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06 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (II)

moulins pour exploiter les carrières de Montsouris carriere.gifNous poursuivons notre promenade concernant les moulins qui étaient nombreux sur notre territoire.

Au numéro 74 de la rue de la Tombe Issoire, subsistaient en 1846 quatre moulins dont le fameux moulin de Montsouris situés sur une terre pauvre où poussait un peu de blé et d'orge. Ce moulin porte également le nom de Moque-Souris, vocable dû au fait qu'il y avait très peu à glaner alentour et que les souris même dépérissaient. Il y eut en ce hameau de Montsouris jusqu'à une dizaine d'autres moulins.

On peut citer d'autres noms : le moulin de la Tour de Vanves, dont le souvenir est encore attesté par le passage de la Tour de Vanves, situé  entre l'avenue du Maine et la rue Asseline. Sur une eau-forte anonyme du 17ème siècle, on localise deux moulins en bois qui se situaient avenue Denfert Rochereau, en son début, près de l'Observatoire. En 1705, on en voit trois au même endroit. 

Certains moulins avaient été transformés en guinguettes, cabarets ou cafés, car ils étaient situés en dehors du mur des Fermiers Généraux, donc exemptés de taxes. Ils sont devenus célèbres et certains ont laissé leurs noms à des rues : la rue du Moulin Vert et la rue du Moulin de Beurre. La guinguette de Moulin Vert avait su faire sa réputation par ce refrain : "Accourez au Moulin Vert, Gais enfants de la Folie, Pour vous, pour femme jolie, On met toujours un couvert".

Le plus connu fut le moulin de beurre (située dans la rue du même nom). Il possédait une ferme qui sous le règne de Louis XV devint le rendez-vous des nobles voulant jouer les bergers et les bergères. Sous Charles X et Louis Philippe, il fut un cabaret très fréquenté. En 1848 la ferme fut transformée en restaurant, puis démolie en 1881.

- Documentation extraite du N° 32 de la SHA DU 14e

photo : moulins pour exploiter les carrières de Montsouris

02 février 2018

Les moulins de Montparnasse et d'ailleurs (I)

Faisons un voyage dans le temps et parlons des moulins à vent qui s'élevaient nombreux au XVIIIème siècle sur les terrains de Montparnasse, de Montsouris et de Montrouge. On peut estimer qu'au XVIIIème siècle, leur nombre approchait la soixantaine.

paris_montparnasse.JPG

Rappelons que dès le 14ème siècle, s'étaient multipliés, le long de l'ancienne chaussée d'Orléans (rue Saint Jacques et du Faubourg Saint Jacques actuels), par où venait une grande partie du blé produit par la Beauce, de nombreux moulins qui s'élevaient sur la colline de Montsouris, le plateau de Montrouge, la butte du Montparnasse et le futur quartier Plaisance.

L'architecture de ces moulins à vent, (ici, celui de Montparnasse, situé dans le cimetière de Montparnasse) paraît faite de charpente à tour carrée comme ceux rencontrés en Flandres ou en Hollande. Cependant, en ce qui concerne notre territoire, il s'agissait de "moulins-tours", dont la toiture conique tournait pour permettre de mieux orienter les ailes. Monté sur un pivot de 0,80 mètre de diamètre, le moulin présente ainsi une cabine quadrangulaire dont le poids est d'environ 40 tonnes. Les meules faites de pierre meulière venaient de la Ferté sous Jouarre. On peut préciser que par bon vent, environ 15 quintaux de farine étaient produits par chaque moulin.

Les appellations des moulins rappelaient peu ou prou le lieu où ils étaient : ainsi : le moulin de Sans Soucy, le Moulin Vert, le Moulin de la Croix du Gord, le moulin du Fort- Festu, celui de la Marjolaine, les deux moulins du Pavé et le moulin d'Amour... 

Parlons du moulin d'Amour : il était situé entre l'actuelle rue Ernest Cresson et Mouton Duvernet. Construit en 1191, incendié par les anglais en 1360, par les impériaux en 1569 et en 1590 par Henri IV, il fut toujours reconstruit. Appelé un temps Saint Jacques, il perdit sa fonction pour devenir une guinguette en 1766. Seulement démoli en 1916, ses caves du 12ème le furent en 1926.

Nous poursuivrons notre promenade ultérieurement, à la recherche d'autres souvenirs concernant d'autres  moulins disparus...

- Documentation extraite du N° 32 de la S.H.A DU 14.

27 décembre 2017

Le Petit Montrouge : notre village (II)

Qui se souvient aujourd'hui de l'usine des chocolats Salavin, située avenue d'Orléans côté des numéros impairs, des moulins de Montrouge rue Friant, des brasseries Dumesnil rue Sarrette, des menuiseries industrielles Gorgeon et plus tard Schwartz- Haumont, donnant à la fois sur la rue des Plantes et l'avenue de Châtillon. On peut citer que la ville d'Alésia abritait un patronage célèbre, dirigé par le non moins célèbre abbé Guesdon. La jeunesse des quartiers s'y donnait rendez-vous le dimanche à la chapelle, pour assister à une messe très suivie. Il y avait aussi de multiples activités : Scouts, Cœurs Vaillants, théâtre, foyer-club, Jeunesse Athlétique de Montrouge,( JAM). L'été, tous les jeunes se retrouvaient en Bretagne à la "colo" de Plougasnou.

Tous les petits commerces tenaient une place importante, à travers les relations privilégiées entre habitants et commerçants. Chacun connaissait son voisin, qui son charcutier, qui sa boulangère, qui son épicier, qui sa blanchisseuse... Chaque rue devenait un "salon" où les soirs d'été, les concierges sortaient leurs chaises pour discuter entre elles. Mais c'était avant la télé !

On ne peut oublier le planteur Caïffa, rue Antoine Chantin. A certaines heures, le quartier était envahi par un parfum vigoureux de café torréfié. Et que dire des caniveaux des rues, vides de tout véhicule. Ils voyaient passer le balayeur muni d'un grand balai à l'efficacité sans nuages.

Oui, la nostalgie est une compagne fidèle pour celui qui a vécu cette époque. Mais était-ce mieux qu'aujourd'hui ? Certes non, car dans l'après-guerre, la solitude, la pauvreté, l'abandon, les deuils, existaient comme aujourd'hui. Seuls les smartphones, l'agitation fébrile sur les trottoirs, l'abondance des lumières et les embouteillages apocalyptiques de la place d'Alésia (pardon Hélène et Victor Basch) ont modifié la donne. La bataille d'Alésia n'y est pourtant pour rien...

R.R 

21 décembre 2017

L'histoire de nos rues :

CIUP fondation deutsh de la meurthe et parc.jpg

Le boulevard Jourdan mesure 1430 mètres, entre la porte d'Orléans et la porte de Gentilly. Rappelons qu'il borde la Cité Internationale Universitaire et le parc Montsouris. D'autres lieux marquants sont l'hôpital de la Cité Universitaire, l'Ecole Normale Supérieure et l'entrée dans Paris de l'aqueduc de la Vanne. On peut également souligner à proximité que l'avenue Reille qui devait aboutir entre la rue de la Tombe Issoire et la rue du Père Corentin prévue sous le Second Empire ne fut jamais prolongée jusqu'à la porte d'Orléans par économie.

Le maréchal Jourdan (1762-1833) fut l'un des généraux auxquels Napoléon ne conféra aucun titre de noblesse. Il eut dû être nommé duc de Fleurus, grande bataille qu'il gagna sur les coalisés ou de Wattignies, autre victoire. C'est la Restauration qui fit un comte de ce Républicain, opposant au coup d'état du 18 Brumaire.

facade-mariniers.jpg

La rue des Mariniers  (image de synthèse du futur centre social et de logements) l'actuelle rue des Mariniers est perpendiculaire à un ancien sentier des Mariniers qui n'est que l'extrémité sud de la rue Didot actuelle. Ce nom des Mariniers surprend car il s'agit purement et simplement d'un lieu tirant son nom de celui d'anciens occupants des terrains, et sans aucun rapport avec une quelconque origine marinière. On pense que l'ancêtre de ce patronyme avait dû être "marinier", c'est-à-dire jadis marin. On doit préciser que l'acception moderne de "marinier" correspond à la dénomination des bateliers de nos fleuves et canaux..

12 décembre 2017

L'histoire de nos rues

La rue Antoine Chantin

Rue Antoine Chantin vue est.jpg

Cette rue (cliché Wikipédia) d'une longueur de 250 mètres, a été ouverte en 1904, sur les terrains de l'horticulteur et pépiniériste Antoine Chantin (1815-1893), qui fut l'un des plus grands spécialistes de sa branche et un savant botaniste. La sépulture familiale se trouve au cimetière de Montrouge. Le numéro 8 de cette rue a vu le passage de Lénine, qui habitait à cette époque de 1909 à 1912 au 4 rue Marie Rose et qui dans une cave de cet immeuble, composait des tracts qui étaient imprimés ailleurs. Le numéro 3 est un immeuble  construit en 1933 par l'architecte André Chatelin, premier Grand Prix de Rome. Les numéros 5 et 5bis forment un ensemble immobilier construit en 1929 par l'architecte et sculpteur Jean Boucher, qui habita 37 avenue René Coty. Le numéro 7 voit un immeuble typiquement Arts Décoratifs (1925) avec quelques ateliers d'artistes. Les Editions Populaire Ferenczy occupèrent le numéro 9. Le numéro 19 voit l'accès à un vaste ensemble d'habitations de la Ville de Paris débouchant au n° 44 de l'avenue Jean Moulin et au n° 53 de la rue des Plantes. Il faut préciser que cet ensemble d'habitat HLM a été construit sur les terrains d'une immense usine fabriquant de la menuiserie industrielle jusque dans les années 60. Au n° 19 existait l'hôpital Chantin, annexe de l'hôpital Broussais, qui a été remplacé par l'hôtel Ibis. Au n° 36, on voit un immeuble d'habitations sociales, fondé par A. et J. Weill.

- Documentation extraite du N° 35 de la S.H.A du 14e.

 

05 décembre 2017

L'histoire de nos rues : rue Maurice Ripoche et avenue Reille

rue Maurice Ripoche paris 14ème.jpgLa rue Maurice Ripoche (1895-1944) a été ouverte dans le futur quartier Plaisance dès 1838. Elle s'appela en 1843 la rue du Géorama, en raison de la proximité de l'établissement du géographe Sanis, dans lequel la France et une partie de l'Europe étaient représentées en relief. De 1864 à 1946, elle prit le nom de Mouton-Duvernet (portion située à l'ouest de l'avenue du Maine). Enfin elle devint rue Maurice Ripoche à partir de cette maurice Ripoche 1960 timbre.jpgdernière date, du nom d'un as de l'aviation de la Grande Guerre. Il fut un ingénieur et un industriel, résistant à l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Il fut déporté et décapité à Cologne en 1944.

Avenue Reille Réservoirs Montsouris.JPGL'avenue Reille C'est une des voies ouvertes dans le 14ème par le Second Empire (1867). Haussmann avait prévu son prolongement jusqu'au boulevard Jourdan, au voisinage de la rue du Père Corentin, mais la Troisième République abandonna ce projet en 1879. Le nom de cette avenue est celui du maréchal de France Reille, qui né au début du règne de Louis XVI vécut jusqu'au milieu de celui de Napoléon IIIavenue reille maison-atelier Ozenfant.jpg (1775-1860). Au numéro 53, on peut voir une œuvre de l'architecte Jeanneret, plus connu sous le nom de Le Corbusier.

Photos  : 1) rue Maurice Ripoche, 2) Maurice Ripoche 

3) avenue Reille : les réservoirs de Montsouris 4 ) 53 avenue Reille :la maison-atelier Ozenfant.

Cliquez sur les images pour les voir en grand

21 novembre 2017

Les rues de nos quartiers

rue Remy Dumoncel.jpgLa rue Rémy Dumoncel est un bel exemple dans l'appellation successive de nos rues. Au XVIIème siècle, elle est le prolongement du chemin de l'Ourcine qui à l'époque, était hors de Paris. Au début du 19ème siècle, elle devient la Voie Creuse, la rue des Cavées, puis la rue des Catacombes, liée à la présence ancienne de carrières abandonnées.

En 1858, elle devient la rue Dareau, du nom du maire de Montrouge, qui deviendra maire du 14ème arrondissement en 1860 jusqu'à son décès en 1866. En 1946, la portion comprise entre l'avenue du Général Leclerc et l'avenue René Coty devient la rue Rémy Dumoncel, éditeur résistant (1888-1945), mort en déportation.

La rue Georges-de-Porto-Riche.

C'est en 1932, sur l 'emplacement d'un ancien bastion des fortifications de Louis Philippe, que cette rue fut inaugurée en commémoration d'une célébrité vite oubliée à notre époque : Georges-de-Porto-Riche (1859-1930). Il s'agit d'un auteur dramatique élu à l'Académie Française, qui de 1873 à 1929 écrivit des pièces de théâtre dans lesquelles il analysait les conflits psychologiques et les amours envoûtantes. IL fait partie de la génération des dramaturges : Bataille, Bernstein, Hervieu et Brieux.

Au numéro 8 de cette rue, une plaque commémorative rappelle la mort du lieutenant Etienne Laurent, abattu par les Allemands, alors que surpris en train d'émettre les messages pour la Résistance, il venait de réussir à détruire son poste émetteur.

- Documentation extraite de la Revue N° 33 de la S.H.A. DU 14e.

18 novembre 2017

La Société Historique et Archéologique du 14e : exposition, conférences, colloque

société historique et archéologique du 14ème.jpeg- Du lundi 6 au samedi 25 novembre 2017 La mairie du 14e, en partenariat avec la Société Historique et Archéologique du XIVe, présente «Le chemin de mémoire, le 14e pendant la guerre de 14» avec l’hommage au « Centenaire du Défilé du 14 juillet 1917 »

Sur les grilles du square Ferdinand Brunot Paris 14e

-Le samedi 18 novembre à 15 h  Conférence «L’histoire des rues du quartier de Plaisance»

Dans le cadre du cycle de conférences de la SHA XIV sur L’histoire des rues des quatre quartiers administratifs du 14e, Yvan Belledame expose  « L’histoire des rues du quartier de Plaisance ».

Salle polyvalente de la Mairie du 14e 2 place Ferdinand Brunot

- Le samedi 25 novembre à 15 h Colloque sur les « Commémorations centenaires de 1916, 1917, 1918 et 1919 du Corps Expéditionnaire Portugais en France et à Paris », autour de l’histoire méconnue de la participation à la Grande Guerre du Portugal, l’un des 18 Alliés de la France.

Avec le professeur et docteur en histoire Yves Léonard, l’historien et auteur Manuel Do Nascimento et le président de la Délégation de Paris de la Ligue des Combattants Portugais et le président de la Société Historique et Archéologique du XIVe,Georges Viaud.

Salle des mariages de la Mairie du 14e . 2 place Ferdinand Brunot 75014

12 novembre 2017

Les rues de nos quartiers

La rue Campagne Première

Rue Campagne Premiere 31bis immeuble André Arfvidson.JPGCe nom est assez étrange. Il s'agit à l'origine d'un ancien chemin de terre, qui vit se bâtir sous le Directoire ses premières maisons. Elargie à onze mètres sous la Monarchie de Juillet, c'est un général en retraite nommé Taponier qui ayant acheté à l'Institution de l'Oratoire les terrains adjacents à la voie, baptisa celle-ci Campagne Première, en souvenir, dit-on, de sa "première campagne en 1793 dite des Lignes de Wissembourg". Mais cette appellation de Campagne Première est sujette à caution et pourrait être rapprochée du fait que le dit général eut l'idée d'appeler sa première maison de campagne, ainsi.Rue Campagne-Première, Hôtel Istria,Paris 14.jpg

De nombreux artistes, écrivains et musiciens ont habité cette rue tels que : Adget le photographe, le peintre Modigliani, Rimbaud, et l'écrivain suisse Ramuz...

La rue de Coulmiers.

Elle est latérale au chemin de fer de ceinture. C'est une portion détachée de la rue Beaunier, en 1882. Elle commémore la victoire de Coulmiers (Loiret) remportée par le général Aurelle de Paladines, sur l'armée du général von Tann, le 9 novembre 1870. De cette victoire, l'armée française reprit momentanément la ville d' Orléans. On trouve sur un des immeubles de la rue, une plaque indiquant qu'un poète contemporain Emmanuel Aegerter vécut dans cette rue.

La rue Hallé

villa-hallé-village-dorleans-paris-14-35.JPGLe tracé sinueux de cette rue atteste du passé rural du quartier. Elle reçut en 1865 le nom du médecin Jean-Noël Hallé (1754-1822), premier médecin ordinaire de Napoléon. Il fut créateur du Codex, bible de la pharmacie. On trouve au numéro 36 la champêtre villa Hallé (voie privée) et en divers points de son parcours de petites et charmantes places rondes non dénommées. La plus pittoresque est au débouché de la rue D' Alembert, où l'on trouve de jolis petits pavillons derrière de minuscules jardins. La rue Hallé rejoint par delà l'avenue René Coty, la voie romaine historique de la vieille route d'Orléans, la rue de la Tombe Issoire.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème - Cliquer sur les photos pour les agrandir)

 

11 novembre 2017

Le boulevard périphérique et l'avenir urbain

Brancion-bd432360-b41a-11e7-beee-c5d23b7c2bad_1.jpg

Le boulevard, périphérique commence à intéresser les architectes auxquels la Ville de Paris s'adresse pour trouver de nouveaux espaces constructibles.

Ainsi, à la porte Brancion (image ci-dessus), à la limite du 14ème, trois bâtiments de 10288 mètres carrés (plus de 3 hectares !!!) verront le jour dans le cadre du projet "Inventons la métropole du Grand Paris".

Sur des parcelles appartenant à l'Etat, à la Ville de Vanves et de Paris, verra se construire un foyer de jeunes travailleurs de 114 chambres, une résidence étudiante de 157 logements, ainsi que divers terrains de sports. Un soin particulier sera apporté à la création architecturale, afin de ne pas donner à l'ensemble un aspect trop bétonné. 

Le Parisien du 19 octobre

20 octobre 2017

Les squares de la mairie du 14ème

square ferdinand Brunot avec mairie.jpgLes deux squares qui s'étendent devant la mairie du 14ème ont été créés à deux époques différentes : le square Ferdinand Brunot a été aménagé en 1862 et le deuxième séparé par la rue Mouton Duvernet a été créé en 1932 sous le nom de l'Aspirant Dunand en souvenir de Jean-Louis Dunand, tué le 20 juin 1940 devant Saumur à l'âge de 22 ans. Il était le fils du sculpteur Jean Dunand (1877-1942) qui possédait un atelier dans le quartier. 

Le square Ferdinand Brunot a été créé sous le Second Empire en rapport avec les 24square ferdinand brunot.jpg squares de Paris,  dont l'ingénieur Alphand s'est fait le promoteur. Il porte le nom de Ferdinand Brunot qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919. Une cinquantaine d'arbres l'ombragent et l'on peut trouver un platane et quelques marronniers qui datent de sa création, ainsi qu'un érable de Montpellier et un hêtre tortillard. Ce jardin est orné de trois statues : un buste de la République datant de 1886, une sculpture dédiée au maire du 14ème réalisée en 1951 par Henri Valette et une femme assise qui date de 1969. 

square de l'aspirant dunand statue de michel Servet.jpgDans le square de l'Aspirant Dunand a été construite une piscine en 1982, dont le bassin a 25 mètres de longueur et 12,50 mètres de largeur. En bordure de la rue Mouton Duvernet, s'élève le monument de Michel Servet (médecin et philosophe de la Renaissance). Cette œuvre date de 1900.

L'actuelle mairie du 14ème a été construite de 1852 à 1855. Elle devait être la nouvelle mairie de la commune de Montrouge dont le territoire à l'époque, était limité au nord par le haut du boulevard Saint Michel et ceinturé par les anciennes communes de Gentilly, Arcueil, Bagneux, Châtillon, Vanves et Vaugirard. Mais en 1860, il perdit la moitié de son territoire, les 4/5ème de sa population (14 000 habitants devinrent Parisiens et 3500 resteront Montrougiens). En 1889, deux ailes supplémentaires furent rajoutées au bâtiment initial.

L'appellation : Petit Montrouge qui s'applique à notre quartier Alésia rappelle ainsi son ancienne filiation au village de Montrouge initial.

Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème.

photo 1 : square Ferdinand Brunot avec la mairie en arrière-plan- photo 2 : square Ferdinand Brunot  - photo3 : square de l"aspirant Dunand avec la statue de Michel Servet

Cliquez sur les images pour les voir en grand

14 octobre 2017

Monsieur Landru, un voisin ordinaire...

 Landru photographie Identité judiciaire.jpgNous pouvons nous étonner que Henri Désiré Landru, connu pour les affaire judiciaires que l'on sait, vécut dans notre 14ème arrondissement à la frontière de Malakoff et de Montrouge, sur l'avenue de la Porte de Châtillon. Landru reste un criminel mondialement connu et il fascina de nombreuses personnalités du monde littéraire et artistique. Ainsi, Jules Romains en parle dans ses "Hommes de bonne volonté". Il l'appelle :" son ami Landru". Charlie Chaplin en a fait le héros de son film Monsieur Verdoux. Freud s'intéressa au dossier du procès. Claude Chabrol et Françoise Sagan en ont fait un film. 

 "Monsieur Landru" a fréquenté le 14ème arrondissement et ses alentours. En 1900, il habite au 6 de la place de Rennes. De 1912 à 1915 il est garagiste à la porte de Châtillon, en partie sur le territoire de Malakoff. Durant la guerre 14-18, il habita place Victor Basch. En 1918-1919, on le voit au 330 de la rue Saint Jacques. Il fut "locataire" de la prison de la Santé... Ainsi, Landru a déambulé dans nos rues pendant quelques vingt années. 

Mais revenons au garage de la porte de Châtillon où Jules Romains fit connaissance avec Landru. Jules Romains le décrit comme un personnage très courtois qui ressemblait plus à un "pharmacien, à un docteur ou à un homme de loi". Il précise que tous les travaux sur les voitures étaient dignes de tout éloge, les prix étant des plus modestes, et sa comptabilité minutieusement tenue. C'était donc un citoyen au dessus de tout soupçon, à la conscience professionnelle et à la probité commerciale absolue.

Mais où se situait le garage Landru ?   Il se présentait 12 route de Châtillon, sur le territoire de Malakoff, aux limites de l'ex zone militaire (dite "non aedificandi") devenue avenue de la Porte de Châtillon en 1929. Aujourd'hui, on le situerait à cheval sur le tracé du boulevard périphérique...

- Documentation extraite du n° 33 de la SHA du 14ème

12 octobre 2017

Conférences de la Société historique et archéologique du 14ème : 14 octobre et 19 novembre

société historique et archéologique du 14ème.jpeg La Société Historique du 14ème propose les conférences suivantes 

A la salle polyvalente de la mairie , 2 place Ferdinand Brunot :

Le samedi 14 octobre 15h: "L'histoire des rues du quartier du Parc Montsouris", par Jean-Gabriel Laval.

Le samedi 18 novembre 15h : "L'histoire des rues du quartier de Plaisance", par Yvan Belledame. 

 Entrée libre et gratuite

05 octobre 2017

Les livres d'histoire sur le 14ème arrondissement

Trois auteurs ont écrit des livres intéressants à propos de l'histoire du 14ème arrondissement. Les Editions Gallica et les Presses de la Sorbonne rassemblent l'édition de leurs ouvrages.

Il s'agit d'Emile Wiriot : "le quartier Saint Jacques et les quartiers voisins ; leurs transformations à travers les siècles : Paris de la Seine à la Cité Universitaire".

Edition Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k165711w

René Léon CottardVie et histoire du 14ème arrondissement : Montparnasse, parc de Montsouris, Petit Montrouge, Plaisance : Paru en 1988 aux Editions Hervas-

Edition Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33305493

Jean-Louis Robert : Plaisance près de Montparnasse, quartier parisien 1840-1985 ; Presses de la Sorbonne, Paris 2012 ;

En saisissant Petit Montrouge et Mairie du 14ème sur le site Gallica, vous trouverez 705 publications dont 400 émanant de la presse et des revues. Une source infinie de découvertes.

Documentation extraite de la revue du Bulletin n° 229 de la SHA du 14ème

20 septembre 2017

Des informations pour tous (III)

société historique et archéologique du 14ème.jpeg- 1) La Société Historique du 14ème propose les conférences suivantes 

A la salle polyvalente de la mairie , 2 place Ferdinand Brunot :

Le 23 septembre 15h: l'histoire des rues du quartier du Petit-Montrouge, par Georges Viaud.

Le 14 octobre 15h: l'histoire des rues du quartier du Parc Montsouris, par Jean-Gabriel Laval.

Le 18 novembre 15h : l'histoire des rues du quartier de Plaisance, par Yvan Belledame. 

 Entrée libre et gratuite

sha14.asso.fr

 -2) L'Eglise Evangélique Libre de Paris Alésia, 85 rue d'Alésia, 75014, présentera le dimanche 1er octobre à 18 heures un récital lyrique. Les interprètes seront :

Isabelle Imsit, soprano ;

Sacha Rajnovac, Baryton basse ;

François Martin, au piano.

Entrée libre.

18 juillet 2017

L'Aqueduc Médicis (II)-

Aqueduc Médicis Paris 14e rue de l'Empereur Valentinien 3 aqueduc_Médicis.JPGL'aqueduc terminé (1623), il convenait d'accorder les concessions et leurs dérivations vers la population. Les premières furent accordées aux communautés religieuses situées sur le parcours. Ainsi : les Carmélites et les Capucines du Faubourg Saint Jacques, le Val-de-Grâce, les Chartreux et les Célestins ; également le chancelier de Sillery, le Président du Parlement Séguier, le Surintendant des finances Marillac. Il faut noter que la fraude existait par la vente de surplus.

Treize fontaines furent construites entre 1624 et 1628 : Notre Dame des Champs, porte Saint Michel, place Maubert, pont Saint Michel, parvis Notre Dame, Saint Séverin, place de Grève, place Royale, rue de Buci, etc...

Seulement  trois "regards" sur les sept construits sont encore visibles dans Paris Aqueduc Medicis regard 25 dit de Saux.jpgintra-muros : le 26ème dans les jardins de l'Observatoire, le 25ème avenue René Coty (Hôpital La Rochefoucauld). Le 27ème regard - celui de l'Observatoire- permettait la répartition des eaux. En 1623 on construisit sur celui-ci la fameuse maison du fontainier, de style Louis XIII.

Photo:  1 Paris 14e, rue de l'Empereur-Valentinien, restes de l'aqueduc Médicis mis à jour lors des travaux d'aménagement de la ZAC Alésia-Montsouris.

Photo 2 Le regard n°25, dit regard de Saux, de l'aqueduc Médicis, dans l'enceinte de l'hôpital La Rochefoucauld (Paris 14e, France)

26 juin 2017

Edouard Couche et le "Grand Oeuvre" des eaux

 Les directeurs qui présidaient au service principal de distribution de l'eau remarquèrent l’intelligence développée par Couche et ainsi, en 1875, ce dernier fut désigné pour devenir ingénieur en chef des Eaux et Égouts. En 1878, décède Eugène Belgrand. Couche recueillit en partie son héritage. Rapidement, il apporta d’importantes améliorations au service des Eaux de Paris. Il développa et compléta le grand réseau unique au monde qui reçoit et distribue sans les confondre les eaux de source (Vanne et Dhuys), de rivière (Marne, Seine et Ourcq) ainsi que les puits artésiens. Ceci en dépit des énormes variations des besoins et de la grande diversité des altitudes de captation. Il travaille également sur un rapport détaillé sur les « eaux de Londres, d’Amsterdam » où l’on trouve une appréciation clairvoyante des solutions adoptées dans ces deux capitales.En accord avec Monsieur Alphand, il développa l’introduction des compteurs à eau. Il perfectionna les moyens d’alimentation en construisant une grande usine élévatrice d’eau de Seine à Ivry, et par la construction d’un réservoir correspondant à Villejuif. Il augmenta la capacité des machines de Saint Maur en créant une captation supplémentaire à partir de l’origine de la Vanne. Il déplaça la prise d’eau de l’Ourcq qui fut reportée de l’aval à l’amont du bassin de la Villette. Il faut noter la construction du puits artésien de la Butte aux Cailles où il descendit jusqu’à 532 mètres de profondeur

.Durant ses deux dernières années de vie, Couche prépara de nouvelles dérivations d’eau de source afin d’alimenter les Parisiens en eau toujours claire, fraîche et pure, tout en consacrant les eaux des rivières (Ourcq, Marne et Seine) aux besoins industriels et au service public (arrosage et lavage des ruisseaux et fontaines publiques). On peut dire que son décès fut ressenti fortement par le corps des Ponts et Chaussées et par toute l’administration parisienne, tant ses opinions étaient fermes, son désintéressement étendu. L’estime, la déférence et la confiance de tous lui étaient attachées.     

Documentation extraite du n° 30 de la SHA

19 juin 2017

Couche au service de Paris et du 14ème

Couche entra au service de la Ville de Paris en 1863 et y resta jusqu’à son décès. Il travailla tout d’abord sur la zone délimitée par l’ancien Mur des Fermiers Généraux et la ceinture des fortifications érigée par Louis-Philippe. Cela, sous l’impulsion de Napoléon III. Il exécuta ainsi l’avenue des Gobelins et le boulevard Arago. Il participa aux études des rues de Tolbiac et d’Alésia.              

Dans le 14ème arrondissement, il édifia la conduite d’eau en béton de 1,30 mètre de diamètre qui partant du réservoir de Montsouris, achemine les eaux de la Vanne vers le centre de Paris. C’est l’ingénieur Belgrand qui fut le promoteur de cette adduction majeure pour la vie quotidienne des Parisiens. Il faut préciser que le choix d’une conduite en béton fut établi en lieu et place d’une conduite en fonte. Cela apportait une grande économie pour sa réalisation et d’autre part le sous-sol de l’avenue d’Orléans (général Leclerc actuelle) avait été relativement épargné par les innombrables galeries de carrière qui sillonnent le quartier de Montrouge et ses environs. Cette conduite en béton fut mise en service en 1875 et n’a donné lieu jusqu’à un passé récent à aucun travail de réparation important. Il faut souligner que le parti pris de n’y faire couler que de l’eau de source, plutôt que de rivière aux variations de température plus fortes, y est pour quelque chose dans l’économie constatée au fil du temps.              

Dans un prochain chapitre, nous évoquerons l’œuvre personnelle quant aux problèmes d'approvisionnement en eau des grandes villes européennes et en particulier de Paris. 

Documentation extraite du n° 30 de la SHA – (à suivre)- 

09 juin 2017

La SHA du 14ème annonce :

société historique et archéologique du 14ème.jpegLa Société Historique et Achéologique du 14ème vous propose :

Le 10 juin, vous est donné rendez-vous à 15 heures à la grille de l'Observatoire, 34 de l'avenue de l'Observatoire. L'histoire de la rue Cassini vous sera exposée à partir des personnalités, de leurs familles et amis qui y ont habités. Cette rue, étant liée à la construction de l'Observatoire de Paris, est riche d'histoires.

D'autre part, un cycle de conférences sur : l'histoire des rues, des quartiers du 14ème arrondissement (Petit Montrouge, Montsouris et Plaisance) vous sera présenté :

Le 24 juin : "Livres en Seine", au parc Montsouris, au niveau du kiosque à musique. Cette conférence est organisée par le Conseil de quartier Montsouris-Dareau.

Le 9 septembre, le forum de la rentrée aura lieu sur le parvis de la mairie du 14ème.

Le 10 septembre, l'histoire du quartier du Petit Montrouge sera présentée par Georges Viaud.

Le 10 octobre, l'histoire du quartier du parc Montsouris sera présentée par Jean-Gabriel Laval.

Les conférences en dehors des lieux précisés ont lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du 14ème, sauf manifestation exceptionnelle.

18 mai 2017

Sous les pavés... une carrière

carrière des capucins.jpgSamedi 20 mai, à 14h 30, 15,30, et 16h 30 aura lieu devant la cafeteria Relais H de l'Hôpital Cochin,27, rue du Faubourg Saint Jacques,   XIVe  le départ de la visite de la carrière des Capucins.

Il s'agit d'une carrière située à plus de 20 mètres sous terre et dans laquelle on peut cheminer sur 1,2 Km. Le site a été classé en 1990 et transformé en musée souterrain. Une équipe de bénévoles s'attache à conserver les lieux, sachant que cette carrière a été exploitée dès le Moyen Age.  Son nom provient du fait que les moines Capucins se sont installés au faubourg Saint Jacques en 1653, consolidant les vides successifs laissés par  la longue  exploitation de la carrière.

Inscriptions : sur Hopitaux-paris-centre.aphp.fr/journee-porte-ouverte-le-20-mai-2017

07 mai 2017

Fête des 150 ans de Sainte-Anne jeudi 11 mai 2017

150 ans de l'hôpital Sainte Anne.jpgEn 2017, Sainte-Anne, siège du GHT Paris Psychiatries & Neurosciences,  fête ses 150 ans d’existence.
A cette occasion, l’établissement est à l’initiative de diverses opérations mettant en valeur son histoire, sa communauté de professionnels, sa contribution à la délivrance et à l’amélioration des soins aux personnes souffrant de troubles psychiques ou neurologiques.
L’un des temps forts de cette année-anniversaire aura lieu le 11 mai lors d’une grande fête sur le site historique 1 rue Cabanis (Paris 14ème) qui rassemblera personnels, usagers, riverains, élus, partenaires et amis. Lors de cette garden-party intitulée « Sainte-Anne remonte le temps », une exposition sur le thème « 150 ans – 150 métiers » sera inaugurée.

- De 18h30 à 20h30 pour un grand apéritif des voisins

Pourquoi le 11 mai ? parce que c’est quasiment à cette date que pénétrait le premier patient aux admissions de « l’asile Sainte-Anne ». Depuis, 150 ans ont passé, jalonnés de découvertes (les neurolep-tiques, la stéréotaxie…), de transformations (« l’hôpital hors les murs », la sectorisation…), de révolutions culturelles et sociétales (« l’empowerment », notamment). Et en ce moment-même s’écrit l’avenir de la prise en charge des troubles mentaux et des maladies neurologiques, avec les avancées de l’imagerie, de la remédiation, de la neuropathologie, le développement de la « pair-aidance »…
Sainte-Anne est aujourd’hui le siège du Groupement Hospitalier de Territoire Paris – psychiatrie & neurosciences qui traite 77000 parisiens par an, au sein de 130 structures réparties dans la capitale.
Il fallait bien une année pour conter son histoire, son actualité, et esquisser ses projets futurs. !

Un livre inédit, des conférences-performances, une exposition-fresque, des Journées du Patrimoine, des évènements à dimension internationale …
Tout un programme !

04 avril 2017

Les Catacombes : nouvelle donne

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On connaît le succès rencontré par la visite des Catacombes de Paris qui reçoivent annuellement la visite de 500000 visiteurs. Récemment, huit mois de travaux ont permis de faciliter la visite de ces lieux qui permettront de raccourcir le parcours d'une heure à 45 minutes.

La directrice générale de Paris Musées gérant les Catacombes met en avant la volonté de protéger ce site historique exceptionnel et d'en faciliter la visite en réduisant les files d'attente, et de créer de meilleures conditions de travail pour les agents (nouvelles salles, douches, WC). D'autre part, une nouvelle sortie plus fonctionnelle a été établie pour les visiteurs. Elle se place au 21 bis avenue René Coty et elle remplace l'ancienne située rue Rémy Dumoncel.

Une nouvelle librairie boutique dont la gestion est confiée à Arteum sera à la disposition des visiteurs qui pourront y acheter un gadget ou un livre se rapportant à ces lieux.

Le Parisien du 31 mars -

27 mars 2017

Le boulevard Raspail et ses écrivains (II)

Nous continuons notre promenade le long du boulevard Raspail ou ses environs, afin d’évoquer les domiciles où vécurent certaines figures célèbres de la littérature française. Ainsi :

Victor Hugo by_Étienne_Carjat_1876_-_full3.jpgHugo (1802-1885) habita 31 rue du Cherche-Midi avec son épouse Adèle dans l’appartement de fonction du père de celle-ci. Ils y ont un fils qui meurt prématurément. Victor Hugo écrit Han Islande. Le couple déménage ensuite au 90 rue de Vaugirard. De 1827 à 1830, ils habitent au 11 rue Notre Dame des Champs. Ici naîtront des œuvres importantes : Cromwell et sa fameuse Préface, les Odes et Ballades, les Orientales, Le dernier jour d’un condamné, Marion Delorme et Hernani. Sainte-Beuve, Nerval, Musset et Gautier participeront à un cénacle. On y verra aussi Balzac, Vigny, Dumas, Sainte-Beuve, Mérimée, Delacroix et Berlioz.arthur rimbaud.jpg

Rimbaud (1854-1891) -A l’angle nord fait par la rue Campagne-Première et le 
boulevard Raspail, Rimbaud loge ici en 1872 dans une chambre éclairée par un vasistas. Verlaine qui habite alors Montmartre prévient son épouse qu’il « rentrera tard car il va dans un quartier éloigné ». Au rez-de-chaussée se trouvait un marchand de vin où se réunissaient les cochers d’omnibus.

montherlant.jpgMontherlant (1895-1972) – Dans son adolescence, il fréquenta les académies de dessin Calarossi et Castelucho-Diana situées rue de la Grande Chaumière.

Céline (1894-1961) – Il habita au 225 boulevard Raspail, hôtel de la Paix, enCéline  3.jpg décembre 1926. C’est là qu’il écrit : L’Eglise, publié en 1933 et joué en 1936. Cet hôtel fait à peu près face au futur numéro 222, où habitera plus tard Jean-Paul Sartre. 

Documentation extraite du n° 54-55 de la SHA du 14ème -

24 mars 2017

La Société Historique et Archéologique du 14ème : conférences 25 mars et 29 avril

La Société Historique et Archéologique du 14ème présente un cycle de conférences qui auront lieu à la mairie du 14ème aux dates suivantes :

Le samedi 25 mars à 15h  : "Aragon, Sartre et le 14ème", par Jean-Louis Robert.

Le samedi 29 avril : "Nouvelles approches du boulevard Raspail", par Georges Grand.

Horaires et lieu : à la mairie du 14ème à 15 heures, à la salle polyvalente.

17 mars 2017

Le boulevard Raspail et ses écrivains

Chateaubriand,agé en  1828.jpgDe nombreux écrivains ont vécu soit, boulevard Raspail ou dans ses environs proches. A ce titre, nous allons flâner le long de ce boulevard ou dans les quartiers avoisinants pour y découvrir les domiciles d’écrivains tous célèbres. Ainsi :

Chateaubriand (1768-1848) - Vécut de 1826 à 1838, 92 avenue Denfert-Rochereau. Il logea à l’infirmerie qui s’étendait sur le terrain nord avoisinant l’actuel Fondation Cartier. Il y planta le célèbre cèdre du Liban en 1830. Par ailleurs, il fréquenta au 26 rue de Sèvres un hôtel particulier où séjourna Juliette Récamier, et de 1824 à mai 1826, il logea à l’hôtel de Beaune 7 rue du Regard.

Balzac (1799-1850) – Il résidera de 1829 à 1934 3 rue Cassini. Il disait ceci Balzac statue de Rodin bd raspail sous les arbres.jpgà propos du quartier : « exceptés les jours de bal de la Grande Chaumière, le boulevard du Montparnasse est désert comme les marais pontins. (…) Ces quartiers silencieux et lointains où l’on se cache tout à fait aux hommes. » Il assiste chez Hugo 27 rue Notre Dame des Champs à la lecture de Marion Delorme. N’oublions pas sur le terre plein central, situé à l’angle du boulevard Montparnasse et du boulevard Raspail, le buste de Balzac d’Auguste Rodin, celui-ci disant : «j’ai voulu montrer le grand travailleur hanté, la nuit, par une idée et se levant pour aller la fixer sur sa table de travail ».

Flaubert gustave.jpgFlaubert (1821-1880) – Il habita 11 rue du Montparnasse à cent mètres du domicile de Victor Hugo. Au 21 rue de Sèvres, dans un immeuble du 18ème siècle, contigu à l’hôtel Lutétia, loge, en 1852 son amie Louise Colet chez qui Flaubert fréquentait son Salon.

 

 Apollinaire (1880-1918) -  Au carrefour Raspail-Montparnasse, il fréquente le café de la Rotonde. Apollinaire guillaume.jpgEn 1913, au 278 boulevard Raspail, la revue : « Les soirées de Paris » y a son siège. 

A suivre – Information extraite de la revue de la SHA du 14ème- (N° 54-55).

13 mars 2017

Le boulevard Raspail : sa genèse et son évolution

Rappelons que dès 1704 (sous Louis XIV), le boulevard Raspail au titre des "boulevards du midi" avait été mis en chantier et une infime partie n'avait été ouvert qu'en 1763 (sous Louis XV). On appelait  cette petite section, le boulevard d'Enfer, proche de la rue d'Enfer, aujourd'hui avenue Denfert Rochereau, cette dernière  étant appelée à l'époque "via Inferior", rapprochement à faire avec la rue saint Jacques et du Faubourg du même nom, qui à l'origine était la voie principale de Lutèce se dirigeant vers le sud. ("via superior").

A partir de 1784, le Mur des Fermiers Généraux longe le boulevard entre la Barrière d'Orléans (place Denfert Rochereau) et l'actuel boulevard Edgar Quinet (à l'origine de Montrouge). Ce mur d'octroi ne devait être détruit que sous le Second Empire, rattachant ainsi une partie du territoire de Montrouge (Le Petit Montrouge) à la ville de Paris, nouvellement agrandie.

La largeur de ce boulevard était de soixante dix mètres mais fut réduite à quarante mètres entre le boulevard originel et le cimetière Montparnasse. Ainsi, des espaces constructibles qui furent dégagés jusqu'au début du 20ème siècle furent progressivement construits.

A l'est du boulevard, se trouvait le fameux bal jardin de la Grande Chaumière (1783-1855), qui était le lieu de rendez-vous de la jeunesse romantique. A l'ouest se trouvaient des "masures champêtres" : les "Nouvelles Calédonies" de la future rue Delambre. Un marché aux fourrages, puis d'animaux et enfin aux chevaux anima ce lieu.

boulevard raspail  près du boulevard Montparnase.jpg

La volonté du Second Empire de prolonger le boulevard jusqu'au carrefour du tout nouveau boulevard saint Germain se traduisit dès 1860 par la réalisation de deux carrefours essentiels : embranchement du boulevard Raspail avec le boulevard saint Germain et (en 1866) le carrefour avec la rue de Rennes (1867). Il faudra attendre 1913 pour que le boulevard soit achevé en ordre dispersé, les périodes de travaux s'étalant de 1890 et surtout à partir de 1904. La totalité du boulevard fut inaugurée le 11 juillet 1913 par Raymond Poincaré. (à suivre).

Documentation extraite du n° 54-55 de la SHA du 14ème.

 boulevard raspail inauguration 12 juillet 1913.jpg

 

Hommage à Rémy Dumoncel 15 mars à 11h30

Rémy Dumoncel.jpgMercredi 15 mars à 11 h 30 :  Dépôt de gerbe au 17 rue Rémy Dumoncel, devant la plaque qui rend hommage à Rémy Dumoncel.

Résistant en 1940, cet éditeur français a trouvé la mort dans le camp de Neuengamme le 15 mars 1945. La rue du 14e où se situaient les éditions Tallandier et dont Rémy Dumoncel était le directeur littéraire, porte désormais son nom.

En 1913, après des études de droit à l'université, Rémy Dumoncel entre aux éditions Tallandier dont il devient directeur littéraire.

En 1935, il est maire de la commune d'Avon (Seine-et-Marne), près de Fontainebleau. À partir du 16 juin 1940, Avon est occupée par les Allemands.

Rémy Dumoncel entre dans la résistance dans le réseau Vélite-Thermopyles. Par son action, il aide notamment des écrivains juifs en organisant leur fuite vers le Sud de la France.

Il est arrêté par la Gestapo le 4 mai 1944 et déporté au camp de Neuengamme, où il meurt d'épuisement le 15 mars 1945.

Extrait du site Wikipédia

28 février 2017

La Société Historique et Archéologique du XIV annonce

La Société Historique et Archéologique du 14ème présentera un cycle de conférences qui auront lieu à la mairie du 14ème aux dates suivantes :

le samedi 4 mars 15h : Le Paris assiégé, par Claire Tissot assistée d'Yvan Belledame pour les illustrations.

le samedi 25 mars : Aragon, Sartre et le 14ème, par Jean-Louis Robert.

le samedi 29 avril : Nouvelles approches du boulevard Raspail, par Georges Grand.

Paris assiége 1870-1871 Claire Tissot.jpgEn ce qui concerne la prochaine conférence ayant pour sujet le Paris assiégé (1870), le 4 mars, c'est Madame Claire Tissot archiviste paléographe, qui viendra parler de la vie d'une famille habitant le 14ème pendant le siège de Paris par les Prussiens en 1870. Madame Tissot qui a fait sa carrière à la BNF et à l'Institut National d'Histoire de l'Art, a étudié une importante correspondance sur le sujet. C'est à travers l'échange de lettres et correspondances diverses recueillies parmi les familles Fouqué et Lecoeur que Madame Tissot a pu relater la vie quotidienne des Parisiens pendant 132 jours de blocus. Madame Tissot a édité par ailleurs un livre paru aux Editions de l'Harmattan : "Paris assiégé 1870-1871".

Horaires et lieu : à la mairie du 14ème à 15 heures, à la salle polyvalente.

20 février 2017

Une histoire du 14ème (XII)

Remodelage du 14ème sous le Second Empire (suite)   

Il faut signaler que de nombreux petits propriétaires de Plaisance s’évertuèrent à contrer les projets urbains du Second Empire. Ainsi, la rue Vercingétorix, alors rue de Constantine fut prolongée jusqu’à la Chaussée du Maine et au sud jusqu’aux Fortifications. D’autres expropriations eurent lieu ; la future rue Didot fut tracée à partir d’un sentier dit du Terrier aux lapins la rue des Plantes qui au sud, existait sous la forme d’un Chemin des Plantes, fut prolongée au nord jusqu’à la Chaussée du Maine.

parc Montsouris lac.2 jpg.jpgLes avenues Reille et de Montsouris (actuelle avenue René Coty) furent ouvertes en 1867 et 1865. Cette dernière aboutit au parc Montsouris, jardin de 17 hectares créé par l’ingénieur Alphand qui entreprit dès 1865 les travaux d’aménagement qui ne furent achevés qu’en 1878. Ce fut le dernier espace de verdure ouvert dans l’ex -enceinte des fortifications avant la coulée verte, celle-ci réalisée lors du réaménagement de la gare Montparnasse.

En parallèle à ces travaux urbains, un immense travail d’assainissement fut mis en œuvre dès 1858 par Haussmann et son collaborateur Belgrand, afin de mettre à disposition des habitants l’eau courante. Ainsi, ils remplacèrent un modeste réservoir situé à Montsouris et alimenté par les eaux polluées de la Seine par le gigantesque réservoir implanté entre la rue de la Tombe Issoire et l’avenue Reilleréservoir montsouris avenue Reille.jpg, l’ensemble étant achevé en 1874. Les travaux furent titanesques, sachant que les ingénieurs utilisèrent les vides d’anciennes carrières afin d’y réunir l’eau salubre d’une série de petites rivières du sud de l’Ile de France : la Vanne, le Lunain, la Voulzie, le Loing, le Durteint, le tout complété par un apport d’eau de la Seine filtrée à Ivry. Ainsi deux cents millions de litres d’eau potable sont disposés sur deux étages et quatre hectares de bassin où l’eau est à une température constante de dix degrés.  -

Documentation extraite du n° 29 de la SHA du 14ème- 

13 février 2017

Une histoire du 14ème arrondissement (XI)

Remodelage du 14ème sous le Second Empire

 Le Second Empire entreprit, après avoir annexé les territoires situés entre le Mur des Fermiers Généraux et les Fortifications de Louis Philippe, d’urbaniser l’ensemble de ce nouveau territoire rattaché à Paris et qui est devenu le 14ème arrondissement.

Rappelons les grandes idées de Haussmann :pour Paris : faciliter la circulation pour développer l’activité économique, multiplier de larges voies pour donner de l’air et de la lumière aux nouveaux quartiers, créer un réseau de distribution de l’eau ainsi qu’un réseau d’égouts et enfin commencer l’implantation d’espaces verts sous forme de parcs et de plantations d’arbres sur les boulevards et avenues.

boulevard raspail place Denfert rochereau.jpg

A partir du boulevard Montparnasse qui butte au carrefour de l’Observatoire est créé le boulevard de Port Royal jusqu’aux Gobelins et même jusqu’à la Seine par le boulevard Saint Marcel. Au sud, le Mur des Fermiers Généraux est abattu, de larges boulevards sont ainsi créés : boulevard Edgar Quinet, d’Enfer, ( actuel boulevard Raspail), Saint Jacques et d’Italie. Ces boulevards ont permis le tracé souterrain ou aérien du futur métropolitain. Le boulevard d’Enfer devenant le boulevard Raspail fut poursuivi en direction du boulevard Saint Germain et ne fut achevé qu’en 1913. La rue d’Enfer, actuelle avenue Denfert-Rochereau, fut élargie jusqu’à l’avenue de l’Observatoire. En 1864, le percement du boulevard Arago fut entrepris et déboucha en 1868 sur la place Denfert-Rochereau. L’ancienne rue Militaire longeant intérieurement les Fortifications, simple chemin en terre battue, fit place aux boulevards des Maréchaux. Ce sont les boulevards Jourdan et Brune. Un chemin de fer dit de la Petite Ceinture, fut achevé autour de Paris en 1865. Une station fut créée sur l’avenue d’Orléans. Ce chemin de fer fut la première ébauche de la toile d’araignée du futur Métropolitain.

Gare de montrouge Ceinture photo prise de l'actuelle avenue du général Leclec ( avenue d'orléans avant).jpg 

- Documentation extraite du n° 29 de la SHA du 14ème-