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03 octobre 2013

« De Plaisance à Malakoff », promenade samedi 5 octobre dès 12h30

malakoff-ancien-tramway.JPG"De Plaisance à Malakoff, le destin urbain de banlieues jumelles". Promenade pilotée par Denis Moreau, auteur de banlieuedeparis. Une coproduction avec le journal La Page du 14ème et de l'association A Travers

Du côté parisien des fortifications, Plaisance, au début, n'est pas un village, ni même un faubourg mais plutôt une banlieue à l'écart. Née sans planification (au grand désespoir des urbanistes !?) soit l'inverse de Vaugirard ou Montparnasse, l'inverse du dogme de "la ville continue" ? Il y fait pourtant bon vivre aujourd'hui. 

A Malakoff, s'est développé un "hyper centre" entre la place du marché et les environs de la fameuse route départementale 50. Cette petite commune atypique n'a vu le jour que très récemment grâce à l'action par exemple d'un chansonnier rôtisseur sans fortune, Alexandre Chauvelot. On le trouve actif comme promoteur immobilier tout d'abord à Plaisance, puis sur des terrains de la commune de Vanves, en lotissant des jardins ouvriers (plus ou moins constructibles). Sur ces derniers, il créé un parc d'attraction dominé par la célèbre Tour Malakoff sur le site dit de la Nouvelle-Californie. D'où le dicton très samsuffi, "J'y suis, j'y reste", d'abord attribué à tort ou à raison au général Mac-Mahon "vainqueur" en Crimée.malakoff-plan.JPG

La Page du 14ème et l'association A Travers proposent une balade d'observation pour découvrir ou redécouvrir le charme de ces endroits et ce qui fait leur qualité de vie. On s'interrogera sur ce que les habitants de ces différents quartiers peuvent ou non partager au sein du Grand Paris et sur la nature de ce qui les relie. La consultation de cartes anciennes alimentera notre compréhension. 

Cette promenade s'inscrit dans la suite du dossier "Escapade à Malakoff" réalisé par La Page du 14ème (n° 99) et de la promenade organisée en janvier dernier par les associations A Travers et Promenades urbaines à la demande du Pavillon de l'Arsenal, autour du réaménagement de la Porte de Vanves.

Pour qui le voudra, elle se prolongera le mercredi 16 octobre à 20h30 au Moulin à Café, lors d'une soirée débat et atelier de démonstration, intitulée "Quels sont les enjeux d'une appropriation citoyenne de la cartographie numérique et du web géolocalisé, également appelé web 3.0 ?"

Cliquez sur les images pour les agrandir . Pour connaître le programme cliquez sur lire la suite,

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30 septembre 2013

Le mur murant Paris...

rend Paris murmurant ! C’est par cette formule que les Parisiens prirent conscience à la fin du 18ème siècle que la fiscalité de l’époque, en créant l’octroi aux portes de la ville, pesait lourdement sur les habitants. Depuis 1670, Paris, suite à une décision royale, avait été déclarée ville ouverte après disparition de ses murs d’enceinte. Aussi, la Ferme Générale avait-elle les plus grandes difficultés à percevoir l’octroi, sorte de taxe de douane intérieure qui alimentait les finances de la ville. Les Fermiers Généraux décidèrent donc de réaliser un mur d’octroi, dont la réalisation fut confiée à l’architecte célèbre à cette époque, Claude-Nicolas Ledoux. De 1784 à 1787, sur 23 kilomètres, un mur de 3  à 5 mètres de haut fut édifié autour de Paris. L’emprise générale de l’espace voué à ce mur fut de 72 mètres et les constructions interdites à moins de 100 mètres du mur. Précisons que les contrebandiers de l’époque n’hésitèrent pas à construire des tunnels dont l’un de 84 mètres, était situé à la hauteur de la rue de la Glacière.les pavillons Ledoux Barrièrd'Enfer place_Denfert-Rochereau.jpg

Soixante pavillons d’octroi (Ledoux les nomma « Propylées ») sont construits. Aujourd’hui, il n’en reste que quatre, dont deux situés sur la place Denfert Rochereau. Les barrières de la Fosse-aux-lions ainsi que la barrière d’Arcueil se situaient grosso modo entre l’actuel hôtel Marriott et le FIAP de la rue Cabanis. Il y avait là le lieu d’une ancienne carrière  ( la Fosse aux lions) qui était utilisée par plus de 500 à 600 chiffonniers ayant  établi leur demeure en ces lieux. Chaque nuit, avec leurs lanternes, hottes et crochets, ils allaient prospecter les ordures à l’intérieur de Paris…

En 1840, le gouvernement de Thiers débute la construction d’une enceinte fortifiéePoterne-des-peupliers un des seuls vestiges de l'enceinte Thiers.jpg autour de Paris. Le hameau du Petit Gentilly souffrira de la construction de ces fortifications et fut arasé sur une bande de terrain de plus de 350 mètres. Vers le milieu du 19ème siècle, l’industrie conquérante attire les populations des campagnes qui se voient repoussées en dehors du centre ville. Les nouveaux travailleurs vivent de façon précaire et sont logés dans des conditions exécrables. L’espace compris entre le Mur des Fermiers et les fortifications de Thiers accueille : hospices, prisons, cimetières et toutes les industries dégradantes et polluantes. Ainsi c’est le lot du Faubourg Saint Jacques, des rives de la Bièvre et du Faubourg Saint Marcel.

Aujourd’hui ces espaces ont été largement réhabilités et reconstruits selon les principes de l’urbanisme contemporain : espaces, lumière, immeubles de grande hauteur. Ces lieux ont changé de visage.

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la SHA du 14ème.  

Cliquez sur les images pour les voir en entier. Photo 1 : Les pavillons d'octroi Ledoux place Denfert-Rochereau. Photo 2: la Poterne des peupliers, un des seuls vestiges de l'enceinte fortifiée de Thiers (images extraites du site Wikipédia)

23 septembre 2013

Un seul conseiller municipal par quartier (3)

Gustave Marie Robert Poirier de Narcay (1900 – 1918) –

Docteur en médecine, il a exercé dans le quartier. Il fut élu avec l’étiquette « nationale » ou « nationaliste » (suite à l’agitation menée par le Général Boulanger, la Ligue des patriotes de Déroulède, l’affaire Dreyfus mobilisant partisans de la revanche et défenseurs de l’armée), celui que ses adversaires appellent « notre Poirier national » a été constamment réélu conseiller du quartier en 1904, 1908 et 1912. Il conquiert le siège de député des deux quartiers Santé et Petit Montrouge, en 1910, renouvelé en 1914 en battant le candidat radical Camille Bouglé. Il mourut en 1918. Son nom fut donné à l’ex rue d’Orléans située entre la rue Friant et l’avenue d’Orléans.

Louis Auguste Edouard Jacques (1871 – 1890) –

Né à Saint Omer, Edouard Jacques a été élu à 43 ans conseiller municipal de Plaisance. D’abord instituteur à Lille où il présida un cercle démocratique sous la Deuxième république, il devint propriétaire d’une distillerie à Paris et avança en 1871 un programme « autonomiste » pour Paris. Réélu aux élections municipales de 1874, 1878 et 1884, il devient en 1887 Président du Conseil Général de la Seine. Il fut candidat unique en janvier 1889 contre le général Boulanger, celui-ci élu par 245 000 voix contre 162 000 à Edouard Jacques. Le général Boulanger ayant été déclaré inéligible après sa fuite à Bruxelles, Edouard Jacques devint député en octobre 1889 de la circonscription Plaisance et Montparnasse, battant le candidat boulangiste Girou. Edouard Jacques fut réélu député du 14ème arrondissement en 1893 avec un programme radical-socialiste.

- Documentation extraite du n° 27 de la revue SHA du 14ème.

18 septembre 2013

Un seul conseiller municipal par quartier (2)

Nous continuons notre exploration des différents conseillers municipaux pour lesquels diverses rues ont été baptisées de leur patronyme.

-       Léon Alexandre Jules Hénaff  (1898 – 1921) – Né à Paris en 1898, il fut artisan graveur dans son quartier qu’il représenta pendant 23 ans au Conseil Municipal. Il fut élu à l’âge de 41 ans et accéda à la fonction suprême de Président du Conseil municipal de Paris, prouvant ainsi son autorité et son influence dans le parti radical. A la mort d’Emile Dubois, il aurait bien postulé à sa succession de député, mais soutint la candidature de Th. Steeg. Son action dans le quartier Saint Jacques se traduisit par sa présidence de la coopérative de construction immobilière : « L’avenir du prolétariat », inscrite au fronton des immeubles 77 faubourg Saint Jacques et au 8 rue Jean Dolent. 40 ans après sa mort, la Ville de Paris donna son nom au carrefour Reille-Tombe Issoire.

-      Charles Emile Richard (1886 – 1891) – Il sera élu à l’âge de 41 ans, avocat né à Paris, il sera comme Hénaff à la Santé le Conseil radical de Montparnasse et accédera comme Hénaff à la Présidence du Conseil municipal de Paris. En 1905, la ville donna son nom à une rue percée à travers le cimetière Montparnasse dans le prolongement de la rue Gassendi dénommée en l’honneur d’un philosophe du 17ème siècle, abbé de son état et créée dans l’axe de la rue des Plantes.

-      Charles-Henri Leneveux (1873 – 1881) – Aux élections municipales de 1873, c’est un journaliste âgé de 55 ans, et républicain déjà sous l’Empire, qui est élu et plus tard réélu aux élections municipales de 1874 et 1878. Il avait exercé les 4 et 5 septembre 1870 les fonctions de maire du 14ème arrondissement pour les céder du 6 septembre au 15 novembre à Ducoudray, puis à Asseline jusqu’à la Commune. La Ville de Paris donna son nom à une des rues tracées en 1895 au sein du lotissement du parc de Dareau entre les rues Alphonse Daudet et d’Alésia, y compris les rues Marguerin et Focillon.

Documentation extraite du n° 27 de la revue de la SHA du 14ème.

13 septembre 2013

Un seul conseiller municipal par quartier

La Cinquième République a profondément modifié l’élection des conseillers municipaux en faisant élire plusieurs candidats par arrondissement suivant l’importance de celui-ci, alors que sous la troisième République et pendant 70 ans, n’ont été élus que 80 conseillers municipaux à raison d’un seul par quartier, que celui-ci fut petit, grand, peu ou très peuplé. Il faut rappeler qu’à cette époque, les maires d’arrondissement n’étaient pas élus mais nommés par le Ministère de l’Intérieur. La représentation des populations était donc inégale au point de vue numérique, totalement non représentative de cette population.

Certaines de nos rues ont conservé la mémoire de ces conseillers municipaux. Ainsi :

Louis Asseline – Conseiller de 1874 à 1878. Il était homme de Lettres, cousin par alliance de François Victor Hugo. Il fut élu à l’âge de 45 ans et était surtout journaliste, polémiste républicain sous l’Empire et historien (auteur de Marie-Thérèse, impératrice d’Autriche). Nommé maire du 14ème arrondissement en novembre 1870, il démissionna en mars 1871 devant l’insurrection de la Commune. En 1877, il se présenta à l’élection législative de Plaisance Montparnasse mais fut battu. Après sa mort survenue en 1879, la Ville de Paris donna son nom à l’ancienne avenue du Château dit du Maine, puis rue Sainte Alice, puis avenue Couesnon (lotisseur du Château).

Jules Emile Dubois – Conseiller de 1887 à 1898. Il fut docteur en médecine. Elu à l’âge de 34 ans, il fut notable du Comité Radical. Il vit renouveler son mandat en 1892 et 1896. Le Comité Radical aux élections législatives de 1898 le présenta,  et fut ainsi député de la Santé du Petit Montrouge. Près de l’Ecole Primaire de la rue de la Tombe Issoire, il fonda au numéro 77 une école professionnelle de jeunes filles qui reçut le nom d’Emile Dubois après la mort de celui-ci en 1904. Une nouvelle rue créée près de cette école reçut le nom du Conseiller, l’ancienne école professionnelle y fut transférée et devint l’actuel lycée technique municipal.

NDLR : documentation extraite du n° 27 de la SHA du 14ème.

09 septembre 2013

Qui était l'amiral Mouchez ?

Mouchez.jpgUn amiral à la frontière du 13ème et du 14ème ? Une rue éponyme marque sa présence dans la partie est de notre arrondissement. Que savons-nous de lui ? Si ce personnage, Ernest-Barthélémy Mouchez, né à Madrid le 24 août 1821 n’a pas commandé des flottes militaires importantes, il fut enseigne de vaisseau en 1843 et nommé contre-amiral en 1878. En fait, ses activités le firent entrer au Bureau des Longitudes en 1873 ainsi qu’à l’Académie des Sciences en 1875.

Il se consacra à des études hydrographiques en Corée, en Chine et fit des relevés des côtes de l’Algérie entre 1867 et 1873. Mais il fut avant tout directeur de l’Observatoire de Paris. Améliorant l’Observatoire du Bureau des Longitudes créé en 1874 dans le Parc Montsouris, il créa une école d’astronomie pratique en 1879 et fonda en 1884 le Bulletin astronomique, publication réputée qui se perpétua jusqu’en 1968.

D’autre part, il obtint en décembre 1884 quatre cents excellentes photographies du passage de Vénus sur le disque du soleil, observation qui fut faite de l’Ile Saint Paul dans l’Océan Indien. Cet événement offrait alors le seul moyen de mesurer avec exactitude la distance de la Terre au soleil.

Ainsi, l’Amiral Mouchez fut-il une figure essentielle dans la direction de l’Observatoire de Paris qu’il dirigea de 1878 jusqu’à sa mort survenue en 1892.

- Documentation extraite du n° 27 de la SHA du 14ème.

20 août 2013

L'âge d'or du quartier Montparnasse

montparnasse-les-lieux de légende de olivier Renault Parigramme.jpgOlivier Renault, libraire et écrivain dans le 14ème, raconte dans une interview donnée au magazine de la Ville de Paris , la genèse de son livre :  Montparnasse et ses lieux de légende. Il dit ceci : « Mon livre est à la fois un guide et un livre d’histoire couvrant les années 1900 à 1940. Beaucoup de lieux ont aujourd’hui disparu mais quelques uns subsistent comme la Ruche ou le Musée Bourdelle… Montparnasse était une grande zone d’influences où Paul Fort organisait ses mardis à La Closerie des Lilas, où Apollinaire racheta la revue «  Les soirées de Paris »… La Ruche, rue de Dantzig avait été créée pour venir en aide aux artistes. Le climat était propice à l’invention d’un art nouveau. Les loyers étaient très bas et les propriétaires tolérants. Je pense à Victor Libion, le patron du café «  la Rotonde », qui avait compris qu’il fallait aider le milieu artistique.

On peut dire qu’à cette époque, la café de la Rotonde était le foyer central où se réunissaient tous les artistes… Lieu cosmopolite, il accueillait des Espagnols, des Italiens, des Juifs slaves et des Français. Véritable plaque tournante de l’Art Moderne, chacun venait en ce lieu afin de prendre des nouvelles des uns et des autres ; lieu magique où la discussion entre artistes était le symbole d’un foisonnement d’idées et de projets.

- Montparnasse. Les lieux de légende, Olivier Renault. Edition Parigramme 207 pages, 19,90 €.

03 août 2013

Jean Moulin a habité le 14ème

Jean Moulin 2.jpgUne plaque commémorative à la mémoire de Jean Moulin

Une plaque commémorative en hommage à Jean Moulin (1899-1943) est désormais visible sur l'immeuble dans lequel il vécut juste avant son arrestation au 12, rue Cassini (14e).

On peut lire sur cette plaque: "Ici a vécu d’avril à juin 1943 Max pseudonyme de Jean Moulin,(1899-1943), Chef de la Résistance, délégué du Général de Gaulle."

Pour agrandir l'image cliquez dessus

Petite biographie

Né en 1999 à Béziers. Issu d'une famille méridionale, lettrée et républicaine, Jean Moulin sert pendant vingt-trois ans la République comme sous-préfet et préfet avec des passages dans les cabinets ministériels. Amateur d'art, c'est aussi "Romanin" le dessinateur.

Sa résistance commence le 17 juin 1940 lorsqu'il refuse de signer un document établi par les Allemands accusant à tord les troupes sénégalaises de l'Armée française de massacres sur les civils. Frappé, il tente de suicider en se tranchant la gorge pour éviter le déshonneur.

Révoqué par le gouvernement de Vichy le 2 novembre 1940, il s'installe dans le Sud, prend contact avec les premiers noyaux de Résistance et gagne Londres en octobre 1941 pour se rallier au général de Gaulle.
Chargé par le Chef de la France libre d'unifier la Résistance et de créer l'Armée secrète, qui sera confiée au général Delestraint, il est le fondateur et le premier président du Conseil de la Résistance.

Arrêté le 21 juin 1943, torturé, il meurt sans livrer aucun secret dans le train qui le conduit en Allemagne.
Ses cendres sont déposées au Panthéon en 1964.

14 juillet 2013

Le couvent Saint François rue Marie-Rose (II)

Corentin Cloarec aumônier des résistants de la place Denfert-Rochereau.jpgLe 28 juin 1944 aura été une date qui a marqué l’histoire du couvent par l’assassinat du Père Corentin Cloarec. Vicaire du couvent, il est assassiné au sein du monastère par la Gestapo, aidée en cela par les membres de la Milice. Ses funérailles eurent lieu le lundi 3 juillet, attirant une foule énorme (6000 personnes y assistèrent)

Mais pour autant, la vie du couvent continua après la libération de Paris. Ainsi, le frère André Bauer, massacré par les Boxers chinois le 9 juillet 1900 fut béatifié le 24 novembre 1946. Cuisinier du couvent de la rue Falguière, il devenait un protecteur pour le nouveau couvent de la rue Marie-Rose.

Plusieurs activités sont en service en dehors du monastère : les éditions franciscaines 9 rue Marie-Rose et 25 rue Sarrette, l’administration de la Province de France (Paris), Editions franciscaines librairie.jpgles pèlerinages franciscains et la Fraternité séculière de Saint François 27 rue Sarrette. On peut noter aussi le commissariat de Terre Sainte qui recueille les aumônes destinées au Saint Sépulcre à Bethléem et à Nazareth. La procure des Missions Franciscaines y a son siège. La chapelle participe à l’activité de la paroisse saint Pierre-de-Montrouge. Des pères sont aumôniers à l’hôpital Sainte Anne et aux prisons de Fresnes et de Fleury-Mérogis. Certains Pères sont professeurs et font des études en Sorbonne et à  l’Institut Catholique.

Documentation extraite du n° 25 de la revue de la SHA du 14ème.

photo 1 Corentin Cloarec

photo 2 la librairie franciscaine

07 juillet 2013

Couvent Saint-François, rue Marie-Rose ( I )

 En novembre 1917, les Pères de la Communauté franciscaine habitent rue Victor Considérant dans le 14ème. La guerre terminée, un noviciat s’installe 37 rue Boulard qui abritera la parution d’une revue : la Vie franciscaine, rédigée et administrée par le Père Alphonse Dreux. Le petit couvent provisoire de la rue Boulard devient la Procure des Missions Franciscaines Françaises, et siège de l’Administration provinciale.couvent saint françois paris 14.jpg

 Trop à l’étroit rue Boulard et à partir du mois de mars 1923, la Communauté franciscaine vient s’installer 9 rue Marie-Rose (14ème) et occuper plusieurs appartements sis dans les immeubles des 25 et 27 de la rue Sarrette. Il y a là un grand jardin. La Curie provinciale aura désormais son siège au 9 de la rue Marie-Rose. Au 27 de la rue Sarrette s’installe le Commissariat de Terre Sainte. A partir de 1932 la vente de charité pour les œuvres franciscaines aura lieu au couvent rue Sarrette. Une nouvelle publication paraît : les Missions franciscaines, dirigée par le Père Albaret au 9 rue Marie-Rose.

 Le 16 septembre 1934, la première pierre du futur couvent saint françois Chapelle nef vue de la tribune.jpgcouvent fut bénie par le Père Léonard Marie-Bello. Cependant, les premiers travaux commencèrent le 21 janvier 1935. La construction du couvent Saint François est très avancée au 15 février 1936. Il manque seulement deux étages au dessus de la chapelle. Le 15 mai est inaugurée la crypte, la chapelle est ouverte au culte le 3 octobre. Une librairie est ouverte à côté du couvent et porte le n° 9 de la rue Marie-Rose.

 Le 2 août 1938 sont consacrés le Maître-Autel et les autels latéraux des petites chapelles. Au Chapitre d’octobre 1938 est créé à Paris un Commissariat Provincial du Tiers Ordre, au couvent Saint François. Le 5 mars 1939 la cloche est bénite par Monseigneur Dreyer. En 1939, les religieux sont mobilisés. Les pères Albaret et Eugène réussissent à éviter la captivité et rejoignent la capitale à la fin de 1940.

(à suivre).

 -Documentation extraite du N° 25 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

22 juin 2013

Eugène Atjet (II)

Eugène Atjet (1857 – 1927)         (II)

la Closerie des Lilas.jpgFaisant suite à notre précédent article (voir I), nous abordons aujourd’hui l’influence du photographe sur le monde artistique liée présent à Montparnasse. Aux terrasses du Dôme ou de la Rotonde, à la Closerie des Lilas ou à l’Académie de la Grande Chaumière, il rencontrait de nombreux artistes auxquels il proposait ses photographies.

Il visitait également les ateliers de la rue Campagne Première et ceux du Passage d’Enfer. Il y rencontrait des sculpteurs connus (Pompon, Real Del Sarte). On peut citer aussi des peintres tels que Fujita fixé à Paris en 1913, André Derain, Dunoyer de Segonzac, Vlaminck, Utrillo, Kisling et Braque…

Atjet vendait à des graveurs, des illustrateurs de livres, des architectes, des décorateurs, nombre de ses photographies.

Peu à peu, Plaque_Hôtel_Istria,_29_rue_Campagne-Première,_Paris_14.jpgles difficultés de ses premières années firent place à une période plus facile. Son talent reconnu, il fut ensuite bien accueilli par ces milieux.

Tourmenté à l’idée que son œuvre puisse disparaître, il proposa celle-ci à de nombreux musées : Musée des Monuments historiques – Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale – Bibliothèque historique de la Ville de Paris – Musée Carnavalet – Ecole Boulle – et l’Albert Museum de Londres.

Par ailleurs, il fit des conférences dans les universités populaires : le Club du Faubourg, la Coopération des Idées, la Ligue de l’Education sociale, l’Ecole des Hautes Etudes Sociales.

D’un caractère indépendant, renfermé et presque sauvage, il était intransigeant et parfois emporté. Mais il devenait simple, modeste, presque timide devant sa clientèle. Un homme de contrastes.

(A suivre , lire la note III).  

Documentation extraite du N° 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

 

12 juin 2013

Les 400 ans de l'aqueduc Médicis : exposition, visites...

Le 17 juillet400 de l'aqueduc Médicis en grand.jpg 1613, le roi Louis XIII en compagnie de sa mère, la régente Marie de Médicis, et de la cour pose la première pierre du regard de Rungis où convergeaient de nombreuses sources présentes dans les environs. L’aqueduc qui sera construit entre ce regard n° I et la maison du Fontainier, regard n° XXVII, conduira les eaux de Rungis à Paris. En 2013, cet ouvrage fête ses 400 ans.
Des visites extérieures et intérieures de l’ouvrage, une exposition itinérante...permettront à tous d’apprécier ce long monument historique dans toutes ses dimensions.

En ce moment dans le 14ème arrondissement
Du 10 au 15 juin : Expo
sition : sous nos pieds le « Médicis », un monument pour l’eau Exposition permettant à tous de découvrir ou de mieux connaître ce patrimoine essentiellement souterrain qui participe fortement à l'identité du territoire. Cette exposition illustre avec des panneaux et maquettes l'ensemble de l'ouvrage de Rungis à différents quartiers de Paris. Hall de la mairie. 2, place Ferdinand Brunot.

Les 15 et 16 juin : visite de la maison du Fontainier
Visites du Grand Regard de l’Observatoire, débouché de l’aqueduc à Paris, avec un bénévole de l’association.
Le samedi à 14h-17h30 et le dimanche à 10h30 -12h30 et 14h-17h30. 42, avenue de l’Observatoire. Contact:
medi8@paris-historique.org Tel : 01-48-87-74-71. Gratuit.

Eugène ATGET ( 1857 - 1927 ) un " faiseur d'images " (I )

Atget plaque rue Campagne Première.JPGEugène  ATGET a habité le 14e, rue Campagne première au 17 bis. Il était né à Libourne et perdit ses parents à l’âge de cinq ans puis fut recueilli par un oncle qui lui fit faire de solides études classiques. Vers l’âge de vingt ans il s’engage sur un voilier en partance pour l’Amérique du Sud, afin de satisfaire son goût des voyages.

De retour à Paris, la vie parisienne le séduit… Il va souventatget jeune vers 1890.jpg au théâtre. Il va même entrer au Conservatoire en 1879. Il en sort en 1881, mais sans avoir obtenu de prix.  Vers 1886 il se marie avec Valentine Compagnon, de son nom de théâtre Valentine Delafosse. Tous deux entreprennent une tournée à travers la France. La vie est dure, mais la passion pour le théâtre les soutient. Ils joueront successivement au Théâtre de Grenoble durant quatre ans et au théâtre de Dijon pendant deux ans. Lui, joue les rôles de traîtres, les troisième rôles, elle, les ingénues. Cette vie dure pendant quatorze ans. De La Rochelle, les époux viennent s’installer rue Campagne-Première. Puis, Atget se met à peindre mais sans succès. Il fréquente toujours les théâtres en jouant à Montparnasse, Grenelle, Gobelins où se jouent des mélodrames…

ATGET-Marchand-ambulant-1900.jpgEn fréquentant les artistes-peintres, il s’aperçoit que ceux-ci recherchent souvent des documents photographiques. L’idée lui vint alors de faire de « la photographie-documentaire ». A cet effet, il achète un appareil photographique qui à l’époque était fort lourd et encombrant. Il recherche à chacune de ses tournées dans Paris, toute vue représentant un caractère pittoresque, artistique ou original. Il s’intéressa ainsi au souvenir de maisons historiques, des anciennes fortifications, de la zone, de la rivière la Bièvre. il s’intéressa aussi aux personnages types de l’époque : chiffonniers, joueurs d’orgue de Barbarie, rémouleurs… La banlieue ne fut pas oubliée : Bagneux, l’église romane d’Arcueil, de vieilles rues de Sceaux, Châtillon Gif, Villejuif, Vitry, Igny, Palaiseau, Bures etc… Il avait le don de prendre ses clichés sous le meilleur angle. Véritable artiste, il réussit à obtenir avec des moyens rudimentaires des résultats remarquables. ( à suivre, lire la note II)

N.D.L.R.  Documentation extraite de la Revue N° 39 de la S.H.A. du 14e  

photo 2 (auteur inconnu) Eugène Atget jeune

photo 3 prise en 1900 par Eugène Atget : Marchand ambulant place Saint Médard .

08 juin 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (III )

 Ferdinand Brunot photo de l'homme 3.jpgPendant la guerre de 1914-1918, Ferdinand Brunot administra le 14ème arrondissement, l’un des plus peuplés et des plus populaires de Paris. Il faut préciser qu’il a été nommé maire du 14ème dès 1910. Brunot connaissait parfaitement cet arrondissement –son domicile était rue Leneveux. Il administra donc cet arrondissement jusqu’en 1919. Il aimait raconter l’étonnement d’un fonctionnaire que la Préfecture de la Seine avait envoyé pour inspecter les services de la mairie. Celui-ci s’émerveillait de l’organisation du travail et surtout de l’intelligence des employés ; ceux-ci étant des professeurs de la Sorbonne et des membres de l’Institut qui s’étaient mis au service de Brunot afin de l’aider dans sa tâche.mairie du 14ème.jpg

Ferdinand Brunot durant toute la guerre, ne ménagea pas sa peine pour le bon fonctionnement de la mairie. Il recevait les populations évacuées, trouvait des solutions pour les loger, les nourrir et improvisait chaque jour des solutions posées par ce problème.

Pour conclure, nous rapportons une anecdote amusante prouvant que Ferdinand Brunot avait le sens des réalités. N’avait-il pas accepté de loger, au début de la guerre, un troupeau de vaches dont personne ne voulait !  Le lait de ces vaches fut pour la population du 14ème, une précieuse ressource…

Documentation extraite du n° 37 de la revue d’histoire de la SHA  du 14ème.

Pour compléter votre information sur Ferdinand Brunot vous pouvez consulter  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Brunot

27 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (II )

Historien de la langue françaiseFerdinand Brunot 3.jpg

Ferdinand Brunot a été un « pionnier », un découvreur. Il a conçu l’histoire de la langue française comme une étude à la fois de la société et de la langue. Il a eu l’intuition que l’histoire externe de la langue n’était pas moins importante que l’histoire interne : il nous a montré le français devenant au cours du 18ème siècle la langue de toute l’Europe cultivée, puis après les guerres de la Révolution, il nous décrit le français comme langue d’une société cultivée mais restreinte, qui constituait au 17ème siècle la Cour, langue s’étendant peu à peu aux provinces, à toutes les villes et enfin aux villages de France. En abordant le 18ème siècle, il s’intéressa à l’étude des vocabulaires techniques, aussi bien concernant la nomenclature chimique que de la langue de la critique d’art. C’est au 18ème siècle qu’apparaissent nos sciences modernes déterminant la naissance de langues se rapportant à ces sciences. Il eut cette formule remarquable à propos de la période de la Révolution : « que les mots étaient les témoins de l’Histoire ».

Entre-temps, Brunot rédigea pour les écoles primaires une série de grammaires : La ferdinand brunotméthode de langue française. Ce manuel représente un tel progrès sur les précédents que la plupart des maîtres effarouchés par tant de nouveautés, reculèrent devant l’enseignement qui bouleversait leurs habitudes. Mais Ferdinand Brunot eut la joie de voir que ses méthodes étaient approuvées et utilisées à l’étranger.

Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres, il écrivit un volume d’une portée considérable, La Pensée et la Langue, qui rompt avec les cadres traditionnels de la grammaire, refusant d’étudier successivement les noms, les pronoms et les verbes. Au lieu de partir de la langue, il part de la pensée ; au lieu d’étudier l’impératif, il étudie l’ordre et tous les moyens pour exprimer cet ordre. La méthode préconisée par la pensée et la langue devrait, disait--il, révolutionner dans l’avenir la méthode d’enseignement du Français. Ainsi l’exercice désuet de l’analyse – devenu quelque chose de mécanique – fera place à une méthode vivante, par laquelle l’enfant sera invité à découvrir, tous les exemples possibles se rapportant à un ordre ou une prière. L’enfant apprendra par ce procédé à réfléchir sur sa langue et ainsi à connaître le plus parfaitement possible toutes les ressources du Français littéraire…

Ferdinand Brunot a enseigné pendant un demi- siècle. Son approche de la langue dépasse les limites de la Sorbonne et même les frontières de la France. Par là-même, il fut un grand créateur.

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 37 de la revue de la S.H.A du 14e

20 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (I)

Historien de la langue française

Ferdinand Brunot devant la bibliothèque.jpgFerdinand Brunot est né le 6 novembre 1860 à Saint Dié. Brillant élève des Frères de la Doctrine chrétienne, il devint jeune agrégé de grammaire et enseigna une année au lycée de Bar-le-Duc (1882-1883). Il resta toute sa vie un vosgien et aimait toujours à évoquer ses souvenirs de jeunesse et à parler de sa ville natale. De son origine, il avait le goût du réel et l’horreur de l’idéologie. Chargé de cours à la faculté des Lettres de Lyon à 23 ans, il eut l’occasion de mettre ses qualités à l’épreuve. Sous prétexte de littérature, il était souvent de mode d’aligner des périodes où l’élégance impeccable de la forme n’arrivait pas toujours à dissimuler le vide de la pensée…

L’histoire de la langue française n’était généralement un prétexte qu’à des exercices de rhétorique. La grammaire était un vain recueil de règles, non fondées sur l’usage, mais justifiées par une prétendue logique, reflet du caprice de quelques grammairiens. Ferdinand Brunot entra en guerre contre ces fantômes. Il soutint qu’un texte s’explique et qu’il est vain d’admirer ce que l’on ne comprend pas : il ne laissait dans l’ombre aucun détail, aucune intention du prosateur ou du poète.

Cet agrégé de grammaire a formé d’innombrables professeurs de lettlecture par ferdinand brunot à la Sorbonne.jpgres. Parmi les poètes, il mettait Victor Hugo au premier rang. Ferdinand Brunot a formé cinquante générations d’étudiants à l’étude scrupuleuse des textes, à l’examen minutieux des faits de langue.

Ferdinand Brunot était combatif et n’hésitait pas à s’adresser au grand public. Il lutta pour la réforme de l’orthographe. Il réussit à faire unifier la nomenclature grammaticale qui avait été enrichie abusivement par la fantaisie des grammairiens et que ni maîtres ni élèves ne pouvaient plus s’y reconnaître.

En 1932, il se décida à publier ses « Observations sur la grammaire de l’Académie », celle-ci ayant soulevé parmi les cercles de l’étranger un véritable scandale. Ferdinand Brunot fut par son ascendance lorraine une puissance de travail formidable.

Fernidand Brunot--La-Pensee-et-La-Langue.jpgAinsi il écrivit neuf tomes de « L’Histoire de la langue française ». Quinze volumes de l’Histoire de la langue ont paru entre 1905 et 1937. Il faut y joindre une Grammaire historique de la langue française, une thèse principale sur La Doctrine de Malherbe (1891) et La Pensée et la langue (1922), pour ne conserver que les ouvrages essentiels.

Ferdinand Brunot a enseigné à la Sorbonne pendant 43 ans et a participé à d’innombrables conférences faites à l’étranger.  ( à suivre).

- Documentation extraite du n° 37 de la Revue d’histoire de la SHA du 14ème. 

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02 mai 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (III)

On notera que l’avenue du Maine, dont la percée fut exécutée au cours du 18ème siècle par le duc du Maine, garda sa largeur d’origine mais fut « rechaussée » de nouveaux pavés.

Hôpital  Sainte Anne  entrée.gifQuatre grands établissements furent implantés dans le 14ème : l’hôpital psychiatrique sainte Anne avec un maximum d’espaces verts ; la prison dite de la Santé, construire par Emile Vaudremer, lui-même architecte de l’église Saint Pierre de Montrouge, celle-ci fut inaugurée en 1867. Enfin, les gigantesques réservoirs de Montsouris dont la contenance est de 200 millions de litres d’eau potable.

Par ailleurs en 1852, au centre du futur arrondissement, s’éleva la mairie de Montrouge (commune qui comprenait à la fois le Grand Montrouge et le Petit Montrouge). Elle fut achevée en 1855 mais ne devint celle du 14ème arrondissement qu’en 1860. SonParc Montsouris le lac.JPG agrandissement fut exécuté de 1886 à 1889. Au sud de l’arrondissement, l’un des trois grands parcs voulus par Napoléon III, le parc Montsouris de 16 hectares de superficie, compléta le projet de donner à la capitale un ensemble de parcs urbains (Buttes Chaumont et Parc Monceau).

Dans son œuvre, Haussmann fut entouré de grands collaborateurs : Belgrand pour les problèmes d’adductions d’eau ; l’ingénieur Couche fut son collaborateur et Alphand pour les parcs et jardins.

En conclusion, on peut dire que les travaux d’Haussmann ont forgé pour l’essentiel la physionomie du 14ème que nous connaissons tout en laissant une physionomie de faubourg jusque vers les années 1960, où de nouvelles constructions modernes apparurent et effacèrent progressivement le passé.

 N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos Portail de l'hôpital Sainte Anne et lac du Parc Montsouris

 

23 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (II)

Boulevard Port-Royal.JPGOn ne pourra pas reprocher au préfet Haussmann d’avoir détruit sur le territoire du futur 14e, des constructions ayant un caractère  soit historique, soit intéressant par leur unité. En 1852, les espaces vides de toute construction étaient considérables dans toute la partie Sud : terrains de rejets de déblais de carrières à l’Est, et ailleurs, champs d’horticulteurs, pépiniéristes ou maraîchers.

Parmi les voies créées, il faut citer le boulevard de Port-Royal, le boulevard Arago, la partie Est de la rue d’Alésia ; l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René- Coty) ; l’avenue Reille qui était initialement prévue pour déboucher à la porte d’Orléans ; la rue Gazan y compris sa partie finale devenue   la rue de la Cité Universitaire ; la rue Sarette ; un certain nombre de petites rues établissant un maillage dense dans les quartiers, et tout à l’ouest le prolongement de la rue Vercingétorix.

Parmi les voies aménagées, viabilisées ou élargies, il convient de faire état de la partie Ouest de laboulevard Brune.jpg rue d’Alésia  ( appelé chemin de Transit) ; la rue des Plantes rectifiée à travers les terrains maraîchers : la rue Didot formée par la jonction d’antiques sentiers ( du Terrier-des-Lapins ,des Mariniers…) ; les boulevard Jourdan et Brune créés sur la « rue militaire » originelle, chemin de terre non chaussé de pavés réservé aux convois de roulage de l’Armée, à destination des bastions répartis le long des fortifications…

Une transformation spectaculaire fut exécutée par la démolition des boulevards extérieurs au Mur de la Ferme. Par la disparition de ce mur, Haussmann les fit fusionner avec le chemin intérieur de ronde des employés de l’Octroi, élargissant les boulevards Saint-Jacques, d’Enfer (Raspail actuel) et de Montrouge ( Edgar-Quinet);

( à suivre ). N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos : Boulevard de Port Royal et boulevard Brune

18 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (I )

Haussmann et  Napoléon III.jpgOn sait que le 1er janvier 1860, Paris s’accrut subitement d’un territoire allant du Mur des Fermiers Généraux ( l’octroi de Paris)  datant de 1787, aux fortifications de Thiers, construites en 1845 sous Louis-Philippe. Un demi-million d’habitants  se retrouvèrent ainsi devenus  « parisiens » par le simple jeu d’un décret de l’empereur Napoléon III. Jusqu’alors, cette population avait continué à relever administrativement des communes situées au-delà des fortifications. Ainsi, ces communes étaient comme coupées en deux et s’étaient désintéressées de leurs  concitoyens restés «  intra-muros » ou plutôt dans le no man’s land créé par cette anomalie administrative.

A l’époque de Napoléon III, Paris était constitué sur le plan urbanistique de 10% de bâtiments publics d’une remarquable qualité, mais les quartiers d’habitation, soit 90% de la surface, de bâtiments hétéroclites, masures et taudis de toute sorte. Nulle part l’eau potable, le réseau d’égout était embryonnaire, et le tout-à-l’égout n’existant pas, l’eau des puits était polluée. Peu ou pas d’espaces verts, ni arbres d’alignements sur les quelques avenues existantes… Napoléon III avait retenu la leçon de son exil à Londres, ville particulièrement «  verte », pour qu’il n’eût point le souhait de voir Paris se rapprocher de l’image de la capitale britannique.

Haussmann fut choisi par Napoléon pour ses qualités d’administrateur, d’intelligence et de promptitudehaussmannn.jpg dans l’exécution. Il fut ainsi nommé préfet de la Seine en 1853, sinon préfet de Paris.(Georges Eugène Haussmann, a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870.) En dix-sept années, Haussmann allait faire de Paris une des plus belle ville d’Europe. C’est l’impression que ressentirent tous les visiteurs lors de l’Exposition Universelle de 1867.

Ainsi, notre arrondissement, le 14e ( sur 20 que contenait le nouveau Paris),  reçut le nom de son principal monument , l’Observatoire, et fut divisé en quatre quartiers : Montparnasse, la Santé (rebaptisé Parc Montsouris en 1935), le Petit-Montrouge et Plaisance. Le 14e  fut délimité au nord par le boulevard Montparnasse, au suD par les boulevards militaires, à l’est par l’ex-chemin de Gentilly  (actuelles rue de la Santé et de l’amiral Mouchez), à l’Ouest par la ligne du chemin de fer de l’Ouest.

( à  suivre )

 N.D.L.R  Documentation extraite du N° 40 de la Revue d’ Histoire de la S.H.A du 14e.

13 avril 2013

Promenade historique à Plaisance le 14 avril : Femmes connues, femmes méconnues

Jean-Louis Robert, conseil de quartier  pernety, Mélie Reinette« Les promenades plaisantes à Plaisance » sont organisées par le conseil de quartier Pernety. Une à trois fois par an, le dimanche après-midi, nous visitons le quartier Plaisance sous la conduite de l'historien Jean-Louis Robert. Ces balades sont accompagnées d'une séance de projection et de lectures (par Mélie Reinette) qui rendent la promenade plaisante. Chaque promenade a un thème spécifique : les moulins, la photographie, la zone etc... Les promenades sont entièrement gratuites.

La prochaine promenade se déroulera le dimanche 14 avril à artir de 14h autour du thème : "Femmes connues - Femmes méconnues".

La place faite aux femmes dans l'histoire reste encore souvent médiocre. Comme partout, le quartier Plaisance est caractérisé par la rareté de sa voirie féminine. Pourtant des femmes ont marqué l'histoire du quartier -et au delà. Philanthropes, féministes, résistantes, politiques, artistes ont été nombreuses à Plaisance. Mais nous irons aussi à la rencontre des milliers de femmes, anonymes, qui ont, à leur façon, façonné notre quartier...  

Rendez-vous le 14 avril à 14h au coin des rues Alésia et Didot (cliquez sur l'image our la voir en plus grand)

https://sites.google.com/site/conseilquartierpernety/even...

29 mars 2013

Visites et activités de la SHA du 14ème arrondissement

La société historique et archéologique du 14ème organise des visites et des conférences concernant le 14èmearrondissement. (photo de 1908, Porte de Vanves)

paris 14e,75014,sha,société historique,archéologie

Samedi 30 mars à 14 heures 30 : La signature du livre de Jean-Louis Robert sur le quartier de Plaisance se fera à la salle polyvalente de la mairie. Une projection est prévue à propos de ce livre, celui-ci étant d’une érudition rare sur le quartier de Plaisance. Il mérite largement sa diffusion car c’est un livre de 630 pages reprenant l’évolution du quartier Plaisance depuis ses origines.

Samedi 13 avril à 15 heures : Yvan Beldamme proposera à la salle polyvalente de la mairie une conférence avec projection sur le thème : «Les fortifs de Paris et leurs occupants». Cartes postales anciennes, documents divers, évocation des militaires, employés d’octroi, promeneurs et zonards ont longtemps animé les « fortifs ». construites entre 1842 et 1845 et dont la démolition a commencé en 1919.

Samedi 18 mai : salle polyvalente de la mairie : une conférence avec projection présentera Balzac, Chateaubriand et Hugo à Montparnasse. Ces géants du Romantisme ont fréquenté la rive gauche et souvent le territoire du 14ème arrondissement.

 

21 février 2013

Inquiétude autour de la ferme Montsouris ...

Inquiétude autour de la ferme Montsouris

La ministre de la culture vient d'autoriser des promoteurs à y effectuer des travaux. Cela fait vingt ans que les défenseurs du patrimoine se battent pour protéger la ferme Montsouris, la dernière ferme de Paris, rue de la Tombe Issoire (14ème). Le 19 février, associations et élus se sont indignés de la décision d'Aurélie Filippetti. La ministre de la Culture a fait voler en éclats la décision de justice en validant une nouvelle autorisation de travaux, à propos de cette ferme, bâtie sur des carrières médiévales classées aux Monuments Historiques.

Informations extraites du "Parisien" du 20 février. La Voix du 14ème va bientôt faire le point sur cette affaire compliquée et controversée.

11 février 2013

Remise du Prix Marguerite Audoux à Barbara Constantine le 12 février à l'école du 24 rue Delambre

Le 12 février 2013, à 18h, à l'école du 24 rue Delambre, le 14° prix littéraire Marguerite Barbara Constantine.jpgAudoux va être remis, en présence des membres du jury, à Barbara Constantine pour « Et puis Paulette », (Calmann-Lévy). Grâce notamment au concours de la Mairie de Paris et du Conseil du quartier Montparnasse-Raspail.

Entrée libre pour les habitants du XIV°arrondissement, où vécut MaEt puis,Paulette....jpgrguerite Audoux, et qu'elle évoque dans son oeuvre.

« Et puis Paulette » Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Qui est MargueriMarguerite  Audoux.jpgte Audoux ?

En 1937, était créé le magazine « Marie Claire ». Qui sait aujourd'hui qu'à sa création, il prit pour titre le titre d'un roman, dû à une modeste habitante du quartier Montparnasse-Raspail, qui venait de mourir?

Née en 1863, Marguerite Audoux avait obtenu en 1910 le prix Femina pour « Marie-Claire », son premier roman. Domiciliée dans le XIV°, d'abord rue Victor Considérant, elle vivait et travaillait alors dans une chambre, au dernier étage du 10 rue Léopold Robert, au carrefour Montparnasse Raspail.

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21 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture) -II-

Suite à notre précédent article, nous continuons à visiter l'annexe de la mairie du 14ème.

Ainsi, au premier étage, se trouvent les bureaux d'Action Sociale et d'Animation. Au deuxième étage, à droite, se trouve la petite salle des "Quatre Saisons". Des panneaux de pierre gravée représentent le Printemps, l'Eté, l'Automne et l'Hiver. A gauche, au débouché de l'escalier, se trouve le petite salle carrée dite "Salon Leclerc", qui grâce à ses portes en panneaux pliants, peut prolonger le Salle des Fêtes. au dessus des portes d'entrée du Salon Leclerc, une grande scène "Paire de boeufs au labour", a été créée par Jean Dunand, laqueur-dinandier dont l'atelier était rue Hallé dans le 14ème. Au fond de ce salon, une large composition picturale combine le château du parc de Sceaux, la célèbre auberge de l'Arbre de Robinson, oeuvre de Charles Picart-Ledoux.

Surplombant l'escalier d'honneur ont été fixées deux grandes peintures : à gauche, café-terrasse "Montparnasse" (transposition de la Coupole) par Barrat-Levraux (1955) ; à droite, "la fête foraine place Denfert Rochereau" par Ondine Magnard de la même époque que son vis-à-vis.

Faisant suite au Salon Leclerc, la grande salle des Fêtes offre 400 sièges en deux alignements séparés par une allée centrale. Au fond se situe le podium de la scène qui peut disposer d'un grand écran relevable pour des projections de films, à partir d'une cabine située au dessus du salon Leclerc. Derrière la scène se situent les coulisses d'un théâtre classique. (A suivre).

NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d'Histoire éditée par la SHA du 14ème ardt.

14 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture)

mairie14-annexe2.JPG L’annexe de la mairie du 14ème a été construite de 1934 à 1935 par l’architecte G. F. Sébille. Elle abrite le tribunal d’instance, le Comité d’Action sociale et d’animation, la Bibliothèque centrale du 14ème et le Conservatoire municipal Darius Milhaud, ainsi que des salles de réunion destinées aux associations et une vaste salle des fêtes.

Cette annexe était devenue indispensable dès la fin de la première Guerre mondiale. La partie la plus remarquable de l’édifice est l’escalier d’honneur aux larges proportions, bien équilibré par un palier central se dédoublant par deux escaliers latéraux.

Chaque partie de cette annexe a été étudiée pour recevoir l’éclairement naturel optimum. L’architecte Sébille était un spécialiste des édifices municipaux.

mairie14-annexe.JPGL’ornementation extérieure a été diversifiée et complétée au cours des vingt années qui ont suivi la mise en service du bâtiment. Rue Durouchoux, la façade est décorée de deux grands bas-reliefs à motifs allégoriques et sociaux. Au rez-de-chaussée, la salle du Tribunal d’Instance apparaît d’une grande austérité. Des inscriptions en bandeaux apparaissent, schématisant l’histoire ancienne de la justice en France : « Charlemagne donne les Capitulaires et organise la justice » ainsi que « Louis IX par un édit abolit le duel judiciaire et crée les tribunaux réguliers avec témoins ».

Au palier intermédiaire de l’escalier d’honneur apparaît un petit monument, appelé « stèle du général Leclerc ». L’œuvre est due à R.. Delambre (1948) et porte l’inscription : Le 14ème arrondissement au général Leclerc qui, le 25 août 1944 à la tête de la deuxième D. B., entra dans Paris en libérateur par les portes d’Orléans et de Châtillon.

- NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d’Histoire de la SHA du 14ème arrondissement.

13 décembre 2012

Henri Guesdon

guesdon,henri guesdon,75014,saint pierre de montrougeUne messe sera célébrée le 15 décembre, à 11h. en l'église Saint-Pierre de Montrouge afin de commémorer le 50 ème anniversaire du décès de l'abbé Henri Guesdon.

Henri Guesdon, monsieur l’abbé Guesdon, “m’sieur l’abbé”, trois appellations au choix. Mais qui c’est celui-là ? Pour les habitants du XIVe aujourd’hui, et même pour les pratiquants qui fréquentent régulièrement Saint-Pierre-de-Montrouge, ce nom ne dit pas grand chose. Pourtant un médaillon, dans la chapelle du Sacré-Coeur, perpétue sa mémoire sur le mur au-dessus de ce qui fut son confessionnal, sorte de guérite devant laquelle on faisait la queue tout le samedi après-midi.

Cet homme exceptionnel fut certainement le vicaire le plus extraordinaire (dans toute l’acception du terme) que la paroisse ait connu. Pendant ses 37 ans de sacerdoce, sans interruption, il fut affecté au service du patronage des garçons, Villa d’Alésia. Il en devint le directeur en 1930 et assuma cette fonction jusqu’à sa mort en 1962, il y a tout juste 50 ans.

Le père Guesdon avait un charisme hors du commun, ses idées sur la catéchèse et la liturgie passaient, dans les années 1940, pour révolutionnaires. Elles seront pourtant adoptées par le Concile Vatican II qui s’ouvrit (divine coïncidence ?) au moment même où il disparaissait. En 1929, avec deux confrères, il fonda le journal Coeurs Vaillants, puis le mouvement de jeunesse du même nom, pour les enfants et adolescents de 10 à 15 ans.

À sa mort il laissait une oeuvre qui comptait, entre autres, quelque 300 Scouts, Coeurs Vaillants, Jécistes, Jocistes, un club sportif de 150 adhérents, et une troupe théâtrale quasi professionnelle d’une centaine de membres. Sous le pseudonyme de Pierre Rougemont, facile à décoder, il fut l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse, et de pièces de théâtre qui furent jouées jusqu’au Japon. Il eut ainsi un rayonnement qui dépassa largement les limites de Saint-Pierre-de-Montrouge.Alors qu’il aurait pu prétendre exercer la responsabilité d’une paroisse, d’un doyenné, voire d’un diocèse, il refusa toujours les promotions et resta second vicaire (honoraire) de la seule paroisse qu’il ait connue, avec toutefois le titre honorifique de Chapelain d’Honneur de Notre-Dame de Paris.

Mais, à ses obsèques, plus de deux mille personnes emplissaient l’église jusque dans les coins les plus reculés des bas-côtés. Dans le choeur, une vingtaine de prêtres, non seulement ceux dont il avait été le père spirituel, et qu’il avait accompagnés sur la voie du sacerdoce, mais aussi les représentants de la hiérarchie diocésaine, Monseigneur Leclerc, évêque auxiliaire de Paris, en tête.

Le patronage de la Villa d’Alésia, son Patro, n’existe plus, vendu à un promoteur immobilier en 1994, mais une amicale d’anciens de l’oeuvre vit toujours dans l’esprit qu’il a su inculquer à ses “chers grands” ou à ses “p’tits gars”.

Un homme de cette valeur et de cette trempe, on ne peut l'oublier.
B.S.

 L'abbé Guesdon était l'un des fondateurs de la célèbre collection Coeurs Vaillants, dans laquelle il écrivait sous le nom de Pierre Rougemont, anagramme de Saint Pierre de Montrouge. Exemples "Les matches de Ferdinand", ou "Le veau d'or est enfin assis" et bien d'autres, qu'on peut trouver sur Internet. (Note de la  Rédaction)

25 novembre 2012

En passant par l'impasse Florimont

Florimont_impasse_9_Georges_Brassens_chez_Jeanne_02_max.jpg Il s’agit-là d’un bien modeste lieu que l’urbanisme moderne a oublié. Les promoteurs immobiliers ont sans doute abandonné l’idée de construire sur cette parcelle. La mémoire et le souvenir veilleront sans doute encore longtemps au sursis accordé.

 Une visite rapide du lieu s’impose. L’impasse a 47 mètres de long et 2 mètres de large. Au numéro quatorze, ce « couloir » s’arrête en cul-de-sac formé par une maison d’un étage, accolée à un jardinet précédé par une courette. Voilà pour le décor. Précisons que l’impasse est parallèle à l’avenue Villemain qui débouche sur la rue d’Alésia et la rue Raymond Losserand. Ainsi cette modeste ruelle abrita plus d’un siècle des citoyens sans histoire.

 Cette minuscule voie vit sa naissance à la charnière des règnes de Charles X et de Louis-Philippe. Le premier propriétaire fut un certain Florimont Leovis, avocat de son état, qui fit construire une maisonnette d’un étage sur un des terrains vagues qui, à cette époque se trouvaient hors les « barrières » de Paris.

 Le temps passant, d’autres demeures virent le jour de chaque côté de la ruelle. Notons au passage qu’au 18ème siècle, les habitations urbaines étaient taxées par rapport au nombre de « pièces à feu », pièces logeables possédant un chauffage indépendant, ce qui explique en partie les surfaces restreintes des habitations.

 Signalons que cette voie a été amputée de ses maisons jusqu’à la moitié de sa longueur et ce, sur le côté gauche de la ruelle. L’explication est simple. En mai 1959 s’installe au n° 154 de la rue d’Alésia une station-service au profit de laquelle on rasa un petit estaminet qui formait le coin gauche de l’impasse. Ce café, typique « boui-boui » de la Belle Epoque était tenu par Monsieur Berthier. Chez lui venaient se retrouver les ouvriers maghrébins de l’usine des Asphaltes située en face rue d’Alésia.

 Mais passons au n° 9 qui nous intéresse plus particulièrement, puisqu’il abrita pendant de brassens,florimont,75014,paris 14,paris 14e,georges brassensnombreuses années notre poète-chanteur et compositeur Georges Brassens. A ses débuts, celui-ci fut recueilli par une concierge de la rue d’Alésia. Le patron du café situé à l’angle des rues Bardinet et Alésia, Monsieur Malet, auvergnat bon teint, eut pitié de son infortune et lui offrit l’assiette de soupe du soir. Devenu célèbre et reconnaissant, Georges Brassens l’honora d’une chanson. Après guerre, notre chanteur s’installa au n° 9 de l’impasse, chez la famille Planche. Georges Brassens fit ravaler cette maison et l’offrit à cette brave dame qui de locataire devint propriétaire. Il acheta aussi le n° 7 et l’offrit jusqu’à sa mort à la veuve Lescat.

 Ainsi le passage Florimont reste et restera, il faut le souhaiter, un exemple d’urbanisation de la capitale et de ses faubourgs durant le 19ème siècle. Modeste, presque invisible, il est pour les flâneurs, un sujet d’attention et un rêve pour tous ceux qui ne désespèrent pas de voir ce lieu toujours empreint de poésie, de nostalgie, qualités toujours aimables à leurs yeux. 

Allez aussi voir le site de Christian Vancau, vous y trouverez des photos de Brassens et le l'impasse Florimont.

Documentation : extraite du bulletin n° 37 de la SHA du 14ème.

17 novembre 2012

«  Plaisance en images » conférence de Jean-Louis Robert mardi 20 novembre 19h30

Pascal Cherki, Maire du 14e arrondissement, Député de Paris, Patrick Boucheron Historien, Directeur des publications de la Sorbonne vous convient à la conférence

«  Plaisance en images »

par Jean-Louis ROBERT, professeur émérite d’Histoire contemporaine,

auteur de "Plaisance près Montparnasse, quartier parisien, 1840-1985",

suivie d’une séance de dédicace  

le mardi 20 novembre 2012 à 19h30

Salle des mariages - Mairie du 14ème 2, place Ferdinand Brunot M°Mouton-Duvernet

16 novembre 2012

Université populaire du 14ème : Cycle Les Migrations 17 novembre 2ème conférence

Université populaire du 14è.jpg2ème conférence du cyle "les Migrations"Samedi 17 novembre 10h30-12h30: Devenir Parisien avant la Deuxième Guerre mondiale
Présenté par Marie-Claude Blanc-Chaléard et Sophia Lamri
Maison des Associations, 22 rue Deparcieux, 75014

Université Populaire du 14ème : 8 avenue Villemain 75014 / universite.populaire14@laposte.net / 06 25 10 09 39 / www.up14.fr

03 novembre 2012

La petite histoire de nos rues (XI)

Rue Victor Considérant  - (Quartier Montparnasse)

victor considerant,75014,raspail,odessa,saint yvesOuverte en 1894 sur des terrains enlevés au cimetière du sud, entre le boulevard Raspail, la place Denfert Rochereau et la rue Schoelcher, cette voie est consacrée à l'économiste Victor Considérant (1808-1893), chef de l'Ecole phalanstérienne.

Rue d'Odessa  - (Quartier Montparnasse)

Reliant la rue du Départ, le boulevard Edgar Quinet et la rue du Montparnasse, cette voie ouverte en 1881 a absorbé l'ancienne cité d'Odessa, dont le nom commémorait le bombardement d'Odessa en 1855 par la flotte anglo-française lors de la guerre de Crimée.

Rue Saint Yves  - (Quartier Parc de Montsouris)

C'est le prénom d'un des anciens propriétaires que porte cette voie, située entre les avenues Reille et René Coty, et la rue de la Tombe Issoire. Elle a été ouverte en deux temps : en 1863 et 1868. Notons l'existence de la cité Saint Yves qui a été conçue et réalisée par les soins  de l'abbé Keller, de la paroise Saint Pierre.