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14 décembre 2016

Une histoire du 14ème (IV)

Le peuplement du 14ème originel  a été orienté par la présence de diverses institutions civiles et religieuses : l’Hospice du midi ou des Vénériens, la maternité de Port-Royal, le couvent de la Visitation, l’hospice Saint Vincent de Paul, l’hôpital Cochin, l’Observatoire de Paris et l’infirmerie Marie-Thérèse.

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L’embarcadère du chemin de fer de Sceaux (ci-dessus, avec sa locomotive au charbon), la Maison de retraite la Rochefoucauld et l’Hospice de la Santé (asile Sainte Anne) ont contribué à attirer la population initiale du 14ème.

A l’énoncé de cette liste d’institutions, on peut déjà affirmer que deux composantes de peuplement relevaient d’une population à caractère hospitalier, aidée par un personnel religieux, ainsi qu’à travers des collectivités conventuelles de tous ordres.

Jusqu’en 1860,  une population qui peut être qualifiée d’agricole vit du travail de la terre : maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes activités qui se perpétueront jusqu’en 1914. Quelques fermes permettaient aux familles de s’approvisionner avec le lait trait chaque matin.

Le nouveau quartier Montparnasse attira une population de moyenne bourgeoisie aisée comprenant des enseignants et des gestionnaires des grands collèges et lycées du proche quartier latin : Saint Louis, Louis le Grand et Henri IV, ainsi que des professeurs et administrateurs de facultés. Une petite bourgeoisie plus ou moins composée de retraités vint se loger dans le quartier Montparnasse, mais à l’extérieur de l’ancien mur des Fermiers Généraux, pour « le bon air et la tranquillité qui y régnaient ». L’ouverture de la ligne de Sceaux prometteuse de lointaines excursions vers Fontenay aux Roses ou Robinson intervint  dans ce peuplement.  Il faut noter que  l’attrait de l’absence de droits pour l’achat de denrées fait en dehors du mur de la Ferme, ainsi que le désir d’échapper au service de la Garde Nationale, contribua à ce développent.

D’autre part, en lisière sud du quartier Montparnasse, de nombreux ateliers d’artistes virent le jour. Ces ateliers se situaient sur les confins du Quartier Latin, autour des bals et cafés de la Grande Chaumière, Bullier ou la Closerie des Lilas, ainsi que des cabarets fameux en leur temps : le Moulin Vert et celui de la Mère Saguet.

( à suivre)

28 novembre 2016

Une histoire du 14ème arrondissement (III)

 Le plan du nouveau 14ème constitué le 1er janvier 1860 comprenait outre le récent Petit Montrouge, la partie Montparnasse et l’ancien quartier Notre Dame des Champs, situé à l’intérieur du mur de la Ferme, ainsi que les terrains du cimetière Montparnasse, la portion Est du lotissement Plaisance et tout à fait à l’Est, les terrains du Petit Gentilly, futur quartier de la Santé. La surface de ce nouveau secteur de Paris s’établit à 500 hectares, pratiquement désert.

Paris, avec cette annexion de terrain du 14ème   augmente sa population de 40 000 habitants.

Les limites administratives du 14ème sont définies au nord par le boulevard du Montparnasse, continué par celui de Port Royal à l’origine d une nouvelle rocade d’ouest en est. Au sud, le 14ème est limité par le boulevard des Fortifications. A l’ouest, c’est la ligne de chemin de fer du même nom qui le délimite. La gare Montparnasse sera établie à la barrière du Maine.

A l’est, la limite du 14ème est la rue de la Santé se poursuivant par la rue de l’Amiral Mouchez.

L’arrondissement prend le nom de son monument le plus caractéristique : l’Observatoire. Il est divisé en quatre quartiers : au nord Montparnasse, les trois autres juxtaposés d’est en ouest sont la Santé, le Petit Montrouge et Plaisance. En 1935, les habitants du quartier de la Santé et après 70 ans de réclamation obtinrent que celui-ci prît le nom de Montsouris, car la population de ce quartier était gênée de dire qu’elle demeurait à la Santé, dont le nom évoque la célèbre prison construite de 1861 à 1867 , construite par Emile Vaudremer, architecte de l’église Saint-Pierre de Montrouge.

L'opération Maine-Montparnasse, samedi 3 décembre, conférence de la Société historique et archéologique du 14ème

Frédéric Salmon, SHA 14Le samedi 3 décembre,à 15h, conférence de la Société Historique et Archéologique du 14ème. Frédéric Salmon vous exposera L’opération Maine-Montparnasse : histoire et représentations, des origines à nos jours. 

L’opération Maine-Montparnasse, par son ampleur et sa durée, bouleversa tout le quartier de la gare, depuis la place de Rennes (devenue par la suite la place du 18-Juin-1940) jusqu’au pont du Château (aujourd’hui des Cinq-Martyrs-du-lycée-Buffon). Gigantesque opération, à l’origine purement ferroviaire, puis de rénovation urbaine, elle provoqua une double rupture par la disparition d’une partie du vieux Montparnasse et l’apparition de constructions nouvelles.

La conférence portera sur les circonstances historiques de cette « destruction créatrice » et ses représentations, sur l’étendue d’une période longue : l’opération au sens strict (1957-1973), puis au sens large avec l’aménagement des îlots environnants (l’îlot Vandamme, les ZAC Guilleminot-Vercingétorix, Jean-Zay, Pasteur-Montparnasse et la gare TGV) (1975-2000),  enfin, dans son évolution au premier quart du XXIe siècle.

Le fil directeur de ce développement sera la question du sens à donner à cette opération quant au rapport de l’architecture à la ville, aux contraintes qui ont pesé sur le choix des partis architecturaux, à la singularité ou non de la tour Montparnasse comme œuvre emblématique de ce « pôle de développement » de la rive gauche. On se demandera, enfin, ce qu’il en est de l’héritage de Montparnasse comme lieu de passage, de réunion et de distraction dans les projets d’aménagement à venir.

Salle polyvalente de la mairie du XIVe, 2, place Ferdinand Brunot, 75014, Paris

11 novembre 2016

Une histoire du 14ème arrondissement (II)

 Faisant suite à notre précédent article (n° I), nous continuons à évoquer la naissance du 14ème arrondissement et en particulier du quartier du petit Montrouge. A partir de 1840, Louis Philippe se mit en devoir de rendre Paris imprenable. En cinq ans, de 1841 à 1845, il bâtit au large du mur des Fermiers Généraux une enceinte fortifiée de 36 kilomètres de pourtour. Ce fut un travail de titans réalisé à la pioche, à la pelle et à la brouette, tandis que des charrois à bœufs et chevaux évacuaient les déblais. Il faut souligner que l’immense armée d’ouvriers venus de toute la France et même de l’étranger, après les travaux réalisés, finirent dans la misère, n’ayant plus de travail assuré. Ainsi, ils devinrent la base des révolutionnaires de 1848 et cette population se retrouva sous le Second Empire reléguée aux quartiers périphériques situés entre le mur de la Ferme et les nouvelles fortifications. Ce territoire devint une banlieue agricole, horticole et maraîchère mais n’était pas encore Paris. Sur ces territoires, la population augmenta très rapidement. Si en 1800, le village de Vaugirard avait 2000 âmes, il en comptait 26 000 en 1856. La Villette était passée de 1600 habitants à plus de 30 000, tandis que les Batignolles qui n’existaient pas sous le Premier Empire  dénombrait 44 000  habitants à la moitié du siècle.

mairie du 14ème.jpgEn ce qui concerne le 14ème arrondissement, son territoire fut colonisé par l’apport de populations d’une commune extérieure, Montrouge ; car Montrouge s’étendait jusqu’au début du 19ème siècle bien plus au nord, au niveau du boulevard Montparnasse actuel. Il s’était développé à près de deux kilomètres de ses limites, le long de la route d’Orléans. Un modeste hameau prit alors le nom de Petit - Montrouge. Ainsi, après la création des fortifications de Louis Philippe, ce petit hameau prit-il le nom de Petit - Montrouge. En 1847, la paroisse Saint Pierre naquit avec une première église. En 1852, le Second Empire dota Montrouge d’une mairie « Petit-Montrougienne » qui est la mairie actuelle du 14ème arrondissement, agrandie sous la Troisième République. La commune du Petit-Montrouge fut ainsi fondée avec 7000 habitants, tandis que le Grand Montrouge n’en conservait que la moitié à peine. Le 1er janvier 1860, le Petit-Montrouge fut englobé dans le nouveau 14ème arrondissement.   Paris alors passa de douze arrondissement à vingt.   (  à suivre  ) -

Documentation extraite du N° 29 de la S.H.A  du  14e

09 novembre 2016

Exposition de photos sur Paris pendant la guerre 14-18

expo charles lansiaux à la mairie du 14ème.jpgRedécouvrez dès maintenant le travail photographique de Charles Lansiaux (1855-1939) rédacteur en chef de la revue Photo-Index et habitant du 14e arrondissement, grâce à  l'exposition "Chemin de mémoire : le 14e pendant la guerre de 14" qui montre ses clichés pris lors de la 1ère Guerre Mondiale.

* Hall de la Mairie du 14e arrondissement, 2 place Ferdinand Brunot et sur les grilles du square Ferdinand Brunot.
Lundi - Vendredi : 8h30 - 17h. Jeudi : 8h30 - 19h30
Samedi : 9h - 12h30

27 octobre 2016

Une histoire du 14ème arrondissement (I)

Paris, depuis sa naissance au sein de l’Ile de la Cité, s’est, au cours des siècles, construit en cercles concentriques et le Paris d’aujourd’hui « intra muros » nous offre une multiplicité de facettes, à la fois issues de situations locales préexistantes et du découpage en vingt arrondissements effectué par Napoléon III en 1860.              

Le rêve de nos municipalités françaises – quadriller les communes sur le modèle de la cité latine – fut repris par nos rois et nos empereurs. Ainsi, en ce qui concerne Paris, nos quartiers – ce qui signifie division en quatre – étaient au nombre de seize sous Henri III, quarante huit sous la Révolution, et  douze arrondissements jusqu’en 1860, avant de devenir vingt actuellement. Nous avons ainsi des multiples de quatre, ce qui est encore vrai de nos jours,  chaque arrondissement  étant divisé en quatre quartiers. L’idée maîtresse que mit en pratique Napoléon III consista à porter Paris à ses véritables frontières humaines et topographiques, c’est-à-dire jusqu’aux fortifications édifiées par Louis Philippe.               

En 1848, il avait reçu de la monarchie de Juillet une capitale pleine de monuments illustres et superbes, mais cette ville était à la fois informe et infecte, car le mercantilisme et le goût de la propriété bâtie avaient fait pousser en tous sens des excroissances ressemblant aux tentacules d’une hydre.               

pavillon Ledoux à Denfert-Rochereau. pav Ouest JPG.JPGLe plan dit « de Villequin » fait comprendre ce développement anarchique autour du noyau central, bien que depuis la fin du 18ème siècle, Paris fût contenu par une nouvelle muraille appelée : « le Mur des Fermiers Généraux ». Cette enceinte était destinée à faire payer des droits aux produits venus de l’extérieur. Sur l’actuel territoire de notre 14ème,  et à partir de la place Denfert Rochereau, qui conserve deux bâtiments d’octroi construits par Nicolas Ledoux, les boulevards Blanqui vers l’est jusqu’à la place d’Italie et les boulevards Raspail et Edgar Quinet vers l’ouest jusqu’à Montparnasse, marquaient la limite du Paris d’avant 1848. De ce mur, le peuple chantait : « Pour accroître son numéraire et raccourcir notre horizon, La Ferme a jugé nécessaire de mettre Paris en prison ».  On disait également : « le mur murant Paris rend Paris murmurant ».              

Commencé en 1787, le mur fut achevé en 1797 et survécut  aux marées révolutionnaires. Les droits d’entrée dans Paris supprimés en mai 1791 furent rétablis par la République  et continuèrent de fonctionner jusqu’en 1860. On peut préciser que ce mur dit « de la Ferme » n’avait sur le plan militaire, aucune utilité.

Un prochain article reprendra l’histoire de l’évolution de notre 14ème.( Documentation extraite du n° 29 du bulletin de la SHA du 14ème). 

Photo : Bâtiment d'octroi construit par Nicolas Ledoux, Place Denfert-Rocherau .

11 octobre 2016

Les activités de la SHA 14- conférence samedi 15 octobre

La véritable histoire du Petit Montrouge ou les mystères du Clos des Catacombes 2.jpgLe 15 octobre, aura lieu une conférence à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du XIVe, à propos de : "La véritable histoire du Petit Montrouge, les mystères du clos des Catacombes", par Francis Mandin.

Rappelons que le quartier du Petit Montrouge possède sa propre histoire et recèle des légendes et des faits historiques. Ainsi, la rue de la Tombe Issoire, prolongement de la rue du Faubourg Saint Jacques et de la rue Saint Jacques constituait l'ancien Cardo Maximus romain formant l'axe nord-sud de Lutèce.

A la fin du 12ème siècle, ce secteur était champêtre et devint le "fief de la Tombe Issoire", qui appartenait à l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Latran, dont le commandeur disposait d'une maison seigneuriale située à l'angle actuel de l'avenue René Coty et de la rue de la Tombe Issoire. Par ailleurs, l'exploitation des carrières de Montsouris débuta dès le 13ème siècle et fournissait un calcaire de première qualité.

Dès 1191, furent construits les premiers moulins à vent et le secteur Montsouris-Tombe Issoire en comptait plus d'une douzaine qui disparurent au milieu du 19ème siècle. L'exploitation des carrières déclinera au milieu du 18ème siècle. De nombreux effondrements survinrent dans les années 1775-1777. A cette époque, le charnier du cimetière médiéval des Saints Innocents croulait sous l'amoncellement des corps en putréfaction, ce qui amena Louis XVI à créer l'Inspection Générale des Carrières afin de consolider et de sécuriser celles-ci, et d'organiser le transfert des squelettes provenant des cimetières paroissiaux de la capitale. Les "Catacombes" (120 kilomètres de galeries) furent créées entre fin 1785 et avril 1786. 

L'annexion des territoires du Petit Montrouge fut effectif en 1860 . Il s'urbanisa progressivement et conserva très longtemps un aspect champêtre, encore visible à travers les allées privées de ces fameuses "villas", encore visibles de nos jours.

05 octobre 2016

Le 14ème et les monuments historiques

 « Le statut de « monument historique » est une reconnaissance par la nation de la valeur patrimoniale d’un bien. Cette protection implique une responsabilité partagée entre les propriétaires et la collectivité nationale au regard de sa conservation et de sa transmission aux générations à venir ».

Ainsi, les Journées du Patrimoine qui ont eu lieu les 17 et 18 septembre avaient pour thème : « Patrimoine et Citoyenneté ».

La Ville de Paris compte 1921 monuments et le 14ème  55. Cela paraît étonnant pour l’ensemble de notre arrondissement, mais du 17ème au 20ème siècle, ce sont inscrits dans le sol divers bâtiments qui ont chacun pour lui-même, un intérêt certain.

Ainsi, pour le 17ème siècle, on peut recenser la carrière des Capucins et sa fontaine sous l’hôpital Cochin, la tour du Moulin de la Charité au cimetière Montparnasse, l’Observatoire de Paris, Le Pavillon des Fontainiers, l’aqueduc de Médicis.

Pour le 18ème siècle, les pavillons d’octroi de la Barrière d’Enfer, l’Hôtel de Massa, l’hôpital de la Rochefoucauld, la porte d’entrée de l’ancien hôpital Ricord à Port-Royal.

Pour le 19ème siècle, la gare de Denfert Rochereau, le monument du lion de Belfort, le théâtre Montparnasse Gaston Baty et le théâtre de la Gaîté Montparnasse, l’église Saint Pierre de Montrouge, l’église Notre Dame du Travail, l’immeuble Art Nouveau au 108 rue d’Alésia, la  boulangerie-pâtisserie d’Alésia au 155 rue d’Alésia,

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 Au 20ème siècle, citons le « Baiser » de Brancusi au cimetière Montparnasse, le restaurant « La Coupole » (photo ci-dessus) boulevard du Montparnasse, l’immeuble Studio Raspail au 216 boulevard Raspail, l’édicule Guimard de la station de métro Mouton Duvernet, la mairie annexe du 14ème, le couvent des Franciscains,  la boulangerie du Moulin de la Vierge 105 rue Vercingétorix et l’église Notre Dame du Rosaire 194, rue Raymond Losserand.

Cette liste n’est pas exhaustive mais permettra au flâneur d’orienter ses recherches dans la découverte des témoins des siècles passés.

- Documentation extraite  du bulletin 223 de la S.H.A du 14e

Signalons que la Société Historique et Archéologique du 14ème proposera les conférences suivantes :

le 15 octobre : la véritable histoire du Petit Montrouge ou les mystères du Clos des Catacombes -par Francis Mandin.

le 19 novembre : le 170ème anniversaire de la Ligne de Sceaux -par René Ricroch assisté d’Yvan Belledame pour les illustrations.

le 3 décembre : l'opération Maine Vercingétorix par Pierre-Frédéric Salmon.

Ces conférences ont lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du 14ème.

29 septembre 2016

Gustave Lebon le sociologue des foules

gustave lebon,75014,paris 14,paris 14e Le quartier du Petit Montrouge comporte dans sa partie sud une rue qui évoque la personne du docteur Gustave Lebon. Qui était ce personnage ? Il fit des études de médecine et publia en 1872 un traité de physiologie qui sera vite dépassé. Il tint par ailleurs une rubrique médicale dans le Figaro, le Petit Parisien et l’Evénement. En outre, en 1905 et 1907, il révéla au public une irruption de la radioactivité dans la physique et fit ainsi des recherches sur l’atome dans son laboratoire en les communiquant à l’Académie des Sciences.              

Mais l’œuvre principale de Gustave Lebon est sans conteste son livre : "La Psychologie des foules", qui tomba rapidement dans l’oubli à la mort de l’auteur en 1934, suite au jugement sévère porté par la Sorbonne. Tandis que les Anglo-saxons et les Allemands y prêtèrent un intérêt tout particulier. Cependant en 1981, un universitaire S. Moscovici précise à propos de Lebon : " Les ouvrages publiés en français ne mentionnent jamais son extraordinaire influence sur les sciences de la société… Comment ignorer un homme qui compte parmi les dix ou quinze  dont les idées en matière de sciences sociales ont exercé une influence décisive sur le 20ème siècle ?" Et Moscovici d’ajouter : "la psychologie des masses est avec l’économie politique une des deux sciences de l’homme dont les idées ont fait l’Histoire".                              

Le mécanisme de la manipulation des foules.

Quand en 1895 paraît Psychologie des foules, Lebon a derrière lui trente années de recherche et d’évolution de la pensée dans le monde occidental, passant du positivisme triomphant des années 1860 à 1870 à une remise en question du pouvoir de la science. Le processus décrit par Lebon est le suivant : « L’intégration à une foule aboutit à une mise en condition des personnalités groupées qui régressent vers l’automatisme de l’inconscient. Le conscient de la multitude est livré au « meneur » ou » prophète » qui le manipule à son gré grâce à son prestige et aux passions hystériques que lui-même suggère, comme le culte du chef et son envers, la haine farouche de l’ennemi ; enfin la prédication d’un credo mystico-politique nommé idéologie que Lebon appelle croyance ». Lebon rapproche les mots propagande et publicité en expliquant le phénomène dans le mouvement de masse, en procédant par l’affirmation de son incessante répétition. On parvient ainsi à provoquer une suggestion où l’homme le plus intelligent au sein de troupeau se comportera comme un enfant insensible à une démonstration logique mais très sensible à des arguments extrêmement primaires .  

On connaît la suite du mécanisme. Tous les dictateurs du 20ème siècle ont lu l’œuvre de Lebon, et on peut dire qu’il fut l’inspirateur des régimes totalitaires du 20ème siècle, bien qu’il fut très attaché à la Troisième République et haïssait le despotisme !--

Documentation extraite du n° 28 de la Revue de la SHA du 14ème. 

25 septembre 2016

Saint Vincent de Paul, 27 septembre 18h : messe et conférence sur le lieu de protection de l’enfance

chapelle  de l'hôpital saint vincent de Paul 72- 74 avenue Denfert- rochereau.JPGA l’occasion de la Saint Vincent de Paul, une messe sera célébrée le mardi 27 septembre 2016, à 18h à la Chapelle de l’ancien hôpital saint Vincent de Paul, pour les résidents et les bénévoles, ainsi que pour tous les voisins du quartier.
Elle sera suivie par un exposé du P. Franck Derville qui racontera l’histoire des enfants trouvés et protégés à St Vincent de Paul et d’un pot d’accueil.

72-74 avenue Denfert-Rochereau

06 juillet 2016

Bernard Sarrette, un directeur du Conservatoire de Musique (1796-1822)

 Bernard Sarrette dessin réalisé par  Isabey.JPEG L’ouverture d’une voie allant de la rue de la Tombe Issoire à l’avenue d’Orléans (Général Leclerc) fut commencée en mai 1863, son achèvement eut lieu en 1892. On la nomma rue Sarrette au mois d’avril 1890.Qui était Bernard Sarrette ? Raconter sa vie c’est faire l’historique du Conservatoire de Musique et de Déclamation. Il était né à Bordeaux en 1765, fut capitaine d’Etat Major en 1789 et fut chargé cette année-là, par le général Lafayette d’organiser la Musique de la Garde Nationale.

En novembre 1793, la Convention supprimait l’Ecole de musique militaire où professait Bernard Sarrette pour la remplacer par l’Institut National de Musique. L’ordre donné par Lafayette fut difficile à réaliser, puisqu’il s’agissait de faire exécuter et chanter les hymnes révolutionnaires aux quatorze armées de la République. Sarrette se débrouilla en faisant ouvrir des écoles de musique dans une quinzaine de villes de province. Ses cours furent à l’origine de nos conservatoires provinciaux.

Le 3 juin 1794, Sarrette recevait du Comité de Salut public un ordre pour faire apprendre l’hymne destiné à la Fête de l’Etre Suprême qui devait avoir lieu le 20 du même mois. Tous les professeurs membres de l’Institut musical se regroupèrent pour faire chanter dans les différents quartiers de Paris l’hymne nouveau. Paris fut transformé en une immense Ecole de musique où Adolphe Adam, Grétry, Cherubini, Méhul firent répéter la mélodie de Gossec. Le 20 Prairial, à la plus grande satisfaction de Robespierre, l’hymne fut exécuté par un chœur immense et formidable.

La Convention, par la loi du 16 Thermidor de l’An 3 remplaça (3 août 1795) l’Institut National par un Conservatoire de Musique et chargea Sarrette de son organisation puis de sa direction en 1797. L’inauguration du Conservatoire eut lieu le 17 octobre 1796 dans les locaux de la rue Bergère qui devaient être occupés 115 ans jusqu’à leur transfert rue de Madrid en 1911.Il faut souligner que le Chant du Départ que composa Méhul et dont Chénier avait écrit les paroles fut exécuté à l’Ecole de la Garde Nationale où professait Sarrette. Sarrette fut maintenu dans ses fonction sous l’Empire, mais la Restauration les lui enleva en 1822. Cherubini lui succéda à la tête du Conservatoire redevenu Ecole Royale de Musique. Le buste de Sarrette fut placé dans une des salles principales de l’Ecole, redevenue le Conservatoire en 1831. Le 13 avril 1858, eurent lieu ses obsèques où le Tout-Paris des Arts et des Lettres était présent. Il faut rappeler que Sarrette avait été l’initiateur de concerts et de représentations d’élèves et le père des Théâtres d’applications.

 - Documentation extraite du N° 28 de la S.H.A du XIVe

 Photo : Bernard Sarrette ( dessin réalisé par Isabey)

22 juin 2016

Promenade « Sur les pas de Amadeo de Souza Cardoso à Montparnasse » 25 juin 15h

amadeode de  Souza  Cardoso à Montparnasse avec des artistes Portugais en 1907.jpgLa Société Historique et Archéologique du 14ème propose : une promenade urbaine « Sur les pas de Amadeo de Souza Cardoso dans le Montparnasse de la Belle Epoque»  guidée par Georges Viaud, président  de la SHA14 et  réalisée en partenariat avec  l’Institut Camoes du Portugal à Paris.

 Samedi 25 juin : Départ à 15h de La Coupole. 102 Boulevard du Montparnasse

Photo : A l’atelier d’Amadeo de Souza Cardoso, 150, boulevard du Montparnasse, XIVe, Il y a œuvré d’octobre 1907 à mars 1909 De gauche à droite, sur la photographie, nous voyons les peintres portugais Emmerico Nunes, Manuel Bentes, Amadeo, et l’architecte Afonso Ferraz.

http://www.sha14.asso.fr/activites/amadeo-de-souza-cardos...

Du 18 avril au 18 juillet, une importante rétrospective est présentée au Grand-Palais : l’exposition sur Amadeo de Souza Cardoso, Le Secret le mieux gardé de l'art moderne .

20 juin 2016

L'Arpajonnais un chemin de fer sur route de Paris à Arpajon

 Arpajonnais MONTROUGE les installations de  La Porte d'Orléans.JPG     Le 19 janvier 1881, une concession pour l’exploitation d’une ligne de tramway entre Paris et Arpajon fut demandée. Ce chemin de fer – mais c’était plutôt un tramway – suivait la route nationale 20 sur la plus grande partie de son trajet, mais s’en écartait pour desservir Wissous, Morangis, Sceaux-les-Chartreux, Leuville.               

La compagnie avait son siège 68 rue Beaunier et fut constituée au capital de deux millions de francs, porté  en 1909 à 6 millions 207 200 francs. Cette compagnie était constituée pour une durée de 90 ans (1979) mais fut dissoute en 1936 après être entrée en liquidation en 1922.              

La ligne fut inaugurée le 10 mai 1894. L’horaire du train d’inauguration précise le départ de Paris Porte d’Orléans à 10 heures 40 et de son arrivée à Arpajon à 12 heures 18. Ce train desservait les Halles de Paris et apportait à la Capitale tous les produits maraîchers récoltés le long du parcours. La distance des Halles à Arpajon était de 37 kilomètres environ, dont cinq kilomètres dans Paris. Les trains de denrées alimentaires ne circulaient dans Paris que de une heure à quatre heures du matin. Cela facilitait énormément le travail des maraîchers dont les charrettes jusqu’alors, s’acheminaient péniblement la nuit par la route  d’Orléans.              

La section de Paris à Antony fut électrifiée en 1901. Le matériel roulant comportait des locomotives à vapeur, à air comprimé, à accumulateur électrique et des automotrices électriques. Après la guerre de 14, le département de la Seine acheta à la compagnie de Paris Arpajon la concession que l’Etat lui avait consentie en 1891. Cet achat fit l’objet d’un décret du 20 novembre 1922, tandis-que l’exploitation était affermée à la Société des Transports en Commun de la Région Parisienne (STCRP), ancêtre de la RATP. L’exploitation prit fin le 5 octobre 1936, offrant aux Parisiens le dernier visage d’un « Arpajonnais » qui effectua là, sa dernière et ultime apparition aux Halles de Paris 

 -Documentation extraite du N° 27 de la S.H.A du XIVe

photo:  installations de la ligne de tramway Paris - Arpajon  à la Porte d' orléans

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13 juin 2016

La Maison de retraite La Rochefoucauld (suite et fin)

ancien hospice la Rochefoucauld photo Atget.jpgEn 1807, la description qui est faite de l'établissement nous invite à ressusciter la vie de cet hospice :"on remarque près de la barrière d'Enfer une maison de retraite pour 250 vieillards". Cette maison est superbe extérieurement et intérieurement et est située dans une jolie plaine. La principale entrée est sur la grand route. Il serait à désirer que cette maison pût contenir 500 lits". Les premier bâtiments de 1783 étaient modestes et contenaient douze puis seize lits. Ces lits étaient destinés à des prêtres et à des personnes de qualité "tombées dans l'infortune" et dont l'initiative fut reprise par Madame de Chateaubriand avenue Denfert en 1828.

En 1816, le duc La Rochefoucauld Liancourt fut nommé membre du Conseil général des hospices. Le 11 janvier 1822, un arrêté du ministre de l'Intérieur donnait à l'établissement le nom d'Hospice de La Rochefoucauld. Après la Révolution, l'hospice fut desservi par les sœurs Grises ou Filles de la Charité. Ce fut en 1884 que l'hospice fut laïcisé. Malgré sa nouvelle dénomination, on continua après 1822 à l'appeler "Maison royale de retraite" qui à cette époque, admettait les employés ayant consacré leur vie au service des hôpitaux puis les personnes infirmes et âgées de plus de 60 ans moyennant pension.

En 1835, l'hospice avait pour adresse : "Barrière d'Enfer, Petit Montrouge, n° 9" et en 1842 l'adresse indique : "route d'Orléans n° 15". Numéro qu'il a gardé depuis sur l'avenue du Général Leclerc.

- Documentation extraite du N° 27 de la S.H.A. DU 14e .

Photo : Ancien hospice La Rochefoucauld  (Atget)

05 juin 2016

La Maison de retraite La Rochefoucauld

Hopital de la rochefoucauld photo récente.jpgLe 15 de l’avenue Général Leclerc voit l’entrée d’un jardin au fond duquel se situe une importante construction, celle de la Maison de retraite que voulut établir la duchesse de La Rochefoucauld-Liancourt en 1782. Cet établissement est aujourd’hui dirigé par l’Administration des Hôpitaux de Paris et est devenu un centre de gérontologie.                             

L’histoire de cette maison de retraite plonge dans les dernières années du 18ème siècle. Il faut savoir que les Pères de la Charité – ordre de religieux institué en 1617 pour soigner les malades – obtinrent en mars 1781 l’autorisation d’acquérir des terrains au Petit Montrouge en vue d’y édifier un hospice. La duchesse de La Rochefoucauld donna 36352 livres pour sa fondation et le roi Louis XVI 10 000 livres de rente.               

Au début, douze lits furent créés, dont six affectés au traitement d’ecclésiastiques et six à des militaires indigents et malades. Par ailleurs, 100 000 livres furent alloués par l’assemblée du clergé pour la construction de la maison. Les prévôts des marchands et échevins de Paris fondèrent trois lits à perpétuité dans le futur hospice en affectant 1800 livres de rente sur le domaine. L’établissement ouvrit en 1783 sous le nom d’Hospice ou Maison royale de santé. L’établissement jouissait d’une concession de 15 lignes d’eau provenant de l’aqueduc d’Arcueil. Sous la Révolution, la Maison royale devint en 1792 l’Hospice national, réservé aux malades des districts de Bourg la Reine, devenu Bourg- Egalité. En l’an IV (1796), l’Hospice national devint Succursale des incurables, hommes et femmes et en l’an VI Hospice de Montrouge.                             

Pendant la tourmente révolutionnaire, la situation des établissements charitables fut déplorable et instable. Elle redevint normale par la création en 1801 du Conseil général des Hospices, remplacé en 1849 par la naissance de l’Assistance Publique. Un arrêté du Conseil Général des Hospices lui donna le nom de La Maison de retraite de Montrouge. C’est alors en 1801 et 1802 que furent construits les bâtiments que nous voyons actuellement avenue du Général Leclerc. Les plans furent dressés par un des grands architectes du 18ème siècle, Jacques Denis Antoine (1733-1801) auquel on doit la Monnaie de Paris. L’artiste mort en 1801 ne vit pas son œuvre, seulement achevée en 1802.   ( à suivre ) -

Documentation extraite de la Revue N° 27 de la S.H.A. DU 14E 

08 mai 2016

Cérémonie en hommage à Olga Bancic

Olga_Bancic Plaque commemorative 114_rue_du_Chateau_Paris_14_.pngMardi 10 mai 2016 à 11h30. Cérémonie en hommage à Olga Bancic, devant la plaque apposée en sa mémoire sur l’immeuble qui fut son dernier domicile. 114, rue du Château.

Cette immigrée roumaine juive et communiste, seule femme membre du groupe Manouchian, fut décapitée à l’âge de 32 ans le 10 mai 1944 pour ses actions de résistance face au régime collaborationniste.

25 mars 2016

La SHA du 14ème annonce :

Gauguin auto portrait au christ jaune.JPGLes activités de la Société Historique et archéologique du 14ème sont diverses. ainsi :

Le 26 mars : à la salle polyvalente de la Mairie, à 15 heures : une conférence sera donnée sur : "Gauguin à Montparnasse et dans le 14ème", avec projections de Jean-Louis Robert.

Le 9 avril : Réunion à la salle polyvalente à 15 heures, à propos du jeu-concours : "Retrouvons le 14ème notre arrondissement", présenté par Yvan Belledame et Jean-Pierre Terseur. Le bulletin de participation est à demander auprès de la Société, 2 place Ferdinand Brunot et est à renvoyer avant le 19 mars chez Monsieur Belledame 31 rue Raymond Losserand 75014.

Le 21 mai à 15 heures, au départ de la Coupole : une promenade est organisée à Montparnasse par Georges Viaud sur : "le peintre portugais Amadeo de Souza Cardoso".

Photo: Autoportrait de Gauguin 1889 Musée d' Orsay

24 mars 2016

La Librairie Ecarlate annonce : rencontre avec Jacques Bouveresse mercredi 30 mars

le livre ecarlate 30 mars 2016 rencontre avec jacques Bouveresse.jpgLes Editions Agone et le Livre Ecarlate ont le plaisir de vous inviter à rencontrer :

Jacques Bouveresse, pour : "Nietzsche contre Foucault"

Le mercredi 30 mars 2016, à partir de 19 heures, à la Librairie Ecarlate : 31 rue du Moulin Vert - 75014-Paris-

Prochaines rencontres

Delphine de Vigan mercredi 6 avril

Benjamin Péret mercredi 13 avril

Jérôme Baccelli mercredi 20 avril

21 mars 2016

Arago, directeur de l'Observatoire de Paris

 François_Arago.jpgAprès la période dite des Cassini et celle relative à la Révolution (1793 – 1795), effectuée par Nouet, Perny et Ruelle, tous élèves de Cassini, une nouvelle équipe apparaît avec Lalande (de 1795 à 1801), Méchain (1801 à 1804), Delambre (1804 à 1822), Bouvard (1822 à 1843), et enfin Arago, de 1843 à 1853.

Il nous paraît intéressant de présenter Arago comme personnalité importante dans le domaine de l’astronomie et en général de la vie civile et politiqueArago est né le 26 février 1786 à Estagel près de Perpignan. Reçu premier à l’Ecole Polytechnique à 17 ans, il fut nommé secrétaire bibliothécaire du Bureau des Longitudes en 1805 et promu astronome adjoint en 1807. A la mort de Méchain, il contribua à la triangulation des Baléares (mise au point de la méridienne jusqu’à Barcelone).

En 1809, il est nommé à l’Académie des sciences, dont il deviendra secrétaire perpétuel jusqu’en 1830. Il étudie l’électro-magnétisme et découvre ainsi la possibilité d’aimanter un barreau d’acier en le plaçant au cœur d’un circuit électrique. Ampère en tirera l’invention de l’électro-aimant. Il ouvre un cours public d’astronomie en février 1813 à l’Observatoire. Le succès est immédiat et dépasse les espérances, nécessitant le transfert de ce cours au Collège de France.

Depuis 1830, Arago est député, extrême gauche ; il sera ministre de la guerre et de la marine du gouvernement provisoire de 1848. En 1834 il publie Astronomie Populaire, devenant la même année directeur des observations à l’Observatoire. En dépit de son refus de porter serment à Napoléon III, il conserve cependant sa charge de directeur. Il meurt quasiment aveugle le 2 octobre 1853.Après sa disparition, l’Observatoire de Paris change de régime : le Bureau des Longitudes en est dessaisi et ce sera le règne de Le Verrier…

- Documentation extraite du n° 26 de la revue de la SHA du 14ème.

16 mars 2016

Fleurissez vos fenêtres !

Des graines à tous les étages.jpegAvec l’opération « Des graines à tous les étages », la Ville de Paris encourage les Parisiens à végétaliser leurs bords de fenêtres, balcons et terrasses, pour participer à l’embellissement de notre cadre de vie et au développement de la nature en ville. L’opération se déroule en deux temps : à partir du 17 mars, des graines seront distribuées gratuitement aux Parisiens ; puis, à partir du mois de mai, les plus belles plantations seront récompensées dans le cadre d’un concours photo.

Lancement le mercredi 16 mars à la Maison du jardinage (41, rue Paul-Belmondo - Parc de Bercy, Paris 12e) en présence de Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris chargée des Espaces verts, de la Nature, de la Biodiversité et des Affaires funéraires, et de Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement. Tout l’après-midi, des animations et ateliers de jardinage seront proposés aux Parisiens par les conseillers de la Maison de jardinage.

Des sachets de graines seront distribués gratuitement à l’accueil de La Mairie du 14e à partir du vendredi 18 mars. (2 place Ferdinand Brunot 75014)

20 février 2016

Commémoration de Missak Manouchian 21 février, rue de Plaisance

commémoration Missak Manouchian 21 février 2016.jpegLa mairie du 14e commémorera Missak Manouchian (1906-1944), poète et résistant français d'origine arménienne, commissaire militaire pour la région parisienne des Francs-Tireurs et Partisans - Main­d'Oeuvre Immigrée (FTP-MOI). Après de nombreux actes de résistance et d'attentats contre le régime collaborationniste, Manouchian et 21 de ses camarades furent fusillés par les nazis le 21 février 1944 au Mont-Valérien, en refusant d'avoir les yeux bandés.

Dimanche 21 février 2016 à 11h30, devant la plaque apposée en sa mémoire sur l’immeuble qui fut son dernier domicile, 11 rue de Plaisance.

09 février 2016

L'Observatoire de Paris au moment de la période révolutionnaire

L’Observatoire de Paris de 1789 à 1795 

observatoire-creation.jpgAu moment de la période révolutionnaire, Cassini IV voit s’achever la restauration et la réorganisation de l’Observatoire.(cliquer sur l'image pour l'agrandir) Le Règlement signé par Louis XVI est mis en œuvre. Il dispose de trois élèves appointés.Le 16 juillet 1789, une inspection d’une patrouille du district du Val de Grâce recherche des armes. Les difficultés commencent, l’argent vient à manquer pour l’entretien du bâtiment et les élèves sont plus assidus aux manifestations républicaines qu’aux observations.

Le 31 août 1793, la Convention stipule que les quatre astronomes jouiront des mêmes droits. Les astronomes sont Cassini et trois élèves recrutés en 1785 : Nouet, Perny et Ruelle. Nouet sera stagiaire à l’Observatoire en 1782 puis en mission géodésique à saint Domingue. En 1795, il partira avec l’Armée du Rhin puis ensuite avec l’expédition d’Egypte. Jean Perny de Villeneuve découvrira une comète en 1793 et sera amené en 1795 à établir des mesures de triangulation dans les Flandres. Alexandre Ruelle trouvera la protection de Cassini après avoir déserté un régiment de Dragons mais quittera l’Observatoire avant la fin de 1793. Il participera à la conspiration de Babeuf en 1797 ; condamné, il entrera dans l’administration de la Loterie où l’on perd sa trace.

Cassini n’accepte pas le décret du 31 août 1793 qui consacre l’annihilation de ses efforts. Il démissionne le 5 septembre 1793 après s’être confronté à ses élèves et au citoyen Lakanal, désigné comme inspecteur de l’Observatoire par le Comité de l’Instruction Publique. Après son départ, Perny fut nommé directeur temporaire durant un an,  puis remplacé par Nouet. L’Observatoire sera alors inactif et resta à l’abandon pendant deux ans.

Documentation extraite du n° 26 de la Sha du 14ème.

Le 14ème arrondissement : le plus "hospitalier" de Paris, conférence le 13 février

L’histoire des hôpitaux de notre 14ème est à intégrer à l’histoire religieuse et médicale des hôpitaux de Paris. Ainsi, l’Hôtel-Dieu est fondé au 2ème siècle par saint Landry évêque de Paris et est situé à partir du 9ème siècle au sud de l’ancienne cathédrale précédant la Notre Dame actuelle (12ème siècle). Les Sœurs Augustines sont en charge de cette hôpital et y resteront jusqu’au 19ème siècle.              

Au 13ème siècle, le roi Saint Louis fonde les Quinze-Vingts, deuxième de la capitale. A Paris, les premières hospitalières sont des femmes pieuses mais elles n’étaient pas des religieuses. Elles étaient des femmes volontaires destinées à aider les pauvres et les malades. En 1651, l’Hôtel-Dieu est sur l’île de la Cité en sa partie sud et face à la cathédrale gothique qui a remplacé l’ancienne cathédrale Saint Etienne.              

Un premier renouveau hospitalier se distingue au milieu du 17ème siècle, grâce à Saint Vincent de Paul et la création des Dames et des Filles de la Charité, avec Louise de Marignac et l’œuvre des Enfants Trouvés.               

Le 19ème siècle va fonder l’hôpital moderne grâce à Pasteur, Lister (Joseph Lister, l'un des premiers à utiliser les techniques préconisées par Pasteur) et aux premiers chirurgiens. Un progrès sensible apparaît au début du 19ème siècle : le malade est seul dans son lit et les contagieux sont séparés des autres.  

Une conférence de Roland Berman sur l’histoire des hôpitaux du 14ème aura lieu le samedi 13 février à 15 heures, à la mairie du 14ème, salle polyvalente.

2 place Ferdinand Brunot 75014 Métro Mouton- Duvernet- Bus 28

01 février 2016

Une famille d'astronomes : les Cassini (suite) (IV)

Jean- Dominique Cassini IV 1748-1845.jpg Jean-Dominique, comte de Cassini, est né à l’Observatoire de Paris le 30 juin 1748. Il fit ses études secondaires au collège du Plessis à Paris, puis chez les Oratoriens à Juilly.

En 1768, il est nommé commissaire pour « l’épreuve des montres marines » et à cet effet, il voyage en Atlantique, entre l’Amérique et les côtes d’Afrique. En 1770, il est élu à l’Académie des Sciences et devient membre associé en 1785. L’académie le charge de la rédaction du « voyage en Californie », de l’abbé Chappe. Il assume graduellement les responsabilités de directeur de l’Observatoire, lorsque la maladie tient Cassini III éloigné de ses responsabilités.

Officiellement directeur en 1784, il persuade Louis XVI de l’urgence qu’il y a à restaurer le bâtiment qui ne l’a pas été depuis sa construction. Il renonce peu à peu à son travail scientifique et se consacre à des écrits visant à défendre le prestige scientifique de sa famille.

En 1810, il publie ses mémoires « pour servir à l’histoire des sciences et à celle de l’Observatoire royal de Paris ». Ces documents sont précieux, notamment en ce qui concerne la période dite révolutionnaire.cassini carte de paris.png

Maire de Thury et juge de paix, il se consacre à ses administrés. Il sera pensionné et décoré par Napoléon, puis par Louis XVIII. Il meurt le 18 octobre 1845, à 97 ans.

Les Cassini participèrent pour l’essentiel à la création des cartes de France. Colbert s’adressa naturellement à cette illustre famille. Une carte spéciale des environs de Paris fut ainsi gravée de 1671 à 1678, mais n’était pas graduée en coordonnées géographiques (longitude et latitude), l’Académie n’ayant pas voulu cautionner un méridien imparfait.

- Documentation extraite du n° 25 de la revue de la Sha du 14ème.

25 janvier 2016

Une famille d'astronomes : les Cassini (suite) (III)

César-François_Cassini miniature de Jean-Marc Nattier.jpgCésar-François Cassini était le second fils de Jacques Cassini. Il était né à Thury (Oise) le 17 juin 1714. Il étudie en famille à l’Observatoire de Paris et montre très tôt des dons pour l’astronomie. Sa carrière scientifique prend part au débat qui oppose cartésiens et newtoniens à propos de la forme de la Terre. Cassini II décida d’entreprendre la mesure de la perpendiculaire à la méridienne, de Brest à Strasbourg, mesure de grande importance pour l’établissement de la carte de France. Il fut aidé dans cette opération par son fils César-François qui se familiarisa ainsi avec les opérations géodésiques.

L’Académie décide d’organiser deux expéditions, l’une au Pérou en 1735 et l’autre en Laponie en 1736, pour mesurer un arc de méridien sous des latitudes différentes. Les premières opérations géodésiques établies par Cassini II ont paru à César-François comme étant douteuses. En conséquence, on revérifia la méridienne de Paris en 1739 et 1740, l’arc Dunkerque-Collioure n’était pas assez étendu pour permettre de déterminer une courbure significative, compte-tenu des erreurs de mesure.

César-François épousa en 1747 Charlotte Drouin de Vandeuil et eut deux enfants : Jean-Dominique, qui lui succéda à l’Observatoire sous le nom de Cassini IV, et une fille, Françoise-Elisabeth. Il fut par ailleurs membre étranger de la Royal Society et de l’Académie de Berlin et renoua des liens avec la ville de Bologne.
En 1771, Louis XV créa pour lui le poste de directeur général de l’Observatoire. Ainsi, il obtenait le droit héréditaire d’être logé à l’Observatoire avec survivance pour ses héritiers. Cassini III fut surtout un grand géodésien et un cartographe de talent. On peut lui attribuer la qualité du travail qui accompagna l’établissement de la première carte moderne de la France.

- Documentation extraite du N° 25 de la S.H.A du XIVe

 

21 janvier 2016

Les activités de la SHA du 14ème : conférence samedi 23 janvier 15h

Le  samedi 23 janvier, 15h, une conférence avec projection aura lieu à la salle polyvalente de la Mairie et concernera : La légende des siècles ; l’histoire des voies du 14ème. Cette conférence avec projection sera faite par Monsieur Georges Viaud.

Notre arrondissement est le seul de Paris à compter un certain nombre de voies évoquant La Légende des siècles de l’Antiquité au 20ème siècle. Le 14ème a été constitué de parties annexées aux villages de la banlieue : Gentilly à l’est de la rue de la Tombe Issoire, de Montrouge avec le Petit Montrouge, qui était alors plus important que la ville elle-même et du village de Vaugirard à l’ouest de la rue de Vanves.

De l’Antiquité nous avons reçu les rues des Thermopyles, Léonidas, la cité Hannibal, les rues d’Alésia, de Gergovie et de Vercingétorix. Plus tard, de Rome, nous avons l’avenue Sibelle et les rues de l’empereur Julien et de l’empereur Valentinien.

L‘évocation de ces rues nous promet une promenade instructive dans le passé, à la fois historique et contemporain de notre arrondissement.

Salle polyvalente de la Maire du 14ème . 2 place Ferdinand Brunot

18 janvier 2016

Une famille d'astronomes : les Cassini (suite) (II)

 Nous avons traité dans un précédent article l’histoire de Jean-Dominique Cassini (1624-1712).

Cassini Jacques  dit Cassini II portrait hypothétique.jpgNous traitons aujourd’hui le parcours de Jacques Cassini, fils du précédent (1677-1756). Il est né à l’Observatoire et commence ses études à l’Observatoire même, avant d’entrer au Collège Mazarin. Elève à l’Académie des Sciences en 1694, il succède à son père comme pensionnaire en 1712. Il est associé à ses travaux tout en traversant l’Europe avec lui. Il prend part à de nombreuses opérations géodésiques et astronomiques et se lie d’amitié avec Newton, Halley, Flamsteed. Il est admis à la Royal Society, ainsi qu’à l’Académie de Berlin.

C’est lui qui effectue en grande partie les opérations géodésiques sur la méridienne qui va de Dunkerque à Collioure. Ses travaux astronomiques ne sont pas aussi importants que ceux de son père, mais cependant, il établit la première détermination significative du mouvement des étoiles : il est établi que l’univers stellaire n’est pas immuable et que les « étoiles fixes » ne méritent pas cette affirmation rigoureuse.

En 1740, il abandonne progressivement son activité scientifique, laissant à son fils César-François le soin de poursuivre le travail familial, à savoir la charge de l’Observatoire et l’établissement de la carte de France.

Il assura par ailleurs d’importantes charges administratives : maître ordinaire de la Chambre des Comptes, Magistrat à la Chambre de Justice en 1716 et Conseiller d’Etat en 1722. Il mourut le 15 avril 1756, des suites d’un accident survenu sur le chemin de sa propriété de Thury.

- Documentation extraite de la revue de la SHA n° 25 du 14ème. 

03 janvier 2016

Jean-Dominique Cassini (1625-1712)

Quatre générations de Cassini se sont succédé à la tête de l’Observatoire de Paris, fondé en 1667. On peut ainsi parler d’une dynastie.

jean- dominique Cassini.jpgLe premier de la lignée, Jean-Dominique, était né à Périnaldo en Italie (Comté de Nice). Il fit des études chez les Jésuites à Gênes, ainsi que des études de lettres et de théologie. Une grande curiosité intellectuelle le pousse vers la poésie, les mathématiques et l’astronomie.

Attiré par l’astrologie, il se rend à l’évidence et comprend que celle-ci est une pseudo-science. Invité par le riche marquis C. Malvasia, il découvre dans son observatoire de nombreux instruments mis à sa disposition et travaille avec deux astronomes : les pères Riccioli et Grimaldi. Ses observations et ses publications astronomiques de valeur, le font nommer professeur d’astronomie à l’université de Bologne en 1650. Il a 25 ans. En 1663, il entre au service du pape. Sa notoriété ayant franchi les frontières, Colbert, en 1668, lui offre de devenir un membre correspondant de l’Académie. Il lui demande de l’aider dans la construction du nouvel observatoire de Paris.

Cassini quitte Bologne en février 1669 et est reçu par le roi. Participant aux travaux de l’Académie, il s’engage à faire modifier les plans de Perrault pour mieux adapter le bâtiment aux observations astronomiques. Cependant, il n’est pas accueilli favorablement par certains académiciens. Mais séduit par la vie et les conditions de travail qui lui sont faites, il s’habitue à son nouvel état et gagne les collaborations essentielles à l’Académie. Dès 1671, il commence les travaux d’observation et assure la direction scientifique de l’Observatoire.

Sa naturalisation à la citoyenneté française lui fut obtenue en 1673. Il se marie en 1674 avec Geneviève de Laistre qui lui apporte en dot le château de Thury en Beauvaisis, qui deviendra la résidence d’été de la famille. Il aura deux fils : Jean-Baptiste et Jacques, ce dernier lui succédera à ses fonctions en 1712.

La famille Cassini est très attachée à la paroisse Saint Jacques du Haut-Pas, alors paroisse de l’Observatoire. En 1710, devenu aveugle, Jean-Dominique obtient de l’archevêché la permission de faire dire la messe dans son appartement. Il meurt en septembre 1712 et est inhumé en sa paroisse de Saint Jacques.

- Documentation extraite du N° 25 de la S.H.A du XIVe.

23 décembre 2015

La Fondation de l'Observatoire de Paris (II)

l'observatoire de Paris.jpgDepuis sa construction, l’Observatoire a subi peu de changements. Seules, les sculptures ornant le fronton triangulaire de la tour carrée nord ont disparu. Au 19ème siècle, de chaque côté du bâtiment principal furent adjointes deux ailes supplémentaires et la terrasse sud fut dallée en 1843.

Le domaine fut agrandi en 1884 par l’adjonction de jardins privés provenant d’anciennes maisons situées sur le lieudit Longue Avoine. Cet agrandissement s’arrêta à la tranchée effectuée en 1866 pour le percement du boulevard Arago. La partie sud de ce terrain qui est en pente jusqu’au niveau du boulevard, est ouverte au public l’après-midi.l'observatoire de  paris site.jpg

Lors de l’annexion de ces terrains, l’amiral Mouchez, alors directeur de l’Observatoire, fit combler les fossés sud de la terrasse. A cet endroit, existait une mare qui servait de trop-plein aux eaux de l’aqueduc de Rungis et d’Arcueil et qui alimentait un lavoir public situé sur le grand chemin du Faubourg Saint Jacques.

En 1970, le domaine de l’Observatoire s’est encore agrandi par l’acquisition de terrains situés sur l’avenue Denfert-Rochereau (au 77). Ces terrains comportaient au 18ème siècle une propriété disparue à ce jour. Depuis, deux immeubles ont été construits. L’un abrite les services techniques et administratifs de l’Institut National d’Astronomie et de Géophysique (INAG), et le service des calculs et de mécanique céleste du Bureau des Longitudes. Sont installés également les laboratoires de recherche de l’Observatoire, et notamment le Bureau International de l’Heure.

L’Observatoire de Paris marque une date dans l’organisation de la recherche ; il s’agit là du premier observatoire national. L’Observatoire de Greenwich sera fondé huit ans plus tard.

Documentation extraite du n° 25 de la revue de la SHA du 14ème.

16 décembre 2015

La Fondation de l'Observatoire de Paris (I)

 En 1666, l’Académie des Sciences appelée aussi Nouvelle Académie venait d’être créée. Elle était installée rue Vivien, dans des bâtiments appartenant à l’un des fils de Colbert. Les astronomes de l’époque s’y trouvèrent très vite à l’étroit.

Observatoire de Paris HenriColbert présente à LouisXIV les membres de l'académie royale des Sciences on voit au fond l'observatoire de paris en construction peinture de Testelin.jpgDès 1665, Adrien Auzout se fit l’interprète auprès du roi pour demander la construction d’un grand observatoire. Il intéressa Colbert au projet, qui accueillit favorablement la suggestion. L’acte de vente d’un grand terrain fut signé le 7 mars 1667.
Le domaine était d’une superficie de 2,5 hectares, situé hors de Paris, au lieu-dit le Grand Regard (il s’agit du regard de l’aqueduc des eaux de Rungis et d’Arcueil, construit en 1613) . On érigea un mur de clôture. L’entrée principale se fit par le chemin du Faubourg Saint Jacques, l’actuelle avenue de l’Observatoire n’étant réalisée qu’en 1811, et dont le  projet était prévu depuis 1796.

L’emplacement fut particulièrement bien choisi, car ici c’était la campagne avec des moulins à vent. L’horizon était dégagé de tous côtés.

Le 21 juin 1667, les astronomes de l’Académie vinrent tracer la méridienne qui devait servir à orienterObservatoire de  Paris-meridienne.jpg
le bâtiment
. L’architecte Claude Perrault (frère du conteur) dressa les plans du bâtiments. La construction fut rapidement menée, en dépit des travaux de consolidation exécutés dans les sous-sols. Le gros œuvre fut terminé en 1672, tandis que les travaux d’aménagement se poursuivirent jusqu’en 1683. On profita de la présence des carrières souterraines pour aménager un puits de 28 mètres. Ce puits devait servir à des observations zénithales. En fait, il n’a servi qu’à des expériences sur la chute des corps et sur le pendule.   (à suivre).

Documentation extraite du n° 25 de la SHA du 14ème.

Photo 1:Colbert présente au Roi Louis XIV les membres de l'Académie royale des Sciences. L'observatoire en construction est visible à l'arrière plan. (Peinture de Henri Testelin d'après Charles le Brun conservée au Château de Versailles)

Photo 2: Salle méridienne, dite salle Cassini : sur la ligne de laiton, longue de près de 32 mètres, vient se projeter l’image elliptique du Soleil produite par un gnomon situé à une hauteur de 9,9377 m7. (Un gnomon est un instrument astronomique servant à établir la hauteur du soleil. Celle-ci est déterminée par la longueur de l'ombre projetée par l'instrument sur une table le plus souvent plane).Le méridien de Paris est défini le 21 juin 1667 par les mathématiciens de l'Académie. En ce jour de solstice d'été ceux-ci tracèrent sur le sol le méridien puis les autres directions nécessaires à l’implantation exacte du futur Observatoire de Paris.