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18 octobre 2011

Le maréchal Brune et son boulevard

Les "boulevards des Maréchaux" qui limitent la frontière du Paris "intra muros" actuel, évoquent les guerres du Ier Empire ; celles-ci ont contribué à donner à notre pays, une épopée à la fois prestigieue mais aussi malheureuse, et à plus d'un titre négatives pour la renommée de la France.

De l'Espagne à la lointaine Russie, les armées de Napoléon se sont élancé dans des aventures toujours plus meurtrières, et les maréchaux, la plupart issus de la Révolution, y ont su développer leur talent de stratèges. Ainsi, du maréchla Brune.

Jusqu'en 1919, paris 14e,lavoixdu14e.info,marechal brune,brune,révolution,napoléonil faut rappeler qu'un boulevard militaire (belle photo de Atget, ici Porte d'Orléans, cliquez pour agrandir) ceinturait Paris en suivant les fortifications érigées par Thiers en 1842, et ce sur plus de 37 kilomètres. Leur disparition programmée après la Première Guerre Mondiale, fut à l'origine de la construction sur les terrains libérés de nouveaux quartiers où s'élèveront des logements H.L.M. paris 14e,lavoixdu14e.info,porte d'orléans,marechal brune,brune,révolution,napoléonLes portes d'Orléans et de Vanves verront ainsi  l'édification d'immeubles modernes à partir des années 30. Mais "quid" du maréchal Brune ?

 Guillaume Brune est né le 13 mai 1763 à Brive, d'une famille de juristes. Sa carrière est toute tracée, il sera magistrat. Mais, envoyé à Paris pour suivre des études, il préfère fréquenter les salles de jeux, où il perd énormément d'argent. Il finit par devenir ouvrier typographe. La Révolution le transforme en pamphlétaire : il achète une petite imprimerie, et s'inscrit au Club des Cordeliers où il rencontre Danton et Desmoulins. Heuresement pour lui, il ne s'est pas mêlé aux massacres de Septembre et il rejoint la garde nationale de Seine-et-Oise. Adjudant major en décembre 1791 à l'armée de Belgique, il devient général le 18 août 1793

En 1791, il entre à lparis 14e,lavoixdu14e.info,marechal brune,brune,révolution,napoléona garde nationale de Paris puis au 2ème bataillon de volontaires de Seine et Oise. Le 13-Vendémiaire, il participe à la répression de l’insurrection royaliste, aux côtés de Barras et du général Bonaparte. Il est nommé en Italie et est présent à Rivoli (14 janvier 1797) ; il est promu général de division en 1797, et placé à la tête de l’avant-garde.

Après une brève mission en Suisse, le Directoire le nomme commandant de l’armée de Hollande. Le 19 septembre 1799, Brune vainc les forces russo-anglaises à Bergen. Cette victoire lui vaut d’être nommé commandant en chef de l’Armée de l’Ouest avec mission de pacifier la Vendée. Peu après, les chefs Chouans signent un traité de paix. En août 1800, Brune part remplacer Masséna à la tête de l’Armée d’Italie.

En 1802, Bonaparte, Premier Consul, commence à réunir tous les pouvoirs ; il éloigne ce républicain convaincu en le nommant ambassadeur en Turquie, mais il l’inclut dans la liste des maréchaux de 1804. L’année suivante, Brune, revenu en France, est général en chef de la future Grande armée réunie à Boulogne. En 1806, il est gouverneur des villes hanséatiques.

Lors de la campagne de Prusse en 1807, il s’empare sans coup férir de Straslund. Toutefois, au lieu de louanges, il s’attire les foudres de l’Empereur car dans la convention passée ensuite avec les Suédois, il parle de l’Armée française et non de l’Armée de Sa Majesté Impériale et Royale. Napoléon l’écarte définitivement.

Dès le 1er avril 1814, Brune signifie son accord au gouvernement provisoire. Il se rallie aux Bourbons, qui rechignent pourtant à accepter ses services. Brune les propose alors à Napoléon, quand celui-ci revient de l’île d’Elbe, en 1815. Il est nommé pair de France pendant les Cent-Jours. A la seconde Restauration, il se rend à Paris pour faire à nouveau acte d’allégeance au nouveau pouvoir quand il est reconnu dans les rues d’Avignon par des Royalistes, qui l’attaquent et l’assassinent. Son corps est ensuite jeté dans le fleuve sans autre forme de procès.

  A Sainte-Hélène, dans le Mémorial, Napoléon dira de lui : "C'était un déprédateur intrépide, et j'ai eu tort de ne pas me confier au maréchal Brune en 1815, il connaissait tous les vieux de la Révolution, il m'aurait organisé facilement 25 000 ou 30 000 fédérés qui eussent dominé la défection des chambres."

Et l'appréciation de Napoléon à Sainte-Hélène:
«Je rends justice au maréchal Brune; il a bien fait en Hollande; la bataille d'Alkmaar a sauvé la République d'un grand péril».

09 octobre 2011

En descendant le boulevard (VII ) - ( Fin) -

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard( Voir la note précédente) Nous continuons notre promenade pour évoquer les multiples aspects du boulevard Raspail à partir du numéro 250, où se situe l’Ecole des Assistantes Sociales et Infirmières visiteuses. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Au 240 – 242, voici l’Académie Raspail, située au fond de la Cité Nicolas Poussin. Puis, nous approchons du  boulevard Edgar Quinet. A l’angle se situe le « Café des Arts », la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluarddénommé avant la dernière guerre : « Aux Quatre Sergents » (de la Rochelle) ; ceux-ci sont enterrés dans le cimetière tout proche. En face, le café brasserie : « le Raspail Vert » a remplacé celui portant l’enseigne : « Aux Grands Hommes » (il s’agissait d’Edgar Quinet et de Raspail).la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluard

Continuons. Au 230, une plaque indique que le poète Pierre Seghers a vécu ici de 1944 à 1987. Il y avait sa maison d’édition, rendue célèbre par la parution en format de poche de nombreux poètes contemporains, sous l’appellation : « Poètes d’aujourd’hui », dont le premier numéro sera consacré à Paul Eluard. Plus de 280 titres paraîtront sous cette appellation. Rappelons ici, quelques étapes de sa vie .Il est né en 1906. Durant la Seconde Guerre, il en entre en résistance avec la revue : «  Poètes Casqués », dont le premier abonné sera Aragon. Plus tard, il ouvrira ses collections au cinéma, aux philosophes et aux savants, aux musiciens, à la chanson  (« Poésie et chanson »). En 40 ans d’édition, il publiera plus de 400 monographies et 2000 poètes du monde entier.

Au 228, le trottoir voit soudain son niveau s’affaisser par quatre marches d’escalier. Cela peut surprendre le flâneur qui rêve un peu… Nous sommes ici sur l’ancien niveau du Mont Parnasse. Au 218, l’immeuble arbore au-dessus de la porte d’entrée le numéro 20, ancien numérotage qui débutait à partir du boulevard Montparnasse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardAu passage, signalons la disparition du cinéma «  Raspail », au 216, qui était très fréquenté dans les années 60 et où étaient présentés de nombreux films d’art et d’essai.

Trois immeubles mitoyens apparaissent au 214. C’est le recteur Paul Appell qui la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux,lavoixdu14e.info,paul appell,edgar quinet,nicolas poussin,raspail,eluardles inaugura en 1924 .Il s’agit de la Maison des Etudiantes. Madame Paul Appell a été présidente de la Société Universitaire des Amis de l’Etudiante. Au 208, le « Café du Gymnase » s’appelait « le Pélican » aux beaux temps des « Montparnos ».

De 1829 à 1877, s’ouvrait au niveau du 206, un vaste terrain consacré au marché aux fourrages, et qui s’étendant dans l’axe de la rue Huyghens, allait jusqu’au boulevard Edgar Quinet. En 1866, le percement du boulevard Saint Marcel dans le 13ème,  fit transférer ici le marché aux bestiaux du boulevard de l’Hôpital. Le 23 septembre 1870, le marché est déplacé à la Villette. En 1875, se tient ici, tous les dimanches, un marché aux chiens. Le 7 juillet 1877, le marché aux fourrages se retrouve à Montrouge, tandis que le marché aux chevaux se dirigera sur les abattoirs de Vaugirard…

Nous pouvons maintenant conclure,  en évoquant un autre aspect de ce secteur, en particulier celui de la rue Huyghens, où la proximité de l’Académie de la Grande Chaumière (rue de la Grande Chaumière), attirait la présence de modèles féminins qui étaient pour la plupart de nationalité italienne. Mais la guerre de 14-18 mit un terme à cette présence, l’ambassade d’Italie ayant exigé leur disparition.

Nous espérons vous avoir intéressé par notre promenade. Il ne tient qu’à vous d’en apprécier le parcours en flânant, promeneur léger mais attentif, inspiré par la nostalgie des ombres du passé et  de celles encore inconnues du futur…

 N.D.L.R..  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

01 octobre 2011

En descendant le boulevard (VI)

(Lire la note précédente) Le territoire de la commune de Montrouge s’étendait jusqu’au « Grand Cours »  (actuel bd. du Montparnasse). L’annexion du 1er janvier 1860, sous le Second Empire d’une partie des territoires  des communes suburbaines, entraîna la démolition du mur des Fermiers Généraux. Aussitôt, le boulevard qui nous concerne, vit sa largeur repoussée à 70 mètres. Cette allée plantée d’arbresla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux, vit alors l’apparition de la fête foraine, dite plus tard «  du Lion de Belfort ». Mais en 1895, on aligna la largeur du boulevard sur celle de la partie nord, plus étroite, à 38m 40. Ainsi, les terrains longeant le cimetière situé plus à l’ouest, furent lotis par la construction d’imposants immeubles  de style haussmanien( N° 234 à 286) et la fête foraine transférée sur le boulevard Saint Jacques tout proche.

(Cliquez sur les images pour arandir) Nous voici à la hauteur de la rue Victor Considérant, tracée sur une partie du cimetière désaffecté      entre 1887 et 1895. V. Considérant était un ami de Raspail. Il fut l’adepte de Fourrier et député «quarante-huitard ». Il fut banni de France de 1849 à 1869.

Puis, en descendant le boulevard en direction des stations de métro Raspail et Vavin, nous rencontrons une série d’immeubles « haussmaniens » au confort « bourgeois ». Au 278, s’installa au début de 1913, la revue mensuelle illustrée : «  les Soirées de Paris » dont le directeur était Guillaume Apollinaire et Jean Cérusse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxAu 276, le sculpteur Derré sculpta en 1905 trois bas-reliefs représentant , l’Amour, la Maternitéla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux et la Mort. L’immeuble sis au 270, à l’angle de la rue V. Schoelcher, a été primé en 1889 pour  l' heureux  accord réalisé entre la  pierre  et  la   brique. Juste à côté, au 268,  la galerie d’art «  Camera Obscura » présente régulièrement des œuvres de peintres et de photographes contemporains.

Puis, à partir du 254, les bâtiments de l’ESA  apparaissent. Il s’agit d’une école d’architecture fondée en 1865 par Emile Trélat, avec l’appui de la princesse  Mathilde et de la Famille impériale. la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxEn 1868, cette école délivrait son premier diplôme. Etablissement libre, son enseignement etait plus technique qu’aux Beaux Arts. Dans la cour de l’école, signalons quelques colonnes  et leurs chapiteaux  provenant du Palais des Tuileries, démoli après l’incendie de la Commune. Sur le même terrain, un batiment verre et métal abrite l'école d'art Camondo et une extension de l'ESA.la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux

Dans un prochain chapitre, nous terminerons notre promenade du boulevard en direction du carrefour Vavin-Montparnasse. (Lire la prochaine et dernière note)

-N.D.L.R. Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

28 septembre 2011

Montparnasse au temps d'Apollinaire (juin 1914)

apollinaire.jpg(Apollinaire, blessé, dessiné par Picasso) Dans le numéro de Paris-Journal daté de juin 1914, Apollinaire faisait une présentation du quartier Montparnasse, dont nous nous faisons l’écho en diffusant de larges extraits des lignes écrites par le poète :

… «  Montparnasse d’ores et déjà remplace Montmartre. Alpinisme pour alpinisme, c’est toujours la montagne, l’art sur les sommets. Les Rapins ne sont plus à leur aise dans le Montmartre moderne, difficile à gravir, plein de faux artistes, d’industriels fantaisistes et de fumeurs d’opium à la flan.

 A Montparnasse, au contraire , on trouve maintenant de vrais artistes, habillés à l’américaine. Quelques uns d’entre eux se piquent le nez à la coco. Mais, ça ne fait rien, les principes de la plupart des Parnassois ( comme on les appelle pour ne pas les confondre avec les Parnassiens) sont opposés à l’ingestion des paradis artificiels quels  qu’ils soient.

Que voilà un pays agréable où tout ciel est pour l’usage externe du plein air et des terrasses : celle des Lilas où dominent Paul Fort, Charles Guérin, Flandrin, Mme Marval… celle de la Rotonde où l’on voir Kisling, Max Jacob, Rivera, Friesz… celle du Dôme où se tiennent Basler, Goetz, Pascin… Celle du petit Napolitain où se rafraîchissent Chirico, Modigliani… celle enfin du Versailles où reviennent Marquet, Benoni-Auran, etc…

C’est de la région dont les cafés sont les oasis , que « Montparnasse » veut  être l’organe, gazette hebdomadaire où l’art et la littérature trouvent leur compte et que dirige notre ami Paul Husson…

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 Août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918. 

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 21 de la S.H.A. du 14E.     

27 septembre 2011

Le boulevard Raspail lorsqu'il s'appelait le boulevard d'Enfer (V)

(Lire la note précédente ) Sous  Louis XV,  la route d’Orléans ( actuelle avenue du Général Leclerc), drainait tout le trafic vers le sud. La rue d’Enfer ( actuelle avenue Denfert-Rochereau), était étroite et peu propice à l’écoulement du trafic. Aussi avait-il été décidé de rejoindre le « Grand Cours » ( actuel boulevard du Montparnasse) par un boulevard prenant son départ à la nouvelle Porte de Paris, sise sur la place actuelle de Denfert-Rochereau. Les terrains traversés appartenaient dans leur majorité en 1772 , à « la Ferme du pressoir ». Ils étaient constitués de champs, jardins, vignobles, le tout parsemé d’excavations faites par les carrières ; de rares maisons étaient reliées entre elles par des sentiers. Ici, il faut citer un vieux chemin carrossable qui, partant de l’ancienne porte Saint Michel ( Carrefour du Bd. St Michel – Ecoles des Mines aujourd’hui) traversait la rue Notre-Dame des Champs après avoir longé les Chartreux, puis la rue Joseph Bara, et  le cours du Montparnasse. Les rues Auguste Mie et la rue Raymond Losserand ( ex chemin de Vanves) se trouvent les héritières de cet antique chemin de Paris vers la forêt de Clamart… Dans le cimetière  du Montparnasse, dont la réalisation avait été décidée en 1804 et seulement réalisée en 1824, on aperçoit la tour d’un vieux moulin situé sur le parcours de ce chemin, lieu où se retrouvaient au 18ème siècle, les collégiens de Louis-le-Grand et ceux de l’Oratoire, situé rue d’Enfer.

Signalons que sur le nouveau boulevard, fut inauguré en 1772, le «  théâtre Montparnasse », premier du genre, qui, disparu sous le Ier Empire, fut réinstallé en 1817, rue de la Gaîté.

LV-DenfertRochereau-3712b.jpg(la Barrière d'Enfer - cliquez) En 1786, s’élèvent l’enceinte et les barrières des Fermiers Généraux (… ce mur murant Paris qui rend Paris murmurant !)  Celles-ci empruntent le boulevard de Montrouge ( actuel Bd. Edgar Quinet) et le Bd. d’Enfer (actuel Bd. Raspail). En 1787, deux pavillons symétriques seront construits par Charles-Nicolas Ledoux à la barrière d’Enfer. Enfin en 1791, notre boulevard reçoit le nom officiel de Boulevard  d’Enfer. Dans un prochain article, nous descendrons le boulevard, côté des numéros pairs. A bientôt ! (Lire la note suivante)

- N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

22 septembre 2011

Avis aux chineurs ! Brocante vendredi 23 septembre de 7 h à 13 h aux Puces de Vanves et vides-greniers les 24 et 25 septembre

Brocante exceptionnelle  vendredi 23 septembre de 7 h à 13 h aux Puces de Vanves (Av Marc Sangnier, av Georges Lafenestre) 75014 Paris
200 Brocanteurs habitués du marché ou venant de toute la France déballeront leurs récentes trouvailles au Marché aux Puces de la Porte de Vanves
Accès : sortie périphérique Porte de Chatillon ou Porte de Vanves
Métro : Porte de Vanves
Autobus : 58, 95 Tramway T 3, Velib

Vide -greniers samedi 24 septembre 6h-18h place Jacques Demy
80 exposants particuliers et pros.   Horaires 6h / 18h  Gratuit  
http://www.francebraderie.com/   Contact/Réservation
Place Jacques Demy, place du Marché ( rue Mouton-Duvernet) à 50 mètres de la Mairie du 14ème
Métro Mouton Duvernet   

Vide -greniers de la Tombe Issoire  Dimanche 25 septembre 2011 de 8h à 18h.
Place au croisement rue de la Tombe Issoire / rue d'Alésia / rue Sarrette
M° Alésia, Bus 62 ( Alésia Tombe Issoire )
Habitants du quartier ( Particuliers ) 150 stands.
http://Www.monvidegreniers.fr/

19 septembre 2011

Raconte-moi ton 14ème : rallye pédestre et conférence jeudi 22 septembre à la mairie.

Jeudi 22 septembre, est organisée une soirée visite-conférence qui comporte

- Un rallye pédestre autour du patrimoine du quartier. Rendez-vous est donné à 17h45 sur le parvis de la Mairie. Détails, décors, recoins, laissez-vous guider  et partez à la découverte des richesses du XIVème. !

-  A partir de 19h, salle des mariages : Conférence « Raconte moi ton 14e » animée par l’association Culture et Patrimoine et la Société Historique et Archéologique du 14eoù plusieurs intervenants vous raconteront « leur XIVème arrondissement. » - M. Koltirine (président de l’association Culture et Patrimoine et rédacteur en chef de la revue Paris Patrimoine)- M. Viaud (président de la société d’Histoire et d’Archéologie du XIVème arrondissement.- M. Gazet (membre de l’association SOS PARIS et réalisateur de films sur le patrimoine)

Entrée libre. Mairie, 2 place Ferdinand Brunot. 

Renseignements : http://www.culture-et-patrimoine.com/

17 septembre 2011

Les Carrières-Catacombes dans le XIVe

Depuis l’époque romaine, les bancs de calcaire situés sur la rive gauche de la Seine ( Montagne Sainte Geneviève, et site des arènes de Lutèce ) avaient été exploités  à ciel ouvert, pour fournir de la pierre destinée aux constructions civiles et religieuses. Au Moyen Age, afin de préserver le sol agricole situé au-dessus, l’exploitation s’enfonce dans le sous-sol. Ainsi naissent peu à peu des couloirs  et les excavations correspondantes à l’exploitation des bancs de calcaire.

Au XVe et XVIe siècles, voleurs et coupe-jarrets infestaient les communes de la banlieue sud : Arcueil, Gentilly et Montrouge, se cantonnant dans les ruines du château de Bicêtre. Sous François Ier, des bandes de mercenaires, débris des armées d’Italie après la défaite Pavie  en 1525, se répandent dans les vastes carrières de Montrouge et de Montsouris.

paris 14e,lavoixdu14e.info,catacombes,denfert rochereau On sait que ces carrières sont devenues les Catacombes de Paris, vers la fin du XVIIIe siècle, alors qu’il devenait nécessaire de supprimer  du centre de Paris, les cimetières qui ceinturaient les églises de l’époque. Plus de 6 500 000 corps ont ainsi été évacués, surtout de nuit  puis  répartis dans les vastes excavations des anciennes carrières.

Singulière curiosité sont les escaliers qui permettent d’y accéder. Dans le Paris-Souterrain de M. Gérard, auteur d’une magistrale histoire des carrières, il est fait état dans le XIV°, de onze escaliers qui permettent de pénétrer dans les dites Catacombes. Le plus profond est avenue Reille ; il compte 117 marches… Par ailleurs, au 21bis de l’avenue du président Coty, existe un singulier puits par lequel sont jetés les ossements provenant d’anciens cimetières parisiens ou de tombes abandonnées dans les cimetières actuels.

Ainsi, sous nos pieds, le passé  de l’Histoire parisienne continue de témoigner de l’intarissable présence de l’homme au cours des siècles, et ce n’est pas fini…

N.D.L.R.  Documentation  extraite du N° 23 de la Revue de la S.H.A. du 14e

16 septembre 2011

Journées Européennes du Patrimoine 2011 dans le 14ème samedi 17 et dimanche 18 septembre dans le 14ème

patrimoine,paris 14e,lavoixdu14e.info,observatoire,chana orloff,coupoleDes  nouveautés sont proposées comme un rallye pédestre, des découvertes à thème comme le centre hospitalier Sainte Anne avec des conférences..., la Cité Internationale Universitaire et en particulier le collège d' Espagne, puis des visites exceptionnelles comme l' hôtel de Massa- Société des gens de Lettres « folie »XVIIIème siècle transportée des  Champs- Elysées  qui présente aussi une tapisserie étonnante représentant de grands patrimoine,paris 14e,lavoixdu14e.info,observatoire,chana orloff,coupoleécivains français du 19ème siècle et une collection de meubles art déco..., l'Observatoire de Paris (visite qui a  un grand intérêt scientifique), les ateliers de Chana- Orloff (Atelier-résidence en béton armé du sculpteur Chana Orloff (1888-1968) dans la Villa Seurat marqué par la présence de cette grande artiste), la Coupole, célèbre restaurant des années folles, la maison du Fontainier, l'Entrepôt (bâtiment industriel transformé en lieu culturel), le cimetière Montparnasse, les églises Notre -Dame du Travail, Saint Pierre de Montrouge et Notre-Dame du Rosaire et la chapelle du couvent des Franciscains...

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand . Pour avoir le programme détaillé des visites, cliquez sur lire la suite

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14 septembre 2011

En remontant le boulevard(IV)

(Lire la note précédente) Nous arrivons enfin sur les terrains de la « Maison Marie-Thérèse », nom donné en mémoire de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI. par madame de Chateaubriand qui ouvrit ici une infirmerie destinée à l’origine aux prêtres âgés. medium_infirmerie.jpgCette infirmerie fut léguée plus tard à l’archevêché de Paris, tandis que le couple Chateaubriand y vécut de 1826 à 1838. Après la Grande Guerre, l’archevêché céda une partie du terrain à un groupe d’intellectuels de la colonie américaine qui fonda en 1928 au 261, « l’American Student Club » qui comportait salon, bibliothèque, gymnase, piscine… Mais ce Centre fut remplacé en 1994 par une nouvelle construction due à l’architecte Jean Nouvel, où s’établit la « Fondation Cartier pour l’art contemporain ». Le bâtiment s’inscrit au mieux dans l’environnement, car il joue sur les transparences. Jardin, salles d’exposition, étages supérieurs, sont traversés par la lumière omniprésente. Cela donne à l’ensemble une légèreté particulièrement harmonieuse dont beaucoup de bâtiments contemporains  devraient pouvoir s’inspirer.infirmerie marie-therese,chateaubriand,paris 14e,lavoixdu14e.info

4246984997.jpgPrécisons que l’infirmerie Marie-Thérèse (photo) a gardé aujourd’hui son caractère d’accueil pour les prêtres âgés qui trouvent ici la sérénité nécessaire à une retraite  paisible.

Plus loin, au 231, et sur un terrain qui appartenait à l’Infirmerie, s’est édifié l’immeuble de la Direction de l’Aéroport de Paris.

Enfin, à l’angle du boulevard et de l’avenue Denfert-Rochereau ( ex rue d’Enfer ), était un café, disparu depuis. Entre 1860 et 1890, un petit marché aux fleurs fonctionnait là, tandis que jusqu’en 1914, un marché hebdomadaire aux oiseaux s’y était établi.

Ici se termine notre promenade au cours de laquelle nous avons parcouru 780 mètres… Dans un futur proche, nous entreprendrons la descente du boulevard, côté des numéros pairs, pour faire de nouvelles découvertes, accompagnées de nouvelles surprises!  (Lire la note suivante)

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

12 septembre 2011

En remontant le boulevard(III)

Voici le troisième volet de notre découverte du boulevard Raspail.  (lire le précédent)

LyceeJeanQuarré.jpgNous sommes au niveau du 231, devant la vaste façade d’un bâtiment récent (le lycée hôtelier Jean Quarré), qui a remplacé l’ancien lycée technique Raspail, lui-même déménagé près de la porte Didot. Il avait pris la suite de l’Ecole Professionnelle de St Ouen, déménagée après avoir été sinistrée durant la deuxième guerre mondiale.

Il faut dire que ce lieu a subi de nombreuses modifications depuis longtemps. Ainsi, en 1855, fonctionnait ici un des dépôts de la « Compagnie des petites Voitures », absorbée en 1894 par la « Compagnie Générale des Voitures à Paris », qui créa entre 1920 et 1924 une douzaine de garages pour les 1500 taxis qu’elle possédait en 1929. Il est probable que cet immense terrain d’angle était à l’origine propriété de l’horticulteur Noisette dont l’adresse était au 51 Bd. d’Enfer.

Aux heures fastes de Montparnasse, on trouve à cet  endroit du boulevard, un lieu où s’implanta en novembre 1923, la « Sorbonne Montparnassienne » qui avait pour nom vérItable : « l’Académie du Caméléon », laquelle venait du 146 du Bd du Montparnasse. Cette Académie prétendait devenir une Maison des intellectuels. Elle éditait un bimensuel : Paris-Conférences ; l’expérience dura  cinq ans puis disparut.

Vint ensuite en 1930, un vaste édifice en béton qui devait être le « Salon Parnasse », composé d’un vaste hall entouré de galeries superposées en gradins. Mais l’expérience échoua et le bâtiment devint le lycée technique Raspail, cité plus haut.

paris 14e,lavoixdu14e.info,raspail,jean quarrAujourd’hui, un square fait l’angle avec la rue Campagne Première. Il est dédié au peintre Yves Klein, qui avait son atelier au 9 de cette rue, tandis qu’il habitait au 14.

Traversons cette dernière. A l’angle du boulevard, existait une petite maison de faubourg où vécut quelque temps dans une chambre misérable, Arthur Rimbaud accompagné de Verlaine.  De nos jours, un restaurant «  le Duc » a pris la place, remplaçant un restaurant-dancing, le « Normandy », symbole  éteint de la vie artistique de l’avant-guerre.

Au 247, s’ouvre le passage d’Enfer, seule appellation subsistant  de l’origine. Ce passage existait déjà en 1808. Les maisons basses et les pavés inscrivent leur nostalgie dans un lieu qui  a gardé son charme presque champêtre d’une autre époque.

Enfin, pour clore provisoirement notre promenade, au 253, il y avait l’impasse Sainte Elisabeth, devenue après son prolongement jusqu’au boulevard Montparnasse, la rue Boissonade, savant helléniste qui vécut de 1774 à 1857. (Lire la note suivante)

N.D.L .R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

 

10 septembre 2011

Brocante boulevard Jourdan, dimanche 11 septembre

BrocanteBdJourdan4309.jpg

Une brocante a lieu boulevard Jourdan, à hauteur du Parc Montsouris, ce dimanche 11 septembre. Pour l'avoir visitée samedi, elle ressemble à une brocante, avec des objets anciens ou d'occasion.

09 septembre 2011

En remontant le boulevard (II)

(Lire la note précédente) Nous continuons  notre balade sur le  boulevard Raspail, côté des numéros impairs, en direction de Denfert-Rochereau, laissant planer en nos mémoires, le souvenir des jardins de la Grande Chaumière . Ici même, au N° 201, le restaurant le  Rond-Point , modernisé en 1958, était l’héritier du Café Baty. Aujourd’hui, ces établissements ont disparus et ont été remplacés successivement par le  "Bar à  huîtres"  et de nos jours par le  "Restaurant de Haute mer". Apollinaire, disait à propos du café Baty : « c’est le dernier des véritables marchands de vin, quand il se sera retiré, cette profession aura disparu de Paris ; il restera des bistrots, mais le «  chand d’vin » aura vécu.Le patron avait servi, René Benjamin, Apollinaire, Pierre Benoît, Billy, Jean Cocteau, Max Jacob, Giraudoux, Vincent d’Indy… L’enseigne porta un temps celui du restaurant : "La Grande Chaumière" .

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Nous voici maintenant au 207. Pierre Benoît y habita de 1918 à 1923. Au 209, un café appelé autrefois" La Guérite", fut un rendez-vous d’artistes : « le groupe des Caïmans » suivi par le « Groupe de l’échelle » .Aujourd’hui, la Guérite a fait place aux « Fondus de la Raclette ». Plus loin, au 213, une vitrine attire notre attention : « Aventuria », créateur de voyages en direction des USA, du Canada et de l’Afrique Australe.

Le 221 vit le statuaire Hiolle, vers 1880. De son atelier entouré d’arbres, il disait : « C’est rien poétique ici, on entend toujours gueulé les petits oiseaux ».

Au 229, nous remarquons la façade incurvée de l’immeuble qui respectait un très vieil acacia, planté semble-t-il, par Victor Hugo. Mais le vieil arbre a disparu. C’est à cet endroit que s’était installé en 1864, le « Cercle catholique d’ouvriers », dit Cercle Montparnasse, et c’est dans cette salle que fut lancé le 15 juin 1894, la Schola Cantorum, par l’organiste Charles Bordes. Le  premier concert eut lieu le 17 mai 1896 en la salle du cercle Montparnasse, tandis que le 15 octobre fut créé un cours de chant liturgique et de musique religieuse. Nous vous quittons ici pour un prochain rendez-vous sur le boulevard.  (Lire la note suivante)

 -N.D.L.R. Documentation extraite  de la Revue N° 5,  de la S.H.A. du 14e.

06 septembre 2011

En remontant le boulevard (I)

Une longue balade nous attend tout le long du boulevard Raspail, une importante artère du XIVe arrondissement.

Nous voici du côté des numéros impairs du dit boulevard, à l’angle que fait celui-ci avec le boulevard du Montparnasse, en remontant vers Denfert-Rochereau.

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Carrefour Montparnasse-Raspail en 1910

Pendant la 1ère partie du XIXe siècle, l’emplacement était occupé par de vastes jardins sur lesquels était installé une sorte de Luna Park. Ainsi, sous la Restauration, sévissait ici, la mode des « Montagnes russes » , divertissement qui consistait  en un hangar monté sur un rocher en bois qui permettait d’y accéder, et de là , le visiteur pouvait se lancer sur une pente de 65 mètres à l’aide de chariots et de gondoles… On appelait aussi ce lieu de détente : «  le jardin des Montagnes Suisses ».

A l’arrière de cet endroit ( numéros 205 à 299 de l’actuel boulevard du Montparnasse) s’étendaient les jardins du « Bal de la Grande Chaumière », né en 1787, et dont la propriété appartenait à l’anglais Tinkson, après fusion avec le restaurant Fillard,  prenant lui-même la suite du « Café Turc ». Les Benoît père et fils succèdent à Tinkson et lancent les « Montagnes russes ». Les jardins y attenant comportaient grottes en pierre meulière, des tapisseries de verdure, des talus de gazon, et des fleurs…

La réputation un peu scandaleuse de la Grande Chaumière débute vers 1830, avec les « Chicards », les « Flambards », et plus tard avec les « Boussingots ». En 1844, on y danse les premières polkas et une danse toute nouvelle, qui deviendra célèbre sous le Second  Empire : le « Chahut », ancêtre du « Cancan ». Là se retrouvent des jeunes gens dont certains deviendront célèbres : Thiers, Barbès, ainsi que des filles célèbres : Mogador, Lola Montes, Louise-la balocheuse… Louise-la- loucheuse…

C’est en 1858, que Bullier s’installe près de l’Observatoire, avec la « Closerie des Lilas ». C’en est fini de la Grande Chaumière. Elle avait fait son temps, elle disparaît peu à peu.

Nous continuerons notre promenade sur le boulevard  d’Enfer, la première dénomination du boulevard Raspail, lors d’une prochaine évocation. (Lire la note suivante)

N.D.L.R. Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

27 août 2011

Rémy Dumoncel, le Résistant

Remy Dumoncel.jpgUne rue du XIV° porte son nom, reprenant une partie de la rue Dareau. D’une certaine manière il fut de notre arrondissement puisqu’il  travailla aux Editions Tallandier,  dont le siège était rue du Saint-Gothard un certain temps. Il avait épousé en 1919,la fille de Jules Tallandier.

 Rappelons brièvement sa vie. Né en octobre 1888, il fut maire d’Avon de 1935 à 1945. En 1914, il fut mobilisé et fut blessé cinq fois et fait prisonnier. Pour son courage il reçut la Croix de guerre et la Légion d’Honneur. Maire d’Avon jusqu’en 1940, il refuse de démissionner contre les atteintes de l’occupant. Sachant que ses sympathies allaient à la France Libre, les Allemands le surveillent. D’ailleurs, il accueille les prisonniers évadés et les fait passer en zone libre. Il organise à cette effet, à la préfecture de Melun un service clandestin de cartes d’identités et il héberge de nombreux juifs dans sa propriété de Dordogne.

En 1940, les Allemands lui demande de désigner vingt otages : il fournit quatre noms dont le sien, ainsi que celui du père Jacques ( Louis Bunel) directeur du collège Saint-Thomas d’Avon. Celui-ci fut emmené par la Gestapo pour avoir caché des enfants juifs. Louis Malle en  tirera un film : « Au revoir les Enfants ».

Le 4 mai 1944, Rémy Dumoncel est à Paris. Il est recherché par la Gestapo. Il sera arrêté et incarcéré à Fontainebleau, transféré à Compiègne et de là, à Neuengamme. Il meurt le 15 mars 1945. Son nom est inscrit au Panthéon.

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 48 de la S.H.A. du 14e.

 

15 août 2011

Mon quartier, le 15 aout

 

Le désert, vous connaissez ? Non, pas celui de Gobi, mais l’image du parfait désert qu’offre notre quartier d’Alésia. Cela se passe  à Paris, le 15 août.

Tout d’abord, « ils » sont partis, tous ; à la mer, à la montagne, aux Seychelles ou à Palavas-les Flots.

« Ils », ce sont les Parisiens aventureux qui n’hésitent pas à faire rouler « sur place », leurs voitures sur des autoroutes «  tire-bouchons ». Ils font  halte sur des aires de «  repos » qui n’ont conservé que le nom pour n’y accueillir  que  les automobilistes et leurs montures assoiffées.

Là, on fait le « plein » de repos et d’essence, et quand la coupe est pleine, on peut même y passer la nuit à la lueur des phares des véhicules qui roulent non loin de là… Bref, c’est  le paradis ou presque, avant de rejoindre la Côte Basque, Llioret del Mar ou la Corrèze. Demain, il restera encore 350 km à parcourir en faisant sauter joyeusement les bouchons. On maugréée, on est irrité par les jappements aigus du chien de la belle-mère ou les piaillements des enfants !

Mais il y a mon quartier, abandonné aux oiseaux, aux flâneurs, à ceux qui rêvent que leur ville se trouve à la campagne et qui se contentent de regarder le ciel. Ils ralentissent souvent pour écouter les pas glissants du silence, ou les nuages qui déposent avec grâce , leurs ombres sur les façades réjouies des immeubles. Ils écoutent les tables des terrasse de cafés se lamenter de ne recevoir que des touristes ne parlant que le néerlandais, l’américain ou le chinois… tandis que les trottoirs respirent et sourient de ne pas subir le martèlement des pieds griffus et crochus de piétons stressés. L’atmosphère de la ville alors, se prend à rêver au son de séraphiques orchestres invisibles, les arbres se plaisent à se balancer mollement dans une houle de lumière qu’un soleil capricieux daigne offrir, avec parcimonie, mais toujours avec tendresse. Parfois, la pluie s'invite  à cette fête improvisée où les parapluies sont des compagnons précieux et dévoués...

Oui, mon quartier, le 15 août, reprend des couleurs. Il est lui aussi parti en vacances, tout en sachant rester chez lui, en craignant  la prochaine  invasion des barbares : les nuages noirs de la rentrée !

R.R.

 

 

11 août 2011

Les rues de nos quartiers : les allées Verhaeren et Rodenbach

Beaucoup d'écrivains vécurent dans nos quartiers. Certaines de nos voies sont situées dans des sites discrets et peu visibles de la rue.  Ainsi, deux allées ont reçu les noms de deux poètes bleges : Emile Verhaeren et son ami Georges Rodenbach.  Ces écrivains contribuèrent à leur manière à faire connaître au public français la littérature flamande d'expression française, à la fin du 19e siècle.

On connaît de Verheren : les Campagnes hallucinées, et les Cités tentaculaires. De Rodenbach : La jeunesse blanche et le Règne du silence. Mais une oeuvre est restée célèbre entre toutes pour Rodenbach. il s'agit de Bruges la Morte.

Les patronymes de ces deux  écrivains ont été réunis dans deux voies privées qui se rejoignennt derrière les façades des immeubles des numéros 23ter et 25 de la rue Jean Dolent. Ici, le site est verdoyant et nous apparaît un peu comme étant hors du temps.

Rappelons que Rodenbach mourut en 1898 à quarante trois ans et Verheren à soixante et un ans en 1916.

N.D.L.R Documentation extraite de la Revue Historique N° 44 de la S.H.A du 14e.

10 août 2011

Certains artistes préféraient vivre dans le 14e...

Notre arrondissemtent a toujours été privilégié pour devenir la ruche où des artistes, après avoir vécu des "vaches maigres", sont devenus célèbres par la suite. Les  rues suivantes ont vu déambuler pendant la période de l'entre-deux guerres, des noms  connus universellement.  Ainsi :

Maïakovski Vladimir : 29, rue Campagne Première ( Hôtel Istria).

Man Ray :29 rue Campagne Première.

Masson André : rue Campagne Première.

Matisse Henri : 132 bd. Montparnasse et 37 bis Villa d'Alésia.

Joan Miro : 39, rue Delambre ( hôtel Apollinaire).

Modigliani Amédeo : 216 bd Raspail, 3 rue Campagne premirère et 16, rue du Saint Gothard.

Piet Mondrian : 5, et 26 rue du Départ, rue de Coulmiers, 278 bd Raspail.

Edxard Munch :32, rue de la Santé.

Ozanfant  Amédée :  53, avenue Reille, 16,  rue Campagne Premirèe et 16 rue Boissonnade

Piacasso Pablo :5bis rue Victor Schoelcher, 242Bd Raspail ( cité Nicolas Poussin).

Picabia Francis : 29, rue Campagne première ( hôtel Istria).

Rousseau ( dit le Douanier) :36 rue Gassendi, 2bis rue Perrel, 3, rue Vercingétorix, 44, avenue du Maine, impasse du Rouet et 44, rue Daguerre.

Soutine Chaïm :25, avenue du Général lecler, 35 avenue du président Coty, 26-28 Bd Edgar Quinet, 26, rue des Plantes, rue de l'Aude, 18 villa Seurat, 8 rue du Saint Gothard.

Nicolas de Staël :7, rue Gauguet.

Tal Coat  Pierre :7, rue Brézin.

Tanguy Yves : 54, rue du Château, rue du Moulin Vert.

Utrillo Maurice :42 rue des Plantes et 1, rue Cabanis.

Vlaminck Maurice de : 26 rue du Départ.

Zao-Wouki :51  bis rue du Moulin Vert et 19 bis rue Jonquoy.

On pourrait compléter  cette liste par des noms d'artistes moins connus, mais nous pouvons affirmer que notre quartorzième est  une plaine fertile où fleurisent et continuent de fleurir  un grand nombre d'artistes sans doute inspirés par le bon air qui souffle sur les Trois Monts : Montparnasse, Montsouris et Monrouge. Allez savoir ...

20 juillet 2011

Effets de miroirs 3D...Jardin Atlantique...

effets de miroirs dans le jardin Atlantique photo Marie Belin.JPG

Effets de miroirs 3D...Jardin Atlantique...sur la passerelle...Lundi 18 juillet 2011

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09 juillet 2011

L'impasse du rouet

 Au sein du quartier du Petit-Montrouge, si près de la place Victor et Hélène Basch, place bruyante et toujours « bouchonnée » par d’inextricables marées d’automobiles, cette minuscule impasse a le charme discret d’un lieu qui se veut  invisible, vu son étroitesse et la modestie de sa longueur. Est-ce une ruelle, un passage ? Nous hésitons à lui donner un rôle défini. Il s'agit à première vue, d'une voie destinée aux piétons, ou tout le moins réservée à quelques rares véhicules légers.

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On peut alors imaginer qu’autrefois – il y a très longtemps – une jeune fille, fileuse de son état, était astreinte à rester des heures durant, devant un rouet, qu’aujourd’hui  nous avons effacé de nos mémoires. Elle s’évertuait à façonner un fil tiré d’une pelote de laine brute. Y avait-il des moutons dans les environs ? Nul ne le sait . Seul le passé  lointain pourrait nous éclairer à ce sujet. Mais la petite histoire qui rejoint la légende voudrait que le rouet en question soit en fait l’image d’une corderie qui avait fonctionné au fond de ce passage ; cette corderie fabriquait cordes,  cordages et autres  fournitures destinés aux attelages de chevaux, qui roulaient sur la route d’Orléans.  Ceux-ci s’arrêtaient à « l’auberge du Puits rouge », auberge située à l’endroit exact où des immeubles contemporains s’élèvent à l’angle de l’avenue Jean Moulin et de l’avenue du général Leclerc. Jusque dans les années 1950, le bâtiment de l’auberge existait encore. Il avait été investi par une banque : le Comptoir National d’Escompte de Paris, devenue par la suite la BNP, après fusion avec la BNCI…

 Nous sommes bien loin de la fileuse au « rouet » et d’une bucolique image où bergers et bergères sillonnaient les lieux en chantant et jouant de la flûte de Pan !

Alors, lorsque vous passerez devant l’impasse, n’oubliez pas cette fileuse inconnue, petite main à jamais oubliée et dont le souvenir s’égrène le long du temps, pourvoyeur infatigable de la nostalgie et des rêves effacés…  R.R

06 juillet 2011

La Bouffarde

Ce sympathique café-brasserie est situé à l’angle de la rue Friant et du boulevard Brune, à deux pas de la Porte d’Orléans.

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On est intrigué de suite par cette appellation : « la Bouffarde » . D’où vient ce nom ? Ce qui pourrait n'être qu’une anecdote rejoint le grand chemin de l’Histoire. Ainsi …

Cela se passe à la bataille de Friedland le 14 juin 1807. Les Français ont en face d’eux l’armée russe commandée par le général Benningsen. L’armée de Napoléon est commandée par le général Lannes. Au cantonnement de l’armée française, un sans-grade nommé Bouffard fume sa pipe en attendant  l’assaut.  Il est au « repos » , comme ses camarades. Soudain, un déluge de feu s’abat sur la compagnie. Les Russes attaquent de toutes parts. Les boulets de canon font leur travail, et Bouffard tombe, les deux bras arrachés… On le transporte à l’arrière, il est pris en charge par des chirurgiens qui tentent de faire l’impossible… le miracle réussit à peu près, et l’on constate que sa pipe est toujours là, encore fumante et serrée entre les doigts de son bras gauche ! L’anecdote fait le tour de l’armée et d’une simple pipe allumée par le soldat Bouffard, cela donnera une « bouffarde ».

Vous qui fumez peut-être la pipe, pensez à ce brave soldat qui donna un mot nouveau à la langue française, alors qu’il n’en demandait pas tant, surtout lorsqu’on reçoit sans les désirer, des boulets de canon à vous faire perdre la tête ( de pipe) !            R.R

02 juin 2011

Visites de la villa Brune, samedi 11 juin, et du quartier Montsouris, dimanche 12 juin

Les visites organisées par " Secrets de Paris" se poursuivent :

La villa Brune, samedi 11 juin 2011 à 15h

La villa Brune est une charmante cité d'artistes méconnue, cachée à Plaisance entre la verdoyante Petite Ceinture et les boulevards des maréchaux. Alexandre Calder, Henri Laurens, Raymond Savignac y oeuvrèrent, ainsi que 150 autres artistes du 19e au 20e siècles.
A 15h.Rendez-vous à l'angle des rues Giordano Bruno et des Plantes (75014).
Tarif : 10 euros. Réservation par courriel.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Renseignements : http://secretsdeparis.blogspirit.com/

Visite du quartier Montsouris, dimanche 12 juin à 15h.
Evocation des principaux peintres et sculpteurs ayant œuvré dans le quartier.   Rendez-vous à l'angle des rues d'Alésia et de la Tombe-Issoire (75014), devant la fontaine Wallace à 15h (Durée de la visite : environ 2h.)
Tarif : 10 euros- Réservation par courriel

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24 mai 2011

La petite place

Il y a sur l’un des côtés de la rue, quelques commerces : le «  Kebab Alésia », la «  Boucherie du square », « l’agence du chalet »,  la brasserie « le Rallye », une droguerie, et juste en face, la façade d’un restaurant fermé : le « Trois XIV »… Une banque contourne l’angle de la place, juste en face.

Nous sommes ici au carrefour formé par la rue Sarrette, les rues d’Alésia et de la Tombe Issoire. Au milieu, une fontaine Wallace murmure ; son jet d’eau mince et tranquille offre une source de fraîcheur au plus près du trafic intense des véhicules tout proches. Il y a aussi deux bancs, quelques tilleuls et, dominant l’ensemble par son allure altière, un ginkgo biloba qui, à l’automne distribuera  ses écus d’or avec la complicité du vent.

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Nous sommes au centre d’une place, certes petite mais accueillante, laissant à l’esprit l’image de celle lointaine saisie au cœur même d’un village ; elle est noyée, presque effacée par les façades hautaines des immeubles haussmaniens proches,  immeubles sévères qui négligent de porter un regard bienveillant sur les pavés alentour, ceux-là qui captent sous la pluie, le miroir gris du ciel parisien.

Cette place porte un nom : « Place des droits de l’enfant ». Une plaque bleue le rappelle. Les « droits de l’enfant » ? L’appellation peut paraître étrange en ce lieu, mais peut orienter notre interrogation.. Quelle est la personne qui de nos jours ignorerait les droits élémentaires dus à l’enfant, personne fragile s’il en est, dépendante de ses parents, et par extension de la société toute entière ?

Un enfant, c’est la jeune pousse d’un chêne, le futur grand arbre en devenir, qui se mêlera à la majesté de la forêt, la forêt des hommes qui de tout temps sur la planète se sont réunis pour faire surgir des groupes, des nations, des civilisations…

La « Place des droits de l’enfant » est un symbole unique. Elle est petite, quasi invisible face au creuset de l’immense mégalopole, mais elle porte un message fort : celui incarné par le respect du à l’autre, l'innocence et la pureté à préserver. Toute vie à ses débuts, nous invite à nous ouvrir sans réserve, à ce sentiment d’appartenir à une grande famille : celle universelle, portée par l’amour envers notre prochain.   R.R

20 mai 2011

Visites organisées par l'association Secrets de Paris dans les pas de Picasso à Montparnasse samedi 21 mai et le quartier Montsouris le dimanche 22 mai

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisSamedi 21 mai 2011 à 15h : Dans les pas de  Picasso à Montparnasse  nous revivrons le cubisme, mais également ses amitiés et ses amours, du boulevard Montparnasse à la rue Campagne Première.
Rendez-vous à l'angle du boulevard Montparnasse et de l'avenue de l'Observatoire (RER Port-Royal), au pied de la statue du Maréchal Ney (75006), à 15h.

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisDimanche 22 mai 2011  à 15h :Visite du quartier Montsouris :
Evocation des principaux peintres et sculpteurs ayant œuvré dans le quartier.
Rendez-vous à l'angle des rues Sarrette, Alésia et Tombe-Issoire (75014, M° Alésia) devant la fontaine Wallace, à 15h.( durée environ 1h45)
Tarif : 10 euros. Réservations par courriel

14 mai 2011

Dimanche 15 mai 10h45 : Le sculpteur Alberto Giacometti à Plaisance et à Montparnasse, visite organisée par l'association Secrets de Paris.

Giacometti.jpgNous irons à la découverte des lieux que le sculpteur Alberto Giacometti a hantés et qui le hantaient ; de son atelier caché dans une petite rue de Plaisance, à ses adresses fétiches, en passant par les ateliers de ses amis.
Rendez-vous à l'angle des rues Didot et d'Alésia (M° Plaisance), devant le lycée du 132, rue d'Alésia (75014), à 10h45.

Réservation par courriel, Tarif : 10 euros, Renseignements: http://secretsdeparis.blogspirit.com/i-les-prochaines-vis...

07 mai 2011

Une rue, un poète

Le promeneur, amoureux de découvrir l’originalité des rues de son quartier, est parfois contraint de constater que celles-ci n’offrent aucun intérêt apparent, aucun relief qui puisse nourrir  sa soif de curiosité.

Nulle façade ne semble porter la marque d’une originalité architecturale quelconque. On dirait que les architectes se sont donné le mot afin que leurs œuvres soient le plus possible passe-partout, la banalité tenant lieu de laisser-passer universel. A première vue, il ne se passe rien ici. Une sorte de fatigue, accompagnée de mollesse et d’abandon s’échappe par les fenêtres. L’œil est invité à ne pas s’attarder sur cet ennui qui perce à travers les façades, et qui inonde les trottoirs de la poussière grise des heures perdues. L’esprit souffre alors d’une sorte de raréfaction de l’air, d’une absence d’atmosphère où la beauté absente ne serait réservée qu’aux avenues prestigieuses des beaux quartiers, ceux qui ignorent avec condescendance les quartiers populaires.

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Alors, la mélancolie est ici maîtresse des lieux, la tristesse l’accompagne de sa petite musique trop lointaine pour être reconnue. Les dissonances de ton attendent le promeneur à chaque porche d’immeuble. On est stoppé net sur le seuil de l’allégresse, de la fantaisie, du simple bonheur d’être.

Il en va ainsi de la rue Paul Fort, ou plutôt de l’ancienne rue de Montsouris, qui rappelait autrefois que les environs marqués de quelques moulins, étaient habitués aux sarabandes de nombreuses et actives souris.

Si Paul Fort, en tant que poète est évoqué ici, c’est qu’il fut bien présent dans le XIVe, puisqu’il habita au 18, de la rue Boissonnade en 1898, ainsi qu’au 6, de la rue Sophie Germain en 1902. On sait que ce poète fut prolifique et même un peu trop, compte tenue de l’aisance et de l’abondance de ses textes. Poète léger sans doute, un peu facile, diront certains, quant à la formulation de sa prosodie, il n’en reste pas moins qu’il se rattache à deux aînés importants : François Villon et Paul Verlaine. Il avait d’ailleurs l’habitude d’affirmer : « il faut être de toutes les écoles avec conviction… il ne faut être d’aucune »… Il affirmait encore : «  qu’il fallait se laisser aller aux charmes du beau hasard »… Sur son lit de mort, il laissera tomber cette formule pleine de charme et d’humour : «  Je suis au tombeau. Le rossignol chante »… En 1912, un critique, Michel Décaudin affirmait : « il est la commune mesure de la poésie contemporaine »…  Apollinaire et André Salmon apprécieront sa fantaisie. Alfred Jarry, Léon-Paul Fargue, Pierre Louys et Francis Jammes seront ses amis.

Ainsi, peut-on vraiment prétendre qu’il ne se passe jamais rien rue Paul Fort ? En vérité, l’ombre silencieuse du poète circule incognito sur les façades, caresse les corniches, glisse  sur les croisées des fenêtres, grimpe jusqu’aux combles, éclairant le ciel de la poussière des mots répandus.. «  par dessus les toits ». Alors, la vie redevient joyeuse car «  le poète a toujours raison » … Le poète et  ses poèmes, c’est un peu comme vont les nuages, toujours en voyage, toujours à la recherche d’une indicible utopie à vivre, qui pénètre nos rêves, ouvre les portes des jardins secrets de l’âme. Tous deux éclairent les chemins de nos existences, lorsque la nuit se fait trop dense, et que l’espérance tarde à venir… A ce titre, la rue Paul Fort, modeste dans sa configuration, apporte-t-elle à notre sensibilité une musique, dont la douce mélodie est teintée d’une mélancolie dense, retenue, musique au charme secret, que le promeneur patient ne cessera de découvrir.   R.R

Lire aussi l'article que La Voix a consacré à Paul Fort lui-même et à sa rue, il y a deux ans.

30 avril 2011

Dimanche 1er mai à 15h : Plaisance secret

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A 15h.Rendez-vous à la sortie du métro Gaité (côté des numéros pairs de l'avenue du Maine, devant le centre commercial Gaité).
Durée : environ 1 h 30. Tarif : 10 euros.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Réservation par courriel
http://secretsdeparis.blogspirit.com/i-les-prochaines-vis...

29 avril 2011

le petit train du manège, au parc Montsouris

Une petite baraque, des rires, des pleurs d’enfant, des parents affairés à placer leurs bambins sur la locomotive ou sur les wagons qui lui sont accrochés. Bientôt, le convoi s’ébranle dans le bruit lointain d’un « teuf-teuf » d’autrefois, au temps où les « Pacific 231 » n’avaient pas été avalées par le crocodile TGV ! Le petit train circule, minuscule chemin de fer sur un circuit en boucle. Le paysage y est redondant à chaque tour . On entre par un tunnel, pour en ressortir dans la seconde suivante. On imagine les grands plaines traversée, la Beauce, le Far West américain, les montagnes aussi, le Mont Blanc ; celui-ci est franchi si vite que déjà se profilent Venise, Constantinople, à moins que l’on soit dans le tunnel sous la Manche ! Les enfants sont aux anges. Il font leur premier grand voyage, sans les parents ! A nous la liberté ! Emotion, évasion, premiers pas sur les prairies de l’émancipation, celles de l’imaginaire, celles où l’on rêve d’aventure, intense sensation de tous les possibles. Le transsibérien est bien là, les steppes glacées, la toundra… A deux pas de là, glisse sur de vrais rails le R.E.R., celui qui va de Roissy à Saint Rémy, serpent urbain, avide d’engloutir chaque jour des milliers  de moutons consentants…

Le petit train du manège n’avale pas les bambins rieurs et conquis, il les emmène bien au-delà, vers le soleil, les plages. Dans le ciel, il y a des mouettes toutes blanches qui sont si vivantes, qu’à l‘arrivée en gare, un enfant, les yeux encore grand ouverts sur l’horizon infini des images entrevues, dira à sa maman : «  Maman,  je suis allé à la mer » !        R.R

21 avril 2011

Une tapisserie descendue du ciel

L’immeuble a trois étages, il est plutôt modeste et légèrement  en retrait de la rue. Autrefois, des jardins devaient l’envelopper et de grands arbres le caresser de leurs branches protectrices. On dirait qu’un léger parfum venu de la campagne, glisse encore sur les pierres, en traversant la grille d’entrée. Dans l’air, flottent les effluves lointaines d’une nostalgie tenace, indéfinissable. Le siècle passé a oublié d’emporter avec lui les poussières grises du temps. Ici, un royaume d’ombres et de lumière, joue en ce début d’après-midi, sa partition « mezzo vocce », tandis que sur les murs se diffusent des stries colorées que le tamis d’un vitrail invisible et pourtant présent, se charge de répandre alentour.

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Nous sommes rue du Moulin vert. Cette partie garde le charme un peu désuet d’une rue de village, fait de discrétion paisible, de sérénité, d’une sorte de timidité que l’enfant ressent à l’orée des mystères de la vie.

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17 avril 2011

le petit jardin

Au cœur de la ville, au cœur des pierres froides du silence, dans le sillage pulvérulent de la poussière, posée à l’image d’un écrin délaissant ses limites, là où buissons et tonnelles, lilas et glycines dessinent leurs étreintes affectueuses, le promeneur soudain étonné de la lenteur d’une lumière dorée, se pénètre du plaisir d’un temps figé, à la lisière d’un ciel festonné de cheveux d’ange. Il s’arrête, surpris d’être au centre d’une aquarelle dont le peintre aurait laissé glisser son pinceau sur un parterre d ‘étoiles colorées, lentement balancées par la palme tiède de l’air d’une matinée d’avril, attachée à rappeler les effluves parfumées d’une journée de juin.

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