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20 février 2026

Paroisse Saint Dominique : Dimanches 22 février et 1er mars 2026

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1ER DIMANCHE DE CARÊME  
22 FÉVRIER 2026  
2EME DIMANCHE DE CARÊME  
1ER MARS 2026  
ANNÉE A


Écouter et jeûner : Le Carême comme temps de conversion 
 
 Chers frères et sœurs ! 

        Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes. Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. […]. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection. 

        Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.[…] 

        Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance.[…] Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». [Benoît XVI, Catéchèse (9 mars 2011)][…] 

        Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix. […] 

        Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême. LÉON PP. XIV 

Père Vincent Bellouard 

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Paroisse Notre Dame du Rosaire - le Dimanche 22 février 2026

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Dimanche 22 février 2026 

Carême : 40-0-3

40 : c’est le chiffre de l’homme qui marche !
40 ans d’exode entre Égypte et Terre Promise.
40 jours de marche pour Élie, avant de rejoindre l’Horeb.
40 jours de retraite pour Jésus avant son ministère public.
0 :  c’est le chiffre du DÉSERT et du MANQUE !
Manque de pain (mais Dieu donne la Manne : EX 16)
Manque d’eau (mais Dieu fait jaillir l’eau du rocher : Ex 17)
Manque d’espoir (mais Dieu leur rend Moïse et réduit le veau d’or en poussière : Ex 32)
3 : c’est le chiffre des TENTATIONS du FILS DE DIEU.
La première est celle des pierres changées en pains… Mais c’est oublier que Dieu a voulu que son Fils prenne un corps d’homme…et qu’il le nourrit non seulement de pain, mais de sa PAROLE…
Jésus a multiplié les pains pour les foules non pour leur faire oublier la nécessité du travail, mais pour leur annoncer le Festin du Royaume…
Que ferai-je pendant ce Carême pour me nourrir de la PAROLE DE DIEU ?
La deuxième est le grand défi du plongeon dans le vide depuis le sommet du Temple… C’est cette tentation toujours actuelle de mettre Dieu au service de nos projets humains, avec une double contrainte : obliger Dieu à nous obéir et obliger nos frères à croire ! Jésus a toujours refusé de tout régler par des miracles et il refusera de descendre de sa Croix pour que tout le monde croie en Lui !
Que ferai-je pendant ce Carême pour être libre et rendre libres mes frères ?
La troisième est celle d’une lamentable prosternation devant le Diable (le « diviseur ») et de la fascination pour les nouveaux dieux : l’argent, le plaisir, le pouvoir des princes de ce monde ! Jésus n’a cessé de révéler aux petits et aux pauvres que Dieu son Père n’est QU’AMOUR.
Que ferai-je pendant ce Carême pour accueillir et révéler à mes frères l’Amour et la Tendresse du Père ?

P. Philippe Dumas

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Notre-Dame du Travail - Dimanche 22 février 2026

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1er dimanche de Carême 
Année Saint Matthieu 
22 février 2026  

 


LA TENTATION DE L’ARCHER 

L’objectif de la tentation est de conduire à pécher. Le verbe grec que l’on traduit par « pécher » dans les évangiles ‘amartanô’ – et c’est d’ailleurs aussi le cas en hébreu – signifie littéralement rater la cible. On l’utiliserait volontiers pour parler d’un archer avec sa flèche. Au cœur de l’alliance avec Dieu, l’objectif ultime - la cible véritable - est le Royaume des cieux, c’est-à-dire la vie avec Dieu ou, dit autrement, de partager la vie-même de Dieu. 

En conséquence, la tentation agit de deux manières : soit au niveau de l’identification de l’objectif, soit au niveau des moyens que l’on veut mettre en œuvre pour y parvenir. 

Ainsi la tentation par ses suggestions va tâcher de perturber notre perception de la hiérarchie des biens. Un « bien » secondaire nous apparaît soudainement comme étant l’essentiel au point d’oublier tout le reste. On se trompe alors de visée. 

Quand le Tentateur suggère à Jésus de changer les pierres en pain, il évoque un « bien » : celui de se rassasier pour un homme qui a faim. Mais Jésus remet les choses à leur place : « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Remarquons qu’in fine Jésus recevra ce qui lui est nécessaire (« les anges le servaient », en grec ‘diakoneô’ désigne ordinairement le service des repas). 

Ou bien, la tentation va nous suggérer des moyens inappropriés pour atteindre l’objectif discerné. Un archer qui ne se donne pas les moyens d’encocher proprement sa flèche n’atteindra pas non plus sa cible.  

Ainsi, au jardin de la Genèse, ce n’était pas le fait de vouloir « être comme Dieu » qui était en cause car c’est le plus grand bien que l’on puisse désirer. Le problème vient de ce que Satan propose de le faire sans Dieu, malgré Dieu, voire contre Dieu, au moyen du fruit de l’arbre. L’histoire sainte nous enseigne que Dieu, bien loin de nous tenir à l’écart du plus grand bien, veut nous donner de participer à sa propre vie, de nous diviniser, mais cela « par Lui, avec Lui, et en Lui ». La tentation se révèle alors une mauvaise réponse à une vraie question. 

Que notre chemin de carême dans les pas du Christ Jésus, avec les efforts que nous consentons, affermisse en nous la certitude que Dieu veut notre vie. Qu’il affermisse notre conscience pour ne pas rater la cible du Royaume des cieux, ni par la visée ni par les moyens. 

Père Gabriel WÜRZ, Curé +

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