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09 mai 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (III )

Naissance de la paroisse du Petit Montrouge

 Si dès le 13ème siècle, le Grand Montrouge avait sa paroisse et son église  (celle-ci tomba en ruines en 1789), le territoire du Petit Montrouge situé au nord du village d’origine, ne put envisager d’avoir sa paroisse officielle qu’à partir des années 1840.

Il faut rappeler qu’à cette époque, apparut la curieuse entreprise de l’abbé Chatel, qui inaugura une chapelle d’un culte dissident : l’Eglise Catholique Française, séparée de l’Eglise Romaine, et fondée à l’époque de la Révolution de 1830. Son église était établie au niveau du n° 70 de l’avenue du Général Leclerc. Par la suite et après disparition de cette chapelle, le lieu devint un entrepôt, un magasin, puis un théâtre : le théâtre de Montrouge et enfin l’actuelle cinéma le Mistral.

Ce ne fut qu’en 1847 qu’une ordonnance de Louis-Philippe autorisa la construction de la première église paroissiale. Le nouveau curé, l’abbé Comte, entreprit auprès du grand éditeur imprimeur catholique, l’abbé Migne, une action pour demander à ce dernier, la concession provisoire d’une dépendance, jouxtant les immenses ateliers de l’abbé, situés le long de la chaussée du Maine.

Mais le lieu était si incommode que l’on fit appel provisoirement pour célébrer le culte, à la chapelle de la Maison de la Rochefoucauld.

Fin 1847 cependant, fut inaugurée la première église saint Pierre de Montrouge. Elle était située exactement sur un terrain compris entre la rue Thibaud et le passage Rimbaud aux angles respectifs que ces voies formaient avec l’avenue du Maine. Une porte latérale s’ouvrait à la hauteur de l’actuelle n° 195 de cette dernière avenue.

Un autre chapitre vous fera assister au développement du quartier du Petit-Montrouge (à suivre).

  - Documentation extraite du N° 35 de la S.H.A. du 14ème

Maurice Gourdon, pastelliste, paysagiste et prêtre

Maurice Gourdon (1913-1997),

Maurice Gourdon autoportrait.jpgMaurice Gourdon était peintre, il excellait  notamment dans le portrait au pastel. Personnalité riche, il était aussi conteur, comédien, auteur de pièces pour enfants et homme d’une grande foi . Ami d’une pléiade d’artistes du quartier, c’est lui qui prit l’initiative de les rassembler, et de créer l’association, et son Salon.

Nombreux sont les paroissiens de Saint Pierre de Montrouge qui se souviennent encore de Maurice Gourdon, prêtre à la paroisse. Il fut artiste peintre confirmé, et ceci jusqu’aux dernières années de sa vie. Il fut le président fondateur de la Société « Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème », dont le thème

Rappelons brièvement les étapes de sa vie. Il était d’origine angevine, fut scolarisé à Laval, toujours premier en dessin, et souvent hors concours dans les collèges.

Il prit quelques cours à l’Ecole du peintre Jean Verdier, neveu du cardinal, mais c’est lors de sa captivité en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale, qu’il développa ses dons de pastelliste en rencontrant un professeur des Beaux Arts.

Rentré en France, il fonde une société d’artistes peintres « Art et Amitié ». Peignant toujours sur le motif, il réserve le pastel aux portraits, sa spécialité. Sociétaire au Salon des Artistes français et au Salon des Indépendants, il fut par son style, toujours fidèle aux canons essentiels de l’impressionnisme.

Plusieurs fois médaillé, on notera sa présence en tant que sociétaire au salon des paysagistes français et il fut médaillé d’argent de la Ville de Paris.

La société des Peintres et Sculpteurs témoins du 14ème, héritière de son fondateur, organise chaque année en liaison avec la Société Historique et Archéologique du 14ème une exposition toujours dans la droite ligne de son fondateur.

N’oublions pas Maurice Gourdon qui fut un témoin incontournable de l’activité artistique dans le 14ème.

d’activité est toujours celui se rapportant aux aspects anciens etactuels de nos quartiers.

Illustration : Autoportrait Pastel de Maurice Gourdon

Ndlr : documentation extraite du n° 36 de la revue de la SHA du 14ème.

26 avril 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (II)

 Nous continuons notre promenade dans le quartier du Petit Montrouge (voir article précédent –( I).

La concentration des activités économiques fut, dès 1840, perçue d’une manière importante pour le Grand Montrouge. Aussi, dès cette année là, fut proposé le transfert de la mairie de la commune sur le territoire du Petit Montrouge, mais sans succès. Il en fut de même en 1842. Alexandre Dareau, nouveau maire en fonction depuis deux ans, relança en 1845 le projet, qui fut voté. En 1847, un vaste terrain situé entre l’avenue du Maine et les actuelles rues Boulard et Mouton Duvernet fut acheté. La nouvelle mairie de Montrouge y fut construite, de 1852 à 1855. Après la création du 14ème arrondissement en 1860, elle devint la mairie de celui-ci, créé par l’annexion de tout le territoire compris entre le mur des Fermiers Généraux et l’enceinte militaire des fortifications, dites de Thiers, achevées en 1844-1845. Cette annexion y fut pour beaucoup dans le transfert de la mairie en ce lieu.

Ce territoire eut un peuplement accéléré. L’urbanisation y fut médiocre, sous forme de maisons de faubourg, de un à deux étages, entremêlées de hangars, de petits bâtiments industriels, d’exploitations horticoles, d’auberges et de cabarets.

Rappelons que les fortifications de Thiers consistant en un rempart bastionné, se développaient sur un périmètre de 39 kilomètres, construit au large du mur de la Ferme, qui lui n’en faisait que 23, et à une distance moyenne de 2 kilomètres de celui-ci. Ces remparts avaient littéralement coupé en deux la commune de Montrouge, d’où la naissance d’un « écart » nommé le Petit-Montrouge.

N.D.L.R   Documentation extraite du numéro 35 de la S.H.A.  du 14e.

21 avril 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (I)

NapoleonIII et Haussmann.jpg1860. Napoléon III annexe les territoires compris entre le Mur des Fermiers Généraux construit en 1787, celui-ci représenté par les boulevards Saint Jacques, Raspail et Edgar Quinet, et les fortifications de Thiers de 1842, devenues les limites actuelles du Paris « intra muros ».

Le 14ème d’alors a un nom officiel « l’Observatoire »,  comme il y a celui nommé : « la Bourse » ou le « Louvre ». Pour les contemporains de la seconde partie du 19ème siècle, l’arrondissement conserva longtemps le nom de Montrouge. Ainsi l’actuelle place de la mairie, appelée aujourd’hui place Ferdinand Brunot, garda jusqu’en 1949 l’appellation de place de Montrouge.

Montrouge ? Une ancienne seigneurie. La paroisse s’y rapportant fut érigée en commune en 1790. Elle était d’une grande étendue limitée à l’ouest par le territoire de Vanves et à l’est par celui de Gentilly. Le Petit Montrouge qui était un écart du village mère,  s’étendait seulement sur 350 hectares, et était traversé par un axe principal de communications en direction de l’Espagne : la grande route d’Orléans (actuelle avenue du général Leclerc) qui sortait de Paris à la « barrière d’Enfer », située sur le mur des Fermiers Généraux.

Cette route d’Orléans passait très au large du village du grand Montrouge, plus étendu vers l’ouest, tandis que dès le début du 19ème siècle, s’animait et se peuplait le Petit Montrouge, dont la situation sur la grand route facilitait l’implantation de diverses activités artisanales, commerciales, et même industrielles (chocolaterie Salavin, les Grands Moulins, quelques brasseries, petites usines, ateliers et entrepôts). Rapidement, l‘urbanisation se développa autour du carrefour formé par l’avenue d’Orléans, l’avenue de Châtillon (avenue Jean Moulin), l’avenue du Maine en un point central qui dans le passé porta les noms successifs de : « la Croix des Sages », le « carrefour du Puits Rouge », pour finalement s’appeler le carrefour Alésia avec le prolongement de la rue aux Bœufs... ( rue d’Alésia  actuelle).

N.D.L.R Documentation extraite du numéro 35 de la S.H.A du 14e.

07 avril 2014

Nos rues et nos places : la rue Pierre Castagnou (ex rue Durouchoux)

La rue Pierre Castagnou actuelle s'appelait avant 2009 la rue Durouchoux. Aujourd'hui elle a pris le nom du maire du 14ème Monsieur Pierre Castagnou, qui a été également Conseiller de Paris durant les années 2001 à 2009. Nous évoquons ici l'histoire du colonel Durouchoux.

Cette rue longe la partie gauche de la mairie et a reçu en 1875 le nom du colonel Durouchoux de la Garde Nationale mobile. Après la proclamation de la Commune, Durouchoux était resté dans Paris avec un petit groupe de soldats fidèles à l’ Empereur. Du 18 mars 1871 jusqu’au 21 mai, il maintint le contact avec les Versaillais et dans la journée du 22 mai, il déclencha dans le 7ème arrondissement une opération dont le but était de rentrer en contact avec les troupes versaillaises, celles-ci s’avançant vers les 15 et 14ème arrondissements. Rue du Bac, Durouchoux et son petit groupe se heurta aux Fédérés qui le dispersèrent ; lui-même fut abattu au cours des combats.

Depuis la construction de la mairie (1852-1855), cette rue existait en tant que partie de la place de Montrouge située devant la mairie. En dehors du lycée technique Eric Satie, a été construit dans les années1930 l’annexe de la mairie du 14ème, celle-ci comportant de nombreux services municipaux, ainsi que le Conservatoire de musique Darius Milhaud.

N.D.L.R.  Documentation extraite du N° 35 de la revue de la S.H.A. du 14

24 mars 2014

Chauvelot, un promoteur averti

chauvelot.jpgLorsqu’on évoque le quartier de Plaisance, il faut parler de celui qui en a été le lotisseur et le promoteur : Alexandre Chauvelot. Il naît à Paris le 12 décembre 1797 et y meurt le 16 janvier 1861. Après avoir exercé divers métiers dans le commerce et l’industrie, il sera aussi chansonnier, rôtisseur rue Dauphine, ce qui lui permettra par ce dernier métier d’acquérir une jolie fortune.

En 1835 il achète ses premiers terrains le long de la chaussée du Maine. Au début de 1840, le village de Plaisance s’étend de la barrière du Maine au Chemin aux Bœufs (actuelle rue d’Alésia). Ce secteur est alors administré par la commune de Vaugirard ; le quartier se prolongeant sur Montrouge en limite de la commune de Vanves.

Hors de l’enceinte de Thiers, construite durant les années 1840-1843, certains territoires de la commune de Vanves sont rapidement lotis. Il s’agit de terrains abandonnés par les anciennes carrières et qui sont proposés à la vente sous forme de petites parcelles dont les acquéreurs auront à construire eux-mêmes leurs maisons précédées d’un petit jardin.

Aujourd’hui, subsistent sur Malakoff quelques îlots de ces maisons qui marqueront cette époque de leur originalité vieillotte.

C’est vers 1860 que se situe l’édification d’un nouveau lotissement appelé : « Nouvelle Californie et de la tour Malakoff », près d’un parc d’attractions dédié à la gloire de l’armée de Crimée… Nous sommes sous Napoléon III !

Ainsi, le Plaisance et le Malakoff actuels gardent le souvenir de ce personnage, qui en dépit de ses outrances et de son avidité, ne peut être oublié. Il a œuvré pour l’urbanisation de ces quartiers populaires, aujourd’hui toujours actifs et animés, en dépit de la restructuration profonde survenue lors de la démolition et reconstruction de la gare Montparnasse et de ses environs, dans les années 1970-1975.

13 mars 2014

Le théâtre de la Gaîté Montparnasse

Theatre GaiteMontparnasse.jpgCette salle fondée en 1868 par un certain Jamin fut, à la fin du Second Empire, l’un des premiers cafés-concerts. Le théâtre ouvrait ses portes à 7 heures du soir. Le prix des places était de 0,40 à 0,75 franc.  On y dînait pour 1,50 à 2 francs. Plus tard, le public n’eut plus droit qu’au spectacle, en se désaltérant d’un bock ou d’un café.

La dynastie des Dorfeuil reprit la suite de Jamin jusqu’en 1923. La formule avait naturellement évolué : on jouait « des revues, des sketches, des spectacles gais, précédés d’un tour de concert chantant ». Le fantaisiste Dranem y débuta le 1er avril 1894. Le chanteur Maillol passait en seconde vedette, ainsi que Max Dearly. Le plus populaire des artistes fut le chanteur sentimental Fragson. Colette, divorcée de Willy, y présenta un numéro de « poses plastique », qui fut un scandale. Il faut par ailleurs nommer les artistes qui furent à l’affiche : Dréan, Dorville et Georgius, dont l’immense popularité dura jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il faut citer également la renommée du chanteur et comédien Montéhus, qui avec son répertoire misérabiliste et souvent anti-militariste, déclenchait l’enthousiasme d’un public venu de Plaisance et du Petit-Montrouge. Il faut citer un spectateur très assidu aux soirées de Montéhus, un certain Vladimir Illitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine. 

On vit également l’humoriste Gabriel de Lautrec, le poète François Coppée, Liane de Pougy, accompagnée de Jean Lorrain. On y voyait également le comte Boni de Castellane.

Après la seconde guerre mondiale, Agnès Capri mit au répertoire Alphonse Allais, Audiberti et Jacques Prévert. Cette salle de théâtre a failli disparaître sous la pioche des démolisseurs mais aujourd’hui, elle continue sa brillante carrière.

NDLR : documentation extraite de la revue d’histoire de la SHA du 14ème. 

15 février 2014

Ils vécurent dans le XIV (IX)

Sadoul Georges (1904 – 1967), historien du cinéma (histoire générale du cinéma) – 54 rue du Château (Phalanstère surréaliste).

Sainte Beuve Charles Augustin (1804 – 1869), critique et poète (Causeries du lundi et Poésies de Joseph Delorme) – 11 rue de Montparnasse.

Sartre Jean-Paul (1905 – 1980), philosophe, romancier et dramaturge (L’Etre et le Néant, les Chemins de la liberté, Huis-Clos) – Hôtel Mistral, 24 rue Cels et boulevard Edgar Quinet.

Seghers Pierre (1906 – 1987), poète et éditeur des Poètes Internationaux – 228,230 boulevard Raspail.

Triolet Elsa (1896 – 1970), romancière (Le Cheval blanc)- Hôtel Istria, 24 rue Campagne Première.

Tzara Tristan (Sami Rosenstock, dit) (1896 – 1963), poète dadaïste (25 poèmes) – Hôtel Istria.

Vassilieff Marie (1884 – 1957), mère des « Montparnos » (Mémoires) – 21 avenue du Maine.

Verlaine Paul (1844 – 1896), poète – 96 rue Didot (Hôpital Broussais, où il fit de longs séjours de 1886 à 1895).

Zola Emile (1840-1902), romancier (les Rougon Macquart) – 66 rue Daguerre, appelée sous le Second Empire rue de la Pépinière.

08 février 2014

Ils vécurent dans le XIVème (VIII)

Ils vécurent dans le XIVe ( VIII)

-    Radiguet Raymond (1903 – 1923), romancier (Le Diable au corps) : 21 avenue du Maine. Il fréquenta la cantine Marie Vassiliev située Impasse du Maine. (15ème ardt).

-    Ramuz Charles-Ferdinand,  (1878-1947), romancier (La grande peur dans la montagne) : 12 rue Liancourt. Il habita aussi 17 rue Froidevaux, 135 boulevard du Montparnasse, 9 rue Campagne-Première et 24 rue Boissonnade.

-    Raspail François-Vincent (1794-1878) : homme politique (Histoire naturelle de la santé) ; angle de la rue de la Tombe Issoire et de l’avenue René Coty.

-    Rilke Rainer-Maria (1875-1926), poète (Elégie de Duino) : 9 rue Campagne Première.

-    Rimbaud Arthur (1854-1891), poète (Les Illuminations) : 14 rue Campagne Première (habitation aujourd’hui disparue).

-   Rolland Romain (1866-1944), romancier (Jean Christophe) : 3 rue Boissonnade.

-    Romain Jules (Louis Farigoule, dit) (1885-1972), romancier (Les Hommes de bonne volonté) : 27bis avenue René Coty.

 

05 février 2014

Les vieux métiers de Paris, paveur...

Sur cette photo datant de 1910, on peut voir un groupe d’ouvriers-paveurs de la ville de Paris devant ce qu’on appelait la « baraque des cantonniers », et qui était située devant l’actuel 129, boulevard Brune, quasiment à l’angle avec la rue des Plantes. Ces travailleurs étaient nombreux à l’époque : il n’y avait pas la mécanisation actuelle et la plupart des rues de Paris étaient pavées. Ils étaient pour beaucoup originaires de centre de la France ou de la région parisienne. Le métier de paveur daterait des Romains, vers le Vème siècle avant J.C., et existe encore de nos jours.

pavé,paveur,rage,pasteur

La personne qui détenait cette photo, y a inscrit au dos, que l’homme assis au centre (marqué d’une croix), concierge rue de Gergovie, sera, peu après, mordu rue Schœlcher par un chien enragé, puis mort étouffé, comme on le faisait à l’époque, entre deux matelas, pour préserver les soignants. On ne sait toujours pas soigner les malades de la rage, quand le virus a atteint le système nerveux, d’où la nécessité d’une vaccination rapide. La première vaccination coutre la rage par Louis Pasteur date de 1885.

A.C.

01 février 2014

Ils vécurent dans le 14ème (VII)

-      -   Mermoz Jean (1901-1936), aviateur (auteur de « Mes vols ») – 3 rue de la Cité universitaire. Ces de là qu’il partit pour son dernier raid, héros national disparu dans l’Atlantique Sud avec son équipage.

Migne Jean-Paul, abbé (1800 – 1875), éditeur religieux, lexicographe et encyclopédiste (Patrologie latine et Patrologie grecque) : 189 avenue du Maine. Son extraordinaire entreprise d’édition et d’imprimerie, disparut dans un gigantesque incendie en 1868. Cinq cents employés y travaillaient.

Mauréas Jean (Ioannis Papadiamantopoulos, dit) (1856 – 1910) – poète (les Stances) : 129 avenue du Général Leclerc. Il habita aussi 23 rue de Coulmiers, 4 rue Friand, 201 boulevard Brune et 9 rue Poirier de Narcay.

- Pergaud Louis (1882 – 1915), romancier (La guerre des boutons) – 3 rue Marguerin.

- Perroy Gilbert (1908 – 1984), historien du 14ème arrondissement (2900 pages d’histoire dans la « Revue d’Histoire du 14ème arrondissement ») ; 99 boulevard Arago.

- Prévert Jacques (1900 – 1977), poète (Paroles), scénariste-dialoguiste de cinéma – Phalanstère de la rue du Château., aujourd’hui disparu.

- Proudhon Pierre Joseph (1809 – 1865), réformateur social (Qu’est-ce que la propriété ?) : 83 avenue Denfert Rochereau.

 

25 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (VI)

-  Le Goffic Charles ( 1863- 1932 )  romancier et essayiste ‘l’Abbesse de Guérande » / «  l’Ame bretonne ») : 24, rue Beaunier.

 - Lénine ( Vladimir Illitch Oulianov, dit ), continuateur de Marx et homme politique ( « Matérialisme et Empirocristicisme » ; 4, rue Marie-Rose.

 - Maïakowski Vladimir ( 1893 – 1930) poète (« Le Bain ») ; Hôtel Istria : 24, rue Campagne-     Première. Il se suicida en 1930 à son retour en U.R.S.S. après la publication de son œuvre  satirique : « Le Bain ».

-       -  Malet Léo ( 1911 – 1995), auteur d’une série de romans policiers consacrées aux enquêtes et aventures de Nestor Burma ( notamment « Les Rats de Montsouris ») ; immeuble près de la porte de Montrouge. Malet fréquentait les cafés de la rue Daguerre.

-  Malraux André ( 1901 – 1976) , romancier («  La Condition humaine ») ; immeuble de la Ville de Paris, près de la Porte d’Orléans ( avenue Ernest Reyer ?) Deux témoignages nous ont signalé cette adresse mais sans autre précision, et l’époque reste incertaine.

24 janvier 2014

La Grande Guerre à Paris

la grande guerre départ des  appelés  Aout14.jpgLa Société Historique du XIVe

vous invite à venir assister à une évocation de  la "Grande Guerre à Paris", le samedi 25 janvier à 15 heures à la Mairie du XIVe dans la salle polyvalente.

Conférence avec projection de documents divers (cartes postales anciennes etc.) qui montreront le Paris de cette époque.

Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014

18 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (V)

-  - Gaxotte Pierre ( 1896- 1982) historien de l’Ancien Régime et de la Révolution  ( « le siècle de Louis XIV », «  la Révolution française ») , 23, rue Froidevaux.

- Guehenno Jean ( 1890 – 1978) écrivain humaniste ( «  Caliban parle », «  Changer la Vie ») , 35 – 37 rue Pierre-Nicole ( 5ème Arr )

-  Kessel Joseph (1898 – 1979), journaliste et romancier «  L’Equipage », «  La Tour du Malheur » ; boulevard Brune

- Klingsor Tristan ( Léon Leclerc, dit) ( 1874-1966), poète, musicien et peintre ( Recueils «l’Escarpolette » et «  Poèmes de Bohême »), 31, avenue René-Coty.

-  Laclos Pierre ( Choderlos de ) ( 1741 – 1903), officier et écrivain ( « Les Liaisons dangereuses ») ; petite maison du duc de Biron, 23, rue Jean-Dolent.

- Larousse Pierre (1817 – 1875 ) lexicographe ( « Grand Dictionnaire Universel du XIX e siècle ») , 17, rue du Montparnasse.

11 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (IV)

- Descaves Lucien ( 1861 - 1949) : journaliste et romancier ( "Sous-Offs - Souvenirs d'un Ours") 46, rue de la Santé.

- Desnos Robert ( 1900- 1945) poète ( d'abord surréaliste, puis inspiré par la fraternité humaine : ("Corps et Biens / Rue de la Gaîté ) : 16, rue Delambre.

- Duhamel Georges ( 1884- 1966) romancier ( "Chronique des Pasquier" ): rue Vandamme. Duhamel est un des rares écrivains qui, bien qu'ayant vécu dans le 14e art. aient parlé de celui-ci dans leur oeuvre (tome 1er de la Chronique des Pasquier, intitulé le " Notaire du Havre").

- Flammarion Camille ( 1842 - 1925), astronome et écrivain scientifique (" l'Astronomie populaire") : 40, avenue de l'Observatoire. Il appartenait à la grande famille des libraires-éditeurs Flammarion.

- Florian Jean-Pierre Claris de ( 1755- 1794), poète fabuliste ("Fables") : 121-125, boulevard de Port-Royal

- Fort Paul ( 1872 -1960) poète ( Ballades Françaises ) : 24, rue Boissonade.

05 janvier 2014

Ils vécurent dans le 14ème (III)

- Calet Henri (1903-1956), journaliste chroniqueur et romancier (le Tout sur le Tout) : 26 rue de la Sablière.

- Cavaillès Jean (1903-1944), philosophe et mathématicien (Essai sur le problème du fondement des mathématiques) : 34 avenue de l'Observatoire. Résistant, il fut fusillé par l'ennemi.

- Cendrars Blaise (Frédéric Sanser, dit) (1887-1961), romancier et bourlingueur (Emmène-moi au bout du monde) : 23 rue Jean-Dolent.

-  Chateaubriand François-René de (1768-1848), romancier et mémorialiste (Atala, Mémoires d'Outre-Tombe) : 92 avenue Denfert-Rochereau. Ce fut le lieu le plus long de son séjour à Paris (12 ans), mais avec de multiples absences.

- Daudet Alphonse (1840-1897), romancier (Le Petit Chose) : avenue de l'Observatoire. Numéro de l'avenue à déterminer, Edouard de Goncourt a mentionné le domicile de Daudet dans maints passages de son journal mais sans jamais indiquer le numéro.

- Daudet Léon (1868-1942), romancier, polémiste, politique et mémorialiste (les Morticoles et Fantômes et Vivants) :  42 rue de la Santé (il s'agit de la Maison d'Arrêt de la Santé, où il fut incarcéré comme prisonnier politique et dont l'évasion fut rocambolesque).

21 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (II)

Nous continuons la liste non exhaustive des écrivains ayant vécu dans le 14ème (voir notre premier article du 12 décembre).

- Balzac Honoré de (1799-1850). Romancier ("La Comédie Humaine") : 6 rue Cassini

- Beauvoir Simone de (1908-1986). Romancière (mémoires d'une jeune fille rangée) : Hotel Mistral : 24 rue Cels.

- Becket Samuel (1906-1989). Dramaturge ( "En attendant Godot") : 38 boulevard Saint Jacques.

- Benoit Pierre (1886-1962). romancier ("L'Atlantide") : 207 boulevard Raspail.

- Béranger  Jean, de (1780-1857), poète chansonnier (4 recueils) : rue d'Alembert.

- Brassens Georges (1921-1981), poète chansonnier et musicien : impasse Florimont. (maison au fond du passage).

- Breton André (1896-1966), poète surréaliste, auteur du Premier et Second Manifeste du Surréalisme : hôtel Delambre, 35 rue Delambre.

- Brunot Ferdinand (1860-1938), linguiste (histoire de la langue française) : 8 rue Leneveux. Il fut maire du 14ème de 1910 à 1919.

20 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Leneveux

La rue Leneveux

Cette rue porte depuis cent ans le nom d’Henri Leneveux (1817-1878). Celui-ci doit cet honneur posthume au fait d’avoir été maire du 14ème pendant quatre jours, du 4 au 8 septembre 1870, le premier de la série de nos maires. C’est lui qui proclama la République dans l’arrondissement. Il faut remarquer que la plaque apposée à l’angle de sa rue et de la rue Marguerin lui attribue exclusivement la qualité de conseiller municipal, alors qu’il a bel et bien été maire du 14ème, pendant une durée très éphémère, pour le gouvernement provisoire de la Commune de Paris. Puis en 1872, il fut élu maire-adjoint du Petit-Montrouge, fonction dans laquelle il sera reconduit en 1874 et 1878, jusqu'en 1881.

rue leneveux plaque de Jean Texcier.jpgAu n° 4 est apposée une plaque indiquant que ce fut le journaliste Jean Texcier qui habita cette maison de 1910 à 1957 et qui y rédigea les « Conseils à l’occupé », « premier écrit clandestin publié sous l’Occupation en 1940 ». Texcier était un brillant chroniqueur de Paris et fut aussi un peintre. Il repose au cimetière Montparnasse depuis 1958. Signalons que dans cette rue, une autre personnalité y habita – Ferdinand Brunot- leFerdinand Brunot les archives de  la parole.jpg grand linguiste, qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919 et qui vécut au n° 8 durant de longues années.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la Revue d’Histoire de la SHA du 14ème

 

16 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Deparcieux

La rue Deparcieux

 La rue Deparcieux joint la rue Daguerre à la rue Froidevaux. Aussi s’appelait-elle «  rue Neuve-du-Champ-d’asile » jusqu’en 1864, année où elle reçut le patronyme du mathématicien français Antoine_Deparcieux_(1703-1768).jpgAntoine Deparcieux (1703 – 1768).

 Celui-ci, moindre seigneur des « maths » que Fermat, a poussé ses travaux dans un esprit ouvrant la voie vers des applications pratiques : mécanique, force motrice par la mise en œuvre de l’eau, perfectionnement des cadrans solaires…

 Mais Deparcieux a été longtemps honoré par les compagnies d’assurance sur la vie, car il publia en 1746 le premier « Essai sur les probabilités de durée de la vie humaine » dont les tables fournirent à ces entreprises, «  les limites d’âge en deçà desquelles les bénéfices sont certains ».

 Réunissant comme la rue Fermat un curieux mélange d’immeubles anciens et modernes, la rue Deparcieux présente au visiteur quelques particularités intéressantes : au N° 9, une porte d’une étroitesse peu commune ; un beau portail au double n° 11- 13 ; on observera au n° 14 deux fenêtres murées, exemple typique des effets d’une des lois fiscales les plus stupides de tous les temps : l’impôt sur les portes et fenêtres, disparue en 1926 après avoir entraîné la suppression d’une nombre énorme de fenêtres dans toute la France, d’où la multiplication des locaux insalubres…

-Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

15 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (I)

 Le 14ème a toujours été une terre d’accueil pour de nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire et politique. Nous communiquons aux lecteurs le nom et les adresses des écrivains qui ont élu domicile dans nos quartiers. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, certains connus, d’autres oubliés. La liste n’est pas exhaustive mais donnera une idée de l’importance du 14ème, situé au contact immédiat des quartiers dits intellectuels de la rive gauche (Montparnasse, Quartier Latin, Luxembourg). Voici donc quelques noms d’écrivains pour lesquels vous pourrez découvrir leur passage dans le 14ème :

Alain (Emile Chartier, dit) – 1868/1951, philosophe (série des « Propos ») : 6 rue Cassini.

Alain Fournier (Henri Alban Fourier, dit) – 1886/1914, romancier ("Le Grand Meaulnes") : 2 rue Cassini.

Apollinaire (Guillaume, Wilhem Apollinaris de Kostrowitzky, dit) – 1880/1918, poète (« Calligrammes ») : 42 rue de la Santé. C’est-à-dire à la Maison d’arrêt de la Santé (affaire dite du « Vol de la Joconde »).

Arago François  - 1786/1853, astronome et écrivain, scientifique (« Cours d’astronomie populaire ») : 61 avenue de l’Observatoire. Il s’agit de l’Observatoire de Paris dont il était directeur.

Aragon Louis – 1897/1982, poète et romancier (« Feu de joie » et « Les cloches de Bâle ») : 54 rue du Château (?) et 24 rue Campagne-Première. Le séjour d’Aragon au « Phalanstère » surréaliste de la rue du Château a été contesté. Sa jeunesse rue de Vanves n’est attestée que par son beau poème sur cette rue (43 strophes).

Audiard Michel  - 1920/1985, dialoguiste et scénariste de cinéma, ainsi que romancier. Nombreux films (« Le P’tit cheval de retour ») : 61 rue Hallé.

Audoux Marguerite – 1863/1937, romancière (« Marie-Claire » et « l’Atelier de Marie-Claire ») : 10 rue Léopold-Robert. (plaque).

07 décembre 2013

Le 14 en pause autour de Montsouris jusqu'au 15 décembre 2013

exposition_14_en_pause oct_2013_Page_01.jpg(Cliquez sur l'image pour la voir en grand)

Cette exposition propose une traversée du secteur « Montsouris Dareau » au fil des époques et à travers différents regards.
Le 14 en pause autour de Montsouris
: Prenez une pause, Souvenez-vous de votre quartier hier, Contemplez-le aujourd'hui,Imaginez-le demain…

A l'initiative du Conseil de Quartier Montsouris-Dareau, avec le soutien du FIAP Jean Monnet, l'exposition "Le 14  en pause autour de Montsouris" est un parcours qui engage une réflexion sur la manière dont nous vivons ensemble sur un territoire. Elle propose une traversée du secteur « Montsouris-Dareau », dans le 14e arrondissement, au fil des époques et à travers différents regards. Brassaï, Agnès Varda, Jérôme Plon, Ulla Wolfender et d'autres riverains amateurs et passionnés participent à ce dialogue à travers leurs photographies et leurs témoignages. Trois volets pour cette exposition : le regard historique,  le regard contemporain et enfin, je rêve mon quartier pour demain.

Exposition le 14 en pause autour de Montsouris du 23 octobre au  15 décembre 2013
FIAP Jean Monnet. 30, rue Cabanis. M° Glacière ou St Jacques.
Ouvert tous les jours de 10h à 20h. Entrée libre
Une partie de l’exposition est présentée sur les grilles du parc Montsouris

Parallèlement à l’exposition, diverses animations seront proposées, notamment des visites guidées de quartiers, des débats, des soirées musicales et festives. ( cliquez sur lire la suite)

Deux visites sont encore proposées :

SAMEDI 7 DECEMBRE 2013 - Les sculptures du 19e siècle dans les jardins de l'hôpital Sainte-Anne et l'art contemporain du quartier - commentée par Mylène Caillette

SAMEDI 14 DECEMBRE 2013 - Visite du musée de l'hôpital Sainte-Anne en compagnie de la responsable du musée - réalisée par Mylène Caillette

Départ du FIAP à 11h, visites guidées en français d'1h30 environ, gratuites et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.org, nombre de participants limité.

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03 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue des Thermopyles

  paris 14e,75014,thermopyles,plaisance La rue des Thermopyles

La rue des Thermopyles comme sa voisine la rue Léonidas est un vestige du Plaisance loti par Chauvelot entre le milieu respectif des règnes de Louis-philippe et de Napoléon III.

Elle s’étend actuellement entre la rue Didot et la rue Raymond-Losserand ( ex-rue de Vanves), mais avant 1925, alors qu’elle était un passage privé, elle partait de la rue des Plantes. Cette partie dont elle a été amputée est devenue la rue Olivier-Noyer ( nom d’un propriétaire des terrains).

Quantité de maisons pittoresques, jalonnent l’étroite rue des Thermopyles, qui mérite une visite des amoureux du «  14e ancien » (cliquez sur l'image pour la voir en grand)

A propos de Plaisance, il faut bien noter que l’autre village de Chauvelot ( connu sous ce nom de Plaisance antérieur au lotissement) se situait principalement sur le 15e arrondissement, ainsi que l’atteste la «  Porte de  Plaisance », laquelle se trouve bien au-delà des limites du 14e, puisque c’était le 2ème porte vers l’Ouest après la porte de Vanves . Aujourd’hui, un arrêt du tramway porte le nom de  «  Georges Brassens ».

- Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

24 novembre 2013

Ferme de Montsouris rue de la Tombe-Issoire, le point de vue des Verts

la ferme de montsouris avec le terrain photo du figaro 2012.jpgParis 14, Ferme de la Tombe Issoire : pour les écologistes, le site doit accueillir la première ferme urbaine de Paris: Lundi 4 novembre, lors du conseil d’arrondissement les élus du 14e devaient se prononcer sur une délibération proposant le rachat de deux bâtiments sur le site de la Ferme de la Tombe Issoire et de la carrière de Port Mahon dans le 14e arrondissement

Ce projet de rachat cache en réalité l’abandon à la promotion immobilière du site historique de la Ferme de la Tombe Issoire et de la carrière de Port Mahon. " Lors du conseil d’arrondissement, je rappellerai le projet alternatif porté par les écologistes sur le site de la Tombe Issoire : réhabilitation des bâtiments, mise en valeur de patrimoine historique, notamment de la carrière de Port Mahon, réalisation d’une opération de logement social, ouverture au public du jardin. Le site est par ailleurs le lieu idéal pour réaliser un équipement public original et  accueillir la première ferme urbaine de Paris et développer un projet d’agriculture urbaine.  Les fermes urbaines sont des éléments importants du développement des villes du 21e siècle".

Ces projets sont déjà menés au Canada, aux Etats-Unis ou encore aux Pays Bas. Leur réalisation est recommandée par l’ONU et la FAO pour faire face aux besoins de sécurité alimentaire et aux défis de l’urbanisation. Tout en faisant écho à son histoire, la future ferme urbaine Tombe- Issoire permettra le développement d’un projet d’agriculture urbaine, mêlera espaces bâtis et espaces cultivés.

Cette initiative permettra de développer l’auto-production, des circuits courts de distribution tout en participant à la préservation de la biodiversité. Lors du conseil d’arrondissement, avec les élus écologistes, je porterai ainsi un vœu (texte du voeu)<http://celia-blauel.blogspot. fr/2013/10/vu-relatif-la-deliberation-du-349.html afin de demander au Maire de Paris qu’il tienne les engagements pris par la municipalité sur ce dossier et s’engage au rachat de la totalité du site. Il n’est pas concevable que le promoteur empoche 6 millions d’euros et ait les mains libres pour construire un immeuble de standing de 8 étages sur ce site. Celia Blauel, Candidate EELV à la mairie du 14e, Conseillère du 14e arrondissement -Contact: 07 89 05 51 53*

 Un petit peu d’histoire…:  La Ferme de la Tombe Issoire est un site absolument unique à Paris: en sous-sol, à 15 mètres sous terre, se trouve la carrière du chemin de Port Mahon. Classée monument historique depuis 1994, elle est le dernier témoignage d’une carrière du Moyen-Age.

 A un mètre sous terre, chemine l’aqueduc gallo-romain, des sources de Wissous jusqu’aux thermes du boulevard Saint Michel. En surface, on découvre la dernière ferme de Paris exploitée jusqu’en 1955, sa crypte,sa large cour, mais aussi le pavillon « Troubadour » du 19e et plusieurs  bâtiments faubouriens du 19e siècle. Le site de la Tombe Issoire est une véritable mille-feuille historique....

Pour en savoir plus: - le site du collectif Port Mahon: http://collectifportmahon.blogspirit.com/ - Tribune: "Détruire ici c'est Paris qu'on assassine"
 

16 novembre 2013

Un livre sur Montparnasse

montparnasse-les-lieux de légende de olivier Renault Parigramme.jpgOlivier Renault a recensé les lieux où se retrouvaient les artistes du début du 20ème siècle.

Cela fait vingt ans que je vis dans le quartier du Montparnasse. J'aime m'y promener et observer. Mon livre est à la fois un guide et un livre d'histoire couvrant les années 1900 à 1940. Beaucoup de lieux ont aujourd'hui disparu mais quelques-uns subsistent comme la Ruche ou le musée Bourdelle.

C'est ainsi que Olivier Renault présente son livre : "Montparnasse. Les lieux de légende". Il y montre que Montparnasse était une grande zone d'influence artistique. Le climat était propice à l'invention d'un art nouveau. Il note la convivialité du café La Rotonde, lieu cosmopolite par essence, qui accueillait Espagnols, Italiens, Juifs slaves, des Français. chacun y prenait des nouvelles des uns et des autres pendant et après la Première Guerre Mondiale et les discussions y menaient bon train.

Montparnasse. Les lieux de légende, par Olivier Renault. Editions Parigramme 207 pages-19,90 €

09 novembre 2013

La porte de Vanves et les ancienne fortifications : exposition du 10 au 17 novembre à Notre-Dame du Rosaire

Expo- Images et patrimoine du 10 au 17 novembre à ND du Rosaire.jpgCliquez sur l'image pour la voir en entier

Une exposition « Images et Patrimoine » réalisée par Philippe FAGOT sur les fortifications et la zone de la porte de Vanves aura lieu salle Ste Thérèse du 10 au 17 novembre 2013.
Vous êtes invités au vernissage après la messe de 10 h 30 le dimanche 10 novembre. tous les jours de 16h à 19h

A l’église Notre- Dame du Rosaire 194 rue Raymond Losserand M° et T3 Porte de Vanves

07 novembre 2013

Histoires et Chansons - Les artistes à Monsouris : mercredi 13 novembre 20h30

artistes a montsouris.jpgDans le cadre de l'exposition "Le 14 en pause, autour de Montsouris-Dareau", Maud Vivien et Thomas Dufresne vous font revivre une époque où les plus grands artistes habitaient le quartier. Au menu de cette soirée : des anecdotes et des chansons.

Soirée autour d'une assiette tapas et d'une boisson (participation de 10€)

Retrait et paiement des places à la réception du FIAP avant le 12 novembre 2013, nombre limité de participants .

AU FIAP, 30 rue Cabanis 75014 : Le mercredi  13 novembre 2013 - 20h30 - RESTAURANT LE FRANCILIEN (Cliquez sur l' image  ci-dessous pour la voir en grand)

fiap -jean monnet 30 rue cabanis

Visites guidées dans le quartier Montsouris

Dans le cadre de l'exposition "Le 14 en pause, autour de Montsouris-Dareau", des habitants du quartier vous font découvrir les coins et recoins les plus curieux, les plus emblématiques ou les moins connus de Montsouris. Différents thèmes vous sont proposés:

SAMEDI 9 NOVEMBRE 2013 - La vie artistique autour de Montsouris - commentée par Thomas Dufresne COMPLET

SAMEDI 16 NOVEMBRE 2013 - Les vestiges de l'aqueduc Médicis dans le 14- commentée par Michel Haguenau

SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013 - La Cité Internationale Universitaire (parcours architectural) - commentée par Michèle Maron

SAMEDI 30 NOVEMBRE 2013 - La vie artistique autour de Montsouris - commentée par Thomas Dufresne

SAMEDI 7 DECEMBRE 2013 - Les sculptures du 19e siècle dans les jardins de l'hôpital Sainte-Anne et l'art contemporain du quartier - commentée par Mylène Caillette

SAMEDI 14 DECEMBRE 2013 - Visite du musée de l'hôpital Sainte-Anne en compagnie de la responsable du musée - réalisée par Mylène Caillette

Départ du FIAP à 11h, visites guidées en français d'1h30 environ, gratuites et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.org, nombre de participants limité. 

25 octobre 2013

La petite histoire de nos rues ( la rue Boissonade )

 Cette rue est dédiée à l’helléniste Jean-François Boissonade, dit de Fontarabie (1774-1857), professeur au Collège de France, qui s’attacha à remettre à l’honneur l’étude du grec ancien. Il publia notamment « les Héroïques » du sophiste Philostrate.

Cette rue a été formée par la réunion de deux « culs-de-sac » qui étaient séparés par une portion desatelier gustave.jpg jardins du couvent de la Visitation. On remarquera aux n° 31, 33, 35, 39 et 43 d’intéressantes maisons d’ateliers d’artistes. Au n° 26 se situe une belle chapelle attenant au couvent des Frères Mineurs Capucins.

Cette rue vit des personnages célèbres tels que Romain Rolland (au n° 3) qui composa son roman « Jean-Christophe » ; le poète Paul Fort (au n° 24) où il écrivit quelques-unes de ses ballades françaises, le peintre néerlandais Conrad Kickert (au n° 33). Entre les n° 9 et 15 , on a une très belle vue sur le parc de la Visitation.

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la revue de la S.H.A  du 14ème.

Photo :Atelier Gustave

24 octobre 2013

Il était une fois dans (la rue de) l'Ouest

La société historique du 14ème a présenté dans son bulletin n° 197 de juin 2012montparnasse,autoroute,paris,autoroute urbaine un article relatif à la parution d’un livre : « Il était une fois dans (la rue de) l’Ouest », qui rassemblait les éléments historiques se rapportant à la transformation profonde de ce quartier, suite à la démolition et à la reconstruction de la gare Montparnasse (1965-1966) et à l’édification de la Tour (1973).

Rappelons brièvement les faits. Les années 70 voient le projet de démolition du quartier situé entre Plaisance et Gaîté. Le débouché de l’autoroute A10 est prévu et devait se faire au niveau de la nouvelle gare Montparnasse, via la porte de Vanves et la rue Vercingétorix. Cette radiale devait faire table rase devant elle…Parisautoroutes.jpg(plan du projet d'autoroutes urbaines, en bleu clair, les  autoroutes enterrées - cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Mais les habitants du quartier se rebiffent. Rappelons que l’église Notre Dame du Travail et l’immeuble Art déco du 8 rue Lebouis devaient disparaître. Un groupe d’habitants se réunit, sous le nom de Vivre dans le 14ème. Ils demandent de préserver ou de réhabiliter ce qui peut l’être, en maintenant les habitants en place. Après une large mobilisation, ils obtiennent l’abandon de la « radiale » en 1977 et demandent également à propos de la ZAC Guilleminot, d’obtenir une concertation qui sera toujours refusée. La confrontation avec l’organisme aménageur durera neuf ans (1973-1982). Sous la pression des habitants, des immeubles furent défendus un à un. Le projet final en garda une soixantaine.

Le livre indiqué au début de cet article montre affiches, dessins, photos, etc. Il restitue ce qu’on dit ou fait les habitants, témoins ou acteurs, à propos de la préservation  d’un quartier dont  la rue de l’Ouest était l’axe le plus vivant.

- Pivoine – deuxième édition 2010. Librairie Tropiques – Libraire d’Odessa.

04 octobre 2013

La société Historique du XIVe organise une visite de Port-Royal le 12 octobre

Port-Royal Paris.jpg Le samedi 12 octobre,  la Société Historique et Archéologique du XIVE organise une visite de Port Royal de Paris, commentée par Roland Berman.

Rendez-vous à 14h 30 au 50, devant l'entrée du cloître ( hôpital)  - 123, bd de Port-Royal.

Inscription préalable obligatoire par tél : 09 65 13 89 20 ( répondeur ) ou par e-mail : yab.sha14@wanadoo.fr

Participation aux frais: 5€ par personne qui serviront à rembourser les frais de visite que l'Administration demande à la SHA  du 14e. Règlement par chèque à  l'ordre de la SHA du 14e - 2, place Ferdinand Brunot - 75014. Paris.