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30 juin 2016

Des chansons sur le 14e: Quand Simone Langlois chante le parc Montsouris

simone langlois,paris,paris 14e,parc montsourisSimone Langlois est une enfant de Paris, où elle est née en 1932. Une chanteuse comme il en existait encore au XXe siècle :elle chante dans la rue avec sa mère dès 4 ans, dans les cafés à 6 ans. Elle enregistre son premier disque à 13 ans ! Au cours de sa longue carrière, elle travaille avec Jacques Brel - elle enregistre avec lui quatre de ses chansons, dont « sur place ». Elle interprète aussi Boris Vian, Charles Aznavour, Jean Ferrat, Alain Souchon... Des distinctions saluent son art : Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1958, Grand Prix du festival de Sopot en 1963.

La chanteuse a connu des périodes difficiles, mais elle a toujours continué à chanter. En 1980, elle est présélectionnée pour le concours Eurovision de la chanson. En 2011, elle arrive jusqu'en demi-finale lors de l'émission « la France a un incroyable talent », sur M6. En 2012, elle monte sur la scène du théâtre Dejazet, pour un récital. Elle a alors presque 80 ans.

Simone Langlois a souvent chanté Paris, et une de ses chansons célèbre le parc Montsouris. L'orgue de barbarie qu'elle évoque continue de jouer, aux beaux jours, près du manège et des balançoires du parc...

Gérard Desmedt

Près du parc Monsouris (extraits - cliquer sur Lire la suite)

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24 juin 2016

Eco-Rénovons Paris : objectif "1000 immeubles" réunion publique lundi 27 juin

Dans le prolongement de son plan Climat-Energie, la Ville de Paris lance un programme exceptionnel d’une durée de 5 ans pour encourager la rénovation énergétique et environnementale des copropriétés : le Programme « Eco-Rénovons Paris ».

Une réunion publique a lieu en mairie du 14e arrondissement le lundi 27 Juin à 18h30 – Salle des mariages, 2 place Ferdinand Brunot 

Inscription souhaitée sur http://goo.gl/forms/GHsfdLJfVrvur3ey1

Eco-rénovons Paris est une démarche participative, ouverte en priorité aux copropriétés qui s’organisent pour répondre à un appel à candidature et bénéficier d’un accompagnement personnalisé et gratuit vers la rénovation  énergétique et environnementale par des conseillers éco-rénovation spécialisés.

 Pour toute question relative au programme Eco-Rénovons Paris, contactez :

Sébastien Courou (Stagiaire en charge de l'écologie / développement Durable auprés de Chloé le Gouez  Cabinet de Carine PETIT, Mairie du 14ème) sebastien.courou@paris.fr  Tel 01.53.90.66.41

01 juin 2016

Bartholdi, le sculpteur qui aimait le gigantisme

Dans un article sur l'histoire de Denfert-Rochereau, nous avons indiqué que le lion de la place qui porte son nom, était une réduction au tiers du lion monumental créé par Bartholdi à Belfort en son honneur.

medium_bart.jpgFrédéric-Auguste Bartholdi, alsacien fidèle à son pays d’origine, installé  dans le 14e à son arrivée à Paris en 1852, combattit en 1870 les Prussiens dans une unité de francs tireurs, et ensuite soutint tout aussi naturellement la République de Gambetta. Voulant honorer la défense héroïque par Denfert Rochereau de Belfort assiégé par les prussiens, il décida de sculpter un lion, symbole de courage et ténacité, à même la paroi rocheuse d’une montagne dominant la ville :

medium_lion.jpg

Le lion de Belfort, surplombant Belfort ; une statue monumentale, de 22 mètres de long sur 11 de large, taillée dans le grès rouge. La ville ayant mis un certain temps à être convaincue, ce travail se réalisa de 1876 à 1880. Il proposa en même temps à la ville de Paris , qui accepta, d’en acquérir une réduction au tiers. Celle-ci fut d’abord destinée aux Buttes Chaumont, puis finalement à la Barrière d’Enfer de l’octroi, qui deviendra la place Denfert-Rochereau. Ce lion a été réalisé en cuivre martelé, le regard tourné vers l’ouest pour ménager les susceptibilités allemandes.

medium_lion_denfert.JPG

Depuis la ville a ajouté en 1971 une plaque commémorative de Denfert Rochereau. Vous y trouverez aussi la mention cuivre martelé ainsi que la technique employée pour construtre cette statue, réduction d'une oeuvre existante. 

Bartholdi se rendra très célèbre en construisant avec son ami Gustave Eiffel, qui n'avait pas encore construit sa fameuse tour, la statue géante de la    Liberté éclairant le monde, 93metres de haut, plus de 30 étages.

Mais cela est une autre histoire.

A. Constans 

22 mai 2016

Le Secours Catholique fête ses 70 ans!

paris,paris 14e,paris xiv,70 ans,secours catholiqueDu 23 au 28 mai à Paris, le Secours Catholique fête ses 70 ans!

Dans toute la France et bien sûr à Paris, le Secours Catholique « se met en marche » pour fêter dignement 70 ans d’engagement au service des personnes en situation de précarité. Tous les acteurs de la Délégation, permanents, bénévoles, accueillis et donateurs se sont mobilisés pour présenter aux parisiens la richesse et la variété de leurs activités et dialoguer avec eux.

Balades, animations, expositions, bals populaires : chacun y trouvera sa place.

Pour le 14ème voici les temps forts de ces festivités :

  • Lundi 23 mai, au 25 rue Sarrette, à 13h, départ pour une  « chasse au trésor » à la découverte du quartier ;
  • Mercredi 25 mai : « Vive la famille et les enfants » au 25 rue Sarrette ,
  • de 13h à 18h : parents et enfants sont attendus au spectacle du petit théâtre de marionnettes de la rue Sarrette et invités à créer ensemble des objets au cours d’un goûter ;
  • Jeudi 26 mai, sur le Parvis de la Mairie du 14ème: 2 place Ferdinand Brunot  (métro Denfert-Rochereau) « Talents d’ici et là-bas »
  • Venez découvrir les talents des personnes rencontrées en faisant la fête ! de 14 à 20h
  • De 14h30 à 16h : chants, danses, expositions, saynètes, animations interactives ;
  • De 16h à 16h30 : goûter (boissons offertes par la mairie);
  • De 16h30 à 18h : jeu-parcours du migrant ;
  • De 18h à 21h : apéritif offert par la Mairie puis rencontre avec deux partenaires de la Caritas Sénégal avec la présence de Carine Petit, maire du 14ème et de Pascal Bourgue, président de la Délégation de Paris

Mercredi 25 mai, à 10h30, une messe d’action de grâce pour cet anniversaire, sera célébrée à la paroisse  St Séverin Paris 5ème (métro St Michel). Elle sera présidée par le Cardinal André Vingt-Trois.

11 octobre 2014

Vente au couvent des Augustines, 11-12 octobre

augustines,75014,paris,paris 14e,venteVente organisée au couvent des Sœurs Augustines, 68, rue des Plantes à Paris 14ème, samedi de 15h à 18h et dimanche 10h à 13h et 15h à 18h, au profit des leurs œuvres de Madagascar et de Guinée. Vous y trouverez, en particulier, dans le cadre de la semaine missionnaire mondiale, de l'artisanat de Madagascar et de Guinée.

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

21 juin 2014

Nuit des Veilleurs 26 juin 2014

nuit des veilleurs.jpgJeudi 26 juin : Nuit des Veilleurs proposée par l’ACAT  sur le thème "Heureux les assoiffés de justice",

Dans la nuit du 26 au 27 juin, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies de soutien aux victimes de la torture (26 juin), les chrétiens du monde entier s’engagent à soutenir par leurs prières ceux qui souffrent aux mains des bourreaux. « Heureux les assoiffés de justice » (Les Béatitudes dans Matthieu 5, 1-12)

A.C.A.T (Action Chretienne Abolition Torture) est une ONG chrétienne de défense des droits de l'homme créée en 1974

Trois lieux à Paris pour cette veillée

1- Maison d'Unité Chapelle Sainte Clotilde,  101 rue de Reuilly  75012 Paris,  M° Montgallet

Buffet d'accueil à partir de 19h, célébration œcuménique de 20h à 22h.

2- Maison Marie-Thérèse à la Chapelle de tous les saints 277 Boulevard Raspail 75014 Paris

Temps de prière à 20h

 Tél. 01 44 10 85 59-Métro Denfert-Rochereau -Bus 38-68

Email luciennejarry30@gmail.com

3-  Au Temple de Pentemont-Luxembourg 106 rue de Grenelle75007 Paris

Célébration œcuménique avec les groupes des 6ème, 7ème et 14ème :
20h Prières et lectures sur le thème des Béatitudes, musique.
21h Buffet-
Tél. 06 85 74 00 89
Email philippebujon@orange.fr

 Métro : Rue du Bac ou Solférino Bus : 69,83,63,94,84,68

http://www.nuitdesveilleurs.fr/-Ressources-Spirituelles,6-

12 juin 2014

Concert Gosp'Alesia pour la Terre Sainte

alesia,terre sainte,paris 14e,75014,parisSamedi 14 juin 2014 à 20h30 à l'Eglise Saint-Pierre de Montrouge.

L'entrée sera gratuite, avec une participation libre. Les dons collectés seront reversés pour le soutien de la communauté Chrétienne de Terre Sainte.

Cliquer sur l'affiche pour l'agrandir.

 

24 janvier 2014

La Grande Guerre à Paris

la grande guerre départ des  appelés  Aout14.jpgLa Société Historique du XIVe

vous invite à venir assister à une évocation de  la "Grande Guerre à Paris", le samedi 25 janvier à 15 heures à la Mairie du XIVe dans la salle polyvalente.

Conférence avec projection de documents divers (cartes postales anciennes etc.) qui montreront le Paris de cette époque.

Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014

24 octobre 2013

Il était une fois dans (la rue de) l'Ouest

La société historique du 14ème a présenté dans son bulletin n° 197 de juin 2012montparnasse,autoroute,paris,autoroute urbaine un article relatif à la parution d’un livre : « Il était une fois dans (la rue de) l’Ouest », qui rassemblait les éléments historiques se rapportant à la transformation profonde de ce quartier, suite à la démolition et à la reconstruction de la gare Montparnasse (1965-1966) et à l’édification de la Tour (1973).

Rappelons brièvement les faits. Les années 70 voient le projet de démolition du quartier situé entre Plaisance et Gaîté. Le débouché de l’autoroute A10 est prévu et devait se faire au niveau de la nouvelle gare Montparnasse, via la porte de Vanves et la rue Vercingétorix. Cette radiale devait faire table rase devant elle…Parisautoroutes.jpg(plan du projet d'autoroutes urbaines, en bleu clair, les  autoroutes enterrées - cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Mais les habitants du quartier se rebiffent. Rappelons que l’église Notre Dame du Travail et l’immeuble Art déco du 8 rue Lebouis devaient disparaître. Un groupe d’habitants se réunit, sous le nom de Vivre dans le 14ème. Ils demandent de préserver ou de réhabiliter ce qui peut l’être, en maintenant les habitants en place. Après une large mobilisation, ils obtiennent l’abandon de la « radiale » en 1977 et demandent également à propos de la ZAC Guilleminot, d’obtenir une concertation qui sera toujours refusée. La confrontation avec l’organisme aménageur durera neuf ans (1973-1982). Sous la pression des habitants, des immeubles furent défendus un à un. Le projet final en garda une soixantaine.

Le livre indiqué au début de cet article montre affiches, dessins, photos, etc. Il restitue ce qu’on dit ou fait les habitants, témoins ou acteurs, à propos de la préservation  d’un quartier dont  la rue de l’Ouest était l’axe le plus vivant.

- Pivoine – deuxième édition 2010. Librairie Tropiques – Libraire d’Odessa.

22 septembre 2013

Départ du groupe Aéroports de Paris (ADP)

paris,aréoport,augustin de romanetLe siège historique du Groupe Aéroports de Paris, situé au 291 boulevard Raspail (14ème) (cliquer sur la photo pour l'agrandir) quittera son emplacement d'ici deux ans. Cette décision a été justifiée par le PDG Augustin de Romanet par "l'intérêt du service". Le fait de ne pas avoir de siège sur une plate-forme aéroportuaire est très handicapant. Le choix de la nouvelle destination du siège Aéroports de Paris est prévu à Roissy. Le nouveau bâtiment sera construit sur un terrain jouxtant l'endroit où est exposé le Concorde. Le PDG a indiqué qu'il s'agissait d'un immeuble de trois à cinq étages qui pourra être disponible à la fin de 2015.

6850 personnes sont employées par ADP dont 340 au siège. L'actuel site possédant 10 étages de bureaux pourrait être vendu. Un certain nombre de mètres carrés seront sans doute conservés pour accueillir les Conseils d'administration ou recevoir certains clients.

La Parisien, 17 septembre 2013.

11 juin 2013

L’Espace jeunes du bd Jourdan cherche ses marques (2)

(Lire la note précédente - cliquez ici) 

Les ateliers proposés en interne ont peu de succès, sauf l’atelier « son » où les jeunes peuvent enregistrer leur propre musique, essentiellement du rap. Les sorties extérieures sont appréciées « lorsqu’elles ont un caractère consumériste » dit la responsable. Garçons et filles plébiscitent la Foire du Trône, les jeux de paintball, de laser game (des combats au pistolet laser…). Ils réclament d’aller à Eurodisney ou au Parc Astérix. Ils boudent les sorties culturelles.

le miroir,75014,lavoixdu14e,paris,social,mairie,jeunes,porte d’orléans(Photo de l'inaugation par Pascal Cherki)
"La mission est difficile, reconnaît Dominique Shemla. Nous disposons d’un local très petit et d’un budget insuffisant. De plus, beaucoup d’associations qui gèrent les Espaces jeunes estiment que la mairie a commis une erreur en décrétant que tout serait gratuit, sans exception. Même la semaine de vacances aux Sables d’Olonnes, pour deux groupes de 8 jeunes, en juillet et en août. Ce n’est pas éducatif, on fait de ces jeunes des assistés. Pour les ateliers, les sorties, les vacances, il faudrait leur demander une petite participation, même symbolique. "

Pour ne pas être débordés, les animateurs ont établi des règles strictes, sans doute trop strictes : interdiction d’accéder seul(e) à la cuisine, d’ouvrir un ordinateur sans autorisation, d’allumer la télévision de sa propre initiative. Côté positif, suite à un vol de deux playstations (deux semaines après l’ouverture…), plusieurs jeunes, les plus âgés, se sont investis en proposant d’assurer une protection du local.

Encore en rodage, l’Espace cherche sa vitesse de croisière. L’équipe d’animation affiche sa volonté de rendre les jeunes autonomes et responsables, prêts à aborder le monde du travail – qui leur semble très éloigné. Un travail de Titans, que n’épaulent pas les parents. En deux mois, seules deux mères sont venues vérifier que leurs filles ne fréquentaient pas un lieu suspect. Et les jeunes ont tendance à vouloir rester entre eux, dans leur « tribu » sans se mélanger à d’autres quartiers, ou à d’autres milieux.

Gérard Desmedt

Espace jeunes, 103 bd Jourdan. Ouverture les lundi, mardi et jeudi de 15h à 19h, le mercredi de 10h à 20h30, le vendredi de 15h à 22h et le samedi de 15h à 20h30.

10 juin 2013

L’Espace jeunes du bd Jourdan cherche ses marques (1)

« Le Miroir », l’Espace jeune du 14e créé par la Mairie, a ouvert il y a deux mois boulevard Jourdan, à deux pas de la Porte d’Orléans. Son but : accueillir les jeunes en difficulté, les ouvrir sur l’extérieur, les conduire à l’autonomie et à la responsabilité. Un combat difficile.

le miroir,75014,lavoixdu14e,paris,social,mairie,jeunes,porte d’orléansDe l'extérieur (cliquez pour agrandir), cela ressemble à une boutique. C'en était une autrefois, un marchand de matériel électrique. A l’intérieur des tables, sur 150 m2, des ordinateurs, une cuisine, de petites salles de travail et de réunion. Sur le trottoir, devant le 103 boulevard Jourdan, quelques jeunes discutent, fument. Depuis deux mois, le local nommé « le Miroir » est un « Espace jeunes », initié par la mairie de Paris. Pour les faire vivre, la municipalité a lancé des appels d'offre auprès des associations. Dans le 14e (et dans le 20e), il a été remporté par Aide au choix de vie » (ACV), une association spécialisée dans l'insertion.

 A quoi sert ce nouveau centre ? D'abord à accueillir des jeunes qui, habituellement, traînaient dans la rue. Ensuite à leur proposer des activités. « Nous recevons les jeunes de 12 à 25 ans, explique Dominique Shemla, la jeune femme responsable de l'antenne. Nous mettons à leur disposition un accueil, une orientation professionnelle avec des tests, un conseiller spécialisé. Mais nous allons au-delà en leur proposant des ateliers d'art plastique, de cuisine, de musique, d'informatique, des sorties aussi. » Une cinquantaine de personnes par semaine poussent la porte du nouveau local.

Deux mois après le lancement, le défi se révèle difficile. L'Espace draine un public très (trop) homogène sur les plans culturels et sociaux : des jeunes dont beaucoup sont destructurés, difficiles, nés de familles modestes souvent issus de l'immigration habitant dans les logements sociaux du quartier. Un tiers de filles, deux tiers de garçons. Des jeunes dont plusieurs avaient pris l'habitude de se réunir au stade Elisabeth, avenue Paul Appell, créant des incidents. « Nous sommes ici quatre salariés, ajoute Dominique Shemla. Trois animateurs, et moi-même, qui suis psychologue. Des stagiaires et des bénévoles nous épaulent. Nous cherchons à les intéresser à ce qui se passe au-dehors, à ouvrir leurs antennes. Les jeunes ont du mal à sortir du quartier, de leur environnement habituel. Ils refusent par exemple de venir à une séance de ciné-club si elle se déroule à l'intérieur de Paris. »

Gérard Desmedt (à suivre - cliquez ici)

26 mars 2013

Lorsque tournaient les moulins à vent

On sait qu’au delà de la barrière des Fermiers Généraux datant de la fin du 18ème siècle, existaient sur le territoire de Montrouge un certain nombre de moulins à vent. Ils étaient destinés à recevoir le blé provenant de la Beauce, et approvisionnaient ainsi en farine les Parisiens situés à l’intérieur de l’enceinte. Il faut savoir que la butte de « Montsouris » possédait jadis de nombreux moulins à vent. On sait que huit de ceux-ci voisinaient l’avenue du Parc Montsouris et l’un deux portait même le nom de Moulin de Montsouris. Il se voyait à l’angle obtus que formaient les rues de la Tombe Issoire et de la Voie Verte (actuelle rue du Père Corentin). On sait qu’en novembre 1916, la Commission du Vieux Paris avait proposé l’apposition d’une plaque rappelant l’existence de ce moulin, mais hélas sans suite… Ledit moulin comportait un cabaret tenu par la Mère Blézimart, où souvent des duellistes se réunissaient puis venaient déjeuner et se réconciliaient le verre à la main. (à défaut d'une illustration portant sur le 14ème, l'image ci dessous donne une idée de ce à quoi pouvaient ressembler ces moulins)

paris,paris 14e,moulin à vent

A peu de distance du précédent se trouvait le Moulin dit de La Marjolaine, au milieu de l’îlot formé par les rues de la Tombe Issoire et de la Voie Verte (au milieu de l’actuelle rue du Douanier Rousseau). Enfin, citons le moulin du Bel Air, à l’angle de la rue de la Tombe Issoire et du Boulevard Jourdan, face au bastion 81 des fortifications de Thiers. En ce moulin existait un cabaret où venaient se désaltérer les ouvriers des carrières voisines, celles-ci nombreuses étaient toutes à ciel ouvert. Heureux temps où le Paris tout proche était encore à la campagne !

NDLR : documentation historique du n° 23 de la Revue d’Histoire du 14ème.

 

01 mars 2013

Feuilleton de la ferme de Montsouris : à quand l'épilogue ?

La bataille de la ferme de Montsouris et de la carrière de Port-Mahon dure depuis plus de vingt ans. Un promoteur veut construire sur le site. Des associations de défense s'y opposent et veulent préserver la dernière ferme de Paris intra muros. Or le blocage est total. Dernier rebondissement, il y a quelques jours : la ministre du la Culture valide une autorisation de travaux dans la carrière, déposée par le promoteur.

C'est une histoire au long cours, un feuilleton à rallonge, qui commence à lasser. L'affaire de la ferme de Montsouris et de la carrière dite de Port-Mahon dure depuis plus de vingt-cinq ans. La ferme, située au 26 rue de la Tombe-Issoire, est la dernière à avoir fonctionné à Paris intra muros, jusqu'au début du XXe siècle. Les bâtiments et le terrain sont achetés en 1925 par l'abbé Keller, un prêtre très dynamique de l'arrondissement, qui y installe un patronage, des logements sociaux, des activités caritatives.

ferme,montsouris,75014,parisA la mort de l'abbé, en 1986, la propriété revient à l'archevêché de Paris qui décide de vendre à un promoteur, ce qui déclenche des polémiques. L'abbé Keller avait demandé, dans son testament, que les bâtiments restent au service de la paroisse du lieu, Saint-Dominique. C'est alors que des associations entrent en scène. Elles se réunissent en « Collectif de Port-Mahon et de la ferme de Montsouris », souhaitent conserver la ferme, et préserver la carrière qui se trouve à 17 mètres sous le sol.

En 1994, le collectif remporte une première victoire : la carrière de calcaire du 14e siècle, restée  intacte depuis le Moyen Age, est classée monument historique. Cette décision a une conséquence très concrète. Désormais, il est strictement interdit de bâtir de nouvelles constructions sur le terrain, car les fondations nécessaires risqueraient d'altérer l'état de la carrière.

Le promoteur qui avait acheté le terrain, estimant qu'il a payé trop cher un espace désormais non constructible, jette l'éponge. La propriété est alors reprise en 2003 par la Soferim, une autre société de promotion. La Soferim détruit des bâtisses qualifiées de « ruines ». Puis elle qui présente un projet ambitieux, fort bien décrit sur son site internet « les jardins de Montsouris ». Au programme, la construction de 80 logements dont 25 % de logements sociaux, la préservation de l'ancienne grange, de la grande porte charretière donnant sur la rue de la Tombe Issoire, la plantation d'un espace vert et la préservation de la carrière...

Mais tous les permis de construire, attaqués en justice par les associations, sont refusés, les uns après les autres. Thomas Dufresne, le président du collectif de Port Mahon depuis vingt ans, justifie cet activisme. Cet artiste peintre, amoureux du vieux Paris, et ses amis ne veut pas qu'un des derniers pans de l'activité rurale de la capitale disparaisse, que la carrière subisse les effets de gros travaux, pour cause d'appétit d'un promoteur. « Si nous gagnons tous nos procès, c'est bien qu'il existe un problème de fond, explique-t-il. Nous avons du mal à comprendre pourquoi les protagonistes du dossier, ministère de la Culture compris, s'entêtent à déposer ou à cautionner des autorisations illégales. »

Le collectif affirme qu'il existe des solutions alternatives. Un projet présenté par l'association Emmaüs, de réhabilitation de l'immeuble existant, sur la rue, pour en faire des logements sociaux, a été écartée. L'ancien maire du 14e, Pierre Castagnou (aujourd'hui décédé) souhaitait que la ville achète le terrain. Mais sa demande de préemption, attaquée par le promoteur, a été refusée. La mairie du 14e semble maintenant s'être retirée du jeu. Laurànt Deutsch, amoureux du vieux Paris et auteur du best-seller « Métronome », a déclaré, en 2011, qu'il aimerait racheter la ferme avec Yannick Alleno, l'ancien chef cuisinier de l'hôtel Meurice, à Paris, pour en faire une ferme-restaurant. Le collectif d'associations de défense milite pour la création d'une ferme pédagogique. Avec, à terme, la possibilité de visiter la carrière.

A la mi-février, dernier rebondissement. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a validé une autorisation de travaux dans la carrière déposée par le promoteur. Une première étape pour construire ensuite. Les associations hurlent au scandale, suivies par les élus écologistes de l'arrondissement, dénoncent un non-respect d'une décision de justice. Elles annoncent qu'elles vont déposer un nouveau recours.

En attendant, les immeubles encore debout menacent ruine. Il faudra un jour sortir de ce guêpier. Soit demander de déclasser la carrière et construire. Soit renoncer un fois pour toute à toute nouvelle construction, rénover la ferme et la mettre en valeur. Dans les deux cas, il faut un courage politique, qui fait défaut.

Contactés par La Voix du 14e, la mairie de Paris et la Soferim n'ont pas donné suite à nos demandes d'interview.

Gérard Desmedt

01 septembre 2012

Le Pass Navigo « dézoné » en week-end

navigo,paris,ile de france,jeunes,week-endLe dézonage du Pass Navigo les week-end et jours fériés, autrement dit la possibilité d'aller partout en Ile-de-France quel que soit son abonnement, a pris effet aujourd’hui 1er septembre. Par exemple, la plupart des parisiens qui ont un Pass zone 1-2, pourront, le week-end, aller partout en Ile de France, avec ce même Pass. Cette mesure avait été votée avant les vacances, lors du conseil d'administration du Stif, la majorité de gauche votant pour (14 voix), l'UMP ne prenant pas part au vote (7 voix) et avec 3 abstentions. (La Voix vous en avait parlé)

Ce dézonage s'applique du vendredi minuit au dimanche minuit. Le coût de cette mesure (26 millions d'euros par an) est financé pour le restant de 2012 par «des augmentations à la marge», (selon Jean-Paul Huchon, Président de Région, qui n’emploierait peut-être pas le même mot s’il parlait de hausses de salaire du même montant), de 2% du Pass Navigo annuel, dont le million de détenteurs paieront désormais leurs 12 mois au prix de 10,4 mois et non plus de 10,2 mois, et de 7% des forfaits Mobilis, essentiellement utilisés par les touristes, et du Ticket jeune week-end. A compter du 1er novembre, il le sera également par une augmentation de 5% du forfait Paris Visite, toujours en direction des touristes
A.C.

26 août 2012

3 Septembre, inscription aux Cours Municipaux d'Adultes

Si les Cours Municipaux, qui couvrent un très large domaine, sont ce que l'on peut trouver de plus économique à Paris, ils sont en revanche très demandés, et il faut faire très, très vite!

Pour s'inscrire, il faut aller chercher (à partir du 3 septembre à 8h 30) en Mairie, d'arrondissement ou non, le livret des cours et la fiche d'inscription à renvoyer par courrier.

Cette année les CMA offriront,  800 places supplémentaires principalement dans les domaines suivants:

  1. français sur objectifs fondamentaux, français sur objectifs adaptés, français langue étrangère
  2. nouvelles formations visant l'insertion professionnelle.
  3. ouverture de cours de langues étrangères à visées professionnelles

Toutes les informations (livret en pdf) sont en ligne à compter du 20 aout 2012 sur le site de la Mairie de paris : www.paris.fr, menu"paris pratique"éducation cours pour adultes" rubrique "cours pour adultes du soir" ou en cliquant directement ici: http://www.cours-municipal-d-adultes-cma.cma-paris.org/

15 juillet 2012

Emeraude, Améthyste : finie la gratuité

Le conseil de Paris des 9, 10 et 11 juillet a voté un projet de "modernisation des cartes de transport" qui rendra dans les faits les cartes Émeraude et Améthyste payantes.

La carte Emeraude date de 1973 et permettait aux personnes « économiquement fragiles » et aux personnes handicapées bénéficiant de faibles revenus de voyager gratuitement, tandis que la carte Améthyste date de 1984 et était destinée aux personnes âgées de plus de 65 ans.

Ces deux cartes vont se confondre dans le passe Navigo, et ce faisant, la Mairie de Paris crée « participation financière symbolique » de 20 € pour les bénéficiaires d’un minimum social et/ou de la prestation Paris Solidarité, et de 40 € par an pour ceux qui justifient d’un montant d’impôt inférieur ou égal à 2.028 euros. Cependant, un amendement maintiendra la carte Emeraude gratuite pour les personnes touchant moins de 876 euros. Elles resteront gratuites pour les anciens combattants et les veuves de guerre.

La mesure devrait être applicable fin 2012 et consistera en une fusion des deux cartes en un Pass Emeraude Améthyste (zone 1-2) et d’un Navigo Améthyste (zone 1-5).

Environ 130.000 personnes ont une carte Emeraude, et près de 8.000 disposent d’une Améthyste. La mesure rapporterait près de 5 millions d’€, que la Mairie annonce vouloir réserver aux centres d’accueil de jour réservés aux malades d’Alzheimer.

A.C.

08 juillet 2012

Immobilier : les prix à Paris font de la résistance

Alors que partout en France, Région Parisienne comprise, les prix de l’immobilier à l’achat baissent, ceux de Paris continuent d’augmenter. La baisse sur un an en Ile de France est modérée, à près de 2%, et la hausse à Paris est de 1,6%. Elle a diminué parce que la demande recule.

Pour donner une idée de la situation, il y a une comparaison intéressante, celle des prix et des surfaces, en moyenne :

A Paris, le prix moyen au m2 est de 8.500€, la surface moyenne des achats est de 47,5 m2, donc un prix moyen de près de 400.000€.
En Ile de France, le prix moyen au m2 est de 3.350€, la surface moyenne des achats est de 77,5 m2, donc un prix moyen de près de 255.000€. Presque du simple au double !

Evidemment, en Ile de France, les écarts sont grands suivant les départements : de 2.400€/m2 en Seine et Marne (77) à 5.500€ /m2 dans les Hauts de Seine (92), plus que du simple au double. La moyenne des surfaces des logements achetés en Seine et Marne frôle les 90 m2, quasiment le double de Paris pour la moitié du prix ! L’exception notable est la Seine Saint Denis avec une augmentation moyenne de près de 6% en un an, pour un prix moyen actuel au m2 de 3.350€.

Enfin, une dernière comparaison, celle de la surface moyenne des logements: 90 m2 en France, 70 m2 en Ile de France, et 54 m2 à Paris!

A.C.

01 juillet 2012

La promenade aux fortifications

Un article d’Emile Zola, paru dans le Messager de l’Europe, Août 1878

…Les Parisiens montrent aujourd’hui un goût immodéré pour la campagne… Le dimanche, la population, qui étouffe, en est réduite à faire plusieurs kilomètres à pied, pour aller voir la campagne, du haut des fortifications.

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Cette promenade aux fortifications (photo d'Emile Atget -cliquez pour agrandir-) est la promenade classique du peuple ouvrier et des petits bourgeois. Je la trouve attendrissante, car les Parisiens ne sauraient donner une preuve plus grande de leur passion malheureuse pour l’herbe et les vastes horizons.

Ils ont suivi les rues encombrées, ils arrivent éreintés et suants, dans le flot de poussière que leurs pieds soulèvent ; et ils s’assoient en famille sur le gazon brûlé du talus,  en plein soleil, parfois à l’ombre grêle d’un arbre souffreteux, rongé de chenilles. Derrière eux, Paris gronde, écrasé sous la chaleur de Juillet ; le chemin de fer de ceinture siffle furieusement, tandis que, dans les terrains vagues, des industries louches empoisonnent l’air. Devant eux, s’étend la zone militaire, nue, déserte, blanche de gravats, à peine égayé de loin en loin  par un cabaret de planches. Des usines dressent leurs hautes cheminées de brique, qui coupent le paysage et le salissent de longs panaches de fumée noire.

Mais qu’importe ! par-delà les cheminées, par-delà les terrains dévastés, les braves gens aperçoivent des coteaux lointains, des prés qui font des tables vertes, grandes comme des nappes, des arbres nains qui ressemblent aux arbres en papier frisé des ménageries d’enfant ; et cela leur suffit, ils sont enchantés, ils regardent la nature, à deux ou à trois lieues. Les hommes retirent leurs vestes, les femmes se couchent sur leurs mouchoirs étalés ; tous restent là jusqu’au soir, à s’emplir la poitrine du vent qui a passé sur les bois.  Puis, quand ils rentrent dans la fournaise des rues, ils disent sans rire : «  Nous revenons de la campagne… »

(Ce texte a été extrait du N° 26 du bulletin de la S.H.A. du 14e , publié en 1981)

N.D.L.R  Tout rapprochement en ce début de XXIe siècle, avec les hordes d’autos piaffant sur les autoroutes de l’Ile-de-France, et les millions de « juillettistes et aoûtiens » à l’assaut des plages normandes, ne serait que pure coïncidence, subordonnée à l’esprit aigri et superficiel de l’observateur citoyen, en mal de voyage et de dépaysement… Vive les vacances !!                         R.R

30 juin 2012

Circulez... circulez ! Oui, mais comment ?

 La circulation automobile entre la place Victor Basch et la porte d’Orléans devient un enfer pour les riverains, les piétons  et… les automobilistes ! Cela dure depuis des années et cela empire un peu plus chaque année. Que faire ?

 Tout d’abord, le blocage quasi permanent de la place V. Basch est dû  au fait que les feux tricolores ne tiennent aucunement compte des véhicules qui ne peuvent plus avancer vers la porte d’Orléans ou vers la porte de Châtillon, ceux-ci créant un bouchon central au milieu de la place, et celle-ci ne peut plus être traversée par les véhicules débouchant de l’avenue du Maine ou de la rue d’Alésia !

 Une solution ? Faire en sorte que les feux tricolores deviennent  «  enfin intelligents ». C’est-à-dire ? Que les feux n’autorisent les véhicules à pénétrer sur la place que lorsque celle-ci est dégagée de tout véhicule et que les voies sortantes de Paris vers la porte d’Orléans et la porte de Châtillon puissent absorber un nombre de  voitures , en fonction du débit d’écoulement que peuvent supporter au maximum les avenues du Général Leclerc et de Châtillon.

 Le positionnement de caméras  placées en «  amont », c’est-à-dire vers Mouton Duvernet d’une part et  à quelques centaine de mètres sur l’avenue du Maine,  ainsi que sur la section V. Basch – porte d’Orléans pourrait offrir une solution satisfaisante dans l’analyse et la programmation de l’ouverture ou de la fermeture des feux de circulation sur la place V. Basch.

 D’autre part, il est remarquable  que les deux voies réservées à la circulation en direction de la porte d’Orléans ne correspondent plus à la densité du trafic ; cela ajoute à ceci un handicap supplémentaire pour la fluidité  générale.

 La question est posée. Qui donnera la réponse ?

 R.Rillot

13 mai 2012

PV contre cours de formation au code de la route ?

Destinée au (trop) nombreux conducteurs de deux roues imprudents une intéressante expérimentation, qu’on aimerait voir dans le 14ème, s’est déroulée dans le 16ème arrondissement. Dans le cadre d’un accord entre la mairie du 16ème arrondissement, le parquet de Paris et le commissariat local, les deux-roues concernés ont été invités à quatre modules de vingt minutes chacun, à l’issue desquels le PV sera classé sans suite. Les candidats à l’amnistie ont droit à un rappel du Code de la route, à un petit cours de traumatologie du cycliste et du motard.

A noter que cette expérimentation a surtout été à l’intention des cyclistes, en fonction de l’endroit choisi pour les contrôles, l’accent étant mis sur le risque qu’ils font courir à eux-mêmes, et pas seulement aux piétons. Les deux roues à moteurs sont loin d’avoir tous un comportement exemplaire ; cette mesure les concerne tout autant.

A quand une telle expérience dans le 14éme ?

20 avril 2012

Autolib : premier bilan

autolib,bilan,bolloré,blue car,paris,delanoeAutolib a été lancée à Paris (et 25 communes de banlieue) le 5 décembre 2011 et compte au terme de ces 100 jours 2840 abonnés annuels et la millième voiture électrique (la Blue Car) en circulation. Avec un trajet moyen de 10 kilomètres et 70% d’utilisateurs satisfaits, le premier bilan pour le Maire de Paris, Bertrand Delanoë et le constructeur du véhicule, Vincent Bolloré est positif.

Les jeunes actifs (25-34 ans) sont les premiers utilisateurs de Autolib, séduits par les aspects financiers, pratiques et écologiques, ainsi que par la mode « geek »  (un petit espace dans Internet vous permettant de partager la passion de la hi-tech sous tous les angles) de la batterie LMP de l’entreprise Bolloré. Le nouvel abonnement à 30 euros par mois lancé au mois d’avril 2012 devrait renforcer l’attrait de cette solution de transport public électrique. Vous pouvez voir la vidéo de présentation en cliquant sur le lien ci-dessous,  si vous ne cherchez pas toutefois quelque chose de trop négatif !

http://paris-ile-de-france.france3.fr/info/autolib-bilan-...

Ce bilan n’est tout de même pas si mirobolant. 3.000 abonnés à l ’année sur Paris et la banlieue desservie. En moyenne les véhicules sont utilisés une fois par 24 heures, ça fait au mieux1.000 sorties par jour ! Quant au financement, le groupe Bolloré ne prévoit pas de rentabilité avant 7 ans. Autolib est financé (et sera ?)  par les seuls  usagers. Seule une subvention d’investissement initiale a été allouée lors de l’attribution de la délégation de service public à laquelle s’ajoute la mise à disposition de l’espace public pour les stations.

Signalons par ailleurs qu’une station Autolib’ et ses six voitures électriques ont été incendiées  à Créteil (Val-de-Marne). Le feu a démarré aux alentours de minuit. Cinq individus auraient été aperçus en train d’asperger d’essence les véhicules, dont trois ont été endommagés et trois autres entièrement calcinées, d’après un porte-parole du groupe Bolloré.

A.C.

14 avril 2012

Franciscains de Paris: ordinations et école franciscaine

L'actuallité est riche chez nos amis franciscains Trois ordinations samedi prochain et la récente création de l'Ecole franciscaine de Paris.

78014,paris 14e,franciscains,kto,paris,capucins,ordinationLes franciscains possèdent un trésor inaltérable : l’esprit toujours novateur et prophétique de saint François d’Assise. Au cours des siècles, le « poverello » a suscité nombre de vocations et inspiré bien des œuvres humaines, que ce soit dans la peinture (Giotto, Zurbaran ou Maurice Denis), la musique (Franz Listz ou Olivier Messiaen), la littérature (Dante, Anna de Noailles, Julien Green, Christian Bobin) ou encore la pensée théologique et philosophique : saint Bonaventure, Duns Scott ou Guillaume d’Ockham…
Ce patrimoine se doit d’être étudié et transmis. Voilà pourquoi les responsables du premier ordre franciscain en France – qui regroupe les franciscains, les capucins et les conventuels – ont décidé la création d’une nouvelle École franciscaine de Paris. Regardez cette très intéressante video, réalisée par KTO, à la fois bon reportage sur les franciscains de Paris et information sur cette nouvelle école.
http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveau...

Ordinations du samedi 14 avril 2012, à 16 heures,
Ordination sacerdotale de 3 frères franciscains :Jean-Baptiste AUBERGER, Stéphane DELAVELLE et Frédéric-Marie LE MEHAUTE en l'Eglise paroissiale, Saint-Pierre de Montrouge, (métro "Alesia") par Mgr Henri BRINCARD, évêque du Puy-en-Velay.

A.C.

10 avril 2012

Des termites dans le 14ème, un immeuble évacué.

paris,terrmite,AP-HP,termites,75014,cassini,crècheBien que la carte de la mairie de Paris, qui indique les quartiers de Paris infestés par les termites, n'en fasse pas mention (voir le plan), un immeuble d'habitation de L'Assistance Publique, situé, 6, rue Cassini, dans le XIVème, a du être évacué, tellement les ravages de ces parasites mettaient en danger l'immeuble. Les habitants ont été relogés.

Il y a 2 à 3 semaines, les familles ont appris, par un courrier de l'AP-HP, leur bailleur, qui est aussi leur employeur, que « la sécurité de l’immeuble ne peut être garantie » en raison d’une « grave infestation de termites mettant en jeu la solidité des structures de l’immeuble ».
Ces parasites attaquent en général un immeuble, à partir du sous-sol, et attirés par la chaleur des étages supérieurs, se nourissent du bois, de charpente notamment, en y creusant des galeries, qui finissent par affaiblir totalement les strutures porteuses.
Pour éviter la  propagation du phénomène, il est demandé aux propriétaires des immeubles voisins de faire un diagnostic termites et de traiter les charpentes en urgence, le cas échéant. L’AP-HP prévoit d’entamer rapidement des travaux de «traitement et de consolidation». Elle possède deux autres immeubles dans le quartier, dont une crèche.
A.C.

24 mars 2012

Radio Notre-Dame a rejoint le 14e

Depuis un peu plus d'un mois, Radio-Notre Dame a rejoint le 14e arrondissement. La radio catholique, créée par Mgr Lustiger, archevêque de Paris, en 1981, se trouvait à l'étroit dans ses anciens locaux du 15e, rue Rosenwald. Elle vient de s'installer au 6 boulevard Edgar Quinet, dans un espace dont la surface a doublé. Les 33 salariés et la centaine de bénévoles y trouvent un confort supplémentaires et des conditions de travail améliorées.

La radio diffuse sur toute la région parisienne et le Beauvaisis. Certaines de ses émissions sont reprises dans toute la France par le réseau de la Communauté Francophone des Radios Chrétienne (COFRAC) qui rassemble 65 fréquences dans les grandes villes de France, et par 45 radios dans 14 pays en Afrique.

Radio Notre-Dame a des ambitions, et des projets, notamment le lancement d'une web-radio (que l'on peut écouter sur Internet) consacrée à la musique sacrée. Ne recevant aucune subvention, la radio vit de la publicité (peu, elle représente 20 % de son budget) et surtout grâce à ses donateurs. Elle est écoutée, sur Paris, par 32 000 auditeurs réguliers.

Gérard Desmedt

Radio Notre-Dame, 6 bd Edgar Quinet 75014 Paris. Tél. : 01 56 56 44 44. Sur 100.7 en FM

La radio recherche des bénévoles, notamment pour l'accueil. Contact : contact@radionotredame.com

02 février 2012

Emmaüs, la RATP et la Ville de Paris.

Le Conseil d’arrondissement de novembre dernier a évoqué l’état d’avancement du projet immobilier de la RATP, boulevard Jourdan et rue de la Tombe Issoire, dont La Voix vous a informé dès le début (voir notamment la note). Un accord Ville-RATP a, en particulier, scellé le sort du centre Emmaüs du Boulevard Jourdan qui devra fermer.

Jean-Paul Millet, Premier Adjoint, chargé de l’urbanisme, de l’habitat et de la propreté a notamment indiqué :

« Il vous est proposé aujourd’hui d'approuver un nouvel accord entre la Ville de Paris et la RATP. Pendant de nombreux mois, des discussions importantes ont eu lieu entre le gouvernement, le STIF (*) et la RATP au sujet des propriétés foncières qui appartenaient au STIF et qui seraient transférées à la RATP, et inversement. Dans ce nouveau projet, la Ville de Paris céderait à la RATP la totalité des deux parcelles lui appartenant. Une des parcelles est actuellement occupée par Emmaüs. Or, vous vous rappelez que nous avons voté il y a quelques mois une convention stipulant qu’Emmaüs serait informé du début des travaux six mois en avance avant, afin de pouvoir quitter les lieux. Les travaux allant commencer d’ici la fin de l’année 2012, nous allons donc demander à Emmaüs de quitter les lieux en juin 2012. En échange, la RATP cèderait à la Ville de Paris 4000 m² des droits de construire permettant la réalisation d’environ 53 logements sociaux, des volumes non bâtis destinés à accueillir des équipements de petite enfance – une très grande crèche de 1146 m² et une halte garderie de 412 m² –, un volume pour le club des seniors de 150 m2, les jardins de la crèche et de la halte garderie de 750 m2, et un volume pour un local commercial de 200 m². La valeur de ces biens est estimée à 8.816.600 euros HT ».

Il s’agit en fait, d’un vrai échange, sans transfert d’argent et « sans soulte ». Et la RATP, devenant seul propriétaire, peut réaliser l’opération immobilière prévue, qui préserve le garage des bus. Son métier réel étant bien de … transporter des voyageurs ! Vous en doutiez peut-être?

(*) STIF : Syndicat des Transports d’Ile de France.

A.C.

27 janvier 2012

Le (très) difficile logement des classes moyennes

Enfin une brèche dans l’ « omertà » sur le logement des classes moyennes : oui, il y un problème, à Paris, et en Ile de France. Le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional d’Ile de France) l’affirme dans un rapport publié il y a quelques jours. Les ménages à revenus moyens sont coincés par la pénurie, et il est de grande urgence de construire à leur intention 100.000 logements en 10 ans.

Car si la difficulté à se loger pour les plus pauvres est un problème national, la région capitale présente la particularité de ne pouvoir loger près de 500.000 ménages «trop riches» pour le social mais pas assez pour le parc privé, soit près de 10 % des Franciliens. "Nous parlons de ménages avec des revenus moyens de 3 800 euros mensuels, c'est-à-dire par exemple un couple d'un instituteur et une infirmière", explique Marie-Anne Belin, rapporteuse du rapport. Dans cette tranche "revenus moyens", 300 000 d'entre eux sont éligibles au logement social, mais en sont exclus parce que les places manquent ou sont déjà occupées.

Alors, ces ménages, ou bien s’entassent dans des logements trop petits et n’ont que 1 ou 2 enfants, ou vont en périphérie, ou quittent l’Ile de France. Or, souligne le rapport : "ce sont justement les actifs dont l'économie de la région a besoin". La priorité actuelle est de faire face à la plus grande précarité, et "Toute la chaîne est bloquée par manque de logements, notamment en location", souligne le Ceser, qui plaide depuis presque vingt ans pour des constructions massives, et pas seulement dans le « social ». Il faut construire 10 000 logements par an pendant dix ans, 5 000 dans le social et 5 000 dans le privé, fléchés vers cette population, soit un effort financier de 1,8 milliard d'euros par an. Pour cela, il faut faire revenir les investisseurs institutionnels et réorienter certaines aides publiques vers la création d'un parc locatif intermédiaire ; il faut également orienter une partie de l'épargne du livret A, de l'épargne d'entreprise et d'Action Logement (ex 1% logement) vers ce même type de construction.

Une nouvelle gouvernance?

Pour y parvenir, il faut un changement radical de "gouvernance" et la création d'une "structure de coordination régionale du logement", qui pourrait être étendue à l'habitat et l'urbanisme, à l'image de ce qui a été fait pour les transports.

On en est malheureusement bien loin, et de meilleures conditions de logement pour les classes moyennes en Ile de France ne sont pas pour demain.

A.C

Paris, face cachée, 4 et 5 février 2012, attention inscriptions à faire au plus vite, le nombre des places est limité !

Paris face cachée.jpgParis Face Cachée 2012 est la 1ère édition d'une manifestation ambitieuse mêlant art, culture, patrimoine, histoire, architecture, urbanisme, science, sport, fête, au travers d'initiatives et de propositions originales et insolites, qu'elles proviennent de lieux culturels, de musées, de sites touristiques ou industriels, d'institutions, d'artistes, d'associations ou collectifs...

En marge du Paris touristique, celui des cartes postales et des grands monuments emblématiques, Paris Face Cachée lève le voile sur un Paris étonnant, décalé, insoupçonné, inexploré.

Plus de 60 expériences dont une vingtaine gratuites seront proposées les 4 et 5 février 2012. Les lieux seront tenus secrets jusqu'à l'événement afin de conserver le mystère et créer les conditions d'une expérience hors normes.
Vous pourrez ainsi faire du zodiac en plein Paris, accéder à la salle de contrôle des feux rouges parisiens, explorer de nuit les coulisses d'un stade mythique, visiter l'incroyable atelier d'un curieux musicien, pénétrer dans un temple franc-maçon, enquêter dans les égouts, accompagner vos petits diables à une boum électro, devenir flateurvillois, passez la nuit dans l'imprimerie d'un grand quotidien...

Pour participer à Paris Face Cachée, choisissez l'expérience que vous souhaitez vivre et réservez vos places en ligne, à partir du 10 janvier 2012. Attention, le nombre places est limité.

Rendez-vous pour le 14ème lire la suite et sur www.parisfacecachee.fr

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23 décembre 2011

La Crèche de Noël à Notre- Dame de Paris

la crèche à Notre- Dame de Paris.jpgOn attribue à saint François d’Assise (†1226) d’avoir créé la première crèche de Noël : cet usage se répandit rapidement jusqu’à devenir, comme de nos jours, universel. 

Une crèche présente les personnages de la Nativité, tels que le récit des Évangiles les fait connaître : L’Enfant-Jésus, la Vierge Marie, saint Joseph, les anges, qui chantent la gloire du Rédempteur et la paix donnée aux hommes de bonne volonté, les bergers. Le bœuf et l’âne appartiennent à la tradition : leur place a paru naturelle dans une étable. Quelques jours après Noël, lors de l’Epiphanie, on ajoute les trois rois mages avec l’étoile qui les guidait : ils représentent l’hommage de la Gentilité et sa quête du salut. Certaines crèches figurent simplement les personnages de la Nativité ou les incluent dans des scènes plus grandes qui mettent en œuvre toutes les catégories humaines comme le font les santons. Pour le croyant, ces mises en scène figuratives sont une incitation à faire siens les sentiments des acteurs des premiers moments de la Rédemption, et à y entrer pour sa part, par la prière.

Comme tous les ans, la crèche de la cathédrale est présentée du premier dimanche de l’Avent (samedi 1er décembre 2007) à la fête de la Présentation au Temple (samedi 2 février 2008). C’est bien plus d’un million de pèlerins, fidèles et visiteurs qui viendront s’y recueillir durant ces deux mois.

Dans le déambulatoire nord, la clôture du chœur réalisée au XIVe siècle représente les épisodes de la vie du Christ liés à la période liturgique du Temps de Noël La Visitation - L’Annonce aux Bergers - La Nativité - L’Adoration des Mages. :

Notre Dame de Paris la Visitation, la Nativité et l'adoration des Mages.jpgCliquez sur l'image pour la voir en grand

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19 décembre 2011

Le théâtre de la Cachette : un théâtre pour les petits et les grands

Au 124 de l'avenue d'Italie - 75 013  - le théâtre de la Cachette propose des spectacles destinés aux enfants de 2 à 8 ans.

La compagnie : les "Trois Chardons" anime chaque mercredi, samedi, dimanche et chaque jour des vacances scolaires à 14h 30 et à 16h, ce lieu où les rires des enfants  fusent ans une vraie salle de théâtre de plus de 200 places.

Prochains spectacles : " Mirabelle et ses amis" jusqu'au 8 janvier 2012.  " C'est aujourd'hui l'anniversaire de Mirabellle et tous ses amis, les animaux de la ferme, ont décidé de l'emmener danser à la fête du village. C'est alors que survient un animal étrange, tout blanc rayé de noir..."

-" Galou le berger" : du  mercredi 11 janvier 2012 au dimanche 18 mars. " Ce matin, sur son chemin, Galou a rencontré un tout petit mouton perdu dans la montagne. Avant de le ramener dans son troupeau, toute la journée, Galou a joué avec lui. Mais soudain, la nuit est tombée, surprenant Galou et le petit mouton. C'est alors que dans le ciel de la nuit, est apparu le berger des étoiles...

-Renseignements et réservations : 01 45 89 02 20 - place 8€ - www.lacachette.fr