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07 mai 2018

Histoire de nos rues

Rue Nicolas Taunay

Cette rue dont la longueur est modeste (65 mètres) et située à la porte de Châtillon, juste en face du square Nicolas-Antoine Taunay_02.jpgéponyme, porte le nom d'un peintre quasi inconnu. Nicolas Taunay fut peintre, un peintre classique qui vécut de 1758 à 1830. Il était le fils d'un émailleur de la manufacture de Sèvres. Admis à l'Académie de Peinture en 1784, et après un séjour à Rome en qualité de pensionné de Louis XVI, il devint membre de l'Institut. Il fit un long séjour au Brésil, de 1816 à 1824 pour organiser à Rio de Janeiro une Académie des Beaux-Arts.

Quelques-unes de ses œuvres sont présentes au musée du Louvre et portent sur un sujet historique mais traité de façon anecdotique. Ce fut un artiste consciencieux mais on peut être étonné que son nom soit dédié à une rue si modeste du 14ème.  

Rue Prisse d'Avennes

Entre les deux rues parallèles du Père Corentin et Sarrette, voici une rue qui fait à peine cent mètres, qui du côté pair est bordée par les emprises gazonnées d'un groupe d'immeubles de la Ville de Paris, tandis que du côté impair, on remarquera  les bâtiments d'une école élémentaire, style 3ème République.

Qui était Prisse d'Avennes (1807-1879). Ce fut un des pionniers de l'égyptologie. Il découvrit lors d'une de ses campagnes de fouilles l'extraordinaire papyrus de Ptahhotep, fonctionnaire égyptien de rang élevé qui vécut il y a 4500 ans et légua à la postérité ses "instructions", recueils de

Papyrus Prisse Egyptien 186_Enseignement.JPEG

maximes d'une grande sagesse, écrites à l'usage de son souverain.

- Documentation extraite du N° 43 de la S.H.A du 14ème.

01 mai 2018

La Commanderie, un quartier tranquille

Le quartier dit "de la Commanderie" situé entre l'avenue du Général Leclerc et la rue de la Tombe-Issoire se présente comme un losange que les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle traversaient en se dirigeant vers leur destination finale. A l'origine, c'était un fief de l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Latran qui occupèrent ce quadrilatère depuis le 16ème siècle jusqu'à la Révolution.

Au 19ème siècle, des promoteurs voulurent en faire une zone résidentielle annonçant les réalisations futures d'Auteuil et de Passy. Ils créèrent ainsi : le "nouveau village d'Orléans". Mais cette réalisation ne correspondit pas à l'idée initiale de créer un village isolé car la percée du boulevard Saint Michel donna à la route d'Orléans devenue plus tard Général Leclerc, une autre dimension au peuplement espéré.

Villa Adrienne Entrée Paris 14.jpgAinsi, au sud- est de la place Denfert Rochereau fut créée la Villa Adrienne, terrain qui aurait appartenu au neveu de Louise de La Vallière.

Villa-Adrienne 75014.jpg

Le "siècle des Lumières" honore par le nom donné aux rues certains Encyclopédistes. Ainsi les noms de Hallé et d'Alembert apparaissent. On sait que d'Alembert était le fils abandonné de Madame de Tencin qui tint un salon célèbre au temps des "Lumières".

rue hallé  face à la rue d'alembert b.jpg

La Commanderie apparaît comme un îlot de calme et de sérénité, un cas exceptionnel de "village entre deux rues" (rue de la Tombe Issoire et route d'Orléans). Depuis 1997, le quartier de la Commanderie a été classé "quartier tranquille", en rappelant qu'il jouxte l'hôpital de la Rochefoucauld, ensemble hospitalier de la APHP qui fut construit à la fin du 18e siècle par le duchesse de la Rochefoucauld.

- Documentation extraite de la Revue N° 43 de la S.H.A. du 14e. 

photo 1 : L'entrée de la Villa Adrienne, 19 avenue du Général Leclerc

Photo 2 : Le jardin de la Villa Adrienne

Photo 3 la rue Hallé ensemble de petites maisons, en face de la rue d' Alembert

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29 avril 2018

Fleurs et parfums

fleurs et parfums avenue Jean Moulin avril 2018.jpg

Fleurs et parfums dans notre quartier en avril 2018

Acacias avenue Jean Moulin 

glycines et lilas square de chatillon photo avril 2018 -2 .JPG

Glycines et lilas square de Châtillon

Photos M.G.V.

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15 avril 2018

Le 14ème arrondissement, village des arts (II)

La grande période artistique de Montparnasse s'établit entre 1850 et 1900. On peut dire que l'importance de la sculpture et plus particulièrement la sculpture dans les cimetières ne fit qu'augmenter durant la deuxième moitié du 19ème siècle. Ainsi, tout autour du cimetière Montparnasse, une importante communauté de sculpteurs s'installa. Les adresses d'ateliers de la fin du 19ème siècle se trouvent au périmètre du cimetière Montparnasse. En 1910, on relève déjà plus de sculpteurs dans le 14ème arrondissement que dans tout autre arrondissement de Paris, les suivants étant le 15ème et le 17ème.

Une deuxième vague s'installa au début des années 1900. A cette époque, la mode des sculptures se tarit. Aussi, de nombreux ateliers de Montparnasse se trouvent libérés. C'est alors que les peintres vont prendre le relais, sachant que le quartier avec ses cafés, ses théâtres, ses bals et ses caf'conc' se développe en même temps que le bal Bullier  qui en 1903  voit la réouverture de la Closerie des Lilas  où Jean Moreas et Paul Fort y règneront.

Lorsque les ateliers sont tous occupés ou trop onéreux, il reste au candidat peintre la possibilité de louer de vieilles remises ou des écuries abandonnées. Le peintre Roger Wild ajoutait : "La province commence à Montparnasse et les artistes ont choisi Montparnasse parce que c'est un quartier pénard".

En 1918, Guillaume Apollinaire déclare : "Le Montparnasse est devenu pour les peintres et les poètes ce que Montmartre était pour eux il y a 15 ans : l'asile de la belle et libre simplicité. Le quartier Montparnasse, au témoignage de l'habitant des quartiers environnants est un quartier de louftingues".  Mais il faut encore préciser que, selon une édition 1910 du Bottin, on a un peu hâtivement cru que tout ce que Paris comptait d'artistes se blottissait contre la butte Montmartre. La plus grande forte concentration de peintres professionnels se situait dans le 17ème arrondissement suivi par le 15ème. 

Modigliani Picasso,Salmon

A partir de la Première Guerre Mondiale : "Montparnasse s'avère le Carrefour mondial où les artistes de tous les pays aboutissent". Si Montparnasse en est le foyer, les ateliers essaiment jusque dans les 13ème, 15ème, 5ème et la banlieue. (photo: Picasso ,Modigliani, et André Salmon, à Montparnasse, de gauche à droite)

Documentation extraite du N°  43 de la S.H.A. du 14e.

13 avril 2018

Les livres à l’honneur avec le conseil de quartier Mouton-Duvernet le 14 avril

abri livres square Ferdinand Brunot.jpgBonnes nouvelles pour les amateurs de  livres : ce samedi 14 avril pas de pluie à l’horizon ! Deux événements sont prévus :
Inauguration du premier abri-livres du conseil de quartier Mouton Duvernet à 9h30 , dans le square Ferdinand Brunot,  face à la Mairie du 14ème
Il s'agit d'un abri pour livres construit en pin imputrescible par le designer plasticien Romain Monfort, spécialiste du mobilier urbain. On peut y déposer des livres ou en prendre : c’est une bibliothèque en plein air. L’endroit est idéal : un beau jardin avec des arbres, des bosquets  et des bancs à proximité pour pouvoir lire  très confortablement.

« Libérez les livres » de 11h à 13h place Michel Audiard au coin de la conseil de quartier mouton- duvernet 75014, Circul'livres,rue du Ducouëdic et de la rue Hallé : vous pouvez apporter des livres que vous avez déjà lus, et aimés ou venez consulter et prendre gratuitement des livres qui ont été donnés par d’autres personnes.

Venez, ce sera une occasion de rencontrer vos voisins et de parler de littérature, des  transformations du quartier, échanger des nouvelles…   

06 avril 2018

L'histoire de nos rues : la rue Vandamme

la rue Vandamme.JPGCette rue se présentait à l'origine jusqu'avant la Seconde guerre mondiale comme un arc d'environ 400 mètres tendu entre la rue de la Gaîté, près du théâtre Montparnasse et la rue du Château, juste au point où celle-ci enjambe les voies ferrées de Montparnasse.

Mais dès 1937, commencèrent l'amputation de cette rue, suite au début de la restructuration de la gare Montparnasse. Les opérations de rénovation de Plaisance firent disparaître ensuite la partie centrale jusqu'à l'avenue du Maine.
Aujourd'hui, il ne reste qu'un très court segment, joignant l'avenue du Maine à la rue de la Gaîté. A l'angle de ce tronçon (rue de la Gaîté) on peut voir encore la maison des Mille Colonnes où était réputé un restaurant et son célèbre bal.

Cette rue rappelle la vie d'un général d'Empire : le général Vandamme général Vandamme (D.J.R.,_comte_d'Unebourg,1770-1830).JPG(1770-1830) à qui le Second Empire dédia cette rue. Ce général prit une part brillante de 1792 à 1815 à la plupart des campagnes de cette période. On le voit à Austerlitz, Wagram, Dresde, et en Silésie. Napoléon pensait à lui pour le bâton de maréchal. Capturé par les Russes en 1813, libéré en 1814, il se rallia à l'empereur en 1815. Il fut l'un des 120 membres de la nouvelle chambre des Pairs de France, improvisée par Napoléon. Vandamme se distingua à Waterloo lorsqu'il ramena sur Paris l'arrière garde française. Arrêté à la Seconde Restauration, il partit en exil aux Etats-Unis puis en Belgique où il mourut le 15 juillet 1830 en sa ville natale de Cassel. IL est assez probable que la Monarchie de juillet lui aurait décerné ce fameux bâton de maréchal s'il avait vécu plus longtemps.

Documentation extraite du n° 42 de la SHA du 14ème

28 mars 2018

Histoire de nos rues : la rue Hallé

rue Hallé ensemble de maisons de ville.jpgLa rue Hallé évoque le souvenir d'un célèbre médecin dont la destinée fut particulièrement intéressante puisque né en 1754 et mort en 1822, il fut l'un des derniers encyclopédistes qui connut la transition entre la monarchie, le 1er Empire et la Restauration.Hallé, Jean-Noël .jpg
Né à Paris en janvier 1754, il commença à suivre en 1768 les cours de la Faculté de médecine de Paris et le 18 septembre 1778, il passait l'examen de doctorat. Il commença une carrière de praticien introduit dans le tout-Paris par son oncle Lorry. Il fut le principal créateur d'une nouvelle médecine où l'enseignement au contact du malade, la recherche pragmatique des causes de la maladie et l'ouverture aux sciences nouvelles  devenaient un credo. Hallé n'abandonnera jamais la recherche médicale et prit une part active aux travaux de la Société Royale de médecine aux côtés de Bichat, Cabanis, Chaptal et Fourcroy.

A la fin du règne de Louis XVI, l'encyclopédie de Diderot avait besoin d'une mise à jour. Les textes n'étaient plus d'actualité. Une complète refonte était nécessaire et fut confiée en 1787 à Fourcroy, Thouret et Hallé.

On sait que l'insalubrité de la capitale était à cette époque flagrante. en 1789, la Bièvre, devenue un véritable égout, fit l'objet d'un rapport établi par Hallé et en 1790, celui-ci établit un dossier qui sera à l'origine de la construction des premiers quais sur la Seine. (à suivre).

- Documentation extraite du numéro N° 42 de la S.H.A; du 14e.

15 mars 2018

L'histoire de nos rues

Allée Georges-Besse

Cette appellation a été donnée au large trottoir central du boulevard Edgar Quinet. Cette promenade fait partie de l'ancien boulevard extérieur intitulé "de Montrouge" qui reprend l'itinéraire primitif du" Mur des Fermiers Généraux "  réalisé à la fin du 18ème siècle. 

Ce lieu est honoré de la mémoire d'une personnalité qui habita ce boulevard. Il s'agit du président directeur général de Renault qui fut assassiné au pied de son domicile le 17 novembre 1986, au n° 14 du boulevard Edgar Quinet. Cet assassinat revendiqué par un groupe armé fit grand bruit dans la France de l'époque.allée georges besse.JPG

C'est sur cette promenade centrale que se tient deux fois par semaine un pittoresque marché de quartier en plein air. C'est une heureuse survivance de notre vie populaire quasi disparue de nos jours. On peut trouver là toutes les denrées alimentaires traditionnelles. En complément se tient également une "galerie" de peintures tous les dimanches. Ce lieu est donc bien vivant et la tour Montparnasse en fond de décor lui ajoute une note de modernité qu'on ne saurait oublier.

place 25 août 1944 75014 rue de la légion étrangère à gauche.jpgRue de la Légion Etrangère

Cette rue située à la porte d'Orléans en direction de Montrouge a la particularité de ne compter aucune habitation. Elle se situe dans le vaste site de la place du 25 août 1944  et est le cadre où a été érigé le monument du général Leclerc. Elle rend hommage au corps d'élite qu'est la Légion Etrangère, fondée en 1831 par Louis Philippe pour intervenir en Algérie dans une campagne commencée par Charles X à la veille de la révolution de 1830. Cette formation a succédé au régiment étranger de l'ancien Régime, notamment celui des gardes suisses. La Légion fit toutes les campagnes du Second Empire. On peut citer celle du Mexique où elle s'illustra par le combat de Camerone du 30 avril 1863.

La Légion Etrangère se distingua lors des deux dernières guerres mondiales. Dans les années 90, la Légion contribua aux missions de protection et de sécurité du type "casques bleus" sous la bannière de l'ONU.

Extraits de la revue de la S.H.A. du 14ème

Photo 1 : allée Geoges Besse marché 

Photo 2: place du 18 juin 1944 vers Paris, en tournant le dos au monument du général Leclerc, à gauche  la rue de la Légion Etrangère.

09 mars 2018

L'histoire de nos rues

rue du Saint-Gothard 75014.JPGLa rue du Saint Gothard

Cette rue qui rappelle le passage des Alpes par Napoléon en 1799 a reçu ce nom de Saint Gothard en 1877. Antérieurement, elle s'appelait la rue du chemin des prêtres (nom mentionné dès 1730). Le tracé complet s'étendait de la rue Dareau à l'actuelle boulevard Jourdan, sur le plan officiel de l'administration des Postes en 1861. 

La création de l'avenue et du parc Montsouris a entraîné la suppression de toute la partie de cette voie au delà de la rue d'Alésia. La nature de cette rue atteste la présence d'un ancien chemin de campagne et il est curieux de constater que le tracé de la ligne de chemin de fer de Sceaux (RER B) ait respecté l'ancien "chemin des prêtres".

Mais quels étaient ces prêtres ? Hormis le souvenir de la toute proche Commanderie de Saint Jean de Latran sise sur le petit quartier "Hallé-Commandeur", on peut penser qu'il s'agit plutôt d'un chemin de campagne.

Pendant longtemps, la maison d'édition Arthème-Fayard établie depuis 1857, publia pendant plusieurs décennies les plus fameux romans populaires, ainsi que de grandes collections d'ouvrages historiques et littéraires.

Square des suisses.jpgLa rue des Suisses

Cette voie de Plaisance fait partie d'un très long "sentier des Suisses" qui de la caserne mère parisienne du régiment des gardes suisses (palais des Tuileries) continuait vers le sud à travers de vastes terrains où seront construits à la fin du 19ème siècle, les hôpitaux Saint Joseph et Broussais. Ce sentier allait bien au-delà des fortifications de Thiers, passait par Vanves pour aboutir à Bagneux où subsiste toujours une "rue des Suisses", tronçon final du sentier primitif. Dans cette localité, les gardes suisses étaient en garnison, logés chez l'habitant. Une autre compagnie atteste de sa présence de 1689 à 1764 dans la ville de Montrouge. Ces mercenaires d'élite avaient un cimetière commun situé à Châtillon sous Bagneux.

On peut noter sur le parcours un ensemble d'habitations modernes, au début des numéros impairs, des maisons de faubourg à l'angle de la rue de l'abbé Carton et le petit square agréable à travers lequel on peut gagner la rue Raymond Losserand, (Ex rue de Vanves).

-  Documentation extraite du N° 42 de la S.H.A  du  XIVe.

04 mars 2018

Illustrations de l'identité de notre arrondissement

Chaque ville et  chaque village de France ont leur identité. Notre 14ème arrondissement issu de l'annexion des territoires compris entre le mur des Fermiers Généraux inauguré sous Louis XVI, et les anciennes fortifications de Louis Philippe construites de 1840 à 1844, n'échappe pas à cette règle.

Le grand axe historique nord-sud reliant la Germanie à l'Espagne (rue du Faubourg Saint Jacques, rue de la Tombe Issoire et au-delà) ainsi que l'ancienne route d'Orléans qui lui est parallèle, ont structuré ce territoire. On peut signaler aussi l'intervention du duc du Maine qui pour se rendre au château de Sceaux, créa une grande avenue débouchant au carrefour dit : la Croix des Sages, actuelle place Victor Basch. Le Second Empire a fait le reste, en complétant et prolongeant la plupart des rocades et des rues rayonnantes, tels les boulevard saint Jacques, Arago, Raspail, de Port-Royal, ceux des Maréchaux, l'avenue René Coty et la rue d'Alésia. Il faut signaler que le démarrage des travaux du boulevard périphérique a commencé dans les années 1950, sur la partie dite de la "zone" des anciennes fortifications. Le 14ème est rattaché à la grande histoire en Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris.jpgprésentant la plus forte densité d'établissements hospitaliers issus eux-mêmes de communautés ou institutions religieuses fort anciennes ou d'initiatives charitables ou humanitaires privées.

Mais le 14ème possède un nombre important de monuments etl'observatoire de Paris.jpg de sites qui se rattachent aux 17ème et 18ème siècles. Ainsi, l'Observatoire (1667) où le savant danois Olaüs Roemer découvrit en 1675 la vitesse de propagation de la lumière. Nous voyons aussi la statue du lion de Belfort rappelant la défense héroïque de cette ville en 1871. Les anciennes carrières souterraines sont devenues le plus gigantesque ossuaire qui soit (6 millions de nos ancêtres parisiens y reposent). N'oublions pas lepavillon ledoux place Denfert-Rochreau.jpegs deux pavillons d'octroi du mur des Fermiers Généraux situés place Denfert Rochereau et qui sont dus à l'architecte visionnaire Ledoux. Construits en 1787, ce sont les seuls témoins du fameux mur des Fermiers Généraux, ( le mur murant Paris, rend Paris murmurant).

Le Second Empire végétalisa la capitale à travers  et enparc Montsouris lac.2 jpg.jpg particulier avec le parc Montsouris, créé sur d'anciennes carrières. 15 hectares  sont offerts ainsi  à la promenade et à la détente.

Cité Internationale Universitaire MIfacadeNord-625x300.jpgA une époque plus récente, à partir de 1919, on voit s'édifier la Cité Internationale Universitaire, sur 43 hectares et dont le développement aujourd'hui est relancé par la création d'autres bâtiments.

cimetière Montparnasse.jpgCitons enfin le cimetière Montparnasse qui réunit depuis 160 années des personnages illustres, de Baudelaire à Sartre, de Dumont-Durville à Maryse Bastié et récemment, Simone Weill.

On pourrait citer d'importants hommes célèbres qui ont vécu dans l'arrondissement : Chateaubriand, Balzac, Proudhon, Rude, Raspail, Lénine, Mermoz, Jean Moulin, sans oublier Picasso, Modigliani, Giacometti, Alain Fournier.

Nous mentionnerons encore se référant au passé, une maison datant de Louis XIII devenue demeure du fontainier avenue Denfert Rochereau  ; le cloître de Port-Royal de Paris ; la maison de retraite hopital la Rochefoucauld façade Rné Coty.JPGde La Rochefoucauld avenue du Général Leclerc qui sont des témoins des 17ème et 18ème siècles, préservés de toute atteinte importante. Ainsi, notre 14ème est à plus d'un titre, un livre d'histoire ouvert sur les heures du passé éclairant les évolutions urbaines du présent.

Documentation extraite du n° 32 de la SHA du 14ème-

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12 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (III)

le Moulin de la Charité Ancien-moulin-cimetiere-Montparnasse.jpgNous continuons notre promenade à travers l'arrondissement en présentant d'autres moulins qui ont animé la vie locale.

Ainsi, jouxtant le Moulin de beurre, le Moulin-cabaret de la Mère Saguet prospéra à l'époque romantique. On y rencontrait Béranger, Hugo, Lamartine, Scribe, Thiers, et bien d'autres. On les appelait les "joyeux  l'été, et l'hiver, "les frileux", mais ce moulin ferma vers 1840.

Pour clore ce chapitre, nous parlerons du moulin de Montparnasse que l'on peut voir dans le cimetière du même nom.IL s'agit d'une tour cylindrique, au toit conique, prototype des moulins que l'on voit encore en France.

L'histoire de ce moulin est liée au terrain qui appartenait à l'Hôtel Dieu et aux religieux de la Charité de la rue des Saints Pères.  Ainsi, en 1661, le moulin de la Charité naquit. IL fut en concurrence avec le moulin dit des "Trois Cornets", situé à l'emplacement actuel des 4 et 6 de la rue Raymond Losserand. Il faut dire que le Moulin de la Charité était la propriété des Jésuites, tandis que celui des Trois Cornets était "Janséniste".

Mais revenons au moulin de la Charité qui fut une guinguette pendant la Révolution et où l'on pouvait venir manger des galettes en buvant du vin de Bagneux ! En 1819, la Ville de Paris créa le grand cimetière du Montparnasse, qui ouvrit en 1824. Le moulin de la Charité devint le logement des gardiens. Depuis novembre 1931, cette tour témoignage d'un passé campagnard, fut classée monument historique.

Ainsi se termine notre excursion à la fois bucolique et aujourd'hui urbaine, à propos de la quarantaine de moulins qui égayait de leurs ailes le ciel de nos quartiers.

- Documentation extraite du N° 32 de la S.H.A du XIVe

08 février 2018

Le lion de Denfert-Rochereau sous la neige

le lion de denfert sous la neige.jpgCette belle photo est sur le blog du conseil de quartier Mouton- Duvernet

27 décembre 2017

Le Petit Montrouge : notre village (II)

Qui se souvient aujourd'hui de l'usine des chocolats Salavin, située avenue d'Orléans côté des numéros impairs, des moulins de Montrouge rue Friant, des brasseries Dumesnil rue Sarrette, des menuiseries industrielles Gorgeon et plus tard Schwartz- Haumont, donnant à la fois sur la rue des Plantes et l'avenue de Châtillon. On peut citer que la ville d'Alésia abritait un patronage célèbre, dirigé par le non moins célèbre abbé Guesdon. La jeunesse des quartiers s'y donnait rendez-vous le dimanche à la chapelle, pour assister à une messe très suivie. Il y avait aussi de multiples activités : Scouts, Cœurs Vaillants, théâtre, foyer-club, Jeunesse Athlétique de Montrouge,( JAM). L'été, tous les jeunes se retrouvaient en Bretagne à la "colo" de Plougasnou.

Tous les petits commerces tenaient une place importante, à travers les relations privilégiées entre habitants et commerçants. Chacun connaissait son voisin, qui son charcutier, qui sa boulangère, qui son épicier, qui sa blanchisseuse... Chaque rue devenait un "salon" où les soirs d'été, les concierges sortaient leurs chaises pour discuter entre elles. Mais c'était avant la télé !

On ne peut oublier le planteur Caïffa, rue Antoine Chantin. A certaines heures, le quartier était envahi par un parfum vigoureux de café torréfié. Et que dire des caniveaux des rues, vides de tout véhicule. Ils voyaient passer le balayeur muni d'un grand balai à l'efficacité sans nuages.

Oui, la nostalgie est une compagne fidèle pour celui qui a vécu cette époque. Mais était-ce mieux qu'aujourd'hui ? Certes non, car dans l'après-guerre, la solitude, la pauvreté, l'abandon, les deuils, existaient comme aujourd'hui. Seuls les smartphones, l'agitation fébrile sur les trottoirs, l'abondance des lumières et les embouteillages apocalyptiques de la place d'Alésia (pardon Hélène et Victor Basch) ont modifié la donne. La bataille d'Alésia n'y est pourtant pour rien...

R.R 

22 décembre 2017

Le Petit Montrouge : notre village (I)

Le passé et la nostalgie qui s'y rattache n'a pas fini d'inspirer celles et ceux qui à l'époque de leur enfance et de leur adolescence, ont été marqués par des images fortes et indélébiles, liées à un lieu particulier, tel notre village du Petit Montrouge, lieu de vie commun à de nombreuses personnes qui y ont vécu, il y a maintenant 70 ans ou plus.

Je me souviens de l'ambiance des années cinquante : trafic routier réduit, quasi absence de feux rouges, chaussées pavées, réverbères fonctionnant au gaz, autobus et leurs plates-formes arrière. Sur la place d'Alésia, à l'angle des avenues d'Orléans et de Châtillon, de vieilles maisons basses aux toits de tuiles plates rappelaient que ces lieux faisaient partie d'un village excentré, où les cours de ferme tenaient lieu d'entrée dans ces antiques bâtiments.

L'impasse du Rouet offrait son visage d'auberge rurale. Côté rue d'Alésia, le café Biard, aujourd'hui une banque, faisait face à Noblet le charcutier, dont la célèbre devise trônait à son fronton en s'adressant à un cochon en pleurs : "Pleure pas grosse bête, tu vas chez Noblet". Quant à la brasserie Zeyer, son percolateur à café jouxtait le comptoir du "zinc". IL y avait un pâtissier de qualité  dénommé "Vivier" tout à côté, remplacé aujourd'hui par une banque : HSBC.

Et puis encore, qui se souvient des corbillards à chevaux qui accompagnaient à l'église le défunt suivi à pied par la famille et les amis ? Qui se rappelle que dès  six heures du matin, passaient les voitures du laitier, tractées par des chevaux dont le trot régulier créait un écho sonore et joyeux, se répercutant entre les façades des immeubles tout proches, une sorte de réveil matin... original ! ( à suivre)

R.R

15 décembre 2017

L'histoire de nos rues

La rue Poirier de Narçay

Sur l'avenue du Général Leclerc, c'est la dernière à droite avant la porte d 'Orléans. Etroite (10 mètres) et courte (142 mètres), elle représentait jusqu'à une récente époque un concentré de commerces où l'on trouvait une boutique par immeuble. On pouvait semble-t-il y vivre sans sortir de cette rue.

1280px-Paris_rue_poirier_de_narcay.jpg

Elle a été ouverte en 1902. A l'origine, elle portait le nom de Jean Vaury, propriétaire du terrain. En 1913, elle devint la rue d'Orléans et seulement son nom actuel en 1933. Il s'agissait d'un docteur en médecine, Gustave Marie Robert Poirier de Narçay (1859-1918), conseiller municipal du Petit Montrouge de 1900 à 1918, président du Conseil Général de la Seine et député des quartiers du Petit Montrouge et de la Santé (Montsouris), de 1910 à 1918.

Il faut signaler que le poète grec d'expression française Jean Moréas vécut au n° 9 durant quelques mois en 1908.

Documentation extraite de la Revue N° 35 de la S.H.A du 14e

Marché de Noël dans l’avenue Général Leclerc du 15 au 24 décembre

marché de noel avenue du général leclerc du 15 au24 décembre 2017.jpgL'inauguration  a lieu le vendredi 15 décembre à 19h00 accompagnée de 4 trompes de chasse devant l'église et à côté du mini parc de sapins de Noël.
Le père Noël sera présent les samedis après- midi sur le marché et dans son studio improvisé du show-room Peugeot.

05 décembre 2017

L'histoire de nos rues : rue Maurice Ripoche et avenue Reille

rue Maurice Ripoche paris 14ème.jpgLa rue Maurice Ripoche (1895-1944) a été ouverte dans le futur quartier Plaisance dès 1838. Elle s'appela en 1843 la rue du Géorama, en raison de la proximité de l'établissement du géographe Sanis, dans lequel la France et une partie de l'Europe étaient représentées en relief. De 1864 à 1946, elle prit le nom de Mouton-Duvernet (portion située à l'ouest de l'avenue du Maine). Enfin elle devint rue Maurice Ripoche à partir de cette maurice Ripoche 1960 timbre.jpgdernière date, du nom d'un as de l'aviation de la Grande Guerre. Il fut un ingénieur et un industriel, résistant à l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Il fut déporté et décapité à Cologne en 1944.

Avenue Reille Réservoirs Montsouris.JPGL'avenue Reille C'est une des voies ouvertes dans le 14ème par le Second Empire (1867). Haussmann avait prévu son prolongement jusqu'au boulevard Jourdan, au voisinage de la rue du Père Corentin, mais la Troisième République abandonna ce projet en 1879. Le nom de cette avenue est celui du maréchal de France Reille, qui né au début du règne de Louis XVI vécut jusqu'au milieu de celui de Napoléon IIIavenue reille maison-atelier Ozenfant.jpg (1775-1860). Au numéro 53, on peut voir une œuvre de l'architecte Jeanneret, plus connu sous le nom de Le Corbusier.

Photos  : 1) rue Maurice Ripoche, 2) Maurice Ripoche 

3) avenue Reille : les réservoirs de Montsouris 4 ) 53 avenue Reille :la maison-atelier Ozenfant.

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12 novembre 2017

Les rues de nos quartiers

La rue Campagne Première

Rue Campagne Premiere 31bis immeuble André Arfvidson.JPGCe nom est assez étrange. Il s'agit à l'origine d'un ancien chemin de terre, qui vit se bâtir sous le Directoire ses premières maisons. Elargie à onze mètres sous la Monarchie de Juillet, c'est un général en retraite nommé Taponier qui ayant acheté à l'Institution de l'Oratoire les terrains adjacents à la voie, baptisa celle-ci Campagne Première, en souvenir, dit-on, de sa "première campagne en 1793 dite des Lignes de Wissembourg". Mais cette appellation de Campagne Première est sujette à caution et pourrait être rapprochée du fait que le dit général eut l'idée d'appeler sa première maison de campagne, ainsi.Rue Campagne-Première, Hôtel Istria,Paris 14.jpg

De nombreux artistes, écrivains et musiciens ont habité cette rue tels que : Adget le photographe, le peintre Modigliani, Rimbaud, et l'écrivain suisse Ramuz...

La rue de Coulmiers.

Elle est latérale au chemin de fer de ceinture. C'est une portion détachée de la rue Beaunier, en 1882. Elle commémore la victoire de Coulmiers (Loiret) remportée par le général Aurelle de Paladines, sur l'armée du général von Tann, le 9 novembre 1870. De cette victoire, l'armée française reprit momentanément la ville d' Orléans. On trouve sur un des immeubles de la rue, une plaque indiquant qu'un poète contemporain Emmanuel Aegerter vécut dans cette rue.

La rue Hallé

villa-hallé-village-dorleans-paris-14-35.JPGLe tracé sinueux de cette rue atteste du passé rural du quartier. Elle reçut en 1865 le nom du médecin Jean-Noël Hallé (1754-1822), premier médecin ordinaire de Napoléon. Il fut créateur du Codex, bible de la pharmacie. On trouve au numéro 36 la champêtre villa Hallé (voie privée) et en divers points de son parcours de petites et charmantes places rondes non dénommées. La plus pittoresque est au débouché de la rue D' Alembert, où l'on trouve de jolis petits pavillons derrière de minuscules jardins. La rue Hallé rejoint par delà l'avenue René Coty, la voie romaine historique de la vieille route d'Orléans, la rue de la Tombe Issoire.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème - Cliquer sur les photos pour les agrandir)

 

09 novembre 2017

Exposition "Muses" du 6 au 18 novembre à la galerie Monod

la femme à la robe rouge expo Marie- Laure Viney 6 au 18 novembre 2017.jpegDes œuvres de Marie-Laure Viney seront présentées à

l’EXPOSITION "MUSES"
​Du 06 Novembre au 18 Novembre 2017

Vernissage le jeudi 9 novembre 2017 de 18h à 21h

GALERIE MONOD 16, rue d'Ouessant
Paris 75015 ( Métro La Motte-Piquet Grenelle)

Horaires de la Galerie du Mardi au Samedi de 13H30 à 18H30

http://www.artgaleriemonodparis.com/exposition-news.html  

Peintres exposés : Catherine Desbordes, Marie Laure Viney, Anne Marie Moncoutier, Natalia Karpova,  Marcus Kupferschmidt, Germain Henneka.

Lire la suite

20 octobre 2017

Les squares de la mairie du 14ème

square ferdinand Brunot avec mairie.jpgLes deux squares qui s'étendent devant la mairie du 14ème ont été créés à deux époques différentes : le square Ferdinand Brunot a été aménagé en 1862 et le deuxième séparé par la rue Mouton Duvernet a été créé en 1932 sous le nom de l'Aspirant Dunand en souvenir de Jean-Louis Dunand, tué le 20 juin 1940 devant Saumur à l'âge de 22 ans. Il était le fils du sculpteur Jean Dunand (1877-1942) qui possédait un atelier dans le quartier. 

Le square Ferdinand Brunot a été créé sous le Second Empire en rapport avec les 24square ferdinand brunot.jpg squares de Paris,  dont l'ingénieur Alphand s'est fait le promoteur. Il porte le nom de Ferdinand Brunot qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919. Une cinquantaine d'arbres l'ombragent et l'on peut trouver un platane et quelques marronniers qui datent de sa création, ainsi qu'un érable de Montpellier et un hêtre tortillard. Ce jardin est orné de trois statues : un buste de la République datant de 1886, une sculpture dédiée au maire du 14ème réalisée en 1951 par Henri Valette et une femme assise qui date de 1969. 

square de l'aspirant dunand statue de michel Servet.jpgDans le square de l'Aspirant Dunand a été construite une piscine en 1982, dont le bassin a 25 mètres de longueur et 12,50 mètres de largeur. En bordure de la rue Mouton Duvernet, s'élève le monument de Michel Servet (médecin et philosophe de la Renaissance). Cette œuvre date de 1900.

L'actuelle mairie du 14ème a été construite de 1852 à 1855. Elle devait être la nouvelle mairie de la commune de Montrouge dont le territoire à l'époque, était limité au nord par le haut du boulevard Saint Michel et ceinturé par les anciennes communes de Gentilly, Arcueil, Bagneux, Châtillon, Vanves et Vaugirard. Mais en 1860, il perdit la moitié de son territoire, les 4/5ème de sa population (14 000 habitants devinrent Parisiens et 3500 resteront Montrougiens). En 1889, deux ailes supplémentaires furent rajoutées au bâtiment initial.

L'appellation : Petit Montrouge qui s'applique à notre quartier Alésia rappelle ainsi son ancienne filiation au village de Montrouge initial.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème.

photo 1 : square Ferdinand Brunot avec la mairie en arrière-plan- photo 2 : square Ferdinand Brunot  - photo3 : square de l"aspirant Dunand avec la statue de Michel Servet

Cliquez sur les images pour les voir en grand

04 octobre 2017

Va-t-on enfin réhabiliter le pavillon Laprade de la Cité Universitaire ?

Voilà une excellente idée ! Dans le cadre du budget participatif de la Ville de Paris, les parisiens sont appelés à émettre des suggestions de tous ordres pour améliorer la vie quotidienne. Parmi les 485 projets retenus, et soumis au vote des habitants, une parisienne, Justine H., propose la réhabilitation du pavillon Laprade. Ce bâtiment de 1 500 m2, qui porte le nom de son architecte, situé dans la partie ouest de la Cité universitaire en face de la maison de la Grèce, était un restaurant universitaire. Il est désaffecté depuis plus de vingt ans. Il est tagué, des planches remplacent ses vitres éclatées. Une verrue… Malgré une peinture triste grise et noire, avec une énorme inscription ironique « No culture ».

Photo pavillon Laprade.jpg

Justine propose donc d'en faire « une plate-forme écologique et citoyenne » qui permettrait aux résidents de la Cité universitaire et aux riverains de se rencontrer autour de projets solidaires. Par exemple : une ressourcerie où l'on pourrait apportait des objets à revendre, à recycler, un atelier ou chacun pourrait faire réparer ou apprendre à réparer son vélo ou des appareils électroménagers. On pourrait aussi récupérer un panier bio, y installer un bar et discuter autour d’un café équitable, aider un autre citoyen à réaliser un projet, organiser une exposition ou une rencontre ou participer à des formations. Un espace de diversité et d’ouverture. Coût du projet : 1,3 millions d'euros.

C'est un moyen de réintégrer ce bâtiment dans la vie de la Cité U et du quartier. Il est à espérer que ce projet sera choisi dans la liste des projets (budget : 100 millions d'euros) réalisés pour l'année 2017.

Gérard Desmedt

26 août 2017

Regards sur un jardin d'été

P1040407.JPGSur le chemin des vacances, le 15 août fait traditionnellement figure d’une pause, d’un arrêt sur la route. On se détend, on respire, on oublie le quotidien pour poser son regard sur un autre horizon.              

Et si cet horizon existait à deux pas de son domicile ? Ainsi, j’ai découvert le long du chemin de fer de ceinture, rue de Coulmiers, un jardin discret, animé et entretenu par l’association VERT-TIGE. Il résume bien l’atmosphère bucolique qui soudain peut surgir au plus près d’un trottoir. Magnifique, éblouissant, ce jardin possède même un « hôtel » pour insectes… J’y ai découvert une envolée de roses trémières et j’ai surpris des moineaux devenus si rares à Paris. Je ne vous parlerai pas des multiples légumes qui s’épanouissent dans ce terroir minuscule.  P1040409.JPG             

Ce jardin offre à la mi-août le visage rieur d’une oasis surgie dans le désert le plus minéral qui soit, celui des immeubles haussmanniens surchauffés, qui, au fil du temps, ne racontent que des histoires de poussière asphyxiantes.               

Auprès de ce jardin, j’ai redécouvert une amitié pure et sincère, celle de la nature.

R.R 

;Association VERT-TIGE : jardin partagé de la rue de Coulmiers , ouvert au public les samedi et dimanche de 15h à 18h.  jardin.vert-tige@gmail.com

Photos : M.G.V. août 2017

27 juin 2017

S'agit-il d'un mirage ?

petite ceinture rue-didot.jpgCes journées de juin particulièrement caniculaires poussent chacun à imaginer le pays idéal où la fraîcheur de l'air, jointe aux ombrages luxuriants prêtés par la nef des arbres, offrirait tant à l'esprit qu'à notre peau surchauffée l'image d'une oasis accueillante, perdue au milieu des sables brûlants et dans laquelle les prémices d'un paradis tant désiré fleuriraient afin d'apaiser notre soif démesurée.

Ce lieu existe : il suffit de se porter à la hauteur du pont surplombant le chemin de fer de ceinture, rue Didot, et de descendre un escalier mis à la disposition du promeneur.

Là, une cathédrale d'arbres splendides s'offre à votre regard et à votre front perlé de sueur. Mirage ? Soit. Mais elle est là cette oasis, où l'ombre vous accueille afin que votre corps reprenne le chemin de la fraîcheur, celui de l'esprit et plus, celui de l'âme, en s'approchant au plus près des splendeurs cachées d'un minuscule jardin d'Eden.

04 juin 2017

Figures du XIVème arrondissement 20 rencontres dessinées, soirée-dédicace mardi 6 juin à La Petite Lumière

françois Heintz, France Dumas,Mardi 6 juin à partir de 19h vous pourrez découvrir : "Figures du XIVème arrondissement 20 rencontres dessinées" et ses auteurs à la librairie La Petite Lumière 14  rue Boulard 75014. Métro Denfert- Rochereau

Ce livre parle de nos voisins, célèbres ou anonymes, et rassemble 20 entretiens croqués sur le vif. Personnalités ou figures de l'arrondissement et leurs lieux familiers. Des portraits parmi lesquels on suit le parcours de « grands disparus » comme l'écrivain et militant politique Stéphane Hessel ou Edouard Adam, marchand de couleurs bien connu des artistes de Montparnasse. On donne aussi la parole à ceux qui, dans leur diversité, ajoutent un supplément d'âme à cet arrondissement pour lequel ils éprouvent un véritable attachement et contribuent chaque jour à son rayonnement : fleuriste, chanteuse, comédienne, patron de bistrot mais encore poète, écrivain, photographe, militant associatif. Un Peintre de la Marine vogue même parmi eux ainsi qu'un descendant de Ferdinand Brunot, illustre maire du XIVe.

France Dumas est graveure et illustratrice pour la presse et l'édition. Elle expose régulièrement ses dessins et estampes, réalise des reportages dessinés et enseigne la gravure à l'école Cesan (École de BD et illustration).   Béatrice Giudicelli a été journaliste indépendante. Elle est l'auteure de Visages du XIVe paru aux éditions Carnets-Livres. Elle accompagne aujourd'hui des élèves en situation de handicap au sein du Collège Giacometti.   François Heintz a été libraire puis journaliste d'entreprise à Aéroports de Paris. Depuis de nombreuses années, il participe très activement au journal de quartier associatif La Page du 14e arrondissement.

20 rencontres dessinées François Heintz (Auteur) Beatrice Giudicelli (Auteur) Paru le 24 mai 2017 Essai (broché) Éditeur Riveneuve.

27 mars 2017

Le boulevard Raspail et ses écrivains (II)

Nous continuons notre promenade le long du boulevard Raspail ou ses environs, afin d’évoquer les domiciles où vécurent certaines figures célèbres de la littérature française. Ainsi :

Victor Hugo by_Étienne_Carjat_1876_-_full3.jpgHugo (1802-1885) habita 31 rue du Cherche-Midi avec son épouse Adèle dans l’appartement de fonction du père de celle-ci. Ils y ont un fils qui meurt prématurément. Victor Hugo écrit Han Islande. Le couple déménage ensuite au 90 rue de Vaugirard. De 1827 à 1830, ils habitent au 11 rue Notre Dame des Champs. Ici naîtront des œuvres importantes : Cromwell et sa fameuse Préface, les Odes et Ballades, les Orientales, Le dernier jour d’un condamné, Marion Delorme et Hernani. Sainte-Beuve, Nerval, Musset et Gautier participeront à un cénacle. On y verra aussi Balzac, Vigny, Dumas, Sainte-Beuve, Mérimée, Delacroix et Berlioz.arthur rimbaud.jpg

Rimbaud (1854-1891) -A l’angle nord fait par la rue Campagne-Première et le 
boulevard Raspail, Rimbaud loge ici en 1872 dans une chambre éclairée par un vasistas. Verlaine qui habite alors Montmartre prévient son épouse qu’il « rentrera tard car il va dans un quartier éloigné ». Au rez-de-chaussée se trouvait un marchand de vin où se réunissaient les cochers d’omnibus.

montherlant.jpgMontherlant (1895-1972) – Dans son adolescence, il fréquenta les académies de dessin Calarossi et Castelucho-Diana situées rue de la Grande Chaumière.

Céline (1894-1961) – Il habita au 225 boulevard Raspail, hôtel de la Paix, enCéline  3.jpg décembre 1926. C’est là qu’il écrit : L’Eglise, publié en 1933 et joué en 1936. Cet hôtel fait à peu près face au futur numéro 222, où habitera plus tard Jean-Paul Sartre. 

Documentation extraite du n° 54-55 de la SHA du 14ème -

17 mars 2017

Le boulevard Raspail et ses écrivains

Chateaubriand,agé en  1828.jpgDe nombreux écrivains ont vécu soit, boulevard Raspail ou dans ses environs proches. A ce titre, nous allons flâner le long de ce boulevard ou dans les quartiers avoisinants pour y découvrir les domiciles d’écrivains tous célèbres. Ainsi :

Chateaubriand (1768-1848) - Vécut de 1826 à 1838, 92 avenue Denfert-Rochereau. Il logea à l’infirmerie qui s’étendait sur le terrain nord avoisinant l’actuel Fondation Cartier. Il y planta le célèbre cèdre du Liban en 1830. Par ailleurs, il fréquenta au 26 rue de Sèvres un hôtel particulier où séjourna Juliette Récamier, et de 1824 à mai 1826, il logea à l’hôtel de Beaune 7 rue du Regard.

Balzac (1799-1850) – Il résidera de 1829 à 1934 3 rue Cassini. Il disait ceci Balzac statue de Rodin bd raspail sous les arbres.jpgà propos du quartier : « exceptés les jours de bal de la Grande Chaumière, le boulevard du Montparnasse est désert comme les marais pontins. (…) Ces quartiers silencieux et lointains où l’on se cache tout à fait aux hommes. » Il assiste chez Hugo 27 rue Notre Dame des Champs à la lecture de Marion Delorme. N’oublions pas sur le terre plein central, situé à l’angle du boulevard Montparnasse et du boulevard Raspail, le buste de Balzac d’Auguste Rodin, celui-ci disant : «j’ai voulu montrer le grand travailleur hanté, la nuit, par une idée et se levant pour aller la fixer sur sa table de travail ».

Flaubert gustave.jpgFlaubert (1821-1880) – Il habita 11 rue du Montparnasse à cent mètres du domicile de Victor Hugo. Au 21 rue de Sèvres, dans un immeuble du 18ème siècle, contigu à l’hôtel Lutétia, loge, en 1852 son amie Louise Colet chez qui Flaubert fréquentait son Salon.

 

 Apollinaire (1880-1918) -  Au carrefour Raspail-Montparnasse, il fréquente le café de la Rotonde. Apollinaire guillaume.jpgEn 1913, au 278 boulevard Raspail, la revue : « Les soirées de Paris » y a son siège. 

A suivre – Information extraite de la revue de la SHA du 14ème- (N° 54-55).

13 mars 2017

Le boulevard Raspail : sa genèse et son évolution

Rappelons que dès 1704 (sous Louis XIV), le boulevard Raspail au titre des "boulevards du midi" avait été mis en chantier et une infime partie n'avait été ouvert qu'en 1763 (sous Louis XV). On appelait  cette petite section, le boulevard d'Enfer, proche de la rue d'Enfer, aujourd'hui avenue Denfert Rochereau, cette dernière  étant appelée à l'époque "via Inferior", rapprochement à faire avec la rue saint Jacques et du Faubourg du même nom, qui à l'origine était la voie principale de Lutèce se dirigeant vers le sud. ("via superior").

A partir de 1784, le Mur des Fermiers Généraux longe le boulevard entre la Barrière d'Orléans (place Denfert Rochereau) et l'actuel boulevard Edgar Quinet (à l'origine de Montrouge). Ce mur d'octroi ne devait être détruit que sous le Second Empire, rattachant ainsi une partie du territoire de Montrouge (Le Petit Montrouge) à la ville de Paris, nouvellement agrandie.

La largeur de ce boulevard était de soixante dix mètres mais fut réduite à quarante mètres entre le boulevard originel et le cimetière Montparnasse. Ainsi, des espaces constructibles qui furent dégagés jusqu'au début du 20ème siècle furent progressivement construits.

A l'est du boulevard, se trouvait le fameux bal jardin de la Grande Chaumière (1783-1855), qui était le lieu de rendez-vous de la jeunesse romantique. A l'ouest se trouvaient des "masures champêtres" : les "Nouvelles Calédonies" de la future rue Delambre. Un marché aux fourrages, puis d'animaux et enfin aux chevaux anima ce lieu.

boulevard raspail  près du boulevard Montparnase.jpg

La volonté du Second Empire de prolonger le boulevard jusqu'au carrefour du tout nouveau boulevard saint Germain se traduisit dès 1860 par la réalisation de deux carrefours essentiels : embranchement du boulevard Raspail avec le boulevard saint Germain et (en 1866) le carrefour avec la rue de Rennes (1867). Il faudra attendre 1913 pour que le boulevard soit achevé en ordre dispersé, les périodes de travaux s'étalant de 1890 et surtout à partir de 1904. La totalité du boulevard fut inaugurée le 11 juillet 1913 par Raymond Poincaré. (à suivre).

Documentation extraite du n° 54-55 de la SHA du 14ème.

 boulevard raspail inauguration 12 juillet 1913.jpg

 

15 octobre 2016

Quel visage pour la place Victor Basch ?

La place Victor Basch a perdu ses palmiers !

        Adieu rivages de la Méditerranée.

         A la place, des cordages tendus

         Attendent les serviettes et leur venue.

place Victor et Hélène Basch.JPGSoyons sérieux. Le trafic de ce carrefour a toujours été anarchique, polluant et asphyxiant. Il serait urgent de réfléchir à ce problème redondant. Ainsi, la solution serait de cadencer les entrées et les sorties de véhicules traversant cette place, en fonction de la surface occupée par ces dits véhicules et ceci, à partir d'un comptage élaboré en amont et en aval de l'avenue du Général Leclerc. Celle-ci bien entendu,  étant considérée comme  prioritaire.

A quand des feux tricolores intelligents ?  

R.Rillot

11 octobre 2016

Les activités de la SHA 14- conférence samedi 15 octobre

La véritable histoire du Petit Montrouge ou les mystères du Clos des Catacombes 2.jpgLe 15 octobre, aura lieu une conférence à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du XIVe, à propos de : "La véritable histoire du Petit Montrouge, les mystères du clos des Catacombes", par Francis Mandin.

Rappelons que le quartier du Petit Montrouge possède sa propre histoire et recèle des légendes et des faits historiques. Ainsi, la rue de la Tombe Issoire, prolongement de la rue du Faubourg Saint Jacques et de la rue Saint Jacques constituait l'ancien Cardo Maximus romain formant l'axe nord-sud de Lutèce.

A la fin du 12ème siècle, ce secteur était champêtre et devint le "fief de la Tombe Issoire", qui appartenait à l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Latran, dont le commandeur disposait d'une maison seigneuriale située à l'angle actuel de l'avenue René Coty et de la rue de la Tombe Issoire. Par ailleurs, l'exploitation des carrières de Montsouris débuta dès le 13ème siècle et fournissait un calcaire de première qualité.

Dès 1191, furent construits les premiers moulins à vent et le secteur Montsouris-Tombe Issoire en comptait plus d'une douzaine qui disparurent au milieu du 19ème siècle. L'exploitation des carrières déclinera au milieu du 18ème siècle. De nombreux effondrements survinrent dans les années 1775-1777. A cette époque, le charnier du cimetière médiéval des Saints Innocents croulait sous l'amoncellement des corps en putréfaction, ce qui amena Louis XVI à créer l'Inspection Générale des Carrières afin de consolider et de sécuriser celles-ci, et d'organiser le transfert des squelettes provenant des cimetières paroissiaux de la capitale. Les "Catacombes" (120 kilomètres de galeries) furent créées entre fin 1785 et avril 1786. 

L'annexion des territoires du Petit Montrouge fut effectif en 1860 . Il s'urbanisa progressivement et conserva très longtemps un aspect champêtre, encore visible à travers les allées privées de ces fameuses "villas", encore visibles de nos jours.

06 août 2016

Loisirs et camping chez les Grands Voisins du 3 au 28 août

les grands voisins 3 au 28 août 2016.pngCet été chez les Voisins, on se la coule douce : barbecue, pétanque, camping, brumisateurs, ateliers créatifs, bain de vapeur, salon de thé, jeux de plein air et malle à déguisements, rencontre avec les résidents…

DJ tous les samedis. Maillot de bain conseillé.
Du mercredi au dimanche, de 16h00 à 23h00 (14h00 le week-end).

Bientôt le programme complet. http://lesgrandsvoisins.org/actus/

Camping des Grands Voisins : les nouvelles cabanes sont prêtes

Cet été, camper à Paris, c’est possible, c’est même facile et rigolo.les grans voisins été 2016.jpg
Ouvertes à la réservation depuis quelques jours : la cabane Tiki, d’inspiration polynésienne, avec sa jolie façade
pointue (2 personnes), la cabane Trabucco, une construction sur pilotis avec une petite terrasse, inspirée des cabanes traditionnelles des pêcheurs italiens (jusqu’à 4 personnes), la cabane Nébulon qui permet d’observer le ciel depuis son lit (2  personnes) et le célèbre Sommeilleur (1 personne), une unité de repos sur roulette conçue par Benoît Rassouw, qui accueille les campeurs depuis les débuts de Yes We Camp.
Bien sûr vous pouvez aussi réserver une tente ou, si vous aimez dormir à la belle étoile, un hamac.

Plus d’infos, toutes les images et l’accès aux réservations http://lesgrandsvoisins.org/lesite/campsite/

Café et restauration dans la Lingerie
du mercredi au samedi de 10h00 à 23h00
et le dimanche de 11h00 à 21h00.

Les Grands Voisins
Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul
82, Avenue Denfert-Rochereau
75014 Paris