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29 juillet 2020

Le Duc du Maine et son château

Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les territoires situés au nord de la commune de Montrouge et s'étendant jusqu'au boulevard du Montparnasse actuel, érigé sous Louis XIV, étaient vides de toute habitation. Ces territoires étaient réservés aux "grandes chasses". Celles appartenant à la famille des Condé se situaient sur le territoire dit du Petit Montrouge , (carrefour Alésia-Maine).

Ces territoires appartenaient à la famille des Condé. On sait que le Duc du Maine, bâtard de Louis XIV que celui-ci avait eu avec Madame de Montespan, épousa la petite-fille du Grand Condé et devint ainsi possesseur de ce domaine giboyeux. Il fut élevé par Madame de Maintenon qui possédait un hôtel situé sur le Nouveau Cours (boulevard du Montparnasse). Le duc du Maine appréciait les territoires environnants, vides de toute habitation.

Devenu son maître, il bâtit un rendez-vous de chasse en un lieu-dit : le terrier aux lapins", nom que porta un moment l'actuelle rue Didot.. On  l'appela le château du Maine. le Duc prenait grand plaisir à s'y arrêter quand il allait retrouver son épouse  qui passait la belle saison au château de Sceaux. Il suivait alors pour y parvenir, un chemin allant à Montrouge et qui n'est autre que la chaussée qui portera plus tard son nom. Ce sentier rejoignait la nouvelle route d'Orléans à l'endroit dit de la Croix des Sages, aujourd'hui place  Hélène et Victor Basch.

A la Révolution, le château fut vendu comme bien national. Le sieur Couesnon l'acheta et appela : avenue du Maine, le chemin qui y conduisait. A la fin du règne de Louis Philippe, le château et ses dépendances était à louer. Cette magnifique propriété avait pour horizon les sites de Fontenay aux Roses, Verrières, Bellevue et Saint Cloud, compte-tenu de l'espace qui restait libre à cette époque, de toute habitation bien au-delà du village de Montrouge. 

On peut rappeler que le bâtiment principal avait en façade douze fenêtres en plein cintre et au premier étage treize fenêtres. Sept fenêtres terminaient le deuxième étage. Le château comportait plusieurs pavillons, une cour d'honneur, de grands et petits appartements, de vastes jardins de 30 000 mètres carrés, comportant des pelouses, des vergers, des potagers, des parterres à l'anglaise, et quelques bassins et terrasses.

Le château du Maine dont ses dépendances furent progressivement morcelées, fut acheté en 1898 par la Compagnie des Tramways Sud qui s'y installa pour ériger ses ateliers d'entretien. (l'entrée des ateliers se situait au carrefour de la rue du château/rue Didot). Ces ateliers disparurent après la Seconde Guerre Mondiale.

Ainsi se termine l'histoire du château du Maine.

Informations  extraites de l'ouvrage écrit par le chanoine Léon Aubert, ancien curé de Saint Pierre de Montrouge : "le Petit Montrouge et l'église Saint Pierre", paru en 1938. 

08 juin 2020

Quel avenir pour l'hôpital La Rochefoucauld ?

Hôpital La Rochefoucauld Paris facade général leclerc prise de côté jpg.jpgL'Assistance Publique Hôpitaux de Paris a fermé depuis bientôt six mois les portes de l'ancien hôpital Larochefoucauld situé près de la place Denfert et a mis les locaux en vente.

Les lieux sont actuellement loués au commissariat de police du 14ème arrondissement jusqu'à 2022, date à laquelle les locaux situés avenue du Maine seront remis à la disposition de la police.

Rappelons brièvement l'histoire de cet hôpital. En 1780, l'ordre de la Charité achète un terrain qui donnera lieu trois ans plus tard à l'ouverture de la "Maison Royale de Santé". A l'époque, c'est Madame de Larochefoucauld-Doudeauville, avec l'aide de la Couronne, qui permit d'ouvrir en 1783 :"un hospice destiné à des ecclésiastiques et des militaires dépourvus de fortune". L'architecte du bâtiment est Jacques Denis Antoine (1733-1801), auteur par ailleurs de l'hôtel de la Monnaie à Paris. Un vaste parc au dessin néo-classique s'étendait jusqu'à la place Denfert et au delà de l'avenue René Coty.hopital la Rochefoucauld façade Rné Coty.JPG

A l'arrière de l'hospice, on peut encore voir un témoin de l'aqueduc Médicis venant d'Arcueil et qui porte le nom de "regard de Saux".

Aujourd'hui les bâtiments anciens et le regard de Saux sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et le parc d'une superficie d'un hectare et demi est protégé par le Plan Local d'Urbanisme.

L'atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) a été chargé de présenter un rapport concernant l'aménagement de logements sociaux au niveau de 50 % du site.

Il apparaît que l'ensemble du lieu est à protéger, compte-tenu de la qualité de l'architecture du 18ème siècle. A cet effet, une association : "Sauvons Larochefoucauld" s'est créée afin que ces lieux soient préservés  de la promotion immobilière et conservent une fonction d'intérêt général.

- Association Larochefoucauld : adhésions et contacts : sauvonslarochefoucauld@gmail.com

04 juin 2020

Histoire du 14ème : le réservoir de Montsouris

De tout temps, les cités antiques et modernes ont eu recours à l'eau pour leurs besoins essentiels liés à la vie des habitants. 

Déjà, les Romains avaient construit un aqueduc dont les ruines sont encore visibles sur le territoire d'Arcueil. Ils avaient capté à cet effet les sources qui coulaient du plateau de Rungis. Marie de Médicis en fit de même et créa son propre aqueduc, parallèle à l'ancien, afin d' alimenter son palais : le palais du Luxembourg et sa fontaine de Médicis.

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Au cours des siècles, les besoins en eau  de Paris, se trouvant décuplés, il faut attendre le Seconde Empire pour voir apparaître un nouvel aqueduc qui devait amener sur les terrains occupés par d'anciennes carrières, l'eau d'un certain nombre de rivières du sud de la région parisienne. Ainsi naquit le réservoir de Montsouris qui est appelé aussi le réservoir de la Vanne et qui fut construit à l'initiative de l'ingénieur Eugène Belgrand, collaborateur d'Haussmann.

Sa réalisation commencée en 1868 sous le Second Empire, se termina en 1874. L'ouvrage à l'époque collectait les eaux de plusieurs rivières de l'est du Bassin Parisien : la Vanne, le Loing, le Lunain, la Voulzie, le Dutreint et même un peu celles de la Seine filtrées à Ivry. L'ensemble de ces pompages d'eau 'représente à l'arrivée au réservoir, un stockage de 300 000 mètres cubes d'eau potable. Celle-ci étant conservée à une température constante de 10 degrés. 

Les travaux de grande ampleur furent nécessaires pour consolider les fondations qui sont, rappelons-le posées sur d'anciennes carrières. 

En 1996, un appareillage sophistiqué permit de contrôler les pollutions éventuelles qui peuvent se produire. Le réservoir de Montsouris étant considéré comme une zone sensible ne se visite pas, sauf lors des journées du Patrimoine.

Notons que pour alimenter Paris en eau potable, d'autres réservoirs sont en service : Saint-Cloud, l'Haÿe-les-Roses, Les Lilas et Ménilmontant. 

27 mai 2020

Histoire du 14ème : la Mairie-

C'est en 1852 que fut édifié le bâtiment actuel. En mai 1845 et en mai 1847, le Conseil Municipal de la commune de Montrouge vota la construction d'un bâtiment communal, rue Brézin, sur un terrain possédé par les Hospices de Paris. Mai s il n'y eut aucune suite au projet. Par contre, le 28 mars 1849, un espace situé entre la Chaussé du Maine, la rue Boulard et la rue Mouton-Duvernet fut choisi. La surface acquise était de 16793 mètres carrés. La première pierre fut posée en 1852 par le Préfet de la Seine et bénite par le curé de la paroisse Saint Pierre du Petit Montrouge.

Mairie14-1330899499-Paris-276-PPC.jpg

Il faut souligner qu'à cette époque, la commune de Montrouge était divisée en deux parties, celle correspondant au territoire extra muros et celle correspondant au territoire intra muros, les fortifications édifiées sous Louis-Philippe coupant le territoire de Montrouge en deux parties distinctes.(photo: la mairie en mars 1939)

En novembre 1855, les édiles de Montrouge prirent possession du bâtiment. Quatre ans plus tard, en 1859, l'annexion à Paris du quartier du Petit-Montrouge (intra muros) déposséda les édiles de Montrouge de leur mairie qui ainsi, devenait par division, mairie du 14ème du Paris intra muros.

L'édifice fut construit par l'architecte Naissant et la décoration intérieure fut attribuée à Maurice Chabas élève de Bouguereau. 

Un agrandissement fut vite nécessaire en ajoutant deux ailes dont on raccorda les nouvelles façades avec l'ancienne. Ce travail fut achevé en 1888.

Depuis, l'édifice n'a pas été bouleversé par des transformations majeures.

23 mai 2020

Petite histoire de nos quartiers : l’eau

Une ville comme Paris, a toujours eu un problème, quant à son approvisionnement en eau potable.

Au moyen-âge, on puisait l’eau directement dans la Seine. Puis, vinrent les porteurs d’eau, sans compter que les eaux dites « usées » posaient de grands problèmes d’évacuation. En 1861, les Parisiens ne disposaient que de 160.000 m3 par jour. Le Second empire, avec le baron Haussmann, conçut un vaste projet ; capter les sources de la Somme-Sonde dans les environs d’Epernay, puis celles de la Dhuis près de Château-Thierry, celles de la Vanne vers Villeneuve-L’archevêque. Les sommes engagées étaient considérables. Le 4 mars 1862. les crédits furent votés, et en 1867, les eaux de la Dhuis remplissaient les réservoirs de Ménilmontant.

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Puis, ce fut les sources de la Vanne, affluent de l’Yonne, (image, le Loing à Moret, tableau d'Alfred Sisley) qui furent mises à contribution. A partir de Theil, l’eau s’élève dans un canal qui la conduit à Marly-le-Roi, entre dans la Vallée de l’Yonne, la franchit par un aqueduc de 162 arches, traverse le Loing à Moret, la forêt de Fontainebleau, surplombe l’Orge et l’Yvette, arrive sur le plateau de Villejuif, atteint Chevilly-Larue, puis l’aqueduc d’Arcueil de Marie de Médicis, traversant la Vallée de la Bièvre sur un aqueduc de 77 arcades. A partir de là, l’aqueduc (qui a fêté, il y a sept ans, son 400ième anniversaire), . au niveau du sol, passe à la Vache Noire jusqu’à Montsouris.

Ainsi,, 83.800 m3 d’eau, depuis 1875 , arrivent par cet itinéraire, auxquels il faut ajouter 40.000 m3 provenant de l’aqueduc du Loing et du Lumain traversant la Bièvre à Cachan, au moyen d’un siphon.

Signalons qu’en 1671, des sources de Cachan avaient été captées pour les parisiens.

Ainsi, lorsque le promeneur descend l’avenue Reille le long du Parc Montsouris, il peut voir sur sa gauche les « Réservoirs de la Vanne », œuvre monumentale du second Empire.

R.R.

16 mai 2020

Le 14e plein de gouaille de Michel Audiard

L’Institut National de l’Audiovisuel (INA) regorge d’archives cinématographiques et télévisuelles sur les grands événements, des portraits et interviews de personnes célèbres, mais aussi de reportages sur la vie quotidienne des Français.

michel-audiard-photo_21033_12692.jpg

l’INA vient de mettre en ligne une rencontre avec Michel Audiard, un natif du 14e (au 2 rue Brezin) et un amoureux du quartier. Retrouvez Audiard pour un peu plus de cinq minutes de promenades en voiture dans le quartier, en 1970, avec en prime la gouaille et l’accent titi parisien de l’auteur de dialogues cultes du cinéma français dans « Un singe en hiver, « Les tontons flingueurs », « le cave se rebiffe », « Cent mille dollars au soleil » etc. 

Cliquez ici pour un voyage en noir et blanc, mais riche des couleurs du parler direct du célèbre dialoguiste.

G.D.

06 mai 2020

Moulin à Café , semaine 8 du confinement

Le Moulin à Café logo.pngChers usagers,

Le Moulin à Café est un espace de vie sociale avant tout, et tentera de l'être même à distance. Malgré la crise sanitaire que nous traversons, nous nous devons de rester solidaires !

Vous avez été très nombreux.ses à nous apporter votre soutien depuis la newsletter de la semaine dernière, en renouvelant votre adhésion et/ou en faisant un don, et nous vous en remercions très chaleureusement ! N'hésitez pas à parler de nous autour de vous !)

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Comment s'occuper au mieux pendant ce confinement ?

  • Le journal associatif La Page du 14e est lui aussi confiné, ainsi que tous ses rédacteurs, qui continuent cependant à travailler pour offrir un n° 126-127 augmenté avant la mi-juin, si possible. En attendant, des articles déjà prêts sont offerts en ligne sur le site et vous pouvez profiter de votre temps libre pour découvrir sur ce même site les archives de 30 ans du journal, ainsi que celles de son ancêtre, Le 14e village.
  • A défaut de scène ouverte de contes au Moulin à Café, certains conteurs et conteuses, qui participent à la Scène ouverte, ont créé une chaîne Youtube au nom de l'association L'Age d'Or de France. Ils enregistrent des contes audio dans lesquels vous y trouverez des contes très variés, traditionnels, de sagesse, fantastiques, des nouvelles, etc. Vous pourrez y entendre les voix de Lynn, Gérard et Danièle. Malheureusement, pas celle de Janine, la conteuse aux cheveux blancs, si pleine de vie, si feu-follet, qui nous a quittés juste au début du confinement. Nous avons une pensée pour elle et ses proches. 
  • Virginie Seba, slameuse performeuse qui se produit régulièrement au café associatif, propose de partager son nouveau titre avec vous, à retrouver ici
  • Conception et utilisation des masques : ce que dit l’AFNOR : Afin d’accompagner les particuliers à fabriquer leur masque, l’AFNOR a mis en ligne gratuitement un référentiel qui explique le mode opératoire pour fabriquer son masque, l’entretenir correctement et utiliser les bons matériaux. Pour un bon usage du port du masque et afin qu’il soit le plus efficace possible, celui-ci ne doit pas être porté plus de 4 heures. Lorsque vous le mettez, évitez le contact avec les mains (utilisez les élastiques) et pensez à vous laver les mains auparavant. Après chaque utilisation, le masque doit être lavé en machine (programme coton à 60°C). Il est également recommandé de bien le sécher et d’utiliser un fer à repasser avant le port (à 110°C, ou fonction "acrylique" sur un fer ménager

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02 mai 2020

Montsouris, un quartier, un parc

De nombreuses et contradictoires informations ont été formulées par le passé pour expliquer la naissance du vocable actuel s’appliquant au territoire du quartier de Montsouris, aujourd’hui intégré au XIVème arrondissement de Paris et au parc dont la conception et la réalisation ont  commencé sous le Second Empire.

geant-isore-guillaume-orange.jpgCe qui est établi, c’est la localisation d’un lieu-dit : la Tombe-Issoire, dont une rue – prolongement de la rue Saint Jacques (via Superior à l’époque romaine)- rappelle le combat singulier de Guillaume d’Orange avec le géant Isoré. Ce combat fut relaté dans la chanson de geste du Moniage Guillaume. On était au Moyen-Age…

Ce point d’histoire a donné lieu à diverses interprétations, celle d’une légende moyenâgeuse ( 1)  qui aurait donné, après diverses déformations l’apparition du terme MONT SOURIS.

Tout d’abord en 1533, dans le livre  « la Fleur des Antiquités » de Gilles Corrozet on trouve la forme ISOERE. Puis en 1551, dans les annales de Nicole Gilles, c’est YSORE, puis ISOIRE qui apparaît. Mais, à cette époque, le français évoluait. Phonétiquement, on peut conjecturer que sous l’influence populaire, le nom précédent serait devenu MONTYSORI, puis peu à peu MONTSOURIS, sans vouloir évincer la possibilité, parfois suggérée, de MOQUE-SOURIS !

Voilà pour la petite histoire du mot Montsouris

Combat de Guillaume d'Orange contre le Géant Isoré aux portes de Paris.(photo Wikipédia)

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19 avril 2020

Le Petit Montrouge et son histoire

Aujourd’hui, nous connaissons la rue Thibaud qui, venant de l’avenue du Général Leclerc, débouche sur l’avenue du Maine.

l' abbé Migne Portrait_of_Jacques-Paul_Migne_(1800-1875).jpgJusqu’au milieu du XIXème siècle, cette rue se dénommait la rue d’Amboise, et c’est là qu’un prêtre, du diocèse de Saint -Flour, l’Abbé Migne, venu à Paris, parce qu’il ne pouvait exercer son ministère paroissial, fonda la maison d’édition des Ateliers Catholiques en 1845.

La Révolution avait dispersé et souvent détruit les trésors de sciences et d’érudition que l’on trouvait dans les monastères. Un grand nombre de prêtres furent requis par l’Abbé Migne afin de les employer à publier les œuvres des Pères de l’Eglise, des Orateurs sacrés et à composer des Encyclopédies sur l’Ecriture Sainte, la Philologie sacrée, la Liturgie, le Droit Canonique, l’Histoire des Conciles, l’Histoire des Ordres religieux, l’Histoire des religions, la Théologie morale, ascétique et mystique etc… Divers ouvrages complétaient ce travail, en particulier sur la chimie, la minéralogie, les Sciences occultes, sans oublier l’Astronomie, la Physique et la Météorologie.

Les ateliers eurent un succès immédiat Evêques, Séminaires, Universités, Bibliothèques des grandes villes désirèrent posséder les collections Migne.

Le succès grandissant, des ateliers réalisaient des autels, des statues religieuses, des chemins de croix, des bronzes et des ornements d’édifice. On comptait aux alentours des fondeurs de caractères d’imprimerie, des typographes, des dessinateurs, des doreurs sur bois…

L’imprimerie prospéra pendant 20 ans, lorsque le 13 février 1863, un incendie gigantesque  détruisit ses bâtiments ainsi que les œuvres entreposées.  Les ateliers détruits, le terrain fut vendu et remplacé par les immeubles portant les numéros 189 et 191 de l’avenue du Maine et les numéros 18-20- 21 de la rue Thibaud.   

Illustration : Portrait de Jacques-Paul Migne (1800-1875), théologien et imprimeur français. Gravure de E. Tailland                                                                              

08 avril 2020

Le Petit-Montrouge : un peu d’histoire

Resized_20200330_174737.jpgNous commençons aujourd’hui une promenade qui nous mènera à découvrir peu à peu la petite histoire des rues du  quartier dit du « Petit Montrouge » et de ses environs immédiats.

Tout d’abord, quelle est l’origine du lieu-dit : « Le Petit Montrouge » ? Celui-ci est un écart du village d’origine appelé « Rubeo Monte » puis Montrouge, à cause de la couleur des sables d’alluvions qui recouvrent le fond calcaire du plateau où se situe la cité.

 A une époque lointaine (Miocène), le lit de la Seine avait une largeur de 6km entre les Buttes Chaumont et le plateau de Montrouge. Un manteau de limon rouge  a progressivement recouvert les plateaux au sud dont la pente était faible  vers le fleuve.  Ce limon était constitué d’argile et d’oxyde de fer( 30%) et de sable (70%).

 Avant de poursuivre l’histoire du Petit-Montrouge, nous vous présentons un plan du secteur. Il s’agit de la carte « Roussel » datant de 1731. (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

On y aperçoit le carrefour d’Alésia  dit de la « La Croix des Sages »,, l’embryon de l’avenue du Maine, l’origine   du « chemin de Chevreuse » ainsi que la «  la Grande route d’Orléans » ( avenue du Général Leclerc actuelle).   La rue des Plantes est également visible. La plus grande partie des voies a disparu, compte tenu de l’urbanisation du XIXème siècle, remplaçant les anciens chemins qui traversaient  ces étendues de terrains essentiellement agricoles et où étaient installés  une quarantaine de moulins à vent.

Nous poursuivrons ultérieurement notre- promenade- découverte en flânant dans le Petit Montrouge  , qui a fait l’objet de l’édition par les soins du chanoine Léon Aubert, ancien curé de Saint Pierre de Montrouge, d’un livre paru en 1938 ; comportant 270 pages très documentées.

26 mars 2020

Alphand, le jardinier de Paris

Adolphe Alphand par Roll exposé au Petit Palais.jpgLe Second Empire a imprimé son empreinte sur Paris à travers d’une part, les travaux initiés par Haussmann offrant à la cité un réseau d’avenues plantées d’arbres et d’autre part, la naissance et le développement d’espaces verts à l’image de ce que proposait l’influence anglaise à l’époque.

A l’origine de ces réalisations, un homme : Jean-Charles Adolphe Alphand. Il était né à Grenoble en 1817 et mourut à Paris en 1891. Il fut élève de l’Ecole Polytechnique en 1835 et de l’Ecole des Ponts et Chaussées en 1837.

Haussmann qui rénova Paris en détruisant près de la moitié de l’espace bâti ancien, avait créé en 1855 le Service des Promenades et des Plantations qu’il confia à Alphand qui devint ingénieur en chef des Promenades. Il faut préciser qu’ Alphand avait écrit un ouvrage : « l’Art des jardins »  dans lequel il précisait ceci : « Les travaux de plantations devraient marcher de pair dans les grandes villes avec ceux de la construction et que le tracé d’une ville doit comprendre des jardins publics. »

De 1852 à 1870, le Paris du Second Empire connait un véritable bouleversement. Ainsi, 111 ha de squares, parcs et jardins sont créés. En 1855, sont réalisés le jardin de l’avenue Foch, le Pré Catelan, le jardin de la Tour Saint Jacques, en 1858 le jardin des Champs Elysées, en 1860 le  Jardin d’Acclimatation, le bois de Vincennes, en 1864 le parc des Buttes Chaumont, en 1878 les jardins du Trocadéro.parc Montsouris lac.2 jpg.jpg

 N’oublions pas dans le XIVème arrondissement, le parc Montsouris de 15 ha que chacun de nous apprécie pour sa configuration de parc « à l’anglaise » opposée à la rigueur classique d’un Le Nôtre. Il fut aménagé entre 1867 et 1878 sur le site d'anciennes carrières.

Nous sommes les héritiers de cet immense héritage. Gageons que nous saurons le préserver et bien sûr l’embellir.

23 mars 2020

La Souris d’eau premier trimestre 2020

la souris d'eau publication logo.jpegLe N° 16 Premier trimestre 2020 de « La Souris d’eau » est paru.

La Souris d’eau est un périodique trimestriel de liaison du Conseil de Quartier Montsouris-Dareau avec les habitants créé en 2016. Au-delà des habitants du quartier Montsouris-Dareau, ce magazine  peut intéresser tous les habitants du 14ème car il propose des articles sur l’histoire littéraire, artistique, architecturale…de ce quartier. Il évoque aussi les  initiatives menées par des associations…

En ce moment où vous êtes confinés, n’hésitez pas à télécharger et feuilleter les 16 différents  numéros de «  La Souris d’eau » qui   nous révèlent une foule d’aspects de notre quartier avec des articles passionnants, illustrés de très belles photos !

http://cdq.montsouris.online.fr  

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14 mars 2020

Quel avenir pour l'hôpital La Rochefoucauld ?

hopital la rochefoucauld-paris-.jpgL'hôpital situé avenue du Général Leclerc, à proximité de la place Denfert Rochereau, a vu ses activités se terminer en 2019 pour être mis en vente par l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
Aujourd'hui, les lieux sont loués au commissariat de police du 14ème arrondissement jusqu'en 2022 ; cette période étant nécessaire  pour la rénovation des locaux de la police situés avenue du Maine.  Au delà de cette date, on ne sait ce qu'il adviendra de l'ancien hôpital.

Rappelons l'origine du dit hôpital. Cette" Maison Royale de Santé" voit le jour à l'initiative de l'ordre de la Charité. La Couronne royale et Madame de La Rochefoucauld-Doudeauville permettent d'acheter un terrain en  1780 et d'ouvrir en 1783 un "hospice destiné aux ecclésiastiques et aux militaires dépourvus de fortune".

L'architecte en est Jacques Denis Antoine, (1733-1801). La construction se poursuivit une bonne partie du 19ème siècle, selon les plans d'Antoine. Un vaste parc néo-classique s'étendait jusqu'à l'actuelle place Denfert Rochereau et bien au-delà de l'avenue René Coty. Ce parc fut amputé progressivement par des constructions de logements et l'inauguration du chemin de fer de Sceaux.hopital la Rochefoucauld façade Rné Coty.JPG

On peut voir derrière l'hôpital et en longeant l'avenue René Coty : "le regard de Saux", regard de l'aqueduc Médicis créé par Marie de Médicis et qui était destiné à alimenter en eau son palais du Luxembourg. Les bâtiments anciens et le regards de Saux bénéficient d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le parc, d'une surface de un hectare et demi est protégé par le Plan Local d'Urbanisme. Le Conseil de Paris a émis le vœu de se porter acquéreur d'une partie des terrains pour y établir des logements sociaux. L'atelier parisien d'urbanisme est chargé de remettre un rapport de faisabilité.

Le site de La Rochefoucauld, dernier témoin de bâtiments érigés à la fin du 18ème et au début du 19ème, risque d'être défiguré par des constructions enserrant l'ancien hôpital et par le grignotage du parc.

Une association vient de se créer, dont le but est de protéger et de mettre en valeur ces lieux, face à la promotion immobilière, afin qu'ils conservent une fonction d'intérêt général.

 

 

07 mars 2020

Un peu d'histoire : le cimetière Montparnasse

cimetière Montparnasse.jpgInitialement appelé le cimetière sud  et plus tard celui du  Montparnasse, il fut réalisé à l'origine sur un enclos appartenant avant la Révolution aux religieux de la Charité. Cet enclos permettait aux séminaristes des Jésuites de Vaugirard d'y prendre leur repos. 

C'est en 1824 que fut inauguré le cimetière. Un agrandissement y fut réalisé en 1847. En 1891, sa surface fut légèrement diminuée par l'élargissement de la rue Froidevaux située au sud et la création de voies adjacentes dont la rue Émile Richard. 

De 1825 à 1883, ce cimetière avait pour surnom : "le champ de navets", dénomination réservée aux condamnés à mort. 

Au début du 19ème siècle, de nombreux moulins Cimetiere Montparnasse.jpgétaient implantés sur ces territoires du sud de Paris. Aujourd'hui, le seul témoin de ces moulins est le "moulin de la Charité" datant du début du 17ème siècle et qui tire son nom des religieux de la Charité évoqués plus haut.

Ces moulins étaient à la fois des cabarets et des moulins à farine. Ils servaient des galettes et du vin à une clientèle estudiantine (pro-jésuite) alors que le moulin des 3 Cornets situé aux environs était fréquenté par une clientèle  janséniste. Le moulin de la Charité est le seul et unique témoin de la quarantaine de moulins qui fonctionnaient sur le territoire compris entre Montparnasse et le Petit Montrouge, ceci tout au long d'une grande partie du 19ème siècle. Ces moulins  étaient alimentés par le blé provenant de la région de Beauce. 

03 mars 2020

L’histoire des Parisien·ne·s lors de l'exode de 1940 au Musée de la Libération de Paris

exode - lace denfert-rochereau 75014Il y a 80 ans, en France, 8 millions de personnes fuyaient la guerre. Le musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean Moulin retrace l'histoire des Parisien·ne·s lors de l'exode de 1940. Cette première exposition temporaire raconte la fin brutale et rapide d’une société pourtant bien organisée et porte la réflexion sur l’expérience des réfugié·e·s, d’hier à aujourd’hui.

LES PARISIENS DANS L’EXODE DE 1940

Musée de la Libération de Paris

Printemps 1940 en France : huit millions de personnes fuient sur les routes pour échapper à l’avance des armées allemandes. 80 ans après, le musée de la Libération de Paris- musée du général Leclerc – musée Jean Moulin revient sur cette tragédie française et européenne.

Du début du mois de mai à la mi-juin 1940, les populations ont traversé un moment historique bouleversant : la fuite sur les routes de huit millions de personnes pour échapper à l’avance des armées allemandes. Les trois quart des Parisiens se sont jetés sur les routes, entassant comme ils le pouvaient leurs affaires les plus précieuses, dans un chaos inimaginable. Cet effondrement brutal des structures et de l’organisation de la société explique pour partie l’accueil fait à l’armistice demandé par le Maréchal Pétain.

De cet épisode traumatique, force est de constater qu’il ne reste que peu de traces. Très peu d’objets et dessins témoignent de ce moment, au contraire de nombreuses images fixes et animées, journaux, archives qui seront présentés dans l’exposition. 80 ans après, le musée de la Libération de Paris- musée du général Leclerc – musée Jean Moulin revient sur une tragédie française et européenne.

L'exposition raconte la fin brutale, en quelques semaines traumatisantes, d’une société pourtant bien organisée et porte la réflexion sur l’expérience des réfugiés, d’hier à aujourd’hui.

Musée de la Libération de Paris 4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris (PLACE DENFERT-ROCHEREAU) T : 01 40 64 39 44

Dates : Du 27 février au 30 août 2020 :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 10h à 18h

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28 février 2020

L'histoire de nos rues et de nos quartiers

carrières avenue de l'observatoire.JPGLes carrières de l'avenue de l'Observatoire

On sait que depuis le 10ème siècle, des carrières étaient exploitées sur le territoire et les alentours de l'avenue de l'Observatoire de Paris qui à l'époque, n'était pas encore construit.

Au début du 11ème siècle, Robert le Pieux se fit construire une villa de plaisance qui devint plus tard la résidence du Val Vert ou du Vaux Vert. Mais le château, après la disparition de Robert le Pieux fut abandonné. Les ruines furent occupées par des vagabonds qui y élurent domicile. Des assemblées "diaboliques" se réunissaient parmi les ruines. 

Saint Louis, en 1259, fit don du terrain aux Chartreux qui y construisirent leur monastère (terrain situé à proximité de l'actuelle rue d'Assas). Peu à peu, les carrières furent abandonnées et transformées en caves où furent entreposées bières, liqueurs et produits des vignobles proches du sud de Lutèce. Des murs de soutènement furent par ailleurs construits afin de sécuriser les lieux.carrières  tombe de PhilibertAspairt4.jpg

Cette situation des anciennes carrières se prolongea jusqu'à la fin du 18ème siècle. Un fait divers survenu en novembre 1793 illustre à la fois l'originalité des lieux et la renommée sulfureuse qui s'en dégageait. Ainsi, il est rapporté qu'un certain Philibert Aspairt, portier au Val de Grâce se rendait régulièrement dans ces carrières, espérant retrouver et déguster quelques alcools abandonnés…  C'est seulement en 1804 que son squelette fut retrouvé rongé par les rats. De nos jours, ces carrières sont condamnées. Seuls, les souterrains situés au delà des limites du mur des Fermiers Généraux (barrière d'octroi de la Place Denfert) ont été transformés pour accueillir plus de six millions d'ossements provenant des cimetières du centre de Paris.

Pour conclure, on peut dire que la rive gauche de Paris a été mise à contribution pour la construction jusqu'au 18ème siècle du Paris historique en général.

24 février 2020

La Société Historique et archéologique du 14ème annonce :

société historique et archéologique du 14ème.jpegI- L'Assemblée Générale ordinaire de la SHA du 14ème aura lieu le samedi 29 février 2020 à 15 heures -mairie principale du 14ème- Salle polyvalente accessible par l'entrée principale de la mairie.

II- Grange de la ferme de Montsouris (17 villa Saint Jacques)

La restauration du dernier témoignage rural de Paris est menée avec notre association et le Conseil de quartier. Le 5 février dernier, une visite du chantier a eu lieu. Le crépi des années 60 a été ôté. Après avoir mis la façade à nu, l'ancien arc en plein cintre de la porte principale est ainsi apparu. Cet élément ancien sera pris en compte par un modificatif du permis de construire pour être ainsi restauré.

III- Pavillon Troubadour, 15 Villa saint Jacques

Les travaux de restauration doivent débuter en 2021. Ni le Collectif de Port-Mahon, ni la SHA , ni le Conseil de quartier n'ont été tenu au courant. Les travaux d'un coût de 500 000 € prévoient un réaménagement avec la construction d'une annexe en bois qui deviendra la Bagagerie du 14ème arrondissement pour les personnes en difficulté. La SHA sera vigilante afin que la carrière souterraine classée monument historique, et le Pavillon Troubadour ne soient pas défiguré.

IV-Le 28 mars 15h à la salle polyvalente : Présentation historique et Projection du film "La ligne de démarcation", de Claude Chabrol.

Son père Yves Chabrol, pharmacien de son état, au 5 avenue d'Orléans, avait été résistant avec le père Corentin le Cloarec, Maurice Ripoche et Pierre de Gaulle. Le film : "La ligne de démarcation" est un film franco-italien sorti le 25 mai 1966. Il avait été inspiré et adapté d'après le roman ayant le même titre, de Gilbert Renault, alias colonel Rémy, ancien résistant des Forces Françaises Libres. 

V- Samedi 25 avril à 15h au départ de la mairie : promenade urbaine autour de la maison commune qui rappellera, parmi d'autres, l'Aspirant Dunant, le Général Leclerc, Jean Moulin, Maurice Ripoche, le Colonel Rol-Tanguy et Vercors mais aussi " les  petits, les obscurs,les sans-grades, les oubliés" de la Seconde Guerre Mondiale de notre petite Patrie...

22 février 2020

L'histoire de nos rues et de nos quartiers

General Friant galerie historique des bulletins de la grande armée photo Wikipédia.jpgLe général Louis Friant (1758-1829) a été général de division, lieutenant-général de l'Empire, pair de France, gouverneur du Luxembourg et chambellan de l'Empereur. C'est la proximité des boulevards militaires liés aux fortifications de Louis Philippe et qui sont devenus les actuels boulevards des Maréchaux, le plus proche étant le boulevard Brune, qui explique le choix de donner à cette rue le nom du général Friant.

A l'origine, cette voie avait pour nom celui de chemin du Pot au Lait, puis rue du Pot au Lait et enfin avenue du Pot au Lait. De fait, cette rue menait au village de  Mont Rouge, se prolongeait dans le Grand Montrouge sous le nom d'avenue de la Porte de Montrouge, puis de l'actuelle avenue de la République.une laitière à paris estampeière moitié du 20 ème sicle.jpg

On sait que la dénomination de la rue du Pot au Lait faisait allusion au transport des laitières de l'époque de la première moitié du 19ème siècle. En 1864, c'est après le rattachement des territoires du Petit Montrouge,  situés aux alentours du carrefour Alésia à la ville de Paris, que la rue prit le nom de rue Friant.

N'oublions pas que le quartier Alésia fut appelé longtemps le quartier du Petit Montrouge lorsque le territoire du village du Grand Montrouge fut limité par la construction des fortifications due à Louis-Philippe en 1848, celles-ci devenant la dernière enceinte de Paris depuis sa naissance.

Photo 1 : General Friant galerie historique des Bulletins de la Grande Armée photo Wikipédia

Photo 2 : La Laitière. Estampe de Roehn, Adolphe Eugène Gabriel 1ère moitié du 19e siècle Musée Carnavalet, Histoire de Paris

15 février 2020

Histoire de nos quartiers : la rue Campagne Première rue d'artistes

rue Campagne Première 31-31bis.JPG  Eugène ATGET habita cette rue, située entre le boulevard du Montparnasse et le boulevard  Raspail.

E. Atget fut successivement matelot, comédien, peintre. A 42 ans , il Atget_Eugène Place_Denfert-Rochereau 1898 Colonne_..jpegdevint photographe ambulant, en photographiant les rues pittoresques du Paris de l'époque, s'attachant à saisir sur le vif, les devantures de magasins, les vieilles enseignes, les colonnes Morris, les omnibus à chevaux, les fontaines  et les vieilles maisons.

 Il fut appelé le " primitif de la photographie", compte tenue de la difficulté à l'époque, de pouvoir transporter un matériel encombrant et fragile, difficile à manipuler.

 Mais la guerre de 1914, arrêta toutes ses activités. A l'époque, il avait l'estime de grands artistes, tels Picasso,  Braque, Man  Ray et Victorien Sardou.  En 1926 il perd sa compagne âgée de 84 ans, et   il meurt en 1927 à l'âge de 71 ans.

atget remouleurs-eugene-atget 1900-.jpgIl fut un artiste  qui  sut décrire  les petits métiers de l'époque : joueur d'orgue de Barbarie, le rémouleur, le matelassier, le tondeur de chiens, le marchand de coco, le cireur de souliers, le marchand de parapluie, le raccomodeur de faience, le  cardeur !Atget marchand de papier a lettres-eugene-atget.jpg

Il a été sans doute  le   précurseur du journaliste reporter contemporain.

photo 1: la rue Campagne  Première vue du boulevard Raspail.

photo 2 Atget colonne Morris place Denfert-      Rochereau

photo 3 Atget : rémouleurs

photo 4 : vendeur de papier à lettres.

10 février 2020

Une histoire de l'hôpital Broussais

Désaffecté depuis plusieurs années, l'ancien hôpital Broussais vit ses activités débuter en 1833. Il était à l'origine un hôpital provisoire situé au 96 rue Didot, et dont l'ouverture fut liée à une épidémie de choléra qui débuta en 1834.

hopital broussais.jpgIl était paradoxalement construit avec des matériaux rudimentaires qui se traduisirent par l'édification  de pavillons légers faits de briques et de bois. Une palissade de planches tenait lieu de clôture à l'édifice. Un personnage important de la poésie française y fit de nombreux séjours. Il s'agit de Paul Verlaine qui de 1886 à 1895 séjourna douze fois. Demandant à Jean Moréas  de lui rendre visite, il décrivait le lieu de la façon suivante : "voyez à droite une clôture de planches et une très modeste porte avec un drapeau au dessus".

En 1884, l'activité de l'hôpital devint générale et permanente. On y trouvait un service de chirurgie et deux services de médecine générale. Jusqu'à cette date, l'hôpital portait le nom de" l'hôpital des Mariniers", sachant que l'actuelle rue Didot portait elle-même le nom de : rue des Mariniers, sans doute faisant allusion à la présence probable, dans les environs, d'une manufacture de cordages destinés  à la marine.hopital broussais siège de la croix-rouge.jpg

En 1885, l'hôpital prit le nom de François-Joseph-Victor Broussais. Il faut savoir que  les bâtiments actuels datent d'une reconstruction totale entre 1928 et 1938 Aujourd'hui, un pôle d'activités d'ordre social se rapportant à la médecine en général, a redonné vie à l'ensemble tandis que la Croix Rouge Française y a implanté son siège.

 

05 février 2020

L'histoire de l'hôpital Saint Vincent de Paul

Au cours du 18ème siècle fut ouvert le noviciat de la congrégation de l'Oratoire. Ce fut un hôpital pour enfants qui devint sous la Révolution un établissement hospitalier sans référence religieuse. Puis, sous la Restauration, il fut remplacé par l'Hôpital des enfants trouvés. Ce fut le troisième de ce type, après la disparition de l'antique Maison de la "Couche" qui était située sur le parvis de Notre Dame, et l'hôpital des enfants trouvés du Faubourg Saint Antoine, qui devint plus tard l'hôpital Trousseau.

Situé au 74 avenue Denfert, l'hôpital Saint Vincent de Paul comportait à l'origine des étables à vaches ainsi que quelques chèvres qui bien entendu, disparurent au cours du 19ème siècle. Précisons que la façade datant de 1883,  a disparu ainsi que l'aile gauche de l'hôpital.

De 1811 à 1882, l'établissement comportait le "tour" des enfants. Celui-ci permettait aux "filles mères" ou aux mères célibataires d'abandonner leurs enfants en toute liberté et en toute discrétion. Il reste du bâtiment initial la Chapelle et le grand Central au fond de la cour de l'établissement.

StVincentPaul-Photo-1-2.jpg

L'hôpital peut s'enorgueillir d'avoir reçu les visites de l'empereur d'Autriche en 1814, du duc et de la duchesse d'Angoulême ainsi que de la duchesse du Berry et du roi de Naples.

Aujourd'hui, l'hôpital saint Vincent de Paul est intégré dans une zone de réhabilitation urbaine,créée il y a cinq ans ans,et où se sont développés les "GRANDS VOISINS" sur un territoire de plus de 3,4 hectares. L'Association Aurore y a son activité, spécialisée dans l'hébergement d'urgence (600 places). De plus, 250 associations, start-ups, artisans et artistes y ont leurs activités. Leurs multiples activités partagées s'effectuent encore dans un esprit d'entraide et de générosité. Ces activités se rattachent au mouvement des phalanstères fouriéristes et au mouvement communautaire des années 70 aux U.S.A . La mairie de Paris est partie prenante du projet de rénovation de ce quartier, et a réussi à faire cohabiter des populations diverses sur un lieu qui est resté ouvert vers l'extérieur.

26 janvier 2020

Le XIVème : les petits secrets de ses rues

La rue Cassini est une rue discrète. située à proximité de l'Observatoire de Paris. Elle relie la rue du Faubourg Saint Jacques à l'avenue Denfert Rochereau. Une atmosphère de calme et de mystère y règne, du fait de son isolement.

1rue_cass1.jpg

En 1903, y fut découverte une stèle gallo-romaine présentée aujourd'hui au musée Carnavalet. Cette stèle d'une hauteur de 1,44 mètre représente un forgeron et ses instruments de travail. Ce personnage a un visage buriné, les moustaches tombantes et porte un tablier de cuir. Sa main gauche tient une pince à feu. Le bras droit du personnage est manquant, mais il devait présenter un marteau posé sur une enclume. A Lutèce, les forgerons avaient un rôle important, comparable à celui qui était le leur dans les grands ports maritimes. On y voit là, la présence de Vulcain que l'on retrouve parmi les dieux du pilier des Nautes, présenté sous  le parvis de Notre-Dame. 

Les Nautes furent une corporation importante, en relation étroite avec les forgerons de Lutèce ; car un trafic substantiel fonctionnait tout au long de la Seine, en amont vers la région habitée par les Sénones (Sens) en aval chez les Rotomagnus (Rouen), et plus loin en direction de la mer, chez les Juliobona (Lillebonne).

On sait que en 52 après Jésus-Christ, Labienus, gouverneur de Lutèce, arraisonna 50 bateaux. On peut dire qu'à l'époque, les Nautes étaient une corporation très importante pour la vie commerciale et artisanale de Lutèce. 

La stèle gallo-romaine de la rue Cassini est le témoignage encore vivant de la naissance de Lutèce.

10 janvier 2020

Ouverture du musée de la Libération de Paris

le musée de la libération de paris musée du général Leclerc musée jean Moulin dans un pavillon ledoux.jpgJusqu'à présent, le musée de la Libération de Paris fonctionnait dans les locaux situés  sur la dalle jardin de la gare Montparnasse. 

Le 25 août 2019, ce musée a été déménagé dans le Pavillon Occidental de l'ancienne barrière d'Enfer,  place Denfert-Rochereau (un des deux pavillons Ledoux) (métros : lignes 4 et 6). Cela était nécessaire, compte-tenu de la faible fréquentation du premier musée, trop peu visible à sa visite. Chaque année, environ 15 000 visiteurs le fréquentaient.

Le nouveau musée bénéficie d'un emplacement plus favorable, car il est situé non loin du musée des Catacombes et profite de l'existence d'un abri de défense passive. musee de la liberation de paris poste de Rol- tanguy.jpg

Il faut savoir que le colonel Rol Tanguy avait en sous-sol son poste de commandement pendant la Libération. Ce musée porte le nom de :"Musée de la Libération de Paris- musée du Général Leclerc- musée Jean Moulin".  Il raconte sous une forme chronologique l'histoire dont Paris fut le témoin, depuis les prémices de la guerre, l'exode, l'occupation allemande et jusqu'à la libération de la ville. Le point central de ce musée est formé par l'accès donné aux sous-sols du bâtiment, ceux-ci situés à une profondeur de 20 mètres. 

La prochaine exposition, prévue dès février 2020, présentera des documents sur l'exode. "1940 les Parisiens dans l'exode"

Il faut préciser que l'accès en est gratuit sauf pour les expositions temporaires.

Adresse : 4 avenue du Colonel Henry Rol-Tanguy - Place Denfert Rochereau-

Informations : tél : 01 40 64 39 44- Programme détaillé disponible sur : www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr

Réservations en ligne : www.billetterie-parismusees.paris.fr

30 décembre 2019

La mairie du 14ème - son histoire

Mairie_du_14e_arrondissement.JPGC'est en 1852 que fut bâti  l'édifice actuel. 

Par délibération du 5 mai 1845 et du 10 mai 1847, le Conseil municipal de la commune de Montrouge vota pour la construction d'un bâtiment ainsi que l'acquisition rue Brézin d'un terrain occupé jadis par les Hospices de Paris. Mais aucune suite ne fut donnée.

Ce n'est que le 28 mars 1849 que fut choisi l'espace définitif entre la Chaussée du Maine, la rue Boulard et la rue Mouton-Duvernet. Cet espace mesurait environ 17 000 mètres carrés. 

La première pierre fut posée en 1852 par le préfet de la Seine et fut bénite par le curé de la paroisse Saint Pierre du Petit Montrouge. Un grand banquet fut offert par la municipalité et des toasts portés à la prospérité de la commune intra et extra muros. A cette époque, la commune de Montrouge était divisée par les fortifications érigées en 1847 par Louis Philippe, et son territoire s'étendait au nord des fortifications, au-delà  des barrières d'Enfer.

Ce n'est que le 14 novembre 1855 que les édiles prirent possession de cette mairie, quatre ans après l'annexion à Paris du quartier dit : "le petit Montrouge". Ce bâtiment devenait ainsi la mairie du nouveau 14ème arrondissement.

28 décembre 2019

La construction de l'église Saint Pierre de Montrouge (II)

Nous sommes en 1861. La ville de Paris avait déjà commencé l'acquisition des terrains. Elle était devenue propriétaire de ceux  formés par la rencontre de la route d'Orléans avec la chaussée du Maine.  L'acte d'acquisition porte :"ce terrain touche par un côté au carrefour des Quatre-Chemins" Tel est le nom donné à cette époque au terre-plein où d'anciennes cartes placent une Croix appelée :  "la Croix d'Arcueil".

Par décret impérial s'appuyant sur les délibérations du Conseil municipal du 8 mars 1861 et du 8 août 1862, et sur le procès-verbal d'enquête des 8,9, et 10 juillet 1862, on procéda à l'achat des autres parcelles soumises à l'expropriation.

construction de l'eglise saint pierre de montrouge.jpgLe préfet Haussmann voulait un beau monument. Son choix s'arrêta sur un jeune grand prix de Rome : Emile Vaudremer (1829-1914) . Dès 1863, l'œuvre fut commencée et sera terminée en 1870.

Le terrain affectait la forme d'un triangle isocèle, son peu de profondeur, son exiguité  au sommet et son développement vers la partie postérieurs ont rendu nécessaires les dispositions adoptées par Vaudremer. La bissectrice de l'angle formé par la rencontre des deux avenues a été prise comme axe longitudinal, et les pignons de la nef et des bas-côtés avancés jusqu'à la rencontre de ces deux voies. Pour occuper les sommet de l'angle, l'architecte construisit un porche élevé. Mélange des styles roman et byzantin, l'édifice rappelle les basiliques des premiers âges chrétiens à Rome. 

Saint Pierre de Montrouge Carrefour_Alesia_1.JPGSaint pierre de Montrouge nef.JPG

Cliquez sur les images pour les voir en grand

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26 décembre 2019

L'église Saint Pierre de Montrouge. Sa construction. I

Louis-Philippe.jpg Sous le règne de Napoléon III, les quartiers qui avaient été  assimilés à Paris et situés entre l'ancienne barrière des Fermiers Généraux et les fortifications de  1848, érigées  sous Louis-Philippe, étaient en plein développement économique et urbain. Les populations étaient en constante augmentation.  Aussi,  les lieux de culte inexistants ou devenus trop petits devaient être créés.

Ainsi, le 2 mars 1847, une ordonnance royale constitua le Petit-Montrouge. Mgr Affre, deux jours après, s'intéressa  à l'implantation d'une église.  Un terrain pressenti, rue d'Amboise ( actuelle rue Thibaud) fut acquis. L'abbé Migne qui y avait ses ateliers céda une partie de ses terrains, et ainsi, le 22 décembre 1847 une petite église ouvrit ses portes rue d'Amboise.  Mais cet édifice devint vite trop petit.

En 1858, l'édifice fut agrandi par l'abbé Letellier.

Cette période du Second Empire, voyait Napoléon III témoigner beaucoup de bienveillance à l'égard de la religionNapoleonIII remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860.jpg catholique, en rapport avec sa politique de rapprochement avec le Saint-Siège. Avec le préfet Haussmann , l'empereur accordait volontiers l'autorisation de bâtir de nouvelles églises dans les nouveaux quartiers parisiens.

Ainsi, la Ville de Paris commença l'acquisition de terrains, sis aux numéros 112 et 114 de la route d'Orléans et le N° 147 de la Chaussée du Maine. "ce terrain touchait par un côté au carrefour des Quatre-Chemins"... 

 Le plan de Roussel de 1731 indique " la Croix des Sages" à cet endroit. On l'appelait aussi la place du Puits-Rouge, dû à la couleur des limons à cet endroit, tandis que le plan des Chasses de 1764 y dessine des arbres et une ferme occupant toute la longueur du passage Rimbaut. Le puits de  la dite ferme existe encore au chevet de l'actuelle église. Il a 27 mètres de profondeur.

Ces préliminaires posés, nous continuerons l'histoire de la construction de notre église Saint Pierre ultérieurement  ( à suivre)

Photo  1 : Le roi Louis-Philippe : c’est à la fin de son règne 1847 que fut édifiée une première église sur un terrain rue d’Amboise (l’actuelle rue Thibaud)

Photo 2 : Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion des communes suburbaines 1860. C’est à partie de cette date qu’une partie du territoire de la commune de  Montrouge est annexée à Paris. Il favorise la construction d’églises dans les nouveaux quartiers. Et c’est vers 1863 que démarre la construction de l’église actuelle de Saint Pierre de Montrouge

19 décembre 2019

L'histoire de Montrouge et du petit-Montrouge : les horticulteurs ( suite et fin)

Nous parlerons aujourd'hui de la famille  d'horticulteurs : les CELS.

Jacques-Martin_Cels Dictionnaire_images_horticulture_-_0279_.jpgSur la chaussée du Maine, après la rue Liancourt, débouche la rue Daguerre. Autrefois, elle s'appelait la rue de la Pépinière, à cause des Cels.

 Le fondateur de cette dynastie fut Jacques-Philippe-Martin  Cels, né à Versailles en 1743. Son  père était employé au Château Royal. Il lui fit obtenir un emploi à l'octroi des Fermiers Généraux. Il fut receveur à la barrière Saint-Jacques. Il acheta un terrain tout proche et y installa ses plantes et y créa une pépinière. 

Il se spécialisa dans l'acclimatation des arbres d'origine étrangère. Le chrysanthèmes planche. collection de  Cels jpg.jpgsuccès fut au rendez-vous. La ville de Londres eut recours à la qualité de ses services pour y créer ses plus beaux jardins.

En France, il devint membre de l'Institut et inspecteur des pépinières  nationales. Il mourut en 1806, frappé d'une congestion. Il eut trois fils qui continuèrent son œuvre. François, créa  entre la Chaussée du Maine et celle de Montparnasse un nouvel établissement. Il vint à posséder quatre mille des essences les plus rares des plantes d'ornement..

En 1827, il fut un des principaux fondateurs de la Société d'Horticulture. Victime du choléra, il mourut en 1832. Deux de ses fils se spécialisèrent dans la culture des cactées, des azalées et des rhododendrons, à laquelle ils ajoutèrent celle des palmiers et des conifères. Leur résidence était 55, chaussée du Maine. En 1850, Jean-François resta seul, il aliéna une partie de son terrain pour y ouvrir la rue Cels, réservant le reste à la culture des plantes grasses. Son domicile était situé au 69 chaussée du Maine. Il mourut en 1888.

Planche 1 Jacques Martin Cels extrait du dictionnaire images d'horticulture

Planche  2 Chrysanthème de la collection du botaniste Jacques Philippe Martin Cels.

En 1790, le pépiniériste Cels de Montrouge, envoya quelques pieds de chrysanthèmes pourpres en Angleterre. Ils étaient arrivés à Marseille en 1789, ramenés de Chine par le capitaine Blancard. Ils fleurirent en 1795 et une description et illustration de Curtis parut dans le Botanical Magazine en 1796  (Source Wikipédia)

14 décembre 2019

L'histoire de Montrouge et du Petit-Montrouge ( Les Horticulteurs)

rosier ancien boule de neige.jpgDès le début du XIXème siècle, le Petit Montrouge abandonnait ses terres maraîchères à Vaugirard, à Issy et à Vanves, et s'orientait vers l'horticulture.

Au lieu dit" l'impasse des Marais" ( aujourd'hui rue de Châtillon), un immense terrain était cultivé par M. MOYNET, qui s'adonnait au forçage du lilas, à la culture des roses et à celle des boules de neige.

Dans le sous-sol de son établissement il avait installé une chaufferie, qui faisait monter la chaleur dans les serres,  obtenant ainsi un excellent développement des plantes. Pour le service de ses jardins il créa un chemin  qui devint plus tard la rue de Châtillon.

chrysanthèmes planche.jpgPrès de là, au 35 de la route de Chevreuse,( ex avenue de Chatillon), devenue aujourd'hui avenue Jean Moulin, était le domaine de M. LEMAIRE. Il avait multiplié ses variétés de fleurs rares, de plantes bulbeuses et de chrysanthèmes à gros bouquets.  Son commerce était florissant et s'étendait à plusieurs lieues à la ronde. Le maire du XIVe  de l'époque , M. Charles DIVRY lui avait obtenu un marché spécial situé sur une contre-allée du boulevard d'Enfer.Mais celui qui valut un renom mondial aux plantations de Montrouge fut M. Antoine CHANTIN .  Originaire de Bourgogne, près de Macon, rue antoine chantin  fresque seul reste de l'horticulture du 19ème siècle.jpgvenant sur Paris, il fit son apprentissage à Ris-Orangis, fut le jardinier de la Faculté de Médecine de Paris, ainsi que chez Thibaut et Ketteler à Sceaux. Enfin  il œuvra au Museum d'Histoire Naturelle. Là, il connut le chef des serres du Jardin des Plantes, Neumann, dont il épousa la nièce et en secondes noces, la fille. Son fils, Auguste, qui se distingua par la suite, rue de l'amiral Mouchez, devint l'oracle des horticulteurs les plus réputés de son temps.

Après le Muséum, Antoine Chantin excerça chez Cels et en 1847, il s'associa au grand horticulteurs du boulevard des Gobelins, Ludmann.  Enfin, en 1857, il se mit à son compte au 32 de la route de Châtillon  ( av. Jean Moulin).  Ses enfants donnèrent à la Ville de Paris, les terrains  de leur père. Ainsi naquit le rue Antoine Chantin. (à suivre)

photo 1 : rosier ancien boule de neige

photo 2 :planche de différents chrysanthèmes

photo 3 : mosaïque dans une école de la rue Antoine Chantin seule oeuvre évoquant le passé horticole de ce quartier. 

12 décembre 2019

Le chemin de fer de Sceaux et son histoire

Les premiers chemins de fer  naquirent dans les années 1830. Sur le territoire du 14ème actuel et à partir de la place Denfert-Rochereau, où était prévue l'élévation d'un château d'eau pour amener dans Paris l'eau de l'Yvette au moyen d'un canal, qui ne fut jamais construit, l'ingénieur Arnoux établit le commencement d'une voie ferrée appelée à desservir Bourg la Reine, Sceaux et Orsay. Le 5 août 1844, l'autorisation en fut donnée et le 23 juin 1846, la nouvelle ligne fut livrée au public.Gare Denfert-Rochereau de la ligne de  Sceaux Place Denfert Rochereau.JPG

La barrière d'Enfer (place Denfert Rochereau) accueillit l'embarcadère,  composé d'une gare en demi cercle permettant aux trains de repartir dès leur arrivée afin d'éviter les manœuvres  en gare.

Le tracé de la ligne était sinueux du fait que celle-ci dans sa majorité, suivait les courbes de la rivière de la Bièvre (Gentilly, Arcueil et au delà). Précisons que l'embarcadère avait été construit sur les terrains de l'hospice La Rochefoucauld. En 1883, la ligne exploitée par la compagnie Paris-Orléans se transforma : l'écartement des rails qui était de 1,75 mètres fut ramené à 1,44 mètre, norme actuelle d'écartement des voies ferrées.

En 1867, le tronçon Bourg- la- Reine-Orsay fut ouvert et en 1895, la ligne fut prolongée jusqu'à la station Luxembourg, en souterrain malgré la traction à vapeur. En avril 1932, la ligne fut désormais classée "d'intérêt local" et rattachée au chemin de fer métropolitain (CMP, aujourd'hui RATP). Jusqu'à Massy Palaiseau, la ligne est longue de 19,5 kilomètres. Elle compte un total de 19 stations. Le tronçon Massy Palaiseau-Saint Rémy- les- Chevreuse fut exploité par la Compagnie Paris-Orléans jusqu'à son rattachement à la RATP.  Cette section compte 9 stations et a une longueur de  15,6 kilomètres.

11 décembre 2019

La Société Historique et Archéologique du 14ème annonce

société historique et archéologique du 14ème.jpeg Samedi 14 décembre à 15h : Conférence – « Les Prisonniers de guerre de la Grande Guerre »  à  la Salle Polyvalente.

 Georges Viaud et  Madame Dayve  Gerbaud évoqueront les origines lointaines de la Grande Guerre,  les « Prisonniers de Guerre de la Première Guerre Mondiale et leurs liens avec le XIVe : Père Couturier (1894-1944), le peintre Jean-Pierre Laurens (1875-1932) et « d’autres « Martyrs » qui sont des « Prisonniers de Guerre du 14ème  Morts pour la France »

Salle polyvalente Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014