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15 janvier 2015

L'histoire de nos quartiers - la rue Marguerin

3 rue Marguerin Immeuble Louis Pergaud Paris 14.jpgL’histoire de nos rues – la rue Marguerin

Sur la façade de l’immeuble numéro 3 de la rue Marguerin, une plaque porte l’inscription ci-après : « Louis Pergaud – 1882-1915, prix Goncourt 1910, mort pour la France, a écrit en cette maison « La guerre des boutons » - ses amis, avril 1987 ». Louis Pergaud fait partie de la génération perdue de 1914-1918,rue Marguerin Plaque Immeuble Louis Pergaud Paris.jpg comme Péguy, Psichari, Alain Fournier et tant d’autres.

Il était rédacteur à la direction des Beaux-Arts de la Ville de Paris, ayant été instituteur auparavant. Il avait obtenu le prix Goncourt pour son livre : « De Goupil à Margaux », mais son œuvre la plus célèbre et savoureuse restera : « La guerre des boutons » (sous-titré « Roman de ma douzième année ») et qui parut en 1912.

Documentation extraite du n° 33 de la revue d’histoire de la SHA du 14ème

31 décembre 2014

L'histoire de nos quartiers - la rue Saint Yves

rue Saint-Yves 75014.JPGCette rue offre de curieuses particularités. Venant de l’avenue René Coty, elle commence par un escalier de 37 marches, et s’ouvre également sur l’avenue Reille par une longue rampe de 150 mètres à l’opposé de l’escalier.

A l’origine en 1863, elle s’achevait rue des Artistes, laquelle n’avait pas l’escalier actuel. Par la suite, l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René Coty) ayant été percée en tranchée à partir de 1865, la rue Saint Yves et la rue des Artistes furent dotées chacune d’un escalier descendant sur la voie nouvelle. Ils furent achevés en 1878.

Le nom de la rue Saint Yves n’est pas dû à une église mais a été donné par le propriétaire des terrains qui voulait ainsi honorer son saint patron. Il y a longtemps, un superbe jardin en terrasse avec des arbres fruitiers surplombait l’escalier, mais des bâtiments modernes l’ont remplacé. A ce niveau de la rue, on peut voir les talus gazonnés et le mur des réservoirs de Montsouris qui font un décor surprenant à cet endroit de Paris. Par ailleurs, il faut signaler la « Cité du souvenir », œuvre du populaire abbé Keller qui la fonda en 1925, pour y loger des familles nombreuses, en mémoire des enfants du 14ème morts pour la France durant la guerre 14-18. Cette cité possède une chapelle. Une inscription peinte et une plaque commémorative placée sous la grande voûte d’entrée de la cité, rappelle la vocation et la genèse de l’œuvre. Cette cité est le témoignage de l’œuvre d’un prêtre qui s’attacha à secourir les familles pauvres et ouvrières de cette époque.

Documentation extraite du n°36 de la revue d'histoire de la SHA du 14ème.

11 décembre 2014

Histoire de nos rues

avenue jean moulin.jpg L’avenue Jean Moulin 

De la place Victor Basch (dite couramment « d’Alésia ») au boulevard Brune, cette voie jusqu’en 1964 s’appelait avenue de Châtillon. C’est à cette époque qu’elle reçut le nom du premier président du Conseil national de la Résistance, mort dans de tragiques circonstances en 1943.

Elle fut, durant le 17ème siècle, l’un des « quatre chemins » qui donnèrent cette appellation à la future place Victor Basch précitée. Il s’agissait du « grand chemin de Chevreuse », appelé aussi « route de Chartres ». Les trois autres chemins étaient évidemment les deux bras de la grande route d’Orléans et la chaussée du Maine. Quant à la rue d’Alésia, elle n’existait que par sa partie ouest, sous la forme d’un modeste « chemin des bœufs ».

L’avenue Jean Moulin commence à la hauteur d’un ancien moulin depuis longtemps disparu et qui avait été remplacé par les minoteries des ex  « Grands Moulins de Montrouge » aujourd’hui disparus et qui étaient situés à la naissance de l’actuelle rue Friant, autrefois appelée la rue du Pot au Lait.

L’avenue Jean Moulin a subi un certain nombre de transformations lors de la disparition progressive de vieilles constructions situées au-delà de la rue Antoine Chantin jusqu’à la rue Auguste Caïn, terrains qui supportaient des entrepôts et une usine de métallerie industrielle.

Il faut citer au n° 19 un ancien hôtel particulier, au-dessus de la porte duquel se trouve une niche fermée par une grille et où est placée une statue de la Vierge à l’Enfant. Par ailleurs, au n° 36, apparaît derrière la porte de l’immeuble, une verdoyante allée où plusieurs ateliers d’artistes constituent une oasis de verdure insoupçonnée. Il y avait là, avant la construction d’immeubles, la plupart datant du début du 20ème siècle, des terrains maraîchers qui appartenaient à l’horticulteur Antoine Chantin.

- Documentation extraite du n° 36 de la Revue d'Histoire de la SHA du 14ème.

 Au 40- 44, il a eu dans les années 1980-81 un squat important d'artistes avant la construction des bâtiments modernes.(Consulter les sites : Wikipédia et  http://jcp.sculpteur.pagesperso-orange.fr/JCP%202006.data/AutoBio.htm )

 

26 octobre 2014

Villa Virginie, ou quelques pas sur les pavés

P1020514.JPG Si vous avez le pas agile, la marche assurée ou le simple désir de découvrir les visages discrets de la ville, alors, venant de l’avenue du Général Leclerc et vous dirigeant vers la rue du Père Corentin, n’hésitez pas à venir vous heurter aux pavés de la villa Virginie.

Pavés déboîtés, pavés bossus, rugueux, ils sont là pour vous surprendre et faire sursauter la fine semelle de vos souliers, soumise brutalement à la rude chevauchée qu’auront à subir vos pieds, si habitués à la souplesse onctueuse des vrais trottoirs parisiens…

Mais la villa Virginie possède un autre trésor original, celui-P1020520.JPGlà végétal. Au pied d‘un immeuble moderne – le n° 7 semble-t-il – s’élance vers le sommet de celui-ci, un lierre puissant dont les bras noueux embrassent la façade, enlacent les fenêtres de ses doigts amoureux et protecteurs, sans doute impatients de tenir à leur merci l’objet de leur désir !

Oui, la magnificence de ce lierre surprend en ce lieu bien à l’écart de l’autoroute qu’est devenue l’ancienne avenue d’Orléans. Ce lierre reste suspendu à quelques mètres de la P1020531.JPGtranchée du chemin de fer de ceinture, abîme humide et inquiétant, où s’ennuient les deux parallèles de rails rouillés, ainsi que leurs traverses hors d’usage.

Ici, à l’écart de la poulpe urbaine, vous deviendrez le flâneur privilégié, détenteur à jamais d’un secret, celui d’avoir découvert un autre visage de la ville, quand l’insolite apprend à retenir ses pas et dévoile le mystère d’un lieu unique, protégé seul, par les propylées de l’imaginaire.

R. Rillot

Photos M.Garrigue-Viney- Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

09 octobre 2014

Petite histoire de nos quartiers : l'école de la rue du Moulin vert

Monsieur l’abbé Joseph Magnien fut vicaire de la paroisse durant les deux premières décennies du 20ème siècle. Dans son livre, « Notre vieux Montrouge », il évoque avec soin l’histoire de notre quartier et plus spécialement, la naissance au 16 de la rue du Moulin Vert de l’école de garçons : le Cours Saint Pierre.

College St Pierre-4.jpgIl raconte qu’en 1891 il franchit le portillon de la grande porte et décrit le bâtiment de l’école comme étant accueillant, pas du tout austère. Mais laissons-lui le soin de nous décrire les lieux : « Dans la cour construite en dos d’âne, bordée de trottoirs où s’ouvraient les classes, s’épanouissaient des platanes ombrageux entourés de petits jardinets que chaque frère s’efforçait de cultiver ; chose à noter : malgré les ébats de tant de gamins, il n’y avait pas trop de dégâts… L’école était relativement récente. A la suite de l’expulsion  des frères de l’école de la rue Boulard, vers 1880, Monsieur le curé Carton, avec le concours de paroissiens dévoués, fonda une société civile pour construire une école. D’abord, on jeta les yeux sur les terrains libres de Bon Secours, mais l’endroit fut trouvé trop éloigné du centre, alors qu’un vaste espace s’ouvrait rue du Moulin Vert, l’ancien parquet des moutons…(cliquer sur les photos pour les agrandir - photos R.Rillot, prises avant la démolition)

College St Pierre-1.jpgLes bâtiments de l’école furent élevés sur la rue en bordure, par Monsieur Reposeur architecte. Ils comprenaient un premier étage très simple au dessus d’un préau ouvert avec des poutres apparentes munies de crochets de fer.

Les classes donnant sur la cour étaient spacieuses, bien éclairées par des vitrages, sans oublier le bureau du maître et le légendaire poêle de chauffage».

Mais revenons aujourd’hui. L’école a disparu. Elle fut remplacée en 2006 par un immeuble d’habitation dans lequel fut inséré Alésia-Jeunes, ainsi que diverses activités paroissiales. Les temps ont bien changé !

 

04 octobre 2014

"A la lumière des arbres" Nuit blanche au Parc Montsouris

Le 14ème arrondissement accueille en 2014 le programme" A la lumière des arbres". La plupart des oeuvres seront disposées autour du Parc Montsouris. Poumon vnuit blanche 2014 à la lumière des arbres.jpgert au cœur de la ville, les parcs et jardins de Paris offrent souvent un paysage apaisé de la rencontre entre l’homme et la nature avec, comme grands témoins les arbres. Et si à la nuit venue, par quelques alchimistes bienveillants, ils éclairaient notre imagination?

Parc Montsouris Héhé : Arbre phosphorescent "Radiant Tree" / INSTALLATION
2 rue Gazan, 75014 Cité Universitaire Horaire : 19h à 02h du matin

Respectivement britannique et allemand, Helen Evans et Heiko Hansen ont étudié au Royal College of Art de Londres et travaillent à Paris. Leurs interventions cherchent à abolir les frontières entre l’art et la vie.
Dans la nuit, les promeneurs et les passagers du tramway ne pourront pas le manquer. Car avec Radiant Tree, le collectif Hehe – Helen Evans et Heiko Hansen – transforme un arbre ordinaire en une entité lumineuse irradiante. Avec son feuillage imprégné d’un mélange d’eau, de sucre et de fluorescéine, l’arbre émet une lueur verte fluorescente sous l’effet d’un éclairage ultraviolet. Cette installation évoque à la fois les possibilités offertes par les technologies de pointe – comme les arbres bioluminescents – et la contamination par les polluants urbains. Rendu artificiel, cet arbre invite à la réflexion sur la relation entre l’homme et la nature, mais aussi sur cet espace "artificiel" qu’est le parc Montsouris.

Liste des  autres projets prévus au parc Montsouris :

  • Kiosquorama et Dimension variable
    Thème : Installations et concerts dans le kiosque
    Lieu : parc Montsouris
    Horaire : 21h à 02h du matin

  • Charles Pennequin
    Thème : déambulation avec fanfare depuis le Générateur à Gentilly jusqu’au kiosque de Montsouris
    Lieu : parc Montsouris
    Horaire : 20h à 22h30

  • SAMB’ARBRE, Clube dos Democráticos & High Tree
    Thème : concert inédit de samba dans les arbres
    Lieu : parc Montsouris
    Horaire : 20h à 02h du matin

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"Le jour d'après" Nuit Blanche à Saint Vincent de Paul

NuitBlanche-LeJour D'Apres.jpgSamedi 4 octobre, dans le cadre de la nuit blanche, le conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous signaler l'installation "Le jour d'après" qui se déroulera dans la cour de l'oratoire de l'ancien hôpital Saint Vincent de Paul.
Cette installation est réalisée notamment par l'artiste Sinono qui avait, l'an dernier, merveilleusement mis en valeur le regard 25 de l'aqueduc Médicis avenue René Coty.

Métro Denfert-Rochereau ou RER Port Royal Bus 38

Cliquez sur l'image pour la voir en grand

22 avril 2014

Une prairie sur les rails

Quiconque espérait voir grandir et prospérer sous ses fenêtres un long ruban de prairies, eût été considéré comme un doux rêveur. Mais aujourd’hui, ce ruban vert existe déjà, et cela grâce à la ligne du tramway T3. C’est un miracle de voir ces quelques miettes de chlorophylle surgir entre les rails de ce chemin de fer urbain. Cela se passe sur les boulevards des Maréchaux, dans un Paris quasi asphyxié.

medium_tramway118.jpg

Ainsi, dans la brume du matin, ce sont d’abord des oiseaux, que je devine être des étourneaux et qui viennent glaner sur l’herbe quelques semences égarées. Je les vois s’affairer en silence et avec sérieux, fiers de découvrir leur nourriture journalière et gratuite. Soudain, ils s’envolent avant que le rugissement d’acier  proféré par la gueule du tramway, lancé à plus de trente à l’heure, n’ait eut raison de leur hasardeuse témérité.

J’ai pitié de ces oiseaux, mais qu’y puis-je ? Sinon regretter l’ardeur de la vitesse de ce serpent urbain, et ne pas refuser en compensation à la brutalité aveugle, le plaisir de découvrir, ici et là, quelques touffes de pâquerettes  qui elles, n’ont aucune défense devant l’orage provoqué par un monstre venu d’ailleurs.

Oui, cette prairie aux herbes frissonnantes formera  autour de la Capitale comme un collier d’une reine en majesté. Paris alors, à travers le plaisir que notre regard découvrira, sera le serviteur attentif et bienveillant  pour  les amoureux d’une nature  souvent oubliée.

R.R

07 avril 2014

Nos rues et nos places : la rue Pierre Castagnou (ex rue Durouchoux)

La rue Pierre Castagnou actuelle s'appelait avant 2009 la rue Durouchoux. Aujourd'hui elle a pris le nom du maire du 14ème Monsieur Pierre Castagnou, qui a été également Conseiller de Paris durant les années 2001 à 2009. Nous évoquons ici l'histoire du colonel Durouchoux.

Cette rue longe la partie gauche de la mairie et a reçu en 1875 le nom du colonel Durouchoux de la Garde Nationale mobile. Après la proclamation de la Commune, Durouchoux était resté dans Paris avec un petit groupe de soldats fidèles à l’ Empereur. Du 18 mars 1871 jusqu’au 21 mai, il maintint le contact avec les Versaillais et dans la journée du 22 mai, il déclencha dans le 7ème arrondissement une opération dont le but était de rentrer en contact avec les troupes versaillaises, celles-ci s’avançant vers les 15 et 14ème arrondissements. Rue du Bac, Durouchoux et son petit groupe se heurta aux Fédérés qui le dispersèrent ; lui-même fut abattu au cours des combats.

Depuis la construction de la mairie (1852-1855), cette rue existait en tant que partie de la place de Montrouge située devant la mairie. En dehors du lycée technique Eric Satie, a été construit dans les années1930 l’annexe de la mairie du 14ème, celle-ci comportant de nombreux services municipaux, ainsi que le Conservatoire de musique Darius Milhaud.

N.D.L.R.  Documentation extraite du N° 35 de la revue de la S.H.A. du 14

19 mars 2014

Visite du musée de l'hôpital Sainte Anne : vendredi 21 mars à 14h

hôpital Sainte Anne Pavillon_Magnan.JPGDÉCOUVERTE DU QUARTIER : Les habitants du quartier Montsouris-Dareau vous font découvrir avec passion les coins et recoins les plus curieux, les plus emblématiques et les moins connus de leur quartier, ( habituellement, tous les 2ème samedis de chaque mois).

EXCEPTIONNELLEMENT VENDREDI 21 MARS 2014 A 14H - Visite du musée de l'hôpital Sainte Anne en compagnie de sa directrice - accompagnée par Michèle Maron.

> Départ du FIAP à 11h-Commentaires en français- Durée 1h30 environ

> Gratuit et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.fr

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25 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (VI)

-  Le Goffic Charles ( 1863- 1932 )  romancier et essayiste ‘l’Abbesse de Guérande » / «  l’Ame bretonne ») : 24, rue Beaunier.

 - Lénine ( Vladimir Illitch Oulianov, dit ), continuateur de Marx et homme politique ( « Matérialisme et Empirocristicisme » ; 4, rue Marie-Rose.

 - Maïakowski Vladimir ( 1893 – 1930) poète (« Le Bain ») ; Hôtel Istria : 24, rue Campagne-     Première. Il se suicida en 1930 à son retour en U.R.S.S. après la publication de son œuvre  satirique : « Le Bain ».

-       -  Malet Léo ( 1911 – 1995), auteur d’une série de romans policiers consacrées aux enquêtes et aventures de Nestor Burma ( notamment « Les Rats de Montsouris ») ; immeuble près de la porte de Montrouge. Malet fréquentait les cafés de la rue Daguerre.

-  Malraux André ( 1901 – 1976) , romancier («  La Condition humaine ») ; immeuble de la Ville de Paris, près de la Porte d’Orléans ( avenue Ernest Reyer ?) Deux témoignages nous ont signalé cette adresse mais sans autre précision, et l’époque reste incertaine.

10 janvier 2014

Troc BD/Manga -Circul'livre 11 et 12 janvier de 11h à 13h

circul'livre,troc bdmanga,marché jourdan,le miroir,marché bruneSamedi 11 janvier de 11h à 13h, le conseil de quartier Jean-Moulin/porte d'Orléans propose un troc BD/manga devant le centre de jeunes Le Miroir , 103 boulevard  Jourdan à proximité du marché alimentaire Jourdan. Vous pouvez apporter, prendre gratuitement, échanger des BD et des mangas et en profiter pour rencontrer d'autres jeunes de votre quartier.circul'livre,troc bdmanga,marché jourdan,le miroir,marché brune

Dimanche 12 janvier,de 11h à 13 h, sur le marché Boulevard Brune c'est la deuxième édition du Circul’livre du conseil de quartier Didot- Porte de Vanves. N'hésitez pas à venir chercher un livre ou à en déposer ce dimanche 12 et dès à présent, vous pouvez  en déposer au centre social Didot, 29 boulevard Brune. C'est l'occasion de retrouver vos voisins, amateurs de lecture, et de bavarder avec eux.

Vous aurez aussi le plaisir de faire tranquillement vos achats de produits alimentaires frais, bio et cultivés  par des agriculteurs situés dans des régions proches de Paris. (Photo du marché Jourdan)

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05 janvier 2014

Ils vécurent dans le 14ème (III)

- Calet Henri (1903-1956), journaliste chroniqueur et romancier (le Tout sur le Tout) : 26 rue de la Sablière.

- Cavaillès Jean (1903-1944), philosophe et mathématicien (Essai sur le problème du fondement des mathématiques) : 34 avenue de l'Observatoire. Résistant, il fut fusillé par l'ennemi.

- Cendrars Blaise (Frédéric Sanser, dit) (1887-1961), romancier et bourlingueur (Emmène-moi au bout du monde) : 23 rue Jean-Dolent.

-  Chateaubriand François-René de (1768-1848), romancier et mémorialiste (Atala, Mémoires d'Outre-Tombe) : 92 avenue Denfert-Rochereau. Ce fut le lieu le plus long de son séjour à Paris (12 ans), mais avec de multiples absences.

- Daudet Alphonse (1840-1897), romancier (Le Petit Chose) : avenue de l'Observatoire. Numéro de l'avenue à déterminer, Edouard de Goncourt a mentionné le domicile de Daudet dans maints passages de son journal mais sans jamais indiquer le numéro.

- Daudet Léon (1868-1942), romancier, polémiste, politique et mémorialiste (les Morticoles et Fantômes et Vivants) :  42 rue de la Santé (il s'agit de la Maison d'Arrêt de la Santé, où il fut incarcéré comme prisonnier politique et dont l'évasion fut rocambolesque).

20 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Leneveux

La rue Leneveux

Cette rue porte depuis cent ans le nom d’Henri Leneveux (1817-1878). Celui-ci doit cet honneur posthume au fait d’avoir été maire du 14ème pendant quatre jours, du 4 au 8 septembre 1870, le premier de la série de nos maires. C’est lui qui proclama la République dans l’arrondissement. Il faut remarquer que la plaque apposée à l’angle de sa rue et de la rue Marguerin lui attribue exclusivement la qualité de conseiller municipal, alors qu’il a bel et bien été maire du 14ème, pendant une durée très éphémère, pour le gouvernement provisoire de la Commune de Paris. Puis en 1872, il fut élu maire-adjoint du Petit-Montrouge, fonction dans laquelle il sera reconduit en 1874 et 1878, jusqu'en 1881.

rue leneveux plaque de Jean Texcier.jpgAu n° 4 est apposée une plaque indiquant que ce fut le journaliste Jean Texcier qui habita cette maison de 1910 à 1957 et qui y rédigea les « Conseils à l’occupé », « premier écrit clandestin publié sous l’Occupation en 1940 ». Texcier était un brillant chroniqueur de Paris et fut aussi un peintre. Il repose au cimetière Montparnasse depuis 1958. Signalons que dans cette rue, une autre personnalité y habita – Ferdinand Brunot- leFerdinand Brunot les archives de  la parole.jpg grand linguiste, qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919 et qui vécut au n° 8 durant de longues années.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la Revue d’Histoire de la SHA du 14ème

 

16 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Deparcieux

La rue Deparcieux

 La rue Deparcieux joint la rue Daguerre à la rue Froidevaux. Aussi s’appelait-elle «  rue Neuve-du-Champ-d’asile » jusqu’en 1864, année où elle reçut le patronyme du mathématicien français Antoine_Deparcieux_(1703-1768).jpgAntoine Deparcieux (1703 – 1768).

 Celui-ci, moindre seigneur des « maths » que Fermat, a poussé ses travaux dans un esprit ouvrant la voie vers des applications pratiques : mécanique, force motrice par la mise en œuvre de l’eau, perfectionnement des cadrans solaires…

 Mais Deparcieux a été longtemps honoré par les compagnies d’assurance sur la vie, car il publia en 1746 le premier « Essai sur les probabilités de durée de la vie humaine » dont les tables fournirent à ces entreprises, «  les limites d’âge en deçà desquelles les bénéfices sont certains ».

 Réunissant comme la rue Fermat un curieux mélange d’immeubles anciens et modernes, la rue Deparcieux présente au visiteur quelques particularités intéressantes : au N° 9, une porte d’une étroitesse peu commune ; un beau portail au double n° 11- 13 ; on observera au n° 14 deux fenêtres murées, exemple typique des effets d’une des lois fiscales les plus stupides de tous les temps : l’impôt sur les portes et fenêtres, disparue en 1926 après avoir entraîné la suppression d’une nombre énorme de fenêtres dans toute la France, d’où la multiplication des locaux insalubres…

-Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

15 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (I)

 Le 14ème a toujours été une terre d’accueil pour de nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire et politique. Nous communiquons aux lecteurs le nom et les adresses des écrivains qui ont élu domicile dans nos quartiers. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, certains connus, d’autres oubliés. La liste n’est pas exhaustive mais donnera une idée de l’importance du 14ème, situé au contact immédiat des quartiers dits intellectuels de la rive gauche (Montparnasse, Quartier Latin, Luxembourg). Voici donc quelques noms d’écrivains pour lesquels vous pourrez découvrir leur passage dans le 14ème :

Alain (Emile Chartier, dit) – 1868/1951, philosophe (série des « Propos ») : 6 rue Cassini.

Alain Fournier (Henri Alban Fourier, dit) – 1886/1914, romancier ("Le Grand Meaulnes") : 2 rue Cassini.

Apollinaire (Guillaume, Wilhem Apollinaris de Kostrowitzky, dit) – 1880/1918, poète (« Calligrammes ») : 42 rue de la Santé. C’est-à-dire à la Maison d’arrêt de la Santé (affaire dite du « Vol de la Joconde »).

Arago François  - 1786/1853, astronome et écrivain, scientifique (« Cours d’astronomie populaire ») : 61 avenue de l’Observatoire. Il s’agit de l’Observatoire de Paris dont il était directeur.

Aragon Louis – 1897/1982, poète et romancier (« Feu de joie » et « Les cloches de Bâle ») : 54 rue du Château (?) et 24 rue Campagne-Première. Le séjour d’Aragon au « Phalanstère » surréaliste de la rue du Château a été contesté. Sa jeunesse rue de Vanves n’est attestée que par son beau poème sur cette rue (43 strophes).

Audiard Michel  - 1920/1985, dialoguiste et scénariste de cinéma, ainsi que romancier. Nombreux films (« Le P’tit cheval de retour ») : 61 rue Hallé.

Audoux Marguerite – 1863/1937, romancière (« Marie-Claire » et « l’Atelier de Marie-Claire ») : 10 rue Léopold-Robert. (plaque).

09 décembre 2013

Histoire de nos rues : la rue Campagne-Première

Rue Campagne Premiere le 31.JPGHistoire de nos rues

La rue Campagne-Première

Cette appellation provient en fait d’une campagne militaire et non pas de celle des champs. Un certain général Taponnier était propriétaire des terrains que traversait la rue et qu’il avait achetés comme Bien National aux Domaines. Ces terrains faisaient partie des jardins appartenant aux Oratoriens qui en avaient été chassés par la Révolution Française. Ayant fait sa première campagne à la bataille de Wissembourg, en 1793, le général Taponnier voulut en perpétuer le souvenir et baptisa ainsi sa rue, alors qu’il aurait pu lui donner son nom, comme le firent tant d’autres propriétaires parisiens.

Après la construction de la gare Montparnasse, de nombreux artistes vinrent s’installer dans ce quartier, y restèrent et en attirèrent d’autres. C’est pourquoi l’on construisit, tout au long du 19ème siècle, ainsi qu’au 20ème siècle, tant d’immeubles avec des ateliers dans tout le quartier et également dans cette rue. De nombreux souvenirs artistiques y sont attachés, bien que de nombreuses maisons anciennes aient été démolies.

Documentation extraite du n° 41 de la revue d’histoire de la SHA du 14ème.

03 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue des Thermopyles

  paris 14e,75014,thermopyles,plaisance La rue des Thermopyles

La rue des Thermopyles comme sa voisine la rue Léonidas est un vestige du Plaisance loti par Chauvelot entre le milieu respectif des règnes de Louis-philippe et de Napoléon III.

Elle s’étend actuellement entre la rue Didot et la rue Raymond-Losserand ( ex-rue de Vanves), mais avant 1925, alors qu’elle était un passage privé, elle partait de la rue des Plantes. Cette partie dont elle a été amputée est devenue la rue Olivier-Noyer ( nom d’un propriétaire des terrains).

Quantité de maisons pittoresques, jalonnent l’étroite rue des Thermopyles, qui mérite une visite des amoureux du «  14e ancien » (cliquez sur l'image pour la voir en grand)

A propos de Plaisance, il faut bien noter que l’autre village de Chauvelot ( connu sous ce nom de Plaisance antérieur au lotissement) se situait principalement sur le 15e arrondissement, ainsi que l’atteste la «  Porte de  Plaisance », laquelle se trouve bien au-delà des limites du 14e, puisque c’était le 2ème porte vers l’Ouest après la porte de Vanves . Aujourd’hui, un arrêt du tramway porte le nom de  «  Georges Brassens ».

- Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

06 novembre 2013

Un jardin lilliputien

Tout Parisien est avide de verdure, on s’en douterait. Il va jusqu’à cultiver sur son balcon une certaine idée de la nature et de ce que serait sa ville si chacun proposait aux passants une multitude de corbeilles fleuries. Tulipes, géraniums, gypsophiles, ombellifères seraient les bienvenues. Ne parlons pas des pissenlits, de l’hélianthème, des millepertuis et des renoncules… mais je rêve !

Je vous parlerai d’un jardinet libre de toute clôture, et cela en plein Paris, à la jonction de la rue Bezout et de la rue de la Tombe Issoire. Ce jardin a pour nom le jardin d’Isoré !

Squar- Bezout-TombeIssoireP1020975.jpg

On connaît la légende colportée par une chanson de gestes du 12ème siècle : le géant Isoré détroussait les Parisiens. Le chevalier Guillaume fut chargé par le roi de mettre fin à ces méfaits. Le combat s’engagea. Le géant mourut. On dit que sa tombe se trouverait sur le tracé de la rue dite de la Tombe Issoire, ancienne voie romaine de Lutèce à Aurélianum (devenue Orléans). Signalons que il y a quelques années, se situait au carrefour Alésia et de la rue Sarrette un restaurant dénommé « le Moniage Guillaume… ».

Mais revenons à ce jardin qui est digne du royaume des Lilliputs. On peut même y jouer aux dames et aux échecs, une table ayant été placée en son centre à cet effet. La surface de ce jardinet ? Celui d’un studio en plein air, peut- être trente mètres carrés, à peine plus.

Je vous laisse rêver à ce lieu, oasis bénie pour les moineaux ; au centre, un arbuste leur témoigne un accueil sympathique. A proximité, deux bancs attendent les amoureux ou la fatigue de nos anciens.

Ma promenade se termine ici sur cet espace « vert », parti à la reconquête d’un Paris minéral, bétonné, asphalté. Chaque Parisien a l’espoir de voir redonner vie à de telles mosaïques de verdure comme celle-ci : un petit morceau de nature fragile, mais fier de montrer sa fièvre à vouloir ressusciter. 

R. Rillot 

29 octobre 2013

Une rue orpheline

L’arrondissement du 14ème peut être considéré à bien des égards comme étant mystérieux. Il ne s’agit pas cependant de débusquer les ruines hypothétiques d’un château médiéval qui serait enfoui sous le macadam de l’avenue d’Orléans, (pardon… du Général Leclerc), ni de ressusciter de quelconques traces d’ un moulin qui fut jadis vert, à moins que le Vert Galant ne fut passé en ce lieu pour y courir le jupon… Ni même de voir des souris se faufiler au sommet d’un mont bien modeste qui leur serait apparu comme une montagne à gravir, sans omettre les sombres souterrains où s’entassent du côté de l’Enfer, depuis plus de deux siècles, les dépouilles oubliées de six millions de Parisiens…

Non, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit tout simplement d’une rue, oui d’une rue, comme il y en a des milliers à Paris, qui a la particularité de ne posséder qu’un seul numéro : le numéro 2. Une rue qui n’a qu’un seul numéro sur son parcours, ça ne fait pas sérieux. Oui, j’en conviens. Mais que voulez vous, nous ne sommes pas sur les Champs Elysées ni sur le boulevard Haussmann.

En vérité, il s’agit de la rue Saillard qui, partant de la rue Charles-Divry aboutit à la rue Brézin en longeant l’aile gauche de la mairie, la place du marché et les squares Ferdinand Brunot et de l’aspirant Dunand. Seul, le n° 2 abrite l’entrée d’une salle de réunions logée dans la mairie même.

Le mystère est ainsi résolu. Une rue sans habitants mais qui n’empêchera pas le flâneur d’imaginer une éventuelle rencontre avec un fantôme qui aurait perdu la clé de son logis…

R. Rillot

28 octobre 2013

Les Rencontres du Land Art et de la Ville du 26 octobre au 3 novembre dans le 14ème

rencontres du Land art 26 oct au 3 novembre 2013.jpgDu 26 octobre au 3 novembre, un parcours artistique vous est proposé dans 8 espaces verts du 14e. Les artistes créeront les œuvres in situ, le premier jour des rencontres, permettant au public de mieux admirer leur travail.

Les Rencontres du Land Art et de la Ville ont pour ambition de permettre à tous l’accès à l’art à travers une proposition originale. Initiées et animées par deux artistes plasticiens, Anne Damesin et Rémi Delaplace, fondateurs de l’association les 2Dès, elles proposent un parcours artistique dans 8 squares du 14e.
Tout au long de ces rencontres, des médiateurs culturels seront présents dans les jardins et squares à coté des œuvres pour aller à la rencontre des habitants. Les artistes proposeront de leur coté des ateliers dans les jardins et les centres de loisirs. Enfin le dimanche 3 novembre à 16h, un goûter festif et ouvert à tous est organisé pour clore la collaboration des habitants à l'œuvre participative "Origami à Graines" dans le square Raymond Losserand.  

Les squares participants :

Square Ferdinand Brunot, 3 rue Durouchoux 75014 Paris (métro Mouton Duvernet)
les Oiseaux de passage, Emmanuelle Roy

Square Gaston Baty, 1 Rue Jolivet 75014 Paris (métro Edgar Quinet)
Fleurs spéculaires, Gilles Brusset

Parc Montsouris, 2 rue Gazan 75014 Paris (métro Glacière / rer Cité U)
la Passag’ère, Polska

Square Serment de Koufra, avenue Ernest Reyer 75014 Paris (métro Porte d'Orléans)
les Bancs Publics, Jeremy Edwards

Jardin Anna Marly, 16 avenue de Vanves 75014 Paris (métro Porte de Vanves)
Ce qui arrive, Anne Damesin, Rémi Delaplace

Square du Chanoine Viollet, 72 rue du Moulin Vert 75014 Paris (métro Pernety)
L'air de la valse, Roland Cros

Square du Cardinal Wyszynski, 54 rue Vercingétorix 75014 Paris (métro Pernety/Plaisance)
Emergence, Philippe Vas

Square de la Place Raymond Losserand 148 rue Raymond Losserand 75014 Paris, métro Plaisance,
Origamis à graines,  Maria Villalobos et Aline Gheysens

festival Land art

http://landartaparis.over-blog.com /

26 octobre 2013

Dimanche 27 octobre, 15h: La ruralité à Paris

la ruralité à Paris (ancien moulin dans le cimetière Montparnasse).jpgPromenade originale pour dénicher les traces cachées et méconnues du passé champêtre de la capitale.

Rendez-vous devant le 73, avenue du Maine, à la sortie du M° Gaîté (75014), à 15h. Tarif : 11 euros.

Au détour d'un rue, le passé rural de Paris peut surgir à tout moment. Là un nom de rue, ici un ancien puits, un vieux village, mais aussi un moulin ou encore une enseigne qui défie le temps. Il suffit d'ouvrir les yeux. Ces traces, les Parisiens y sont, le temps passant, de plus en plus attachés. D'autant que, la rareté faisant le prix, chaque année il en disparaît, ce patrimoine ne bénéficiant souvent d'aucune protection. Mais, la ruralité, la campagne Paris, ce ne sont pas seulement des vestiges anciens, c'est aussi le présent et même l'avenir.

Partout dans le monde, on repense la ville, on tente d'effacer les erreurs d'un passé récents. A Paris, il y a ainsi une ferme expérimentale. A New York, il y a déjà la Brooklyn Grange, l'Eagle Street Rooftop Farm et la BrightFarms qui fournissent fruits et légumes. Demain la ville sera peut-être très différente de celle que nous connaissons..
Renseignements sur les différentes de promenades et activités  : Secrets de paris

25 octobre 2013

La petite histoire de nos rues ( la rue Boissonade )

 Cette rue est dédiée à l’helléniste Jean-François Boissonade, dit de Fontarabie (1774-1857), professeur au Collège de France, qui s’attacha à remettre à l’honneur l’étude du grec ancien. Il publia notamment « les Héroïques » du sophiste Philostrate.

Cette rue a été formée par la réunion de deux « culs-de-sac » qui étaient séparés par une portion desatelier gustave.jpg jardins du couvent de la Visitation. On remarquera aux n° 31, 33, 35, 39 et 43 d’intéressantes maisons d’ateliers d’artistes. Au n° 26 se situe une belle chapelle attenant au couvent des Frères Mineurs Capucins.

Cette rue vit des personnages célèbres tels que Romain Rolland (au n° 3) qui composa son roman « Jean-Christophe » ; le poète Paul Fort (au n° 24) où il écrivit quelques-unes de ses ballades françaises, le peintre néerlandais Conrad Kickert (au n° 33). Entre les n° 9 et 15 , on a une très belle vue sur le parc de la Visitation.

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la revue de la S.H.A  du 14ème.

Photo :Atelier Gustave

24 octobre 2013

Il était une fois dans (la rue de) l'Ouest

La société historique du 14ème a présenté dans son bulletin n° 197 de juin 2012montparnasse,autoroute,paris,autoroute urbaine un article relatif à la parution d’un livre : « Il était une fois dans (la rue de) l’Ouest », qui rassemblait les éléments historiques se rapportant à la transformation profonde de ce quartier, suite à la démolition et à la reconstruction de la gare Montparnasse (1965-1966) et à l’édification de la Tour (1973).

Rappelons brièvement les faits. Les années 70 voient le projet de démolition du quartier situé entre Plaisance et Gaîté. Le débouché de l’autoroute A10 est prévu et devait se faire au niveau de la nouvelle gare Montparnasse, via la porte de Vanves et la rue Vercingétorix. Cette radiale devait faire table rase devant elle…Parisautoroutes.jpg(plan du projet d'autoroutes urbaines, en bleu clair, les  autoroutes enterrées - cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Mais les habitants du quartier se rebiffent. Rappelons que l’église Notre Dame du Travail et l’immeuble Art déco du 8 rue Lebouis devaient disparaître. Un groupe d’habitants se réunit, sous le nom de Vivre dans le 14ème. Ils demandent de préserver ou de réhabiliter ce qui peut l’être, en maintenant les habitants en place. Après une large mobilisation, ils obtiennent l’abandon de la « radiale » en 1977 et demandent également à propos de la ZAC Guilleminot, d’obtenir une concertation qui sera toujours refusée. La confrontation avec l’organisme aménageur durera neuf ans (1973-1982). Sous la pression des habitants, des immeubles furent défendus un à un. Le projet final en garda une soixantaine.

Le livre indiqué au début de cet article montre affiches, dessins, photos, etc. Il restitue ce qu’on dit ou fait les habitants, témoins ou acteurs, à propos de la préservation  d’un quartier dont  la rue de l’Ouest était l’axe le plus vivant.

- Pivoine – deuxième édition 2010. Librairie Tropiques – Libraire d’Odessa.

23 octobre 2013

L'histoire de nos rues

La rue Messier

Cette rue est dédiée à la mémoire d’un astronome dont le nom est un peu oublié aujourd’hui. Charles Messier (1730-1817) fut un grand « chasseur de comètes » et auteur du « Catalogue des nébuleuses ». Cette rue n’a que 71 mètres de long et est certainement la plus courte du 14ème. Débutant boulevard Arago, elle rejoint la rue Jean Dolent. Elle est bordée par la partie arrière de la propriété de la Faculté de Théologie protestante et par la base de la prison de la Santé. La prison de la Santé a percé son mur sur cette rue en y pratiquant une large porte, bien entendu, gardée. Fait remarquable, cette rue ne possède aucun numéro.

La rue Jean Dolent

C’est sous ce pseudonyme que l’écrivain et critique d’art Charles Antoine Fournier écrivit une œuvre qui aujourd’hui, peut être considérée comme de second ordre en dépit du grand talent de l’auteur. Jean Dolent est né et mort à Paris (1835-1909). Il a signé sous ce nom d’emprunt : « Une volée de merles », suite de portraits d’écrivains. « Avant le déluge », recueil de variétés artistiques et littéraires ; deux romans « Le roman de la chair » et « l’Insoumis ». Des ouvrages de critiques d’art : « Petit manuel d’art à l’usage des ignorants » ; « le livre d’art des femmes » et « Amoureux d’art ». Considéré jusqu’à la guerre de 1914-1918 comme un essayiste et un styliste de grande classe, il tomba définitivement dans l’oubli car son œuvre ne fut jamais rééditée.

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la SHA du 14ème.

 

17 octobre 2013

L'histoire de nos rues : la rue de la Tombe Issoire

D’après la légende, cette rue reprend l’appellation d’une pseudo tombe où un géant sarrasin et mythique aurait été enseveli. Il aurait été vaincu par Guillaume d’Orange accouru au secours d’un roi de France, Louis (sans n° d’ordre). Ce n’est qu’une légende qui s’est fixée en ce lieu car non loin existait une Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. (la rue voisine du Commandeur rappelle la présence de ces moines hospitaliers). Cet établissement accueillait les pèlerins qui se rendaient à Saint Jacques de Compostelle. On déclamait alors à la veillée une chanson de gestes intitulée : « Le Moniage Guillaume », héros du haut Moyen-Age.

église Saint Dominique rue de la Tombe-Issoire.jpgLa voie actuelle est longue de 1250 mètres et reprend la succession de la rue saint Jacques qui, partant de la Seine, constituait l’axe principal de la « vieille route d’Orléans », en direction de l’Espagne. La rue de la Tombe Issoire était ainsi au Moyen Age, avec l’avenue du Général Leclerc, aujourd’hui (ex avenue d’Orléans), un des  principaux  axes de sortie de la capitale vers le Sud.

Deux personnages célèbres ont animé cette rue : Raspail qui tint un dispensaire gratuit au croisement avec l’avenue du président Coty et Rude qui y eut son atelier jusqu’à sa mort en 1855.

Par ailleurs, il faut citer deux monuments remarquables de réservoir de Montsouris et fontaine Wallace rue de la Tombe-Issoire.jpgcette rue :

-  L’église Saint Dominique, achevée en 1921 et dont l’architecte fut Gaudibert. Au fronton de cette église, le saint patron est représenté comme un sosie de Louis Jouvet.

-       -  Le réservoir gigantesque de Montsouris, achevé en 1874 par l’ingénieur Belgrand, est d’une capacité de 200 millions de litres d’eau, provenant des sources de la Vanne et du Loing.

NDLR : Documentation extraite du n° 39 de la revue de la S.H.A.du 14ème

Photo 1: Eglise Saint Dominique 18-20 rue de la Tombe-Issoire

Photo 2 : Réservoir de Montsouris situé à l'autre extrémité de la rue de la Tombe- Issoire au n°115

14 octobre 2013

Un jardin de mémoire

square du Serment de Koufra ensemble floral.JPGQui ne connaît le jardin du Serment de Koufra situé aux abords de la porte d’Orléans et limité par la rue de la Légion Etrangère et l’avenue de la Porte de Montrouge ? La statue du Général Leclerc placée non loin, rappelle qu’en août 1944, les troupes de la deuxième DB entrèrent par cette porte dans un Paris qui venait de se libérer.

Mais que sait-on de la saga Leclerc qui amena cet officier, blessé et fait prisonnier deux fois par les Allemands lors de la campagne de 1940 à rejoindre De Gaulle à Londres puis à s’engager en Afrique ?

Koufra était une palmeraie défendue par un millier d’Italiens et comportait une citadelle accrochée au piton Djebel- el -Bad. Ce lieu possédait un terrain d’aviation servant de relais aux avions reliant la Libye à l’Ethiopie, à l’époque colonies italiennes. Ainsi Koufra devenait un lieu stratégique à conquérir.

Leclerc partit de Fort Lamy à 1000 kilomètres de son objectif avec 400 hommes répartis sur 60serment de koufra 1941.jpg véhicules. Les conditions de vie furent très dures. Le 2 mars 1941, après dix jours de siège, les troupes de Leclerc font leur entrée dans la citadelle. Un butin considérable put être récupéré. 48 pièces de DCA, des mitrailleuses lourdes et légères, des milliers de projectiles, ainsi que des voitures spéciales Sahara, plusieurs camions et une grande quantité de vivres.

Fort de cette victoire, Leclerc prononce alors le serment fameux dont le texte authentique est celui-ci :

Jurez de ne déposer les armes que le jour où nos couleurs,

 nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg.     2 mars 1941.

On connaît la suite : Leclerc fait le débarquement de juin 1944, contribue à libérer la Normandie, puis fonce sur Paris où il entre le 25 août 1944.

-Documentation extraite du numéro39 de la S.H.A du 14e.

30 septembre 2013

Le mur murant Paris...

rend Paris murmurant ! C’est par cette formule que les Parisiens prirent conscience à la fin du 18ème siècle que la fiscalité de l’époque, en créant l’octroi aux portes de la ville, pesait lourdement sur les habitants. Depuis 1670, Paris, suite à une décision royale, avait été déclarée ville ouverte après disparition de ses murs d’enceinte. Aussi, la Ferme Générale avait-elle les plus grandes difficultés à percevoir l’octroi, sorte de taxe de douane intérieure qui alimentait les finances de la ville. Les Fermiers Généraux décidèrent donc de réaliser un mur d’octroi, dont la réalisation fut confiée à l’architecte célèbre à cette époque, Claude-Nicolas Ledoux. De 1784 à 1787, sur 23 kilomètres, un mur de 3  à 5 mètres de haut fut édifié autour de Paris. L’emprise générale de l’espace voué à ce mur fut de 72 mètres et les constructions interdites à moins de 100 mètres du mur. Précisons que les contrebandiers de l’époque n’hésitèrent pas à construire des tunnels dont l’un de 84 mètres, était situé à la hauteur de la rue de la Glacière.les pavillons Ledoux Barrièrd'Enfer place_Denfert-Rochereau.jpg

Soixante pavillons d’octroi (Ledoux les nomma « Propylées ») sont construits. Aujourd’hui, il n’en reste que quatre, dont deux situés sur la place Denfert Rochereau. Les barrières de la Fosse-aux-lions ainsi que la barrière d’Arcueil se situaient grosso modo entre l’actuel hôtel Marriott et le FIAP de la rue Cabanis. Il y avait là le lieu d’une ancienne carrière  ( la Fosse aux lions) qui était utilisée par plus de 500 à 600 chiffonniers ayant  établi leur demeure en ces lieux. Chaque nuit, avec leurs lanternes, hottes et crochets, ils allaient prospecter les ordures à l’intérieur de Paris…

En 1840, le gouvernement de Thiers débute la construction d’une enceinte fortifiéePoterne-des-peupliers un des seuls vestiges de l'enceinte Thiers.jpg autour de Paris. Le hameau du Petit Gentilly souffrira de la construction de ces fortifications et fut arasé sur une bande de terrain de plus de 350 mètres. Vers le milieu du 19ème siècle, l’industrie conquérante attire les populations des campagnes qui se voient repoussées en dehors du centre ville. Les nouveaux travailleurs vivent de façon précaire et sont logés dans des conditions exécrables. L’espace compris entre le Mur des Fermiers et les fortifications de Thiers accueille : hospices, prisons, cimetières et toutes les industries dégradantes et polluantes. Ainsi c’est le lot du Faubourg Saint Jacques, des rives de la Bièvre et du Faubourg Saint Marcel.

Aujourd’hui ces espaces ont été largement réhabilités et reconstruits selon les principes de l’urbanisme contemporain : espaces, lumière, immeubles de grande hauteur. Ces lieux ont changé de visage.

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la SHA du 14ème.  

Cliquez sur les images pour les voir en entier. Photo 1 : Les pavillons d'octroi Ledoux place Denfert-Rochereau. Photo 2: la Poterne des peupliers, un des seuls vestiges de l'enceinte fortifiée de Thiers (images extraites du site Wikipédia)

16 septembre 2013

Journées du patrimoine:l'hôpital La Rochefoucauld

hopital_la_rochefoucauld.jpgSi les principaux monuments et institutions de Paris ont bénéficié d’une publicité  permettant aux visiteurs d’apprécier leur place dans le patrimoine de nos quartiers, il en est un qui, du fait de son activité actuelle, ne comporte aucune mise en valeur précise. Il s’agit de : l’établissement gériatrique La Rochefoucauld, administré par l’AP et qui n’est autre que l’ancienne maison de retraite La Rochefoucauld, dont l’entrée se situe 15 avenue du Général Leclerc près de Denfert-Rochereau. Précisons que depuis 1950, cet établissement est inclus dans le CHU Cochin-Port Royal.

Rappelons les grandes lignes de l’histoire de cette « Maison ». C’est la duchesse de La Rochefoucauld-Liancourt, encouragée par les Pères de la Charité qui acheta en 1781 un terrain pour y faire construire un hospice modeste de seize lits, destiné aux vieillards infirmes. L’assemblée du clergé de l’époque fit un don de 100 000 livres ; 10 000 livres de rente furent allouées par le roi Louis XVI et les prévôts des marchands et échevins de Paris affectèrent 1800 livres de rente à perpétuité. Hôpital de La Rochefoucauld.JPG

Le nouvel établissement fut ouvert en 1783 sous le nom d’Hospice ou Maison Royale de Santé. Sous la Révolution, il prit le nom de Hospice National et en 1798, Hospice de Mont-Rouge. Il faut préciser que le bâtiment central actuel a été construit en 1801-1802 en remplacement du précédent, par l’architecte Jacques-Denis Antoine, auteur par ailleurs de la Monnaie de Paris. Il pouvait accueillir à l’époque (1807) jusqu’à 250 vieillards. Aujourd’hui, c’est un centre de gériatrie qui a été complètement modernisé .

Nous ne pouvons que remercier l’initiative d’une duchesse philanthrope et nous réjouir d’apprécier aujourd’hui cette œuvre, témoin d’un passé lointain, mais ô combien évocateur dans son but d’accueillir le grand âge.

NDLR : documentation extraite du n° 27 de la revue de la SHA du 14ème.

Cliquez sur les illustrations pour les voir en plus grand :  Photo 1 la façade de l'hôpital La Rochefoucauld 15 avenue du Général Leclerc - photo 2 la façade de l'hôpital La Rochefoucauld qui donne sur l'avenue René Coty.

13 septembre 2013

Un seul conseiller municipal par quartier

La Cinquième République a profondément modifié l’élection des conseillers municipaux en faisant élire plusieurs candidats par arrondissement suivant l’importance de celui-ci, alors que sous la troisième République et pendant 70 ans, n’ont été élus que 80 conseillers municipaux à raison d’un seul par quartier, que celui-ci fut petit, grand, peu ou très peuplé. Il faut rappeler qu’à cette époque, les maires d’arrondissement n’étaient pas élus mais nommés par le Ministère de l’Intérieur. La représentation des populations était donc inégale au point de vue numérique, totalement non représentative de cette population.

Certaines de nos rues ont conservé la mémoire de ces conseillers municipaux. Ainsi :

Louis Asseline – Conseiller de 1874 à 1878. Il était homme de Lettres, cousin par alliance de François Victor Hugo. Il fut élu à l’âge de 45 ans et était surtout journaliste, polémiste républicain sous l’Empire et historien (auteur de Marie-Thérèse, impératrice d’Autriche). Nommé maire du 14ème arrondissement en novembre 1870, il démissionna en mars 1871 devant l’insurrection de la Commune. En 1877, il se présenta à l’élection législative de Plaisance Montparnasse mais fut battu. Après sa mort survenue en 1879, la Ville de Paris donna son nom à l’ancienne avenue du Château dit du Maine, puis rue Sainte Alice, puis avenue Couesnon (lotisseur du Château).

Jules Emile Dubois – Conseiller de 1887 à 1898. Il fut docteur en médecine. Elu à l’âge de 34 ans, il fut notable du Comité Radical. Il vit renouveler son mandat en 1892 et 1896. Le Comité Radical aux élections législatives de 1898 le présenta,  et fut ainsi député de la Santé du Petit Montrouge. Près de l’Ecole Primaire de la rue de la Tombe Issoire, il fonda au numéro 77 une école professionnelle de jeunes filles qui reçut le nom d’Emile Dubois après la mort de celui-ci en 1904. Une nouvelle rue créée près de cette école reçut le nom du Conseiller, l’ancienne école professionnelle y fut transférée et devint l’actuel lycée technique municipal.

NDLR : documentation extraite du n° 27 de la SHA du 14ème.