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04 décembre 2015

Le P. Olivier Auffret : «je suis optimiste pour l'Eglise»

Le nouveau prêtre, arrivé en septembre à Saint-Pierre de Montrouge, veut répondre à « une forte demande spirituelle ».

Photo Olivier AuffretR.jpgBrest, Font-Romeu, Blois, Saint-Raphaël, Vouvray, Paris. En une quinzaine d'années de sacerdoce, le P. Olivier Auffret a connu des paroisses très différentes, en ville, en campagne, en bord de mer, à la montagne. Il a été envoyé aussi au Brésil et au Quebec, l'occasion de voir des situations très contrastées de l'Eglise universelle. « Je faisais partie de la Communauté Saint Martin, explique-t-il, qui forme des prêtres pratiquant une vie communautaire, et qui sont mis au service des diocèses. Il y a quatre ans, j'ai décidé de quitter la Communauté pour reprendre des études aux Bernardins, à Paris, où j'ai préparé une licence de théologie morale. Je désirai aussi me poser, après des années très riches, mais un peu fatigantes, dues aux changements rapides. » Il a été nommé en septembre dernier à la paroisse Saint-Pierre de Montrouge.

Le P. Auffret a eu une vocation naturelle, comme évidente. Ce breton né à Lorient, dans une famille pratiquante mais peu engagée, entre en fac pour deux années de Droit. A 19 ans, il quitte l'Université pour le séminaire. A 43 ans aujourd'hui, il fait partie de cette nouvelle génération de prêtres qui porte un regard critique sur la période qui a suivi mai 1968. « Des églises sont vides ? Pourquoi ? Parce que, aujourd'hui encore, trop de prêtres en sont restés à une Eglise des années 1970, frileuse. Longtemps, on a fait comme si la prière n'était pas importante, la parole de Dieu pas importante, l'adoration pas importante. Quant au concile Vatican II, ce don du ciel, on l'interprétait sans l'avoir étudié et parfois sans en avoir lu les textes... » Il en est persuadé, lorsque les prêtres respectent la fidélité à l'enseignement de l'Eglise, offrent une belle liturgie, pratiquent l'adoration eucharistique, les jeunes reviennent.

Il l'affirme : « Oui, il existe une forte attente spirituelle, et je suis très optimiste pour l'avenir de l'Eglise. La France est à la traîne, et nous avons besoin d'apprendre des expériences d'autres diocèses, d'autres pays. Dans le diocèse de Toulon, j'ai trouvé une grande diversité de chrétiens, de religieux, une vraie vie ecclésiale. Au Brésil où je suis allé, les catholiques ne cherchent pas à créer des problèmes là où il n'y en a pas. J'y ai vécu des moments étonnants. On m'a demandé un jour d'aller parler à '' un groupe de jeunes''. Quand je suis arrivé, j'ai découvert qu'ils étaient 5 000 ! »

A Saint Pierre de Montrouge, Le P. Olivier Auffret a apprécié l'accueil de l'équipe, « je n'ai jamais été aussi bien reçu », souligne-t-il. Il se réjouit de trouver une paroisse active, où se côtoient tous les âges et toutes les origines. Son agenda se remplit à grande vitesse : le curé lui a confié l'aumônerie des scouts, des servants d'autel, de l'école Sainte Isabelle et de Notre-Dame de France. Il fait le catéchisme aux enfants de CE II, suit le groupe des jeunes professionnels. Le nouveau vicaire a repris aussi pour les 18-35 ans les « jeudis spi », de 20h30 à 22h, un jeudi sur deux à la crypte de l'église : un temps de louange, d'adoration et de partage. Il réunit déjà, selon les semaines, entre 20 et 30 personnes.

Gérard Desmedt

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