Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 février 2015

L'histoire de nos rues : la rue Pierre Larousse

rue_Pierre-Larousse.jpgCette rue a été ouverte après le Second Empire sous le nom de rue Chanudet. Le quadrilatère sud du quartier Plaisance était alors un vaste espace non encore construit ( partie délimitée à l’est de la rue des Plantes et à l’ouest par la voie du chemin de fer des lignes de Montparnasse, au nord par la rue d’Alésia et au sud par le boulevard Brune et les fortifications  de Thiers. )

Viabilisée vers 1880, elle fut débaptisée au profit du pèrePierre_Larousse.jpg de la lexicographie générale : Pierre Larousse ( 1817 – 1875 ) auteur du « Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle » œuvre gigantesque pour l’époque, et à laquelle il se consacra entre 1852 et sa mort.

Pierre Larousse qui a été le fondateur de la maison d’édition «  Librairie Larousse » repose au cimetière Montparnasse.

Sa rue est longée sur la majeure partie de son tracé  ( côté des numéros impairs) par l’hôpital Saint Joseph, grande institution de la philanthropie catholique de la fin du XIXe siècle. Du côté des numéros pairs on remarquera une école publique (briques et pierres), datant des années 1910. Au N° 62, existait, il n’y a pas si longtemps, une minuscule boutique d’un bouquiniste qui avait pour enseigne « le Jardin des Philosophes », hélas aujourd’hui disparue.

Avec près de 400 m, la rue Pierre Larousse est la plus grande transversale joignant la rue Didot à la rue Raymond Losserand. Elle a la particularité de ne compter que sept numéros du côté impair, contre soixante-dix du côté pair ; cela est  dû à la surface importante des emprises de l’Hôpital Saint-Joseph.

- Documentation extraite du N°  40 de la Revue de la S.H.A.  du 14e.

 Photo « P1250094 Paris XIV rue Pierre-Larousse rwk » par Mbzt — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - 

06 février 2015

Société historique et Archéologique : « Les demeures de Chateaubriand » conférence le 7 Février, 15h

roland berman,infirmrie marie- thérèseConférence par Roland Berman sur « Les demeures parisiennes de Chateaubriand ». Celle où il a vécu le plus longtemps de 1826 à 1838, était à l’Infirmerie Marie-Thérèse, sise à l’époque, 86-88, rue D’Enfer, et actuellement, 88-92, avenue Denfert-Rochereau.

Mairie du 14ème 2 place Ferdinand Brunot 75014 Paris


 Activités mars- avril 2015

Les conférences auront lieu à la mairie du 14ème             (  salle polyvalente) à 15 heures
Le 21 mars : Les Artistes et la Commune par Jean-Louis Robert.
Le 4 Avril : Conférence sur l’Ordre de la Libération et les Compagnons ayant un lien avec le XIVe, entre Résistance, Libération de Paris et cimetière du Montparnasse.
Le 11 avril : Les Artistes et les Ecrivains à Montparnasse en partenariat avec le CASA.

03 février 2015

L'histoire de nos rues : la rue Gauguet

la rue Gauguet.jpgCette voie est courte, bien qu’elle soit appelée «  rue » . C’est une impasse, débouchant sur la rue des Artistes. Ce « cul de sac » rejoint presque celui de la rue Seurat ( laquelle ouvre sur la rue de la Tombe-Issoire). Elle doit son nom à un ancien propriétaire du terrain.

 La voie en question est intéressante , en rapport avec deux artistes modernes qui y habitèrent ( côté des numéros impairs) ; il s’agit des peintres  Hans Hartung qui s’y était installé en 1935, et le peintre Nicolas de Staël , venu à Paris en 1934.

La présence de ces deux Français d’origine étrangère en ce curieux et si attachant petit « sous- quartier Saint-Yves », est une confirmation de la vocation artistique de ce quartier, déjà attestée par le voisinage de la rue des Artistes, ( dénommée ainsi depuis 1853), où l’on peut remarquer encore plusieurs maison anciennes qui  étaient des ateliers au XIXe siècle.

- Documentation extraite de la Revue N° 40 de la S.H.A. du 14e. Photo Wikipédia

29 janvier 2015

Henri Queffélec et la petite Bretagne de Paris

 Le 6 décembre 2014, une plaque en hommage à Henri Queffélec a été dévoilée 52 avenue René Coty. L’écrivain y vécut de 1952 jusqu’à sa disparition en 1992.

977197562.jpegIl était né à Brest en 1910. En 1958, il reçut le grand Prix de l’Académie Française pour un Royaume sous la mer, et en 1975 le Grand Prix de littérature de ladite Académie. Il avait la passion des choses simples de la vie, de la nature, des îles, de la mer. Homme de foi catholique, il ne pouvait pas décrire la Bretagne sans y aborder la religion.

A cette occasion, l’évocation de sa vie a donné lieu à l’intervention de Carine Petit, maire du 14ème. Etaient présents Anne Queffélec,la fille d'Henri Queffélec, pianiste de renommée internationale, son frère Yann, prix Goncourt 1985 pour les noces barbares, Monsieur Leroux du Conseil d’Administration de l’association des amis d’Henri Queffélec et Mikaël Benaïn Président du Conseil de quartier. Une réception à la Maison de Monaco de la Cité U fut organisée à laquelle participa Anne Queffélec par un programme musical très éclectique.

Rappelons que l’un de ses romans, Le recteur de l’île de Sein a été porté a cinéma, sous le nom de Dieu a besoin des hommes, par le réalisateur Jean Delannoy. Ecrit sous l’Occupation et publié en 1945, il est l’hymne de l’île de Sein et de sa religiosité. N’oublions pas que cette île a marqué l’élan de résistance en juin 1940 par le départ spontané de tous ses hommes vers l’Angleterre. Ceux-ci, répondant à l’Appel du 18 juin du Général de Gaulle.

22 janvier 2015

Exposition et Conférence sur le centre d'accueil Saint Vincent de Paul

Exposition sur le Centre d’accueil Saint Vincent de Paul  du 19 janvier jusqu’au 31 janvier 2015 à la mairie du 14ème,  2 place Ferdinand Brunot.

Monsieur Normand, Président de Mémoires du centre d’accueil Saint Vincent de Paul nous proposera, le samedi 24 janvier 2015, une conférence sur l’histoire de l’enfance abandonnée à la mairie du 14ème. Nous vous y attendrons nombreux !

img_bulletin212_03.jpg

Au mois de janvier de cette année le Centre d’accueil Saint Vincent de Paul installé boulevard Denfert- Rochereau a été fermé et son activité transférée à la porte des Lilas. Cette fermeture est intervenue après 2 siècles de fonctionnement.

C’est en effet en octobre 1814 que les bâtiments et la chapelle du noviciat de l’Oratoire, ordre fondé en 1611 par le Cardinal Bérulle et supprimé en 1793 par la Convention, ont été affectés à l’accueil des enfants orphelins de Paris.

Très vite le sentiment que la disparition de ce centre ne pouvait se réaliser dans une indifférence complète, s’est imposé et une association « Mémoires du centre d’accueil Saint Vincent de Paul » réunissant des anciens personnels du Centre, des historiens et des pupilles, s’est donné comme objectif de faire reconnaître à ce lieu, sa dimension mémorielle. En effet cette chapelle et les bâtiments du noviciat ont été pendant de nombreuses générations, des lieux de vie, sinon de survie, pour des milliers d’enfants dans le malheur. Et selon les dires de personnes y ayant travaillé, nombre d’entre eux une fois adultes, reviennent revoir ce centre toujours présent dans leur mémoire.
Une autre conséquence de la fermeture du centre a été de libérer les locaux du noviciat, en particulier, la chapelle dont l’intérêt historique et architectural doit être souligné. Cette chapelle a été construite en 1657 sous le règne du Roi Soleil, par Daniel Gittard, architecte important qui a participé à l’édification de nombreux édifices, notamment à Paris, les églises Saint Sulpice et Saint Jacques du Haut Pas. Remontant au XVIIe siècle la chapelle de l’Oratoire est ainsi avec le cloitre de Port Royal l’un des plus anciens bâtiments de notre arrondissement. La SHA est donc pleinement justifiée de se préoccuper de l’avenir et de la préservation de ce bâtiment dont le classement comme monument historique lui apparait désormais, prioritaire.
L’organisation avec l’appui de Madame la Maire, d’une exposition sous le titre ‘’A Saint Vincent de Paul deux siècles d’accueil des enfants à Paris’’ découle ainsi d’une démarche  conjointe des 2 associations en vue d’informer le public du 14e arrondissement sur l’apport de ce centre d’accueil dans l’évolution de la pédiatrie et d’inscrire cette histoire dans la mémoire collective, mais aussi d’attirer son attention sur la valeur architecturale de la chapelle et sur la nécessité de la préserver de toute aventure urbanistique destructrice.
Cette exposition se déroulera dans le hall d’honneur de la Mairie du XIVe à compter du 19 janvier jusqu’au 31 janvier 2015.

Jean-Pierre Terseur

Extrait du bulletin de la Société Historique et Archéologique du 14ème

20 janvier 2015

Les activités de la SHA (Société Historique et Archéologique du 14ème)

 De janvier à novembre, les conférences ont lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie du 14ème.

- Du 19 janvier au 1er février : exposition " A Saint Vincent de Paul, deux siècles d’accueil d’enfants, avenue Denfert-Rochereau". L’exposition se tiendra dans le hall d’honneur de la mairie. Vernissage le 19 janvier à 17 heures.

- Samedi 24 janvier : conférence sur l’histoire de l’enfance abandonnée, par Guillaume Normand, président de l’association Mémoires, du centre d’accueil Saint Vincent de Paul.

- Samedi 7 février :conférence par Roland Berman sur Les demeures parisiennes de Chateaubriand, en particulier celle où il vécut le plus longtemps, de 1826 à 1838 à l’infirmerie Marie Thérèse sise à l’époque 86/88 rue Denfert.

- Samedi 21 mars : conférence avec projection par Jean-Louis Robert, sur les Artistes et la Commune.

- Samedi 4 avril : conférence par Georges Viaud, avec la participation de Michèle Maron, sur : L’histoire de la Cité Universitaire et de son 90ème anniversaire.

18 janvier 2015

L'abbé Alfred Keller

La Cité du Souvenir 11 rue Saint Yves.jpgSous le porche d'entrée de la Cité du Souvenir, 11 rue Saint Yves, on peut lire depuis l'été 1988 l'inscription suivante :

Pour honorer la mémoire des morts de la guerre 1914-1918 par une réalisation de bienfaisance chrétienne, à la mémoire de Monsieur l'abbé Alfred Keller - 1894-1986, fondateur de la SA HLM "La Cité du Souvenir" et de la Fondation "Les Berceaux du Souvenir", en témoignage de reconnaissance et de fidélité pour son action en faveur des familles nombreuses de condition modeste.

Cet hommage a été rendu à l'homme de bien et d'action que fut l'abbé Keller, demeuré une des figures les plus populaires du 14ème. Chacun, pour les plus anciens, le revoit encore, circulant sur sa bicyclette, au milieu du flot des voitures, qu'il dominait de sa haute taille.

Documentation extraite du n° 33 de la revue d'histoire SHA du 14ème

Photo Carlos Moret http://carlosmoretmontsourisdareau.blogspot.fr/2008/04/bl...

31 décembre 2014

L'histoire de nos quartiers - la rue Saint Yves

rue Saint-Yves 75014.JPGCette rue offre de curieuses particularités. Venant de l’avenue René Coty, elle commence par un escalier de 37 marches, et s’ouvre également sur l’avenue Reille par une longue rampe de 150 mètres à l’opposé de l’escalier.

A l’origine en 1863, elle s’achevait rue des Artistes, laquelle n’avait pas l’escalier actuel. Par la suite, l’avenue de Montsouris (actuelle avenue René Coty) ayant été percée en tranchée à partir de 1865, la rue Saint Yves et la rue des Artistes furent dotées chacune d’un escalier descendant sur la voie nouvelle. Ils furent achevés en 1878.

Le nom de la rue Saint Yves n’est pas dû à une église mais a été donné par le propriétaire des terrains qui voulait ainsi honorer son saint patron. Il y a longtemps, un superbe jardin en terrasse avec des arbres fruitiers surplombait l’escalier, mais des bâtiments modernes l’ont remplacé. A ce niveau de la rue, on peut voir les talus gazonnés et le mur des réservoirs de Montsouris qui font un décor surprenant à cet endroit de Paris. Par ailleurs, il faut signaler la « Cité du souvenir », œuvre du populaire abbé Keller qui la fonda en 1925, pour y loger des familles nombreuses, en mémoire des enfants du 14ème morts pour la France durant la guerre 14-18. Cette cité possède une chapelle. Une inscription peinte et une plaque commémorative placée sous la grande voûte d’entrée de la cité, rappelle la vocation et la genèse de l’œuvre. Cette cité est le témoignage de l’œuvre d’un prêtre qui s’attacha à secourir les familles pauvres et ouvrières de cette époque.

Documentation extraite du n°36 de la revue d'histoire de la SHA du 14ème.

11 décembre 2014

Histoire de nos rues

avenue jean moulin.jpg L’avenue Jean Moulin 

De la place Victor Basch (dite couramment « d’Alésia ») au boulevard Brune, cette voie jusqu’en 1964 s’appelait avenue de Châtillon. C’est à cette époque qu’elle reçut le nom du premier président du Conseil national de la Résistance, mort dans de tragiques circonstances en 1943.

Elle fut, durant le 17ème siècle, l’un des « quatre chemins » qui donnèrent cette appellation à la future place Victor Basch précitée. Il s’agissait du « grand chemin de Chevreuse », appelé aussi « route de Chartres ». Les trois autres chemins étaient évidemment les deux bras de la grande route d’Orléans et la chaussée du Maine. Quant à la rue d’Alésia, elle n’existait que par sa partie ouest, sous la forme d’un modeste « chemin des bœufs ».

L’avenue Jean Moulin commence à la hauteur d’un ancien moulin depuis longtemps disparu et qui avait été remplacé par les minoteries des ex  « Grands Moulins de Montrouge » aujourd’hui disparus et qui étaient situés à la naissance de l’actuelle rue Friant, autrefois appelée la rue du Pot au Lait.

L’avenue Jean Moulin a subi un certain nombre de transformations lors de la disparition progressive de vieilles constructions situées au-delà de la rue Antoine Chantin jusqu’à la rue Auguste Caïn, terrains qui supportaient des entrepôts et une usine de métallerie industrielle.

Il faut citer au n° 19 un ancien hôtel particulier, au-dessus de la porte duquel se trouve une niche fermée par une grille et où est placée une statue de la Vierge à l’Enfant. Par ailleurs, au n° 36, apparaît derrière la porte de l’immeuble, une verdoyante allée où plusieurs ateliers d’artistes constituent une oasis de verdure insoupçonnée. Il y avait là, avant la construction d’immeubles, la plupart datant du début du 20ème siècle, des terrains maraîchers qui appartenaient à l’horticulteur Antoine Chantin.

- Documentation extraite du n° 36 de la Revue d'Histoire de la SHA du 14ème.

 Au 40- 44, il a eu dans les années 1980-81 un squat important d'artistes avant la construction des bâtiments modernes.(Consulter les sites : Wikipédia et  http://jcp.sculpteur.pagesperso-orange.fr/JCP%202006.data/AutoBio.htm )

 

09 novembre 2014

Le 14éme pendant la guerre de 14-18 : exposition de photos du 3 au 23 novembre à la mairie du 14ème

14-18-PARIS-GUERRE-affiche Charles Lansiaux.jpgL’exposition « Le 14e pendant la guerre de 14 » est installée 3 au 23 novembre dans le hall de la mairie.
Une exposition de photographies de Charles Lansiaux et d'autres photographes (collection bibliothèque historique de la Ville de Paris) est présentée du 3 au 23 novembre dans le hall de la mairie. Une exposition à ciel ouvert du 10 au 23 novembre place Ferdinand Brunot  et un parcours " Chemin de mémoire"organisé par Georges Viaud, président de la Société Historique et Archéologique du 14ème, complèteront  cette  illustration du 14ème arrondissement pendant  la guerre de 14.

(Charles Lansiaux demeurait au 2ème étage de l'immeuble situé 4 Villa Saint Jacques. Pendant le guerre de 14, il procéda à la saisie de mille photographies de tout Paris, incluent de nombreux clichés de notre arrondissement. L'exposition Paris 14-18 la guerre au quotidien qui s'est tenue du 15 janvier au 15 juin à la bibliothèque historique de la Ville de Paris, l'avait remis en honneur.)

-Vernissage  de l'exposition le lundi 10 novembre à 18h, en salle des mariages
-18h30 : Spectacle
« Quand les femmes écrivent leur guerre »,
de la compagnie «Lire autrement»
-Un parcours « chemin de mémoire » du 10 au 23 novembre, dans tout l’
charles lansiaux,société historique et archéologique du 14arrondissement sur 11 points de la mairie au boulevard de Port-Royal en revenant par la place Denfert-Rochereau.

Visite guidée de ce chemin de mémoire le 16 novembre à 15h, départ Mairie du 14e.

Légende de la photo 2 : Guerre 1914-1918. Paris. Les mairies et les commissariats – Mairie du 14e arr.
Les queues deviennent de plus en plus longues.
Les agents de police assurent le service très aimablement.
Photographie de Charles Lansiaux (1855-192.). Tirage argentique monté sur carton. 10-20 août 1914. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
© Charles Lansiaux / BHVP / Roger-Viollet2

Extrait du Bulletin intérieur de la Société Historique et Archéologique du 14ème http://www.sha14.asso.fr/

23 octobre 2014

L'histoire de nos quartiers - L'impasse du Rouet

75014,paris 14e,rouet,impasse du rouet,histoire,quartier En 1900, le patronage des jeunes gens était encore situé au 65 rue de la Tombe Issoire. Il avait été établi en 1896 sur un terrain vague, ancien dépôt de pierres meulières, séparé de la voie par une fragile palissade. Mais sous l’initiative de quelques paroissiens de Saint Pierre de Montrouge et de jeunes gens, il fut décidé de construire en « dur » un bâtiment définitif sur un terrain crayeux, aux larges fondrières, Villa d’Alésia. Une chapelle y fut érigée. Elle servait souvent de salle de jeux et la cour était ombragée de vieux robiniers.

A cette époque, l’entrée du patronage se faisait, débouchant sur la Villa d’Alésia, par l’impasse du Rouet. Pourquoi ce nom ? Simplement, il y avait là dans les temps anciens une petite manufacture où l’on procédait à la fabrication de cordes, d’où par extension : le Rouet : « petite machine à filer le chanvre, la laine, le lin », constituée essentiellement par un bâti portant une roue mue par une 75014,paris 14e,rouet,impasse du rouet,histoire,quartiermanivelle ou une pédale et par une broche à ailettes.

Ainsi, le passage du Rouet, avec ses pavés usés, évoque un passé révolu. On peut remarquer encore sur ses flancs, deux bornes cavalières destinées à protéger les murs du passage des charrettes ! Heureux temps où les chevaux frappaient de leurs sabots le pavé luisant, rythmant le jour et le travail des manouvriers !

 

Photos M. Garrigue-Viney, cliquez sur les illustrations pour les voir en plus grand.

22 octobre 2014

Un château à Montrouge

Un château à Montrouge

Le territoire de Montrouge sous l’Ancien Régime, au 17ème siècle, était encore peu habité. Ce ne fut seulement qu’en 1790 que le village fut érigé en commune indépendante du canton de Sceaux.  Son territoire s’étendait au nord jusqu’au boulevard du sud ( à Paris), édifié sous Louis XIV et actuellement boulevard du Montparnasse.

Autour du village initial (dans l’axe actuel de la rue Gabriel Péri), de nombreux seigneurs ou notables y avaient construit des résidences comme le duc de La Vrillière dont l’hôtel pouvait être encore aperçu route d’Orléans,  et qui était devenu une annexe de la banque de France. Egalement la maison de La Rochefoucauld fut bâti par les Frères de la Charité. Alentour, de vastes terrains ou jardins leur furent enlevés à la Révolution et transformés en partie  pour édifier le cimetière de Montparnasse.

Au sud de la grande rue figurant sur les plans de chasse du 17ème siècle (aujourd’hui rue Gabriel Péri), s’étendait le château bâti par le duc de La Vallière, petit-neveu de la favorite. Les jardins de ce château furent lotis en 1835 par le baron du Tremblay qui avait acquis ce domaine passé précédemment au comte Boulay de la Meurthe. Cette demeure s’étendait jusqu’à la limite actuelle du cimetière parisien de Bagneux.

L’allée principale du parc est devenue l’avenue de la République. Aujourd’hui, il ne reste rien de ce château qui avait servi de lieu de réunion pour l’assemblée municipale en mars 1788. Les bâtiments furent démolis en 1880. Seule une petite partie fut enchâssée dans la construction de la nouvelle mairie de Montrouge, rebâtie en style renaissance. La grille du château fut conservée jusqu’en 1938.

18 octobre 2014

L'implantation religieuse dans le 14ème

eglise saint dominique,maison provinciale des pères blancsLe territoire du 14ème reçut progressivement l’implantation de communautés religieuses au cours du 20ème siècle. Ainsi, la Maison Provinciale et Procure des Pères Blancs qui résidaient rue Cassette dans le 6ème arrondissement, s’établira au 31 de la rue Friant en 1921. Centre d’activités missionnaire pour l’Afrique du Nord, cette œuvre a été fondée par le cardinal Lavigerie.

Une autre construction importante est celle de l’église Saint Dominique, située 20 rue de la Tombe Issoire et confins du faubourg Saint Jacques.eglise saint dominique,maison provinciale des pères blancs

La première pierre de cet édifice fut bénie par Monsieur le Curé Blériot le 25 mars 1913. Il était urgent d’ouvrir un lieu de culte dans cette partie de l’arrondissement, très éloignée du centre, ce qui rendait la pratique religieuse difficile. La construction commença immédiatement, mais compte tenu de la guerre de 14, l’église ne put être achevée qu’après ce conflit. L’abbé Rivière en fut le premier curé, devenu plus tard évêque de Monaco, et le premier vicaire, l’abbé Fillon, futur évêque de Langres.

16 octobre 2014

La véritable histoire du château du Maine conférence samedi 18 octobre

société historique et  archéologique du 14èmeSamedi 18 octobre : Conférence avec projection par Francis Mandin : La véritable histoire du Château du Maine ou les mystères d’un domaine disparu, au cœur du quartier de Plaisance.

(Les conférences ont toujours lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie)

Société Historique et Archéologique du 14ème Arrondissement

2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème 75014 PARIS

Permanence : - 2 rue Saillard, 2e lundi du mois, de 15 à 17h

http://www.sha14.asso.fr/

13 octobre 2014

La Société Historique du 14ème annonce

Le samedi 18 octobre à 15 heures à la mairie du 14ème, une conférence retracera la véritable histoire du château du Maine ou les mystères d'un domaine disparu au coeur du quartier de Plaisance. Cette conférence sera accompagnée d'une projection commentée par Monsieur Francis Mandin.

Jeudi 6 novembre, une visite historique de la mairie ainsi que la présentation de l'exposition du photographe Charles Lansiaux aura lieu à 15 heures. L'auteur demeurait au 2ème étage de l'immeuble situé 4 Villa Saint Jacques. Pendant le guerre de 14, il procéda à la saisie de mille photographies de tout Paris, incluent de nombreux clichés de notre arrondissement. L'exposition Paris 14-18 la guerre au quotidien qui s'est tenue du 15 janvier au 15 juin à la bibliothèque historique de la Ville de Paris, l'avait remis en honneur.

09 octobre 2014

Petite histoire de nos quartiers : l'école de la rue du Moulin vert

Monsieur l’abbé Joseph Magnien fut vicaire de la paroisse durant les deux premières décennies du 20ème siècle. Dans son livre, « Notre vieux Montrouge », il évoque avec soin l’histoire de notre quartier et plus spécialement, la naissance au 16 de la rue du Moulin Vert de l’école de garçons : le Cours Saint Pierre.

College St Pierre-4.jpgIl raconte qu’en 1891 il franchit le portillon de la grande porte et décrit le bâtiment de l’école comme étant accueillant, pas du tout austère. Mais laissons-lui le soin de nous décrire les lieux : « Dans la cour construite en dos d’âne, bordée de trottoirs où s’ouvraient les classes, s’épanouissaient des platanes ombrageux entourés de petits jardinets que chaque frère s’efforçait de cultiver ; chose à noter : malgré les ébats de tant de gamins, il n’y avait pas trop de dégâts… L’école était relativement récente. A la suite de l’expulsion  des frères de l’école de la rue Boulard, vers 1880, Monsieur le curé Carton, avec le concours de paroissiens dévoués, fonda une société civile pour construire une école. D’abord, on jeta les yeux sur les terrains libres de Bon Secours, mais l’endroit fut trouvé trop éloigné du centre, alors qu’un vaste espace s’ouvrait rue du Moulin Vert, l’ancien parquet des moutons…(cliquer sur les photos pour les agrandir - photos R.Rillot, prises avant la démolition)

College St Pierre-1.jpgLes bâtiments de l’école furent élevés sur la rue en bordure, par Monsieur Reposeur architecte. Ils comprenaient un premier étage très simple au dessus d’un préau ouvert avec des poutres apparentes munies de crochets de fer.

Les classes donnant sur la cour étaient spacieuses, bien éclairées par des vitrages, sans oublier le bureau du maître et le légendaire poêle de chauffage».

Mais revenons aujourd’hui. L’école a disparu. Elle fut remplacée en 2006 par un immeuble d’habitation dans lequel fut inséré Alésia-Jeunes, ainsi que diverses activités paroissiales. Les temps ont bien changé !

 

02 octobre 2014

"Sur les pas de Jean Moulin, du colonel Rol-Tanguy et du général Leclerc" 4 octobre

rol-tanguy et l'état major des FFI dans les Catacombes -.jpgSamedi 4 octobre : 
Dans le cadre du 70ème anniversaire de la libération de Paris, le CASA et La Société Historique et Archéologique du 14èmel organiseront une promenade en car suivie d'un goûter à la Coupole : "Sur les pas de Jean Moulin, du colonel Rol-Tanguy et du général Leclerc".

On peut s'inscrire auprès du CASA, premier étage du 26 rue Mouton-Duvernet. 

Samedi 18 octobre : Conférence avec projection par Francis Mandin : La véritable histoire du Château du Maine ou les mystères d’un domaine disparu, au cœur du quartier de Plaisance.

(Les conférences ont toujours lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairie)

Société Historique et Archéologique du 14ème Arrondissement

2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème 75014 PARIS

Permanence : - 2 rue Saillard, 2e lundi du mois, de 15 à 17h

http://www.sha14.asso.fr/

24 septembre 2014

La Société Historique et Archéologique du 14ème propose

La Société Historique et Archéologique du 14ème propose : 

société historique et archéologique du 14èmeSamedi 27 septembre 15h : conférence avec projection sur La libération de Parisle colonel Rol-Tanguy et le général LeclercPrésentation du film : la Libération de Paris. Ce reportage présente notamment un extrait du discours prononcé par le général de Gaulle à l'Hôtel de ville de Paris le 25 août, discours qui contribue à le faire passer à la postérité.société historique et archéologique du 14ème

Samedi 4 octobre : 
Dans le cadre du 70ème anniversaire de la libération de Paris, le CASA et la SHA 14 organiseront une promenade en car suivie d'un goûter à la Coupole : "Sur les pas de Jean Moulin, du colonel Rol-Tanguy et du général Leclerc".

On peut s'inscrire auprès du CASA, premier étage du 26 rue Mouton-Duvernet. 

 

Samedi 18 octobre : Conférence avec projection par Francis Mandin : La véritable histoire du Château du Maine ou les mystères d’un domaine disparu, au cœur du quartier de Plaisance.

Les conférences ont toujours lieu à 15 heures à la salle polyvalente de la mairi

Société Historique et Archéologique du 14ème Arrondissement

2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème 75014 PARIS

Permanence : - 2 rue Saillard, 2e lundi du mois, de 15 à 17 heures

http://www.sha14.asso.fr/

Lire la suite

18 septembre 2014

Journées du Patrimoine dans le 14ème

Les 20 et 21 septembre prochains, venez découvrir les facettes du patrimoine de votre arrondissement.
Vous aurez l’occasion de découvrir trois sites exceptionnellement ouverts au public :

mairie du 14ème.jpgLa Mairie du 14e : 2 Place Ferdinand Brunot et 12 rue Pierre Castagnou

La mairie sera ouverte exceptionnellement au public. Venez découvrir l’histoire, l’architecture de ces lieux et les œuvres d’art qui ornent les murs.

Visites guidées historiques et artistiques le samedi de 14h à 16h - dimanche de 10h à 17h.

Pour s’inscrire envoyez un mail à culture14@paris.fr

Le réservoir de Montsouris : Angle Tombe Issoire / avenue ReilleReservoir de Montsouris  extérieur.jpg

Le réservoir est un édifice industriel unique en son genre. Soutenue par 1800 piliers édifiés au XIXe siècle, cette « cathédrale de l’eau » est l’une des cinq grandes réserves d'eau potable de la capitale.
Le réservoir a été fermé pendant de nombreuses années en raison du plan Vigipirate.
Les 20 et 21 septembre il sera ouvert au grand public.
Pour visiter le réservoir : COMPLET

La prison de la Santé : 42 Rue de la Santéla prison de la santé les murs.jpg

Avant sa fermeture pour travaux, vous pourrez exceptionnellement découvrir la prison de la Santé de l’intérieur via une visite guidée de 45 minutes.
Pour visiter la prison : COMPLET
Conditions d’accès : Les mineurs de moins de 16 ans ne sont pas autorisés. Parcours non accessible pour les personnes à mobilité réduite.

A ces trois ouvertures exceptionnelles s’ajouteront d’autres édifices tout aussi intéressants à visiter :

Le centre de secours Port-Royal : 55 Boulevard de Port-Royal

Le centre de secours (inscrit monument historique en 2012) vous accueillera autour de trois activités : visite de l’enceinte, présentation des engins et du matériel ainsi qu’une présentation historique de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris.
Situé au 55 boulevard de Port-Royal, le centre de secours vous proposera ces trois activités samedi et dimanche de 10h à 18h.

hôtel de Massa société des gens de lettres.jpgHôtel de Massa - Société des Gens de Lettres

38 rue du Faubourg-Saint-Jacques

L’Hôtel de Massa (Classé monuments historiques)  vous ouvrira ses portes uniquement le samedi de 14h à 18h à travers des visites guidées.
Folie élevée à l’origine sur les Champs-Élysées en 1778-1779, par l’architecte Le Boursier pour Thiroux de Montsauge, alors administrateur général des Postes. Jadis rue de la Boétie, l’hôtel de Massa a été transféré pierre à pierre dans une parcelle du jardin de l’Observatoire en 1927-1928.
Visite à travers les salons de l’Hôtel de Massa à la découverte du mobilier Art Déco, de la collection de bustes d’écrivains et de lettres et manuscrits d’auteurs qui ont marqué l’histoire de la Société des Gens de Lettres : L’Hôtel de Massa porte le nom de ses derniers propriétaires, Alfred puis Jean Regnier de Gronau, ducs de Massa, qui l’occupèrent de 1858 à 1926. Il s’agit d’une "folie" construite sur les Champs Elysées entre 1778 et 1784 par l’architecte Le Boursier pour Thiroux de Montsauge, administrateur des Postes. La Société des Gens de Lettres s’y installe en 1929, après le déplacement pierre à pierre de l’hôtel.
Pas d’inscription, visite guidée de trois quarts d’heure, par groupe de 25 personnes, départ toutes les quinze minutes.
communication@sgdl.org / 01 53 10 12 15

Atelier Chana ORLOFF : 7 bis Villa Seuratatelier chana orloff.jpg

L’atelier de la sculptrice vous ouvrira ses portes le samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Le dimanche 21, l’atelier ouvrira de 10h à 12h30 puis de 14h30 à 17h30.

 

Hôpital Sainte-Anne : 1 rue de Cabanishôpital Sainte-Anne entrée.JPGLe centre hospitalier Sainte-Anne, un lieu à découvrir tant pour ses jardins que pour son architecture haussmannienne, berceau de la psychiatrie et des neurosciences.
 Visite de la Bibliothèque Médicale Henri Ey : La bibliothèque médicale Henri Ey : "Une bibliothèque au naturel" : présentation des livres de botanique et des livres rares. Accueil : Madame Lavielle, responsable de la Bibliothèque Médicale Madame Rodary, Documentaliste. Sam-dim 14h-18h. Gratuit

Musée d’Histoire de la Psychiatrie et des Neurosciences : Dans le musée se trouvent "les traces" de toutes les disciplines médicales exercées autour de la psychiatrie et des maladies du cerveau. Sont ainsi présentées les différentes étapes de la recherche et des mouvements qui ont constitué les bases de la psychiatrie moderne et de la chirurgie d’avant-garde sur le cerveau. Les documents et objets témoignent de l’histoire de la psychiatrie, des neurosciences et de la psychotechnique, notamment de la découverte des premiers neuroleptiques en 1952 grâce aux travaux des médecins de Sainte-Anne. Sam-dim 14h-18h. Gratuit
 Exposition des oeuvres de la Collection Sainte-Anne et d’artistes contemporains. Exposition autour d’un thème différent chaque année : cette année "Les bêtes" Commissariat : Docteur Anne-Marie Dubois, Secrétaire Générale du Centre d’Etude de l’Expression ; Coordination : Eric Bolzan et Sophie Besnehard. Sam-dim 14h-19h. Gratuit
 Visite des jardins de l’hôpital et de son parcours arboré : Sainte-Anne est un site historique d’environ 13 hectares au coeur de Paris dont environ 7 hectares d’espaces verts protégés. Sam-dim 14h-18h. Gratuit
 
Découverte de l’hôpital, de son histoire et de ses jardins : Visites commentées du site du Centre hospitalier Sainte-Anne, son histoire et ses jardins. Départ des visites : accueil rue Cabanis Samedi : Docteur Martin, Psychiatre des hôpitaux, praticien hospitalier Paul Brousse APHP ; Madame Franceschi, Chargée de communication au Chsa Dimanche : Docteur Caire, Psychiatre Chef de service du Département d’Information Médicale à l’établissement Public de Santé Maison Blanche ; Madame Franceschi, Chargée de communication au Chsa. Sam-dim 14h, 15h et 17h. Gratuit

-Facade de la maison du  _fontainier.jpgLa maison du Fontainier : 42 avenue de l’Observatoire

La maison du Fontainier est un ancien regard de l’aqueduc dit « de Marie de Médicis » et un ancien logement du fontainier du Roi. Le site est classé monument historique.
Vous pourrez  visiter le site samedi de 14h00 à 17h30 et dimanche de 10h30 12h30 et de 14h00 à 17H30.
Conditions d’accès : La visite est déconseillée aux personnes à mobilité réduite et claustrophobes, prévoir chaussures de marche.

Maison du Fontainier
Appelée également Grand Regard de l’Observatoire et 27e du nom, la maison du Fontainier est construite à la demande d’Henri IV puis de Marie de Médicis pour améliorer l’alimentation en eau de Paris et plus particulièrement celle de la rive gauche. Débouché de l’aqueduc dit « de Médicis », elle draine les eaux de la nappe phréatique de Rungis et de ses environs.
Visite commentée : Des visites commentées des sous-sols du XVIIe siècle et du XIXe siècle sont proposées, accompagnées de deux expositions : « Histoire de l’eau de Paris en Val de Bièvre » et « La production de l’eau à Paris du XVIIe siècle au XIXe siècle » permettront de découvrir ce haut lieu du patrimoine hydraulique parisien. Dégustation d’eau proposée par Eau de Paris. (En partenariat avec l’association Paris Historique) ATTENTION : La visite est déconseillée aux personnes à mobilité réduite et claustrophobes, prévoir des chaussures de marche.
Sam 14h-17h30 / dim 10h30-12h30 et 14h30-17h30
Gratuit

la coupole vue d'ensemble.jpgLa Coupole, des Années Folles à nos jours

Horaires : sam-dim 9h30, 11h, 15h30 et 17h
Véritable joyau de l'Art déco, La Coupole est la brasserie parisienne la plus connue au monde. Elle est aujourd'hui le symbole incontournable de l'Histoire du Montparnasse, mais aussi de l'Art de vivre et de sortir à Paris, et plus particulièrement dans le 14ème....
Contact : 01 43 20 14 20
Adresse : 102 boulevard du Montparnasse, Paris, 75014

06 septembre 2014

La prison de la Santé en rénovation

La prison de la santé Facade Nord.jpg Jusqu’à la mi 2015, la prison de la Santé va sommeiller. Elle n’abritera plus qu’une centaine de détenus en semi liberté. Dès le mois de septembre, signalons qu’une partie de la prison sera ouverte au public pour les Journées du Patrimoine. Prévus pour démarrer mi 2015, les travaux devraient durer jusqu’en 2019. La partie haute de la prison sera démolie. Resteront les murs d’enceinte. La rénovation s’appliquera à la partie basse. Coût total de l’opération : 800 millions d’Euros.  

Rappelons que la prison de la Santé a été construite en 1867 par l’architecte Emile Vaudremer, lui-même à l’origine de l’église Saint Pierre de Montrouge. Cette prison était prévue pour contenir 1087 détenus alors qu’aujourd’hui elle en contient plus de 1800. A l’époque, elle était d’un modernisme révolutionnaire. Il était prévu une chaufferie en sous-sol permettant d’obtenir une température de 12 degrés dans chaque cellule. L’éclairage qui était primitivement au gaz fut transformé en électrique et l’eau courante y avait été installée.

Pour la petite histoire, rappelons que Guillaume Apollinaire fut incarcéré deux jours consécutifs à propos du vol de la Joconde au Louvre en 1911. Il écrivit un poème inspiré  par cette détention :

Je ne me sens plus là moi-même / Le soleil filtre à travers les vitres/ Le ciel est bleu comme une chaîne  / J’écoute les bruits de la ville / Et prisonnier sans horizon /Je ne vois rien qu’un ciel hostile  /Et les murs nus de ma prison.

03 septembre 2014

Histoire de la porte de Vanves exposition photo au Centre Marc Sangnier

expo images et patrimoine 2014 marc sangnier.jpgImages et patrimoine : une exposition de photos, réalisée par Philippe Fagot sur l'histoire du quartier de la porte de Vanves,  est installée au Centre d'animation Marc Sangnier, du 1er septembre au 31 octobre 2014.

Vernissage le 5 septembre.

20 avenue Marc Sangnier. Métro Porte de Vanves- Bus 58- T3 Didot- Renseignements 01 45 41 00 96

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

Affiche-marc-sagnier-2014-1-2.jpg

22 août 2014

Les fondations religieuses du Petit Montrouge

abbé Carton plaque dans l'église de Saint Pierre.jpgLes fondations religieuses du Petit Montrouge

Hospice de Bon secours (suite)

L’ abbé Carton fut terrassé par la maladie. Il mourut à l’âge de 72 ans le 5 avril 1887. La cérémonie religieuse eut lieu le lundi de Pâques. Sa tombe est au cimetière Montparnasse. Les constructions de l’hospice étaient déjà importantes mais l’ensemble n’était pas payé en totalité. La propriété avait été léguée au cardinal Richard, celui-ci s’étant engagé à payer les dettes qui s’élevaient à 300 000 francs de l’époque. C’est là qu’intervient Madame Boucicaut, fondatrice des magasins du Bon Marché. Par testament, elle léguait la somme susdite à l’archevêque de Paris.

Malgré les difficultés, la maison du Bon Secours continua à se développer. Le cardinal Richard aimait ce lieu et à l’occasion de certaines fêtes, servait lui-même le repas des hospitalisés. Après la disparition du cardinal Richard, Monseigneur Thomas continua à développer cette œuvre. Outre le noviciat des sœurs Augustines, il y fut fondé une grande maternité et une école d’infirmières.

Aujourd’hui, une partie des bâtiments faisant face à la rue des Plantes ont disparu et ont été remplacés par la Maison Sainte Monique accueillant des personnes dépendantes du troisième âge. La maternité a été transférée à l’hôpital Saint Joseph , situé rue Raymond Losserand.  Une résidence de 90 studios a vu le jour pour accueillir  des personnes valides. Aujourd'hui est en cours de construction un EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui comprendra 98 chambres. En outre, une crèche de 64 places est prévue, ainsi qu'un Foyer d'Accueil Médicalisé de 66 chambres. La mairie de Paris et la région IDF sont partie prenante de cet ouvrage.

NDLR : Documentation extraite du livre de l’abbé Joseph Magnien (notre vieux Montrouge) édité en 1961 aux Editions Franciscaines.

Photo Plaque  commémorative consacrée à l'Abbé Guesdon, installée à Saint Pierre de Montrouge.

20 juillet 2014

La Voix a 100 ans

voixa100ans.jpgC’est en juillet 1914 que paraît le premier numéro de « La Voix de Saint-Pierre », l’organe des « Œuvres du 16 de la rue du Moulin vert » (où se trouve aujourd’hui Alésia Jeunes). Les Œuvres regroupaient l’École et son patronage, le Cercle des jeunes gens et l’Association amicale des anciens élèves.
L’école de la rue du Moulin vert avait été tenue pendant plus de quarante ans par les Frères des Écoles Chrétiennes, avant leur départ de France à la suite des lois anti-congréganistes. La paroisse avait alors repris le flambeau (jusqu’en 1989) : l’École Saint-Pierre comptait, en 1914, 240 élèves. Le jeudi et le dimanche les enfants pouvaient profiter du « patronage » : « dans la cour où échasses, guides, balles se croisent, ou dans les bois de Clamart, avec ballons et tambourins, les heures passent vite… ».
Le Cercle des jeunes gens regroupait, les dimanches, après la messe, les mardi et vendredi soir, les plus grands : « les amateurs de billards et autres jeux peuvent se livrer à leur innocente passion pendant que les fervents de la barre fixe, des parallèles et de la suédoise (la gymnastique !) donnent libre cours à leurs besoins de culture physique. » Une préparation militaire y est même organisée, alors que « le Cercle d’études, le groupe artistiques et le cours de chant n’ont encore fait qu’une timide apparition ». Enfin, l’Amicale des anciens élèves, créée en 1912 regroupait une quarantaine de membres : en mai, elle donnait sa première « Matinée récréative » (saynettes, monologues, chants, instruments…).

Nous sommes en juillet 1914. Un mois plus tard, nombre de ces jeunes gens partiront pour une longue et douloureuse guerre.

Jean-Marie Peryrel

19 juillet 2014

La véritable histoire du Château du Maine

La veritable histoire du chateau du maine couverture.jpg"La véritable histoire du Château du Maine, ou les mystères d'un domaine disparu, au coeur du quartier de Plaisance":
Il s'agit d'une enquête historique reconstituant l'histoire de cette 'folie' datant du 'siècle des lumières',de ses propriétaires successifs, et de l'évolution de cette partie de la 'Plaine de Montrouge', devenu le quartier de Plaisance.
Cette reconstitution historique est complétée par une modélisation en images 3D (accessible par le lien ci-dessus), de ce domaine qui s'élevait jadis à l'emplacement actuel de la 'Zac Didot', ainsi que d'un film vidéo de 30mn illustrant l'histoire de ce secteur champêtre, depuis le début du XVIIIè siècle à nos jours.

Une conférence-projection organiséee par la Sté Historique du XIV aura lieu le samedi 18 octobre prochain à la salle polyvalente de la mairie.
Le livre est d'ores et déjà disponible dans les librairies de notre arrondissement.
Francis Mandin (auteur, membre de la SHA du XIV)

18 juillet 2014

Gaumont-Alésia : dernière séance le 2 juillet !

Le 2 juillet prochain, après la dernière séance, le plus grand cinéma du 14e, le Gaumont Alesia, a fermé ses portes pour 14 à 16 mois. Le bâtiment historique sera entièrement détruit pour renaître au même endroit, totalement neuf, avec 7 salles de 95 à 438 sièges. La plus grande sera dotée d’un écran courbe. Après les travaux, toutes les salles seront accessibles aux personnes handicapées. Le cabinet d’architecte Manuelle Gautrand a prévu aussi un sous-sol et des « espaces d’accompagnement », plus conviviaux. La façade, résolument futuriste, sera composée de structures métalliques sur lesquelles seront fixées plusieurs milliers de diodes électroluminescentes (LED). Elles permettront notamment la diffusion des bandes-annonces des films. Un auvent protègera l’attente des spectateurs de la pluie.

GaumontAlesia100821044023641496.jpg

Le Gaumont Alésia est une très ancienne salle de cinéma du 14e. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir). Il a ouvert le 4 février 1921, sous le nom de « Montrouge Palace ». Son architecture (qui demeure encore pour quelques jours) était audacieuse pour l’époque : une structure d’arcades en béton armé. La salle de cinéma (unique) de l’époque comptait… 2800 fauteuils, avec balcon et loges, comme dans les théâtres. Gaumont rachète la salle en 1930, et le cinéma prend alors le nom de « Gaumont Sud ». Il est transformé en 1951, la salle étant réduite à 2000 fauteuils. Dans les années 1960, il prend le nom de « Montrouge Gaumont ». En 1973 commence la création des multisalles. Après de nouveaux travaux, le cinéma offre 4 salles, de 900, 400, 300 et 120 places. Avec encore une transformation en 1986 pour monter à 7 salles, avec un nouveau nom : la dénomination actuelle « Gaumont Alésia ».

Gérard Desmedt

Les fondations religieuses du Petit Montrouge

Notre Dame de Bon Secours histoire-visuel.jpg

 L’hospice Notre Dame de Bon- Secours

Ce fut l’abbé Carton qui est à l’origine de l’hospice. Il logeait au 93 de l’avenue d’Orléans et y avait recueilli plusieurs vieillards. Leur nombre augmentant sans cesse et venant d’hériter de sa famille d’une somme de 20 000 francs, il l’employa à l’acquisition d’un pavillon donnant sur le passage Rimbaut. On était en 1873. Il put ainsi augmenter le nombre de ses pensionnaires et fit venir dans ce pavillon trois religieuses pour les soigner. Ce fut là l’origine de sa fondation.

 Mais le local devenant trop étroit, il acquit un terrain de 15 000 mètres carrés situé rue des Plantes (n° 68 aujourd’hui). Il sollicita de la part des paroissiens des fonds supplémentaires et en 1881, l’hospice comprend déjà 54 vieillards. Cette construction reçut le nom officiel de « Bon- Secours ». Une statue érigée au dessus de l ‘autel de la chapelle de la Sainte Vierge, dans l’église paroissiale, en symbolise la réalisation. Elle représente la vierge étendant son manteau protecteur sur un malade couché et un vieillard accroupi.

NDLR : Documentation extraite du livre de l’abbé Joseph Magnien (notre vieux Montrouge) édité en 1961 aux Editions Franciscaines.

27 juin 2014

Le 70ème anniversaire de la mort du Père Corentin

70ème anniversaire de Corentin Cloarec affiche_corentin.jpgCONFÉRENCE LE 28 JUIN 2014 POUR LE 70e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU PERE  CORENTIN CLOAREC

La conférence aura lieu le samedi 28 juin 2014, de 16 h 30 à 18 h 30, au couvent Saint François, 7 rue Marie-Rose - 75014 -  Paris -http://www.franciscains.paris.org

Cliquez sur l'affiche pour la voir en grand

Le 28 juin 1944 le père Corentin Cloarec, frère mineur du couvent franciscain de la rue Marie Rose était abattu dans son couvent par des membres de la Gestapo. Une rue de Paris dans le XIVème arrondissement lui a été dédiée et le père Corentin a reçu, à titre posthume, la médaille de la résistance et la croix de guerre.

Pour marquer le 70ème anniversaire de cet événement méconnu, une conférence est organisée sur les lieux mêmes de cet assassinat au Couvent Saint François (7, rue Marie Rose – 75014 Paris) le samedi 28 juin 2014 de 16h30 à 18h30, suivie d’un verre de l’amitié.

A cette occasion, seront présentés les résultats du travail de recherches mené depuis 2012 par une équipe comprenant Bertrand Warusfel, Professeur à l'Université Lille 2, le frère Luc Mathieu, ancien provincial des frères mineurs, le frère Jean-Louis Paumier, archiviste adjoint de la province de France et de Belgique francophone, et Patrice de Larrard.

Ils évoqueront le parcours personnel de ce religieux franciscain, né dans le Finistère en 1894, son action dans la résistance et ce que l'on sait des raisons et des circonstances de son assassinat à la veille de la libération de Paris.

Un volume publié par les Editions franciscaines :"Corentin Cloarec – un franciscain dans la résistance" http://www.editions-franciscaines.com) reprendra les conclusions de cette recherche et les principaux documents et témoignages (dont certains inédits) surlesquels elle s'appuie. Il présentera également plusieurs autres frères mineurs qui se sont illustrés dans la Résistance, contribuant ainsi à une meilleure connaissance de l'histoire des franciscains durant le Seconde guerre mondiale.

Renseignements et programme :

http://www.archivesfranciscaines.fr/index.php/actualites/...

11 juin 2014

Conférence sur Port Royal, lieu spirituel, samedi 14 juin

Cloitre_de_Port-Royal_Paris,_Cochin.JPGPort-Royal : de la gloire au martyre, un flambeau spirituel et culturel du Grand Siècle

Mme Laurence PLAZENET, Maître de conférence à L'université de Paris-Sorbonne, membre de la Société des Amis de Port-Royal, donnera une conférence :
"Port-Royal : de la gloire au martyre, un flambeau spirituel et culturel du Grand Siècle"
le samedi 14 juin à 11h au Chœur des religieuses de l'Abbaye de Port-Royal de Paris,
123 Bd de Port-Royal,75014 dans le cadre des journées Portes Ouvertes de l'APHP.

Entrée libre.

http://www.aphp.fr/wp-content/blogs.
dir/1/files/2014/05/portesouvertes_cch.pdf

P. Franck Derville
Aumônerie de Cochin Port-Royal
06 63 12 86 78

24 mai 2014

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (IV) Développement économique

Nous sommes au milieu du 19ème siècle. Le territoire compris entre le Mur des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers est peu à peu urbanisé. Les terrains de culture deviennent industriels. Des maisons de deux, trois étages se mêlent aux maisons de faubourg. Le peuplement s’intensifie. Il devient commerçant, artisanal et pré-industriel. Aux maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes et meuniers, rentiers, détaillants, aubergistes et cabaretiers s’installent, auxquels il faut ajouter les fabricants de bâches, toiles cirées, harnais, produits chimiques, des brasseurs, des cordiers, des charrons et des carrossiers. Ainsi, au Petit Montrouge, une population ouvrière et laborieuse s’installe rapidement.

Cimetiere-Montparnasse-630x405-C-OTCP-Daniel-Thierry_block_media_big.jpg D’autre part, l’ouverture du cimetière du sud, dit du Montparnasse, apporta une forte animation aux frontières du quartier. De nombreux ouvriers, sculpteurs vinrent travailler dans les entreprises de marbrerie. De véritables artistes et d’autres formés aux ateliers des maîtres les rejoignirent. Par ailleurs, des lieux de plaisir essentiellement situés rue de la Gaîté – dite rue de la Joie – se développèrent par l’ouverture de bals, de théâtres, de fêtes foraines, donnant à ce secteur une ambiance de fête perpétuelle.

 Il faut signaler en 1840, l’ouverture de la première ligne de chemin de fer de la rive gauche, le chemin de fer de l’ouest, ouvrant Paris vers la Bretagne. En 1846, signalons l’ouverture de la ligne de Sceaux dont la gare, presque inchangée de nos jours, est la plus ancienne gare parisienne subsistante.

 La population du Petit Montrouge en 1848 était estimée à 12 000 habitants. Plaisance, dépendant de la commune de Vaugirard comportait de 2 à 3 000 habitants, tandis qu’à l’est, le quartier de Montsouris restait quasi désertique. Le 1er janvier 1860, le quartier de Petit Montrouge allait devenir officiellement le centre vital du futur 14ème arrondissement du nouveau Paris haussmannien.

 Documentation extraite de la revue n° 35 de la SHA du 14 -  

09 mai 2014

Visite du quartier : parcours autour de l'aqueduc Médicis samedi10 mai

AqueducVieilleMaison.JPG Parcours autour de l'aqueduc Médicis - commenté par Michel Haguenau samedi 10 mai à 11h

Tous les 2ème samedis de chaque mois, les habitants du quartier Montsouris-Dareau vous font découvrir avec passion les coins et recoins les plus curieux, les plus emblématiques et les moins connus de leur quartier. A cette occasion différentes balades vous sont proposées : samedi prochain le parcours de la balade se fera autour de l'aqueduc Médicis.

 > Départ du FIAP  (30 rue Cabanis 75014) à 11h

> Commentaires en français- Durée 1h30 environ

> Gratuit et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.fr, nombre de participant limité.