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08 juillet 2018

L'histoire du chemin de fer de la Petite Ceinture (II)

Les mises en service se firent progressivement à partir de 1852 (Second Empire). Ainsi, on vit l'inauguration du chemin de fer rive droite, de la gare des Batignolles (compagnie de l'Ouest) jusqu'à la gare d'Orléans (PO). Puis ce fut l'inauguration de la ligne vers l'est entre les Batignolles et la gare marchandises de la Chapelle. La construction de ces lignes était aux frais de l'Etat qui les livrait aux compagnies concessionnaires.

Paris-StGermain-117083992_o.jpg

(gravure de Victor Hibet , représentant "l'embarcadère de l'Europe" du Paris-Saint Germain, en fonds la butte Montmartre)

Monsieur Pereire, directeur du chemin de fer du Paris Saint Germain s'engagea en août 1852 à construire une ligne du Pont Cardinet jusqu'à Auteuil. La mise en service eut lieu le 2 mai 1854. C'était l'amorce de l'ouverture de la Petite Ceinture vers la rive gauche.

En 1862, un service de voyageurs fut ouvert par l'est des Batignolles à Bercy. En 1867 fut mis en service le trafic des voyageurs d'Auteuil à Ivry. La voie ferrée était bouclée. Et pour desservir l'exposition universelle, Grenelle fut raccordé au Champ de Mars.

L'empereur Napoléon III aurait insisté en 1861 pour activer le bouclage de la Petite Ceinture et donner ainsi satisfaction aux populations déshéritées. Il faut noter qu'à compter du 1er janvier 1860, les communes  ou parties de communes situées en deçà de l'enceinte fortifiée de Louis Philippe devinrent partie intégrante de Paris, qui passe alors de 3300 hectares à 7100 hectares et sa population de 1,2 million à 1,6 million, répartie en 20 arrondissements au lieu de 12 et 80 quartiers au lieu de 48. Les habitants des arrondissements périphériques furent donc les premiers bénéficiaires du nouveau chemin de fer. Celui-ci était raccordé à toutes les lignes pénétrant par ailleurs dans la capitale.

22 juin 2018

Romain Rolland (suite et fin )

roamin Rolland, Charles Péguy, Stefan ZweigLa seconde Guerre mondiale verra Romain Rolland, en 1940,  habiter 89, boulevard du Montparnasse, dans le 6ème arrondissement.  Il mène alors une vie très retirée et se consacre à la rédaction d'un livre sur son ami Charles Péguy qu'il terminera à la veille de sa mort, le 30 décembre 1944.

Romain Rolland a eu la joie de voir la libération de la France. Enterré dans sa ville natale , Clamecy, sa dépouille sera transférée à Brèves, à 10 km de Clamecy.

Sa femme se consacra à la mémoire de son mari en faisant publier de nombreuses oeuvres posthumes, dans la collection des Cahiers de Romain Rolland, et qui se rapporte à son abondante correspondance avec de nombreux amis dispersés en divers pays.

Romain Rolland fut un homme passionné par l'art et la musique. Il fut toujours à la recherche de la vérité dans tous les domaines. Mais il demeura solitaire en dépit de nombreux amis. Stephan Zweig disait de lui : "Rolland se refusa à jouer auprès de ses semblables le rôle d'une autorité. Il exige de chacun qu'il reconnaisse la seule autorité de sa conscience". 

Il fut toujours partagé entre la foi et la raison, son internationalisme et son attachement à la patrie. Il ne cessa de se battre en faveur de la défense de la paix et de l'entente entre les peuples européens, particulièrement entre la France et l'Allemagne. Il chercha " à tout comprendre pour tout aimer".

-  Documentation extraite du numéro  43 de la S.H.A du 14e.

                                                                           F I N

« Rolland était le premier Français auquel je parlais depuis trois ans. Je savais parfaitement que cet ami qui était roamin Rolland, Charles Péguy, Stefan Zweigdebout devant moi était l'homme le plus important de cette heure de l'histoire du monde, que c'était la conscience morale de l'Europe qui me parlait. » Stefan Zweig, Le Monde d’hier, 1934.

Cet exercice d’admiration témoigne d’une magnifique amitié qui a duré trente ans : celle qui a réuni, de 1910 à 1940, deux écrivains de renom, le Français Romain Rolland et l’Autrichien Stefan Zweig. (l’ Express à propos de la Correspondance entre les deux grands écrivains de le première moitié du XXe siècle, fervents défenseurs de l'amitié franco-allemande)

Photos:  Romain Rolland à gauche, Stefan Zweig à droite

17 juin 2018

Romain Rolland (suite) : l'écrivain engagé

Romain Rolland Au-dessus de la melée, 1915 édition intégrale jpg.jpgEn 1912, il abandonne tout professorat et se consacre à son œuvre. En 1913, il reçoit le Grand Prix de Littérature de l’Académie Française. En août 1914, il publie un livre : « Au dessus de la mêlée » faisant preuve d’un pacifisme mal reçu, ce qui lui vaudra de durables inimitiés. En 1916, il reçoit le prestigieux prix Nobel de littérature dont il offre le montant à la Croix Rouge suisse.

En 1919, toujours au service d’un pacifisme actif, il écrit son roman « Clérambault ». Partisan d’une entente entre les peuples européens, il fonde la revue Europe en 1922.

Non violent, il s’intéresse à l’hindouisme, et à la non-violence (Mahatma Gandhi), rencontrant le poète indien Rabindranath Tagore. En 1919, il publie « Colas Brugnon » contrastant avec ses œuvres habituelles. Entre 1922 et 1934, il publie « L’âme enchantée » exaltant l’instant puissant de la vie. Jusqu’à sa mort, il fera preuve d’une vaste culture musicale, développant en plusieurs volumes les grandes périodes créatrices de Beethoven. De 1922 à 1937, il s’installera en Suisse à Vevey, car sa santé est fragile.
En 1927 à 61 ans, il adhère au parti communiste, bien qu’il fût toujours opposé à une quelconque doctrine. Il tente de concilier « la pensée de l’Inde et celle de Moscou ». En 1932, il organise avec Henri Barbusse le Congrès mondial contre la guerre. En 1933, président d’honneur du Comité National de Lutte contre la guerre et le fascisme. En 1935, il séjourne chez Maxime Gorki mais n’eut pas le courage d’André Gide de critiquer certains aspects du régime soviétique.
En 1938 il achète une maison à Vézelay et proteste contre les accords de Munich. En 1939 il fait jouer à la Comédie Française sa pièce : « Le jeu de l’amour et de la mort ». La guerre déclarée, provoque chez Romain Rolland un conflit existentiel à travers l’entente intervenue entre l’Allemagne et l’URSS. (à suivre)-

- Documentation extraite du N° 43 de la S.H.A du 14ème

09 juin 2018

Romain Rolland et le 14ème (2ème partie)

Les ouvrages de Romain Rolland sont abondants et divers, concernant les sujets abordés. De 1897 à 1901, il fit représenter les pièces de théâtre : "Aert", "Les Loups", "Danton" et "Le 14 juillet". Ces deux dernières pièces furent publiées au Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy.

romain Rolland jean-christophe.jpg  Il publiera une vie de Beethoven, suivie d’une vie de Michel-Ange (1905) et de celle de Tolstoï en 1911. Entre temps, il donne à la Sorbonne des cours d’histoire de l’art, suivis de ceux concernant la musique. Entre 1904 et 1912, il se consacre à la rédaction de sa grande œuvre : "Jean-Christophe". Ce roman-fleuve ouvrira la voie aux "Thibault" de Roger-Martin du Gard et aux "Hommes de bonne volonté" de Jules Romains.

   En 1910, victime d’un grave accident de voiture, il passe sa convalescence en Italie, puis un traitement en Suisse. Il gardera toute sa vie une demi infirmité du bras et de la jambe gauche. (Romain Rolland, II). ( à suivre )

- Documentation extraite du n° 43 de la SHA du 14ème

07 juin 2018

Romain Rolland et le 14ème (1ère partie)

    Chacun sait qu’en parallèle au boulevard périphérique, entre les portes de Châtillon et de Montrouge, le boulevard Romain Rolland relie ces deux points de sortie de la capitale.

rolland_romain.jpg        Né à Clamecy en 1866, il vint à Paris en 1880, suite à une décision de son père de lui faire poursuivre des études supérieures. La famille habite rue de Tournon puis rue Monge. Romain Rolland suit les cours de rhétorique et de philosophie au lycée Saint Louis puis prépare à Louis-le-Grand le concours de l’Ecole Normale Supérieure. (cliquer sur la photo pour l'agrandir)
En 1883, il rencontre Victor Hugo en Suisse, ce qui le marque profondément. A Paris, il s’enthousiasme pour Wagner au Concert Colonne. A 20 ans, reçu à l’Ecole Normale Sup, il rencontre André Suarez, qui deviendra son ami en partageant un grand amour de la musique. Puis il étudie Spinoza, rend visite à Renan et entretient une correspondance avec Tolstoï.
       
        En 1889, il est agrégé d’histoire. Il connaîtra durant deux ans à Rome, à l’Ecole française d’archéologie la révélation des chefs-d’œuvre de la Renaissance. En 1905 il écrira « la vie » de Michel Ange. En 1891 il devient un défenseur du wagnérisme au festival de Bayreuth. Entre temps, il se marie en 1892 et s’installe 76 rue Notre Dame des Champs. Il prépare une thèse sur l’histoire de l’opéra avant Lulli et Scarlatti, thèse soutenue avec succès à la Sorbonne en 1895, où il est reçu docteur es-lettres. Il est nommé professeur de morale à l’école Jean Baptiste Say et d’histoire de l’art à l’Ecole Normale Supérieure.

        Romain Rolland fut un de nos voisins par ses différents domiciles. Ainsi, en 1901, il s’installe 29 avenue de l’Observatoire dans le 6ème, puis au 162 boulevard du Montparnasse dans le 14ème. En 1914, il s’installera 3 rue Boissonade d’où il a une vue sur le jardin des Visitandines. En 1940, il habite le 89 boulevard du Montparnasse dans le 6ème arrondissement   (A suivre).
 

01 mai 2018

L'Association Parole et Poésie présente

‌En partenariat avec les Editions Flammes Vives,
l'association Parole & Poésie présente :

Hommage à quelques poètes de la Résistance (France 1939-1945)

Après avoir présenté le difficile contexte de la Seconde Guerre mondiale lié à la grave question du fascisme (nazisme et franquisme), le but essentiel sera de montrer comment la Résistance en France, aussi bien par la parole poétique que par l'action, défendit les populations du pays, tant par la prise de conscience (par les mots) des propagandes hitlérienne et pétainiste que par le sauvetage des vies (par les actes). Hormis les grands poètes bien connus, comme Pierre Seghers, Louis Aragon, Paul Eluard, Max Jacob, Robert Desnos... nous évoquerons aussi les oeuvres et parcours de poètes résistants moins connus, comme par exemple Edith Thomas, André Chennevière, Missiak Manouchian, Rouben Melik, Benjamin Fondane...
 
LE SAMEDI 5 MAI 2018 à 15 heures précises
au Café "François Coppée" (salon du 1er étage)
1, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
M° Duroc (lignes 10 et 13) - Bus 28, 39, 70, 89, 92
avec Patrick PICORNOT, conteur ; Aumane PLACIDE, interprète
et Victor KORSAKOV, accordéoniste
Participation aux frais : 7 € + consommation à tarif unique : 6,50 €
 
Attention : Le nombre des places étant limité, réservez au 06 09 09 28 82. En laissant un message, donnez vos nom, prénom et n° de téléphone mobile. Votre réservation sera dès lors effective. Merci. 

13 avril 2018

Université Populaire du 14ème :"Les indépendances et après?" fin du Cyle sur l'histoire de l'Afrique Subsaharienne, conférence 14 avril

Université Populaire du 14ème,Françoise Raison-Jourde,Amzat Boukari-Yabara  L'Université Populaire du 14ème termine son cycle :  "Au Sud du Sahara - Empires africains, colonisations, indépendances", la dernière conférence aura lieu samedi 14 avril de 10h30 à 12h30.

Au Centre socioculturel, Maurice Noguès, 5 avenue de la porte de Vanves, (métro- tramway porte de Vanves Bus 58-95)

Comme toujours, c'est gratuit, en entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Samedi 14 avril-10h30 "Les indépendances et après?" / Françoise Raison-Jourde, historienne, professeure émérite, Université Paris Diderot

Renseignementsuniversite.populaire14@laposte.net / 06 25 10 09 39 / site : www.up14 / siège : 8 avenue Villemain 75014

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08 avril 2018

"L'armée des ombres" au Ciné-quartier Mouton- Duvernet mardi 10 avril

l'armée des ombres melville ciné-quartier 11 avril 2018.jpgLa prochaine séance du Ciné-Quartier du conseil de quartier Mouton-Duvernet aura lieu  mardi prochain 10 avril à 20h15 au cinéma Chaplin Denfert (24, Place Denfert Rochereau) pour voir «L’armée des ombres » de Jean-Pierre Melville. 
Ce film qui nous propose" une plongée remarquable au coeur de la résistance française lors de la seconde guerre mondiale."

L’armée des ombres

Film réalisé en 1969 par Jean-Pierre Melville avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel...

Octobre 1942. L’ingénieur Philippe Gerbier est un résistant de la première heure. Dénoncé, il se retrouve enfermé dans un camp français. Il parvient à prendre la fuite durant son transfert au siège de la Gestapo à Paris et s'empresse de rejoindre les membres de son réseau à Marseille.

Avec deux camarades, Félix et «Le Masque», Gerbier est chargé d'exécuter le jeune Dounat, responsable de son arrestation.

Parallèlement, Jean-François, un ami de régiment, entre dans la Résistance. Chargé pour sa première mission de livrer un poste émetteur à une certaine Mathilde, il en profite pour aller rendre visite à son demi-frère, Luc Jardie, un grand bourgeois qui se tient à l'écart des événements...

Entrée 5€

Séance ouverte à tous-Un débat suivra la projection du film.

Au cinéma Chaplin Denfert 24, Place Denfert Rochereau 75014

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06 avril 2018

Jacqueline Auriol ou la reconquête du ciel lundi 9 avril à19h

Jacqueline_Auriol.pdf.jpgLundi 9 Avril de 19h à 21h soirée consacrée à Jacqueline Auriol, pilote d’essai.

Cette rencontre est organisée par l’association  Femmes Monde dont l’objectif est de montrer et promouvoir la présence actuelle des femmes dans le monde. Cette association fait un travail de mémoire et a réalisé une série de portraits de femmes remarquables.

Jacqueline AURIOL, pilote d’essai, championne de haute-voltige est victime en 1949 d’un terrible accident d’avion qui la défigure.

Elle devra subir 22 opérations et de nombreuses greffes avant de retrouver un visage humain. Elle a prouvé qu’une traversée de l’ombre peut mener à une deuxième destinée éblouissante de lumière. Jacqueline AURIOL est devenue le symbole de l’espérance.

Séance animée par Pierrette Dupoyet, comédienne, auteure et metteure en scène. Avec le spectacle « Jacqueline Auriol ou le ciel interrompu » créé au Festival d’Avignon

Salle des Mariages de la Mairie du 14ème

2 place Ferdinand Brunot 75014

L'histoire de nos rues : la rue Vandamme

la rue Vandamme.JPGCette rue se présentait à l'origine jusqu'avant la Seconde guerre mondiale comme un arc d'environ 400 mètres tendu entre la rue de la Gaîté, près du théâtre Montparnasse et la rue du Château, juste au point où celle-ci enjambe les voies ferrées de Montparnasse.

Mais dès 1937, commencèrent l'amputation de cette rue, suite au début de la restructuration de la gare Montparnasse. Les opérations de rénovation de Plaisance firent disparaître ensuite la partie centrale jusqu'à l'avenue du Maine.
Aujourd'hui, il ne reste qu'un très court segment, joignant l'avenue du Maine à la rue de la Gaîté. A l'angle de ce tronçon (rue de la Gaîté) on peut voir encore la maison des Mille Colonnes où était réputé un restaurant et son célèbre bal.

Cette rue rappelle la vie d'un général d'Empire : le général Vandamme général Vandamme (D.J.R.,_comte_d'Unebourg,1770-1830).JPG(1770-1830) à qui le Second Empire dédia cette rue. Ce général prit une part brillante de 1792 à 1815 à la plupart des campagnes de cette période. On le voit à Austerlitz, Wagram, Dresde, et en Silésie. Napoléon pensait à lui pour le bâton de maréchal. Capturé par les Russes en 1813, libéré en 1814, il se rallia à l'empereur en 1815. Il fut l'un des 120 membres de la nouvelle chambre des Pairs de France, improvisée par Napoléon. Vandamme se distingua à Waterloo lorsqu'il ramena sur Paris l'arrière garde française. Arrêté à la Seconde Restauration, il partit en exil aux Etats-Unis puis en Belgique où il mourut le 15 juillet 1830 en sa ville natale de Cassel. IL est assez probable que la Monarchie de juillet lui aurait décerné ce fameux bâton de maréchal s'il avait vécu plus longtemps.

Documentation extraite du n° 42 de la SHA du 14ème

28 mars 2018

Histoire de nos rues : la rue Hallé

rue Hallé ensemble de maisons de ville.jpgLa rue Hallé évoque le souvenir d'un célèbre médecin dont la destinée fut particulièrement intéressante puisque né en 1754 et mort en 1822, il fut l'un des derniers encyclopédistes qui connut la transition entre la monarchie, le 1er Empire et la Restauration.Hallé, Jean-Noël .jpg
Né à Paris en janvier 1754, il commença à suivre en 1768 les cours de la Faculté de médecine de Paris et le 18 septembre 1778, il passait l'examen de doctorat. Il commença une carrière de praticien introduit dans le tout-Paris par son oncle Lorry. Il fut le principal créateur d'une nouvelle médecine où l'enseignement au contact du malade, la recherche pragmatique des causes de la maladie et l'ouverture aux sciences nouvelles  devenaient un credo. Hallé n'abandonnera jamais la recherche médicale et prit une part active aux travaux de la Société Royale de médecine aux côtés de Bichat, Cabanis, Chaptal et Fourcroy.

A la fin du règne de Louis XVI, l'encyclopédie de Diderot avait besoin d'une mise à jour. Les textes n'étaient plus d'actualité. Une complète refonte était nécessaire et fut confiée en 1787 à Fourcroy, Thouret et Hallé.

On sait que l'insalubrité de la capitale était à cette époque flagrante. en 1789, la Bièvre, devenue un véritable égout, fit l'objet d'un rapport établi par Hallé et en 1790, celui-ci établit un dossier qui sera à l'origine de la construction des premiers quais sur la Seine. (à suivre).

- Documentation extraite du numéro N° 42 de la S.H.A; du 14e.

20 mars 2018

Cycle sur l’histoire de l’ Afrique subsaharienne à l’Université Populaire du 14ème à partir du samedi 17 mars

Université populaire du 14  mars-avril 2018 cycle sur l'Afrique.jpgLe prochain cycle  de l'Université Populaire du 14ème : "Au Sud du Sahara - Empires africains, colonisations, indépendances" aura lieu les samedis de 10H30 à 12H30 du 17 mars au 14 avril.

Au Centre socioculturel, Maurice Noguès, 5 avenue de la porte de Vanves, (métro- tramway porte de Vanves Bus 58-95)

Comme toujours, c'est gratuit, en entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Samedi 17 mars-10h30 "L'Afrique est entrée dans l'histoire avant Clovis" / Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne, professeure émérite, Université Paris Diderot

Samedi 24 mars-10h30 " Ecole et colonisation" / Pierre Guidi, historien, chargé de recherches, Institut de recherches pour le développement

Samedi 31 mars-10h30 "Cameroun : la guerre oubliée" / Manuel Domergue, coauteur de La guerre du Cameroun -L’invention de la Françafrique- 1948-1971 et Yves Mintoogue, doctorant, Université Paris1

Le programme en cliquant sur lire la suite ou sur notre site www.up14.fr  (où vous pouvez revoir tous nos cycles précédents)

Le bureau

Les Amis de l'Université Populaire du 14ème
8 Avenue Villemain 75014 PARIS

http://www.up14.fr

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18 mars 2018

Entrées de métro d’Hector Guimard

guimard métro écusson.jpgDe la fonte, des libellules et des fleursguimard motif à mouton-duvernet.JPG

De la fonte ouvragée en courbes à la symbolique florale, des auvents, des verrières aériennes…Que sait-on des décorations de certaines bouches de métro ? Leur créateur, l’architecte Hector Guimard, est un peu oublié. Il reste quatre de ses ouvrages dans le 14e.

1899, Paris se prépare pour la grande Exposition Universelle de 1900. La Compagnie des chemins de fer métropolitains de Paris (CMP) envisage la création des premières lignes de métro. Elle y voit l’occasion de mettre en avant le savoir-faire et le prestige à la française. Elle lance donc un appel d’offres pour la réalisation, esthétique et fonctionnelle, d’ouvrages couvrant les futurs accès au métro. Ces édifices devront respecter des normes et critères précis : Ils devront être vitrés “sur la plus grande hauteur possible, à partir de un mètre environ du sol ”, ils seront “ ornés d’une frise pouvant recevoir des caractères très apparents, éclairés par transparence pendant la nuit, portant l’inscription : « Chemin de fer métropolitain » ”

Les propositions de tous ceux qui répondent à cet appel d’offres sont refusées. Adrien Bénard, Président de la CPM, adepte de l’Art Nouveau, choisit alors un architecte connu pour être le “pape” de ce nouveau mouvement artistique, Hector Guimard. Originaire de Lyon, il a alors 32 ans. Il dessine deux types d’entrées : des édicules (ouvrages avec toiture) de simples entourages (sans toiture)

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17 mars 2018

"La Fille des Lumières", lecture publique, le 19 mars au Théâtre 14

la fille des lumières de Jean-Claude idée 19 mars.jpegLundi 19 mars à 19h au Théâtre 14 "La Fille des Lumières"de Jean- Claude Idée.

Printemps 1814. Germaine de Staël revient en France après 10 années d’exil tandis que Napoléon Bonaparte, son meilleur ennemi est exilé sur l’île d’Elbe. Elle retrouve à Paris Benjamin Constant, autrefois son amant, Madame Récamier, elle aussi fille de banquier, et François-René de Chateaubriand, à qui tout l’oppose pourtant, car il est catholique et royaliste. La fille de Necker, devint l’égérie du romantisme en France et jeta les bases du libéralisme politique moderne.

 Mise en lecture Jean- Claude Idée Avec : Annette Brodkom, Yves Claessens, Laurence d’Amélio, Nathalie da Costa Maya, Jacques Neefs et Simon Willame

Au Théâtre 14  20 Avenue Marc Sangnier – 75014 Paris

Entrée Libre – Réservation recommandée+ 33 (0)1 45 45 49 77

Organisé par les Universités Populaires du Théâtre en collaboration avec le Magasin d’Écriture Théâtrale

Activités futures de la SHA du 14ème : cycle des femmes illustres (suite)

société historique et archéologique du 14ème.jpegLe lundi 19 mars, à la mairie du 14ème à 19 heures, la Société Historique etBrigitte Poupard.jpg Archéologique du 14ème (SHA), présentera dans le cadre de son partenariat avec l'Académie des Lettres du Québec et soutenue par la délégation générale du Québec à Paris, l'évocation de Brigitte Poupart, comédienne, metteur en scène, cinéaste, à propos de la "générosité de l'audace". Cette séance est organisée par Lise Gauvin, présidente honoraire de l'Académie et Madeleine Monette, membre de l'Académie.

jacqueline Auriol.jpegLe lundi 9 avril à la mairie du 14ème, à 19h, sera présenté un film : "Jacqueline Auriol, ou le ciel interrompu", créé au festival d'Avignon par Pierrette Dupoyet, dramaturge, comédienne et productrice de spectacles dans le monde entier. On y évoquera l'accident dont Jacqueline Auriol sortit victorieuse après vingt quatre opérations, suite à son accident aérien.

10 mars 2018

Concert et soirée littéraire les 11 et 12 mars à la Fondation de l'Allemagne – Maison Heinrich Heine

Parmi les très nombreuses manifestations culturelles de la Cité Internationale Universitaire  nous vous présentons un concert et une soirée littéraire qui sont accessibles à un large public.

maison heinriche Heine concert 11 mars 2018 .jpg1) Dimanche 11 mars, de 17h00 à 19h00,  concert : Kyoko Takezawa, violon / Jorge Garcia Herranz, piano jouent « LEKEU-POULENC-FAURE »

 Après le succès rencontré par le duo avec les sonates de Brahms (juin 2014), avec les compositeurs russes (avril 2015), la Maison Heinrich Heine a l'honneur de recevoir à nouveau la violoniste Kyoko Takezawa et le pianiste Jorge Garcia Herranz avec un programme composé d'œuvres du répertoire français.

Guillaume LEKEU (1870-1894)
Sonate en sol majeur

Francis POULENC (1899-1963)
Sonate

Gabriel FAURE (1845-1924)
Sonate n° 1 en la majeur, op. 13

Sans réservation - participation aux frais - 7 € (plein tarif) / 4 € (tarif étudiant)

https://maison-heinrich-heine.org/manifestations-culturel...

Maison henrich heine  les amnesiques 12 mars 2018.jpg2) Rencontre littéraire  arts et littérature : Les Amnésiques lundi 12 mars 2018  de 19h30 à 21h00

À Mannheim, d'où est originaire son père, Géraldine Schwarz découvre que son grand-père Karl Schwarz a acheté à bas prix en 1938 une entreprise à des Juifs, les Löbmann, qui périrent à Auschwitz. Après la guerre, confronté à un héritier qui réclame réparation, Karl Schwarz nie ses responsabilités de « Mitläufer », ceux qui comme la majorité du peuple allemand ont « marché avec le courant ». C'est le point de départ d'une enquête passionnante au fil de trois générations sur le travail de mémoire qui permit aux Allemands de passer d'une dictature à une démocratie. La rencontre de son père avec sa mère, fille d'un gendarme sous Vichy, est l'occasion pour l'auteure d'aborder aussi les failles mémorielles en France dans lesquelles s'est engouffrée l'extrême droite. En élargissant son enquête à d'autres pays, Géraldine Schwarz montre que cette amnésie menace le consensus moral en Europe. Editeur Flammarion

Sans réservation - entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Maison Heinrich Heine Cité internationale universitaire de Paris
27 C, Boulevard Jourdan F – 75014 Paris

tél. + 33 (0)1 44 16 13 00
fax. + 33 (0)1 44 16 13 01
info@maison-heinrich-hei
ne.org

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07 mars 2018

Delphine de Girardin, Muse de la Patrie, 8 mars 19h15 à l’Entrepôt

l'entrepôt journée des femmes 8 mars 2018 delphine de Girardin.jpgJeudi 8 mars, 19h15,  dans la galerie de  l’Entrepôt : Évocation littéraire animée par Simone Hérault.

Delphine de Girardin, Muse de la Patrie

Un siècle avant la création de la Journée Internationale des Femmes issue de l’histoire des luttes féministes du début du 20ème siècle, une femme, poète, dramaturge, romancière, journaliste, reconnue par sa beauté et ses talents d’écriture est gratifiée du surnom de Muse de la Patrie.

Elle fréquente l’élite littéraire et artistique de son époque : Victor Hugo, Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Théophile Gautier, Marceline Desbordes-Valmore, Alphonse de Lamartine, Jules Sandeau, Franz Liszt, Alexandre Dumas, George Sand, Honoré de Balzac…

Reine de son époque, elle signe ses Lettres parisiennes sous le pseudonyme de Vicomte de Launay.
Il s’agit à l’origine de chroniques hebdomadaires qui paraissaient dans La Presse, le journal de son mari.

C’est extraordinaire de vie, de spontanéité, d’observation, d’humour…
Avec Delphine de Girardin, on prend le train qui vient de naître, on se promène sur les grands boulevards nouvellement éclairés, on découvre l’homéopathie, on subit les inondations, la grippe, on se moque de la mode et… copieusement des hommes !

Libre participation

La Compagnie Lire AutrementSimone Hérault (Comédienne)

http://www.lentrepot.fr/Journee-internationale-des-femmes...

L’ Entrepôt 7/9 rue Francis de Pressensé 75014 tel 01 45 40 07 50 Metro Pernety

Cycle Femmes illustres du 14ème organisé par la SHA14 : Simone Veil le 8 mars

société historique et archéologique du 14ème.jpegLa Société historique et Archéologique du 14ème consacre un cycle de rencontres aux Femmes illustres du 14ème arrondissement.    Ce cycle est organisé en partenariat avec  Femmes Monde, association qui a pour objet la mise en valeur de la place des femmes dans le monde. 

Jeudi 8 mars,  15h, à la salle des mariages de la mairie du 14ème :simone veil.jpg  "Simone Veil et la cause des femmes"conférence animée par  Annie Richard, présidente de Femmes du Monde, et Georges Viaud président de la Société historique et Archéologique du 14ème.

 Survivante de la Shoah,Simone Veil(1927-2017) a été une femme engagée dans le siècle et grande figure de la lutte pour les droits  des femmes. Madame Simone Veil a habité au 53 rue Dareau.

01 mars 2018

Place Moro-Giafferi

place moro giafferi 75014.jpgPlace Moro-Giafferi, un bien grand nom pour un tout petit espace situé au croisement des rues du Château et Didot dans le 14ème arrondissement. Saluons néanmoins ce geste à la mémoire d’un homme qui fut l’un des plus grands de son siècle.

Xavier Etienne Eugène de Moro-Giafferi naît le 10 juillet 1878, d’une famille originaire d’un petit village corse du nom de Brando.

L’homme, devait marquer le monde judiciaire de la première moitié du 20ème siècle.et y restera, pour longtemps, non pas une référence mais La référence.Eugène Moro- giafferi.jpeg

Humaniste convaincu, au verbe percutant et convaincant,  son credo fut  sa vie durant, et dans tous les domaines, judiciaires ou politiques :   “défendre l’homme, toujours.” De fait il participa à tous les procès criminels qui ont contribué à l’histoire française, de la bande à Bonnot à l’affaire Stavisky, en passant par le procès de Landru.

C’est lui qui, au début d’une de ses plaidoiries, s’adressant aux juges lança la fameuse phrase : « L’opinion publique est parmi nous. Chassez-la, cette intruse. C’est elle qui, au pied de la croix, tendait des clous au bourreau et criait : “ crucifiez-le ....! »

Un tel homme ne pouvait que se passionner pour la chose politique, domaine où il donna également libre cours à son immense talent. Bien que n'épousant aucune idéologie communiste, il n’hésita pas en 1939 à déployer sa grande éloquence au service de Lucien Sampaix alors secrétaire général du journal l’Humanité. Il obtint son acquittement aux côtés de l’avocat du journal, PAUL VIENNEY.

Véritable hymne à la liberté de la presse et au droit à l’information, sa plaidoirie fut qualifiée de “magnifique“ par le célèbre poète Louis Aragon.

Cet ardent défenseur des libertés et de la justice, Maître Moro-Giafferi, meurt le 11 février 1956. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

Elyane Boissière

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17 février 2018

Mermoz, ce héros qui habita le 14ème

mermoz.jpg.jpg

On connaît la renommée internationale de Mermoz, ce grand aviateur qui, à partir de 1924 sur les lignes Latécoère, et la compagnie générale Aéropostale, illustra par sa présence et sa témérité, l'histoire de l'aviation française après la guerre de 14-18.

Il était né en 1901 à Aubenton, village de l'Aisne. Il partit à l'armée en 1920, souscrivant un engagement militaire de 4 ans pour devenir pilote. Début 1921, il obtient son brevet à Istres, puis est muté en Syrie et affecté à Palmyre. Il connaît sa première grande épreuve après une marche de 60 kilomètres dans la montagne et le désert. En 1923, il termine sa brève carrière militaire au premier régiment de chasse à Thionville.

Oui, Mermoz habita le 14ème ou à proximité. Ainsi, il vécut avec sa mère au 14 avenue du Maine, puis l'immeuble n° 3 de la rue de la Cité Universitaire (au 4ème étage de celui-ci), face au Parc Montsouris, jusqu'à son ultime départ.

A partir de 1924, affecté aux lignes Latécoère, il parcourt le trajet Barcelone-Alicante-Malaga, puis en 1926, il est sur la ligne Casablanca-Dakar, subissant les épreuves de la traversée du désert, car il fut capturé par les Maures, puis délivré contre rançon. En 1927, il est chef d'escale à Agadir. Il effectue un vol sans escale Toulouse-Saint Louis du Sénégal à bord d'un Laté-26.

Fin 1927, Mermoz est en Amérique du Sud comme chef pilote à Buenos-Aires et est chargé d'assurer l'acheminement du courrier sur le tronçon Natal/Buenos-Aires.

Au printemps 1928, Mermoz expérimente le vol de nuit. Cette aventure est évoquée dans le célèbre "Vol de nuit" de Saint Exupéry. En mars 1929, il traverse la Cordillère des Andes jusqu'à Santiago du Chili. Il réchappe par miracle à un atterrissage forcé à plus de 4000 mètres d'altitude. En avril 1929, il officie la ligne de la Cordillère des Andes le 14 juillet en ouvrant le tronçon Buenos aires/Santiago du Chili.

A partir du 7 décembre 1936, à bord de son Laté-300, "Croix du Sud", équipé de 4 moteurs Hispano-Suiza de 650 chevaux, il entamait son dernier voyage sur l'Atlantique Sud. Une avarie survenue aux moteurs entraîna par vibration ou par projection de pièces la rupture des gouvernes arrière et de leurs commandes, causant la chute de l'hydravion... 

- Documentation extraite du numéro N° 32 de lla S.H.A du XIVe

14 décembre 2017

Une évocation de l’histoire du Protestantisme

Protestantisme.JPGEn cette année 2017, les protestants célèbrent les cinq cents ans de la Réforme de Martin Luther, instaurée par les 95 thèses contre les Indulgences, publiées en octobre 1517 au château de Wittemberg.

La librairie ancienne et moderne, Bernard Faure, consacre une vitrine à cet évènement avec des biographies de Luther et de Calvin et des études historiques. (cliquer sur l'image pour agrandir). D’autres ouvrages sont disponibles sur rayon :

Villatte Robert : « Une paroisse protestante : Plaisance (1855-1955)», 1956

Joutard Philippe : « La Légende des Camisards »,1977

Lagny G : « Le Réveil de 1830 à Paris et les origines des Diaconesses de Reuilly »,1958

Luther : « Récit de la conférence du diable avec Luther », 3è ed, Paris : Coignard,1684,rel.plein cuir.

Rappelons que la librairie possède un fonds important d’ouvrages d’histoire, d’art, de religions comparées, de voyages. …. N’hésitez pas à consulter le libraire qui saura vous dénicher un livre sur la question qui vous intéresse ou vous le commander.

Librairie ancienne et moderne B Faure : 3, rue de l’Abbé Carton 75014 Paris - Tel : 01 45 41 27 39

18 novembre 2017

La Société Historique et Archéologique du 14e : exposition, conférences, colloque

société historique et archéologique du 14ème.jpeg- Du lundi 6 au samedi 25 novembre 2017 La mairie du 14e, en partenariat avec la Société Historique et Archéologique du XIVe, présente «Le chemin de mémoire, le 14e pendant la guerre de 14» avec l’hommage au « Centenaire du Défilé du 14 juillet 1917 »

Sur les grilles du square Ferdinand Brunot Paris 14e

-Le samedi 18 novembre à 15 h  Conférence «L’histoire des rues du quartier de Plaisance»

Dans le cadre du cycle de conférences de la SHA XIV sur L’histoire des rues des quatre quartiers administratifs du 14e, Yvan Belledame expose  « L’histoire des rues du quartier de Plaisance ».

Salle polyvalente de la Mairie du 14e 2 place Ferdinand Brunot

- Le samedi 25 novembre à 15 h Colloque sur les « Commémorations centenaires de 1916, 1917, 1918 et 1919 du Corps Expéditionnaire Portugais en France et à Paris », autour de l’histoire méconnue de la participation à la Grande Guerre du Portugal, l’un des 18 Alliés de la France.

Avec le professeur et docteur en histoire Yves Léonard, l’historien et auteur Manuel Do Nascimento et le président de la Délégation de Paris de la Ligue des Combattants Portugais et le président de la Société Historique et Archéologique du XIVe,Georges Viaud.

Salle des mariages de la Mairie du 14e . 2 place Ferdinand Brunot 75014

23 octobre 2017

La Maison Maternelle Louise Koppe

la maison Maternelle Louise Koppe avenue René Coty.jpegLa fin du 19ème siècle/début du 20ème ont vu se multiplier et se développer les œuvres d'intérêt social dans les faubourgs populaires des grandes villes. Ces entreprises ont dû souvent leur création à des femmes.

Tel est le cas de la "Maison d'enfants de Montsouris", située au n° 41 de l'avenue René Coty. Cette maison a été créée en 1891 par Madame Louise Koppe et reconnue d'utilité publique en 1899. Louise Koppe était née en 1846. Elle était inspirée par une ardente volonté d'apostolat humanitaire, en faveur de la mère et de l'enfant. Il s'agissait pour elle de fournir un asile provisoire d'où le nom de "Maison maternelle à des petits enfants confiés par des mères abandonnées où dans le besoin".

En 1908, la Maison de l'avenue Coty fut inaugurée. Après sa mort survenue en 1900, ce sont ses trois filles, Angèle, Mathilde et Hélène-Victoria (filleule de Victor Hugo) qui lui succédèrent. Il faut signaler qu'à partir de 1914, l'œuvre de Louise Koppe avait émigré en province à travers les "Nids des bois" d'Authon- du-Perche et de Manou (Eure et Loir), ainsi que le préventorium devenu aérium de Glaie dans l'Orne.

La maison d'enfants de Montsouris est agréée par une convention passée avec la Préfecture de Paris sous l'appellation de "Maison d'enfants à caractère social". Cette Maison est ouverte toute l'année 24 heures sur 24. Elle accueille toutes les urgences. elle assure la réception, l'hébergement et la scolarisation de jeunes de 3 à 16 ans qui lui sont confiés par les services de l'Aide Sociale à l'Enfance.

- Documentation extraite du N°33 de la S.H.A. du 14e .

03 octobre 2017

70ème anniversaire de la disparition du Général Leclerc

commémoration du 70ème anniversaire de la mort du général Leclerc.jpgLe dimanche 8 octobre 2017, aura lieu sur l'itinéraire de la porte d'Orléans à la place Denfert Rochereau, la commémoration de la disparition de Philippe Leclerc de Hauteclocque, célèbre général qui, à la tête de la 2ème DB, entra dans Paris le 25 août 1944, confirmant ainsi la libération de notre ville.

C'est L’Association des Commerçants et Artisans de l’avenue du Général Leclerc du 14ème arrondissement de Paris ACAGL14 qui a organisé cet événement.

Deux sites ont été retenus pour cet événement :

Porte d'Orléans  à 14 heures : prise d'armes devant le monument mémorial du Général Philippe Leclerc de Hautecloque et de la 2e DB avec musique des gardiens de la paix. Des enfants du 14ème arrondissement participeront à la lecture de textes.

-A 14 heures 45 : Hommage à la 2ème DB avec défilé de véhicules militaires de collection, depuis la porte d'Orléans jusqu'à Denfert Rochereau dans l'avenue pavoisée.

Projection photographique sur la façade du cinéma Gaumont-Alésia. 

-16 heures 15 Place Denfert Rochereau  : 

Présentation du futur musée Général Leclerc Place Denfert-Rochereau et des Catacombes

A l'issue du défilé, exposition des véhicules militaires. Les gardiens de la paix donneront une aubade à cette occasion et les prix du quizz "Leclerc 2ème DB" seront remis. 

Stands d’exposition de documents et d'objets par le Musée Général Leclerc, la Fondation Leclerc de Hauteclocque, l’Ordre de la Libération, lycée Philippe Leclerc de Hauteclocque, L’UNIVEM présentera ses véhicules militaires, l’association De Bello Collections, l’association des commerçants ACAGL14 et des anciens du 14ème raconteront leurs témoignages.

Stand buvette ambiance Libération

A 17 heures : Bal d'époque « swing » avec musique des gardiens de la paix.

30 septembre 2017

Jean Moncorgé-Gabin, chef de char : Exposition au musée du général Leclerc

Il n'en parlait jamais. Et pourtant, il aurait eu beaucoup à raconter. Jean Gabin, l'un des monstres sacrés du cinéma français a combattu pendant la dernière guerre, avec courage. Après l'invasion allemande de mai 1940, il part dans la sud, dans la zone libre. En février 1941, il part pour les États-Unis. Il y rencontre Marlène Dietrich, avec la quelle il vit une longue aventure, pleine de passion. Avec elle, il milite conte le nazisme. Il tourne alors plusieurs films pour Hollywood.

Jean Gabin chef de char.jpg

Les États-Unis entrent en guerre après Pearl Harbor, en décembre 1941. En avril 1943 (il a alors presque 39 ans), l'acteur juge qu'il ne peut rester spectateur du conflit. Il s'engage dans les Forces françaises libres du général de Gaulle. Il sera fusilier-marin, sous son nom d’État Civil, Jean Moncorgé. Gabin rejoint Alger où il est affecté comme instructeur.

Mais il veut se battre. Jean Moncorgé demande à rejoindre la deuxième DB du général Leclerc. Sur le « Souffleur II », il est le plus vieux chef de char de la division – il dépassé 40 ans. Débarqué à Brest en septembre 1944, il participe à la bataille de la poche de Royan. Puis son unité traverse la France pour prendre part à la campagne d'Allemagne. Avec ses compagnons, il ira en mai 1945 jusqu'à Berchtesgaden, le « nid d'aigle » d'Hitler.

L'exposition du musée Jean-Moulin retrace l'épopée de l'acteur, qui, après 1945, refusera toujours de jouer les rôles de soldat. « La guerre, ce n'est pas du cinéma », rappelait-il. On y retrouve nombre de photographies de documents, de journaux de l'époque, ainsi que des objets militaires ayant appartenu à Jean Gabin.

Musée général Leclerc-Jean Moulin, 23 allée de la 2eme DB. Jardin Atlantique (au dessus de la gare Montparnasse). Jusqu'au 18 février 2018. Entrée gratuite

Gérard Desmedt

N.D.L.R. On peut trouver d'autre information sur cet épisode de la vie de Jean Gabin, en cliquant sur le lien suivant qui renvoie vers un article de la revue "Cols bleus" de la Marine Nationale.

16 septembre 2017

Les journées du patrimoine à la Cité Internationale Universitaire

cite universitaire batiment central.jpgLa Cité internationale universitaire de Paris 

Créée à l'initiative d'un pays, d'une école ou d'un philanthrope et propriété par donation des universités de Paris, la Cité Internationale est édifiée dans un parc de 34 hectares dans le sud de Paris. Elle accueille près de 12 000 étudiants, chercheurs et artistes issus de quelques 140 nationalités. La quarantaine de maisons dans lesquelles ils séjournent, construites entre 1925 et 1969, sont emblématiques des principaux courants architecturaux du XXe siècle et abritent des chefs-d'œuvre artistiques remarquables. La Cité internationale, dédiée à la vie résidente, poursuit son développement; elle accueillera 10 nouvelles maisons à l'horizon 2017-2020.
Type de lieu : Espace naturel, parc, jardin - Lieu de spectacles, sports et loisirs - Musée, salle d'exposition - Édifice scolaire et éducatif

Adresse : 17 boulevard Jourdan, Paris, 75014

Accès : RER B : Cité Universitaire Métro : Porte d'Orléans Tramway T3 : Cité Universitaire Bus 21, 88, 67 Périphérique : sortie porte d'Orléans ou porte de Gentilly (Parking public CHARLETY à proximité) Point Vélib devant la Cité internationale : Du Samedi 16 septembre 2017 au dimanche 17 septembre 2017

LIEU : Cité Internationale Universitaire de Paris (Paris 75014)

HORAIRE : Divers horaires selon les animations

PRIX : GRATUIT

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22 juillet 2017

Le grand regard de l'Observatoire et la maison du fontainier

la Maison du Fontainier Facade_fontainier.jpgLe 27ème regard de l'aqueduc de Marie de Médicis avait un rôle particulier. C'est là, à deux pas de l'Observatoire de Paris, qu'était répartie à l'intention de la population de la rive gauche de Paris, l'eau provenant de l'aqueduc. La maison du fontainier fut construite de 1619 à 1623 sur les terrains sud du Faubourg Saint Jacques, terrains constitués d'espaces en friche, de quelques fermes et de deux moulins à vent. Des établissements religieux y prospéraient : les Chartreux au Jardin du Luxembourg, les Oratoriens (Hôpital Saint Vincent de Paul), les Carmélites 19 rue Henri Barbusse, les religieuses de Port-Royal, les Capucins (Hôpital Cochin), les Bénédictines du Val de Grâce.la maison du fontainier sous-sol.jpg

La maison du fontainier était la demeure de l'Intendant général des eaux et fontaines du Roi. Ce fut Thomas Francini (Francine) et ses descendants qui l'occupèrent jusqu'en 1784.

Photo 1 : la Maison du Fontainier (façade)

photo 2 : la Maison du Fontainier (sous-sol)

18 juillet 2017

L'Aqueduc Médicis (II)-

Aqueduc Médicis Paris 14e rue de l'Empereur Valentinien 3 aqueduc_Médicis.JPGL'aqueduc terminé (1623), il convenait d'accorder les concessions et leurs dérivations vers la population. Les premières furent accordées aux communautés religieuses situées sur le parcours. Ainsi : les Carmélites et les Capucines du Faubourg Saint Jacques, le Val-de-Grâce, les Chartreux et les Célestins ; également le chancelier de Sillery, le Président du Parlement Séguier, le Surintendant des finances Marillac. Il faut noter que la fraude existait par la vente de surplus.

Treize fontaines furent construites entre 1624 et 1628 : Notre Dame des Champs, porte Saint Michel, place Maubert, pont Saint Michel, parvis Notre Dame, Saint Séverin, place de Grève, place Royale, rue de Buci, etc...

Seulement  trois "regards" sur les sept construits sont encore visibles dans Paris Aqueduc Medicis regard 25 dit de Saux.jpgintra-muros : le 26ème dans les jardins de l'Observatoire, le 25ème avenue René Coty (Hôpital La Rochefoucauld). Le 27ème regard - celui de l'Observatoire- permettait la répartition des eaux. En 1623 on construisit sur celui-ci la fameuse maison du fontainier, de style Louis XIII.

Photo:  1 Paris 14e, rue de l'Empereur-Valentinien, restes de l'aqueduc Médicis mis à jour lors des travaux d'aménagement de la ZAC Alésia-Montsouris.

Photo 2 Le regard n°25, dit regard de Saux, de l'aqueduc Médicis, dans l'enceinte de l'hôpital La Rochefoucauld (Paris 14e, France)

14 juillet 2017

Le 14 juillet 2017 à Paris et Ile-de France

défilé du 14 juillet 2017.jpg

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/feux-d-artifice-...

concert 14-juillet paris-tour-eiffel-champs-de-mars.jpgGrand concert de Musique classique du 14 juillet au Champ de Mars

HORAIRE : 21h00 - durée 90 minutes

PRIX : GRATUIT

L’Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France proposent un concert particulièrement original en introduction du grand feu d'artifice parisien.

Retransmis en direct du Champs-de-Mars sur France 2 - vendredi 14 juillet dès 20h55

C’est désormais une tradition bien établie : chaque année, le 14 juillet, l’Orchestre national de France clôt sa saison parisienne par un grand rassemblement musical et populaire au pied de la tour Eiffel. En compagnie du Chœur et de la Maîtrise de Radio France, il convie des milliers de personne à partager un grand moment en compagnie de prestigieux solistes. C’est Valery Gergiev en personne qui dirigera cette année ce Concert de Paris.

Le Programme complet du concert du 14 juillet de la tour Eiffel / champ de Mars

http://www.parisetudiant.com/etudiant/sortie/grand-concer...

Feu d'artifice du 14 juillet Paris 2017

LIEU : La Tour Eiffel (Paris 75007)

HORAIRE : de 23h00 à 23h35

PRIX : GRATUIT

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12 juillet 2017

L'aqueduc Médicis et la maison du Fontainier

      Marie de Médicis voulait alimenter son palais du Luxembourg et à cet effet, effectua de 1613 à 1623 des travaux d’adduction d’eau  qui pour l’époque furent importants. Ainsi, en 1613 et en présence du roi Louis XIII et de toute la cour, la première pierre du grand regard de Rungis où aboutissent les sources principales fut posée. Les autres sources captées en 1651 comprenaient deux ensembles : celui de Rungis et celui du Long-Boyau qui récoltaient les eaux entre L’Haÿ  et Arcueil.              

aqueduc Médicis La_limite_entre_Cachan_et_Arcueil.jpgL’aqueduc fut construit par Jean Coing et son gendre Jean Gobelin. Il mesure 13 kilomètres entre le départ des sources et le grand regard de l’Observatoire. Sa hauteur au dessus des deux banquettes bordant la cunette est de 1,75 mètre, sa largeur est d’un mètre et la pente moyenne de 1,4 %. Afin de traverser la Bièvre entre ces deux rives, un pont aqueduc long de 379 mètres fut construit au niveau du village d’Arcueil. Il faut signaler que lors de la construction de l’aqueduc de la Vanne par Belgrand sous le Second Empire, celui-ci utilisera comme soubassement les 77 contreforts de l’aqueduc Médicis.              

Le parcours est marqué par 27 regards qui avaient plusieurs fonctions : entretenir la canalisation, par un escalier largement dimensionné qui établissait un courant d’air naturel entre eux. La distance moyenne entre deux regards allait de 598 mètres à 406 mètres. La présence de carrières nécessitait une surveillance accrue. 258 cheminées accessibles par une échelle permettaient l’entretien. La distance moyenne entre ces ouvertures était de 52,10 mètres.              

On prévoyait que l’aqueduc fournirait à sa construction 600 mètres cubes d’eau en 24 heures. Or, en 1651, par les nouvelles captations faites à Long-Boyau, ce furent 1050 mètres cubes qui approvisionnèrent l’aqueduc. Mais, mal entretenu et construit sur d’anciennes carrières provoquant de nombreux éboulis, l’aqueduc ne donnait plus en 1669 que 410 mètres cubes et 240 en 1869. 

Photo: L'aqueduc Médicis entre Arcueil et Cachan, supportant les piles de l'aqueduc Belgrand

Documentation extraite du Bulletin de l’Association pour la Sauvegarde du Paris Historique.