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05 mai 2016

Porte de Vanves : la nostalgie de Michel Jonasz

La Voix continue son parcours du 14e en chansons. Car nombre de chanteurs évoquent des lieux de l'arrondissement.

75439749.jpgAinsi Michel Jonasz. Il est né à Drancy (aujourd'hui Seine Saint-Denis) en 1947, et ses parents s'installent dix ans plus tard dans le 15e, près de la Porte Brançion. Son lien avec le 14e ? Il fréquente très vite la Maison des Jeunes de la Culture de la porte de Vanves où Guy Kayat donne des cours d'art dramatique. Il y rencontre Albert Dray, qui devient son ami, et qui va entamer une carrière de comédien.

Très vite, Michel Jonasz chante aussi. Il est d'abord chanteur du groupe King Set, puis il se lance seul en 1968 avec un premier disque 45 tours. Le succès vient en 1974 avec deux tubes Dîtes moi et Super Nana. Avec une voix bien timbrée, très reconnaissable dès les premières notes, et des chansons de qualité, il se construit un public fidèle. Il retrouve aussi ses talents d'acteur de jeunesse, il joue dans de nombreux films, au cinéma comme à la télévision.

En 1978, Michel Jonasz sort un album, Guigui, qui comporte une chanson sur la Porte deVanves. Nostalgie... L'auteur se plaint (déjà) de ne plus reconnaître les lieux de son adolescence. Car on a commencé à construire de grands ensembles. Le Bébert évoqué dans la chanson, c'est le pote Albert Dray.

Gérard Desmedt

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23 janvier 2016

Grands-Voisins : plus de 40 associations et entreprises ont investi Saint-Vincent de Paul

GrandsVoisins.JPGEn attendant les travaux du futur éco-quartier, le site de l'ancien hôpital se transforme en ruche associative, sociale et culturelle.

2017, dans deux ans ! A cette date, les travaux de transformation du site de l'ancien hôpital Saint-Vincent de Paul commenceront. Les 3,4 hectares disponibles vont se transformer en «écoquartier» (Illustration: Premiers aménagements, chaufferie, lingerie, espaces extérieurs, cliquer sur l'image pour l'agrandir) avec des logements (sociaux et privés), une crèche, un gymnase, un espace vert avec des aires de jeux pour les enfants, une pépinière d'entreprises, une cité d'artistes etc. (voir notre article en octobre 2012). En attendant, que faire des locaux vides (depuis 2011 !). La Mairie de Paris, et la Mairie du 14e ont souhaité utiliser l'espace. L'intention est d'offrir « aux résidents du site, aux riverains et aux visiteurs, un espace partagé de détente et d’apprentissage. »

L'association Aurore a été choisie pour piloter l'opération. Aurore est une importante association d'action sociale multi-cartes. Avec plus de 1 500 salariés et un réseau de bénévoles, elle s'occupe d'accueil et d’hébergement de personnes en difficulté sociales et psychiques, des problèmes d'addiction, de réinsertion professionnelle. L'association bénéficie d'une convention de gestion-occupation qui court jusqu'au début des travaux d'aménagement.

Aurore travaille en collaboration avec deux autres associations retenues par la Mairie de Paris, Plateau urbain et « Yes we camp ». Ces deux associations se sont spécialisées dans l'utilisation temporaire de sites promis à la destruction ou à la transformation, tout en encourageant, sur place, la création d’entreprises, la présence associations et de projets artistiques ou culturels.

Première utilisation des locaux de Saint Vincent de Paul, l'hébergement. Beaucoup d'habitants du quartier l'ignorent, les chambres de l'ancien hôpital ont été transformées en logement pour 300 personnes, avec cinq secteurs : hébergement pour des jeunes, des femmes, des travailleurs migrants, des personnes fragiles sans logis et en grande difficulté. Plus un hébergement d'urgence.

Seconde utilisation, l'accueil d'associations et d'entreprises à vocation culturelles et sociales, en leur offrant des locaux avec des loyers très bas, presque symboliques. « Il fallait choisir des associations et des entreprises qui aient envie de contribuer au projet d'occupation temporaire, explique Pascale Dubois, la responsable du projet au sein d'Aurore. Notamment la volonté d'améliorer le site dans son ensemble, de proposer des ateliers pour les résidents, avec un objectif d'insertion. Dix-sept structures sont déjà installées, une dizaine devraient suivre. »

Troisième utilisation, l'ouverture aux habitants du 14e, avec des espaces de promenade, des animations, des lieux de réunion et de fêtes.

Une quarantaine d'associations déjà présentes sur le site ! Sauf indication contraire, les associations ont pour adresse le 82 avenue Denfert-Rochereau.  http://lesgrandsvoisins.org/

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29 septembre 2015

Un domaine disparu, le "Château du Maine"

 La veritable histoire du-chateau du maine couverture.jpgLe territoire du quartier de Plaisance Thermopyles avait au 18ème siècle un environnement campagnard et champêtre. C’était la Plaine de Montrouge. Sur ce territoire, une fort belle  «Folie »  avait été construite et attribuée à tort à Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, légitimé par son géniteur, le Roi Soleil…. Ce n’était qu’une légende. Le domaine de « Fantaisie » avait été acquis par  le critique Fréron. La propriété comportait un parc de 4 hectares entouré de fermes et de nombreux moulins, ainsi que des roues des puits d’extraction de carrières de Montrouge.

 Cette folie construite dans les années 1725-1730 fut ensuite la propriété de Pierre Sauvage, notable parisien. En 1766, le critique Fréron en devint propriétaire. Après une lutte homérique qui l’opposait à Voltaire et aux philosophes, Fréron finira ruiné en sa « Fantaisie » (1776).

Sous la Restauration, à partir de 1818, le domaine fut acquis par le marquis Louis-Justin-Marie de Talaru qui fit embellir le domaine, lui donnant un aspect de château. Il était également propriétaire du château de Chamarande. Après la révolution de 1830, le marquis se vit confisqué le domaine pour y avoir abrité des ministres du gouvernement Polignac.

Un lotisseur, Couesnon, se porta en 1842 acquéreur du domaine. A partir de cette date et après l’arrivée du chemin de fer, l’industrialisation et la croissance continue de la capitale allaient sonner le glas du domaine. Associé à un autre lotisseur – Chauvelot - Couesnon loua la pelouse du domaine au géographe Jean-Léon Sanis qui établit un géorama, qui disparut fin 1844 dans un incendie. Les opérations de lotissement grignotèrent le parc qui à l’origine était de quatre hectares.  Il devint un terrain vague ramené à deux hectares. Le 1er juin 1898, la Compagnie Générale des Tramways fit l’acquisition du domaine et rasa le dernier bâtiment, tout en y construisant ses ateliers et entrepôts.

Aujourd’hui, la ZAC Didot située au carrefour de la rue Didot et du Château peut sembler par ses maigres jardins rappeler les fastes d’un domaine disparu.

Documentation extraite de « La Page » - L’auteur ,Francis Mandin a écrit : « La véritable histoire du « Château du Maine », ou les mystères d’un domaine disparu au cœur du quartier de Plaisance.

L’ouvrage peut être consulté en version numérique sur : numilog.com, ou dans sa version papier : autoédition (Je publie), disponible dans les principales librairies du 14ème.

16 septembre 2015

Journées du Patrimoine dans le 14e : Demandez le programme !

Les journées-du-patrimoine permettent de visiter des lieux inaccessibles le reste de l'année. Mais aussi des bâtiments que l'on côtoie, que l'on utilise habituellement (bâtiments publics, églises...) sans y prêter vraiment attention. Cette année, les samedi 19 et dimanche 20 septembre, l'offre est riche pour le 14e. Il y en a pour tous les goûts ! Bonnes visites...

journées européennes du patrimoine 2015.jpg

MAIRIE DU XIVE ARRONDISSEMENT ET TRIBUNAL D'INSTANCE

Pour  découvrir l'architecture originale des ces deux lieux, l'un marqué par la période art déco et cubiste, l'autre reflétant l'histoire du Moyen-âge par ses œuvres d'art et son architecture.

2 place Ferdinand Brunot. Samedi 19 et dimanche 20: 14h00 à 17h00.

MAISON DU FONTAINIER

Appelée également grand regard de l’Observatoire, la maison du Fontainier est construite à la demande d’Henri IV puis de Marie de Médicis pour améliorer l’alimentation de la rive gauche de Paris. Elle sert, jusqu’à la Révolution, de logement de fonction à l’intendant général des Eaux et Fontaines du roi.

42, av. de l'Observatoire. Samedi 19 : 14h00 à 17h30. Dimanche 20 : 10h30 à 12h30 et 14h00 à 17h30

Hôtel de Massa.jpgHOTEL DE MASSA, SOCIETE DES GENS DE LETTRES

Jadis rue de la Boétie, l’hôtel de Massa a été transféré pierre à pierre dans une parcelle du jardin de l’Observatoire en 1927-1928. L’hôtel de Massa abrite actuellement la Société des Gens de Lettres, fondée en 1838 par des écrivains célèbres, Balzac, Hugo, Dumas, Sand...

 Visite commentée à travers les salons de l'Hôtel de Massa qui abritent du mobilier art déco et des collections de bustes d'écrivains. Visites guidées de 50 minutes, départ tous les quarts d'heure par groupe de 25 personnes.

8 rue du Faubourg-Saint-Jacques. Samedi 19, 14h00-18h30

SIEGE DE LA CROIX-ROUGE FRANCAISE

Situé dans l'ancien hôpital Broussais. Le siège de la Croix-Rouge française est installé depuis 2005 dans les bâtiments de l’ancien hôpital Broussais, réhabilités par les architectes-urbanistes Reichen et Robert. Des initiations aux premiers secours seront animées gratuitement. Une exposition retrace l'histoire de la création de la Croix-Rouge française en 1864, et l'histoire du mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Samedi et dimanche, de 10h à 17h (dès 10 ans)

98 rue Didot. Samedi 19 et Dimanche 20 Septembre 2015, hôpital Broussais, 10h-18h.

HOPITAL SAINTE ANNEHôpital sainte Anne Pavillon Magnan.JPG

L’hôpital a été inauguré en 1867.Conférences, expositions... Visite de la bibliothèque médicale Henri Ey, du pavillon de l’horloge, du musée d’histoire de la psychiatrie et des neurosciences, de l'exposition des oeuvres de la Collection Sainte-Anne et d’artistes contemporain, des jardins de l’hôpital.

1, rue Cabanis. Visites libres de 14h00 à 18h00 

CITÉ INTERNATIONALE UNIVERSITAIRE DE PARISLa Cité internationale universitaire bat central avec le parterre de buis.jpg

17 bd Jourdan

La Cité Internationale accueille près de 12 000 étudiants, chercheurs et artistes i

ssus de quelques 140 nationalités. La quarantaine de maisons dans lesquelles ils séjournent, construites entre 1925 et 1969, sont emblématiques des principaux courants architecturaux du XXe siècle et abritent des chefs-d’œuvre artistiques remarquables.

Un campus du futur - Samedi : 15h

La visite « Un campus du futur » met en avant la troisième phase de développement que va connaître la Cité internationale universitaire de Paris à l’horizon 2020.

Le style moderniste norvégien - Samedi : 16h
La maison de Norvège accueille Bjørn Vidar Johansen, historien de l’art, Musée de l’Université d’Oslo, qui interviendra, en anglais, sur le thème Simplicity in bricks – Maison de Norvège, a piece of Norwegian post-war architecture in Paris. 

Pour découvrir les autres visites , promenades... cliquez sur lire la suite.

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24 mai 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (IV) Développement économique

Nous sommes au milieu du 19ème siècle. Le territoire compris entre le Mur des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers est peu à peu urbanisé. Les terrains de culture deviennent industriels. Des maisons de deux, trois étages se mêlent aux maisons de faubourg. Le peuplement s’intensifie. Il devient commerçant, artisanal et pré-industriel. Aux maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes et meuniers, rentiers, détaillants, aubergistes et cabaretiers s’installent, auxquels il faut ajouter les fabricants de bâches, toiles cirées, harnais, produits chimiques, des brasseurs, des cordiers, des charrons et des carrossiers. Ainsi, au Petit Montrouge, une population ouvrière et laborieuse s’installe rapidement.

Cimetiere-Montparnasse-630x405-C-OTCP-Daniel-Thierry_block_media_big.jpg D’autre part, l’ouverture du cimetière du sud, dit du Montparnasse, apporta une forte animation aux frontières du quartier. De nombreux ouvriers, sculpteurs vinrent travailler dans les entreprises de marbrerie. De véritables artistes et d’autres formés aux ateliers des maîtres les rejoignirent. Par ailleurs, des lieux de plaisir essentiellement situés rue de la Gaîté – dite rue de la Joie – se développèrent par l’ouverture de bals, de théâtres, de fêtes foraines, donnant à ce secteur une ambiance de fête perpétuelle.

 Il faut signaler en 1840, l’ouverture de la première ligne de chemin de fer de la rive gauche, le chemin de fer de l’ouest, ouvrant Paris vers la Bretagne. En 1846, signalons l’ouverture de la ligne de Sceaux dont la gare, presque inchangée de nos jours, est la plus ancienne gare parisienne subsistante.

 La population du Petit Montrouge en 1848 était estimée à 12 000 habitants. Plaisance, dépendant de la commune de Vaugirard comportait de 2 à 3 000 habitants, tandis qu’à l’est, le quartier de Montsouris restait quasi désertique. Le 1er janvier 1860, le quartier de Petit Montrouge allait devenir officiellement le centre vital du futur 14ème arrondissement du nouveau Paris haussmannien.

 Documentation extraite de la revue n° 35 de la SHA du 14 -  

03 janvier 2014

Ferme de Montsouris : réunion samedi 4 janvier, 11h, 26-30 rue de la Tombe- Issoire

carrière de Port Mahon.jpgLa carrière du Chemin de Port-Mahon a été classée au titre des Monuments Historiques il y a 20 ans: c'était le 4 janvier 1994.

Vous pouvez consulter à ce propos :

Nous pensons que ce classement est incompatible Ferme de Montsouris travaux de démolition sur le site.JPGavec l'opération immobilière que veut y réaliser le promoteur.

Nous proposons de nous réunir  :

Samedi 4 janvier à 11 h

autour du 26-30, rue de la Tombe-Issoire.

Plusieurs personnalités de l'arrondissement nous ont déjà confirmé leur présence.

Extrait du blog : http://collectifportmahon.blogspirit.com/

29 décembre 2013

La ferme de Montsouris : démolition, travaux de conservation ???

La Ferme de Montsouris : la trêve des confiseurs n'est visiblement pas pratiquée par les sociétés de travaux immobiliers... Depuis quelques jours, les pelleteuses s'activent  du 26 au 30 rue de la Tombe-Issoire. Dès le vendredi 27  décembre, Le Parisien a publié un article et  FR3 en a fait mention dans son  journal régional.

Consulter : http://collectifportmahon.blogspirit.com/

Ferme de Montsouris article du parisien 27 dec 2013.jpg

Les palissades installées devant le côté pair de la rue de la Tombe- Issoire tout à côté de l'église Saint Dominique, laissent apparaître un mur pignon et un chantier de démolition. Les affiches annoncent des travaux entrepris par le Ministère de la culture : pour conservation et création d'espaces verts .... curieusement , l'autorisation remonterait au 30 novembre  donc trois semaines après le  conseil d'arrondissement du 14ème et 15 jours après celui du Conseil de Paris  où les élus de la Mairie de Paris avaient  émis un voeu pour la conservation du site et avaient voté l'achat d'une partie du terrain pour 6 millions €.

Ferme de Montsouris  autorisation de travaux.JPG

Quel est donc le programme de travaux actuellement mis en oeuvre  par les  Monuments Historiques ? N'y a-t-il pas une incohérence par rapport aux engagements pris par la Ville de Paris? Il semble qu'il ne reste plus grand chose de la  ferme de Montsouris...( voir les photos en cliquant sur lire la suite)

Monique Garrigue- Viney

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18 décembre 2013

La prison de la Santé ferme pour se rénover

paris 14e,75014,santé,prison,vaudremer,renovationLa prison de la Santé (920 détenus) commencera à se vider dans les premiers jours de janvier 2014. Un énorme chantier va durer jusqu’en 2018-2019.(photo de Charles Malville prise entre 1867, construction de la Santé et 1879, mort de Malville - cliquer pour agrandir) L’établissement sera vide en juillet. D’ici là, les détenus libérés ne seront pas remplacés. Ceux dont les peines ne sont pas terminées seront transférés dans d’autres prisons de la région parisienne - vers Nanterre, Fresnes, Fleury-Mérogis, Villepinte – ou vers la province en fonction de leur situation pénale (prévenus ou condamnés), et du lien nécessaire à maintenir avec les familles. 

La vieille prison avait bien besoin de travaux. Elle a été construite de 1861 à 1867. A l’époque, c’était un établissement très moderne… mais les standards ont changé. Dans le « quartier haut » des cellules collectives ne font que 12 m2, et ont dû être désaffectées en 2005 et 2006 pour des raisons de sécurité. Dans la partie basse, les cellules individuelles font 7 m2 seulement ; les sanitaires sont insuffisants, l’isolation thermique… inexistante.

Un programme de réhabilitation et de reconstruction a été lancé en 2012. Il coûtera, selon le ministère de la Justice, « plusieurs centaines de millions d’euros ». Les appels d’offre ont été lancés, les entreprises ont rendu leurs offres finales à la mi-octobre. La signature des contrats interviendra au deuxième trimestre 2014 et les travaux commenceront vers septembre ou octobre 2014. Seul le quartier de semi-liberté continuera à fonctionner pendant le chantier.

La reconstruction sera l’occasion de mettre en place...(cliquez sur Lire la suite)

Gérard Desmedt

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03 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue des Thermopyles

  paris 14e,75014,thermopyles,plaisance La rue des Thermopyles

La rue des Thermopyles comme sa voisine la rue Léonidas est un vestige du Plaisance loti par Chauvelot entre le milieu respectif des règnes de Louis-philippe et de Napoléon III.

Elle s’étend actuellement entre la rue Didot et la rue Raymond-Losserand ( ex-rue de Vanves), mais avant 1925, alors qu’elle était un passage privé, elle partait de la rue des Plantes. Cette partie dont elle a été amputée est devenue la rue Olivier-Noyer ( nom d’un propriétaire des terrains).

Quantité de maisons pittoresques, jalonnent l’étroite rue des Thermopyles, qui mérite une visite des amoureux du «  14e ancien » (cliquez sur l'image pour la voir en grand)

A propos de Plaisance, il faut bien noter que l’autre village de Chauvelot ( connu sous ce nom de Plaisance antérieur au lotissement) se situait principalement sur le 15e arrondissement, ainsi que l’atteste la «  Porte de  Plaisance », laquelle se trouve bien au-delà des limites du 14e, puisque c’était le 2ème porte vers l’Ouest après la porte de Vanves . Aujourd’hui, un arrêt du tramway porte le nom de  «  Georges Brassens ».

- Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

23 novembre 2013

Ferme de Montsouris : les politiques entrent en scène (II)

ferme de Montsouris Grange-en-latéral.jpg(Lire l'article précédent)  Mi chèvre, mi chou... A moins que cela ne ressemble à un jugement de Salomon. La Mairie de Paris vient de décider d'acheter la ferme de Monsouris... mais une partie seulement. Un permis de construire a été délivré à un promoteur. Le collectif de défense du site proteste de nouveau. (Pour vous faire une idée du projet Soferim, en cliquant ici vous pourrez voir une video de présentation de leur projet)

Mais c’est sans compter sur les arrière-pensées politiques. Les municipales approchent, et la quasi-totalité des partis qui seront présents lors des élections s’expriment sur le dossier. Surprise : le parti socialiste mis à part, presque tous se prononcent pour la sauvegarde totale du site. Le 4 novembre, on a même vu, les Verts, les Centristes, les Communistes et Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate UMP à la mairie de Paris protester ensemble devant la mairie du 14e. Une union sacrée inédite.

Le dossier, une fois de plus, n’est pas clos. D’autant que le parti socialiste ne semble pas unanime et prêche un jour le blanc, un jour le noir. Le 13 novembre, les élus PS du Conseil de Paris ont entériné le rachat d’une partie du terrain, laissant le champ libre au promoteur sur le reste. Le même jour, le même Conseil a émis un vœu, voté à l'unanimité (socialistes compris), qui demande que la ferme de Montsouris soit classée en totalité comme monument historique, et qu'une modification du plan local d'urbanisme déclare l’ensemble du site inconstructible. La confusion règne.

Quant au collectif de défense, il continue son combat. « L’achat du terrain ne passera sans doute pas face à une plainte en Justice, affirme Thomas Dufresne, son président. Le prix est trop élevé, presque trois fois le prix du marché, et la Ville devra payer tous les ans des servitudes élevées à la Soferim. » Le feuilleton ne cessera pas encore !!!

Gérard Desmedt

22 novembre 2013

Ferme de Montsouris : les politiques entrent en scène (I)

ferme  de montsouris,port-mahon,75014,mairie 14e,paris 14e,daniele pourtaudMi chèvre, mi chou... A moins que cela ne ressemble à un jugement de Salomon. La Mairie de Paris vient de décider d'acheter la ferme de Monsouris... mais une partie seulement. Un permis de construire a été délivré à un promoteur. Le collectif de défense du site proteste de nouveau.

La ferme de Montsouris est l'objet d'un conflit depuis plus de trente ans. Dernière ferme de Paris intra muros, elle est délaissée – et délabrée – depuis les années 1980. Les bâtiments, notamment la grange-étable, seul vrai vestige de l'activité agricole, ainsi que le « pavillon Troubadour», un bâtiment néo-Renaissance du XIXe siècle menacent ruine. Un promoteur, la Soferim, avait racheté racheté le tout, il veut y bâtir un immeuble, avec 25 % de logement sociaux, et des commerces.

Mais le terrain renferme, dans son sous-sol, des carrières du Moyen-Age, dîtes de Port-Mahon, classées par le service des Monuments historiques suite aux interventions du « Collectif de Port-Mahon et de la ferme de Montsouris » . Un terrain devenu ainsi inconstructible ! Jusqu'à présent, le collectif a gagné ses procès en se référant à cette interdiction. Les associations veulent réhabiliter les bâtiments retrouver leur vocation première, en recréant une ferme urbaine et pédagogique. Elles souhaitent aussi ouvrir les carrières à la visite, et les relier au circuit de visite des catacombes. Si vous souhaitez vous faire une idée de la carrière, de l'état actuel des batiments, de la position de divers intervenants cliquez ici pour voir une video de Soferim -qui, bien entendu défend son point de vue!- De même, la video de la séance du Conseil d'arrondissement relative à ce sujet est en ligne. Vous pouvez la voir en cliquant ici.

Fin octobre 2013, on apprend que Mairie du 14e a décidé d'acheter au promoteur, pour 6 millions d’euros, une partie du terrain, 710 m2 sur 2730. Le terrain revenant à la ville comprend la grange et le bâtiment Troubadour, mais pas le secteur dont le sous-sol renferme les carrières classées. Objectif de la mairie du 14e : construire une crèche. Début novembre, le ministère de la Culture accorde à la Soferim un permis de construire pour un immeuble, qui évite les secteurs protégés. Les associations de défense semblent avoir perdu la partie. Le ministère prévoit cependant des travaux de consolidation des carrières, et l’adjointe au patrimoine de la Mairie de Paris, Danièle Pourtaud, a promis des fouilles archéologiques préventives.

Gérard Desmedt

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01 mars 2013

Feuilleton de la ferme de Montsouris : à quand l'épilogue ?

La bataille de la ferme de Montsouris et de la carrière de Port-Mahon dure depuis plus de vingt ans. Un promoteur veut construire sur le site. Des associations de défense s'y opposent et veulent préserver la dernière ferme de Paris intra muros. Or le blocage est total. Dernier rebondissement, il y a quelques jours : la ministre du la Culture valide une autorisation de travaux dans la carrière, déposée par le promoteur.

C'est une histoire au long cours, un feuilleton à rallonge, qui commence à lasser. L'affaire de la ferme de Montsouris et de la carrière dite de Port-Mahon dure depuis plus de vingt-cinq ans. La ferme, située au 26 rue de la Tombe-Issoire, est la dernière à avoir fonctionné à Paris intra muros, jusqu'au début du XXe siècle. Les bâtiments et le terrain sont achetés en 1925 par l'abbé Keller, un prêtre très dynamique de l'arrondissement, qui y installe un patronage, des logements sociaux, des activités caritatives.

ferme,montsouris,75014,parisA la mort de l'abbé, en 1986, la propriété revient à l'archevêché de Paris qui décide de vendre à un promoteur, ce qui déclenche des polémiques. L'abbé Keller avait demandé, dans son testament, que les bâtiments restent au service de la paroisse du lieu, Saint-Dominique. C'est alors que des associations entrent en scène. Elles se réunissent en « Collectif de Port-Mahon et de la ferme de Montsouris », souhaitent conserver la ferme, et préserver la carrière qui se trouve à 17 mètres sous le sol.

En 1994, le collectif remporte une première victoire : la carrière de calcaire du 14e siècle, restée  intacte depuis le Moyen Age, est classée monument historique. Cette décision a une conséquence très concrète. Désormais, il est strictement interdit de bâtir de nouvelles constructions sur le terrain, car les fondations nécessaires risqueraient d'altérer l'état de la carrière.

Le promoteur qui avait acheté le terrain, estimant qu'il a payé trop cher un espace désormais non constructible, jette l'éponge. La propriété est alors reprise en 2003 par la Soferim, une autre société de promotion. La Soferim détruit des bâtisses qualifiées de « ruines ». Puis elle qui présente un projet ambitieux, fort bien décrit sur son site internet « les jardins de Montsouris ». Au programme, la construction de 80 logements dont 25 % de logements sociaux, la préservation de l'ancienne grange, de la grande porte charretière donnant sur la rue de la Tombe Issoire, la plantation d'un espace vert et la préservation de la carrière...

Mais tous les permis de construire, attaqués en justice par les associations, sont refusés, les uns après les autres. Thomas Dufresne, le président du collectif de Port Mahon depuis vingt ans, justifie cet activisme. Cet artiste peintre, amoureux du vieux Paris, et ses amis ne veut pas qu'un des derniers pans de l'activité rurale de la capitale disparaisse, que la carrière subisse les effets de gros travaux, pour cause d'appétit d'un promoteur. « Si nous gagnons tous nos procès, c'est bien qu'il existe un problème de fond, explique-t-il. Nous avons du mal à comprendre pourquoi les protagonistes du dossier, ministère de la Culture compris, s'entêtent à déposer ou à cautionner des autorisations illégales. »

Le collectif affirme qu'il existe des solutions alternatives. Un projet présenté par l'association Emmaüs, de réhabilitation de l'immeuble existant, sur la rue, pour en faire des logements sociaux, a été écartée. L'ancien maire du 14e, Pierre Castagnou (aujourd'hui décédé) souhaitait que la ville achète le terrain. Mais sa demande de préemption, attaquée par le promoteur, a été refusée. La mairie du 14e semble maintenant s'être retirée du jeu. Laurànt Deutsch, amoureux du vieux Paris et auteur du best-seller « Métronome », a déclaré, en 2011, qu'il aimerait racheter la ferme avec Yannick Alleno, l'ancien chef cuisinier de l'hôtel Meurice, à Paris, pour en faire une ferme-restaurant. Le collectif d'associations de défense milite pour la création d'une ferme pédagogique. Avec, à terme, la possibilité de visiter la carrière.

A la mi-février, dernier rebondissement. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a validé une autorisation de travaux dans la carrière déposée par le promoteur. Une première étape pour construire ensuite. Les associations hurlent au scandale, suivies par les élus écologistes de l'arrondissement, dénoncent un non-respect d'une décision de justice. Elles annoncent qu'elles vont déposer un nouveau recours.

En attendant, les immeubles encore debout menacent ruine. Il faudra un jour sortir de ce guêpier. Soit demander de déclasser la carrière et construire. Soit renoncer un fois pour toute à toute nouvelle construction, rénover la ferme et la mettre en valeur. Dans les deux cas, il faut un courage politique, qui fait défaut.

Contactés par La Voix du 14e, la mairie de Paris et la Soferim n'ont pas donné suite à nos demandes d'interview.

Gérard Desmedt

13 février 2013

Une coulée verte sur la petite ceinture ?

petite ceinture ferroviaireLe Conseil d’arrondissement du 14e avait adopté le 8 décembre 2008 un vœu sur l’aménagement en coulée verte de la petite ceinture, une voie de chemin de fer désaffectée qui traverse le sud de l’arrondissement. Où en est-on maintenant en 2013 ? (photo Blandine Barthelemy, cliquez pour agrandir)

Mais où en est-on  en 2013 ?

Les jardins partagés de la rue de Coulmiers ont été créés et sont gérés par l'association Vert- tige. Des projets d'aménagement de la gare Petite Ceinture Montrouge verront le jour quand le projet immobilier des la rue Friant et Coulmiers sera mis en oeuvre. Pour l'instant les recours excercés par les riverains bloquent complètement les travaux. Mais l'aménagement de la coulée verte sur le site de la Petite Ceinture semblait "coulé" ou vraiment peu réalisable ????  Y aurait-il une évolution ? Quelles sont les les possibilités pour un parcours très encaissé qui pose des problèmes difficiles d'aménagement et de sécurité ? Monique Garrigue-Viney

La question est actuellement discutée , un site participatif  "lapetiteceinture.jenparle.net/ ", permet de contribuer aux débats en ligne.

Réunion publique de synthèse : 14 février 2013 Mairie du 4ème arrondissement à partir de 16h30

(Enfin, un séminaire d’échanges et de concertation sur l’avenir de la Petite Ceinture est organisé le 14 février 2013. Ce séminaire doit réunir des partenaires institutionnels, professionnels et associatifs.)

Pour consulter le site de la mairie de Paris sur ce sujet :http://www.paris.fr/loisirs/paris-au-vert/nature-et-biodi...  Pour voir une video sur le sujet,


- Pour lire l' ancien voeu du Conseil du 14e arrondissement en 2008 cliquez sur Lire la suite

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10 novembre 2012

Broussais : réunion publique 13 novembre à 18h30 sur l'aménagement des espaces publics

Pascal CHERKI, Maire du 14ème arrondissement et député de Paris, organise une réunion publique sur l’aménagesite broussais aérienne.jpgment des espaces publics de l’ancien hôpital Broussais le :

Mardi 13 novembre 2012, 18H30

A l’école élémentaire Pierre Larousse

( 28 rue Pierre Larousse)

Pour consulter les projets d'aménagment: http://www.broussais.paris.fr/  

site de Broussais bon-plan.jpgCliquez sur les documents pour les voir en grand

15 septembre 2012

Journées du Patrimoine 2012 dans le 14ème

Quelques indications phôtel de Massa société des gens de lettres.jpgour les visites du patrimoine dans le 14ème qui propose des monuments dédiés aux sciences comme l'Observatoire de Paris, à la littérature avec le charmant Hôtel de Massa, aux arts avec  la Coupole Villa Seurat.jpgcélèbre brasserie qui a accueilli tellement d'artistes ou la villa Seurat..., des bâtiments autour de l'eau avec la maison du fontainier et le pavillon d'Arcueil, les carrières et catacombes, le cimetière Montparnasse où reposent une foule de célébrités..., l'histoire religieuse avec l'abbaye de Port Royal où plane l'esprit des Jansénistes, la Cité Universitaire véritable conservatoire de l'architecture du monde entier et qui a accueilli des étudiants qui sont devenus des écrivains, des chefs d'état célèbres...., l'aventure médicale avec l'hôpital Sainte Anne.

photos 1-Hôtel de Massa, siège de la Société des Gens de Lettres, 2- Villa Seurat. cliquez sur les photos pour les agrandir et pour plus de détais cliquez sur lire la suite

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02 juillet 2012

Un peu d'histoire : le dépôt central du matériel d'imprimerie des timbres-poste, boulevard Brune

Les plus anciens  habitants du XIVe, ont connu les bâtiments du dépôt central et de l’imprimerie des timbres-poste qui étaient situés sur le boulevard Brune, près de la porte de Châtillon, en lieu et place du vaste immeuble moderne de plus de dix étages, que nous pouvons voir aujourd’hui, du 101 au 115 de ce même boulevard. Le site a été totalement reconstruit  en 1970. Auparavant, une vaste bâtisse en briques existait  à cet emplacement.

 C’est en mai 1886 que l’administration édite la première nomenclature du matériel postal et fixe les relations entre le dépôt central situé rue du Louvre, à l’Hôtel des Postes, et les magasins départementaux. Le rattachement des services techniques à l’exploitation télégraphique provoque la substitution de treize dépôts régionaux aux quatre magasins municipaux créés en 1857. Le rachat en 1889 des réseaux téléphoniques exploités par la compagnie Générale des Téléphones, et la création de nouveaux locaux,  donnent une extension et posent des problèmes de stockage et de gestion du matériel.

 La dissémination sur différents sites engendrait une augmentation excessive des frais de transport et de personnel, constituant une gêne constante pour l’exécution du service. Leur centralisation dans un vaste ensemble fut mise à l’étude.

 En ce qui concerne l’imprimerie des timbres-poste, c’est le 30 août 1848 que fut voté la loi relative à l’institution du timbre-poste, entrée en vigueur le 1er janvier 1849. L’impression  des timbres fut confiée dans un premier temps, à l’atelier des Monnaies et Médailles. Le 1er janvier 1876, ce fut la Banque de France qui prit le relais, et ce n’est qu’en 1880 que les Postes en assurèrent directement la fabrication, ayant récupéré les moyens techniques d’impression de la Banque de France, dans un atelier situé 36, rue d’Hauteville dans le 9ème arrondissement.

 A cette époque, l’expansion industrielle et économique de l’Europe et de la France, fait largement appel au service postal. Aussi, les locaux de la rue d’Hauteville deviennent vite inadaptés. La loi du 5 décembre 1891 autorise le services des Postes et Télégraphes à entreprendre les travaux  sur le site du boulevard Brune. Il s’agissait d’un terrain d’une surface de 21 800 m2, acquis au prix de 573 146 F.   ( A cette époque, le prix du terrain dans ce quartier était de 30 francs le M2 …) .

 Les travaux de construction du bâtiment conçus par M. de Scellier de Gisors, commencèrent en 1892 et s’achevèrent en 1894. Dès la réception des travaux le dépôt central du matériel et les ateliers s’y installèrent. L’année suivante suivit le transfert des machines et du personnel. Dès 1906, une extension des locaux fut décidée, la demande  de timbres-poste allant croissant. Pendant soixante années, ces bâtiments  remplirent leur fonction, mais devenus exigus et inadaptés, il fut décidé de transférer l’imprimerie à Périgueux, en 1968. En 1971, le dépôt central du matériel et les ateliers centraux déménagèrent pour Lanester ( Morbihan). La destruction de l’ensemble suivit.

Un projet immobilier et un centre de télécommunications, situé du 101 au 115  bd. Brune, 103 boulevard Brune.jpgfut réalisé sur un espace devenu utile de 37 260 M2. Les nouveaux bâtiments furent inaugurés le 6 décembre 1978. Le bureau de poste entièrement rénové fut mis en service le 3 août 2005. Divers services sont présents sur les lieux : Bureau de poste central du 14e, Centre de tri automatique, Centre régional d’enseignement de la poste, Centre régional d’enseignement des télécommunications, Direction de l’enseignement supérieur administratif , Direction de la psychologie du travail, Service régional de la mécanisation postale, Imprimerie régionale, Locaux sociaux ( un restaurant ), Salle Omnisports, Crèche pour 60 enfants, Parkings, 4 logements de fonction, Aires de jeux et espaces verts.

 N.D.L.R. Documentation extraite des numéros 52/53 de la Revue de la S.H.A.du 14e.

 

01 juillet 2012

La promenade aux fortifications

Un article d’Emile Zola, paru dans le Messager de l’Europe, Août 1878

…Les Parisiens montrent aujourd’hui un goût immodéré pour la campagne… Le dimanche, la population, qui étouffe, en est réduite à faire plusieurs kilomètres à pied, pour aller voir la campagne, du haut des fortifications.

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Cette promenade aux fortifications (photo d'Emile Atget -cliquez pour agrandir-) est la promenade classique du peuple ouvrier et des petits bourgeois. Je la trouve attendrissante, car les Parisiens ne sauraient donner une preuve plus grande de leur passion malheureuse pour l’herbe et les vastes horizons.

Ils ont suivi les rues encombrées, ils arrivent éreintés et suants, dans le flot de poussière que leurs pieds soulèvent ; et ils s’assoient en famille sur le gazon brûlé du talus,  en plein soleil, parfois à l’ombre grêle d’un arbre souffreteux, rongé de chenilles. Derrière eux, Paris gronde, écrasé sous la chaleur de Juillet ; le chemin de fer de ceinture siffle furieusement, tandis que, dans les terrains vagues, des industries louches empoisonnent l’air. Devant eux, s’étend la zone militaire, nue, déserte, blanche de gravats, à peine égayé de loin en loin  par un cabaret de planches. Des usines dressent leurs hautes cheminées de brique, qui coupent le paysage et le salissent de longs panaches de fumée noire.

Mais qu’importe ! par-delà les cheminées, par-delà les terrains dévastés, les braves gens aperçoivent des coteaux lointains, des prés qui font des tables vertes, grandes comme des nappes, des arbres nains qui ressemblent aux arbres en papier frisé des ménageries d’enfant ; et cela leur suffit, ils sont enchantés, ils regardent la nature, à deux ou à trois lieues. Les hommes retirent leurs vestes, les femmes se couchent sur leurs mouchoirs étalés ; tous restent là jusqu’au soir, à s’emplir la poitrine du vent qui a passé sur les bois.  Puis, quand ils rentrent dans la fournaise des rues, ils disent sans rire : «  Nous revenons de la campagne… »

(Ce texte a été extrait du N° 26 du bulletin de la S.H.A. du 14e , publié en 1981)

N.D.L.R  Tout rapprochement en ce début de XXIe siècle, avec les hordes d’autos piaffant sur les autoroutes de l’Ile-de-France, et les millions de « juillettistes et aoûtiens » à l’assaut des plages normandes, ne serait que pure coïncidence, subordonnée à l’esprit aigri et superficiel de l’observateur citoyen, en mal de voyage et de dépaysement… Vive les vacances !!                         R.R

08 juin 2012

Pour mieux connaître le 14e

plaisance,montparnasse,daguerre,paris 14e,75014,montsouris,bohèmeL'association « Secrets de Paris » organise plusieurs visites-conférences  pour mieux connaître le 14e, en juin et juillet.

Samedi 9 juin : la rue Daguerre, , ses commerces, ses artistes, ses arrières-cours et ses secrets.

Rendez-vous à l’angle de la rue Daguerre et de l’avenue Général Leclerc, devant le 1, rue Daguerre (M° Denfert-Rochereau, 75014), à 15 h. - Tarif : 11 euros.

Dimanche 10 juin 2012 : Montparnasse et la bohème. Balade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.

Rendez-vous devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, M° Vavin), à 15h. - Tarif : 11 euros.

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13 avril 2012

Quand les souris dansent à Montsouris

Une promenade, c’est suivre le chemin de sa fantaisie, c’est l’aventure d’une échappée dans la cité, c’est traverser le lacis sinueux des rues, sans se préoccuper du but à atteindre, c’est respirer l’air frais d’une belle après-midi de printemps, pour enfin aboutir à l’entrée d’une jardin élaboré au 19e siècle sur d’anciennes carrières, c’est aussi découvrir le plaisir réservé au flâneur distrait, à la recherche de surprises  impromptues.

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 C’est ainsi que le Parc Montsouris, se fait accueillant, prêt à nous initier au murmure de ses arbres, quelques uns remarquables, d’autres plus modestes, mais dont les frondaisons ombreuses nous enveloppent d’une bienveillance bucolique.

 Notre élan prend alors une certaine nonchalance et se mesure au silence du lieu, quoique nous percevions, traversant les bosquets touffus, les ondulations des pelouses, le calme, la sérénité que seule une campagne vierge de toute présence humaine, pourrait nous offrir, assurés de partager une sorte de complicité réciproque.

 Ici, des enfants jouent à faire circuler des voitures minuscules sur les pentes rocheuses de montagnes lilliputiennes. Là, un petit train attend des voyageurs pour faire une circuit de poupée. En face,  une boutique : « La Souris verte », propose des glaces, des sorbets, des rêves de saveurs sucrées. Non loin, le pont qui surplombe les voies de l’ancien chemin de fer de Sceaux, devenu le R.E.R  «B », nous incline à penser qu’au-delà du tunnel, que surplombe le bâtiment de la station « Cité Universitaire », il y a le Sud, d’autres cieux, d’autres rivages, d’autres monts, et que le Mont Souris n’est qu’un avatar improbable, une colline boisée de rêves, qu’un urbaniste frustré de n’avoir pu réaliser un jardin plus somptueux, plus impressionnant, eût conçu afin de se mesurer au cercle étouffant de la mégalopole, de l’immense pieuvre qu’est devenue Paris.

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 Mais voici que la pente nous attire en contre-bas, vers un lac où méditent deux cygnes blancs et un cygne noir, glissent des colverts impatients, musardent des bernaches, s’élancent de petites mouettes rieuses, vers un ciel laiteux que n’auraient pas refuser un Sysley, un Monet, ou un Corot. L’île aux oiseaux est un havre de paix, où l’agent ailé se repose, se nourrit, nidifie dans une parfaite nonchalance, due sans doute à la sécurité offerte par ce lieu unique.

 Sur l’allée qui cerne le lac, de petits poneys ravissent  des enfants perchés sur leurs croupes. Que de rêveries à cheval dans les plaines du Far West ! A deux pas, c’est Guignol et ses facéties qui comble de rires les petits.

 Mais, si votre promenade a alourdi votre corps, vous serez conquis par la « Bonbonnière », la crêperie bucolique du parc. Là, vous aurez tout loisir d’écouter chaque week-end, une vieille dame et son orgue de Barbarie… De vieux airs, des chansons d’un autre âge, des comptines berceront votre oreille, et la mélancolie saura vous rendre attentif à l’atmosphère d’antan, où une bonhomie simple et sans détour traversait les foules.

 Oui, le parc Montsouris devient soudain le petit paradis que l’on n’espérait plus, un petit jardin d’Eden, un lieu où les souvenirs de l’enfance n’ont rien à craindre de votre visite. Ils sont éternels.

R Rillot, photos A. Constans

03 novembre 2011

Hommage à Jean DUBUISSON, architecte des immeubles de la rue du Commandant Mouchotte (I)

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Mouchotte, (photo Marie Belin - voir aussi son album) j'ai toujours voulu y habiter, pour ses mosaïques, sa dalle dégagée...sa façade mur-rideau...trame écossaise...où glissent nuages, rayons de soleil ....on se sent au dessus des bruits de la rue....

Un jour j'ai posé mes valises...au 16ème étage...Le clair de lune éclairait l'appartement aux volumes bien distribués...les cordages des stores me rappelaient les drisses claquant lors des nuits de navigation...Je ne parlerai pas des tablettes à casiers...cachettes pour les chats...et pour tous les trésors rapportés de voyages....

Oui, Jean DUBUISSON a accompli sa mission...

paris 14e,lavoixdu14e.info,architecte,architecture,jean dubuissonEn effet, Jean René Julien DUBUISSON, fils et petit fils d'architecte, né le 18 septembre 1914 à Lille, portait un « projet social de l'habitat ». Il ne faisait pas de distinction entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui n'en n'ont pas...il se concentrait sur le service autour du logement. Son fils tient à souligner cela. Jean DUBUISSON a dû souvent répondre aux nécessités du temps, aux urgences imposées par les destructions de la Seconde guerre mondiale, au manque de logements.

A l'annonce de sa mort, samedi 22 octobre  2011 à Nîmes, à l'âge de 97 ans,

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26 septembre 2011

www.broussais.paris.fr : site internet participatif consacré au réaménagement du site de Broussais

Découvrez le site internet participatif consacré au réaménagement du site de l’ancien hôpital Broussais. Pour donner votre avis et mieux connaître le projet, rendez-vous dès maintenant sur www.broussais.paris.fr.

broussais,paris 14e,lavoixdu14e.info(Cliquez sur les images pour les agrandir) Implanté entre la rue Didot, la rue des Arbustes et la rue des Mariniers, le site de Broussais représente une emprise importante à l'échelle du quartier et du 14e arrondissement, d'une superficie de 46 000 m².
Ce projet de réaménagement urbain prévoit des équipements publics (un établissement pour les personnes âgées -Ehpad- de 112 places et un équipement culturel), des logements privés et sociaux, des espaces publics et des liaisons piétonnes. Le chantier est entré dans sa phase opérationnelle puisque les travaux commencent sur le site.

Environ 300 logements sont prévus sur le secteur des Mariniers. Ils se répartiront en, environ, 120 logements sociaux familiaux, 40 logements à loyers maîtrisés, 40 logements en accession à la propriété, 100 logements sociaux pour étudiants, 10 ateliers d'artistes. Et pour les classes moyennes, qui ont tant de peine à se loger à Paris?

broussais,paris 14e,lavoixdu14e.infoDans la suite de l'enquête publique qui s'est menée pendant l'été, la concertation sur les espaces publics de Broussais se poursuit. Du 10 septembre au 3 novembre 2011, les habitants sont invités à inventer eux-mêmes les activités qui pourraient se trouver dans les futurs salons extérieurs. Conçus comme des espaces d'expression, sept salons ont été imaginés dans le jardin pour accueillir toutes sortes d'activités de plein-air.

Pour donner votre avis, rendez-vous dès maintenant sur http://broussais.paris.fr

01 septembre 2011

Rappel sur Broussais : Enquête publique sur l'aménagement des espaces publics de Broussais jusqu'au 10 septembre

Participez à l'enquête publique sur l'aménagement des espaces publics du site de l'hôpital Broussais du 18 juillet au 10 septembre à la mairie du 14e.

Afin que chacun puisse en prendre connaissance et éventuellement présenter ses observations, une exposition est proposée au rez-de-chaussée de la mairie et registre d'enquête est disponible à l'accueil.

Les permanences du commissaire enquêteur, madame Lisa Vinassac-Bretagnolle, consultante en urbanisme, économie et aménagement ont lieu aux dates suivantes :

  • jeudi 1er septembre de 16h30 à 19h30

  • samedi 10 septembre de 14h à 18h.

Voir article paru le 21 juillet dans notre Blog La Voix du 14ème intitulé: « Site de l’hôpital Broussais : ENQUÊTE PUBLIQUE du 18 juillet au 10 septembre 2011 sur le projet d'aménagement des espaces publics »

21 juillet 2011

Site de l’hôpital Broussais : ENQUÊTE PUBLIQUE du 18 juillet au 10 septembre 2011 sur le projet d'aménagement des espaces publics

Projet d’aménagement des espaces publics sur le site de l’hôpital Broussais Paris 14ème : Une ENQUÊTE PUBLIQUE est ouverte dans la mairie du 14ème arrondissement de Paris, du lundi 18 juillet 2011 au samedi 10 septembre 2011 inclus.

Attention le commissaire enquêteur tiendra une permanence cet après-midi jeudi 21 juillet de 16h30 à 19h30 !

Participez à l'enquête publique sur l'aménagement des espaces publics du site de l'hôpital Broussais du 18 juillet au 10 septembre à la mairie du 14e.

Afin que chacun puisse en prendre connaissance et éventuellement présenter ses observations, une exposition est proposée au rez-de-chaussée de la mairie et registre d'enquête est disponible à l'accueil.

Les permanences du commissaire enquêteur, madame Lisa Vinassac-Bretagnolle, consultante en urbanisme, économie et aménagement ont lieu aux dates suivantes :

  • jeudi 21 juillet de 16h30 à 19h30

  • vendredi 5 août de 9h30 à 12h30

  • jeudi 1er septembre de 16h30 à 19h30

  • samedi 10 septembre de 14h à 18h

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26 mai 2011

WEEK-END DE FÊTE À LA CITÉ INTERNATIONALE 27, 28 & 29 MAI 2011

C’est l’événement de cette fin d’année universitaire, les résidents de la Cité Internationale Uaffiche fete_de_la_ciup.jpgniversitaire de Paris, ve­nus des quatre coins du monde, organisent avant leur départ une grande fête pluriculturelle.  
Entre expositions, concerts, dégustations, danses, barbecue, promenades, manifestations en plein air et dans les maisons, vous aurez l'opportunité, résidents et amis, de parcourir la Cité internationale au travers des multiples cultures qui font notre richesse

Préparez votre week-end de fête en téléchargeant le programme dès maintenant :

.http://www.ciup.fr/citescope/1/29-/3

Grande fête de La cité internationale universitaire les 26,27 et 28 mai festival Jessfest et rencontres

13 mars 2011

Les visites organisées par l'association des Secrets de Paris

Les visites organisées par l'association des Secrets de Paris et, Mardi 15 mars 2011 à 14h30  la Visite du quartier chinois dans le 13e arrondissement

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07 février 2010

Festival Ciné- Ci(t)é La Cité Internationale Universitaire de Paris en décor du 13 janvier au 10 mars. Le 10 février, en avant-première, « La reine des pommes » de Valérie Donzelli.

Le parc et les Maisons de la Cité internationale inspirent depuis longtemps les photographes et les réalisateurs. Le Ciné-club de la Fondation suisse rend hommage à leurs oeuvres avec un festival de films de fiction, du 13 janvier au 10 mars 2010.

La Fondation suisse, elle-même signée LE CORBUSIER, célèbre en cinéphile cette institution unique au monde, avec une sélection de films tournés dans nos décors. Les cinq films présentés, dont un en avant-première, ont tous été tournés en tout ou partie dans les maisons et le parc de la CIUP.

Un décor qui, s'il ne se laisse parfois que deviner, permet souvent de se remémorer la Cité de l'époque, des années de guerre à celles des contestations étudiantes.

Toutes les projections sont gratuites, dans la limite des places disponibles.

Renseignements www.fondationsuisse.fr - contact@fondationsuisse.fr

T +33 (0)1 44 16 10 10 - F +33 (0) 1 44 16 10 30

« La reine des pommes » de Valérie DONZELLI : Mercredi 10 février 2010, 20h30 - Maison du Brésil
En avant-première et en présence de la réalisatrice (sous réserve)

« A Paris, Adèle, une trentenaire, se retrouve anéantie par sa rupture avec Mathieu, l'amour de sa vie. Sa voisine de palier, témoin de son désarroi, lui conseille de quitter l'appartement de son ex-compagnon afin de prendre un nouveau départ. Mais Adèle n'a ni amis, ni famille chez qui se réfugier, à l'exception d'une cousine éloignée qui n'acceptera jamais de l'héberger. La reine des pommes - clin d'oeil au titre de Lio, sur la bande originale avec Charles Trenet et Gonzales - reflète formellement les états d'âme de sa protagoniste. Parviendra-t-elle à tourner la page de son histoire déchue? A retrouver l'amour? Ou à s'en libérer? »

L'entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.Verre de l'amitié offert à l'issue de la projection.

La reine des pommes de Valérie Donzelli, 2009, v.o. fr., 1h24, avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël

Compétition cinéastes du Présent - Festival de Locarno 2009

Tout le programme du festival:

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26 novembre 2009

« Histoire de Plaisance » : Conférence de Jean-Louis Robert, samedi 27 novembre à 15h à la Mairie du 14ème.

Conférence de la Société historique et Archéologique du 14ème avec le soutien du Conseil de quartier Pernety « Histoire de Plaisance » par Jean-Louis Robert

Samedi 27 novembre  15 H- Mairie du 14ème Salle des mariages 2 place Ferdinand Brunot

26 septembre 2009

SIX BALADES A TRAVERS LES JARDINS DE PARIS : PARCOURS GUIDE PAR LA FFRP LE DIMANCHE 27 SEPTEMBRE

UNE CHENILLE POUR RANDONNEURS (15 km)

Comme chaque année, le Comité de Paris s'associe à la Ville de Paris - Direction des Espaces Verts, pour célébrer la Fête des Jardins.

A cette occasion, venez nous rejoindre pour composer la Grande Chenille de Randonneurs qui, sur 15 km, vous fera découvrir une vingtaine des jardins et Parcs des 6 premiers arrondissements de Paris.
Voir ci-dessous tous les lieux et heures de passage de la chenille.
Bien entendu, c'est ouvert à tous, petits et grands, sans inscription préalable. _ Il vous suffira d'être au bon endroit et au bon moment pour prendre place dans la chenille

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22 septembre 2009

Vandalisme et fermeture aux Catacombes

catacombes_1.jpegDes intrus se sont introduits dans les Catacombes, au niveau Denfert Rochereau et ont commis des actes de vandalisme ; ils se sont violemment attaqués aux murs d'ossements, provoquant d'importants dégâts et fragilisant l'ensemble. Le commissariat du XIVème arrondissement a été chargé de l'enquête, et les Catacombes ont été fermées, afin d'effectuer au mieux la restauration de l'ossuaire, de préserver l'intégrité du site et d'assurer la sécurité du public.

L es Catacombes (dont La Voix vous a déjà parlé, voir la note) se composent de près de 300 kilomètres de galeries souterraines, dont une toute petite partie (1,7 km) peut être visitée à partir de la place Denfert-Rochereau, le reste du réseau étant interdit d'accès.

Les Catacombes sont un ossuaire municipal créé à la fin du 18ème siècle. Avant, les ossements des Parisiens décédés étaient déposés au Cimetière des Innocents, dans le quartier des Halles, mais l'endroit était devenu un foyer d'infection pour les habitants. C'est pourquoi on décida le déplacement des ossements à l'endroit actuel des Catacombes.

Les Catacombes ont toujours suscité la curiosité. Elles ont aussi abrité la Résistance, ou la Commune, jusqu'à la violente intrusion des versaillais.

A.C.

17 septembre 2009

Journées du patrimoine: visitez la brasserie LA COUPOLE

La Coupole- fresques.jpgLa Coupole, fresques- CI. C.R.M.H.

102 boulevard du Montparnasse - 75014 PARIS 14- Téléphone : 01 43 20 14 20 - Moyen d'accès : M° Vavin, Montparnasse, Edgar Quinet / Bus 58, 91
Période historique : 1927- Inscrit au titre des Monuments historiques
« Témoin de la vie parisienne durant les "années folles", la brasserie La Coupole est construite en 1927 par les architectes Barillet et Le Bouc pour les restaurateurs Ernest Fraux et René Lafon. Le nom est choisi par référence à ceux des établissements avoisinants, "Le Dôme" et "La Rotonde". Trente-deux artistes de Montparnasse participent à la décoration de la salle du restaurant, notamment par des peintures sur toile marouflée en haut des piliers. Fernand Léger figure parmi ces peintres, mais l'attribution des toiles est incertaine. Le restaurant a été réhabilité en 1988 à l'occasion de la surélévation du bâtiment. »

La-Coupole.jpg

Visite commentée: Présentation de l'histoire de Montparnasse du XVIIe s. à nos jours, de La Coupole inaugurée en 1927, des piliers et des pilastres peints par des artistes des Années folles, des plasticiens d'aujourd'hui de la coupole, et de l'"Abécédaire de La Coupole" de Thomas Dufresne et Georges Viaud, aux Editions du Cherche-Midi.
Téléphone renseignement : 01 43 27 10 21- Horaires : samedi-dimanche 9h, 10h, 11h, 15h30, 16h30, 17h30- Gratuit