou par projection de pièces la rupture des gouvernes arrière et de leurs commandes, causant la chute de l'hydravion... 

- Documentation extraite du numéro N° 32 de lla S.H.A du XIVe

15 février 2018

Ferdinand Brunot, universitaire et maire

Ferdinand Brunot, maire du XIVe arrondissement.jpgChacun connaît la mairie du 14ème située au n° 2 de la place Ferdinand Brunot, ex place de Montrouge. Avant 1860, la mairie de Montrouge, la place et le square tout proches s'appelaient "place et square de Montrouge". En 1947, on a voulu perpétuer le nom de Ferdinand Brunot (1860-1938) qui fut un grand linguiste, auteur de l'histoire de la langue française et fut aussi le maire du 14ème de 1910 à 1919.

Qui était Ferdinand Brunot ? Il est né à Saint Dié, était fils d'un mécanicien qui fut emprisonné pour ses idées révolutionnaires. Après avoir étudié en Allemagne les méthodes linguistiques de nos voisins, il entra en 1879 à l'Ecole Normale Supérieure. En 1883, il fut maître de conférences à l'université de Lyon, fut reçut docteur es-lettres avec sa thèse sur la doctrine de Malherbe. En novembre 1900, il obtint à la Sorbonne la chaire d'histoire de la langue française, qu'il occupa jusqu'en 1934.

Dès 1894, il collabora à : "l'histoire de la littérature française" de Petit de Julleville. Il consacra toute sa vie à sa grande "histoire de la langue française". Cette histoire s'élargit à l'étude de la pénétration de la langue dans les provinces françaises et à l'étranger et devint en partie l'histoire de la société et de la civilisation. De 1919 à 1928, il fut doyen de la faculté des lettres de Paris. En 1932, il publia un livre d'observations et de critiques sur la grammaire de l'Académie Française et se préoccupa de la lutte contre les néologismes mal faits et la réforme mesurée de l'orthographe.

En 1900, Ferdinand Brunot s'installe rue Leneveux, quartier qui avait vocation à être habité par les universitaires. Jusqu'en 1910, le 14ème arrondissement avait eu pour maire des entrepreneurs. Jusqu'à cette date, aucun arrondissement n'avait vu dans cette fonction de maire, ni fonctionnaire, ni élu, et encore moins un universitaire de cet éclat car on pouvait mal imaginer ce chercheur s'initier aux lenteurs, aux règles et aux circuits des formalités administratives.

Durant l'été 1914, il fut surpris dans ses illusions d'humaniste. IL se considéra alors comme "mobilisé civil". Pendant quatre ans, il se mit entièrement à la disposition de la population. Face aux perturbations économiques et sociales, il sut prendre des initiatives pour le 14ème arrondissement :

les soupes ouvrières dont un fourneau était installé à la mairie ;

l'œuvre du vestiaire qui compta 4000 bénéficiaires ;

l'œuvre du chauffage qui assurait la distribution de charbon . Bientôt la mairie devint une maison d'accueil de tous les habitants de l'arrondissement et d'ailleurs.

Le 14 juillet 1919, Ferdinand Brunot,  autour du lion de Belfort se vit honoré d'accueillir les drapeaux des régiments vainqueurs, comme il avait accueilli à l'hôpital Cochin le roi des Belges, Albert 1er.

- Documentation extraite du n° 32 de la SHA du 14ème

12 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (III)

le Moulin de la Charité Ancien-moulin-cimetiere-Montparnasse.jpgNous continuons notre promenade à travers l'arrondissement en présentant d'autres moulins qui ont animé la vie locale.

Ainsi, jouxtant le Moulin de beurre, le Moulin-cabaret de la Mère Saguet prospéra à l'époque romantique. On y rencontrait Béranger, Hugo, Lamartine, Scribe, Thiers, et bien d'autres. On les appelait les "joyeux  l'été, et l'hiver, "les frileux", mais ce moulin ferma vers 1840.

Pour clore ce chapitre, nous parlerons du moulin de Montparnasse que l'on peut voir dans le cimetière du même nom.IL s'agit d'une tour cylindrique, au toit conique, prototype des moulins que l'on voit encore en France.

L'histoire de ce moulin est liée au terrain qui appartenait à l'Hôtel Dieu et aux religieux de la Charité de la rue des Saints Pères.  Ainsi, en 1661, le moulin de la Charité naquit. IL fut en concurrence avec le moulin dit des "Trois Cornets", situé à l'emplacement actuel des 4 et 6 de la rue Raymond Losserand. Il faut dire que le Moulin de la Charité était la propriété des Jésuites, tandis que celui des Trois Cornets était "Janséniste".

Mais revenons au moulin de la Charité qui fut une guinguette pendant la Révolution et où l'on pouvait venir manger des galettes en buvant du vin de Bagneux ! En 1819, la Ville de Paris créa le grand cimetière du Montparnasse, qui ouvrit en 1824. Le moulin de la Charité devint le logement des gardiens. Depuis novembre 1931, cette tour témoignage d'un passé campagnard, fut classée monument historique.

Ainsi se termine notre excursion à la fois bucolique et aujourd'hui urbaine, à propos de la quarantaine de moulins qui égayait de leurs ailes le ciel de nos quartiers.

- Documentation extraite du N° 32 de la S.H.A du XIVe

06 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (II)

moulins pour exploiter les carrières de Montsouris carriere.gifNous poursuivons notre promenade concernant les moulins qui étaient nombreux sur notre territoire.

Au numéro 74 de la rue de la Tombe Issoire, subsistaient en 1846 quatre moulins dont le fameux moulin de Montsouris situés sur une terre pauvre où poussait un peu de blé et d'orge. Ce moulin porte également le nom de Moque-Souris, vocable dû au fait qu'il y avait très peu à glaner alentour et que les souris même dépérissaient. Il y eut en ce hameau de Montsouris jusqu'à une dizaine d'autres moulins.

On peut citer d'autres noms : le moulin de la Tour de Vanves, dont le souvenir est encore attesté par le passage de la Tour de Vanves, situé  entre l'avenue du Maine et la rue Asseline. Sur une eau-forte anonyme du 17ème siècle, on localise deux moulins en bois qui se situaient avenue Denfert Rochereau, en son début, près de l'Observatoire. En 1705, on en voit trois au même endroit. 

Certains moulins avaient été transformés en guinguettes, cabarets ou cafés, car ils étaient situés en dehors du mur des Fermiers Généraux, donc exemptés de taxes. Ils sont devenus célèbres et certains ont laissé leurs noms à des rues : la rue du Moulin Vert et la rue du Moulin de Beurre. La guinguette de Moulin Vert avait su faire sa réputation par ce refrain : "Accourez au Moulin Vert, Gais enfants de la Folie, Pour vous, pour femme jolie, On met toujours un couvert".

Le plus connu fut le moulin de beurre (située dans la rue du même nom). Il possédait une ferme qui sous le règne de Louis XV devint le rendez-vous des nobles voulant jouer les bergers et les bergères. Sous Charles X et Louis Philippe, il fut un cabaret très fréquenté. En 1848 la ferme fut transformée en restaurant, puis démolie en 1881.

- Documentation extraite du N° 32 de la SHA DU 14e

photo : moulins pour exploiter les carrières de Montsouris

02 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (I)

Faisons un voyage dans le temps et parlons des moulins à vent qui s'élevaient nombreux au XVIIIème siècle sur les terrains de Montparnasse, de Montsouris et de Montrouge. On peut estimer qu'au XVIIIème siècle, leur nombre approchait la soixantaine.

paris_montparnasse.JPG

Rappelons que dès le 14ème siècle, s'étaient multipliés, le long de l'ancienne chaussée d'Orléans (rue Saint Jacques et du Faubourg Saint Jacques actuels), par où venait une grande partie du blé produit par la Beauce, de nombreux moulins qui s'élevaient sur la colline de Montsouris, le plateau de Montrouge, la butte du Montparnasse et le futur quartier Plaisance.

L'architecture de ces moulins à vent, (ici, celui de Montparnasse, situé dans le cimetière de Montparnasse) paraît faite de charpente à tour carrée comme ceux rencontrés en Flandres ou en Hollande. Cependant, en ce qui concerne notre territoire, il s'agissait de "moulins-tours", dont la toiture conique tournait pour permettre de mieux orienter les ailes. Monté sur un pivot de 0,80 mètre de diamètre, le moulin présente ainsi une cabine quadrangulaire dont le poids est d'environ 40 tonnes. Les meules faites de pierre meulière venaient de la Ferté sous Jouarre. On peut préciser que par bon vent, environ 15 quintaux de farine étaient produits par chaque moulin.

Les appellations des moulins rappelaient peu ou prou le lieu où ils étaient : ainsi : le moulin de Sans Soucy, le Moulin Vert, le Moulin de la Croix du Gord, le moulin du Fort- Festu, celui de la Marjolaine, les deux moulins du Pavé et le moulin d'Amour... 

Parlons du moulin d'Amour : il était situé entre l'actuelle rue Ernest Cresson et Mouton Duvernet. Construit en 1191, incendié par les anglais en 1360, par les impériaux en 1569 et en 1590 par Henri IV, il fut toujours reconstruit. Appelé un temps Saint Jacques, il perdit sa fonction pour devenir une guinguette en 1766. Seulement démoli en 1916, ses caves du 12ème le furent en 1926.

Nous poursuivrons notre promenade ultérieurement, à la recherche d'autres souvenirs concernant d'autres  moulins disparus...

- Documentation extraite du N° 32 de la S.H.A DU 14.

27 décembre 2017

Le Petit Montrouge : notre village (II)

Qui se souvient aujourd'hui de l'usine des chocolats Salavin, située avenue d'Orléans côté des numéros impairs, des moulins de Montrouge rue Friant, des brasseries Dumesnil rue Sarrette, des menuiseries industrielles Gorgeon et plus tard Schwartz- Haumont, donnant à la fois sur la rue des Plantes et l'avenue de Châtillon. On peut citer que la ville d'Alésia abritait un patronage célèbre, dirigé par le non moins célèbre abbé Guesdon. La jeunesse des quartiers s'y donnait rendez-vous le dimanche à la chapelle, pour assister à une messe très suivie. Il y avait aussi de multiples activités : Scouts, Cœurs Vaillants, théâtre, foyer-club, Jeunesse Athlétique de Montrouge,( JAM). L'été, tous les jeunes se retrouvaient en Bretagne à la "colo" de Plougasnou.

Tous les petits commerces tenaient une place importante, à travers les relations privilégiées entre habitants et commerçants. Chacun connaissait son voisin, qui son charcutier, qui sa boulangère, qui son épicier, qui sa blanchisseuse... Chaque rue devenait un "salon" où les soirs d'été, les concierges sortaient leurs chaises pour discuter entre elles. Mais c'était avant la télé !

On ne peut oublier le planteur Caïffa, rue Antoine Chantin. A certaines heures, le quartier était envahi par un parfum vigoureux de café torréfié. Et que dire des caniveaux des rues, vides de tout véhicule. Ils voyaient passer le balayeur muni d'un grand balai à l'efficacité sans nuages.

Oui, la nostalgie est une compagne fidèle pour celui qui a vécu cette époque. Mais était-ce mieux qu'aujourd'hui ? Certes non, car dans l'après-guerre, la solitude, la pauvreté, l'abandon, les deuils, existaient comme aujourd'hui. Seuls les smartphones, l'agitation fébrile sur les trottoirs, l'abondance des lumières et les embouteillages apocalyptiques de la place d'Alésia (pardon Hélène et Victor Basch) ont modifié la donne. La bataille d'Alésia n'y est pourtant pour rien...

R.R 

21 décembre 2017

L'histoire de nos rues :

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Le boulevard Jourdan mesure 1430 mètres, entre la porte d'Orléans et la porte de Gentilly. Rappelons qu'il borde la Cité Internationale Universitaire et le parc Montsouris. D'autres lieux marquants sont l'hôpital de la Cité Universitaire, l'Ecole Normale Supérieure et l'entrée dans Paris de l'aqueduc de la Vanne. On peut également souligner à proximité que l'avenue Reille qui devait aboutir entre la rue de la Tombe Issoire et la rue du Père Corentin prévue sous le Second Empire ne fut jamais prolongée jusqu'à la porte d'Orléans par économie.

Le maréchal Jourdan (1762-1833) fut l'un des généraux auxquels Napoléon ne conféra aucun titre de noblesse. Il eut dû être nommé duc de Fleurus, grande bataille qu'il gagna sur les coalisés ou de Wattignies, autre victoire. C'est la Restauration qui fit un comte de ce Républicain, opposant au coup d'état du 18 Brumaire.

facade-mariniers.jpg

La rue des Mariniers  (image de synthèse du futur centre social et de logements) l'actuelle rue des Mariniers est perpendiculaire à un ancien sentier des Mariniers qui n'est que l'extrémité sud de la rue Didot actuelle. Ce nom des Mariniers surprend car il s'agit purement et simplement d'un lieu tirant son nom de celui d'anciens occupants des terrains, et sans aucun rapport avec une quelconque origine marinière. On pense que l'ancêtre de ce patronyme avait dû être "marinier", c'est-à-dire jadis marin. On doit préciser que l'acception moderne de "marinier" correspond à la dénomination des bateliers de nos fleuves et canaux..

12 décembre 2017

L'histoire de nos rues

La rue Antoine Chantin

Rue Antoine Chantin vue est.jpg

Cette rue (cliché Wikipédia) d'une longueur de 250 mètres, a été ouverte en 1904, sur les terrains de l'horticulteur et pépiniériste Antoine Chantin (1815-1893), qui fut l'un des plus grands spécialistes de sa branche et un savant botaniste. La sépulture familiale se trouve au cimetière de Montrouge. Le numéro 8 de cette rue a vu le passage de Lénine, qui habitait à cette époque de 1909 à 1912 au 4 rue Marie Rose et qui dans une cave de cet immeuble, composait des tracts qui étaient imprimés ailleurs. Le numéro 3 est un immeuble  construit en 1933 par l'architecte André Chatelin, premier Grand Prix de Rome. Les numéros 5 et 5bis forment un ensemble immobilier construit en 1929 par l'architecte et sculpteur Jean Boucher, qui habita 37 avenue René Coty. Le numéro 7 voit un immeuble typiquement Arts Décoratifs (1925) avec quelques ateliers d'artistes. Les Editions Populaire Ferenczy occupèrent le numéro 9. Le numéro 19 voit l'accès à un vaste ensemble d'habitations de la Ville de Paris débouchant au n° 44 de l'avenue Jean Moulin et au n° 53 de la rue des Plantes. Il faut préciser que cet ensemble d'habitat HLM a été construit sur les terrains d'une immense usine fabriquant de la menuiserie industrielle jusque dans les années 60. Au n° 19 existait l'hôpital Chantin, annexe de l'hôpital Broussais, qui a été remplacé par l'hôtel Ibis. Au n° 36, on voit un immeuble d'habitations sociales, fondé par A. et J. Weill.

- Documentation extraite du N° 35 de la S.H.A du 14e.

 

05 décembre 2017

L'histoire de nos rues : rue Maurice Ripoche et avenue Reille

rue Maurice Ripoche paris 14ème.jpgLa rue Maurice Ripoche (1895-1944) a été ouverte dans le futur quartier Plaisance dès 1838. Elle s'appela en 1843 la rue du Géorama, en raison de la proximité de l'établissement du géographe Sanis, dans lequel la France et une partie de l'Europe étaient représentées en relief. De 1864 à 1946, elle prit le nom de Mouton-Duvernet (portion située à l'ouest de l'avenue du Maine). Enfin elle devint rue Maurice Ripoche à partir de cette maurice Ripoche 1960 timbre.jpgdernière date, du nom d'un as de l'aviation de la Grande Guerre. Il fut un ingénieur et un industriel, résistant à l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Il fut déporté et décapité à Cologne en 1944.

Avenue Reille Réservoirs Montsouris.JPGL'avenue Reille C'est une des voies ouvertes dans le 14ème par le Second Empire (1867). Haussmann avait prévu son prolongement jusqu'au boulevard Jourdan, au voisinage de la rue du Père Corentin, mais la Troisième République abandonna ce projet en 1879. Le nom de cette avenue est celui du maréchal de France Reille, qui né au début du règne de Louis XVI vécut jusqu'au milieu de celui de Napoléon IIIavenue reille maison-atelier Ozenfant.jpg (1775-1860). Au numéro 53, on peut voir une œuvre de l'architecte Jeanneret, plus connu sous le nom de Le Corbusier.

Photos  : 1) rue Maurice Ripoche, 2) Maurice Ripoche 

3) avenue Reille : les réservoirs de Montsouris 4 ) 53 avenue Reille :la maison-atelier Ozenfant.

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21 novembre 2017

Les rues de nos quartiers

rue Remy Dumoncel.jpgLa rue Rémy Dumoncel est un bel exemple dans l'appellation successive de nos rues. Au XVIIème siècle, elle est le prolongement du chemin de l'Ourcine qui à l'époque, était hors de Paris. Au début du 19ème siècle, elle devient la Voie Creuse, la rue des Cavées, puis la rue des Catacombes, liée à la présence ancienne de carrières abandonnées.

En 1858, elle devient la rue Dareau, du nom du maire de Montrouge, qui deviendra maire du 14ème arrondissement en 1860 jusqu'à son décès en 1866. En 1946, la portion comprise entre l'avenue du Général Leclerc et l'avenue René Coty devient la rue Rémy Dumoncel, éditeur résistant (1888-1945), mort en déportation.

La rue Georges-de-Porto-Riche.

C'est en 1932, sur l 'emplacement d'un ancien bastion des fortifications de Louis Philippe, que cette rue fut inaugurée en commémoration d'une célébrité vite oubliée à notre époque : Georges-de-Porto-Riche (1859-1930). Il s'agit d'un auteur dramatique élu à l'Académie Française, qui de 1873 à 1929 écrivit des pièces de théâtre dans lesquelles il analysait les conflits psychologiques et les amours envoûtantes. IL fait partie de la génération des dramaturges : Bataille, Bernstein, Hervieu et Brieux.

Au numéro 8 de cette rue, une plaque commémorative rappelle la mort du lieutenant Etienne Laurent, abattu par les Allemands, alors que surpris en train d'émettre les messages pour la Résistance, il venait de réussir à détruire son poste émetteur.

- Documentation extraite de la Revue N° 33 de la S.H.A. DU 14e.

18 novembre 2017

La Société Historique et Archéologique du 14e : exposition, conférences, colloque

société historique et archéologique du 14ème.jpeg- Du lundi 6 au samedi 25 novembre 2017 La mairie du 14e, en partenariat avec la Société Historique et Archéologique du XIVe, présente «Le chemin de mémoire, le 14e pendant la guerre de 14» avec l’hommage au « Centenaire du Défilé du 14 juillet 1917 »

Sur les grilles du square Ferdinand Brunot Paris 14e

-Le samedi 18 novembre à 15 h  Conférence «L’histoire des rues du quartier de Plaisance»

Dans le cadre du cycle de conférences de la SHA XIV sur L’histoire des rues des quatre quartiers administratifs du 14e, Yvan Belledame expose  « L’histoire des rues du quartier de Plaisance ».

Salle polyvalente de la Mairie du 14e 2 place Ferdinand Brunot

- Le samedi 25 novembre à 15 h Colloque sur les « Commémorations centenaires de 1916, 1917, 1918 et 1919 du Corps Expéditionnaire Portugais en France et à Paris », autour de l’histoire méconnue de la participation à la Grande Guerre du Portugal, l’un des 18 Alliés de la France.

Avec le professeur et docteur en histoire Yves Léonard, l’historien et auteur Manuel Do Nascimento et le président de la Délégation de Paris de la Ligue des Combattants Portugais et le président de la Société Historique et Archéologique du XIVe,Georges Viaud.

Salle des mariages de la Mairie du 14e . 2 place Ferdinand Brunot 75014

12 novembre 2017

Les rues de nos quartiers

La rue Campagne Première

Rue Campagne Premiere 31bis immeuble André Arfvidson.JPGCe nom est assez étrange. Il s'agit à l'origine d'un ancien chemin de terre, qui vit se bâtir sous le Directoire ses premières maisons. Elargie à onze mètres sous la Monarchie de Juillet, c'est un général en retraite nommé Taponier qui ayant acheté à l'Institution de l'Oratoire les terrains adjacents à la voie, baptisa celle-ci Campagne Première, en souvenir, dit-on, de sa "première campagne en 1793 dite des Lignes de Wissembourg". Mais cette appellation de Campagne Première est sujette à caution et pourrait être rapprochée du fait que le dit général eut l'idée d'appeler sa première maison de campagne, ainsi.Rue Campagne-Première, Hôtel Istria,Paris 14.jpg

De nombreux artistes, écrivains et musiciens ont habité cette rue tels que : Adget le photographe, le peintre Modigliani, Rimbaud, et l'écrivain suisse Ramuz...

La rue de Coulmiers.

Elle est latérale au chemin de fer de ceinture. C'est une portion détachée de la rue Beaunier, en 1882. Elle commémore la victoire de Coulmiers (Loiret) remportée par le général Aurelle de Paladines, sur l'armée du général von Tann, le 9 novembre 1870. De cette victoire, l'armée française reprit momentanément la ville d' Orléans. On trouve sur un des immeubles de la rue, une plaque indiquant qu'un poète contemporain Emmanuel Aegerter vécut dans cette rue.

La rue Hallé

villa-hallé-village-dorleans-paris-14-35.JPGLe tracé sinueux de cette rue atteste du passé rural du quartier. Elle reçut en 1865 le nom du médecin Jean-Noël Hallé (1754-1822), premier médecin ordinaire de Napoléon. Il fut créateur du Codex, bible de la pharmacie. On trouve au numéro 36 la champêtre villa Hallé (voie privée) et en divers points de son parcours de petites et charmantes places rondes non dénommées. La plus pittoresque est au débouché de la rue D' Alembert, où l'on trouve de jolis petits pavillons derrière de minuscules jardins. La rue Hallé rejoint par delà l'avenue René Coty, la voie romaine historique de la vieille route d'Orléans, la rue de la Tombe Issoire.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème - Cliquer sur les photos pour les agrandir)

 

11 novembre 2017

Le boulevard périphérique et l'avenir urbain

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Le boulevard, périphérique commence à intéresser les architectes auxquels la Ville de Paris s'adresse pour trouver de nouveaux espaces constructibles.

Ainsi, à la porte Brancion (image ci-dessus), à la limite du 14ème, trois bâtiments de 10288 mètres carrés (plus de 3 hectares !!!) verront le jour dans le cadre du projet "Inventons la métropole du Grand Paris".

Sur des parcelles appartenant à l'Etat, à la Ville de Vanves et de Paris, verra se construire un foyer de jeunes travailleurs de 114 chambres, une résidence étudiante de 157 logements, ainsi que divers terrains de sports. Un soin particulier sera apporté à la création architecturale, afin de ne pas donner à l'ensemble un aspect trop bétonné. 

Le Parisien du 19 octobre

20 octobre 2017

Les squares de la mairie du 14ème

square ferdinand Brunot avec mairie.jpgLes deux squares qui s'étendent devant la mairie du 14ème ont été créés à deux époques différentes : le square Ferdinand Brunot a été aménagé en 1862 et le deuxième séparé par la rue Mouton Duvernet a été créé en 1932 sous le nom de l'Aspirant Dunand en souvenir de Jean-Louis Dunand, tué le 20 juin 1940 devant Saumur à l'âge de 22 ans. Il était le fils du sculpteur Jean Dunand (1877-1942) qui possédait un atelier dans le quartier. 

Le square Ferdinand Brunot a été créé sous le Second Empire en rapport avec les 24square ferdinand brunot.jpg squares de Paris,  dont l'ingénieur Alphand s'est fait le promoteur. Il porte le nom de Ferdinand Brunot qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919. Une cinquantaine d'arbres l'ombragent et l'on peut trouver un platane et quelques marronniers qui datent de sa création, ainsi qu'un érable de Montpellier et un hêtre tortillard. Ce jardin est orné de trois statues : un buste de la République datant de 1886, une sculpture dédiée au maire du 14ème réalisée en 1951 par Henri Valette et une femme assise qui date de 1969. 

square de l'aspirant dunand statue de michel Servet.jpgDans le square de l'Aspirant Dunand a été construite une piscine en 1982, dont le bassin a 25 mètres de longueur et 12,50 mètres de largeur. En bordure de la rue Mouton Duvernet, s'élève le monument de Michel Servet (médecin et philosophe de la Renaissance). Cette œuvre date de 1900.

L'actuelle mairie du 14ème a été construite de 1852 à 1855. Elle devait être la nouvelle mairie de la commune de Montrouge dont le territoire à l'époque, était limité au nord par le haut du boulevard Saint Michel et ceinturé par les anciennes communes de Gentilly, Arcueil, Bagneux, Châtillon, Vanves et Vaugirard. Mais en 1860, il perdit la moitié de son territoire, les 4/5ème de sa population (14 000 habitants devinrent Parisiens et 3500 resteront Montrougiens). En 1889, deux ailes supplémentaires furent rajoutées au bâtiment initial.

L'appellation : Petit Montrouge qui s'applique à notre quartier Alésia rappelle ainsi son ancienne filiation au village de Montrouge initial.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème.

photo 1 : square Ferdinand Brunot avec la mairie en arrière-plan- photo 2 : square Ferdinand Brunot  - photo3 : square de l"aspirant Dunand avec la statue de Michel Servet

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