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20 mai 2011

Visites organisées par l'association Secrets de Paris dans les pas de Picasso à Montparnasse samedi 21 mai et le quartier Montsouris le dimanche 22 mai

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisSamedi 21 mai 2011 à 15h : Dans les pas de  Picasso à Montparnasse  nous revivrons le cubisme, mais également ses amitiés et ses amours, du boulevard Montparnasse à la rue Campagne Première.
Rendez-vous à l'angle du boulevard Montparnasse et de l'avenue de l'Observatoire (RER Port-Royal), au pied de la statue du Maréchal Ney (75006), à 15h.

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisDimanche 22 mai 2011  à 15h :Visite du quartier Montsouris :
Evocation des principaux peintres et sculpteurs ayant œuvré dans le quartier.
Rendez-vous à l'angle des rues Sarrette, Alésia et Tombe-Issoire (75014, M° Alésia) devant la fontaine Wallace, à 15h.( durée environ 1h45)
Tarif : 10 euros. Réservations par courriel

14 mai 2011

Dimanche 15 mai 10h45 : Le sculpteur Alberto Giacometti à Plaisance et à Montparnasse, visite organisée par l'association Secrets de Paris.

Giacometti.jpgNous irons à la découverte des lieux que le sculpteur Alberto Giacometti a hantés et qui le hantaient ; de son atelier caché dans une petite rue de Plaisance, à ses adresses fétiches, en passant par les ateliers de ses amis.
Rendez-vous à l'angle des rues Didot et d'Alésia (M° Plaisance), devant le lycée du 132, rue d'Alésia (75014), à 10h45.

Réservation par courriel, Tarif : 10 euros, Renseignements: http://secretsdeparis.blogspirit.com/i-les-prochaines-vis...

28 avril 2011

l'hôtel Istria, rue Campagne Première

Les années 1923 – 1929 doivent être considérées comme celles représentatives des fameuses « années folles »  ayant régi toute l’activité artistique du quartier Montparnasse.

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Ainsi, l’hôtel « Istria », sis 29, rue Campagne Première, est un de ces lieux resté célèbre qui, aujourd’hui est le témoin encore vivant des heures « chaudes » de ce quartier. Ainsi, Man Ray y fut, alors qu’il avait son atelier dans l’immeuble mitoyen.  Marcel Duchamp  y habita. Quant à Tristan Tzara, on dit qu’il sortait de l’hôtel à quatre pattes pour ne pas avoir à inventer d’excuses à ses retards  de paiements… Francis Picabia et Erik Satie sont venus là pour travailler à leur ballet  « Relâche » qui sera monté le 5 septembre 1924 par Germaine Everling, réveillée la nuit par les folles dégringolades dans les escaliers, de Kisling… Radiguet vécut un amour avec Bronya. Elsa Triolet vécut à cet hôtel jusqu’à sa rencontre avec Aragon à la Closerie des Lilas en 1929. Le poète écrira : «  Lorsque tu descendais à l’Hôtel Istria, / Tout était  différent rue Campagne Première / En mille neuf cent vingt-neuf vers l’heure de midi… Bientôt le poète russe Maïakovski débarque en ce lieu, le 9 novembre 1924 ; il dit : « c’est le petit hôtel le meilleur marché et le plus propre qui soit : je fais des économies et j’essaye de ne pas trop traîner à droite et à gauche… »  Ici, il attend l’obtention d’un visa pour les Etats-Unis que l’on ne lui accordera pas. Il repart pour Moscou le 27 décembre après avoir été volé de tous ses papiers et de son argent  ! Il reviendra le 10 juin 1925, partira aux Etats-Unis. On le retrouve à ce même hôtel en mai 1927, novembre 1928, et la dernière fois en  mars 1929. Dans le poème  « Verlaine et Cézanne », il évoquera plus tard l’étroitesse de sa chambre…

Ainsi, l’hôtel Istria reste un haut lieu de l’univers artistique des années 30, marquées par le Surréalisme et l’incomparable révolution des arts , et ceci dans tous les domaines d’application. Aux frontières de Montparnasse, des cafés « le Dôme », « la Coupole », « la Rotonde », il est le témoin vivant d’une époque devenue lointaine mais toujours vivante dans les mémoires.

02 avril 2011

Visite guidée organisée par l'association Secrets de Paris : Montparnasse et la bohème le 3 avril à 15h

Dimanche 3 avril 2011 à 15h: Montparnasse et la bohème

bohème,montparnasse,thomas dufresne,paris 14,lavoixdu14eBalade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.
Rendez-vous au carrefour Vavin, devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, M° Vavin), à 15h.
Tarif : 10 euros.

Thomas Dufresne, depuis plus de 25 ans, donne des conférences, écrit des articles et des livres sur l'histoire de Paris et sur l'histoire de l'art. Il est membre de la Société historique et archéologique du 14e arrondissement.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Réservation par courriel

Renseignements :http://secretsdeparis.blogspirit.com/

23 mars 2011

Ah ! quelle vacherie...

Non, il ne  s‘agit pas d’une expression destinée à expulser une contrariété due à un quelconque ennui domestique : robot électrique ayant rendu l’âme, fuite à la machine à laver, etc…, mais seulement du sens propre attribué à l’un de ces bâtiments destiné à abriter un élevage de vaches… Et Paris en fut pourvu, bien pourvu jusqu’en 1950 !

Après l’annexion des nouveaux territoires des communes de banlieue en janvier 1860, les fermes de ville, les fermes de nourrisseurs, les «vacheries » y furent très nombreuses. Précisons que bien avant la Révolution française, le lait était à la base du petit déjeuner d’alors. De plus en plus de vaches étaient donc entretenues à l’intérieur du mur des Fermiers Généraux, certains habitants ayant leur propre « laiterie » installée dans leurs jardins et remises. Ainsi, les terrains où se trouve l’actuelle Emile Dubois et les immeubles du « Méridien » étaient à cette époque un vaste enclos à bestiaux.

paris 14e,lavoixdu14e,ferme de montsourisEn 1855, 2300 vaches occupaient 150 vacheries. La population parisienne augmentant toujours plus ( 1 174 000 habitants en 1856 – 1 696 000 en 1861), la décennie 1870 – 1880 vit de 20 à 30 vacheries supplémentaires s’installer sur Paris. On en compta 305 en 1879, 476 en 1888, 502 en 1892…

Paris était devenu au fil des ans une immense ferme : 7000 vaches y séjournaient , produisant 1000 000 litres de lait… Chaque vacherie comportait en moyenne 14 bêtes. Et en ce qui concerne notre 14e ardt, notons que la ferme de Montsouris encore visible de nos jours, comportait au 26, de la rue de la Tombe Issoire, une porte charretière, sa hauteur permettait de rentre les foins !

Mais le déclin  de cette activité progressa rapidement. En 1910, les vacheries parisiennes ne sont plus que 141, 30 en 1920, 3 en 1950 et encore 150 en banlieue proche ( au-delà du périph). Le Paris « rural » avait vécu. Seul vestige de cette époque révolue, la Ferme de Montsouris, déjà citée, et située au-dessus de la carrière de Fort-Mahon est un témoignage de cette époque. Son activité s’est éteinte définitivement en 1940. L’abbé Keller était propriétaire de la parcelle sur laquelle elle se situe, mais la convoitise des promoteurs immobiliers a bien failli faire disparaître le site qui, en 1994 a été classé et préservé. La dernière vacherie survivra-t-elle, et pour combien de temps ? 

N.D.L.R. Documentation extraite du Bulletin N° 188 de la S.H.A. du 14 , mars-avril 2011.

S.H.A. du 14e : http://sha14.asso.fr

16 mars 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VIII et fin)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier. Cette note est la dernière de la série.  Lire la note précédente

Grands établissements et espaces verts

alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eQuatre grands établissements furent implantés dans le 14e : l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, sur un plan incluant un maximum d’espaces verts, la prison dite de la Santé, après étude de tous les modèles et systèmes possibles pour ce genre d’édifice ; l’église Saint-Pierre, car la paroisse ne disposait que d’une minuscule église en matériaux légers rue d’Amboise (maintenant rue Thibaud) ; enfin les gigantesques réservoirs de Montsouris (en permanence 200 millions de litres d’eau potable). (cliquez sur l'image pour agrandir)

alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eEntreprise dès 1852, visiblement au centre du futur arrondissement, la mairie de Montrouge (commune qui comprenait le Grand et Petit-Montrouge) fut achevée en 1855. Elle devint celle du 14e en 1860 avec le même maire, Alexandre Dareau (son agrandissement date de 1886-1889).
Parallèlement, plusieurs milliers d’arbres furent plantés dans nos rues ; et un des 24 squares donnés à la ville par Napoléon III fut établi devant la mairie.
alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eMais la plus spectaculaire création, en ce domaine, fut celle du parc de Montsouris, l’un des trois grands parcs — avec celui des Buttes-Chaumont et le parc Monceau — voulus par Napoléon III pour la capitale. D’une superficie de 16 hectares, c’est un véritable « monument végétal «.
Dans son oeuvre, Haussmann sut s’entourer de collaborateurs de grande classe. Les plus connus furent Belgrand pour tout ce qui concernait les eaux (un des principaux adjoints de Belgrand fut l’ingénieur Couche, qui n’a eu droit qu’à une des plus petites rues de l’arrondissement), et Alphand pour les parcs et jardins. Chaque habitant du 14e — et de Paris — devrait être conscient de ce qu’il doit à de tels hommes, dont les travaux nous profitent encore au bout d’un siècle et quart et ont servi de modèles dans le monde entier.
Le 14e arrondissement est exemplaire pour comprendre et apprécier les réalisations de cette époque, qui fut bien autre chose que le décor d’opérette d’Offenbach qu’on s’obstine à y voir...

R.L. Cottard

11 mars 2011

140e anniversaire de la Commune de Paris : animations dans le 14ème du 14 au 26 mars 2011

paris 14,la voix du 14e,commune de parisDu 14 au 26 mars, la mairie célèbre le 140e anniversaire de la Commune de Paris. Gouvernement insurrectionnel principalement ouvrier instauré du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune de Paris aspirait à une république basée sur l'égalité sociale. La Commune a été violemment réprimée lors de la semaine sanglante du 21 au 28 mai. A l'occasion des 140 ans de la Commune de Paris, la mairie organise plusieurs animations qui reviennent sur les événements de 1871.

Voici le programme des  manifestations dans le 14ème

  • Lundi 14 mars à 19h Conférence sur « la Commune et les arts,
  • Jeudi 17 mars à 20h « Morte ou vive, vive la Commune ! », pièce de théâtre interprétée par la compagnie Même si.
  • Du 21 au 26 mars, de 8h30 à 17h, jeudi jusqu'à 19h30
    « La Commune et les arts », Exposition réalisée par les Amis de la Commune de Paris de 1871.
  •  Samedi 26 mars à 14h30 : Dévoilement d'une plaque

Jeudi 17 mars à 20h
« Morte ou vive, vive la Commune ! »
, pièce de théâtre interprétée par la compagnie Même si.
Le spectacle raconte la Commune de Paris : comment elle s'est préparée, comment elle a surgi, comment elle a vécu...et comment elle a fini contre le mur.
L'histoire commence le 4 septembre 1870 : Napoléon III est fait prisonnier par les Prussiens, c'est la chute du Second Empire et la naissance de la IIIème République. Elle se termine le 28 mai 1871, devant le Mur des Fédérés du cimetière du Père Lachaise à Paris, où les derniers Communards sont fusillés.
En 5 tableaux, durant 1h30, le spectacle raconte 9 mois d'histoire de France. Un récit original au cours duquel s'égrènent discours, situations et narration des récitants.

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23 février 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VII)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sous la direction de R.L. Cottard, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente

La mutation du 14e
Notre arrondissement, le 14e, reçut le nom de son principal monument, l’Observatoire, et fut, comme tous les autres, divisé en quatre quartiers : le n° 53, horizontal, Mont-parnasse ; les n° 54, 55 et 56, verticaux, d’Est en Ouest, la Santé (rebaptisée parc de Montsouris en 1935), le Petit-Montrouge et Plaisance. Dessinant un beau fer de hache, le 14e fut délimité au nord par le boulevard du Montparnasse qu’allait bientôt continuer le boulevard de Port-Royal ; au Sud par le boulevard des Fortifications ; à l’Est par l’ex-chemin de Gentilly (actuelles rues de la Santé et de l’Amiral-Mouchez) ; à l’Ouest par la ligne du chemin de fer et de l’Ouest.
Dans ce vaste périmètre, Haussmann va, comme on dit, s’en donner à cœur-joie, et ce n’est pas ici qu’on pourra lui reprocher d’avoir démoli sans états d’âme des édifices anciens qui eussent mérité d’être conservés.

Futur14eme en 1855.jpg

Le plan dit d’Alexandre (cliquez pour agrandir) montre qu’en 1855 les espaces vides de toute construction étaient considérables dans toute la partie sud du futur 14° arrondissement : terrains de rejets de déblais des carrières à l’Est ; ailleurs champs d’horticulteurs, pépiniéristes ou maraîchers.

Parmi les voies créées, il faut citer le boulevard de Port-Royal, déjà mentionné ; le boulevard Arago, toute la partie Est de la rue d’Alésia, l’avenue Reille (qui était prévue pour aboutir au boulevard Jourdan); l’avenue de Montsouris (actuelle René Coty) ; la rue Sarrette ; la rue Gazan, y compris sa partie finale, devenue la rue de la Cité-Universitaire (entre les deux guerres) à la limite Est du parc de Montsouris; quantité de petites rues établissant un maillage serré de desserte du voisinage; enfin, tout à l’Ouest, le prolongement de la rue Vercingétorix jusqu’au boulevard Brune. Une rocade, tombée malheureusement à l’abandon dès avant la dernière guerre, ne doit pas être oubliée : c’est la ligne en tranchée de la Petite-Ceinture, ouvrage ferroviaire de premier ordre, qui jetait déjà les bases d’un futur chemin de fer intra urbain (et qui permettait — qui le sait ? — la jonction de toutes les grandes lignes de chemins de fer). Cette rocade en tranchée fut ouverte pour l’Exposition universelle de 1867.

Parmi les voies aménagées, viabilisées ou élargies sous les ordres d’Haussmann, il convient de faire état de la partie ouest de la rue d’Alésia (sous le nom du chemin du Transit, c’était une simple voie de terre empierrée); la rue des Plantes, rectifiée à travers des terrains maraîchers et des espaces vagues; la rue Didot, formée par la jonction d’antiques sentiers (du Terrier-aux-Lapins, des Mariniers...); les boulevards Jourdan et Brune, qu’on pourrait même dire créés de toutes pièces sur la « rue militaire » originelle, laquelle n’était pas autre chose qu’un chemin de terre non chaussé de pavés, réservé aux convois du roulage de l’armée, à destination des bastions occupés par les troupes garnissant en permanence les fortifications...

Une mention spéciale doit être réservée à une transformation spectaculaire celle des boulevards extérieurs au mur de la Ferme. Haussmann, par la démolition de ce mur, les fit fusionner, après mise à niveau, avec le chemin intérieur de ronde des employés de l’Octroi, élargissant ainsi les boulevards Saint-Jacques, d’Enfer (Raspail actuel), de Montrouge (Edgar-Quinet), etc… L’avenue du Maine resta, certes, à sa princière largeur originelle, mais fut «  rechaussée »  en nouveaux pavés réguliers.

R.L. Cottard

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21 janvier 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VI)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

20090327PHOWWW00144.jpgLe 1°’ janvier 1860, Paris s’accrut subitement - comme par un coup de baguette magique - d’un demi-million d’habitants : c’étaient les occupants « de l’immense anneau de territoire compris entre le mur des Fermiers généraux (c’est-à-dire de l’Octroi de Paris) et le rempart des fortifications. Le premier datait de 1787, veille de la Révolution de 1789 ; le second de 1845, veille de celle de 1848. Entre-temps, cette population avait continué à relever administrativement des communes d’au-delà des fortifications. Toutefois, littéralement coupées en deux, celles-ci, pour la plupart, s’étaient désintéressées de leurs concitoyens restés intra-muros (‘ inter- muros ‘, plutôt). Ces derniers, de leur côté, souffraient d’être radicalement séparés de leur commune-mère sans être, pour autant, devenus des Parisiens... Napoléon III, qui fut sans nul doute le plus grand chef d’État urbaniste de son siècle, avait parfaitement compris deux choses : d’abord, l’anomalie d’une telle situation, tant sur le plan urbain que sur le plan humain ensuite, la possibilité qu’elle lui offrait de faire de Paris la plus belle capitale d’Europe.

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03 janvier 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (V)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

On appelait les deux grands commis d'Haussmann, les ingénieurs Eugène Belgrand et Jean-Charles Alphand, à qui on doit la profonde transformation de Paris. Il serait injuste de ne pas y associer le grand jardinier que fut Jean-Pierre Barillet-Deschamps.

barilletdeschamps(f).jpgJean-Pierre Barillet-Deschamps, fils d'un ouvrier jardinier, devient en 1841 « moniteur » de jardinage, formé à l’école des contremaîtres de « La Paternelle », première colonie agricole et pénitentiaire fondée à Mettray, près de Tours, en 1839. Il fonde ensuite un établissement horticole à Bordeaux. Appelé à Paris par Haussmann, il est placé sous l'autorité des ingénieurs Jean-Charles Alphand et Eugène Belgrand, avec le titre (dont il sera le premier titulaire) de « Jardinier en chef du Service des Promenades et Plantations de la Ville de Paris ». Il est donc appelé à la transformation de la capitale au sein de la remarquable équipe de professionnels dont avait su s'entourer le préfet. Barillet-Deschamps redessine les bois de Boulogne et de Vincennes, crée le jardin du Luxembourg, (son bassin et sa fontaine l'hiver)

Jardin_du_Luxembourg_-_Medici_Fountain_in_winter.JPG

le parc Monceau, le parc des Buttes-Chaumont et le parc Montsouris. En 1865, il crée le jardin anglais du jardin des plantes du Mans. À Lille il dessine le jardin Vauban, et à Roubaix le parc Barbieux.

Il crée une Maison d’Architecte Paysagiste, ouvre une pépinière et un jardin à La Muette et entame une carrière internationale : on l'appelle à Marseille, à Hyères, à Milan et Turin, en Belgique, en Autriche, en Prusse, et jusqu'en Égypte où il meurt en 1875, d’une maladie pulmonaire, contractée sur place à 50 ans.

Ce que Haussmann apprécie chez, «ce pauvre Barillet-Deschamps, avec ses grandes qualités et ses petits défauts», était un modèle de jardin inspiré du jardin anglais, caractérisé par des pelouses vallonnées et les formes sinueuses des allées et des lacs, et avec des massifs d’arbres bien délimités: exactement ce qu’on voit à Montsouris. Haussmann appréciait moins « son abus du détail et un peu trop d’allées ». Le mobilier des jardins témoigne de la modernité et de la prospérité du Second Empire.

A.C.

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23 décembre 2010

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème (IV)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

 Les grands commis d’Haussmann:Jean Charles, Adolphe, ALPHAND  (1817-1891)

Ingénieur et artiste, ALPHAND reçut d’HAUSSMANN la mission de doter Paris — qui en manquait totalement — de parcs et jardins publics. Réalisateur de ce programme, il créa 24 squares répartis entre les arrondissements, et deux grands parcs : les Buttes-Chaumont et le parc Montsouris.

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Il transforma le parc Monceau (ex-propriété de la famille d’ORLEANS) en jardin public, réhabilita les bois de Boulogne et de Vincennes et planta dans les rues de Paris des dizaines de milliers d’arbres. En 1870-71, il dirigea les travaux de mise en défense des fortifications lors du siège de la capitale.

 

R.L.Cottard

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15 décembre 2010

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (III)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

 Les grands commis d’Haussmann: Eugène BELGRAND (1810-1878)
Géologue et ingénieur, BELGRAND fut, sous les ordres d’HAUSSMANN, l’auteur responsable de deux des plus grandes réalisations urbaines du Second Empire dans la capitale.
— L’installation d’un système d’égouts couvrant les vingt arrondissements
— l’adduction des eaux des principales rivières du Bassin Parisien et la construction des immenses réservoirs de Montsouris.

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Le réservoir de Montsouris-Photo Isaduig

Par ces travaux, il contribua de façon essentielle à l’assainissement de Paris.
L’Académie des Sciences accueillit ce grand technicien et savant en 1871.

R.L.Cottard

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06 décembre 2010

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (II)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

Georges HAUSSMANN (1809-1891)

HD_BaronHaussmann_c.jpgLa carrière d’HAUSSMANN dans la Préfectorale » s’étendit des débuts du règne de Louis-Philippe à celui de Napoléon III. Il en avait gravi tous les échelons et était Préfet de la Gironde, lorsque, aux premiers jours du Second Empire, Napoléon III l’appela à la Préfecture de la Seine. Il devait conserver ce poste jusqu’à la veille de la Guerre de 1870.

Au cours de ces dix-sept années, exécutant les plans de l’Empereur, il fit de Paris la plus moderne des capitales de l’Europe au prix de gigantesques travaux. Cette urbanisation s’accompagna, grâce à la création d’un réseau d’eau courante et potable, et d’un système d’égouts, d’un assainissement considérable. Napoléon III fit Haussmann baron et sénateur, mais ne le nomma pas, comme ce grand préfet l’eût désiré, Ministre de Paris “.
Haussmann, jusqu’à sa mort, vingt ans après la chute de l’Empire, resta fidèle au parti de l’ex-souverain.

R.L. Cottard

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