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20 juillet 2014

La Voix a 100 ans

voixa100ans.jpgC’est en juillet 1914 que paraît le premier numéro de « La Voix de Saint-Pierre », l’organe des « Œuvres du 16 de la rue du Moulin vert » (où se trouve aujourd’hui Alésia Jeunes). Les Œuvres regroupaient l’École et son patronage, le Cercle des jeunes gens et l’Association amicale des anciens élèves.
L’école de la rue du Moulin vert avait été tenue pendant plus de quarante ans par les Frères des Écoles Chrétiennes, avant leur départ de France à la suite des lois anti-congréganistes. La paroisse avait alors repris le flambeau (jusqu’en 1989) : l’École Saint-Pierre comptait, en 1914, 240 élèves. Le jeudi et le dimanche les enfants pouvaient profiter du « patronage » : « dans la cour où échasses, guides, balles se croisent, ou dans les bois de Clamart, avec ballons et tambourins, les heures passent vite… ».
Le Cercle des jeunes gens regroupait, les dimanches, après la messe, les mardi et vendredi soir, les plus grands : « les amateurs de billards et autres jeux peuvent se livrer à leur innocente passion pendant que les fervents de la barre fixe, des parallèles et de la suédoise (la gymnastique !) donnent libre cours à leurs besoins de culture physique. » Une préparation militaire y est même organisée, alors que « le Cercle d’études, le groupe artistiques et le cours de chant n’ont encore fait qu’une timide apparition ». Enfin, l’Amicale des anciens élèves, créée en 1912 regroupait une quarantaine de membres : en mai, elle donnait sa première « Matinée récréative » (saynettes, monologues, chants, instruments…).

Nous sommes en juillet 1914. Un mois plus tard, nombre de ces jeunes gens partiront pour une longue et douloureuse guerre.

Jean-Marie Peryrel

19 juillet 2014

La véritable histoire du Château du Maine

La veritable histoire du chateau du maine couverture.jpg"La véritable histoire du Château du Maine, ou les mystères d'un domaine disparu, au coeur du quartier de Plaisance":
Il s'agit d'une enquête historique reconstituant l'histoire de cette 'folie' datant du 'siècle des lumières',de ses propriétaires successifs, et de l'évolution de cette partie de la 'Plaine de Montrouge', devenu le quartier de Plaisance.
Cette reconstitution historique est complétée par une modélisation en images 3D (accessible par le lien ci-dessus), de ce domaine qui s'élevait jadis à l'emplacement actuel de la 'Zac Didot', ainsi que d'un film vidéo de 30mn illustrant l'histoire de ce secteur champêtre, depuis le début du XVIIIè siècle à nos jours.

Une conférence-projection organiséee par la Sté Historique du XIV aura lieu le samedi 18 octobre prochain à la salle polyvalente de la mairie.
Le livre est d'ores et déjà disponible dans les librairies de notre arrondissement.
Francis Mandin (auteur, membre de la SHA du XIV)

18 juillet 2014

Gaumont-Alésia : dernière séance le 2 juillet !

Le 2 juillet prochain, après la dernière séance, le plus grand cinéma du 14e, le Gaumont Alesia, a fermé ses portes pour 14 à 16 mois. Le bâtiment historique sera entièrement détruit pour renaître au même endroit, totalement neuf, avec 7 salles de 95 à 438 sièges. La plus grande sera dotée d’un écran courbe. Après les travaux, toutes les salles seront accessibles aux personnes handicapées. Le cabinet d’architecte Manuelle Gautrand a prévu aussi un sous-sol et des « espaces d’accompagnement », plus conviviaux. La façade, résolument futuriste, sera composée de structures métalliques sur lesquelles seront fixées plusieurs milliers de diodes électroluminescentes (LED). Elles permettront notamment la diffusion des bandes-annonces des films. Un auvent protègera l’attente des spectateurs de la pluie.

GaumontAlesia100821044023641496.jpg

Le Gaumont Alésia est une très ancienne salle de cinéma du 14e. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir). Il a ouvert le 4 février 1921, sous le nom de « Montrouge Palace ». Son architecture (qui demeure encore pour quelques jours) était audacieuse pour l’époque : une structure d’arcades en béton armé. La salle de cinéma (unique) de l’époque comptait… 2800 fauteuils, avec balcon et loges, comme dans les théâtres. Gaumont rachète la salle en 1930, et le cinéma prend alors le nom de « Gaumont Sud ». Il est transformé en 1951, la salle étant réduite à 2000 fauteuils. Dans les années 1960, il prend le nom de « Montrouge Gaumont ». En 1973 commence la création des multisalles. Après de nouveaux travaux, le cinéma offre 4 salles, de 900, 400, 300 et 120 places. Avec encore une transformation en 1986 pour monter à 7 salles, avec un nouveau nom : la dénomination actuelle « Gaumont Alésia ».

Gérard Desmedt

Les fondations religieuses du Petit Montrouge

Notre Dame de Bon Secours histoire-visuel.jpg

 L’hospice Notre Dame de Bon- Secours

Ce fut l’abbé Carton qui est à l’origine de l’hospice. Il logeait au 93 de l’avenue d’Orléans et y avait recueilli plusieurs vieillards. Leur nombre augmentant sans cesse et venant d’hériter de sa famille d’une somme de 20 000 francs, il l’employa à l’acquisition d’un pavillon donnant sur le passage Rimbaut. On était en 1873. Il put ainsi augmenter le nombre de ses pensionnaires et fit venir dans ce pavillon trois religieuses pour les soigner. Ce fut là l’origine de sa fondation.

 Mais le local devenant trop étroit, il acquit un terrain de 15 000 mètres carrés situé rue des Plantes (n° 68 aujourd’hui). Il sollicita de la part des paroissiens des fonds supplémentaires et en 1881, l’hospice comprend déjà 54 vieillards. Cette construction reçut le nom officiel de « Bon- Secours ». Une statue érigée au dessus de l ‘autel de la chapelle de la Sainte Vierge, dans l’église paroissiale, en symbolise la réalisation. Elle représente la vierge étendant son manteau protecteur sur un malade couché et un vieillard accroupi.

NDLR : Documentation extraite du livre de l’abbé Joseph Magnien (notre vieux Montrouge) édité en 1961 aux Editions Franciscaines.

27 juin 2014

Le 70ème anniversaire de la mort du Père Corentin

70ème anniversaire de Corentin Cloarec affiche_corentin.jpgCONFÉRENCE LE 28 JUIN 2014 POUR LE 70e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU PERE  CORENTIN CLOAREC

La conférence aura lieu le samedi 28 juin 2014, de 16 h 30 à 18 h 30, au couvent Saint François, 7 rue Marie-Rose - 75014 -  Paris -http://www.franciscains.paris.org

Cliquez sur l'affiche pour la voir en grand

Le 28 juin 1944 le père Corentin Cloarec, frère mineur du couvent franciscain de la rue Marie Rose était abattu dans son couvent par des membres de la Gestapo. Une rue de Paris dans le XIVème arrondissement lui a été dédiée et le père Corentin a reçu, à titre posthume, la médaille de la résistance et la croix de guerre.

Pour marquer le 70ème anniversaire de cet événement méconnu, une conférence est organisée sur les lieux mêmes de cet assassinat au Couvent Saint François (7, rue Marie Rose – 75014 Paris) le samedi 28 juin 2014 de 16h30 à 18h30, suivie d’un verre de l’amitié.

A cette occasion, seront présentés les résultats du travail de recherches mené depuis 2012 par une équipe comprenant Bertrand Warusfel, Professeur à l'Université Lille 2, le frère Luc Mathieu, ancien provincial des frères mineurs, le frère Jean-Louis Paumier, archiviste adjoint de la province de France et de Belgique francophone, et Patrice de Larrard.

Ils évoqueront le parcours personnel de ce religieux franciscain, né dans le Finistère en 1894, son action dans la résistance et ce que l'on sait des raisons et des circonstances de son assassinat à la veille de la libération de Paris.

Un volume publié par les Editions franciscaines :"Corentin Cloarec – un franciscain dans la résistance" http://www.editions-franciscaines.com) reprendra les conclusions de cette recherche et les principaux documents et témoignages (dont certains inédits) surlesquels elle s'appuie. Il présentera également plusieurs autres frères mineurs qui se sont illustrés dans la Résistance, contribuant ainsi à une meilleure connaissance de l'histoire des franciscains durant le Seconde guerre mondiale.

Renseignements et programme :

http://www.archivesfranciscaines.fr/index.php/actualites/...

11 juin 2014

Conférence sur Port Royal, lieu spirituel, samedi 14 juin

Cloitre_de_Port-Royal_Paris,_Cochin.JPGPort-Royal : de la gloire au martyre, un flambeau spirituel et culturel du Grand Siècle

Mme Laurence PLAZENET, Maître de conférence à L'université de Paris-Sorbonne, membre de la Société des Amis de Port-Royal, donnera une conférence :
"Port-Royal : de la gloire au martyre, un flambeau spirituel et culturel du Grand Siècle"
le samedi 14 juin à 11h au Chœur des religieuses de l'Abbaye de Port-Royal de Paris,
123 Bd de Port-Royal,75014 dans le cadre des journées Portes Ouvertes de l'APHP.

Entrée libre.

http://www.aphp.fr/wp-content/blogs.
dir/1/files/2014/05/portesouvertes_cch.pdf

P. Franck Derville
Aumônerie de Cochin Port-Royal
06 63 12 86 78

24 mai 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (IV) Développement économique

Nous sommes au milieu du 19ème siècle. Le territoire compris entre le Mur des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers est peu à peu urbanisé. Les terrains de culture deviennent industriels. Des maisons de deux, trois étages se mêlent aux maisons de faubourg. Le peuplement s’intensifie. Il devient commerçant, artisanal et pré-industriel. Aux maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes et meuniers, rentiers, détaillants, aubergistes et cabaretiers s’installent, auxquels il faut ajouter les fabricants de bâches, toiles cirées, harnais, produits chimiques, des brasseurs, des cordiers, des charrons et des carrossiers. Ainsi, au Petit Montrouge, une population ouvrière et laborieuse s’installe rapidement.

Cimetiere-Montparnasse-630x405-C-OTCP-Daniel-Thierry_block_media_big.jpg D’autre part, l’ouverture du cimetière du sud, dit du Montparnasse, apporta une forte animation aux frontières du quartier. De nombreux ouvriers, sculpteurs vinrent travailler dans les entreprises de marbrerie. De véritables artistes et d’autres formés aux ateliers des maîtres les rejoignirent. Par ailleurs, des lieux de plaisir essentiellement situés rue de la Gaîté – dite rue de la Joie – se développèrent par l’ouverture de bals, de théâtres, de fêtes foraines, donnant à ce secteur une ambiance de fête perpétuelle.

 Il faut signaler en 1840, l’ouverture de la première ligne de chemin de fer de la rive gauche, le chemin de fer de l’ouest, ouvrant Paris vers la Bretagne. En 1846, signalons l’ouverture de la ligne de Sceaux dont la gare, presque inchangée de nos jours, est la plus ancienne gare parisienne subsistante.

 La population du Petit Montrouge en 1848 était estimée à 12 000 habitants. Plaisance, dépendant de la commune de Vaugirard comportait de 2 à 3 000 habitants, tandis qu’à l’est, le quartier de Montsouris restait quasi désertique. Le 1er janvier 1860, le quartier de Petit Montrouge allait devenir officiellement le centre vital du futur 14ème arrondissement du nouveau Paris haussmannien.

 Documentation extraite de la revue n° 35 de la SHA du 14 -  

09 mai 2014

Visite du quartier : parcours autour de l'aqueduc Médicis samedi10 mai

AqueducVieilleMaison.JPG Parcours autour de l'aqueduc Médicis - commenté par Michel Haguenau samedi 10 mai à 11h

Tous les 2ème samedis de chaque mois, les habitants du quartier Montsouris-Dareau vous font découvrir avec passion les coins et recoins les plus curieux, les plus emblématiques et les moins connus de leur quartier. A cette occasion différentes balades vous sont proposées : samedi prochain le parcours de la balade se fera autour de l'aqueduc Médicis.

 > Départ du FIAP  (30 rue Cabanis 75014) à 11h

> Commentaires en français- Durée 1h30 environ

> Gratuit et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.fr, nombre de participant limité. 

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (III )

Naissance de la paroisse du Petit Montrouge

 Si dès le 13ème siècle, le Grand Montrouge avait sa paroisse et son église  (celle-ci tomba en ruines en 1789), le territoire du Petit Montrouge situé au nord du village d’origine, ne put envisager d’avoir sa paroisse officielle qu’à partir des années 1840.

Il faut rappeler qu’à cette époque, apparut la curieuse entreprise de l’abbé Chatel, qui inaugura une chapelle d’un culte dissident : l’Eglise Catholique Française, séparée de l’Eglise Romaine, et fondée à l’époque de la Révolution de 1830. Son église était établie au niveau du n° 70 de l’avenue du Général Leclerc. Par la suite et après disparition de cette chapelle, le lieu devint un entrepôt, un magasin, puis un théâtre : le théâtre de Montrouge et enfin l’actuelle cinéma le Mistral.

Ce ne fut qu’en 1847 qu’une ordonnance de Louis-Philippe autorisa la construction de la première église paroissiale. Le nouveau curé, l’abbé Comte, entreprit auprès du grand éditeur imprimeur catholique, l’abbé Migne, une action pour demander à ce dernier, la concession provisoire d’une dépendance, jouxtant les immenses ateliers de l’abbé, situés le long de la chaussée du Maine.

Mais le lieu était si incommode que l’on fit appel provisoirement pour célébrer le culte, à la chapelle de la Maison de la Rochefoucauld.

Fin 1847 cependant, fut inaugurée la première église saint Pierre de Montrouge. Elle était située exactement sur un terrain compris entre la rue Thibaud et le passage Rimbaud aux angles respectifs que ces voies formaient avec l’avenue du Maine. Une porte latérale s’ouvrait à la hauteur de l’actuelle n° 195 de cette dernière avenue.

Un autre chapitre vous fera assister au développement du quartier du Petit-Montrouge (à suivre).

  - Documentation extraite du N° 35 de la S.H.A. du 14ème

Maurice Gourdon, pastelliste, paysagiste et prêtre

Maurice Gourdon (1913-1997),

Maurice Gourdon autoportrait.jpgMaurice Gourdon était peintre, il excellait  notamment dans le portrait au pastel. Personnalité riche, il était aussi conteur, comédien, auteur de pièces pour enfants et homme d’une grande foi . Ami d’une pléiade d’artistes du quartier, c’est lui qui prit l’initiative de les rassembler, et de créer l’association, et son Salon.

Nombreux sont les paroissiens de Saint Pierre de Montrouge qui se souviennent encore de Maurice Gourdon, prêtre à la paroisse. Il fut artiste peintre confirmé, et ceci jusqu’aux dernières années de sa vie. Il fut le président fondateur de la Société « Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème », dont le thème

Rappelons brièvement les étapes de sa vie. Il était d’origine angevine, fut scolarisé à Laval, toujours premier en dessin, et souvent hors concours dans les collèges.

Il prit quelques cours à l’Ecole du peintre Jean Verdier, neveu du cardinal, mais c’est lors de sa captivité en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale, qu’il développa ses dons de pastelliste en rencontrant un professeur des Beaux Arts.

Rentré en France, il fonde une société d’artistes peintres « Art et Amitié ». Peignant toujours sur le motif, il réserve le pastel aux portraits, sa spécialité. Sociétaire au Salon des Artistes français et au Salon des Indépendants, il fut par son style, toujours fidèle aux canons essentiels de l’impressionnisme.

Plusieurs fois médaillé, on notera sa présence en tant que sociétaire au salon des paysagistes français et il fut médaillé d’argent de la Ville de Paris.

La société des Peintres et Sculpteurs témoins du 14ème, héritière de son fondateur, organise chaque année en liaison avec la Société Historique et Archéologique du 14ème une exposition toujours dans la droite ligne de son fondateur.

N’oublions pas Maurice Gourdon qui fut un témoin incontournable de l’activité artistique dans le 14ème.

d’activité est toujours celui se rapportant aux aspects anciens etactuels de nos quartiers.

Illustration : Autoportrait Pastel de Maurice Gourdon

Ndlr : documentation extraite du n° 36 de la revue de la SHA du 14ème.

26 avril 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (II)

 Nous continuons notre promenade dans le quartier du Petit Montrouge (voir article précédent –( I).

La concentration des activités économiques fut, dès 1840, perçue d’une manière importante pour le Grand Montrouge. Aussi, dès cette année là, fut proposé le transfert de la mairie de la commune sur le territoire du Petit Montrouge, mais sans succès. Il en fut de même en 1842. Alexandre Dareau, nouveau maire en fonction depuis deux ans, relança en 1845 le projet, qui fut voté. En 1847, un vaste terrain situé entre l’avenue du Maine et les actuelles rues Boulard et Mouton Duvernet fut acheté. La nouvelle mairie de Montrouge y fut construite, de 1852 à 1855. Après la création du 14ème arrondissement en 1860, elle devint la mairie de celui-ci, créé par l’annexion de tout le territoire compris entre le mur des Fermiers Généraux et l’enceinte militaire des fortifications, dites de Thiers, achevées en 1844-1845. Cette annexion y fut pour beaucoup dans le transfert de la mairie en ce lieu.

Ce territoire eut un peuplement accéléré. L’urbanisation y fut médiocre, sous forme de maisons de faubourg, de un à deux étages, entremêlées de hangars, de petits bâtiments industriels, d’exploitations horticoles, d’auberges et de cabarets.

Rappelons que les fortifications de Thiers consistant en un rempart bastionné, se développaient sur un périmètre de 39 kilomètres, construit au large du mur de la Ferme, qui lui n’en faisait que 23, et à une distance moyenne de 2 kilomètres de celui-ci. Ces remparts avaient littéralement coupé en deux la commune de Montrouge, d’où la naissance d’un « écart » nommé le Petit-Montrouge.

N.D.L.R   Documentation extraite du numéro 35 de la S.H.A.  du 14e.

21 avril 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (I)

NapoleonIII et Haussmann.jpg1860. Napoléon III annexe les territoires compris entre le Mur des Fermiers Généraux construit en 1787, celui-ci représenté par les boulevards Saint Jacques, Raspail et Edgar Quinet, et les fortifications de Thiers de 1842, devenues les limites actuelles du Paris « intra muros ».

Le 14ème d’alors a un nom officiel « l’Observatoire »,  comme il y a celui nommé : « la Bourse » ou le « Louvre ». Pour les contemporains de la seconde partie du 19ème siècle, l’arrondissement conserva longtemps le nom de Montrouge. Ainsi l’actuelle place de la mairie, appelée aujourd’hui place Ferdinand Brunot, garda jusqu’en 1949 l’appellation de place de Montrouge.

Montrouge ? Une ancienne seigneurie. La paroisse s’y rapportant fut érigée en commune en 1790. Elle était d’une grande étendue limitée à l’ouest par le territoire de Vanves et à l’est par celui de Gentilly. Le Petit Montrouge qui était un écart du village mère,  s’étendait seulement sur 350 hectares, et était traversé par un axe principal de communications en direction de l’Espagne : la grande route d’Orléans (actuelle avenue du général Leclerc) qui sortait de Paris à la « barrière d’Enfer », située sur le mur des Fermiers Généraux.

Cette route d’Orléans passait très au large du village du grand Montrouge, plus étendu vers l’ouest, tandis que dès le début du 19ème siècle, s’animait et se peuplait le Petit Montrouge, dont la situation sur la grand route facilitait l’implantation de diverses activités artisanales, commerciales, et même industrielles (chocolaterie Salavin, les Grands Moulins, quelques brasseries, petites usines, ateliers et entrepôts). Rapidement, l‘urbanisation se développa autour du carrefour formé par l’avenue d’Orléans, l’avenue de Châtillon (avenue Jean Moulin), l’avenue du Maine en un point central qui dans le passé porta les noms successifs de : « la Croix des Sages », le « carrefour du Puits Rouge », pour finalement s’appeler le carrefour Alésia avec le prolongement de la rue aux Bœufs... ( rue d’Alésia  actuelle).

N.D.L.R Documentation extraite du numéro 35 de la S.H.A du 14e.

07 avril 2014

Nos rues et nos places : la rue Pierre Castagnou (ex rue Durouchoux)

La rue Pierre Castagnou actuelle s'appelait avant 2009 la rue Durouchoux. Aujourd'hui elle a pris le nom du maire du 14ème Monsieur Pierre Castagnou, qui a été également Conseiller de Paris durant les années 2001 à 2009. Nous évoquons ici l'histoire du colonel Durouchoux.

Cette rue longe la partie gauche de la mairie et a reçu en 1875 le nom du colonel Durouchoux de la Garde Nationale mobile. Après la proclamation de la Commune, Durouchoux était resté dans Paris avec un petit groupe de soldats fidèles à l’ Empereur. Du 18 mars 1871 jusqu’au 21 mai, il maintint le contact avec les Versaillais et dans la journée du 22 mai, il déclencha dans le 7ème arrondissement une opération dont le but était de rentrer en contact avec les troupes versaillaises, celles-ci s’avançant vers les 15 et 14ème arrondissements. Rue du Bac, Durouchoux et son petit groupe se heurta aux Fédérés qui le dispersèrent ; lui-même fut abattu au cours des combats.

Depuis la construction de la mairie (1852-1855), cette rue existait en tant que partie de la place de Montrouge située devant la mairie. En dehors du lycée technique Eric Satie, a été construit dans les années1930 l’annexe de la mairie du 14ème, celle-ci comportant de nombreux services municipaux, ainsi que le Conservatoire de musique Darius Milhaud.

N.D.L.R.  Documentation extraite du N° 35 de la revue de la S.H.A. du 14

24 mars 2014

Chauvelot, un promoteur averti

chauvelot.jpgLorsqu’on évoque le quartier de Plaisance, il faut parler de celui qui en a été le lotisseur et le promoteur : Alexandre Chauvelot. Il naît à Paris le 12 décembre 1797 et y meurt le 16 janvier 1861. Après avoir exercé divers métiers dans le commerce et l’industrie, il sera aussi chansonnier, rôtisseur rue Dauphine, ce qui lui permettra par ce dernier métier d’acquérir une jolie fortune.

En 1835 il achète ses premiers terrains le long de la chaussée du Maine. Au début de 1840, le village de Plaisance s’étend de la barrière du Maine au Chemin aux Bœufs (actuelle rue d’Alésia). Ce secteur est alors administré par la commune de Vaugirard ; le quartier se prolongeant sur Montrouge en limite de la commune de Vanves.

Hors de l’enceinte de Thiers, construite durant les années 1840-1843, certains territoires de la commune de Vanves sont rapidement lotis. Il s’agit de terrains abandonnés par les anciennes carrières et qui sont proposés à la vente sous forme de petites parcelles dont les acquéreurs auront à construire eux-mêmes leurs maisons précédées d’un petit jardin.

Aujourd’hui, subsistent sur Malakoff quelques îlots de ces maisons qui marqueront cette époque de leur originalité vieillotte.

C’est vers 1860 que se situe l’édification d’un nouveau lotissement appelé : « Nouvelle Californie et de la tour Malakoff », près d’un parc d’attractions dédié à la gloire de l’armée de Crimée… Nous sommes sous Napoléon III !

Ainsi, le Plaisance et le Malakoff actuels gardent le souvenir de ce personnage, qui en dépit de ses outrances et de son avidité, ne peut être oublié. Il a œuvré pour l’urbanisation de ces quartiers populaires, aujourd’hui toujours actifs et animés, en dépit de la restructuration profonde survenue lors de la démolition et reconstruction de la gare Montparnasse et de ses environs, dans les années 1970-1975.

13 mars 2014

Le théâtre de la Gaîté Montparnasse

Theatre GaiteMontparnasse.jpgCette salle fondée en 1868 par un certain Jamin fut, à la fin du Second Empire, l’un des premiers cafés-concerts. Le théâtre ouvrait ses portes à 7 heures du soir. Le prix des places était de 0,40 à 0,75 franc.  On y dînait pour 1,50 à 2 francs. Plus tard, le public n’eut plus droit qu’au spectacle, en se désaltérant d’un bock ou d’un café.

La dynastie des Dorfeuil reprit la suite de Jamin jusqu’en 1923. La formule avait naturellement évolué : on jouait « des revues, des sketches, des spectacles gais, précédés d’un tour de concert chantant ». Le fantaisiste Dranem y débuta le 1er avril 1894. Le chanteur Maillol passait en seconde vedette, ainsi que Max Dearly. Le plus populaire des artistes fut le chanteur sentimental Fragson. Colette, divorcée de Willy, y présenta un numéro de « poses plastique », qui fut un scandale. Il faut par ailleurs nommer les artistes qui furent à l’affiche : Dréan, Dorville et Georgius, dont l’immense popularité dura jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il faut citer également la renommée du chanteur et comédien Montéhus, qui avec son répertoire misérabiliste et souvent anti-militariste, déclenchait l’enthousiasme d’un public venu de Plaisance et du Petit-Montrouge. Il faut citer un spectateur très assidu aux soirées de Montéhus, un certain Vladimir Illitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine. 

On vit également l’humoriste Gabriel de Lautrec, le poète François Coppée, Liane de Pougy, accompagnée de Jean Lorrain. On y voyait également le comte Boni de Castellane.

Après la seconde guerre mondiale, Agnès Capri mit au répertoire Alphonse Allais, Audiberti et Jacques Prévert. Cette salle de théâtre a failli disparaître sous la pioche des démolisseurs mais aujourd’hui, elle continue sa brillante carrière.

NDLR : documentation extraite de la revue d’histoire de la SHA du 14ème. 

15 février 2014

Ils vécurent dans le XIV (IX)

Sadoul Georges (1904 – 1967), historien du cinéma (histoire générale du cinéma) – 54 rue du Château (Phalanstère surréaliste).

Sainte Beuve Charles Augustin (1804 – 1869), critique et poète (Causeries du lundi et Poésies de Joseph Delorme) – 11 rue de Montparnasse.

Sartre Jean-Paul (1905 – 1980), philosophe, romancier et dramaturge (L’Etre et le Néant, les Chemins de la liberté, Huis-Clos) – Hôtel Mistral, 24 rue Cels et boulevard Edgar Quinet.

Seghers Pierre (1906 – 1987), poète et éditeur des Poètes Internationaux – 228,230 boulevard Raspail.

Triolet Elsa (1896 – 1970), romancière (Le Cheval blanc)- Hôtel Istria, 24 rue Campagne Première.

Tzara Tristan (Sami Rosenstock, dit) (1896 – 1963), poète dadaïste (25 poèmes) – Hôtel Istria.

Vassilieff Marie (1884 – 1957), mère des « Montparnos » (Mémoires) – 21 avenue du Maine.

Verlaine Paul (1844 – 1896), poète – 96 rue Didot (Hôpital Broussais, où il fit de longs séjours de 1886 à 1895).

Zola Emile (1840-1902), romancier (les Rougon Macquart) – 66 rue Daguerre, appelée sous le Second Empire rue de la Pépinière.

08 février 2014

Ils vécurent dans le XIVème (VIII)

Ils vécurent dans le XIVe ( VIII)

-    Radiguet Raymond (1903 – 1923), romancier (Le Diable au corps) : 21 avenue du Maine. Il fréquenta la cantine Marie Vassiliev située Impasse du Maine. (15ème ardt).

-    Ramuz Charles-Ferdinand,  (1878-1947), romancier (La grande peur dans la montagne) : 12 rue Liancourt. Il habita aussi 17 rue Froidevaux, 135 boulevard du Montparnasse, 9 rue Campagne-Première et 24 rue Boissonnade.

-    Raspail François-Vincent (1794-1878) : homme politique (Histoire naturelle de la santé) ; angle de la rue de la Tombe Issoire et de l’avenue René Coty.

-    Rilke Rainer-Maria (1875-1926), poète (Elégie de Duino) : 9 rue Campagne Première.

-    Rimbaud Arthur (1854-1891), poète (Les Illuminations) : 14 rue Campagne Première (habitation aujourd’hui disparue).

-   Rolland Romain (1866-1944), romancier (Jean Christophe) : 3 rue Boissonnade.

-    Romain Jules (Louis Farigoule, dit) (1885-1972), romancier (Les Hommes de bonne volonté) : 27bis avenue René Coty.

 

05 février 2014

Les vieux métiers de Paris, paveur...

Sur cette photo datant de 1910, on peut voir un groupe d’ouvriers-paveurs de la ville de Paris devant ce qu’on appelait la « baraque des cantonniers », et qui était située devant l’actuel 129, boulevard Brune, quasiment à l’angle avec la rue des Plantes. Ces travailleurs étaient nombreux à l’époque : il n’y avait pas la mécanisation actuelle et la plupart des rues de Paris étaient pavées. Ils étaient pour beaucoup originaires de centre de la France ou de la région parisienne. Le métier de paveur daterait des Romains, vers le Vème siècle avant J.C., et existe encore de nos jours.

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La personne qui détenait cette photo, y a inscrit au dos, que l’homme assis au centre (marqué d’une croix), concierge rue de Gergovie, sera, peu après, mordu rue Schœlcher par un chien enragé, puis mort étouffé, comme on le faisait à l’époque, entre deux matelas, pour préserver les soignants. On ne sait toujours pas soigner les malades de la rage, quand le virus a atteint le système nerveux, d’où la nécessité d’une vaccination rapide. La première vaccination coutre la rage par Louis Pasteur date de 1885.

A.C.

01 février 2014

Ils vécurent dans le 14ème (VII)

-      -   Mermoz Jean (1901-1936), aviateur (auteur de « Mes vols ») – 3 rue de la Cité universitaire. Ces de là qu’il partit pour son dernier raid, héros national disparu dans l’Atlantique Sud avec son équipage.

Migne Jean-Paul, abbé (1800 – 1875), éditeur religieux, lexicographe et encyclopédiste (Patrologie latine et Patrologie grecque) : 189 avenue du Maine. Son extraordinaire entreprise d’édition et d’imprimerie, disparut dans un gigantesque incendie en 1868. Cinq cents employés y travaillaient.

Mauréas Jean (Ioannis Papadiamantopoulos, dit) (1856 – 1910) – poète (les Stances) : 129 avenue du Général Leclerc. Il habita aussi 23 rue de Coulmiers, 4 rue Friand, 201 boulevard Brune et 9 rue Poirier de Narcay.

- Pergaud Louis (1882 – 1915), romancier (La guerre des boutons) – 3 rue Marguerin.

- Perroy Gilbert (1908 – 1984), historien du 14ème arrondissement (2900 pages d’histoire dans la « Revue d’Histoire du 14ème arrondissement ») ; 99 boulevard Arago.

- Prévert Jacques (1900 – 1977), poète (Paroles), scénariste-dialoguiste de cinéma – Phalanstère de la rue du Château., aujourd’hui disparu.

- Proudhon Pierre Joseph (1809 – 1865), réformateur social (Qu’est-ce que la propriété ?) : 83 avenue Denfert Rochereau.

 

25 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (VI)

-  Le Goffic Charles ( 1863- 1932 )  romancier et essayiste ‘l’Abbesse de Guérande » / «  l’Ame bretonne ») : 24, rue Beaunier.

 - Lénine ( Vladimir Illitch Oulianov, dit ), continuateur de Marx et homme politique ( « Matérialisme et Empirocristicisme » ; 4, rue Marie-Rose.

 - Maïakowski Vladimir ( 1893 – 1930) poète (« Le Bain ») ; Hôtel Istria : 24, rue Campagne-     Première. Il se suicida en 1930 à son retour en U.R.S.S. après la publication de son œuvre  satirique : « Le Bain ».

-       -  Malet Léo ( 1911 – 1995), auteur d’une série de romans policiers consacrées aux enquêtes et aventures de Nestor Burma ( notamment « Les Rats de Montsouris ») ; immeuble près de la porte de Montrouge. Malet fréquentait les cafés de la rue Daguerre.

-  Malraux André ( 1901 – 1976) , romancier («  La Condition humaine ») ; immeuble de la Ville de Paris, près de la Porte d’Orléans ( avenue Ernest Reyer ?) Deux témoignages nous ont signalé cette adresse mais sans autre précision, et l’époque reste incertaine.

24 janvier 2014

La Grande Guerre à Paris

la grande guerre départ des  appelés  Aout14.jpgLa Société Historique du XIVe

vous invite à venir assister à une évocation de  la "Grande Guerre à Paris", le samedi 25 janvier à 15 heures à la Mairie du XIVe dans la salle polyvalente.

Conférence avec projection de documents divers (cartes postales anciennes etc.) qui montreront le Paris de cette époque.

Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014

18 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (V)

-  - Gaxotte Pierre ( 1896- 1982) historien de l’Ancien Régime et de la Révolution  ( « le siècle de Louis XIV », «  la Révolution française ») , 23, rue Froidevaux.

- Guehenno Jean ( 1890 – 1978) écrivain humaniste ( «  Caliban parle », «  Changer la Vie ») , 35 – 37 rue Pierre-Nicole ( 5ème Arr )

-  Kessel Joseph (1898 – 1979), journaliste et romancier «  L’Equipage », «  La Tour du Malheur » ; boulevard Brune

- Klingsor Tristan ( Léon Leclerc, dit) ( 1874-1966), poète, musicien et peintre ( Recueils «l’Escarpolette » et «  Poèmes de Bohême »), 31, avenue René-Coty.

-  Laclos Pierre ( Choderlos de ) ( 1741 – 1903), officier et écrivain ( « Les Liaisons dangereuses ») ; petite maison du duc de Biron, 23, rue Jean-Dolent.

- Larousse Pierre (1817 – 1875 ) lexicographe ( « Grand Dictionnaire Universel du XIX e siècle ») , 17, rue du Montparnasse.

11 janvier 2014

Ils vécurent dans le XIVe (IV)

- Descaves Lucien ( 1861 - 1949) : journaliste et romancier ( "Sous-Offs - Souvenirs d'un Ours") 46, rue de la Santé.

- Desnos Robert ( 1900- 1945) poète ( d'abord surréaliste, puis inspiré par la fraternité humaine : ("Corps et Biens / Rue de la Gaîté ) : 16, rue Delambre.

- Duhamel Georges ( 1884- 1966) romancier ( "Chronique des Pasquier" ): rue Vandamme. Duhamel est un des rares écrivains qui, bien qu'ayant vécu dans le 14e art. aient parlé de celui-ci dans leur oeuvre (tome 1er de la Chronique des Pasquier, intitulé le " Notaire du Havre").

- Flammarion Camille ( 1842 - 1925), astronome et écrivain scientifique (" l'Astronomie populaire") : 40, avenue de l'Observatoire. Il appartenait à la grande famille des libraires-éditeurs Flammarion.

- Florian Jean-Pierre Claris de ( 1755- 1794), poète fabuliste ("Fables") : 121-125, boulevard de Port-Royal

- Fort Paul ( 1872 -1960) poète ( Ballades Françaises ) : 24, rue Boissonade.

05 janvier 2014

Ils vécurent dans le 14ème (III)

- Calet Henri (1903-1956), journaliste chroniqueur et romancier (le Tout sur le Tout) : 26 rue de la Sablière.

- Cavaillès Jean (1903-1944), philosophe et mathématicien (Essai sur le problème du fondement des mathématiques) : 34 avenue de l'Observatoire. Résistant, il fut fusillé par l'ennemi.

- Cendrars Blaise (Frédéric Sanser, dit) (1887-1961), romancier et bourlingueur (Emmène-moi au bout du monde) : 23 rue Jean-Dolent.

-  Chateaubriand François-René de (1768-1848), romancier et mémorialiste (Atala, Mémoires d'Outre-Tombe) : 92 avenue Denfert-Rochereau. Ce fut le lieu le plus long de son séjour à Paris (12 ans), mais avec de multiples absences.

- Daudet Alphonse (1840-1897), romancier (Le Petit Chose) : avenue de l'Observatoire. Numéro de l'avenue à déterminer, Edouard de Goncourt a mentionné le domicile de Daudet dans maints passages de son journal mais sans jamais indiquer le numéro.

- Daudet Léon (1868-1942), romancier, polémiste, politique et mémorialiste (les Morticoles et Fantômes et Vivants) :  42 rue de la Santé (il s'agit de la Maison d'Arrêt de la Santé, où il fut incarcéré comme prisonnier politique et dont l'évasion fut rocambolesque).

21 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (II)

Nous continuons la liste non exhaustive des écrivains ayant vécu dans le 14ème (voir notre premier article du 12 décembre).

- Balzac Honoré de (1799-1850). Romancier ("La Comédie Humaine") : 6 rue Cassini

- Beauvoir Simone de (1908-1986). Romancière (mémoires d'une jeune fille rangée) : Hotel Mistral : 24 rue Cels.

- Becket Samuel (1906-1989). Dramaturge ( "En attendant Godot") : 38 boulevard Saint Jacques.

- Benoit Pierre (1886-1962). romancier ("L'Atlantide") : 207 boulevard Raspail.

- Béranger  Jean, de (1780-1857), poète chansonnier (4 recueils) : rue d'Alembert.

- Brassens Georges (1921-1981), poète chansonnier et musicien : impasse Florimont. (maison au fond du passage).

- Breton André (1896-1966), poète surréaliste, auteur du Premier et Second Manifeste du Surréalisme : hôtel Delambre, 35 rue Delambre.

- Brunot Ferdinand (1860-1938), linguiste (histoire de la langue française) : 8 rue Leneveux. Il fut maire du 14ème de 1910 à 1919.

20 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Leneveux

La rue Leneveux

Cette rue porte depuis cent ans le nom d’Henri Leneveux (1817-1878). Celui-ci doit cet honneur posthume au fait d’avoir été maire du 14ème pendant quatre jours, du 4 au 8 septembre 1870, le premier de la série de nos maires. C’est lui qui proclama la République dans l’arrondissement. Il faut remarquer que la plaque apposée à l’angle de sa rue et de la rue Marguerin lui attribue exclusivement la qualité de conseiller municipal, alors qu’il a bel et bien été maire du 14ème, pendant une durée très éphémère, pour le gouvernement provisoire de la Commune de Paris. Puis en 1872, il fut élu maire-adjoint du Petit-Montrouge, fonction dans laquelle il sera reconduit en 1874 et 1878, jusqu'en 1881.

rue leneveux plaque de Jean Texcier.jpgAu n° 4 est apposée une plaque indiquant que ce fut le journaliste Jean Texcier qui habita cette maison de 1910 à 1957 et qui y rédigea les « Conseils à l’occupé », « premier écrit clandestin publié sous l’Occupation en 1940 ». Texcier était un brillant chroniqueur de Paris et fut aussi un peintre. Il repose au cimetière Montparnasse depuis 1958. Signalons que dans cette rue, une autre personnalité y habita – Ferdinand Brunot- leFerdinand Brunot les archives de  la parole.jpg grand linguiste, qui fut maire du 14ème de 1910 à 1919 et qui vécut au n° 8 durant de longues années.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

NDLR : documentation extraite du n° 39 de la Revue d’Histoire de la SHA du 14ème

 

16 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue Deparcieux

La rue Deparcieux

 La rue Deparcieux joint la rue Daguerre à la rue Froidevaux. Aussi s’appelait-elle «  rue Neuve-du-Champ-d’asile » jusqu’en 1864, année où elle reçut le patronyme du mathématicien français Antoine_Deparcieux_(1703-1768).jpgAntoine Deparcieux (1703 – 1768).

 Celui-ci, moindre seigneur des « maths » que Fermat, a poussé ses travaux dans un esprit ouvrant la voie vers des applications pratiques : mécanique, force motrice par la mise en œuvre de l’eau, perfectionnement des cadrans solaires…

 Mais Deparcieux a été longtemps honoré par les compagnies d’assurance sur la vie, car il publia en 1746 le premier « Essai sur les probabilités de durée de la vie humaine » dont les tables fournirent à ces entreprises, «  les limites d’âge en deçà desquelles les bénéfices sont certains ».

 Réunissant comme la rue Fermat un curieux mélange d’immeubles anciens et modernes, la rue Deparcieux présente au visiteur quelques particularités intéressantes : au N° 9, une porte d’une étroitesse peu commune ; un beau portail au double n° 11- 13 ; on observera au n° 14 deux fenêtres murées, exemple typique des effets d’une des lois fiscales les plus stupides de tous les temps : l’impôt sur les portes et fenêtres, disparue en 1926 après avoir entraîné la suppression d’une nombre énorme de fenêtres dans toute la France, d’où la multiplication des locaux insalubres…

-Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

15 décembre 2013

Ils vécurent dans le 14ème (I)

 Le 14ème a toujours été une terre d’accueil pour de nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire et politique. Nous communiquons aux lecteurs le nom et les adresses des écrivains qui ont élu domicile dans nos quartiers. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, certains connus, d’autres oubliés. La liste n’est pas exhaustive mais donnera une idée de l’importance du 14ème, situé au contact immédiat des quartiers dits intellectuels de la rive gauche (Montparnasse, Quartier Latin, Luxembourg). Voici donc quelques noms d’écrivains pour lesquels vous pourrez découvrir leur passage dans le 14ème :

Alain (Emile Chartier, dit) – 1868/1951, philosophe (série des « Propos ») : 6 rue Cassini.

Alain Fournier (Henri Alban Fourier, dit) – 1886/1914, romancier ("Le Grand Meaulnes") : 2 rue Cassini.

Apollinaire (Guillaume, Wilhem Apollinaris de Kostrowitzky, dit) – 1880/1918, poète (« Calligrammes ») : 42 rue de la Santé. C’est-à-dire à la Maison d’arrêt de la Santé (affaire dite du « Vol de la Joconde »).

Arago François  - 1786/1853, astronome et écrivain, scientifique (« Cours d’astronomie populaire ») : 61 avenue de l’Observatoire. Il s’agit de l’Observatoire de Paris dont il était directeur.

Aragon Louis – 1897/1982, poète et romancier (« Feu de joie » et « Les cloches de Bâle ») : 54 rue du Château (?) et 24 rue Campagne-Première. Le séjour d’Aragon au « Phalanstère » surréaliste de la rue du Château a été contesté. Sa jeunesse rue de Vanves n’est attestée que par son beau poème sur cette rue (43 strophes).

Audiard Michel  - 1920/1985, dialoguiste et scénariste de cinéma, ainsi que romancier. Nombreux films (« Le P’tit cheval de retour ») : 61 rue Hallé.

Audoux Marguerite – 1863/1937, romancière (« Marie-Claire » et « l’Atelier de Marie-Claire ») : 10 rue Léopold-Robert. (plaque).

07 décembre 2013

Le 14 en pause autour de Montsouris jusqu'au 15 décembre 2013

exposition_14_en_pause oct_2013_Page_01.jpg(Cliquez sur l'image pour la voir en grand)

Cette exposition propose une traversée du secteur « Montsouris Dareau » au fil des époques et à travers différents regards.
Le 14 en pause autour de Montsouris
: Prenez une pause, Souvenez-vous de votre quartier hier, Contemplez-le aujourd'hui,Imaginez-le demain…

A l'initiative du Conseil de Quartier Montsouris-Dareau, avec le soutien du FIAP Jean Monnet, l'exposition "Le 14  en pause autour de Montsouris" est un parcours qui engage une réflexion sur la manière dont nous vivons ensemble sur un territoire. Elle propose une traversée du secteur « Montsouris-Dareau », dans le 14e arrondissement, au fil des époques et à travers différents regards. Brassaï, Agnès Varda, Jérôme Plon, Ulla Wolfender et d'autres riverains amateurs et passionnés participent à ce dialogue à travers leurs photographies et leurs témoignages. Trois volets pour cette exposition : le regard historique,  le regard contemporain et enfin, je rêve mon quartier pour demain.

Exposition le 14 en pause autour de Montsouris du 23 octobre au  15 décembre 2013
FIAP Jean Monnet. 30, rue Cabanis. M° Glacière ou St Jacques.
Ouvert tous les jours de 10h à 20h. Entrée libre
Une partie de l’exposition est présentée sur les grilles du parc Montsouris

Parallèlement à l’exposition, diverses animations seront proposées, notamment des visites guidées de quartiers, des débats, des soirées musicales et festives. ( cliquez sur lire la suite)

Deux visites sont encore proposées :

SAMEDI 7 DECEMBRE 2013 - Les sculptures du 19e siècle dans les jardins de l'hôpital Sainte-Anne et l'art contemporain du quartier - commentée par Mylène Caillette

SAMEDI 14 DECEMBRE 2013 - Visite du musée de l'hôpital Sainte-Anne en compagnie de la responsable du musée - réalisée par Mylène Caillette

Départ du FIAP à 11h, visites guidées en français d'1h30 environ, gratuites et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.org, nombre de participants limité.

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03 décembre 2013

L'histoire de nos rues : la rue des Thermopyles

  paris 14e,75014,thermopyles,plaisance La rue des Thermopyles

La rue des Thermopyles comme sa voisine la rue Léonidas est un vestige du Plaisance loti par Chauvelot entre le milieu respectif des règnes de Louis-philippe et de Napoléon III.

Elle s’étend actuellement entre la rue Didot et la rue Raymond-Losserand ( ex-rue de Vanves), mais avant 1925, alors qu’elle était un passage privé, elle partait de la rue des Plantes. Cette partie dont elle a été amputée est devenue la rue Olivier-Noyer ( nom d’un propriétaire des terrains).

Quantité de maisons pittoresques, jalonnent l’étroite rue des Thermopyles, qui mérite une visite des amoureux du «  14e ancien » (cliquez sur l'image pour la voir en grand)

A propos de Plaisance, il faut bien noter que l’autre village de Chauvelot ( connu sous ce nom de Plaisance antérieur au lotissement) se situait principalement sur le 15e arrondissement, ainsi que l’atteste la «  Porte de  Plaisance », laquelle se trouve bien au-delà des limites du 14e, puisque c’était le 2ème porte vers l’Ouest après la porte de Vanves . Aujourd’hui, un arrêt du tramway porte le nom de  «  Georges Brassens ».

- Documentation extraite du numéro 39 de la Revue de la S.H.A. du 14e.