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10 mai 2013

Visites du Montparnasse des artistes 11 mai

Visites organisées par l'association Secrets de PMontparnasse des années folles.jpgaris

Une journée entière à Montparnasse

Samedi 11 mai 2013  à 10h : Montparnasse et les Années Folles, à la découverte d'un quartier méconnu, fréquenté par les plus grands artistes, avec ses cours intérieures cachées.
Rendez-vous à la sortie du M° Raspail (sortie 1) devant le 236, boulevard Raspail (75014), à 10h.
Tarif : 11 euros.Montparnasse artistique.jpg

Samedi 11 mai 2013 à 15h : Montparnasse et la bohème. Balade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.
Rendez-vous devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, à 50 m du M° Vavin), à 15h.
Tarif : 11 euros.

Sacrés vins Dieux cellier.jpgJeudi 16 mai  à 20h15 : L'histoire des artistes à Montparnasse, soirée avec au menu des anecdotes, des chansons, un buffet de produit du terroir et un verre de vin. Avec Thomas Dufresne et Maud Vivien.
Rendez-vous chez Sacrés vins dieux (24, rue Montbrun, 75014, à 200 m du M° Alésia), à 20h15.
Tarif : 28 euros.

05 mai 2013

Entre Plaisance et Alésia, des rues et des villas

La flânerie est un art subtil pour le promeneur qui, poussé par le vent, se laisse porter par les courants d’air drue des Jonquilles.jpgu hasard. Il abordera alors les rivages inconnus de la ville après une longue croisière sur l’océan immobile des rues et des trottoirs.

Ainsi, découvrir la rue des Camélias, des Jonquilles, des Arbustes, les villas Collet, Deshayes, Jamot, Duthy, Mallebay, le passage Joanès, l’impasse Florimont, offrent au rêveur impénitent le cadre idéal pour satisfaire son appétit insatiable que peut réclamer son imaginaire.

Alors, chaque fenêtre, chaque porche, chaque immeuble ou maisonimpasse_Florimont.JPG modeste décline un charme insolite, lorsque notre regard se pose sur des trésors minuscules, souvent cachés, éclairés par le soleil voilé de la nostalgie, où le passé a toujours pignon sur rue.

Il y a longtemps que la rue des Camélias ne les voit plus fleurir. Il y a longtemps que les rues des Arbustes et des Jonquilles n’ont vu les insectes voleter alentour. Quant au passage Joanès, aucun lierre, aucune glycine ne viendra éclairer la noirceur de ses murs si rapprochés, que la faiblesse de la lumière du jour préfigure l’anémie et la tristesse au comble d’une détresse indicible.

Oui, toute flânerie est un apprentissage, celui que la lenteur du regard offre à qui se laisse regarder par les pierres, les pavés, les lueurs du jour qui faiblit, le temps qui passe. En un mot, la vie qui va, la vie qui signe de sa main fragile le poème d’un passé qui se conjugue au présent.

R. Rillot

Photo 1 :rue des Jonquilles, ecole Charles de Foucauld

Photo 2 Impasse Florimont

 

02 mai 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (III)

On notera que l’avenue du Maine, dont la percée fut exécutée au cours du 18ème siècle par le duc du Maine, garda sa largeur d’origine mais fut « rechaussée » de nouveaux pavés.

Hôpital  Sainte Anne  entrée.gifQuatre grands établissements furent implantés dans le 14ème : l’hôpital psychiatrique sainte Anne avec un maximum d’espaces verts ; la prison dite de la Santé, construire par Emile Vaudremer, lui-même architecte de l’église Saint Pierre de Montrouge, celle-ci fut inaugurée en 1867. Enfin, les gigantesques réservoirs de Montsouris dont la contenance est de 200 millions de litres d’eau potable.

Par ailleurs en 1852, au centre du futur arrondissement, s’éleva la mairie de Montrouge (commune qui comprenait à la fois le Grand Montrouge et le Petit Montrouge). Elle fut achevée en 1855 mais ne devint celle du 14ème arrondissement qu’en 1860. SonParc Montsouris le lac.JPG agrandissement fut exécuté de 1886 à 1889. Au sud de l’arrondissement, l’un des trois grands parcs voulus par Napoléon III, le parc Montsouris de 16 hectares de superficie, compléta le projet de donner à la capitale un ensemble de parcs urbains (Buttes Chaumont et Parc Monceau).

Dans son œuvre, Haussmann fut entouré de grands collaborateurs : Belgrand pour les problèmes d’adductions d’eau ; l’ingénieur Couche fut son collaborateur et Alphand pour les parcs et jardins.

En conclusion, on peut dire que les travaux d’Haussmann ont forgé pour l’essentiel la physionomie du 14ème que nous connaissons tout en laissant une physionomie de faubourg jusque vers les années 1960, où de nouvelles constructions modernes apparurent et effacèrent progressivement le passé.

 N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos Portail de l'hôpital Sainte Anne et lac du Parc Montsouris

 

30 avril 2013

La petite histoire de nos rues ( la rue des Plantes )

Rue des Plantes.JPGLa rue des Plantes est ancienne. Sur une carte datant de la fin du 17ème siècle, elle est déjà présente sous le nom de Chemin de Paris à la Croix du Gord, ou chemin des Plantes. A la fin du 18ème siècle, elle se nomme Chemin Vert allant à la Croix du Gord et à Montrouge. De ce vert lieu-dit, nous conservons la rue du Moulin Vert. Sur le plan Roussel de 1730, une réserve de chasse, dite des Plantes ou du Pendu, est indiquée sur la carte des chasses, à peu près à l’emplacement de l’avenue Maurice D’Ocagne et du stade Jules Noël. Au 18ème siècle, ces remises étaient des petits terrains boisés qui servaient de gîte au gibier.

En 1783, notre rue des Plantes s’appelle le Chemin des Charbonniers. Ce nom de Charbonnier vient probablement du charbon de bois, brûlé aux portes de la capitale. N’oublions pas que nous sommes non loin des forêts de Meudon et de Verrières. A la même époque, l’avenue Jean Moulin (de Châtillon autrefois) s’est aussi dénommée chemin des Charbonniers. Lors de la Révolution française, la section des plantes est délimitée par l’actuelle Jean Moulin, l’avenue du Maine et à l’ouest par la rue Raymond Losserand et au sud par la rue des Plantes. Sous Napoléon 1er, la voie est intitulée Petit Chemin des Plantes. Sur le cadastre levé en 1840, on trouve plus au nord les Hautes Plantes, dans un triangle formé par les rues d’Alésia, Raymond Losserand et l’avenue du Maine. Au cours du temps, la dénomination « Des Plantes » s’est promenée de l’avenue du Maine à Malakoff, le lieudit des Plantes existe toujours aujourd’hui sur le territoire de Malakoff.  Pour être complet, au milieu du 19ème siècle, notre voie porte le nom de chemin de la Sablière. On pense que le nom de cette dernière viendrait d’une sablière établie à l’ouest de la rue, mais n’a pu être localisée sur les cartes de l’ Inspection Générale des Carrières et du cadastre de l’époque (fin 19ème siècle).  

- Documentation extraite de la revue N° 42  de la S.H.A du 14e.

23 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (II)

Boulevard Port-Royal.JPGOn ne pourra pas reprocher au préfet Haussmann d’avoir détruit sur le territoire du futur 14e, des constructions ayant un caractère  soit historique, soit intéressant par leur unité. En 1852, les espaces vides de toute construction étaient considérables dans toute la partie Sud : terrains de rejets de déblais de carrières à l’Est, et ailleurs, champs d’horticulteurs, pépiniéristes ou maraîchers.

Parmi les voies créées, il faut citer le boulevard de Port-Royal, le boulevard Arago, la partie Est de la rue d’Alésia ; l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René- Coty) ; l’avenue Reille qui était initialement prévue pour déboucher à la porte d’Orléans ; la rue Gazan y compris sa partie finale devenue   la rue de la Cité Universitaire ; la rue Sarette ; un certain nombre de petites rues établissant un maillage dense dans les quartiers, et tout à l’ouest le prolongement de la rue Vercingétorix.

Parmi les voies aménagées, viabilisées ou élargies, il convient de faire état de la partie Ouest de laboulevard Brune.jpg rue d’Alésia  ( appelé chemin de Transit) ; la rue des Plantes rectifiée à travers les terrains maraîchers : la rue Didot formée par la jonction d’antiques sentiers ( du Terrier-des-Lapins ,des Mariniers…) ; les boulevard Jourdan et Brune créés sur la « rue militaire » originelle, chemin de terre non chaussé de pavés réservé aux convois de roulage de l’Armée, à destination des bastions répartis le long des fortifications…

Une transformation spectaculaire fut exécutée par la démolition des boulevards extérieurs au Mur de la Ferme. Par la disparition de ce mur, Haussmann les fit fusionner avec le chemin intérieur de ronde des employés de l’Octroi, élargissant les boulevards Saint-Jacques, d’Enfer (Raspail actuel) et de Montrouge ( Edgar-Quinet);

( à suivre ). N.D.L.R – Documentation extraite de N° 40 de la revue de la S.H.A. du 14e.

Photos : Boulevard de Port Royal et boulevard Brune

18 avril 2013

Haussmann et le XIVe arrondissement (I )

Haussmann et  Napoléon III.jpgOn sait que le 1er janvier 1860, Paris s’accrut subitement d’un territoire allant du Mur des Fermiers Généraux ( l’octroi de Paris)  datant de 1787, aux fortifications de Thiers, construites en 1845 sous Louis-Philippe. Un demi-million d’habitants  se retrouvèrent ainsi devenus  « parisiens » par le simple jeu d’un décret de l’empereur Napoléon III. Jusqu’alors, cette population avait continué à relever administrativement des communes situées au-delà des fortifications. Ainsi, ces communes étaient comme coupées en deux et s’étaient désintéressées de leurs  concitoyens restés «  intra-muros » ou plutôt dans le no man’s land créé par cette anomalie administrative.

A l’époque de Napoléon III, Paris était constitué sur le plan urbanistique de 10% de bâtiments publics d’une remarquable qualité, mais les quartiers d’habitation, soit 90% de la surface, de bâtiments hétéroclites, masures et taudis de toute sorte. Nulle part l’eau potable, le réseau d’égout était embryonnaire, et le tout-à-l’égout n’existant pas, l’eau des puits était polluée. Peu ou pas d’espaces verts, ni arbres d’alignements sur les quelques avenues existantes… Napoléon III avait retenu la leçon de son exil à Londres, ville particulièrement «  verte », pour qu’il n’eût point le souhait de voir Paris se rapprocher de l’image de la capitale britannique.

Haussmann fut choisi par Napoléon pour ses qualités d’administrateur, d’intelligence et de promptitudehaussmannn.jpg dans l’exécution. Il fut ainsi nommé préfet de la Seine en 1853, sinon préfet de Paris.(Georges Eugène Haussmann, a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870.) En dix-sept années, Haussmann allait faire de Paris une des plus belle ville d’Europe. C’est l’impression que ressentirent tous les visiteurs lors de l’Exposition Universelle de 1867.

Ainsi, notre arrondissement, le 14e ( sur 20 que contenait le nouveau Paris),  reçut le nom de son principal monument , l’Observatoire, et fut divisé en quatre quartiers : Montparnasse, la Santé (rebaptisé Parc Montsouris en 1935), le Petit-Montrouge et Plaisance. Le 14e  fut délimité au nord par le boulevard Montparnasse, au suD par les boulevards militaires, à l’est par l’ex-chemin de Gentilly  (actuelles rue de la Santé et de l’amiral Mouchez), à l’Ouest par la ligne du chemin de fer de l’Ouest.

( à  suivre )

 N.D.L.R  Documentation extraite du N° 40 de la Revue d’ Histoire de la S.H.A du 14e.

29 mars 2013

Visites et activités de la SHA du 14ème arrondissement

La société historique et archéologique du 14ème organise des visites et des conférences concernant le 14èmearrondissement. (photo de 1908, Porte de Vanves)

paris 14e,75014,sha,société historique,archéologie

Samedi 30 mars à 14 heures 30 : La signature du livre de Jean-Louis Robert sur le quartier de Plaisance se fera à la salle polyvalente de la mairie. Une projection est prévue à propos de ce livre, celui-ci étant d’une érudition rare sur le quartier de Plaisance. Il mérite largement sa diffusion car c’est un livre de 630 pages reprenant l’évolution du quartier Plaisance depuis ses origines.

Samedi 13 avril à 15 heures : Yvan Beldamme proposera à la salle polyvalente de la mairie une conférence avec projection sur le thème : «Les fortifs de Paris et leurs occupants». Cartes postales anciennes, documents divers, évocation des militaires, employés d’octroi, promeneurs et zonards ont longtemps animé les « fortifs ». construites entre 1842 et 1845 et dont la démolition a commencé en 1919.

Samedi 18 mai : salle polyvalente de la mairie : une conférence avec projection présentera Balzac, Chateaubriand et Hugo à Montparnasse. Ces géants du Romantisme ont fréquenté la rive gauche et souvent le territoire du 14ème arrondissement.

 

26 mars 2013

Lorsque tournaient les moulins à vent

On sait qu’au delà de la barrière des Fermiers Généraux datant de la fin du 18ème siècle, existaient sur le territoire de Montrouge un certain nombre de moulins à vent. Ils étaient destinés à recevoir le blé provenant de la Beauce, et approvisionnaient ainsi en farine les Parisiens situés à l’intérieur de l’enceinte. Il faut savoir que la butte de « Montsouris » possédait jadis de nombreux moulins à vent. On sait que huit de ceux-ci voisinaient l’avenue du Parc Montsouris et l’un deux portait même le nom de Moulin de Montsouris. Il se voyait à l’angle obtus que formaient les rues de la Tombe Issoire et de la Voie Verte (actuelle rue du Père Corentin). On sait qu’en novembre 1916, la Commission du Vieux Paris avait proposé l’apposition d’une plaque rappelant l’existence de ce moulin, mais hélas sans suite… Ledit moulin comportait un cabaret tenu par la Mère Blézimart, où souvent des duellistes se réunissaient puis venaient déjeuner et se réconciliaient le verre à la main. (à défaut d'une illustration portant sur le 14ème, l'image ci dessous donne une idée de ce à quoi pouvaient ressembler ces moulins)

paris,paris 14e,moulin à vent

A peu de distance du précédent se trouvait le Moulin dit de La Marjolaine, au milieu de l’îlot formé par les rues de la Tombe Issoire et de la Voie Verte (au milieu de l’actuelle rue du Douanier Rousseau). Enfin, citons le moulin du Bel Air, à l’angle de la rue de la Tombe Issoire et du Boulevard Jourdan, face au bastion 81 des fortifications de Thiers. En ce moulin existait un cabaret où venaient se désaltérer les ouvriers des carrières voisines, celles-ci nombreuses étaient toutes à ciel ouvert. Heureux temps où le Paris tout proche était encore à la campagne !

NDLR : documentation historique du n° 23 de la Revue d’Histoire du 14ème.

 

14 mars 2013

Héros éponymes de nos rues : Sivel et Crocé-Spinelli

75014,paris 14e,sivel,crocé-spinelliSivel était officier de marine au long cours. (photo de la rue Sivel, ci contre) Avec Crocé-Spinelli, ingénieur de l’Ecole Centrale, ils s’intéressèrent tous deux, en cette fin du 19ème siècle à l’utilisation du ballon dirigeable. Il faut rappeler que les ballons inventés en 1783 par les frères Montgolfier connurent leurs heures de gloire lors du siège de Paris par les Prussiens en 1870-1871 (68 de ces ballons furent lancés à partir de la capitale pour porter lettres et dépêches en province). Il faut noter qu’après cette guerre, les scientifiques s’intéressèrent de plus près à l’utilisation du ballon dit « libre » par rapport à son frère captif relié au sol par un câble. La priorité des priorités à l’époque était de transformer le ballon libre, livré aux vents dominants, en ballon dirigeable, ce qui n’était pas une mince affaire.

En 1873, trois intrépides « ballonautes », Camille Flammarion, Gaston Tissandier et W. Fonvielle entreprirent diverses ascensions pour étudier la physique de l’atmosphère. Les résultats furent fructueux et la « Société Française de Navigation Aérienne », présidée par l’astronome Jules Janssen lança un important programme pour étudier la masse gazeuse entourant notre globe.

En 1874, un premier essai eut lieu avec le ballon libre «  L’Etoile polaire » qui s’éleva jusqu’à 7 300 mètres et atterrit à plus de 200 kilomètres de la capitale. Un deuxième ballon fut expérimenté: le « Zénith » qui prit son envol le 15 avril 1875. il monta jusqu’à 8800 mètres d’altitude après une montée rapide  où Sivel et Crocé-Spinelli  perdirent la vie par manque d’oxygène.75014,paris 14e,sivel,crocé-spinelli (gravure de l'époque) Seul  Tissandier put échapper à la catastrophe, en ramenant le ballon à terre dans un petit village de l’Indre, à Ciron, où il s’écrasa… Cette épopée de l’aérostation et du développement envisagé des voyages par ballons marque une étape importante de la conquête de l’air, que nous ne devons pas oublié. Notre arrondissement, à travers les rues éponymes de ces conquérants, porte ainsi le témoignage de ces « ballonautes » courageux qui ont fait le sacrifice de leur vie afin que le voyage par les airs deviennent au cours du XXe siècle, d’une banalité déconcertante.

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 38 de la Revue d’Histoire de la S.H.A.  du XIVe

05 février 2013

La rue orpheline

Bouquinerie Alesia.JPGUn proverbe africain affirme : « un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle ». La rue Alphonse Daudet illustre à merveille cette pensée, à savoir que la « Bouquinerie d’Alésia », lieu bien vivant depuis plus de dix huit années, a rendu son dernier soupir durant le mois de janvier 2013.

Les temps changent à une vitesse accélérée. Le livre « papier » a perdu de sa noblesse et la charge affective qu’il portait s’est effritée. Les « tablettes » et autres smartphones ont fait leur percée imparable. La lecture n’est plus la seule fenêtre ouverte sur le monde. La vitesse liée à l’image a remplacé le temps de la méditation propre au livre. Ainsi, vivons-nous dans l’instant qui s’efface devant l’instant qui suit.

Bref, insensiblement nous changeons notre rapport au monde. Nous devenons les orphelins d’un passé dont l’horizon s’éloigne de plus en plus, et comme le poète nous pouvons dire à propos d’une librairie disparue : « un seul être vous manque et tout est dépeuplé… ».
Oui, la Bouquinerie était ce refuge où les livres se sentaient vivants, à leur aise, en un mot heureux. A vouloir être l’esclave des temps nouveaux, pourrons-nous encore un jour tourner la page d’un moment de bonheur partagé ?

R. Rillot

21 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture) -II-

Suite à notre précédent article, nous continuons à visiter l'annexe de la mairie du 14ème.

Ainsi, au premier étage, se trouvent les bureaux d'Action Sociale et d'Animation. Au deuxième étage, à droite, se trouve la petite salle des "Quatre Saisons". Des panneaux de pierre gravée représentent le Printemps, l'Eté, l'Automne et l'Hiver. A gauche, au débouché de l'escalier, se trouve le petite salle carrée dite "Salon Leclerc", qui grâce à ses portes en panneaux pliants, peut prolonger le Salle des Fêtes. au dessus des portes d'entrée du Salon Leclerc, une grande scène "Paire de boeufs au labour", a été créée par Jean Dunand, laqueur-dinandier dont l'atelier était rue Hallé dans le 14ème. Au fond de ce salon, une large composition picturale combine le château du parc de Sceaux, la célèbre auberge de l'Arbre de Robinson, oeuvre de Charles Picart-Ledoux.

Surplombant l'escalier d'honneur ont été fixées deux grandes peintures : à gauche, café-terrasse "Montparnasse" (transposition de la Coupole) par Barrat-Levraux (1955) ; à droite, "la fête foraine place Denfert Rochereau" par Ondine Magnard de la même époque que son vis-à-vis.

Faisant suite au Salon Leclerc, la grande salle des Fêtes offre 400 sièges en deux alignements séparés par une allée centrale. Au fond se situe le podium de la scène qui peut disposer d'un grand écran relevable pour des projections de films, à partir d'une cabine située au dessus du salon Leclerc. Derrière la scène se situent les coulisses d'un théâtre classique. (A suivre).

NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d'Histoire éditée par la SHA du 14ème ardt.

14 janvier 2013

L'annexe de la mairie du 14ème arrondissement - (Architecture)

mairie14-annexe2.JPG L’annexe de la mairie du 14ème a été construite de 1934 à 1935 par l’architecte G. F. Sébille. Elle abrite le tribunal d’instance, le Comité d’Action sociale et d’animation, la Bibliothèque centrale du 14ème et le Conservatoire municipal Darius Milhaud, ainsi que des salles de réunion destinées aux associations et une vaste salle des fêtes.

Cette annexe était devenue indispensable dès la fin de la première Guerre mondiale. La partie la plus remarquable de l’édifice est l’escalier d’honneur aux larges proportions, bien équilibré par un palier central se dédoublant par deux escaliers latéraux.

Chaque partie de cette annexe a été étudiée pour recevoir l’éclairement naturel optimum. L’architecte Sébille était un spécialiste des édifices municipaux.

mairie14-annexe.JPGL’ornementation extérieure a été diversifiée et complétée au cours des vingt années qui ont suivi la mise en service du bâtiment. Rue Durouchoux, la façade est décorée de deux grands bas-reliefs à motifs allégoriques et sociaux. Au rez-de-chaussée, la salle du Tribunal d’Instance apparaît d’une grande austérité. Des inscriptions en bandeaux apparaissent, schématisant l’histoire ancienne de la justice en France : « Charlemagne donne les Capitulaires et organise la justice » ainsi que « Louis IX par un édit abolit le duel judiciaire et crée les tribunaux réguliers avec témoins ».

Au palier intermédiaire de l’escalier d’honneur apparaît un petit monument, appelé « stèle du général Leclerc ». L’œuvre est due à R.. Delambre (1948) et porte l’inscription : Le 14ème arrondissement au général Leclerc qui, le 25 août 1944 à la tête de la deuxième D. B., entra dans Paris en libérateur par les portes d’Orléans et de Châtillon.

- NDLR : documentation extraite du n° 38 de la revue d’Histoire de la SHA du 14ème arrondissement.

01 janvier 2013

Malgré les nuages l'espoir est là

Le ciel de Paris vu de Montparnassse photo Marie Belin.JPGMalgré les nuages et la tempête de la nuit, le soleil renaît et l'espoir avec lui.

Le ciel de Paris vu de Montparnasse. Photo de Marie Belin

21 décembre 2012

Une librairie hors normes

Il est rare de faire des découvertes insolites , et pourtant... Avenue Denfert-Rochereau, au N° 94, une librairie, tenue par M. FARHANG Soleiman, s'est spécialisée dans la vente et l'achat de livres d'occasion.  Oui des livres d'occasion ! A notre époque du  "Net" cela paraît presque irréel, ou du moins bien archaïque... Il y a chez lui des livres d'histoire ( la Grande), des romans de littérature générale, de poésie, de sciences, etc...etc...  un vrai bazar, celui de l'esprit dans toutes les expressions qu'on puisse imaginer !

N'hésitez pas. Allez-y. Vous ne serez pas déçu par le lieu et les mystères qui s'y cachent. Une bonne occasion de fouiner chez un vrai bouquiniste, un véritable amoureux du livre.

- Librairie Denfert : 94, avenue Denfert-Rochereau. Ouvert de 9h à 19h du lundi au samedi.

- Tél : 01 43 35 46 05

25 novembre 2012

En passant par l'impasse Florimont

Florimont_impasse_9_Georges_Brassens_chez_Jeanne_02_max.jpg Il s’agit-là d’un bien modeste lieu que l’urbanisme moderne a oublié. Les promoteurs immobiliers ont sans doute abandonné l’idée de construire sur cette parcelle. La mémoire et le souvenir veilleront sans doute encore longtemps au sursis accordé.

 Une visite rapide du lieu s’impose. L’impasse a 47 mètres de long et 2 mètres de large. Au numéro quatorze, ce « couloir » s’arrête en cul-de-sac formé par une maison d’un étage, accolée à un jardinet précédé par une courette. Voilà pour le décor. Précisons que l’impasse est parallèle à l’avenue Villemain qui débouche sur la rue d’Alésia et la rue Raymond Losserand. Ainsi cette modeste ruelle abrita plus d’un siècle des citoyens sans histoire.

 Cette minuscule voie vit sa naissance à la charnière des règnes de Charles X et de Louis-Philippe. Le premier propriétaire fut un certain Florimont Leovis, avocat de son état, qui fit construire une maisonnette d’un étage sur un des terrains vagues qui, à cette époque se trouvaient hors les « barrières » de Paris.

 Le temps passant, d’autres demeures virent le jour de chaque côté de la ruelle. Notons au passage qu’au 18ème siècle, les habitations urbaines étaient taxées par rapport au nombre de « pièces à feu », pièces logeables possédant un chauffage indépendant, ce qui explique en partie les surfaces restreintes des habitations.

 Signalons que cette voie a été amputée de ses maisons jusqu’à la moitié de sa longueur et ce, sur le côté gauche de la ruelle. L’explication est simple. En mai 1959 s’installe au n° 154 de la rue d’Alésia une station-service au profit de laquelle on rasa un petit estaminet qui formait le coin gauche de l’impasse. Ce café, typique « boui-boui » de la Belle Epoque était tenu par Monsieur Berthier. Chez lui venaient se retrouver les ouvriers maghrébins de l’usine des Asphaltes située en face rue d’Alésia.

 Mais passons au n° 9 qui nous intéresse plus particulièrement, puisqu’il abrita pendant de brassens,florimont,75014,paris 14,paris 14e,georges brassensnombreuses années notre poète-chanteur et compositeur Georges Brassens. A ses débuts, celui-ci fut recueilli par une concierge de la rue d’Alésia. Le patron du café situé à l’angle des rues Bardinet et Alésia, Monsieur Malet, auvergnat bon teint, eut pitié de son infortune et lui offrit l’assiette de soupe du soir. Devenu célèbre et reconnaissant, Georges Brassens l’honora d’une chanson. Après guerre, notre chanteur s’installa au n° 9 de l’impasse, chez la famille Planche. Georges Brassens fit ravaler cette maison et l’offrit à cette brave dame qui de locataire devint propriétaire. Il acheta aussi le n° 7 et l’offrit jusqu’à sa mort à la veuve Lescat.

 Ainsi le passage Florimont reste et restera, il faut le souhaiter, un exemple d’urbanisation de la capitale et de ses faubourgs durant le 19ème siècle. Modeste, presque invisible, il est pour les flâneurs, un sujet d’attention et un rêve pour tous ceux qui ne désespèrent pas de voir ce lieu toujours empreint de poésie, de nostalgie, qualités toujours aimables à leurs yeux. 

Allez aussi voir le site de Christian Vancau, vous y trouverez des photos de Brassens et le l'impasse Florimont.

Documentation : extraite du bulletin n° 37 de la SHA du 14ème.

09 novembre 2012

Jouer du piano dans la gare Montparnasse

Ecouter ou jouer du piano dans la gare Montparnasse photo Marie Belin.JPGEcouter ou jouer du piano Gare Montparnasse. Photo Marie Belin

Il faut l'attention de Marie Belin pour découvrir toutes les ressources inattendues de notre quartier ! Gare Montparnasse, un piano est à la disposition des musiciens.

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03 novembre 2012

La petite histoire de nos rues (XI)

Rue Victor Considérant  - (Quartier Montparnasse)

victor considerant,75014,raspail,odessa,saint yvesOuverte en 1894 sur des terrains enlevés au cimetière du sud, entre le boulevard Raspail, la place Denfert Rochereau et la rue Schoelcher, cette voie est consacrée à l'économiste Victor Considérant (1808-1893), chef de l'Ecole phalanstérienne.

Rue d'Odessa  - (Quartier Montparnasse)

Reliant la rue du Départ, le boulevard Edgar Quinet et la rue du Montparnasse, cette voie ouverte en 1881 a absorbé l'ancienne cité d'Odessa, dont le nom commémorait le bombardement d'Odessa en 1855 par la flotte anglo-française lors de la guerre de Crimée.

Rue Saint Yves  - (Quartier Parc de Montsouris)

C'est le prénom d'un des anciens propriétaires que porte cette voie, située entre les avenues Reille et René Coty, et la rue de la Tombe Issoire. Elle a été ouverte en deux temps : en 1863 et 1868. Notons l'existence de la cité Saint Yves qui a été conçue et réalisée par les soins  de l'abbé Keller, de la paroise Saint Pierre.

30 octobre 2012

Visite de la Maison du Fontainier

Maison du Fontainier.jpg

« La maison du Fontainier, entre bassins et réservoirs ». Samedi 3 novembre 10h30 – Samedi 24 novembre 10h30 -Samedi 8 décembre 14h30.

La visite comprend les sous-sols de l'un des principaux aqueducs, dit « de Marie de Médicis », pivot de l'alimentation  en eau de Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec un exposé panoramique sur les grandes périodes de l'histoire de l'eau dans la cité.

Prévoir des chaussures confortables et des vêtements chauds. Inscription obligatoire au 01 42 24 54 02 ou par courriel : pavillondeleau@eaudeparis.fr Le lieu de rendez-vous est donné lors de l'inscription. G.D.

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Une visite guidée de la maison du Fontainier, située au 42 de l’avenue de l’Observatoire,maison du fontainier 2.jpg est prévue les samedis 10 novembre et le 1er décembre à 14h 30. Droit d’entrée : 12€

Cette maison est un beau vestige de l’aqueduc que Marie de Médicis fit construire de 1613 à 1623 pour alimenter les habitants de la rive gauche, mais il était surtout destiné à alimenter les fontaines et pièces d’eau dont la Régente voulait orner sa résidence du Luxembourg qui deviendra ultérieurement le Sénat. La première pierre de l’aqueduc amenant les eaux d’une source située à Rungis, à 13 km de là, fut posée le 17 juillet 1613 par Louis XIII, âgée alors de 12 ans. L’anniversaire sera célébré par un week-end les 15 et 16 juin 2013 par l’association Paris historique.

La maison du fontainier qui était l’aboutissement de l’aqueduc de Médicis, fut construite en 1619. Sa façade est classée, c'est le plus ancien édifice du XIV°. Un petit escalier permet de descendre au sous-sol, où l’on peut admirer l’arrivée de l’aqueduc dont le débit était de 1 800 m3 par jour. A sec, depuis 1904, on peut y voir trois bassins destinés à répartir les eaux selon la demande, un pour la Régente Marie, un autre pour les Carmélites voisines et un troisième pour le peuple de Paris, pour lequel 23 fontaines distribuaient l’eau nécessaire. L’aqueduc de Marie de Médicis est encore entretenu par la régie municipale Eau de Paris pour alimenter le lac artificiel du parc Montsouris.

Le Parisien du 20 octobre 2012.

25 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (X)

Victor Basch place - Petit Montrouge

Au carrefour de la rue d'Alésia et des avenues du Général Leclerc, Jean Moulin et du Maine, cette place se nommait en 1731 la carrefour de la Croix des Sages, avant de devenir la place du Puits Rouge, puis le carrefour des Quatre Chemins. Depuis 1944, elle évoque la mémoire de Victor Basch (1863-1944), président de la ligue des Droits de l'homme, assassiné avec sa femme par la milice.

Seurat Villa - Parc Montsouris

S'ouvrant sur le 101 bis de la rue de la Tombe Issoire, cette voie date de 1926 et évoque le peintre Georges Seurat (1859-1891), un des fondateurs du Salon des Indépendants.

Raspail Boulevard - Montparnasse -

Cette importante artère de près de 2400 mètres de long commence au boulevard Saint Germain et se termine place Denfert Rochereau. Elle ne se trouve dans le 14ème arrondissement qu'à partir du n° 200. C'est la partie la plus anciennement ouverte sous le nom de boulevard d'Enfer, entre 1760 et 1767. Le boulevard porte depuis 1887 le nom du chimiste et homme politique républicain François Raspail (1794-1878).

Chevaux de Franche- Comté à Montparnasse

Chevaux de Franche -Comté devant la tour Montparnasse photo Marie Belin.JPG

Ils sont devant la Tour Montparnasse...chevaux de Franche Comté...et il y a à boire et à manger.... Photo Marie Belin (Cliquez sur l'image pour la voir en grand)

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20 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (IX)

- La rue Saint-Jacques, boulevard et place -Montparnasse, Montsouris e Petit Montrouge

Le boulevard s'étend de la rue Santé à la place Denfert-Rochereau. Sa création débute en 1760 et il a servi de limite au mur des Fermiers généraux. En 1864 il a fusionné avec les boulevard de la Santé et d'Arcueil et gardé son nom dû au voisinage de de la rue du Faubourg Saint Jacques sur le boulevard saint Jacques. Ancienne place de la barrière Saint-Jacques, elle existait depuis 1789. D'abord passage Daguerre puis passge Gourdon, la villa pris son nom actuel en 1909. Elle se trouve entre la boulevard Saint Jacques et la rue de la Tombe Issoire.

- Port-Royal.  boulevard de - Montparnasse

Commençant avenue des Gobelins et se terminant avenue de l'Observatoire, cette voie sépare le 5ème arrondissement des 13e et 14e. Seuls les numéros 95 et 127 font partie du 14e; ils correspondent à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Port-Royal qui a donné son nom à l'avenue en 1864.

- Severo.  rue . Plaisance

C'est entre les rues des Plantes et Hippolyte Maindron que cette voie a été ouverte en 1905. Elle rappelle que l'aéronaute brésilien Augusto Severo de Albuquerque Maranhao ( 1864 - 1902) s'est tué non loin de là, en tombant avec le ballon dirigeable " Pax" face au 79 de l'avenue du Maine.

18 octobre 2012

Visite-conférence au cimetière Montparnasse

La prochaine visite-conférence, organisée par la Société Historique du XIVe aura lieu:  le dimanche 21 octobre 2012 au cimetière Montparnasse.

cimetière du Montparnasse.jpgLe rendez-vous est fixé à 14h 30, à l'entrée se trouvant, côté grand cimetière, rue Emile Richard, près du croisement de cette rue et de la rue Froidevaux.

"Une nouvelle fois nous irons à la rencontre post-mortem de nombreux artistes, médecins, écrivains, hommes politiques… Nous découvrirons ou redécouvrirons leur œuvre, qui par delà leur vie, fait que leur destin personnel s’inscrit dans l’histoire de leur secteur d’activité, mais aussi, au sein de l’Histoire de notre pays."

La visite est gratuite. Pour des raisons pratiques, il est nécessaire de s'inscrire en téléphonant au 06 83 29 70 55, en indiquant son nom, le nombre de personnes concernées et votre numéro de téléphone afin que vous soyez averti en cas de problème.

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

Société Historique et Archéologique du 14eme 2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème -75014 PARIS - Mail : gviaud@sha14.asso.fr

12 octobre 2012

Montparnasse et la bohème : Dimanche 14 octobre 2012 ,15h

Montparnasse artistique.jpgBalade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.
Rendez-vous devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, à 50 m du M° Vavin), à 15h.
Tarif : 11 euros.
Durée : environ 2h

Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.

.http://secretsdeparis.blogspirit.com/

10 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (VIII)

Rue Raymond Losserand (Plaisance)

Chemin de Vanves mentionné dès 1210, cette voie apparaît comme chaussée de Vanves sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672. Elle s’étend entre l’avenue du Maine et le boulevard Brune et a porté jusqu’en 1945 le nom de rue de Vanves qu’a remplacé celui de Raymond Losserand (1903-1942), conseiller municipal du 14ème arrondissement, résistant et fusillé par les Allemands.

Rue de la Santé (Montparnasse – Parc Montsouris)

Elle sépare les 13ème et 14ème arrondissements, commence boulevard de Port Royal et se termine rue de la Glacière et d’Alésia. C’est le chemin d’Arcueil du plan de 1672 de Jouvin de Rochefort. A son début, la rue était dite de la Santé dès 1763, à sa fin le chemin de Gentilly et le chemin de la Maison de Santé. Le nom unique de Santé s’imposa en 1663. Il se rapporte à l’hôpital de la Santé ou Sainte Anne, fondé par Anne d’Autriche.

Rue Sarrette (Petit Montrouge)

Commencée en 1863, achevée en 1892, cette voie se situe entre les rues de la Tombe Issoire, d’Alésia et l’avenue du Général Leclerc. Depuis 1890, elle porte le nom du compositeur Bernard Sarrette (1765-1858), fondateur du conservatoire national de musique.

 

09 octobre 2012

Histoires d'eaux

Il en en faut, de l'eau, pour offrir aux parisiens de quoi boire, de quoi se laver, de quoi nettoyer. Depuis l'Antiquité et le premier aqueduc romain, des travaux gigantesques ont été réalisé pour faire venir l'eau de loin, dans la capitale. « Eau de Paris », l'opérateur municipal de la distribution de l'eau, propose aux parisiens de découvrir le patrimoine hydraulique de la cité : ses fontaines, ses réservoirs, ses ouvrages industriels.

« Le parcours de l'eau » propose des visites à pied, en vélo ou en rollers, en partenariat avec une dizaine d'associations qui envoient des guides spécialisés. Deux lieux sont fontainier,paris 14,paris 14e,aqueduc,bassin,reservoirà voir dans le 14e :

« A la rencontre des trois aqueducs du sud ». Mercredi 17 octobre 14h30. L'aqueduc de Lutèce, dans le quartier Montsouris, l'aqueduc Médicis, l'aqueduc de Belgrand ont alimenté successivement Paris depuis 2000 ans. La visite part sur leurs traces, avec la découverte du pavillon de la Porte d'Arcueil, où arrivent les eaux du Loing avant leur stockage dans les réservoirs de Montsouris. Inscription obligatoire au 01 42 24 54 02 ou par courriel: pavillondeleau@eaudeparis.fr. Le lieu de rendez-vous est donné lors de l'inscription.

fontainier,paris 14,paris 14e,aqueduc,bassin,reservoir« La maison du Fontainier, entre bassins et réservoirs ». Samedi 3 novembre 10h30 – Samedi 24 novembre 10h30 -Samedi 8 décembre 14h30. La visite comprend les sous-sols de l'un des principaux aqueducs, dit « de Marie de Médicis », pivot de l'alimentation  en eau de Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec un exposé panoramique sur les grandes périodes de l'histoire de l'eau dans la cité.

Prévoir des chaussures confortables et des vêtements chauds. Inscription obligatoire au 01 42 24 54 02 ou par courriel : pavillondeleau@eaudeparis.fr Le lieu de rendez-vous est donné lors de l'inscription.

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G.D.

06 octobre 2012

Vide-greniers Tombe-Issoire Dimanche 7 octobre

 Vide-greniers organisé par habitants du quartier Tombe- Issoire avec la société Some Time Ago  : le dimanche 7 octobre de 8h à 18h
 Lieu : Angle rue d' Alésia / rue de la Tombe Issoire et du Père Corentin - M° 4 : Alésia. Bus 62-
 180 exposants (pas de professionnels)

brocantes.paris.free.fr/monvid...

La petite histoire de nos rues (VII)

- Rue du Cange - Plaisance

Située entre la rue Desprez et celle du Moulin de la Vierge, classée en 1863 comme rue des Trois Soeurs, cette voie a reçu en 1875 le nom de Charles Dufresne, Sieur Du Cange (1610-1688), érudit latiniste et historien.

- Rue Edouard Jacques - Plaisance

Située entre les rues Raymond Losserand et Maison-Dieu, cette voie ouverte en 1863 sous le nom de Couesnon, alors propriétaire du pseudo château du Maine, a reçu en 1900 le nom d'Edouard-Louis Auguste Jacques (1828-1900) député et maire du 14ème arrondissement.

- Rue Ferrus - Parc Montsouris

Chemin conduisant au 17ème siècle à la ferme de Sainte anne puis à la Maison de Santé qui prit sa place, cette voie a reçu en 1864 le nom du médecin aliéniste Guillaume Ferrus (1784-1861).

27 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (VI)

- rue Didot Plaisance

Ancienne rue du Terrier aux Lapins, cette voie a aussi absorbé en 1884 le sentier des Mariniers. Longue de plus d'un kilomètre, elle va de la rue du château au boulevard Brune et porte depuis 1875 le nom d'une famille d'imprimeurs parisiens.

- Rue Friant Petit Montrouge

Déjà figurée sur un plan de 1730, cette voie s'est dénommée successivement avenue de Montrouge, puis du Grand Montrouge, du Pot au Lait et depuis 1864, Friant. Général de division et comte (1758 - 1829). Elle commence avenue Jean Moulin et se termine Boulevard Brune.

- Gaîté : rue et impasse, Montparnasse

A l'état de chemin sur le plan de Roussel en 1730, chemin vicinal allant de Clamart à la Barrière du Montparnasse sur le cadastre de Montrouge en 1804, cette voie proche de l'ancienne barrière doit son nom à l'ambiance de ce lieu où abondaient bals, guinguettes et restaurants, théâtres. L'impasse se situe au 3,11 rue de la Gaîté.

17 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (V)

 - Place Abbé Jean Lebeuf  - Plaisance

A l'intersection des rues Guilleminot, du Château et de l'Ouest, cette place a reçu en 1986, le nom de l'abbé Jean Lebeuf ( 1687 - 1760), auteur des  Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris.

- Rue Alfred Durand-Claye, - Plaisance

Entre les rues Raymond Losserand et Paturle et la rue Vercingétorix, cette voie ouverte en 1887 porte depuis 1890 le nom d'Alfred Durand-Claye ( 1841 - 1888), ingénieur en chef du service de l'assainissement de la Ville et créateur du champ d'épandage de la plaine de Gennevilliers.

 - Rue et villa des Artistes - Montsouris

De l'avenue René Coty à la rue Saint-Yves, cette voie ouverte en 1853 doit son nom à une ancienne résidence d'artistes. Il existe aussi une villa des Artistes dans le quartier du Petit Montrouge, au 36, de l'avenue Jean Moulin dont le nom a une origine identique.

-  Rue Auguste Mie - Montparnasse

Située entre la rue Froidevaux et l'avenue du Maine, cette voie figurait en 1670 sur le plan de Rochefort comme partie du chemin de Vanves. Elle a reçu en 1885 le nom de l'imprimeur Auguste Mie, des presses duquel sortit en juillet 1830 la protestation des journalistes contre les ordonnances de Charles X.

15 septembre 2012

Les Chemins de traverse...

   La rue d’Enfer ne conduit pas aux Enfers

Seul le colonel Denfert-Rochereau a pu connaître l’enfer

Quant aux Catacombes, elles ouvrent leurs portes en fer

Aux vivants, curieux de visiter du décor      l’envers…

*

La rue de l’Ouest a toujours regardé vers le Ponant

Ici   le soleil couchant est moins brûlant

Que celui venu du Levant

Aussi    à  Plaisance   les gens se couchent plus tard

Que les villageois de Ménilmontant

*

On dit que les gens habitant la rue Hallé

Ont le teint moins clair

Que ceux résidant du côté de la Glacière.

C’est une opinion qui n’engage

Que celui qui ignore les brûlures de la glace

Ou les tourments sournois du désert.

*

Ici    l’étal rutilant du poissonnier

Abonde de maquereaux ensoleillés

L’air  y  transporte des effluves maraîchères

Le poisson a l’œil frais

La salade est accorte et primesautière

On est au cœur de la rue Daguerre.

R.R