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22 juillet 2015

L'histoire de nos rues

Michel- Jacques Boulard- Michel Brézin.jpgMichel-Jacques Boulard (1761 – 1825) avait été orphelin, élevé par l’hospice de la Pitié. Il fut ouvrier tapissier et travailla pour Marie-Antoinette et pour Napoléon. Ayant réussi dans ses affaires, il fut assez fortuné pour léguer de quoi bâtir de 1826 à 1830 l’hospice Boulard Saint Michel, avenue du Bel Air à Saint Mandé. Cet hospice était destiné à recevoir douze indigents, un par arrondissement, car Paris jusqu’en 1860 ne comptait que douze arrondissements. Il y fut inhumé dans la chapelle de cet hospice. Boulard qui était philanthrope versa à la Caisse de l’Hôtel-Dieu à Paris une somme de 25 000 francs or. Sa mémoire donc est justifiée par l’appellation d’une rue dans notre arrondissement.

La rue Brézin fut ouverte en 1838 par la commune de MontrougeMichel_BREZIN.JPG en même temps que la rue du Grenier-aux-Fourrages (Boulard) et Monthyon (Mouton-Duvernet). Michel Brézin (1758-1828) fut un ouvrier philanthrope, contemporain de Boulard. Il débuta comme serrurier mécanicien à la Monnaie et acquit une fortune relative dans la fabrication des canons (sur un ponton amarré sur la Seine), sous la Révolution. Il dirigea la fonderie de l’Arsenal sous l’Empire. Il créa près de Garches l’hospice Brézin au Petit Létang, destiné à des ouvriers âgés de soixante ans et infirmes, anciens mécaniciens, serruriers fondeurs et forgerons.

Documentation extraite de la revue n° 19 de la SHA  du 14ème.

Photos: 1) Michel-Jacques Boulard au premier plan. 2) Michel Brézin

02 juillet 2015

Henri Queffelec et le quartier Montsouris - Dareau

Henri Queffelec.jpegAu 52 avenue René Coty, Henri Queffelec y a vécu de 1952 jusqu’à son décès en 1992.  Il était né à Brest en 1910. Il avait reçu pour son livre Un royaume sous la mer  paru en 1958, le Grand Prix de l’Académie Française et en 1975 le Grand Prix de Littérature de cette même Académie.

Homme discret, doué d’un don d’écoute exceptionnel, il avait la passion des choses simples de la vie, de la nature, des îles et de la mer. Homme de foi catholique, il aborda souvent la Bretagne à travers la religion.

Une plaque commémorative a été dévoilée le 6 décembre 2014 à son domicile. Le projet avait été initié par Monsieur Leroux du Conseil d’administration de l’association des Amis d’Henri Queffelec, ainsi que de Mickaël Benaïn, président du Conseil de quartier, tous deux portant ce projet depuis deux ans. Une réception suivit cette cérémonie, à la Maison de Monaco de la Cité U.

Anne Queffelec, sa fille, pianiste réputée sur la scène internationale, illustra cette cérémonie par un récital de piano où Jean-Sébastien Bach, Debussy, Liszt, Mozart et Ravel furent mis à l’honneur.

Rappelons qu’un des romans de Queffelec, Le recteur de l’Ile de Sein a été porté au cinéma sous le nom de Dieu a besoin des hommes, réalisé par Jean Delannoy. Ecrit sous l’occupation et publié en 1945, il est l’hymne de l’Ile de Sein et de sa religiosité profonde.

30 juin 2015

Le Monoprix et son ancêtre le "Soldat Laboureur"

_ Soldat Laboureur Paris 14.jpg Aujourd’hui, qui se souvient qu’à la place du Monoprix actuel situé 54 avenue du Général Leclerc, a fonctionné un grand magasin ouvert route d’Orléans en 1835. Ce magasin fut l’ancêtre des grands magasins parisiens, inaugurés au 19ème siècle. Le « Soldat Laboureur », fut fondé en 1835, bien avant le « Bon Marché » (1852), le « Louvre » (1855) et la « Samaritaine » (1870).

Son fondateur, Etienne Gounin venait des Charentes et ouvrit au n° 54 de la route d’Orléans, sur la commune de Montrouge qui, à cette époque s’étendait jusqu’à la Barrière d’Enfer, un vaste magasin surmonté de deux étages et dont la façade s’ouvrait sur l’avenue.

Gounin avait été à l’époque colporteur, ce qui lui donna l’idée de créer un « magasin d’habillement où l’on vendait d’ailleurs un peu de tout ». Deux sortes d’articles : habillement pour hommes et enfants, (gros et détail) et toiles en gros. Les prix étaient fixes et la vitrine comportait une large entrée ouverte sur les comptoirs, deux règles du commerce moderne : suppression de l’ancien « marchandage » et rupture avec la politique de la porte fermée ;  l’entrée était libre et le choix également.

L’enseigne portait une énigme : qui était ce fameux « Soldat Laboureur »?  Etienne Gounin avait voulu placer sa maison sous l’invocation des soldats de Napoléon, qui après 1815, eurent à vivre un retour brutal à la terre.  Nombre de lithographies du temps nous les montrent avec un pantalon d’uniforme, un bonnet de police en bataille, labourant leur terre retrouvée. Cette notion du « soldat laboureur » dura un tiers de siècle, faisant partie de l’imagerie nationale jusqu’au sous le règne de Louis-Philippe. Ce fut là une excellente idée publicitaire que de l’attacher comme enseigne au nouveau magasin.

Ancêtre des supermarchés, le « Soldat Laboureur » aura marqué le quartier du Petit Montrouge de sa présence et le Monoprix actuel, situé sur le même site, peut être reconnaissant de son ancêtre, car l’emplacement est particulièrement heureux pour les habitants des quartiers environnants.

Documentation extraite du n° 24 de la SHA du 14ème.

23 juin 2015

Les chiffonniers au 19ème siècle et l'utilisation des carrières (suite)

chiffonniers.jpgNous avons, dans le précédent chapitre, parlé de la « Fosse aux Lions ». Les chiffonniers avaient besoin d’espace et d’abris pour le classement de leurs trouvailles : chiffons, os, vieux papiers, débris de verre, croûtes de pain… C’était un entrepôt, une sorte de marché aux puces.

Chaque chiffonnier avait un surnom. Ainsi : Pépé Boule de suif, le Frileux, Plein de puces, Mort au vin. Du côté des femmes, on avait : Françoise la Chelingoteuse, Anastasie la Trouillotte, Louise la Miteuse, Sophie la Papavoine, Aglaé dite la Chaufferette. Par le choix de son langage, cette corporation accentuait jusqu’au grotesque la disgrâce de chacun et par dérision le cadre où elle vivait ; on trouve en ces lieux : la  rue de la Paix, la rue de Rivoli et des masures baptisées Hôtel du Louvre, Hôtel des Ambassadeurs…

Cette société était fortement hiérarchisée suivant les étapes du circuit des ordures. On y trouvait le coureur ou coltineur, le placier, le boutiquier et le négociant, ce dernier occupant le sommet de la hiérarchie. Cette industrie a prospéré tant bien que mal de 1830 à 1880, mais plutôt de mal en pis vers 1860, pour aboutir à un véritable effondrement. Les raisons ont été une réforme réglementaire qu’imposaient les progrès de l’hygiène. L’arrêté du Préfet de la Seine Poubelle, en novembre 1883 imposa à chaque immeuble de Paris, les boîtes qui prirent le nom de « poubelles ». Cela détermina un coup mortel à la profession.

En 1884, une épidémie de choléra amena les pouvoirs publics à suspendre pendant six mois l’exploitation de ces métiers, supprimant ainsi un débouché important pour la réutilisation des vieux chiffons et autres débris  urbains. ( à suivre).

Photo Eugène Atget

- Documentation extraite de la revue 24 de la S.H.A. du 14e.

21 juin 2015

Le 21 juin 1667 : pose de la première pierre de l'Observatoire Royal à Paris.

l'observatoire de Paris.jpg

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l'Académie royale des sciences. C'est le Roi qui pousse à la création de l'observatoire royal. Le jour du solstice d'été, les scientifiques de l'Académie royale décident de l'emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l'astronome néerlandais Christian Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

(extrait du Salon Beige)

14 juin 2015

Les chiffonniers au 19ème siècle et l'utilisation des carrières

Au fur et à mesure de l’exploitation des carrières à ciel ouvert ou souterraines, les carriers durent abandonner progressivement leur lieu de travail. A partir de 1786, une opération gigantesque démarra : le déversement dans les galeries abandonnées des carrières de la Tombe Issoire de tous les charniers du centre de Paris. Ainsi l’ossuaire fut inauguré le 7 avril 1787 et devint le plus grand cimetière souterrain du monde, appelé "les Catacombes". leu entrée est située place Denfert, sur le site de l'ancienne "Barrière d'Enfer". Il faut souligner d’autre part que ce même quartier fut de 1832 à 1851 le lieu des exécutions capitales qui se tenaient à la barrière Saint Jacques.

chiffonnier.jpgComment s’étonner que ces lieux furent peu à peu envahis par les chiffonniers qui, sur ces terrains désertés, comblaient les vides laissés par les carriers partis plus loin vers le sud. Ils se trouvaient également sur la voie de transit des ordures de Paris. Jusqu’en 1831, ces mêmes ordures étaient portées dans les faubourgs, ce travail étant effectué par des chiffonniers. A partir de 1831, l’enlèvement de ces ordures fit l’objet d’adjudications dont les principaux bénéficiaires étaient les maraîchers et les chiffonniers. Ces ordures devaient être disséminées sur des champs à une distance de deux kilomètres des Barrières ( Barrière d’Enfer). Un chroniqueur de l’époque précise que : « cette disposition permit de fertiliser les terres incultes situées hors de la ceinture des barrières et permettait de produire jusqu’à six récoltes annuelles de primeurs ».

Les chiffonniers se réunirent en une sorte de quartier général établi àChiffonnier vers 1899.jpg la « Fosse aux Lions », lieu emblématique situé sur l’amphithéâtre formé par l’ancienne carrière à ciel ouvert comprise entre le boulevard Saint Jacques, la rue Cabanis et ce qu’on appelait alors la Voie Creuse, ou rue des Catacombes (ancienne rue Dareau). Cette carrière avait été creusée sur les terrains de la ferme Sainte Anne (donation d’Anne d’Autriche pour l’hôpital de la Santé). En 1815, on dénommait cet endroit « Grande entrée de galerie horizontale des Catacombes ». En attendant, la Fosse aux Lions devenait peu à peu le repaire « de tous les tire-laine, escarpes, fourlines et chevaliers de la Pince Monseigneur »….  (photo Eugène Adjet)

( à suivre)

 -Documentation extraite du N° 24 de la S.H.A. du 14e.

08 juin 2015

Visite du quartier Montparnasse, samedi 13 juin, 10h30, 4ème séance du cycle "Montparnasse, territoire des arts"

université populaire du 14,georges viaud,sophie krebs,jean-louis robert,jean-louis lambert,gérard ramon,michel serraz,ilio signotiLe cycle "Montparnasse, territoire des arts" de l' Université Populaire du 14ème se déroule les samedis matins 10H30-12H30 du 23 mai au 13 juin. Il se termine par une visite du quartier Montparnasse.

La promenade dans Montparnasse avec Georges Viaud,  président de la société historique et archéologique du 14e arrondissement,  aura lieu le  samedi 13 juin : 10H30, rendez-vous devant la Coupole, 102 boulevard Montparnasse.

http://www.up14.fr

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07 juin 2015

Les carriers du quartier du Petit Montrouge

plancarrieres.jpg On sait que le sous-sol du plateau de Montrouge et de ses environs appelé autrefois « Plateau de Misère » comportait jusqu’à Bagneux et au-delà des bancs de pierre calcaire qui ont fourni jusqu’au début du 20ème siècle les pierres nécessaires à la construction de nombreux édifices et immeubles parisiens. (plan des carrières à Paris, montrant le le 14e était bien l'arrondissement le plus concerné)

Un chroniqueur du 19ème siècle sous Louis-Philippe, décrivait ainsi les terrains situés à partir de la barrière Saint Jacques et qui s’étendaient sur la commune de Montrouge : « des terrains pelés, des sentiers pierreux, de loin en loin des touffes d’herbe rase que paissaient des chèvres. Par ci, par là, des vieux fours à puisards desséchés. Ce triste paysage n’était coupé que par d’énormes roues de bois servant à l’extraction des carrières de pierres. L’été, un semblant de végétation atténuait l’impression de laideur de ces lieux. On y voyait des guinguettes qui abritaient rapins et grisettes dégustant une gibelotte arrosée de petit vin blanc… »

carriers treuil_plaine de montrouge_victor_adam_1828.jpg

Ces lieux avaient pour nom « le Plateau de Misère » ; ainsi, concernant l’actuelle rue Saint Yves, un ancien cadastre indiquait le nom de « Terrain de Misère ».

C’est en ces lieux que les carriers exerçaient leur dangereux métier. Des villages de Montrouge, d’Arcueil et de Bagneux, ils se rendaient aux puits disséminés sur le plateau. Personnages « hauts en couleur », ils avaient les mains calleuses et crevassées, leurs vêtements avaient pris la couleur jaune de la terre des carrières. On les surnommait « les dandys à pattes jaunes ». Les puits de descente d’une carrière variaient entre 15 et 45 mètres de profondeur. Des carrières à ciel ouvert offraient à la vue leurs roues gigantesques qui s’animaient par les carriers, qui de barreau en barreau, les faisaient tourner. Ces puits et ces roues, il y en avait une trentaine le long du faubourg Saint Jacques et de la Tombe Issoire et une douzaine près de la route d’Orléans.

-  Documentation extraite du N° 24 de la Revue de la S.H.A du 14e.

26 mai 2015

L'observatoire Météorologique et l'Observatoire astronomique

 Un observatoire météorologique (aujourd’hui rattaché à la Météorologie Nationale, reconnaissable sur la photo avec son dôme)) situé sur le site du Parc Montsouris a été créé par le ministre de l’instruction publique, Victor Duruy, sous l’impulsion du chimiste Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) qui fut secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences et Président du Conseil municipal de Paris.

observatoireParis.jpgL’établissement fut d’abord dirigé par Monsieur Sainte-Claire-Deville, de l’Académie des sciences, auquel succéda en 1873 Hippolyte Marié-Davy (1820-1893). Le programme des travaux fut établi par Monsieur Thiers, à savoir :  « La recherche des effets produits sur les cultures et sur l’hygiène par les variations du temps et les changements des composés de l’air atmosphérique ». Notre arrondissement a retenu la mémoire de Marié Davy en lui consacrant une rue dans le quartier Alésia.

En 1876, le Conseil municipal de Paris vota une subvention annuelle pour l’organisation dans l’intérieur de la ville d’observations météorologiques destinées à l’hygiène publique.

Un second Observatoire, celui-là astronomique, fut édifié dans un bâtiment situé à l’angle sud-ouest du parc Montsouris ( aujourd’hui Bureau des Longitudes)et sera à l’origine réservé à la Marine.

L’amiral Mouchez (1821 – 1892), simple capitaine de vaisseau aidé par des officiers de marine, travailla à cet observatoire. Le nom de cet amiral fut donné à la voie prolongeant la rue de la Santé et limitant le territoire du 14ème depuis la rue d’Alésia jusqu’au boulevard Jourdan. Cette voie existante depuis la première moitié du 17ème siècle, s’appelait jadis Chemin de la Glacière, dénommé ainsi en raison des nombreux étangs qui se situaient dans la vallée de la Bièvre et qui fournissaient en hiver la glace nécessaire aux Parisiens.

 - Documentation  extraite du  N° 23 de la Revue de la S.H.A. du 14ème.

25 mai 2015

Les activités de la Société historique du 14ème

Mercredi 27 mai : dans le cadre de la journée nationale de la Résistance, à la salle des fêtes de la mairie, la SHA du 14ème présentera un panneau sur : Samuel Beckett, écrivain, auteur de théâtre et résistant.

Samedi 30 mai : la conférence Les policiers rebelles est annulée. A la place, organisation d'une sortie à 15 heures, au départ de la mairie sur la Résistance et la Libération de Paris au fil des rues du 14ème.

Samedi 13 juin : conférence par Georges Viaud sur les Policiers rebelles de la Résistance à la Libération de Paris, de Louis Brélivet à Honneur de la Police.

En septembre, le samedi 26 : une conférence sur le Père Corentin Cloarec sera faite par le Frère Jean-Louis Paumier, dans une salle du couvent des Franciscains, 7 rue Marie-Rose.

03 mai 2015

Paris Août 44 - Juin 45 et Carnet de guerre de Rob Roy : exposition à la mairie du 14ème du 20 avril au 10 mai

A l'occasion de la commémoration de la libération de Paris le 26 août 1944, la Mairie du 14e vous invite à découvrir deux expositions : Paris Août 44 - Juin 45 et Carnet de guerre de Rob Roy.

place denfert-rocherau été 44.jpg

Deux expositions :  

Paris Août 44 - Juin 45 :
Conçue par le Musée du général Leclerc et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin et réalisée par la mairie du 14e, l'exposition "Paris Août 44 - Juin 45" présentera jusqu'au 10 mai 2015  un parcours unique de photos, journaux, films, affiches et tracts originaux de cette période marquante de l'histoire parisienne.

carnet de guerre deRob roy 1939-1944.jpg Carnet de Guerre de Rob Roy 1939 à 1944  :
Robert de la Riviere (1909-1992) dit Rob Roy peintre aquarelliste tenait des carnets de guerre dans lesquels il y raconte sa vie au quotidien depuis sa mobilisation en 1939. À travers cette exposition, Rob Roy, décrit et dessine cette guerre comme une grande aventure qui dépasse l’homme. L’homme que l’on retrouve dans chaque illustration, dans les moindres détails.

Expositions accessibles en mairie annexe du 14ème (12, Pierre Castagnou 75014) du 20 avril au 10 mai 2015 de 13h à 19h (sauf les dimanches et les 1 et 2 mai)

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

01 mai 2015

La Société Historique et Archéologique du 14ème et l'histoire locale

 Faire de l’histoire locale :

- C’est être sensible à l’endroit où l’on vit : immeubles, monuments, commerces, squares, plantations, ainsi qu’aux personnes qui vivent dans cet environnement.

- C’est se laisser guider par le sentiment qu’on s’attache à son quartier et qu’on s’y intéresse toujours plus.

- C’est connaître son quartier, son voisinage, faire des recherches sur son évolution et imaginer la vie passée qui a constitué l’histoire locale en marge de la « grande histoire ».

- C’est s’intéresser aux événements culturels, dramatiques, modestes, ou a répercussion nationale, qui y ont eu lieu, ainsi qu’aux hommes et aux femmes, célèbres ou non, qui y ont vécu ou qui y v

- C’est être attentif aux changements  qui s’y opèrent, prendre parti, et le cas échéant, œuvrer pour modifier ou contrarier ces changements. 

29 avril 2015

La Société Historique et Archéologique du 14ème : qui est-elle ?

La Société Historique et Archéologique du 14ème – la SHA 14 – a pour objet d’étudier et de faire connaître l’histoire des quartiers et lieux-dits, rues et voies diverses, monuments, maisons particulières, œuvres d’art, personnes célèbres ou notables de l’arrondissement et de ses abords, ainsi que de toutes les formes d’activités humaines et de vie sociale qui s’y sont manifestées ; elle fait en sorte de coopérer à toute initiative culturelle dans ces domaines.

La SHA 14 a pour vocation de prendre toutes les initiatives en vue de défendre, de préserve le patrimoine, en particulier immobilier du 14ème, présentant un intérêt historiques, architectural ou artistique.

La SHA 14 organise des conférences, des promenades et visites, des expositions. Elle publie un bulletin d’informations édité tous les six semaines et une revue d’histoire par an. Elle gère une bibliothèque, une photothèque comportant une importante collection de cartes postales anciennes et une cartothèque.

La SHA 14 s’attache à recueillir tout document écrit, graphique, photographique ou autre, susceptible de compléter ses collections. Elle veille aussi à collecter tout document témoignant de l’évolution présente du 14ème, sur le plan social, politique, architectural, artistique… autant de témoignages qui deviendront avec le temps d’utiles archives qui permettront dans le futur de mieux comprendre le monde actuel.

http://www.sha14.asso.fr/

26 avril 2015

Cité Internationale Universitaire : Le prince Albert II de Monaco célèbre les 80 ans de la Fondation de Monaco

Cité Universitaire la fondation de monaco.jpg

La Cité Internationale vient de célébrer les 80 ans de l’une de ses 40 maisons, la Fondation de Monaco en présence de S.A.S le prince Albert II de Monaco.

La Fondation de Monaco  accueille depuis 80 ans des étudiants monégasques et internationaux (actuellement 91 résidents de 28 nationalités différentes). 40 chambres sont réservées aux monégasques et une quinzaine de logements sont réservés aux élèves de Science Po Paris recrutés dans le cadre de son programme « conventions d’éducation prioritaire ». La maison organise également des manifestations culturelles, s’inscrivant ainsi dans la dynamique globale de la Cité internationale. S.A.S le prince Albert II de Monaco entretient un lien privilégié avec la Fondation de Monaco dans laquelle, en 1980, il donne son premier discours en public. Il se soucie du bien-être des résidents et du rôle pérenne de la résidence au sein de la Cité internationale. Sa visite officielle le 17 avril 2015 pour célébrer le 80ème anniversaire de la Maison a été l’occasion, pour lui, de rappeler son engagement. 

Cité Internationale universitaire les 80 ans de la Maison de Monaco.jpgUne histoire liée à la famille princière de Monaco
C’est le prince Pierre de POLIGNAC, grand-père de l’actuel prince Albert II, qui a le premier souhaité financer la construction d’une maison au sein de la Cité internationale. La principauté de Monaco a fait une première donation en 1929 pour la création d’environ 50 lits. Compte tenu de la faible population de la principauté, des rapprochements avec la Colombie et le Venezuela, puis avec la Suisse, ont été envisagés. Mais ces projets n’ont pas abouti. Le prince Louis II a relancé le projet de son père en créant le 10 novembre 1930 un comité chargé de recueillir des fonds privés pour compléter le financement de la maison. La résidence a été inaugurée le 27 juin 1937.

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19 avril 2015

Petite nouvelle des quartiers - Le centre d'accueil Saint Vincent de Paul, son Oratoire

gittard,oratoire,paris 14eEn octobre 1814 les bâtiments de la chapelle du noviciat de l’Oratoire, ordre fondé en 1611 et supprimé en 1793 par la Convention, avaient été affectés à l’accueil des enfants orphelins de Paris.

Ces bâtiments et la chapelle ont été jusqu’en janvier 2015 des lieux de vie pour des enfants dans le malheur. Une association : « Mémoires du centre d’accueil Saint Vincent de Paul » s’est donné comme objectif de faire connaître ce lieu dont l’intérêt historique et architectural est important. La chapelle a été construite en 1657 sous Louis XIV par l’architecte Daniel Gittard, ayant participé lui-même à la construction de Saint Sulpice et de l’église Saint Jacques du Haut Pas.

Dans le cadre de la création de l’Eco – quartier Saint Vincent de Paul où  650 logements doivent être construits, il est important que la mémoire de ces lieux ne soit pas effacée par les projets urbains envisagés dans le secteur.

- Documentation extraite du N° 213 de la S.H.A du 14e.

03 avril 2015

Ionesco à Montparnasse

Une plaque commémorative avait été dévoilée le 5 décembre 2014 au 96 boulevard du Montparnasse indiquant que Eugène Ionesco y avait  habité. De nombreuses personnalités assistaient à cette cérémonie : notre maire Carine Petit, Pascal Cherki, Hélène Carrère d’Encausse, Marie-France Ionesco, Stéphanie Tesson, directrice du théâtre de Poche Montparnasse. Rappelons que ce théâtre avait présenté La Leçon  dès 1951. En 2013, ce théâtre présentait Les Contes, écrit par Ionesco pour sa fille.

ionesco,montparnasseRappelons brièvement la vie de Ionesco. Il est né le 25 novembre 1909 en Roumanie. Il était le fils d’un roumain et d’une française. Dès son enfance, il fut imprégné par la culture française. A l’aube des années 50, le critique Jacques Lemarchand : « saluait l’avènement d’une nouvelle génération de jeunes auteurs, parmi lesquels figurait Ionesco et Beckett ».

Ionesco aimait Paris et Montparnasse. Il a été académicien, critique d’art, dramaturge, écrivain de langues française et roumaine, peintre et père du théâtre de l’Absurde.

En 1938, il fréquentait « La fraternité cosmopolite » des brasseries du carrefour Vavin-Montparnasse, « nombril de l’univers, centre du monde et tour de Babel ». Dans l’entre-deux-guerres, on disait que ce lieu était la Société des Nations, la seule qui vaille…

Ionesco en pleine gloire s’installa au 96 boulevard du Montparnasse. Il s’y éteint le 28 mars 1994.

Le théâtre de l’Absurde dont Ionesco est un maître reconnu, fut également représenté par  Adamov, Beckett, et aussi Jean Genêt et Nathalie Sarraute. Il faut signaler que Ionesco fut un peintre de près de 400 gouaches et lithographies et qu’il fut également critique artistique sur Alechinsky, Brancusi, Brauner, Giacometti, Klein, Miro.

Ionesco restera l’un des archétypes du théâtre d’après-guerre, immortalisant par son œuvre, l’absurdité, l’angoisse et l’horreur indicible  portées  par la Seconde Guerre Mondiale.

- Documentation extraite du Bulletin n° 213 de la SHA du 14ème.

01 avril 2015

Le parc Montsouris et son avenue

C’est par un décret du 22 février 1862 que fut arrêtée la naissance du parc et des travaux d’aménagement s’y rapportant. Les rues Gazan, Nansouty et l’avenue Reille ainsi que la création d’une avenue partant de la place d’Enfer étaient également prévues. L’expropriation fit disparaître 24 immeubles (huit pièces en terre appartenant aux hospices, soit 14674 mètres carrés). L’achèvement du parc et son ouverture furent réalisés en septembre 1878. Le point de départ de l’avenue situé à Denfert invitait les Parisiens à parcourir ses 1013 mètres de longueur sur 32 mètres de largeur pour respirer le bon air au « Parc National des Montrougiens » d’alors. Mais les lieux étaient peu accueillants. Une publication de l’époque précise : « C’était un véritable désert, une sorte de morceau de Far-West encastré dans Paris et d’assez mauvais renom… Les habitants du quartier prétendaient qu’il n’était pas prudent de s’aventurer dans les parages de la Fosse-aux-lions et l’on racontait à ce sujet des histoires lugubres bien capables d’impressionner les braves Montrougiens ».

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Dès 1869 on travailla activement à la réalisation du parc et de ses plantations dont les premiers arbres furent déplacés et transportés à partir de l’ancien Hospice des Ménages (emplacement actuel du Bon Marché et du square voisin). Plus tard, on voulut déplacer dans le parc un immense cèdre situé au 87 de l’avenue d’Orléans où habitait Monsieur Dareau, propriétaire de ce magnifique spécimen, mais l’opération échoua. Tels furent les premiers pas de ce parc, arrivé aujourd’hui à sa pleine maturité pour la plus grande satisfaction des habitants du 14ème et de quelques autres…

Documentation extraite du n° 23 de la Revue de la SHA du 14ème.

11 mars 2015

Hommage à Rémy Dumoncel 15 mars à 11h30

remydumoncel1220610404_3100.jpgLa Ville de Paris rendra hommage au résistant gaulliste Rémy Dumoncel ce dimanche 15 mars à 11h30, à l'endroit même où il avait ses locaux et organisait ses actions de résistance (aujourd'hui 17 rue Rémy Dumoncel). Cette cérémonie, en présence de sa famille, fait suite au vœu que Nathalie Kosciusko-Morizet et Bertrand Lesain, conseillers du 14e arrondissement qu'ils ont fait adopter à l'unanimité par les élus parisiens, il y a quelques mois.

Commémoration dimanche, jour pour jour, du 70e anniversaire du décès de Rémy Dumoncel en captivité au camp de Neuengamme.

Les moulins de Montsouris et les carrières

Pourquoi ce lieu dit de « Montsouris » ? Ce lieu, situé sur la colline la plus élevée de la rive gauche de Paris (78 mètres), était nommé jadis tantôt Moque-Souris, tantôt Mont-Souris et tantôt Mange-Souris. Naguère, le commandeur de l’Ordre de Malte avait une maison située rue de la Tombe Issoire, dans le hameau dit autrefois Mange-Souris. Ce hameau était composé de moulins à vent, de guinguettes et de deux ou trois maisons bourgeoises. Ce vocable de Moque-Souris semble expliquer celui de Mont-Souris. On le rencontre fréquemment en des lieux où se trouvent des moulins abandonnés qui paraissent « se moquer des souris », désireuses d’y trouver leur subsistance.

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Moulins à vent jumeaux de J.B. Corot (cliquer sur l'image pour agrandir)

Une chose est certaine : sur cette butte de Montsouris se trouvaient jadis de nombreux moulins à vent. On en comptait au moins huit, voisinant l’avenue René Coty. L’un d’eux se trouvait à l’angle obtus que forment les rues de la Tombe Issoire et du Père Corentin. Il y avait dans ce moulin un cabaret tenu par la Mère Blézimart, rendez-vous des duellistes…

Un autre moulin, dit de la Marjolaine, se trouvait à peu de distance du précédent. Un troisième le moulin du Bel Air se situait à l’angle de la rue de la Tombe Issoire et du boulevard Jourdan. Un cabaret y attenant, attirait les ouvriers des carrières voisines.

Quant aux carrières, dès le Moyen Age, elles étaient célèbres et fournirent la plupart des pierres de nombreux monuments parisiens (ex : l’église Saint Séverin).

Aux 15ème et 16ème siècles, voleurs et coupe-jarrets infestaient Arcueil, Gentilly, Montrouge en se cantonnant dans les ruines du château de Bicêtre. Sous François 1er, après la bataille de Pavie (1525), les débris des armées d’Italie s’établirent dans les vastes carrières de Montrouge et de Montsouris. Aujourd’hui, elles sont devenues les Catacombes. Il faut préciser que le territoire contenu entre l’avenue Reille, la rue Beaunier, le boulevard Jourdan et la rue de la Tombe Issoire était appelé Les Hautes Bornes, lieu-dit du terroir de Montrouge, et bien connu avant le passage des légions romaines. C’était des Pierres Levées. Il s’agissait  de menhirs néolithiques situés au point où le plateau du sud commençe à s’incliner vers la Seine, découvrant un panorama immense vers le nord. En ces lieux, le plateau est fait d’une pierre exceptionnelle enfouie sous quelques mètres d’une terre végétale au grain rouge, qui donna naissance au nom de Montrouge. Le plateau sera très tôt défriché et laissera la place à d’énormes excavations d’où l’on extraira la pierre calcaire pendant de nombreux siècles. Peu à peu, ces lieux prendront le surnom de Plateau de Misère. Rue saint-Yves, l’ancien cadastre portait le nom de « terrain de misère ». (à suivre).

- Documentation extraite des numéros 23 et 24 de la S H A du 14e.

21 février 2015

Camille Flammarion et le 14ème arrondissement

Camille-Flammarion.jpg La plaque déposée sur la façade de la maison du 16 rue Cassini indique que Camille Flammarion habita le 14ème, indépendamment de sa résidence à son observatoire personnel situé à Juvisy.

Flammarion est né en 1842 à Montigny- le-Roi dans le département de la Haute Marne. Son père était cultivateur. Il montra très tôt des dons brillants et ses parents voulurent lui donner une éducation solide. Mais la famille est pauvre et il doit chercher à Paris à l’âge de 14 ans un emploi d’apprenti chez un ciseleur graveur.

Ses rêves d’enfant le poursuivent : à cinq ans, il fut fasciné par une éclipse annulaire de soleil. En 1853, il dessina à Langres sur les remparts, les contours d’une comète. Devenu jeune homme, il se lance dans une activité de journaliste et d’écrivain scientifique. A seize ans, il entre à l’Observatoire de Paris comme aide astronome. Cependant, en 1861, il rompt avec son directeur, Le Verrier, qui n’aimait guère le besoin qu’avait Flammarion de sortir des théories établies. Il devint calculateur au Bureau des Longitudes et établit les cartes du mouvement de la Lune. Il profite de son éloignement temporaire pour écrire à moins de vingt ans des ouvrages plus habitués pour être écrits par des scientifiques confirmés : La pluralité des mondes habités, des articles dans la Revue Française, de Cosmos, du Magasin Pittoresque. En 1864, il publie : Les mondes imaginaires et les mondes réels . Puis l’Annuaire astronomique Flammarion et enfin les Merveilles Célestes (1865).

Flammarion est devenu alors un homme public. C’est la période des conférences, des voyages aériens en ballon. En 1879, mondialement connu, il écrit : L’Astronomie populaire, publiée à 13 000 exemplaires, avec des traductions dans la plupart des langues. Entre les mystères du ciel et l’homme avide de connaître, le maître avec sa vigueur devenait peu à peu le prophète de l’astronomie copernicienne et du rationalisme naturel. Il écrit  ses ouvrages dans un style éblouissant, facile, limpide, qui mettait à la portée de tous, les progrès dans la connaissance du ciel. Jusqu’à sa mort, et pendant le premier quart du 20ème siècle, il resta l’image vivante que pouvait  donner la science, à savoir : demeurer populaire et accessible à tous.    (à suivre).

Documentation extraite du n° 21 de la revue de la SHA du 14ème.

 

15 février 2015

L'histoire de nos rues : la rue de l'Ouest

la rue de l'Ouest vue de la rue d'Alésia_rwk.jpgLa rue de l’Ouest ne doit pas son nom à une quelconque célébration de ce point cardinal, mais à la proximité de la ligne des chemins de fer de l’ouest, ouverte en 1840 sur le tronçon Paris Versailles- Rive Gauche.

Percée en 1845, la rue de l’Ouest fit partie, jusqu’à la grande opération de rénovation du quartier Plaisance, de l’ensemble urbain constitué par les limites des rues de Vanves, de l’Ouest et de Vercingétorix. A l’époque, on les appelait les « Grands boulevards de la convivialité ». Chaque maison ou presque, comportait une boutique, une sur quatre possédait un débit de boissons, sous la forme d’une modeste épicerie-buvette.

Quelques célébrités ont vécu là : au n° 40 en 1840, le futur architecte de l’Opéra, Charles Garnier ; au n° 44 en 1860, l’historien Michelet, et en 1884 au même numéro, l’écrivain Paul Léautaud. Un beau tableau d’honneur pour une voie si populaire.

Au numéro 134 était apposée une plaque commémorative concernant le résistant Paul Rouzières, « fusillé par les nazis le 25 avril 1944 ». Malheureusement l’immeuble a disparu.

Documentation extraite du  n° 41 du Bulletin de la SHA du 14ème.

 Photo Wikipédia

11 février 2015

L'histoire de nos rues : la rue Pierre Larousse

rue_Pierre-Larousse.jpgCette rue a été ouverte après le Second Empire sous le nom de rue Chanudet. Le quadrilatère sud du quartier Plaisance était alors un vaste espace non encore construit ( partie délimitée à l’est de la rue des Plantes et à l’ouest par la voie du chemin de fer des lignes de Montparnasse, au nord par la rue d’Alésia et au sud par le boulevard Brune et les fortifications  de Thiers. )

Viabilisée vers 1880, elle fut débaptisée au profit du pèrePierre_Larousse.jpg de la lexicographie générale : Pierre Larousse ( 1817 – 1875 ) auteur du « Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle » œuvre gigantesque pour l’époque, et à laquelle il se consacra entre 1852 et sa mort.

Pierre Larousse qui a été le fondateur de la maison d’édition «  Librairie Larousse » repose au cimetière Montparnasse.

Sa rue est longée sur la majeure partie de son tracé  ( côté des numéros impairs) par l’hôpital Saint Joseph, grande institution de la philanthropie catholique de la fin du XIXe siècle. Du côté des numéros pairs on remarquera une école publique (briques et pierres), datant des années 1910. Au N° 62, existait, il n’y a pas si longtemps, une minuscule boutique d’un bouquiniste qui avait pour enseigne « le Jardin des Philosophes », hélas aujourd’hui disparue.

Avec près de 400 m, la rue Pierre Larousse est la plus grande transversale joignant la rue Didot à la rue Raymond Losserand. Elle a la particularité de ne compter que sept numéros du côté impair, contre soixante-dix du côté pair ; cela est  dû à la surface importante des emprises de l’Hôpital Saint-Joseph.

- Documentation extraite du N°  40 de la Revue de la S.H.A.  du 14e.

 Photo « P1250094 Paris XIV rue Pierre-Larousse rwk » par Mbzt — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - 

06 février 2015

Société historique et Archéologique : « Les demeures de Chateaubriand » conférence le 7 Février, 15h

roland berman,infirmrie marie- thérèseConférence par Roland Berman sur « Les demeures parisiennes de Chateaubriand ». Celle où il a vécu le plus longtemps de 1826 à 1838, était à l’Infirmerie Marie-Thérèse, sise à l’époque, 86-88, rue D’Enfer, et actuellement, 88-92, avenue Denfert-Rochereau.

Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014 Paris


 Activités mars- avril 2015

Les conférences auront lieu à la mairie du 14ème             (  salle polyvalente) à 15 heures
Le 21 mars : Les Artistes et la Commune par Jean-Louis Robert.
Le 4 Avril : Conférence sur l’Ordre de la Libération et les Compagnons ayant un lien avec le XIVe, entre Résistance, Libération de Paris et cimetière du Montparnasse.
Le 11 avril : Les Artistes et les Ecrivains à Montparnasse en partenariat avec le CASA.

03 février 2015

L'histoire de nos rues : la rue Gauguet

la rue Gauguet.jpgCette voie est courte, bien qu’elle soit appelée «  rue » . C’est une impasse, débouchant sur la rue des Artistes. Ce « cul de sac » rejoint presque celui de la rue Seurat ( laquelle ouvre sur la rue de la Tombe-Issoire). Elle doit son nom à un ancien propriétaire du terrain.

 La voie en question est intéressante , en rapport avec deux artistes modernes qui y habitèrent ( côté des numéros impairs) ; il s’agit des peintres  Hans Hartung qui s’y était installé en 1935, et le peintre Nicolas de Staël , venu à Paris en 1934.

La présence de ces deux Français d’origine étrangère en ce curieux et si attachant petit « sous- quartier Saint-Yves », est une confirmation de la vocation artistique de ce quartier, déjà attestée par le voisinage de la rue des Artistes, ( dénommée ainsi depuis 1853), où l’on peut remarquer encore plusieurs maison anciennes qui  étaient des ateliers au XIXe siècle.

- Documentation extraite de la Revue N° 40 de la S.H.A. du 14e. Photo Wikipédia

29 janvier 2015

Henri Queffélec et la petite Bretagne de Paris

 Le 6 décembre 2014, une plaque en hommage à Henri Queffélec a été dévoilée 52 avenue René Coty. L’écrivain y vécut de 1952 jusqu’à sa disparition en 1992.

977197562.jpegIl était né à Brest en 1910. En 1958, il reçut le grand Prix de l’Académie Française pour un Royaume sous la mer, et en 1975 le Grand Prix de littérature de ladite Académie. Il avait la passion des choses simples de la vie, de la nature, des îles, de la mer. Homme de foi catholique, il ne pouvait pas décrire la Bretagne sans y aborder la religion.

A cette occasion, l’évocation de sa vie a donné lieu à l’intervention de Carine Petit, maire du 14ème. Etaient présents Anne Queffélec,la fille d'Henri Queffélec, pianiste de renommée internationale, son frère Yann, prix Goncourt 1985 pour les noces barbares, Monsieur Leroux du Conseil d’Administration de l’association des amis d’Henri Queffélec et Mikaël Benaïn Président du Conseil de quartier. Une réception à la Maison de Monaco de la Cité U fut organisée à laquelle participa Anne Queffélec par un programme musical très éclectique.

Rappelons que l’un de ses romans, Le recteur de l’île de Sein a été porté a cinéma, sous le nom de Dieu a besoin des hommes, par le réalisateur Jean Delannoy. Ecrit sous l’Occupation et publié en 1945, il est l’hymne de l’île de Sein et de sa religiosité. N’oublions pas que cette île a marqué l’élan de résistance en juin 1940 par le départ spontané de tous ses hommes vers l’Angleterre. Ceux-ci, répondant à l’Appel du 18 juin du Général de Gaulle.

22 janvier 2015

Exposition et Conférence sur le centre d'accueil Saint Vincent de Paul

Exposition sur le Centre d’accueil Saint Vincent de Paul  du 19 janvier jusqu’au 31 janvier 2015 à la mairie du 14ème,  2 place Ferdinand Brunot.

Monsieur Normand, Président de Mémoires du centre d’accueil Saint Vincent de Paul nous proposera, le samedi 24 janvier 2015, une conférence sur l’histoire de l’enfance abandonnée à la mairie du 14ème. Nous vous y attendrons nombreux !

img_bulletin212_03.jpg

Au mois de janvier de cette année le Centre d’accueil Saint Vincent de Paul installé boulevard Denfert- Rochereau a été fermé et son activité transférée à la porte des Lilas. Cette fermeture est intervenue après 2 siècles de fonctionnement.

C’est en effet en octobre 1814 que les bâtiments et la chapelle du noviciat de l’Oratoire, ordre fondé en 1611 par le Cardinal Bérulle et supprimé en 1793 par la Convention, ont été affectés à l’accueil des enfants orphelins de Paris.

Très vite le sentiment que la disparition de ce centre ne pouvait se réaliser dans une indifférence complète, s’est imposé et une association « Mémoires du centre d’accueil Saint Vincent de Paul » réunissant des anciens personnels du Centre, des historiens et des pupilles, s’est donné comme objectif de faire reconnaître à ce lieu, sa dimension mémorielle. En effet cette chapelle et les bâtiments du noviciat ont été pendant de nombreuses générations, des lieux de vie, sinon de survie, pour des milliers d’enfants dans le malheur. Et selon les dires de personnes y ayant travaillé, nombre d’entre eux une fois adultes, reviennent revoir ce centre toujours présent dans leur mémoire.
Une autre conséquence de la fermeture du centre a été de libérer les locaux du noviciat, en particulier, la chapelle dont l’intérêt historique et architectural doit être souligné. Cette chapelle a été construite en 1657 sous le règne du Roi Soleil, par Daniel Gittard, architecte important qui a participé à l’édification de nombreux édifices, notamment à Paris, les églises Saint Sulpice et Saint Jacques du Haut Pas. Remontant au XVIIe siècle la chapelle de l’Oratoire est ainsi avec le cloitre de Port Royal l’un des plus anciens bâtiments de notre arrondissement. La SHA est donc pleinement justifiée de se préoccuper de l’avenir et de la préservation de ce bâtiment dont le classement comme monument historique lui apparait désormais, prioritaire.
L’organisation avec l’appui de Madame la Maire, d’une exposition sous le titre ‘’A Saint Vincent de Paul deux siècles d’accueil des enfants à Paris’’ découle ainsi d’une démarche  conjointe des 2 associations en vue d’informer le public du 14e arrondissement sur l’apport de ce centre d’accueil dans l’évolution de la pédiatrie et d’inscrire cette histoire dans la mémoire collective, mais aussi d’attirer son attention sur la valeur architecturale de la chapelle et sur la nécessité de la préserver de toute aventure urbanistique destructrice.
Cette exposition se déroulera dans le hall d’honneur de la Mairie du XIVe à compter du 19 janvier jusqu’au 31 janvier 2015.

Jean-Pierre Terseur

Extrait du bulletin de la Société Historique et Archéologique du 14ème

20 janvier 2015

Les activités de la SHA (Société Historique et Archéologique du 14ème)

 De janvier à novembre, les conférences ont lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du 14ème.

- Du 19 janvier au 1er février : exposition " A Saint Vincent de Paul, deux siècles d’accueil d’enfants, avenue Denfert-Rochereau". L’exposition se tiendra dans le hall d’honneur de la mairie. Vernissage le 19 janvier à 17 heures.

- Samedi 24 janvier : conférence sur l’histoire de l’enfance abandonnée, par Guillaume Normand, président de l’association Mémoires, du centre d’accueil Saint Vincent de Paul.

- Samedi 7 février :conférence par Roland Berman sur Les demeures parisiennes de Chateaubriand, en particulier celle où il vécut le plus longtemps, de 1826 à 1838 à l’infirmerie Marie Thérèse sise à l’époque 86/88 rue Denfert.

- Samedi 21 mars : conférence avec projection par Jean-Louis Robert, sur les Artistes et la Commune.

- Samedi 4 avril : conférence par Georges Viaud, avec la participation de Michèle Maron, sur : L’histoire de la Cité Universitaire et de son 90ème anniversaire.

18 janvier 2015

L'abbé Alfred Keller

La Cité du Souvenir 11 rue Saint Yves.jpgSous le porche d'entrée de la Cité du Souvenir, 11 rue Saint Yves, on peut lire depuis l'été 1988 l'inscription suivante :

Pour honorer la mémoire des morts de la guerre 1914-1918 par une réalisation de bienfaisance chrétienne, à la mémoire de Monsieur l'abbé Alfred Keller - 1894-1986, fondateur de la SA HLM "La Cité du Souvenir" et de la Fondation "Les Berceaux du Souvenir", en témoignage de reconnaissance et de fidélité pour son action en faveur des familles nombreuses de condition modeste.

Cet hommage a été rendu à l'homme de bien et d'action que fut l'abbé Keller, demeuré une des figures les plus populaires du 14ème. Chacun, pour les plus anciens, le revoit encore, circulant sur sa bicyclette, au milieu du flot des voitures, qu'il dominait de sa haute taille.

Documentation extraite du n° 33 de la revue d'histoire SHA du 14ème

Photo Carlos Moret http://carlosmoretmontsourisdareau.blogspot.fr/2008/04/bl...

31 décembre 2014

L'histoire de nos quartiers - la rue Saint Yves

rue Saint-Yves 75014.JPGCette rue offre de curieuses particularités. Venant de l’avenue René Coty, elle commence par un escalier de 37 marches, et s’ouvre également sur l’avenue Reille par une longue rampe de 150 mètres à l’opposé de l’escalier.

A l’origine en 1863, elle s’achevait rue des Artistes, laquelle n’avait pas l’escalier actuel. Par la suite, l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René Coty) ayant été percée en tranchée à partir de 1865, la rue Saint Yves et la rue des Artistes furent dotées chacune d’un escalier descendant sur la voie nouvelle. Ils furent achevés en 1878.

Le nom de la rue Saint Yves n’est pas dû à une église mais a été donné par le propriétaire des terrains qui voulait ainsi honorer son saint patron. Il y a longtemps, un superbe jardin en terrasse avec des arbres fruitiers surplombait l’escalier, mais des bâtiments modernes l’ont remplacé. A ce niveau de la rue, on peut voir les talus gazonnés et le mur des réservoirs de Montsouris qui font un décor surprenant à cet endroit de Paris. Par ailleurs, il faut signaler la « Cité du souvenir », œuvre du populaire abbé Keller qui la fonda en 1925, pour y loger des familles nombreuses, en mémoire des enfants du 14ème morts pour la France durant la guerre 14-18. Cette cité possède une chapelle. Une inscription peinte et une plaque commémorative placée sous la grande voûte d’entrée de la cité, rappelle la vocation et la genèse de l’œuvre. Cette cité est le témoignage de l’œuvre d’un prêtre qui s’attacha à secourir les familles pauvres et ouvrières de cette époque.

Documentation extraite du n°36 de la revue d'histoire de la SHA du 14ème.

11 décembre 2014

Histoire de nos rues

avenue jean moulin.jpg L’avenue Jean Moulin 

De la place Victor Basch (dite couramment « d’Alésia ») au boulevard Brune, cette voie jusqu’en 1964 s’appelait avenue de Châtillon. C’est à cette époque qu’elle reçut le nom du premier président du Conseil national de la Résistance, mort dans de tragiques circonstances en 1943.

Elle fut, durant le 17ème siècle, l’un des « quatre chemins » qui donnèrent cette appellation à la future place Victor Basch précitée. Il s’agissait du « grand chemin de Chevreuse », appelé aussi « route de Chartres ». Les trois autres chemins étaient évidemment les deux bras de la grande route d’Orléans et la chaussée du Maine. Quant à la rue d’Alésia, elle n’existait que par sa partie ouest, sous la forme d’un modeste « chemin des bœufs ».

L’avenue Jean Moulin commence à la hauteur d’un ancien moulin depuis longtemps disparu et qui avait été remplacé par les minoteries des ex  « Grands Moulins de Montrouge » aujourd’hui disparus et qui étaient situés à la naissance de l’actuelle rue Friant, autrefois appelée la rue du Pot au Lait.

L’avenue Jean Moulin a subi un certain nombre de transformations lors de la disparition progressive de vieilles constructions situées au-delà de la rue Antoine Chantin jusqu’à la rue Auguste Caïn, terrains qui supportaient des entrepôts et une usine de métallerie industrielle.

Il faut citer au n° 19 un ancien hôtel particulier, au-dessus de la porte duquel se trouve une niche fermée par une grille et où est placée une statue de la Vierge à l’Enfant. Par ailleurs, au n° 36, apparaît derrière la porte de l’immeuble, une verdoyante allée où plusieurs ateliers d’artistes constituent une oasis de verdure insoupçonnée. Il y avait là, avant la construction d’immeubles, la plupart datant du début du 20ème siècle, des terrains maraîchers qui appartenaient à l’horticulteur Antoine Chantin.

- Documentation extraite du n° 36 de la Revue d'Histoire de la SHA du 14ème.

 Au 40- 44, il a eu dans les années 1980-81 un squat important d'artistes avant la construction des bâtiments modernes.(Consulter les sites : Wikipédia et  http://jcp.sculpteur.pagesperso-orange.fr/JCP%202006.data/AutoBio.htm )