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12 juin 2013

Eugène ATGET ( 1857 - 1927 ) un " faiseur d'images " (I )

Atget plaque rue Campagne Première.JPGEugène  ATGET a habité le 14e, rue Campagne première au 17 bis. Il était né à Libourne et perdit ses parents à l’âge de cinq ans puis fut recueilli par un oncle qui lui fit faire de solides études classiques. Vers l’âge de vingt ans il s’engage sur un voilier en partance pour l’Amérique du Sud, afin de satisfaire son goût des voyages.

De retour à Paris, la vie parisienne le séduit… Il va souventatget jeune vers 1890.jpg au théâtre. Il va même entrer au Conservatoire en 1879. Il en sort en 1881, mais sans avoir obtenu de prix.  Vers 1886 il se marie avec Valentine Compagnon, de son nom de théâtre Valentine Delafosse. Tous deux entreprennent une tournée à travers la France. La vie est dure, mais la passion pour le théâtre les soutient. Ils joueront successivement au Théâtre de Grenoble durant quatre ans et au théâtre de Dijon pendant deux ans. Lui, joue les rôles de traîtres, les troisième rôles, elle, les ingénues. Cette vie dure pendant quatorze ans. De La Rochelle, les époux viennent s’installer rue Campagne-Première. Puis, Atget se met à peindre mais sans succès. Il fréquente toujours les théâtres en jouant à Montparnasse, Grenelle, Gobelins où se jouent des mélodrames…

ATGET-Marchand-ambulant-1900.jpgEn fréquentant les artistes-peintres, il s’aperçoit que ceux-ci recherchent souvent des documents photographiques. L’idée lui vint alors de faire de « la photographie-documentaire ». A cet effet, il achète un appareil photographique qui à l’époque était fort lourd et encombrant. Il recherche à chacune de ses tournées dans Paris, toute vue représentant un caractère pittoresque, artistique ou original. Il s’intéressa ainsi au souvenir de maisons historiques, des anciennes fortifications, de la zone, de la rivière la Bièvre. il s’intéressa aussi aux personnages types de l’époque : chiffonniers, joueurs d’orgue de Barbarie, rémouleurs… La banlieue ne fut pas oubliée : Bagneux, l’église romane d’Arcueil, de vieilles rues de Sceaux, Châtillon Gif, Villejuif, Vitry, Igny, Palaiseau, Bures etc… Il avait le don de prendre ses clichés sous le meilleur angle. Véritable artiste, il réussit à obtenir avec des moyens rudimentaires des résultats remarquables. ( à suivre, lire la note II)

N.D.L.R.  Documentation extraite de la Revue N° 39 de la S.H.A. du 14e  

photo 2 (auteur inconnu) Eugène Atget jeune

photo 3 prise en 1900 par Eugène Atget : Marchand ambulant place Saint Médard .

08 juin 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (III )

 Ferdinand Brunot photo de l'homme 3.jpgPendant la guerre de 1914-1918, Ferdinand Brunot administra le 14ème arrondissement, l’un des plus peuplés et des plus populaires de Paris. Il faut préciser qu’il a été nommé maire du 14ème dès 1910. Brunot connaissait parfaitement cet arrondissement –son domicile était rue Leneveux. Il administra donc cet arrondissement jusqu’en 1919. Il aimait raconter l’étonnement d’un fonctionnaire que la Préfecture de la Seine avait envoyé pour inspecter les services de la mairie. Celui-ci s’émerveillait de l’organisation du travail et surtout de l’intelligence des employés ; ceux-ci étant des professeurs de la Sorbonne et des membres de l’Institut qui s’étaient mis au service de Brunot afin de l’aider dans sa tâche.mairie du 14ème.jpg

Ferdinand Brunot durant toute la guerre, ne ménagea pas sa peine pour le bon fonctionnement de la mairie. Il recevait les populations évacuées, trouvait des solutions pour les loger, les nourrir et improvisait chaque jour des solutions posées par ce problème.

Pour conclure, nous rapportons une anecdote amusante prouvant que Ferdinand Brunot avait le sens des réalités. N’avait-il pas accepté de loger, au début de la guerre, un troupeau de vaches dont personne ne voulait !  Le lait de ces vaches fut pour la population du 14ème, une précieuse ressource…

Documentation extraite du n° 37 de la revue d’histoire de la SHA  du 14ème.

Pour compléter votre information sur Ferdinand Brunot vous pouvez consulter  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Brunot

27 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (II )

Historien de la langue françaiseFerdinand Brunot 3.jpg

Ferdinand Brunot a été un « pionnier », un découvreur. Il a conçu l’histoire de la langue française comme une étude à la fois de la société et de la langue. Il a eu l’intuition que l’histoire externe de la langue n’était pas moins importante que l’histoire interne : il nous a montré le français devenant au cours du 18ème siècle la langue de toute l’Europe cultivée, puis après les guerres de la Révolution, il nous décrit le français comme langue d’une société cultivée mais restreinte, qui constituait au 17ème siècle la Cour, langue s’étendant peu à peu aux provinces, à toutes les villes et enfin aux villages de France. En abordant le 18ème siècle, il s’intéressa à l’étude des vocabulaires techniques, aussi bien concernant la nomenclature chimique que de la langue de la critique d’art. C’est au 18ème siècle qu’apparaissent nos sciences modernes déterminant la naissance de langues se rapportant à ces sciences. Il eut cette formule remarquable à propos de la période de la Révolution : « que les mots étaient les témoins de l’Histoire ».

Entre-temps, Brunot rédigea pour les écoles primaires une série de grammaires : La ferdinand brunotméthode de langue française. Ce manuel représente un tel progrès sur les précédents que la plupart des maîtres effarouchés par tant de nouveautés, reculèrent devant l’enseignement qui bouleversait leurs habitudes. Mais Ferdinand Brunot eut la joie de voir que ses méthodes étaient approuvées et utilisées à l’étranger.

Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres, il écrivit un volume d’une portée considérable, La Pensée et la Langue, qui rompt avec les cadres traditionnels de la grammaire, refusant d’étudier successivement les noms, les pronoms et les verbes. Au lieu de partir de la langue, il part de la pensée ; au lieu d’étudier l’impératif, il étudie l’ordre et tous les moyens pour exprimer cet ordre. La méthode préconisée par la pensée et la langue devrait, disait--il, révolutionner dans l’avenir la méthode d’enseignement du Français. Ainsi l’exercice désuet de l’analyse – devenu quelque chose de mécanique – fera place à une méthode vivante, par laquelle l’enfant sera invité à découvrir, tous les exemples possibles se rapportant à un ordre ou une prière. L’enfant apprendra par ce procédé à réfléchir sur sa langue et ainsi à connaître le plus parfaitement possible toutes les ressources du Français littéraire…

Ferdinand Brunot a enseigné pendant un demi- siècle. Son approche de la langue dépasse les limites de la Sorbonne et même les frontières de la France. Par là-même, il fut un grand créateur.

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 37 de la revue de la S.H.A du 14e

20 mai 2013

Ferdinand Brunot, linguiste et maire du 14ème (I)

Historien de la langue française

Ferdinand Brunot devant la bibliothèque.jpgFerdinand Brunot est né le 6 novembre 1860 à Saint Dié. Brillant élève des Frères de la Doctrine chrétienne, il devint jeune agrégé de grammaire et enseigna une année au lycée de Bar-le-Duc (1882-1883). Il resta toute sa vie un vosgien et aimait toujours à évoquer ses souvenirs de jeunesse et à parler de sa ville natale. De son origine, il avait le goût du réel et l’horreur de l’idéologie. Chargé de cours à la faculté des Lettres de Lyon à 23 ans, il eut l’occasion de mettre ses qualités à l’épreuve. Sous prétexte de littérature, il était souvent de mode d’aligner des périodes où l’élégance impeccable de la forme n’arrivait pas toujours à dissimuler le vide de la pensée…

L’histoire de la langue française n’était généralement un prétexte qu’à des exercices de rhétorique. La grammaire était un vain recueil de règles, non fondées sur l’usage, mais justifiées par une prétendue logique, reflet du caprice de quelques grammairiens. Ferdinand Brunot entra en guerre contre ces fantômes. Il soutint qu’un texte s’explique et qu’il est vain d’admirer ce que l’on ne comprend pas : il ne laissait dans l’ombre aucun détail, aucune intention du prosateur ou du poète.

Cet agrégé de grammaire a formé d’innombrables professeurs de lettlecture par ferdinand brunot à la Sorbonne.jpgres. Parmi les poètes, il mettait Victor Hugo au premier rang. Ferdinand Brunot a formé cinquante générations d’étudiants à l’étude scrupuleuse des textes, à l’examen minutieux des faits de langue.

Ferdinand Brunot était combatif et n’hésitait pas à s’adresser au grand public. Il lutta pour la réforme de l’orthographe. Il réussit à faire unifier la nomenclature grammaticale qui avait été enrichie abusivement par la fantaisie des grammairiens et que ni maîtres ni élèves ne pouvaient plus s’y reconnaître.

En 1932, il se décida à publier ses « Observations sur la grammaire de l’Académie », celle-ci ayant soulevé parmi les cercles de l’étranger un véritable scandale. Ferdinand Brunot fut par son ascendance lorraine une puissance de travail formidable.

Fernidand Brunot--La-Pensee-et-La-Langue.jpgAinsi il écrivit neuf tomes de « L’Histoire de la langue française ». Quinze volumes de l’Histoire de la langue ont paru entre 1905 et 1937. Il faut y joindre une Grammaire historique de la langue française, une thèse principale sur La Doctrine de Malherbe (1891) et La Pensée et la langue (1922), pour ne conserver que les ouvrages essentiels.

Ferdinand Brunot a enseigné à la Sorbonne pendant 43 ans et a participé à d’innombrables conférences faites à l’étranger.  ( à suivre).

- Documentation extraite du n° 37 de la Revue d’histoire de la SHA du 14ème. 

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02 mai 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (III)

On notera que l’avenue du Maine, dont la percée fut exécutée au cours du 18ème siècle par le duc du Maine, garda sa largeur d’origine mais fut « rechaussée » de nouveaux pavés.

Hôpital  Sainte Anne  entrée.gifQuatre grands établissements furent implantés dans le 14ème : l’hôpital psychiatrique sainte Anne avec un maximum d’espaces verts ; la prison dite de la Santé, construire par Emile Vaudremer, lui-même architecte de l’église Saint Pierre de Montrouge, celle-ci fut inaugurée en 1867. Enfin, les gigantesques réservoirs de Montsouris dont la contenance est de 200 millions de litres d’eau potable.

Par ailleurs en 1852, au centre du futur arrondissement, s’éleva la mairie de Montrouge (commune qui comprenait à la fois le Grand Montrouge et le Petit Montrouge). Elle fut achevée en 1855 mais ne devint celle du 14ème arrondissement qu’en 1860. SonParc Montsouris le lac.JPG agrandissement fut exécuté de 1886 à 1889. Au sud de l’arrondissement, l’un des trois grands parcs voulus par Napoléon III, le parc Montsouris de 16 hectares de superficie, compléta le projet de donner à la capitale un ensemble de parcs urbains (Buttes Chaumont et Parc Monceau).

Dans son œuvre, Haussmann fut entouré de grands collaborateurs : Belgrand pour les problèmes d’adductions d’eau ; l’ingénieur Couche fut son collaborateur et Alphand pour les parcs et jardins.

En conclusion, on peut dire que les travaux d’Haussmann ont forgé pour l’essentiel la physionomie du 14ème que nous connaissons tout en laissant une physionomie de faubourg jusque vers les années 1960, où de nouvelles constructions modernes apparurent et effacèrent progressivement le passé.

 N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos Portail de l'hôpital Sainte Anne et lac du Parc Montsouris

 

23 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (II)

Boulevard Port-Royal.JPGOn ne pourra pas reprocher au préfet Haussmann d’avoir détruit sur le territoire du futur 14e, des constructions ayant un caractère  soit historique, soit intéressant par leur unité. En 1852, les espaces vides de toute construction étaient considérables dans toute la partie Sud : terrains de rejets de déblais de carrières à l’Est, et ailleurs, champs d’horticulteurs, pépiniéristes ou maraîchers.

Parmi les voies créées, il faut citer le boulevard de Port-Royal, le boulevard Arago, la partie Est de la rue d’Alésia ; l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René- Coty) ; l’avenue Reille qui était initialement prévue pour déboucher à la porte d’Orléans ; la rue Gazan y compris sa partie finale devenue   la rue de la Cité Universitaire ; la rue Sarette ; un certain nombre de petites rues établissant un maillage dense dans les quartiers, et tout à l’ouest le prolongement de la rue Vercingétorix.

Parmi les voies aménagées, viabilisées ou élargies, il convient de faire état de la partie Ouest de laboulevard Brune.jpg rue d’Alésia  ( appelé chemin de Transit) ; la rue des Plantes rectifiée à travers les terrains maraîchers : la rue Didot formée par la jonction d’antiques sentiers ( du Terrier-des-Lapins ,des Mariniers…) ; les boulevard Jourdan et Brune créés sur la « rue militaire » originelle, chemin de terre non chaussé de pavés réservé aux convois de roulage de l’Armée, à destination des bastions répartis le long des fortifications…

Une transformation spectaculaire fut exécutée par la démolition des boulevards extérieurs au Mur de la Ferme. Par la disparition de ce mur, Haussmann les fit fusionner avec le chemin intérieur de ronde des employés de l’Octroi, élargissant les boulevards Saint-Jacques, d’Enfer (Raspail actuel) et de Montrouge ( Edgar-Quinet);

( à suivre ). N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos : Boulevard de Port Royal et boulevard Brune

18 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (I )

Haussmann et  Napoléon III.jpgOn sait que le 1er janvier 1860, Paris s’accrut subitement d’un territoire allant du Mur des Fermiers Généraux ( l’octroi de Paris)  datant de 1787, aux fortifications de Thiers, construites en 1845 sous Louis-Philippe. Un demi-million d’habitants  se retrouvèrent ainsi devenus  « parisiens » par le simple jeu d’un décret de l’empereur Napoléon III. Jusqu’alors, cette population avait continué à relever administrativement des communes situées au-delà des fortifications. Ainsi, ces communes étaient comme coupées en deux et s’étaient désintéressées de leurs  concitoyens restés «  intra-muros » ou plutôt dans le no man’s land créé par cette anomalie administrative.

A l’époque de Napoléon III, Paris était constitué sur le plan urbanistique de 10% de bâtiments publics d’une remarquable qualité, mais les quartiers d’habitation, soit 90% de la surface, de bâtiments hétéroclites, masures et taudis de toute sorte. Nulle part l’eau potable, le réseau d’égout était embryonnaire, et le tout-à-l’égout n’existant pas, l’eau des puits était polluée. Peu ou pas d’espaces verts, ni arbres d’alignements sur les quelques avenues existantes… Napoléon III avait retenu la leçon de son exil à Londres, ville particulièrement «  verte », pour qu’il n’eût point le souhait de voir Paris se rapprocher de l’image de la capitale britannique.

Haussmann fut choisi par Napoléon pour ses qualités d’administrateur, d’intelligence et de promptitudehaussmannn.jpg dans l’exécution. Il fut ainsi nommé préfet de la Seine en 1853, sinon préfet de Paris.(Georges Eugène Haussmann, a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870.) En dix-sept années, Haussmann allait faire de Paris une des plus belle ville d’Europe. C’est l’impression que ressentirent tous les visiteurs lors de l’Exposition Universelle de 1867.

Ainsi, notre arrondissement, le 14e ( sur 20 que contenait le nouveau Paris),  reçut le nom de son principal monument , l’Observatoire, et fut divisé en quatre quartiers : Montparnasse, la Santé (rebaptisé Parc Montsouris en 1935), le Petit-Montrouge et Plaisance. Le 14e  fut délimité au nord par le boulevard Montparnasse, au suD par les boulevards militaires, à l’est par l’ex-chemin de Gentilly  (actuelles rue de la Santé et de l’amiral Mouchez), à l’Ouest par la ligne du chemin de fer de l’Ouest.

( à  suivre )

 N.D.L.R  Documentation extraite du N° 40 de la Revue d’ Histoire de la S.H.A du 14e.

13 avril 2013

Promenade historique à Plaisance le 14 avril : Femmes connues, femmes méconnues

Jean-Louis Robert, conseil de quartier  pernety, Mélie Reinette« Les promenades plaisantes à Plaisance » sont organisées par le conseil de quartier Pernety. Une à trois fois par an, le dimanche après-midi, nous visitons le quartier Plaisance sous la conduite de l'historien Jean-Louis Robert. Ces balades sont accompagnées d'une séance de projection et de lectures (par Mélie Reinette) qui rendent la promenade plaisante. Chaque promenade a un thème spécifique : les moulins, la photographie, la zone etc... Les promenades sont entièrement gratuites.

La prochaine promenade se déroulera le dimanche 14 avril à artir de 14h autour du thème : "Femmes connues - Femmes méconnues".

La place faite aux femmes dans l'histoire reste encore souvent médiocre. Comme partout, le quartier Plaisance est caractérisé par la rareté de sa voirie féminine. Pourtant des femmes ont marqué l'histoire du quartier -et au delà. Philanthropes, féministes, résistantes, politiques, artistes ont été nombreuses à Plaisance. Mais nous irons aussi à la rencontre des milliers de femmes, anonymes, qui ont, à leur façon, façonné notre quartier...  

Rendez-vous le 14 avril à 14h au coin des rues Alésia et Didot (cliquez sur l'image our la voir en plus grand)

https://sites.google.com/site/conseilquartierpernety/even...

29 mars 2013

Visites et activités de la SHA du 14ème arrondissement

La société historique et archéologique du 14ème organise des visites et des conférences concernant le 14èmearrondissement. (photo de 1908, Porte de Vanves)

paris 14e,75014,sha,société historique,archéologie

Samedi 30 mars à 14 heures 30 : La signature du livre de Jean-Louis Robert sur le quartier de Plaisance se fera à la salle polyvalente de la mairie. Une projection est prévue à propos de ce livre, celui-ci étant d’une érudition rare sur le quartier de Plaisance. Il mérite largement sa diffusion car c’est un livre de 630 pages reprenant l’évolution du quartier Plaisance depuis ses origines.

Samedi 13 avril à 15 heures : Yvan Beldamme proposera à la salle polyvalente de la mairie une conférence avec projection sur le thème : «Les fortifs de Paris et leurs occupants». Cartes postales anciennes, documents divers, évocation des militaires, employés d’octroi, promeneurs et zonards ont longtemps animé les « fortifs ». construites entre 1842 et 1845 et dont la démolition a commencé en 1919.

Samedi 18 mai : salle polyvalente de la mairie : une conférence avec projection présentera Balzac, Chateaubriand et Hugo à Montparnasse. Ces géants du Romantisme ont fréquenté la rive gauche et souvent le territoire du 14ème arrondissement.

 

21 février 2013

Inquiétude autour de la ferme Montsouris ...

Inquiétude autour de la ferme Montsouris

La ministre de la culture vient d'autoriser des promoteurs à y effectuer des travaux. Cela fait vingt ans que les défenseurs du patrimoine se battent pour protéger la ferme Montsouris, la dernière ferme de Paris, rue de la Tombe Issoire (14ème). Le 19 février, associations et élus se sont indignés de la décision d'Aurélie Filippetti. La ministre de la Culture a fait voler en éclats la décision de justice en validant une nouvelle autorisation de travaux, à propos de cette ferme, bâtie sur des carrières médiévales classées aux Monuments Historiques.

Informations extraites du "Parisien" du 20 février. La Voix du 14ème va bientôt faire le point sur cette affaire compliquée et controversée.

11 février 2013

Remise du Prix Marguerite Audoux à Barbara Constantine le 12 février à l'école du 24 rue Delambre

Le 12 février 2013, à 18h, à l'école du 24 rue Delambre, le 14° prix littéraire Marguerite Barbara Constantine.jpgAudoux va être remis, en présence des membres du jury, à Barbara Constantine pour « Et puis Paulette », (Calmann-Lévy). Grâce notamment au concours de la Mairie de Paris et du Conseil du quartier Montparnasse-Raspail.

Entrée libre pour les habitants du XIV°arrondissement, où vécut MaEt puis,Paulette....jpgrguerite Audoux, et qu'elle évoque dans son oeuvre.

« Et puis Paulette » Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Qui est MargueriMarguerite  Audoux.jpgte Audoux ?

En 1937, était créé le magazine « Marie Claire ». Qui sait aujourd'hui qu'à sa création, il prit pour titre le titre d'un roman, dû à une modeste habitante du quartier Montparnasse-Raspail, qui venait de mourir?

Née en 1863, Marguerite Audoux avait obtenu en 1910 le prix Femina pour « Marie-Claire », son premier roman. Domiciliée dans le XIV°, d'abord rue Victor Considérant, elle vivait et travaillait alors dans une chambre, au dernier étage du 10 rue Léopold Robert, au carrefour Montparnasse Raspail.

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21 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture) -II-

Suite à notre précédent article, nous continuons à visiter l'annexe de la mairie du 14ème.

Ainsi, au premier étage, se trouvent les bureaux d'Action Sociale et d'Animation. Au deuxième étage, à droite, se trouve la petite salle des "Quatre Saisons". Des panneaux de pierre gravée représentent le Printemps, l'Eté, l'Automne et l'Hiver. A gauche, au débouché de l'escalier, se trouve le petite salle carrée dite "Salon Leclerc", qui grâce à ses portes en panneaux pliants, peut prolonger le Salle des Fêtes. au dessus des portes d'entrée du Salon Leclerc, une grande scène "Paire de boeufs au labour", a été créée par Jean Dunand, laqueur-dinandier dont l'atelier était rue Hallé dans le 14ème. Au fond de ce salon, une large composition picturale combine le château du parc de Sceaux, la célèbre auberge de l'Arbre de Robinson, oeuvre de Charles Picart-Ledoux.

Surplombant l'escalier d'honneur ont été fixées deux grandes peintures : à gauche, café-terrasse "Montparnasse" (transposition de la Coupole) par Barrat-Levraux (1955) ; à droite, "la fête foraine place Denfert Rochereau" par Ondine Magnard de la même époque que son vis-à-vis.

Faisant suite au Salon Leclerc, la grande salle des Fêtes offre 400 sièges en deux alignements séparés par une allée centrale. Au fond se situe le podium de la scène qui peut disposer d'un grand écran relevable pour des projections de films, à partir d'une cabine située au dessus du salon Leclerc. Derrière la scène se situent les coulisses d'un théâtre classique. (A suivre).

NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d'Histoire éditée par la SHA du 14ème ardt.

14 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture)

mairie14-annexe2.JPG L’annexe de la mairie du 14ème a été construite de 1934 à 1935 par l’architecte G. F. Sébille. Elle abrite le tribunal d’instance, le Comité d’Action sociale et d’animation, la Bibliothèque centrale du 14ème et le Conservatoire municipal Darius Milhaud, ainsi que des salles de réunion destinées aux associations et une vaste salle des fêtes.

Cette annexe était devenue indispensable dès la fin de la première Guerre mondiale. La partie la plus remarquable de l’édifice est l’escalier d’honneur aux larges proportions, bien équilibré par un palier central se dédoublant par deux escaliers latéraux.

Chaque partie de cette annexe a été étudiée pour recevoir l’éclairement naturel optimum. L’architecte Sébille était un spécialiste des édifices municipaux.

mairie14-annexe.JPGL’ornementation extérieure a été diversifiée et complétée au cours des vingt années qui ont suivi la mise en service du bâtiment. Rue Durouchoux, la façade est décorée de deux grands bas-reliefs à motifs allégoriques et sociaux. Au rez-de-chaussée, la salle du Tribunal d’Instance apparaît d’une grande austérité. Des inscriptions en bandeaux apparaissent, schématisant l’histoire ancienne de la justice en France : « Charlemagne donne les Capitulaires et organise la justice » ainsi que « Louis IX par un édit abolit le duel judiciaire et crée les tribunaux réguliers avec témoins ».

Au palier intermédiaire de l’escalier d’honneur apparaît un petit monument, appelé « stèle du général Leclerc ». L’œuvre est due à R.. Delambre (1948) et porte l’inscription : Le 14ème arrondissement au général Leclerc qui, le 25 août 1944 à la tête de la deuxième D. B., entra dans Paris en libérateur par les portes d’Orléans et de Châtillon.

- NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d’Histoire de la SHA du 14ème arrondissement.

13 décembre 2012

Henri Guesdon

guesdon,henri guesdon,75014,saint pierre de montrougeUne messe sera célébrée le 15 décembre, à 11h. en l'église Saint-Pierre de Montrouge afin de commémorer le 50 ème anniversaire du décès de l'abbé Henri Guesdon.

Henri Guesdon, monsieur l’abbé Guesdon, “m’sieur l’abbé”, trois appellations au choix. Mais qui c’est celui-là ? Pour les habitants du XIVe aujourd’hui, et même pour les pratiquants qui fréquentent régulièrement Saint-Pierre-de-Montrouge, ce nom ne dit pas grand chose. Pourtant un médaillon, dans la chapelle du Sacré-Coeur, perpétue sa mémoire sur le mur au-dessus de ce qui fut son confessionnal, sorte de guérite devant laquelle on faisait la queue tout le samedi après-midi.

Cet homme exceptionnel fut certainement le vicaire le plus extraordinaire (dans toute l’acception du terme) que la paroisse ait connu. Pendant ses 37 ans de sacerdoce, sans interruption, il fut affecté au service du patronage des garçons, Villa d’Alésia. Il en devint le directeur en 1930 et assuma cette fonction jusqu’à sa mort en 1962, il y a tout juste 50 ans.

Le père Guesdon avait un charisme hors du commun, ses idées sur la catéchèse et la liturgie passaient, dans les années 1940, pour révolutionnaires. Elles seront pourtant adoptées par le Concile Vatican II qui s’ouvrit (divine coïncidence ?) au moment même où il disparaissait. En 1929, avec deux confrères, il fonda le journal Coeurs Vaillants, puis le mouvement de jeunesse du même nom, pour les enfants et adolescents de 10 à 15 ans.

À sa mort il laissait une oeuvre qui comptait, entre autres, quelque 300 Scouts, Coeurs Vaillants, Jécistes, Jocistes, un club sportif de 150 adhérents, et une troupe théâtrale quasi professionnelle d’une centaine de membres. Sous le pseudonyme de Pierre Rougemont, facile à décoder, il fut l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse, et de pièces de théâtre qui furent jouées jusqu’au Japon. Il eut ainsi un rayonnement qui dépassa largement les limites de Saint-Pierre-de-Montrouge.Alors qu’il aurait pu prétendre exercer la responsabilité d’une paroisse, d’un doyenné, voire d’un diocèse, il refusa toujours les promotions et resta second vicaire (honoraire) de la seule paroisse qu’il ait connue, avec toutefois le titre honorifique de Chapelain d’Honneur de Notre-Dame de Paris.

Mais, à ses obsèques, plus de deux mille personnes emplissaient l’église jusque dans les coins les plus reculés des bas-côtés. Dans le choeur, une vingtaine de prêtres, non seulement ceux dont il avait été le père spirituel, et qu’il avait accompagnés sur la voie du sacerdoce, mais aussi les représentants de la hiérarchie diocésaine, Monseigneur Leclerc, évêque auxiliaire de Paris, en tête.

Le patronage de la Villa d’Alésia, son Patro, n’existe plus, vendu à un promoteur immobilier en 1994, mais une amicale d’anciens de l’oeuvre vit toujours dans l’esprit qu’il a su inculquer à ses “chers grands” ou à ses “p’tits gars”.

Un homme de cette valeur et de cette trempe, on ne peut l'oublier.
B.S.

 L'abbé Guesdon était l'un des fondateurs de la célèbre collection Coeurs Vaillants, dans laquelle il écrivait sous le nom de Pierre Rougemont, anagramme de Saint Pierre de Montrouge. Exemples "Les matches de Ferdinand", ou "Le veau d'or est enfin assis" et bien d'autres, qu'on peut trouver sur Internet. (Note de la  Rédaction)

25 novembre 2012

En passant par l'impasse Florimont

Florimont_impasse_9_Georges_Brassens_chez_Jeanne_02_max.jpg Il s’agit-là d’un bien modeste lieu que l’urbanisme moderne a oublié. Les promoteurs immobiliers ont sans doute abandonné l’idée de construire sur cette parcelle. La mémoire et le souvenir veilleront sans doute encore longtemps au sursis accordé.

 Une visite rapide du lieu s’impose. L’impasse a 47 mètres de long et 2 mètres de large. Au numéro quatorze, ce « couloir » s’arrête en cul-de-sac formé par une maison d’un étage, accolée à un jardinet précédé par une courette. Voilà pour le décor. Précisons que l’impasse est parallèle à l’avenue Villemain qui débouche sur la rue d’Alésia et la rue Raymond Losserand. Ainsi cette modeste ruelle abrita plus d’un siècle des citoyens sans histoire.

 Cette minuscule voie vit sa naissance à la charnière des règnes de Charles X et de Louis-Philippe. Le premier propriétaire fut un certain Florimont Leovis, avocat de son état, qui fit construire une maisonnette d’un étage sur un des terrains vagues qui, à cette époque se trouvaient hors les « barrières » de Paris.

 Le temps passant, d’autres demeures virent le jour de chaque côté de la ruelle. Notons au passage qu’au 18ème siècle, les habitations urbaines étaient taxées par rapport au nombre de « pièces à feu », pièces logeables possédant un chauffage indépendant, ce qui explique en partie les surfaces restreintes des habitations.

 Signalons que cette voie a été amputée de ses maisons jusqu’à la moitié de sa longueur et ce, sur le côté gauche de la ruelle. L’explication est simple. En mai 1959 s’installe au n° 154 de la rue d’Alésia une station-service au profit de laquelle on rasa un petit estaminet qui formait le coin gauche de l’impasse. Ce café, typique « boui-boui » de la Belle Epoque était tenu par Monsieur Berthier. Chez lui venaient se retrouver les ouvriers maghrébins de l’usine des Asphaltes située en face rue d’Alésia.

 Mais passons au n° 9 qui nous intéresse plus particulièrement, puisqu’il abrita pendant de brassens,florimont,75014,paris 14,paris 14e,georges brassensnombreuses années notre poète-chanteur et compositeur Georges Brassens. A ses débuts, celui-ci fut recueilli par une concierge de la rue d’Alésia. Le patron du café situé à l’angle des rues Bardinet et Alésia, Monsieur Malet, auvergnat bon teint, eut pitié de son infortune et lui offrit l’assiette de soupe du soir. Devenu célèbre et reconnaissant, Georges Brassens l’honora d’une chanson. Après guerre, notre chanteur s’installa au n° 9 de l’impasse, chez la famille Planche. Georges Brassens fit ravaler cette maison et l’offrit à cette brave dame qui de locataire devint propriétaire. Il acheta aussi le n° 7 et l’offrit jusqu’à sa mort à la veuve Lescat.

 Ainsi le passage Florimont reste et restera, il faut le souhaiter, un exemple d’urbanisation de la capitale et de ses faubourgs durant le 19ème siècle. Modeste, presque invisible, il est pour les flâneurs, un sujet d’attention et un rêve pour tous ceux qui ne désespèrent pas de voir ce lieu toujours empreint de poésie, de nostalgie, qualités toujours aimables à leurs yeux. 

Allez aussi voir le site de Christian Vancau, vous y trouverez des photos de Brassens et le l'impasse Florimont.

Documentation : extraite du bulletin n° 37 de la SHA du 14ème.

17 novembre 2012

«  Plaisance en images » conférence de Jean-Louis Robert mardi 20 novembre 19h30

Pascal Cherki, Maire du 14e arrondissement, Député de Paris, Patrick Boucheron Historien, Directeur des publications de la Sorbonne vous convient à la conférence

«  Plaisance en images »

par Jean-Louis ROBERT, professeur émérite d’Histoire contemporaine,

auteur de "Plaisance près Montparnasse, quartier parisien, 1840-1985",

suivie d’une séance de dédicace  

le mardi 20 novembre 2012 à 19h30

Salle des mariages - Mairie du 14ème 2, place Ferdinand Brunot M°Mouton-Duvernet

16 novembre 2012

Université populaire du 14ème : Cycle Les Migrations 17 novembre 2ème conférence

Université populaire du 14è.jpg2ème conférence du cyle "les Migrations"Samedi 17 novembre 10h30-12h30: Devenir Parisien avant la Deuxième Guerre mondiale
Présenté par Marie-Claude Blanc-Chaléard et Sophia Lamri
Maison des Associations, 22 rue Deparcieux, 75014

Université Populaire du 14ème : 8 avenue Villemain 75014 / universite.populaire14@laposte.net / 06 25 10 09 39 / www.up14.fr

03 novembre 2012

La petite histoire de nos rues (XI)

Rue Victor Considérant  - (Quartier Montparnasse)

victor considerant,75014,raspail,odessa,saint yvesOuverte en 1894 sur des terrains enlevés au cimetière du sud, entre le boulevard Raspail, la place Denfert Rochereau et la rue Schoelcher, cette voie est consacrée à l'économiste Victor Considérant (1808-1893), chef de l'Ecole phalanstérienne.

Rue d'Odessa  - (Quartier Montparnasse)

Reliant la rue du Départ, le boulevard Edgar Quinet et la rue du Montparnasse, cette voie ouverte en 1881 a absorbé l'ancienne cité d'Odessa, dont le nom commémorait le bombardement d'Odessa en 1855 par la flotte anglo-française lors de la guerre de Crimée.

Rue Saint Yves  - (Quartier Parc de Montsouris)

C'est le prénom d'un des anciens propriétaires que porte cette voie, située entre les avenues Reille et René Coty, et la rue de la Tombe Issoire. Elle a été ouverte en deux temps : en 1863 et 1868. Notons l'existence de la cité Saint Yves qui a été conçue et réalisée par les soins  de l'abbé Keller, de la paroise Saint Pierre.

30 octobre 2012

Visite de la Maison du Fontainier

Maison du Fontainier.jpg

« La maison du Fontainier, entre bassins et réservoirs ». Samedi 3 novembre 10h30 – Samedi 24 novembre 10h30 -Samedi 8 décembre 14h30.

La visite comprend les sous-sols de l'un des principaux aqueducs, dit « de Marie de Médicis », pivot de l'alimentation  en eau de Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec un exposé panoramique sur les grandes périodes de l'histoire de l'eau dans la cité.

Prévoir des chaussures confortables et des vêtements chauds. Inscription obligatoire au 01 42 24 54 02 ou par courriel : pavillondeleau@eaudeparis.fr Le lieu de rendez-vous est donné lors de l'inscription. G.D.

Pour voir toutes les visites disponibles sur Paris, cliquez ici

Une visite guidée de la maison du Fontainier, située au 42 de l’avenue de l’Observatoire,maison du fontainier 2.jpg est prévue les samedis 10 novembre et le 1er décembre à 14h 30. Droit d’entrée : 12€

Cette maison est un beau vestige de l’aqueduc que Marie de Médicis fit construire de 1613 à 1623 pour alimenter les habitants de la rive gauche, mais il était surtout destiné à alimenter les fontaines et pièces d’eau dont la Régente voulait orner sa résidence du Luxembourg qui deviendra ultérieurement le Sénat. La première pierre de l’aqueduc amenant les eaux d’une source située à Rungis, à 13 km de là, fut posée le 17 juillet 1613 par Louis XIII, âgée alors de 12 ans. L’anniversaire sera célébré par un week-end les 15 et 16 juin 2013 par l’association Paris historique.

La maison du fontainier qui était l’aboutissement de l’aqueduc de Médicis, fut construite en 1619. Sa façade est classée, c'est le plus ancien édifice du XIV°. Un petit escalier permet de descendre au sous-sol, où l’on peut admirer l’arrivée de l’aqueduc dont le débit était de 1 800 m3 par jour. A sec, depuis 1904, on peut y voir trois bassins destinés à répartir les eaux selon la demande, un pour la Régente Marie, un autre pour les Carmélites voisines et un troisième pour le peuple de Paris, pour lequel 23 fontaines distribuaient l’eau nécessaire. L’aqueduc de Marie de Médicis est encore entretenu par la régie municipale Eau de Paris pour alimenter le lac artificiel du parc Montsouris.

Le Parisien du 20 octobre 2012.

25 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (X)

Victor Basch place - Petit Montrouge

Au carrefour de la rue d'Alésia et des avenues du Général Leclerc, Jean Moulin et du Maine, cette place se nommait en 1731 la carrefour de la Croix des Sages, avant de devenir la place du Puits Rouge, puis le carrefour des Quatre Chemins. Depuis 1944, elle évoque la mémoire de Victor Basch (1863-1944), président de la ligue des Droits de l'homme, assassiné avec sa femme par la milice.

Seurat Villa - Parc Montsouris

S'ouvrant sur le 101 bis de la rue de la Tombe Issoire, cette voie date de 1926 et évoque le peintre Georges Seurat (1859-1891), un des fondateurs du Salon des Indépendants.

Raspail Boulevard - Montparnasse -

Cette importante artère de près de 2400 mètres de long commence au boulevard Saint Germain et se termine place Denfert Rochereau. Elle ne se trouve dans le 14ème arrondissement qu'à partir du n° 200. C'est la partie la plus anciennement ouverte sous le nom de boulevard d'Enfer, entre 1760 et 1767. Le boulevard porte depuis 1887 le nom du chimiste et homme politique républicain François Raspail (1794-1878).

20 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (IX)

- La rue Saint-Jacques, boulevard et place -Montparnasse, Montsouris e Petit Montrouge

Le boulevard s'étend de la rue Santé à la place Denfert-Rochereau. Sa création débute en 1760 et il a servi de limite au mur des Fermiers généraux. En 1864 il a fusionné avec les boulevard de la Santé et d'Arcueil et gardé son nom dû au voisinage de de la rue du Faubourg Saint Jacques sur le boulevard saint Jacques. Ancienne place de la barrière Saint-Jacques, elle existait depuis 1789. D'abord passage Daguerre puis passge Gourdon, la villa pris son nom actuel en 1909. Elle se trouve entre la boulevard Saint Jacques et la rue de la Tombe Issoire.

- Port-Royal.  boulevard de - Montparnasse

Commençant avenue des Gobelins et se terminant avenue de l'Observatoire, cette voie sépare le 5ème arrondissement des 13e et 14e. Seuls les numéros 95 et 127 font partie du 14e; ils correspondent à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Port-Royal qui a donné son nom à l'avenue en 1864.

- Severo.  rue . Plaisance

C'est entre les rues des Plantes et Hippolyte Maindron que cette voie a été ouverte en 1905. Elle rappelle que l'aéronaute brésilien Augusto Severo de Albuquerque Maranhao ( 1864 - 1902) s'est tué non loin de là, en tombant avec le ballon dirigeable " Pax" face au 79 de l'avenue du Maine.

18 octobre 2012

Visite-conférence au cimetière Montparnasse

La prochaine visite-conférence, organisée par la Société Historique du XIVe aura lieu:  le dimanche 21 octobre 2012 au cimetière Montparnasse.

cimetière du Montparnasse.jpgLe rendez-vous est fixé à 14h 30, à l'entrée se trouvant, côté grand cimetière, rue Emile Richard, près du croisement de cette rue et de la rue Froidevaux.

"Une nouvelle fois nous irons à la rencontre post-mortem de nombreux artistes, médecins, écrivains, hommes politiques… Nous découvrirons ou redécouvrirons leur œuvre, qui par delà leur vie, fait que leur destin personnel s’inscrit dans l’histoire de leur secteur d’activité, mais aussi, au sein de l’Histoire de notre pays."

La visite est gratuite. Pour des raisons pratiques, il est nécessaire de s'inscrire en téléphonant au 06 83 29 70 55, en indiquant son nom, le nombre de personnes concernées et votre numéro de téléphone afin que vous soyez averti en cas de problème.

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

Société Historique et Archéologique du 14eme 2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème -75014 PARIS - Mail : gviaud@sha14.asso.fr

10 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (VIII)

Rue Raymond Losserand (Plaisance)

Chemin de Vanves mentionné dès 1210, cette voie apparaît comme chaussée de Vanves sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672. Elle s’étend entre l’avenue du Maine et le boulevard Brune et a porté jusqu’en 1945 le nom de rue de Vanves qu’a remplacé celui de Raymond Losserand (1903-1942), conseiller municipal du 14ème arrondissement, résistant et fusillé par les Allemands.

Rue de la Santé (Montparnasse – Parc Montsouris)

Elle sépare les 13ème et 14ème arrondissements, commence boulevard de Port Royal et se termine rue de la Glacière et d’Alésia. C’est le chemin d’Arcueil du plan de 1672 de Jouvin de Rochefort. A son début, la rue était dite de la Santé dès 1763, à sa fin le chemin de Gentilly et le chemin de la Maison de Santé. Le nom unique de Santé s’imposa en 1663. Il se rapporte à l’hôpital de la Santé ou Sainte Anne, fondé par Anne d’Autriche.

Rue Sarrette (Petit Montrouge)

Commencée en 1863, achevée en 1892, cette voie se situe entre les rues de la Tombe Issoire, d’Alésia et l’avenue du Général Leclerc. Depuis 1890, elle porte le nom du compositeur Bernard Sarrette (1765-1858), fondateur du conservatoire national de musique.

 

08 octobre 2012

« La place Denfert-Rochereau et son lion » Exposition du 8 au 13 octobre à la Mairie du 14ème

Une exposition est organisée par la Société d'Histoire et d'Archéologie du 14ème dans le Hall de la mairie, 2 place Ferdinand Brunot. : 

Exposition sur la place Denfert-Rochereau organisée par la société historique et archéologique du 14ème du 8 octobre 2012.jpgDu lundi 8 au samedi 13 octobre

«La place Denfert-Rochereau

et son lion, figure emblématique du 14ème

Basée essentiellement sur des cartes postales anciennes et documents d’archives, cette exposition essaiera de montrer les différents aspects de cette place, à la fois carrefour, lieu de commémoration, lieu de loisirs et de fêtes. Elle se tiendra dans le hall d’entrée de la Mairie principale, aux heures d’ouverture de celle-ci (2, place Ferdinand Brunot, 75 014, Paris)M° Mouton-Duvernet. http://www.sha14.asso.fr/services/

06 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (VII)

- Rue du Cange - Plaisance

Située entre la rue Desprez et celle du Moulin de la Vierge, classée en 1863 comme rue des Trois Soeurs, cette voie a reçu en 1875 le nom de Charles Dufresne, Sieur Du Cange (1610-1688), érudit latiniste et historien.

- Rue Edouard Jacques - Plaisance

Située entre les rues Raymond Losserand et Maison-Dieu, cette voie ouverte en 1863 sous le nom de Couesnon, alors propriétaire du pseudo château du Maine, a reçu en 1900 le nom d'Edouard-Louis Auguste Jacques (1828-1900) député et maire du 14ème arrondissement.

- Rue Ferrus - Parc Montsouris

Chemin conduisant au 17ème siècle à la ferme de Sainte anne puis à la Maison de Santé qui prit sa place, cette voie a reçu en 1864 le nom du médecin aliéniste Guillaume Ferrus (1784-1861).

27 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (VI)

- rue Didot Plaisance

Ancienne rue du Terrier aux Lapins, cette voie a aussi absorbé en 1884 le sentier des Mariniers. Longue de plus d'un kilomètre, elle va de la rue du château au boulevard Brune et porte depuis 1875 le nom d'une famille d'imprimeurs parisiens.

- Rue Friant Petit Montrouge

Déjà figurée sur un plan de 1730, cette voie s'est dénommée successivement avenue de Montrouge, puis du Grand Montrouge, du Pot au Lait et depuis 1864, Friant. Général de division et comte (1758 - 1829). Elle commence avenue Jean Moulin et se termine Boulevard Brune.

- Gaîté : rue et impasse, Montparnasse

A l'état de chemin sur le plan de Roussel en 1730, chemin vicinal allant de Clamart à la Barrière du Montparnasse sur le cadastre de Montrouge en 1804, cette voie proche de l'ancienne barrière doit son nom à l'ambiance de ce lieu où abondaient bals, guinguettes et restaurants, théâtres. L'impasse se situe au 3,11 rue de la Gaîté.

17 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (V)

 - Place Abbé Jean Lebeuf  - Plaisance

A l'intersection des rues Guilleminot, du Château et de l'Ouest, cette place a reçu en 1986, le nom de l'abbé Jean Lebeuf ( 1687 - 1760), auteur des  Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris.

- Rue Alfred Durand-Claye, - Plaisance

Entre les rues Raymond Losserand et Paturle et la rue Vercingétorix, cette voie ouverte en 1887 porte depuis 1890 le nom d'Alfred Durand-Claye ( 1841 - 1888), ingénieur en chef du service de l'assainissement de la Ville et créateur du champ d'épandage de la plaine de Gennevilliers.

 - Rue et villa des Artistes - Montsouris

De l'avenue René Coty à la rue Saint-Yves, cette voie ouverte en 1853 doit son nom à une ancienne résidence d'artistes. Il existe aussi une villa des Artistes dans le quartier du Petit Montrouge, au 36, de l'avenue Jean Moulin dont le nom a une origine identique.

-  Rue Auguste Mie - Montparnasse

Située entre la rue Froidevaux et l'avenue du Maine, cette voie figurait en 1670 sur le plan de Rochefort comme partie du chemin de Vanves. Elle a reçu en 1885 le nom de l'imprimeur Auguste Mie, des presses duquel sortit en juillet 1830 la protestation des journalistes contre les ordonnances de Charles X.

08 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (IV)

                                         De la rue d'Enfer à l'avenue Denfert-Rochereau

Depuis plus d'un siècle, une controverse s'est établie sur l'origine du nom de la rue d'Enfer. Avant 1569, la rue s'est appelée, "chemin de Vauvert". L'hypothèse la plus tentante est de voir dans ce nom infernal ( voir l'expression " Au diable Vauvert"), une allusion aux fameux diables du château de Vauvert, qui était très aproximativement sur le site actuel du jardin du Luxembourg ; ces diables, sans doute des malfaiteurs, se réfugiaient dans les ruines de l'ancien château, bâti en l'an mil par Robert II.  En 1258, Saint-louis en fit don aux Chartreux qui y construisirent leur abbaye et  y restèrent jusqu'à la Révolution.

Une hypothèse plus rationnelles est celle-ci : le mot "Enfer" serait la corruption ou la mutation par un jeu de mot inconscient de l'appellation de la " Via inferior" romaine qui doublait  "un peu plus bas", c'est-à-dire à l'ouest la "Via Superior ", route de Lutèce à Aurelianum" ( Orléans),  future route de cette même ville  (rue Saint-Jacques et du Faubourg Saint-Jacques). La légende des "diables de Vauvert" a très bien pu s'amalgamer à ce phénomène toponymique et sémantique.

Pour couronner le tout, en 1879, la municipalité parisienne a fait de la rue d'Enfer, la rue Denfert-Rochereau ( promue depuis avenue) par un second jeu de mot, probablement volontaire celui-là, et qui rappelle le souvenir du défenseur de Belfort durant la guerre de 1870. Le fameux lion de la Place Denfert symbolise  la résistance courageuse de ce colonel, face aux armées prussiennes.

Pour conclure, l'actuel boulevard Raspail restera " boulevard d'Enfer" jusqu'en 1887. Signalons qu'à la hauteur du numéro 247 de ce boulevard, se situe "un passage d'Enfer"... Libre à chacun de rêver à cet "enfer" qui n'en finit pas de nous poser des questions "infernales" !

29 août 2012

La petite histoire de nos rues (III)

- rue du Commandeur (Petit Montrouge)

Cette voie en ellipse débute 11 rue Bezout et finit au 35 de la même rue. Avenue du Commandeur jusqu'en 1877, elle rappelle l'existence d'une commanderie de Saint Jean de Latran qui possédait autrefois le fief de Montsouris.

- rue de Coulmiers (Petit Montrouge)

Latérale au chemin de fer de ceinture, reliant les avenues du Général Leclerc et Jean Moulin, cette rue a d'abord fait partie de la rue Beaunier avant d'en être détachée en 1884 et de prendre le nom d'un village du Loiret ou fut livrée en 1870 une bataille victorieuse contre les Allemands.

- rue Daguerre (Montparnasse, Petit Montrouge et Plaisance)

Existant déjà sous forme de chemin en 1730, appelée en 1840 rue de la Pépinière qu'exploitait Cels à son extrémité ouest, cette voie reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine a reçu en 1867 le nom de Louis-Jacques Mandé Daguerre (1789-1851), inventeur d'un des plus anciens procédés photographiques, la daguerréotypie.

- rue et impasse Cels

Ouverte en 1850 pour relier les rue Fermat et Auguste Mie, cette voie porte le nom de Jacques Cels (1743-1806), horticulteur réputé dont le petit-fils était propriétaire des terrains avoisinants. L'impasse Cels s'ouvre au 7 de la rue Cels.

- rue Dareau : (parc de Montsouris)

Cette voie est déjà attestée en 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort formant le prolongement de la rue de Lourcine. Elle est dite voie creuse sur le plan cadastral de 1804. On lui a aussi donné le nom de la rue des Cavées et de rue des Catacombes. En 1858 le conseil municipal de Montrouge lui a attribué le nom du maire de cette commune entre 1852 et 1859. La rue va du boulevard Saint Jacques à l'avenue René Coty et le passage du 34-38 rue Dareau à la rue de la Tombe Issoire.

26 août 2012

La petite histoire de nos rues (II)

Nous continuons notre petite promenade à travers les rues de nos quartiers, à la découverte de surprises et d'anecdotes parfois inconnues.

- Alésia,  rue et villa ( Petit Montrouge et Parc Montsouris)

La rue d'Alésia, ouverte en 1863, va de l'avenue Reille à la rue de Vouillé. Cette importante artère était déjà mentionnée sur des plans de 1730, sous le nom de chemin de la Justice, puis des Boeufs. La villa se trouve entre la rue d'Alésia et la rue des Plantes. Ouverte en 1897, elle s'est d'abord appelée villa Parquet. Le nom d'Alésia commémore le siège soutenu en 52, avant J.C dans cet oppidum par Vercingétorix; sa capitulation scella la victoire de César et la fin de la Gaule indépendante.

- Brézin - rue ( Petit Montrouge)

Reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine, cette voie ouverte en 1838 par l'Administration des hospices porte depuis 1844 le nom de Michel Brézin ( 1757 - 1828 ), industriel qui fit un important legs à cette institution et fonda l'hospice de la Reconnaissance à Garches.

- Brune - boulevard et villa ( Petit Montrouge et Plaisance)

Longue de 1600 mètres et large d'au moins 40, cette voie fait partie des boulevards des maréchaux. Elle s'étend de la porte de Vanves à la porte d'Orléans. Ancienne partie de la rue Militaire, elle a reçu en 1864 le nom du maréchal Guillaume Brune ( 1763 - 1815) assassiné à Avignon par les Royalistes. A proximité immédiate, au 72 de la rue des Plantes, se trouve la villa Brune, voie privée, ancienne impasse Camus qui jouxte la tranchée du chemin de fer de Ceinture.

- Campagne première - rue ( Montparnasse)

Ancien chemin de terre signalé au XVIIIe siècle sous le nom de ruelle du Montparnasse, cette rue commence à être bâtie en 1797. Le général Taponnier, propriétaire des terrains voisins, lui donna son nom actuel en commémoration de sa première campagne faite à Wissembourg en 1793.

- Cassini - rue (Montparnasse)

Attestée dès le XVIIe siècle, cette voie a porté le nom de rue des Deux Anges, rue Maillet, rue des Deux Maillets, rue des Charbonniers. Depuis 1790, sur proposition de l'astronome Lalande, elle porte le nom de Jean Cassini ( 1625 - 1712), fondateur de l'Observatoire de Paris et d'une lignée de savants qui dirigèrent cet établissement de père en fils de 1669 à 1794.