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03 juin 2018

Encore ! Mais …

Et si le monde, comme le prêchait le Révérend Curry, primat de l'Eglise épiscopale des Etats-Unis, au mariage d’Harry et de Meghan, était en train de changer ?
Un prince d’Angleterre épousant une petite-fille d’esclave, noire, américaine, divorcée.
La voici entrant en grandes pompes dans la famille royale, au bras du futur Roi, avec l'assentiment de la Reine-Mère, au milieu d’une liesse populaire sans précédent.
Puissance de l’amour a prêché cet évêque, brisant le protocole en prononçant  avec fougue et impétuosité une ode au pouvoir de l'amour, citant Martin Luther King, secouant ainsi les fondations de l’Abbaye Saint George de Windsor mais aussi les fondations de la Royale Institution !
Oui ne sous-estimons pas la puissance de l’amour qui vient à bout de tous les impossibles.
C’est avec les mots de Luther-King  qu’il a pris la parole : « Nous devons découvrir le pouvoir de rédemption de l’amour et ainsi nous ferons un monde nouveau....il ne s’agit pas juste d’un jeune couple que nous célébrons, c’est plus que cela ...", ajoutant que ces futurs époux avaient  le devoir de contribuer à la naissance de ce nouveau monde.

Evoquant également l’image du feu pour parler de l’amour, comment ne pas associer son discours au feu de L'Esprit, ce même feu qui insufflera un ardent désir missionnaire aux Apôtres, le jour de la Pentecôte.

Soyons certains que lorsque l’Esprit ajoute aux forces de l’humain  qui et quoi pourraient lui résister?
Avec cet évêque, d'une rhétorique convaincante, avec l'Esprit, ayons l'audace de croire en un monde nouveau, débarrassé de clivages, de violences, en un monde où il nous serait possible d’obéir à la loi, la seule de notre Christ : nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.

Elyane Boissière

29 avril 2018

L’Apocalypse de Jean

Vie et mort,

Vacarme assourdissant, ouragan, tempêtes,

Tourbillon de feu et de sang,

Lumières, fulgurances, couleurs,

Violences-démesure des combats entre Bien et Mal,

Violence-démesure -puissance de l’Amour

Qui défie les impossibles

Amour de Dieu qui sauve

Vérité de son Christ qui se donne

Signe absolu, définitif

De victoire et de vie.

Elyane Boissière

22 avril 2018

 Dieu et Abraham

En Hébreu c’est le beau nom qu’on Te donne : “ Il passa “.

Yahvé, celui qui passe et fait passer ceux de Son Alliance.

Sur l’Horeb, Il a passé devant Moïse pour lui remettre les Tables de la Loi

A Son peuple Il a fait passer la Mer Rouge pour échapper à la captivité

Les a fait passer dans le désert pour entrer en terre promise,

En terre d’Alliance.

Il a passé à travers les offrandes d’Abraham

Donnant du poids à Sa promesse :

Abraham passant de simple nomade sans descendance

A père d’une multitude, à père des Nations.

Et c’est pourquoi la lumière qui explose devant Abraham

Sur son chemin, ne le surprend pas.

Le voile de toute incertitude s’est levé devant les signes qu’il a reçus.

Alors il écoute, plein de recueillement,

Genou fléchi, mains croisées sur le cœur

Semblant dire à l’éblouissante présence :

“ Me voici Seigneur, je viens faire Ta volonté “.

Prêt à transmettre, à faire passer à son tour

Ce que Dieu lui a laissé :

L’appel à la foi, à la confiance,

L’ouverture au don gratuit de l’Amour.

Elyane Boissière

08 avril 2018

Le cri

Le Cri Munch.jpg

LE CRI (Munch)

L’homme au bout de la passerelle,

Au bout de la souffrance,

A bout de souffle, crie !

Enfoncé dans sa peur,

Sa terreur le coupe des autres,

Et les autres qu’il effraie à leur tour,

Lui tournent le dos.

Autour de lui tout n’est que violence,

Grondements, craquements, tourments de la terre et du ciel

Qui se liguent contre lui,

Du moins le croit-il.

Alors il crie, il porte la main à sa tête

Qui lui fait mal.

Il crie sa douleur, qui déforme, défigure ...

Mais il y a l’espérance !

L’espérance, c’est le pont qui le relie aux autres.

L’espérance ce sont les hommes qui sont là,

A l’autre bout du pont

Pour lui et lui seul,

Pour lui porter secours !

Elyane Boissière

29 mars 2018

Pour les Chrétiens, que représente la fête de Pâques ?

C’est vraiment la fête la plus importante de l’année, qui donne sens à toutes les autres.

Les Juifs commémoraient ce jour-là la libération d’Egypte où leur peuple vivait en esclavage.

Jésus s’est associé à cette célébration en montant à la ville sainte, Jérusalem, comme le faisaient beaucoup de Juifs pieux de son temps.

Sa prédication apparaissait comme révolutionnaire pour beaucoup de ses concitoyens et les autorités ont décidé sa mort.

Bien conscient du danger qui le menace, Jésus aurait pu s’éloigner de la ville, se cacher, et se faire oublier.

Il ne le fait pas. Il choisit d’aller librement vers la mort. Il veut donner sa vie pour le salut de tous les hommes.

Désolés, ses plus proches amis (les apôtres et quelques autres) assistent impuissants à son procès et à sa mort sur la croix. Par prudence, certains s’éloignent de la ville.

Mais, un événement incroyable se produit. Plusieurs le rencontrent, vivant de nouveau. Il faut lire ces passages de l’Evangile qui décrit l’incrédulité de ses amis, leurs hésitations…Peu à peu, ils se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’une hallucination, mais bien d’une réalité nouvelle : Jésus est « ressuscité » ! Il apporte à l’humanité une immense espérance. La mort sur laquelle nous butons tous n’aura pas le dernier mot. Unis à Jésus, nous pouvons entrer dans une vie nouvelle et la mort est un passage…

N’hésitons pas à entrer dans la joie des apôtres. Participons aux liturgies si émouvantes de la période pascale. Qu’elles renforcent notre foi Chrétienne si nous sommes croyants. Qu’elles nous interrogent et nous fassent entrevoir la prodigieuse espérance offerte par la résurrection de Jésus même si nous considérons que nous ne pouvons pas y souscrire.

P. Pierre Lochet

resurrection-fra-angelico-.jpg

Résurrection du Christ et femmes au tombeau ; Fra ANGELICO ; 1440-41 fresque ; Convento di San Marco, Florence

Quatre femmes arrivent devant un sarcophage pour mettre des aromates et embaumer le corps de Jésus mort. La première, Marie Madeleine, se penche sur  le tombeau ouvert et qui devrait être fermé, mais il est vide. Assis sur le bord un ange leur dit que Jésus est ressuscité et en haut on voit la matérialisation de son récit, Jésus se dresse la palme et le drapeau vainqueur à la main. A gauche un religieux prie mais ce n'est pas un témoin, seulement St Dominique méditant, pour inviter le spectateur à faire de même.

26 mars 2018

La Dame du Passage

Dans la ville, bourdonnante de futilités, brillante d’un néant bien rangé dans les vitrines, ce quatorzième qui s’évanouit aussi dans ces avenues d’un doute cotonneux  dont le sillage soudain nous sidère, là, à l’arrêt d’un bus, il m’arrive souvent- désir de respirer- de bifurquer vers les jardins oubliés, le long de la vieille voie de chemin de fer.

C’est ici, du côté de la rue Friant que j’ai rencontré une femme aux cheveux fous, bariolée de foulards, les yeux filet d’eau clair s’accrochant aux miens, délavés par le siècle.

Je suis resté devant son abri de planches et de cartons.

- Tu veux un café ? M’a –t-elle demandé en pointant du doigt le butagaz.

La gitane me désigna un siège de camping en face du sien.

- Volontiers… par ce froid.

- Ne me demande pas d’où je viens. Appelle-moi la Dame du Passage, bien qu’il n’y ait plus de trains sur cette voie, tu sais, le ruban que tu mets autour du bouquet de la ville et qui s’envole on ne sait où dans la gaieté de la banlieue. Les cabarets du temps des cerises. L’espérance de nos danses. Cette soie s’est détachée quand tout ce bruit a poussé. Et voilà ce chemin envahi d’herbes et de chants d’oiseaux : c’est ma demeure.

Peu de personnes viennent ici. Pourtant, c’est tout près.

Oui, répondis-je. Plus près que la veine de mon cou. Je me suis perdu.

La Dame du passage a joint ses mains en prière.

- Un voisin de palier – Elle désigna une valise remplie de bouquins – cite ce vieux proverbe : «  Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connait, tu risquerais de ne plus te perdre. »

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13 février 2018

Chez le fleuriste du coin, en cette fête de la Saint Valentin

- Bonjour, je voudrais un bouquet de roses, mais sans les épines, sans la couleur et sans l’odeur. 

La fleuriste, embarrassée, répondit à l’étrange client :

- Je regrette Monsieur, mais nous vendons le bouquet entier.

- C’est que… ça me ferait moins cher… Et puis, c’est trop d’un coup. La surabondance vous comprenez… Je crains que ça étouffe ma fiancée.  N’est-ce pas, je préfère procéder par étapes.

- Nous ne décomposons pas… Vous devriez peut-être offrir des play-mobile. Une année un personnage, l’autre les murs de la maison, puis le toit, les meubles, le jardin, l’arrosoir, le vase…

- Oui, bonne idée… Mais j’avais l’intention d’offrir des fleurs… cependant pas tout d’un coup.

- L’intention, vous dites ? Ah… mais j’ai ce qu’il vous faut, s’exclama la fleuriste. Nous avons justement cette année, puisque les gens sont fauchés …  nous proposons pour un euro une petite carte avec en photo le bouquet de votre choix.

-Parfait ! Voyons…. Laquelle choisir ? Oh, celle-ci me convient. Il n’y pas même pas d’image de fleurs. C’est encore plus sobre. Juste le descriptif bien détaillé. Bien expliqué. Au pays de Descartes, vous comprenez, une carte à la fois… Je plaisante ! Ma femme sera à la fois touchée et épargnée de cette… profusion.

Ce fut mon tour.

- Et pour vous, Monsieur ?

- Je voudrais tout le magasin… Enfin, ce que vous êtes : sourires, parfums, couleurs, tiges, épines, intention,  terre et  ciel, compris : votre création  dans son unité !

- D’accord, Monsieur. Oui, je vois que vous aimez votre femme. Je livre à quelle adresse ?

- Eglise Saint Pierre de Montrouge, juste en face.

Michel Cauchard

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01 janvier 2018

Bonne année 2018 !

L’équipe de rédaction de la Voix du 14ème présente à ses lecteurs tous ses meilleurs vœux pour 2018. Elle les remercie de leur fidélité et de toutes les informations, remarques ou des articles très intéressants qu’ils ont  accepté, parfois, de publier dans les pages du blog.

Chagall la paix ou l'arbre de vie vitrail chapelle de sarrebourg.jpg

Vitrail de Chagall :  arbre de vie, symbole de la paix

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20 décembre 2017

Une Eglise de pauvres

Voici un témoignage qui nous a été envoyé  et nous avons désiré vous le faire connaître. En effet, il éclaire magnifiquement, à nos yeux, le message  de Noël.

Fiers de nos casseroles !!!!

D'ici quelques semaines, nous prendrons le temps de préparer et de décorer de belles crèches que nous admirerons durant tout le temps de Noël. Elles nous rappellent la pauvre étable de Bethléem où s'est produit le plus grand des miracles : Dieu est venu parmi nous. Cette grotte sombre est devenue source de lumière et de salut pour le monde. C'est pourquoi nous décorons nos crèches d'étoiles, de guirlandes lumineuses et de bougies pour qu'elles illuminent nos maisons et nos églises!

 Il en est de même de nos vies. Jésus est venu habiter tout spécialement nos fragilités et nos pauvretés. Et en lui, ces faiblesses, dont nous avons souvent honte, deviennent belles et lumineuses, car elles sont le lieu que le Seigneur a choisi pour se donner au monde. Nous célébrons un Dieu né dans une étable et mort sur la croix. En lui, l'étable, lieu de la pauvreté, et la croix, lieu de la souffrance, sont devenues lumineuses I En lui, nos pauvretés peuvent aussi devenir lumière pour ceux qui nous entourent !

fiers de nos casseroles.jpgL'an dernier, nous avons vécu à Lourdes un moment fort : le rassemblement national de la Pastorale des Personnes Handicapées. Chaque participant était invité à venir avec une casserole, symbole de ses fragilités. Ces « casseroles », nous les portons souvent comme des fardeaux ; mais à Lourdes, nous les avons brandies fièrement et nous les avons fait tinter. Et je peux vous dire que nous avons fait du bruit ! Oui, nous sommes fiers de ces casseroles I Car c'est à travers de ces casseroles, dans notre fragilité, que le Seigneur se donne au monde !

 Nous pouvons ainsi reprendre à notre compte la parole de Saint Paul : « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses » (Co 2, 12, 9). Nous avons même une mission particulière dans ce monde, comme Philippe Pozzo di Borgo nous l'a rappelé au cours de ce rassemblement : « N'oubliez pas : vous êtes des éclaireurs et vous devez prêcher la richesse de la fragilité ! »

Mais aurons-nous le courage de donner au monde l'image d'une Église de pauvres, de bras-cassés, ou de simples d'esprit ? Si vraiment notre Église veut se mettre à la suite de Jésus, elle doit chercher à ce que les personnes handicapées, âgées ou malades, les personnes sans-abris, les réfugiés, tous les laissés-pour-compte, soient au cœur de nos communautés, qu'ils enseignent les bien-portants et qu'ils soient intégrés aux organes de décision. Alors le monde pourra dire en nous voyant : «Voyez comme ils s'aiment ».

Frère Marc de Jésus serviteur

(Extrait de la newsletter du diocèse de Meaux  novembre 2017–Pastorale des Personnes Handicapées)

« Je souhaite que les personnes porteuses de handicap puissent être elles-mêmes toujours plus catéchistes dans la communauté, y compris par leur témoignage, pour transmettre la foi de façon plus efficace. » Pape François, 23 octobre 2017

02 janvier 2017

Pour commencer, il nous faut de l'humour (I)

Le goût de l'humour Franck Medioni Mercure de France.jpgUn petit livret (Le Goût de l'humour) édité au Mercure de France et dont les textes rassemblés par Franck Médioni, nous permettront de débuter cette année avec l'innocence d'un sourire et la gaieté de l'esprit. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de textes recueillis, à savoir :

Oscar Wilde : J'aime parler de rien, c'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.

Alphonse Allais : J'ai poursuivi mes études sans jamais les rattraper.

Sacha Guitry : Un seul amour fidèle, c'est l'amour- propre.

Raymond Devos : Lorsqu'un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée.

Raymond Devos : Le carré ment alors que le rond, point.

Woody Allen : L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières.

Nous vous souhaitons une lecture divertissante et la découverte d'auteurs qui ont tous pratiqué à divers titres ce goût de l'humour, qui est selon la formule célèbre, souvent attribuée à Boris Vian mais plutôt à

Georges Duhamel :                   "l'humour, c'est la politesse du désespoir".

19 novembre 2015

Souvenons-nous

Les tragiques événements qui ont ensanglanté les quartiers Est de la Capitale ainsi que la ville de Saint-Denis, doivent interpeller chaque citoyen quant à son attitude à avoir, face à la barbarie, la violence absurde, la négation de l’autre, mais aussi proclamer à l’inverse, notre amour du prochain, quelles que soient sa race ou sa religion.

C’est pourquoi « la Voix du XIVe », journal chrétien d’information, s’adresse dans un climat de charité et de compassion, à toutes les familles dans la douleur, qui ont vu un des leurs tomber sous les balles des assassins. Nous partageons avec elles leur immense désarroi.

Nos prières vont vers les victimes et notre amour du prochain les accompagne.

Citoyens responsables, nous continuerons à œuvrer pour que la liberté et la paix soient les fondements de notre « vivre ensemble ».     La Voix du XIVe


La poésie en sauvegarde
PARIS NE TOMBERA PAS
Paris atteint Paris meurtri du sang sur le sol de la salle de concert du sang à la terrasse des cafés la belle jeunesse assassinée quel avenir pour notre liberté notre insouciance à vivre la ville nos projets de rencontres amicales ? les assassins sont parmi nous fomentant d'autres effroyables desseins inhumanité gangrénant notre humanité haine mortifère de nos tolérances Paris au flanc blessé Paris ne tombera pas mais comment vaincre le cancer au pavillon noir ? gardons notre humble ligne de combat honorant tous les poètes humanistes épris de solidarité et de liberté luttant contre tous les dragons incendiaires les folies destructrices érigées en systèmes
que les plumes deviennent plus fortes que les fusils pleurons nos morts la tête haute Paris souffrant Paris toujours debout Patrick Picornot, président de l'association Parole & Poésie

 

La Voix du XIVe

15:09 Publié dans 1- Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer

22 mars 2015

Florence Arthaud par Marie Belin

forence arthaud,marie belin,transatMarie Belin qui a travaillé à la Caisse des Ecoles du 14ème et organisé de nombreuses animations, en particulier sur les courses en mer a rencontré à plusieurs reprises Florence Arthaud et s’était liée d’amitié avec elle. Elle nous livre son témoignage.  (voir l'album des photos de Marie Belin)

Florence Arthaud...

 Du même nom que les éditions, elle est née le 28 octobre 1957; Flo' avait une ligne de vie assurée... Milieu bourgeois, fait ses études chez les " bonnes sœurs" comme elle disait... Douée ...commence des études de médecine... un grave accident de voiture la plonge dans le coma ...paralysée... elle doit tout réapprendre, à marcher... Parler…  à vivre...

 La fiancée de l’ Atlantique

Flo',  c'est sur la mer qu'elle se reconstruira... la Route du Rhum sera son chemin de liberté, de victoire...de reconnaissance... Surnommée alors "la fiancée de l'Atlantique" lors de sa victoire, édition 1990 ...arrivée le 18 novembre dans la nuit dorée de la Baie de Pointe-à Pitre après 14 jours 10 heures... 10 minutes de navigation...dans des conditions  très difficiles...liées au bateau, plus de radio...sans pilote automatique sur ce beau trimaran Pierre Premier et sa santé ( Une hémorragie aurait pu lui faire déclencher sa balise de détresse..) Florence n'a jamais abandonné une course...En 96 elle finit 2ème avec Jean- le Cam sur la transat AG2 R sur le bateau Guy Cotten. Elle était une super coéquipière. Florence a battu le record de Bruno Peyron  (record traversée de l'Atlantique en solitaire)....

Souvent...la mort n'a pas voulu d'elle... 

 À terre elle était allergique au quotidien... Seulement " marcher" sur la mer la sauvait... Généreuse, discrète... mais aussi d’une personnalité flamboyante... Je l'ai souvent rencontrée... À Saint-Malo...au Havre sur le voilier "Deep Blue" pour la Transat Jacques Vabre.. Toujours fidèle à elle -même... Regard vers l'horizon... Je l'avais rencontrée  aussi lors d'une escale de la Solitaire du Figaro à Arcachon, lumineuse, heureuse, en passant le Cap Ferret... La mer n'est pas toujours dorée... Le 29 octobre 2011 elle a failli mourir au large du Cap Corse... Elle naviguait avec  "Bill k",  son chat roux... 3 heures à attendre les secours..." elle parlait aux étoiles en voyant défiler sa vie."

Un livre est en librairie depuis  le 19 mars. :" Cette nuit la mer est noire" inspiré de cette nuit qu'elle croyait la dernière... 

Je  suis l'itinéraire de Florence depuis longtemps  ... Une sœur, un modèle... Ce quotidien et sa routine lourds à supporter donnant envie de toujours prendre la mer... Une nouvelle passion commune... Les chevaux... sa fille Marie, née en 93... avec qui elle était installée à Marseille, face à la mer à la passion des chevaux... les promenades au galop allègent aussi le quotidien...je pense à Marie...quelle absurdité de voir disparaître sa maman dans cette chute inexorable...

Flo' avait plein de projets dont  la belle course en équipage réservée aux femmes méditerranéennes... Le départ était fixé au 25 août... Flo' restera dans les mémoires... Son empreinte sur la mer est ineffaçable au creux des vagues...Les jours noirs, son sillage lumineux nous emportera.. " quelque part ... c'est toujours ailleurs" comme elle chantait sur les belles paroles de Pierre Bachelet... Florence m'avait téléphoné au sujet d'une animation dans une école ... J'entends encore sa voix devenue grave...la dernière fois que je l'écoutais...
Marie Belin

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03 septembre 2014

Fin des vacances

fin des vacances les raquettes sont posées hoto marie beliset 2014.jpgFinies les vacances...

Sur le sable... Les raquettes sont posées... Derniers échanges... Les enfants sont un peu tristes.  La mer change de couleur.. Elle ne scintille plus comme avant...les vagues sont méchantes et veulent tout effacer ... les histoires enfantines de l'été... les empreintes plus graves des adultes... la trace légère des oiseaux de passage déjà envolés sous d'autres cieux... C'est la rentrée... Le cartable.... le sac de classe remplace le sac de plage...fin des vacances.jpg Une année recommence pleine de projets et d'espoir pour les petits et les grands...La cloche sonne pour un nouveau départ....

Bonne rentrée...

il n'ya plus personne sur la plage photo Marie Belin septembre 2014.jpg

 

Plus personne... La mer a tout effacé... Les traces des jeux... Des copains chiens et humains...tout finit... Tout recommence.

 

Photos et  texte de Marie Belin

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

25 août 2014

C'était le 26 août 1944

Je me souviens... Ma mère et moi, ce matin là, étions allés à la Porte de Châtillon à la rencontre des libérateurs. Sur un camion GMC, des soldats, des Américains sans doute, distribuaient chewing-gums et des tablettes de chocolat. Soudain, une fusillade éclate. Cela venait de l'avenue d'Orléans. Sans doute des miliciens embusqués sur les toits s'acharnant à tirer sur les passants. A ce moment, ils étaient encore présents dans le quartier. Vite, nous nous sommes réfugiés dans une des entrées de l'hôpital Notre Dame de Bon Secours rue des Plantes. La fusillade dura dix bonnes minutes. Puis ce fut le silence, un grand silence, celui qu'offre la liberté, la paix. R.R.

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04 juin 2014

"Sortir de la crise économique, illusions et solutions" à l'Université Populaire du 14ème( fin) 7 et 14 juin

Université poulaire du 14ème cycle sur la crise économique mai juin 2014.jpgVous avez raté les trois premières séances du cycle "Sortir de la crise économique illusions et solutions"  de l'Université populaire du 14e ? Rien n'est perdu !

Il reste encore deux séances particulièrement intéressantes qui  auront lieu  les samedis 7 et  14 juin 2014, 10H 30-12H 30, salle municipale 12 rue du Moulin des Lapins

Animation et Organisation : Frédéric Vuillod, journaliste économique (Mediatico.fr)

4- Samedi 7 juin 2014 – 10h30-12h30 : "Croissance : nécessité ou illusion perdue ?" Thèmes abordés : la croissance, les moteurs en panne, la décroissance, les modèles alternatifs.

Invités : Christophe Ramaux, maître de conférences à Paris I, membre des Économistes Atterrés, Eric Forti, président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’IDF- Documentaire sur les Freegans à New York, acteurs de la décroissance (extrait de 8')

5- Samedi 14 juin 2014 – 10h30-12h30 : "Europe : peut-on la sauver, doit-on la sauver?" Thèmes abordés : crise de l’euro, crise de l’Europe, protectionnisme et mondialisation.

Invités : Agnès Bénassy-Quéré, présidente du Conseil d’Analyse Économique, membre du Groupe Eiffel, Pierre Larrouturou, économiste, conseiller régional d’Ile-de-France. - Documentaire (extrait) : "Quand l'Europe sauve ses banques, qui paie ?"

Salle municipale, 12 rue du Moulin des Lapins, 75014 (Métro Pernety, ou accès par le 138 rue du Château) Entrée libre et gratuite, ouvert à tout public.

La bibliographie : ICI- 
http://up14.blog4ever.com/

01 janvier 2013

Bonne année 2013 !

 Toute l'équipe de  la Voix du XIVe souhaite à ses nombreux et fidèles lecteurs, une excellente nouvelle année.

Que 2013 apporte à chacun dans sa vie personnelle, familiale, et professionnelle, la réussite, la joie, la paix nécessaires au complet épanouissemnt de sa personnalité.

Que chacun ait à l'esprit que l'amour du prochain, le pardon accordé, la vigilance à l'autre, sont des repères indispensables à la bonne entente entre tous, car pour nous chrétiens, la "Bonne Année", c'est tous les jours qu'elle se conjugue avec le sourire ; celui-ci est toujours gratuit ... dans la communion avec le Christ.

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06 juillet 2012

Une pensée par jour ( Abbé Pierre)

ABBE PIERRE.jpgIl faut un jour avoir été ébloui par la splendeur du monde, ne plus savoir se passer de ces moments prodigieux, savoir les retrouver et s'en souvenir.

Le dénuement de l'Adoration peut conduire à l'intensité de l'action, en même temps qu'à l'union avec tous les humains du monde.

On n'a pas su enseigner que la liberté ne consiste pas à pouvoir faire ceci ou cela mais qu'elle est pour. Pour aimer.

Quand la misère ne se montre plus, nous avons vite fait d'y devenir indifférents. Pourvu qu'elle ne soit pas visible, qu'elle n'ait le bon goût de ne pas gâter notre bonheur, notre petit confort, nous sommes tranquilles.

Devenir capable de " rentrer en soi-même", "recueilli", comme on dit, fut-ce dans la cohue du métro, cela s'apprend.

Il faudra toujours, chacun, là où l'on est, dans la diversité des situations, beaucoup besogner pour faire bien.

Distinguer entre l'héroïsme de la perfection et l'humainement possible.

Nous sommes tous des privilégiés par rapport à quelques autres, même si nous ne sommes pas parmi les puissants... Interrogeons-nous chaque jour pour nous demander : " que faisons-nous de notre privilège ?"

05:00 Publié dans 1- Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer

28 avril 2012

Une pensée par jour ( Frédéric Ozanam)

Frédéric Ozanam.jpg-  En donnant aux pères et aux mères le pouvoir de transmettre la vie, Dieu leur a fait part de sa puissance créatrice et providentielle, en leur donnant le droit de bénir, c'est-à-dire d'appeler le bonheur sur la tête de leurs enfants et de fixer sur eux la bienveillance du ciel.

-  L'amour tient en ceci de la nature divine, qu'il se donne sans s'appauvrir, qu'il se communique sans se diviser, qu'il se multiplie.

-  L'admiration est un sentiment éminemment moral ; il élève, épure et prépare.

-  Depuis longtemps mon âme cherchait la tienne. Je suis allé la trouver là où on se rencontre toujours quand on s'aime chrétiennement : entre les bras du Sauveur.

-  L'empire de la terre fut promis à la douceur, et si nous semblons régner sur les affaires du dehors, au- dedans vous savez bien qui règne sur nous.

-  Le bonheur du ciel, c'est l'amour. A celui-là sera donné plus de bonheur là-haut qui aura aimé ici-bas ; ne craignons donc pas d'aimer trop...

-  L'Evangile, seul, pouvait reconnaître la dignité de l'esclave, de l'ouvrier, du pauvre, de l'homme qui obéit, qui travaille, qui souffre, c'est-à-dire de la plus grande proportion du genre humain.

06:00 Publié dans 1- Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer

12 avril 2012

Elections : un vote, pour quelle société ?

Le Conseil permanent des évêques de France a publié récemment un résumé des points essentiels et importants à prendre en compte en vue des élections présidentielles du 21 avril prochain.

Nous vous en faisons part pour quelques uns d'entre eux.

- Vie naissante : L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté.

- Famille : La différence sexuelle est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. C'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.

- Education : Elle implique liberté et respondsabilité des parents, transmission à tous les savoirs essentiels, attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, respect de la liberté de conscience, enseignement respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine.

- Jeunesse : l'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité doit être perçu comme un investissement nécessaire à la cohésion et  à la paix sociale.

- Fin de vie : Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité; "L'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme" ( Benoît XVI). Le développement des soins palliatifs doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.

- Laïcité  et vie en société : Dans la société démocratique, les catholiques, en exprimant ce qu'ils pensent, ne vont pas à l'encontre de l'intelligence et de la liberté de jugement de ceux qui ne partagent pas leur foi. Ils souhaitent une application apaisée et ouverte des lois et des réglements qui définissent le pacte laïc de notre commune République.

D'autres sujets de préoccupation sont abordés dans cette déclaration des  évêques de France, tels : les Banlieues et les cités, l'Environnement, l'Economie et Justice, la Coopération internationale et l'Immigration, le Handicap, le Patrimoire et la Culture, et l'Europe.

Vous pouvez trouver l'intégralité de cette déclaration sur le site de la Conférence des evêques, catholiques.fr dans la rubrique " textes et déclarations". Cette déclaration est reprise dans le petit livre du Cardinal André Vingt-Trois : Quelle société voulons-nous".  Pocket, janvier 2012

07 février 2012

Il neige

 La neige ? Symbole d’une innocence passée ou à venir. Image de l’enfant jouant avec de grosses boules blanches. Il y a aussi ce bonhomme de neige surgi de nulle part ; il est coiffé, vêtu d’oripeaux souvent grotesques. C’est un clown figé dans la froidure du ciel. On rit de le voir rassembler sur lui l’esprit d’un carnaval blanc, un carnaval où le froid remplacerait le soleil de Copacabana !

Ah l’hiver ! Cette saison où les maisons font le gros dos, où l’on se sent bien chez soi, à l’abri de tous les dangers, où le silence remplace les exubérances des saisons vouées au soleil.

L’hiver ? C’est aussi le temps qui passe, quand les cheveux blancs remplacent les boucles blondes de l’enfant. L’hiver ? Quand la maladie frappe à la porte de l’homme bien portant. Hiver du deuil, hiver de la souffrance, hiver de la mélancolie, lorsque la vie semble s’être arrêtée au pied d’un arbre noyé de brouillard…

Mais l’hiver, c’est aussi le chant d’un espoir, lorsque la nature reprendra sa puissante respiration, où chaque goutte de soleil irriguera le jardin de l’Espérance. Les moissons seront alors à la hauteur du semeur auquel nous aurons confié nos âmes.

Espérance ! Que tes vertus convertissent les pèlerins du cœur, ce cœur qui contient toutes les médecines de l’amour, celui qu’un certain Jésus sema sur les chemins caillouteux de nos vies si fragiles et pourtant si lumineuses.  R. Rillot

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04 décembre 2011

Une pensée par jour (Abbé Pierre )

Le mystère, ce n’est pas l’absence de lumière, c’est une lumière qui me dépasse mais dont ma raison et mon cœur peuvent parfaitement sentir qu’elle n’est pas absurde.

Le Christ est incarné dans ce voyou, ce voleur, ce menteur. La Gloire de Dieu est incarnée en toi qui lis, en moi qui parle.

C’est la vie qui doit créer la loi. Et non pas la loi figer la vie.

Rester toujours petit auprès de Jésus. Il n’est qu’auprès de l’Enfant divin qu’il faut se laisser envahir, et dominer, vaincre.

On approche l’amour absolu sans jamais l’atteindre. Cela vous laisse une blessure qui ne guérit jamais.

Par les cycles qui rythment la vie de son corps, la femme est liée à l’universel, à l’universel vivant ; elle vit en union mystérieuse avec la pulsation de l’univers. Je pense qu’il y a là une richesse de l’humanité, quelque  chose comme du sacré.

La raison ne nous permet pas d’imaginer ce qu’est l’infini. Notre cerveau n’est pas à la mesure. On peut l’approcher par l’amour. Un mécanisme au-delà de la raison qui consiste non pas à capter une image, à la prendre pour se l’approprier, mais à se donner. Etre davantage hors de soi, c’est sortir de ses limites. Là, on peut rencontrer l’infini.

Sans le sacré,  la réalité perd l’équilibre. Avec l’occultation du sacré monte le risque de la barbarie.

Aujourd’hui plus que jamais, la fraternité doit d’étendre au-delà de la famille, du clan ou de la nation. La fraternité humaine est universelle.

06 janvier 2011

La Voix du 14ème et ses lecteurs

Janvier est généralement le temps des bilans. Celui de la Voix en 2010 est plutôt bon, puisque le nombre de visites et de lecteurs a été en constante augmentation. En décembre, il y a eu 16.400 visites et plus de 60.000 pages lues : ce qui indique, qu’en moyenne, un lecteur consulte quatre pages. En décembre, on a aussi compté plus de 6.400 « visiteurs uniques ». Les visiteurs uniques sont ceux qui reviennent plusieurs fois.  En fait, les visiteurs uniques sont le nombre de microordinateurs différents, qui se sont connectés pendant le mois.

Merci à tous ces lecteurs, qui nous font confiance.

Merci à l’équipe de rédaction, qui, tous les jours de l’année, glane des infos, rédige des notes et met à jour notre site.

 

Mais ce site est aussi le votre, et vous pouvez y participer. Nos colonnes sont ouvertes.

Vous avez vu un film ? lu un livre ? vu une pièce ? Envoyez nous votre critique. Une critique gastronomique ? Pourquoi pas.

Mais aussi, des infos sur  la vie de l’arrondissement, des figures de quartier. Ou un coup de gueule, ou alimenter le coin des râleurs, etc…

On serait simplement tenté de vous demander de le faire avec objectivité. Idée qu’un connaisseur, Dominique Gerbaud, récuse ainsi : le journaliste est subjectif, le lecteur est subjectif. Mais alors, l’objectivité ?  Eh bien, c’est la rencontre harmonieuse de deux subjectivités.

A.C.

Nous écrire

05 août 2010

Vacances ou vacance ?

Ce sont les vacances ! la magie du mot fait son œuvre, car celle-ci sous-tend, découverte, inconnu,  fils du hasard. L'imprévu a ici toute sa chance de surgir. « Vacances » est un mot qui nous précède dans la rupture avec le passé récent, passé couleur gris-souris, où les brumes du banal ont contaminé les soleils du rire.

Mais c'est aussi un mot qui porte en son sein le sens d'une interrogation. Vacances , oui... mais pour quoi faire ? Une première réponse pourrait être : «  rien ». Mais cela est bien contraire à l'état habituel de conscience que nous portons en nous. Les vacances devraient nous permettre d'accéder à l'horizon caché de nous-mêmes ou redécouvrir autrui, se réapproprier le sens fondamental de la vie. A ce niveau de signification , le mot «  vacance » prend son entière plénitude lorsqu'il s'accompagne d'un voyage vers la transcendance, vers l'au-delà.

Un petit livre écrit par Michel Hubaut, franciscain prédicateur au « Jour du Seigneur » et collaborateur à la «  Croix-Evénement » a attiré mon attention par les chemins qu'il ouvre à notre réflexion. Ce livre : « les Chemins du silence », remet en selle les valeurs essentielles, à la fois humaines et spirituelles qui devraient nous tenir en éveil. Je cite : «  Retrouver la saveur des plaisirs simples... marcher très tôt le matin sur le rivage de la mer... Respirer le parfum des embruns de notre berceau originel... Ecouter le silence des montagnes enneigées...Retrouver quelques vertus à la paresse... Admirer l'habileté besogneuse d'une fourmi...Regarder et écouter un arbre, une fleur, un caillou... Ecouter la musique du silence »... Et cette dernière citation qui me paraît aller au coeur de notre sujet : « Celui qui ne sait pas écouter la musique de la Création, ne saura pas écouter les autres et encore moins le silence de Dieu ».

Poursuivant ma lecture, le chapitre consacré à « la face lumineuse et à la face nocturne du silence « m'a vraiment ébloui. L'auteur y parle du silence de la patience, du silence de la prudence, du silence de la compassion, du silence de l'humilité. Mais il parle aussi du silence de l'indifférence et du mépris, de la rancune, de l'orgueil, de la trahison ou de la complicité.

A partir de ces quelques citations, chacun pourra parfaire son itinéraire personnel et découvrir les sources d'un nouvel enchantement, celui de la vie qui nous a été donnée.

" Vacance (s) " ? Un mot qui nous propose les outils nécessaires pour défricher un pays abandonné à lui-même, où les jachères de l'habitude étouffent la clairvoyance de l'esprit. « Vacance (s) ? Un mot joyeux qui permet de parcourir les prairies ensoleillées de l'âme.

R.R

 

01 juillet 2010

Une pensée par jour, de l'abbé Pierre

Chacune de nos actions, même la plus banale et la plus quotidienne, se vit secrètement dans cette intimité amoureuse avec Dieu.

Je ne souhaite à personne de souffrir, mais constatant que la souffrance fait partie de la condition humaine, sachons vouloir que cette malédiction devienne le lieu et le temps d'un véritable approfondissement et élargissement du cœur de l'homme.

Gardons-nous de faire la leçon à ceux qui souffrent. Gardons-nous de leur faire de beaux discours, fut-ce sur la foi. Ayons cette pudeur, cette discrétion qui nous rend présent par un geste affectueux, attentif, et discrètement priant...

Etre charitable, ce n'est pas forcément donner, c'est avoir été, être blessé de la blessure de l'autre. C'est aussi unir toutes mes énergies aux siennes pour guérir ensemble de son mal devenue le mien.

Dieu, parce qu'Il est substantiellement Amour, ne demande qu'à pardonner. C'est pourquoi  Il ne nous condamnera jamais comme un tribunal. C'est l'homme, par le péché, par l'orgueil, qui se condamne lui-même, qui se coupe volontairement de la lumière.

Pour que le partage soit vrai, il faut le mettre en œuvre en commençant par les plus démunis.

On n'est jamais heureux que dans le bonheur d'un autre.

26 juin 2010

Une pensée par jour, de l'Abbé Pierre

Si « l'aimer comme moi-même » ne signifie pas le servir avant moi s'il est moins heureux que moi, qu'est-ce cela signifie ?

L'espérance chrétienne, c'est l'espérance que nos attentes ne seront pas déçues.

Etre heureux sans les autres, ou bien être heureux avec les autres... Ce choix, qui est à refaire chaque matin, est le plus fondamental qui soit.

Tout exemple, même tout petit, montrant que l'on choisit ce qui n'est pas le plus facile, ce qui n'est pas le plus égoïste, et qu'on le fait par amour, tout exemple de ce type, en fait, est contagieux. Il rayonne comme le mal. Car celui-là aussi est contagieux.

Non, la vie n'est pas un rêve ni un plan de l'homme ; elle est un acquiescement. Dieu nous guide par les évènements, à nous de dire oui ou non.

Oui, vivre c'est pouvoir aimer, c'est-à-dire entendre en nous la voix d'amour infini qui dit : « Si tu veux... et tu peux puisque Je suis avec toi, si tu veux être avec Moi ».

Je crois en Dieu et je pense que seul Son Amour, Son Etre hors du temps, peut clarifier cette petite et immense réalité qu'est chaque personne.

L'absurde absolu pour un humain, c'est de se trouver vivant sans raison de vivre.

11 février 2010

Décès de Lionel Assouad

Lionel Assouad  avait été  élu maire du XIVe  en 1983. et pendant près de vingt ans, avait exercé ses fonctions auprès de ses administrés. Il était né le 12 août 1930 à Paris. Ancien directeur d'un groupe industriel, il avait servi sous le général de Gaulle dans divers cabinets ministériels et avait été conseiller municipal de 1971 à 2001. Durant trois mandats il restera le maire de notre arrondissement, mais ne se représentera pas pour un quatrième mandat en 2001. Le XIVe alors, basculera de la droite vers une municipalité de gauche, présidée par Pierre Castagnou. Au Conseil de Paris, Jean-François Lamour, président du groupe UMP  a déclaré : c'était un maire qui avait à cœur de cultiver une réelle proximité avec les habitants du XIVe. A la mairie, les drapeaux ont été mis en berne, et l'actuel maire, Pascal Cherki a exprimé sa tristesse devant la disparition de l'ancien maire.

Le vendredi 12 février à 10h 30, les obsèques de Lionel Assouad auront lieu en l'église Saint Philippe du Roule ( VIIIe).

01 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010

voeux enneigés pour l'année 2010 photo Marie Belin+texte.jpg

Inscrits dans la neige du Jardin Atlantique - Photo Marie Belin

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30 juillet 2009

Vacance(s)

S'il est un temps où le mot « vacance »  résonne d'une musique particulière, c'est bien cette époque charnière où l'année prend ses quartiers d'été . Eté partagé par une ligne d'horizon invisible mais sensible à tout un chacun,  où  l'atmosphère retient son souffle, où le ciel semble faire le point pour déterminer la direction à trouver, où les nuits et les jours s'accouplent  de façon équilibrée pour ralentir le cours du fleuve « Temps », pacifier ses berges, gommer ses aspérités, réduire ses fractures, apaiser ses sautes d'humeur, bref, trouver la bonne vitesse qui fera naître en chacun, une forme de quiétude, de sérénité propre à la méditation, à cette lévitation de l'esprit que tout être humain attend de façon inconsciente, mais qui in fine, crée un espace, une « fenêtre » intérieure, ouverte sur le monde de l'esprit, sur l'espace, la forme visible de l'infini.

Ne nous privons pas de ce temps régénérateur, fortifiant. Le calme en est le bain de jouvence ; le silence : la clé d'un chant d'azur ; la paix : la musique qui efface le grondement souterrain des passions. Ce temps qui nous est prêté est ce trésor inconnu, peut-être caché sous nos pieds, mais que nous ne savons pas découvrir par faute de ne savoir regarder que les fantasmes d'un avenir toujours lointain, fuyant, insaisissable. Savoir s'arrêter. Là, est la porte ouverte des vacances !

R.R

15 juin 2009

Les résultats des élections européennes

Du 4 au 7 juin 2009, 375 millions d'Européens étaient appelés à élire leurs 736 députés qui siègent au Parlement européen situé à Strasbourg. Le taux de participation s'élève à 49,67 % à Paris contre 40,48 % sur le plan national.

Ont été élus dans la région Ile-de-France :

Quand l'Europe veut, l'Europe peut - Majorité Présidentielle - UMP - Nouveau Centre - la Gauche Moderne conduite par Michel Barnier : M. Michel BARNIER, Mme Rachida DATI, M. Jean-Marie CAVADA, Mme Marielle GALLO
M. Philippe JUVIN

Europe Ecologie avec Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové
M. Daniel COHN BENDIT, Mme Eva JOLY, M. Pascal CANFIN, Mme Karima DELLI

Changer l'Europe maintenant avec les socialistes
M. Harlem DESIR, Mme Pervenche BERES

Front de gauche pour changer d'Europe
M. Patrick LE HYARIC

Démocrates pour l'Europe liste soutenue par François Bayrou
Mme Marielle DE SARNEZ

Résultats pour le 14ème arrondissement
Il y a eu 52,84% de votants dans le 14ème arrondissement, c'est mieux que dans le reste de Paris et beaucoup mieux que la moyenne française, mais encore très peu ! Mais pouvait-on attendre autre chose d'une campagne qui n'était même pas menée par les candidats au parlement européen mais par les leaders des partis politiques. J'ai vu plusieurs électeurs qui étaient totalement désorientés car ils ne retrouvaient pas les noms des personnes qu'ils avaient entendues pendant la campagne électorale...

Les vainqueurs sont ceux qui ont centré leur campagne sur l'évolution du Parlement européen. Je crois que les électeurs sont plus mûrs que les partis politiques et les médias ! C'est assez dur d'avoir eu l'impression de ne pas disposer de l'information nécessaire pour élire les futurs membres du Parlement européen dont les pouvoirs sont pourtant élargis ; il va falloir apprendre à se servir des groupes d'influence pour obtenir les lois européennes qui nous semblent justes.

Vous pouvez cliquer sur lire la suite pour avoir tous les résultats

Vous trouverez  aussi des renseignements sur le Parlement européen, son fonctionnement, sur les listes électorales, les élus dans toute l'Europe... sur différents sites :

Fondation Robert Schumann : http://www.elections-europeennes.org/ http://www.europarl.europa.eu/elections2009/default.htm?l...
http://www.touteleurope.fr/fr.html
http://info.france2.fr/elections/europeennes-2009/

M.G.V

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24 mai 2009

Le vol de la mort, Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la Paix

Le terrible procès destiné à faire taire l’opposante birmanne Aung San Suu Kyi, montre bien, s’il en était encore besoin, que les prix Nobel de la Paix, sont très souvent très maltraités dans leur propre pays, comme l’illustre le récit qui suit: 32 ans après, Adolfo Perez Esquivel, argentin, prix Nobel de la Paix 1980, raconte le jour où les dictateurs argentins ont tenté de l’assassiner, par défénestration d’un avion. Habitant le 14ème, Francis Gély, ami du prix Nobel de la Paix 1980, a transmis ce récit à La Voix, qui le publie pendant les trois jours qui viennent. Troisième partie:

Je me souvenais des compagnons et des compagnes du Serpaj, de mon fils aîné, Leonardo, de sa résistance et de son travail pour la défense des droits des peuples; il était très jeune et avait beaucoup d’enthousiasme et d’engagement pour accompagner les organisations qui émergeaient du drame que vivait le peuple. Je me souvenais de ceux qui donnaient leur vie pour donner la vie et qui, de l’endroit où ils se trouvaient, résistaient avec dignité, comme ce groupe de femmes (de la Place de Mai) avec lesquelles nous partagions la douleur, la résistance et la force de la prière oecuménique. Elles surmontaient toutes les barrières culturelles, idéologiques et politiques, unies pour savoir où l’on avait amené leurs fils et leurs filles. Nous avons appris à tisser des réseaux solidaires.
Pendant ce temps intemporel, sans dimension, le vol de la mort continuait, jusqu’à ce que le pilote dise à voix haute: “Je reçois l’ordre d’aller à la Base Aérienne de Moron avec le prisonnier”. Alors, l’avion longe la côte et se dirige vers la base de Palomar. C’est un édifice peint de couleur jaune déjà un peu délavée par le temps. L’avion atterrit sur la piste et stationne près de cet édifice. Je reste avec le gardien armé. Le pilote et les officiers se dirigent vers l’édifice. Je ne sais plus combien de temps cela dure, sans doute plus de deux heures; je crois que c’est alors qu’on décide ce que l’on va faire de moi. La pression internationale était intense, pression des églises, des gouvernements, des organisations sociales et culturelles et des organismes internationaux.
Quand le pilote et les officiers reviennent, ils disent: “Soyez content, nous vous amenons à la prison U9, la Nouvelle Unité”; je crois bien que j’ai été vraiment content qu’ils me conduisent en prison, car l’autre alternative, c’était la mort.
En ce jour du 5 mai de l’année 1977, j’ai rendu grâce à Dieu et à la vie de pouvoir continuer la lutte et la résistance dans l’espérance. Je sais que cette lutte et cette résistance ne sont toujours pas terminées. Il faut continuer malgré toutes les erreurs commises comme, par exemple, la remise du patrimoine du peuple à la voracité des entreprises internationales et toutes les trahisons de ceux qui ont vendu notre pays. Il faut récupérer les valeurs, l’identité, le sens de la vie et la dignité de notre peuple. Pour que ceux qui ont donné leur vie pour donner la vie, dans leur lutte et leurs espoirs, ne l’aient pas fait inutilement.
32 années après, il faut continuer à construire dans l’espérance. Malgré tout.
Adolfo Pérez Esquivel.
Buenos Aires, le 5 mai 2009.