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08 avril 2020

Le Petit-Montrouge : un peu d’histoire

Resized_20200330_174737.jpgNous commençons aujourd’hui une promenade qui nous mènera à découvrir peu à peu la petite histoire des rues du  quartier dit du « Petit Montrouge » et de ses environs immédiats.

Tout d’abord, quelle est l’origine du lieu-dit : « Le Petit Montrouge » ? Celui-ci est un écart du village d’origine appelé « Rubeo Monte » puis Montrouge, à cause de la couleur des sables d’alluvions qui recouvrent le fond calcaire du plateau où se situe la cité.

 A une époque lointaine (Miocène), le lit de la Seine avait une largeur de 6km entre les Buttes Chaumont et le plateau de Montrouge. Un manteau de limon rouge  a progressivement recouvert les plateaux au sud dont la pente était faible  vers le fleuve.  Ce limon était constitué d’argile et d’oxyde de fer( 30%) et de sable (70%).

 Avant de poursuivre l’histoire du Petit-Montrouge, nous vous présentons un plan du secteur. Il s’agit de la carte « Roussel » datant de 1731. (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

On y aperçoit le carrefour d’Alésia  dit de la « La Croix des Sages »,, l’embryon de l’avenue du Maine, l’origine   du « chemin de Chevreuse » ainsi que la «  la Grande route d’Orléans » ( avenue du Général Leclerc actuelle).   La rue des Plantes est également visible. La plus grande partie des voies a disparu, compte tenu de l’urbanisation du XIXème siècle, remplaçant les anciens chemins qui traversaient  ces étendues de terrains essentiellement agricoles et où étaient installés  une quarantaine de moulins à vent.

Nous poursuivrons ultérieurement notre- promenade- découverte en flânant dans le Petit Montrouge  , qui a fait l’objet de l’édition par les soins du chanoine Léon Aubert, ancien curé de Saint Pierre de Montrouge, d’un livre paru en 1938 ; comportant 270 pages très documentées.

Commentaires

Attention votre commentaire pourrait amener à des contresens.
Le Plan (et pas carte) est de 1731 et ainsi plutôt de dire que des rues ont disparu du fait de l'urbanisation du XIXe siècle, il serait mieux de parler aussi des modifications de ce secteur de Paris au XVIII. Ainsi le percement de l'avenue du Maine, ainsi, le mur des Fermiers Généraux qui va délimiter notre secteur au nord (à la hauteur de la Place Denfert-Rochereau notamment.
Quant à la dénomination des voies elle est aussi intéressante: ainsi pour l'une le plan indique que c'est la voie d'Orléans (ville importante de province), alors que pour une autre il est noté "de Chevreuse", paroisse (commune) relativement proche ayant un rôle pour la subsistance de Paris (une sorte de grande banlieue ou de Grand Paris, de l'époque).
Enfin il est aussi à noter que ce plan donne une idée du relief avec son jeu de hachures, alors que ce secteur paraît actuellement assez "plat".
L'histoire de notre quartier à travers ses cartes et plans est toujours passionnante.

Écrit par : Montillet | 14 avril 2020

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