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01 octobre 2011

En descendant le boulevard (VI)

(Lire la note précédente) Le territoire de la commune de Montrouge s’étendait jusqu’au « Grand Cours »  (actuel bd. du Montparnasse). L’annexion du 1er janvier 1860, sous le Second Empire d’une partie des territoires  des communes suburbaines, entraîna la démolition du mur des Fermiers Généraux. Aussitôt, le boulevard qui nous concerne, vit sa largeur repoussée à 70 mètres. Cette allée plantée d’arbresla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux, vit alors l’apparition de la fête foraine, dite plus tard «  du Lion de Belfort ». Mais en 1895, on aligna la largeur du boulevard sur celle de la partie nord, plus étroite, à 38m 40. Ainsi, les terrains longeant le cimetière situé plus à l’ouest, furent lotis par la construction d’imposants immeubles  de style haussmanien( N° 234 à 286) et la fête foraine transférée sur le boulevard Saint Jacques tout proche.

(Cliquez sur les images pour arandir) Nous voici à la hauteur de la rue Victor Considérant, tracée sur une partie du cimetière désaffecté      entre 1887 et 1895. V. Considérant était un ami de Raspail. Il fut l’adepte de Fourrier et député «quarante-huitard ». Il fut banni de France de 1849 à 1869.

Puis, en descendant le boulevard en direction des stations de métro Raspail et Vavin, nous rencontrons une série d’immeubles « haussmaniens » au confort « bourgeois ». Au 278, s’installa au début de 1913, la revue mensuelle illustrée : «  les Soirées de Paris » dont le directeur était Guillaume Apollinaire et Jean Cérusse.

la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxAu 276, le sculpteur Derré sculpta en 1905 trois bas-reliefs représentant , l’Amour, la Maternitéla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxla voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux et la Mort. L’immeuble sis au 270, à l’angle de la rue V. Schoelcher, a été primé en 1889 pour  l' heureux  accord réalisé entre la  pierre  et  la   brique. Juste à côté, au 268,  la galerie d’art «  Camera Obscura » présente régulièrement des œuvres de peintres et de photographes contemporains.

Puis, à partir du 254, les bâtiments de l’ESA  apparaissent. Il s’agit d’une école d’architecture fondée en 1865 par Emile Trélat, avec l’appui de la princesse  Mathilde et de la Famille impériale. la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers générauxEn 1868, cette école délivrait son premier diplôme. Etablissement libre, son enseignement etait plus technique qu’aux Beaux Arts. Dans la cour de l’école, signalons quelques colonnes  et leurs chapiteaux  provenant du Palais des Tuileries, démoli après l’incendie de la Commune. Sur le même terrain, un batiment verre et métal abrite l'école d'art Camondo et une extension de l'ESA.la voix du 14è,derré,apollinaire,mur des fermiers généraux

Dans un prochain chapitre, nous terminerons notre promenade du boulevard en direction du carrefour Vavin-Montparnasse. (Lire la prochaine et dernière note)

-N.D.L.R. Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

28 septembre 2011

Montparnasse au temps d'Apollinaire (juin 1914)

apollinaire.jpg(Apollinaire, blessé, dessiné par Picasso) Dans le numéro de Paris-Journal daté de juin 1914, Apollinaire faisait une présentation du quartier Montparnasse, dont nous nous faisons l’écho en diffusant de larges extraits des lignes écrites par le poète :

… «  Montparnasse d’ores et déjà remplace Montmartre. Alpinisme pour alpinisme, c’est toujours la montagne, l’art sur les sommets. Les Rapins ne sont plus à leur aise dans le Montmartre moderne, difficile à gravir, plein de faux artistes, d’industriels fantaisistes et de fumeurs d’opium à la flan.

 A Montparnasse, au contraire , on trouve maintenant de vrais artistes, habillés à l’américaine. Quelques uns d’entre eux se piquent le nez à la coco. Mais, ça ne fait rien, les principes de la plupart des Parnassois ( comme on les appelle pour ne pas les confondre avec les Parnassiens) sont opposés à l’ingestion des paradis artificiels quels  qu’ils soient.

Que voilà un pays agréable où tout ciel est pour l’usage externe du plein air et des terrasses : celle des Lilas où dominent Paul Fort, Charles Guérin, Flandrin, Mme Marval… celle de la Rotonde où l’on voir Kisling, Max Jacob, Rivera, Friesz… celle du Dôme où se tiennent Basler, Goetz, Pascin… Celle du petit Napolitain où se rafraîchissent Chirico, Modigliani… celle enfin du Versailles où reviennent Marquet, Benoni-Auran, etc…

C’est de la région dont les cafés sont les oasis , que « Montparnasse » veut  être l’organe, gazette hebdomadaire où l’art et la littérature trouvent leur compte et que dirige notre ami Paul Husson…

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 Août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918. 

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 21 de la S.H.A. du 14E.     

27 septembre 2011

Le boulevard Raspail lorsqu'il s'appelait le boulevard d'Enfer (V)

(Lire la note précédente ) Sous  Louis XV,  la route d’Orléans ( actuelle avenue du Général Leclerc), drainait tout le trafic vers le sud. La rue d’Enfer ( actuelle avenue Denfert-Rochereau), était étroite et peu propice à l’écoulement du trafic. Aussi avait-il été décidé de rejoindre le « Grand Cours » ( actuel boulevard du Montparnasse) par un boulevard prenant son départ à la nouvelle Porte de Paris, sise sur la place actuelle de Denfert-Rochereau. Les terrains traversés appartenaient dans leur majorité en 1772 , à « la Ferme du pressoir ». Ils étaient constitués de champs, jardins, vignobles, le tout parsemé d’excavations faites par les carrières ; de rares maisons étaient reliées entre elles par des sentiers. Ici, il faut citer un vieux chemin carrossable qui, partant de l’ancienne porte Saint Michel ( Carrefour du Bd. St Michel – Ecoles des Mines aujourd’hui) traversait la rue Notre-Dame des Champs après avoir longé les Chartreux, puis la rue Joseph Bara, et  le cours du Montparnasse. Les rues Auguste Mie et la rue Raymond Losserand ( ex chemin de Vanves) se trouvent les héritières de cet antique chemin de Paris vers la forêt de Clamart… Dans le cimetière  du Montparnasse, dont la réalisation avait été décidée en 1804 et seulement réalisée en 1824, on aperçoit la tour d’un vieux moulin situé sur le parcours de ce chemin, lieu où se retrouvaient au 18ème siècle, les collégiens de Louis-le-Grand et ceux de l’Oratoire, situé rue d’Enfer.

Signalons que sur le nouveau boulevard, fut inauguré en 1772, le «  théâtre Montparnasse », premier du genre, qui, disparu sous le Ier Empire, fut réinstallé en 1817, rue de la Gaîté.

LV-DenfertRochereau-3712b.jpg(la Barrière d'Enfer - cliquez) En 1786, s’élèvent l’enceinte et les barrières des Fermiers Généraux (… ce mur murant Paris qui rend Paris murmurant !)  Celles-ci empruntent le boulevard de Montrouge ( actuel Bd. Edgar Quinet) et le Bd. d’Enfer (actuel Bd. Raspail). En 1787, deux pavillons symétriques seront construits par Charles-Nicolas Ledoux à la barrière d’Enfer. Enfin en 1791, notre boulevard reçoit le nom officiel de Boulevard  d’Enfer. Dans un prochain article, nous descendrons le boulevard, côté des numéros pairs. A bientôt ! (Lire la note suivante)

- N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

19 septembre 2011

Raconte-moi ton 14ème : rallye pédestre et conférence jeudi 22 septembre à la mairie.

Jeudi 22 septembre, est organisée une soirée visite-conférence qui comporte

- Un rallye pédestre autour du patrimoine du quartier. Rendez-vous est donné à 17h45 sur le parvis de la Mairie. Détails, décors, recoins, laissez-vous guider  et partez à la découverte des richesses du XIVème. !

-  A partir de 19h, salle des mariages : Conférence « Raconte moi ton 14e » animée par l’association Culture et Patrimoine et la Société Historique et Archéologique du 14eoù plusieurs intervenants vous raconteront « leur XIVème arrondissement. » - M. Koltirine (président de l’association Culture et Patrimoine et rédacteur en chef de la revue Paris Patrimoine)- M. Viaud (président de la société d’Histoire et d’Archéologie du XIVème arrondissement.- M. Gazet (membre de l’association SOS PARIS et réalisateur de films sur le patrimoine)

Entrée libre. Mairie, 2 place Ferdinand Brunot. 

Renseignements : http://www.culture-et-patrimoine.com/

17 septembre 2011

Les Carrières-Catacombes dans le XIVe

Depuis l’époque romaine, les bancs de calcaire situés sur la rive gauche de la Seine ( Montagne Sainte Geneviève, et site des arènes de Lutèce ) avaient été exploités  à ciel ouvert, pour fournir de la pierre destinée aux constructions civiles et religieuses. Au Moyen Age, afin de préserver le sol agricole situé au-dessus, l’exploitation s’enfonce dans le sous-sol. Ainsi naissent peu à peu des couloirs  et les excavations correspondantes à l’exploitation des bancs de calcaire.

Au XVe et XVIe siècles, voleurs et coupe-jarrets infestaient les communes de la banlieue sud : Arcueil, Gentilly et Montrouge, se cantonnant dans les ruines du château de Bicêtre. Sous François Ier, des bandes de mercenaires, débris des armées d’Italie après la défaite Pavie  en 1525, se répandent dans les vastes carrières de Montrouge et de Montsouris.

paris 14e,lavoixdu14e.info,catacombes,denfert rochereau On sait que ces carrières sont devenues les Catacombes de Paris, vers la fin du XVIIIe siècle, alors qu’il devenait nécessaire de supprimer  du centre de Paris, les cimetières qui ceinturaient les églises de l’époque. Plus de 6 500 000 corps ont ainsi été évacués, surtout de nuit  puis  répartis dans les vastes excavations des anciennes carrières.

Singulière curiosité sont les escaliers qui permettent d’y accéder. Dans le Paris-Souterrain de M. Gérard, auteur d’une magistrale histoire des carrières, il est fait état dans le XIV°, de onze escaliers qui permettent de pénétrer dans les dites Catacombes. Le plus profond est avenue Reille ; il compte 117 marches… Par ailleurs, au 21bis de l’avenue du président Coty, existe un singulier puits par lequel sont jetés les ossements provenant d’anciens cimetières parisiens ou de tombes abandonnées dans les cimetières actuels.

Ainsi, sous nos pieds, le passé  de l’Histoire parisienne continue de témoigner de l’intarissable présence de l’homme au cours des siècles, et ce n’est pas fini…

N.D.L.R.  Documentation  extraite du N° 23 de la Revue de la S.H.A. du 14e

14 septembre 2011

En remontant le boulevard(IV)

(Lire la note précédente) Nous arrivons enfin sur les terrains de la « Maison Marie-Thérèse », nom donné en mémoire de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI. par madame de Chateaubriand qui ouvrit ici une infirmerie destinée à l’origine aux prêtres âgés. medium_infirmerie.jpgCette infirmerie fut léguée plus tard à l’archevêché de Paris, tandis que le couple Chateaubriand y vécut de 1826 à 1838. Après la Grande Guerre, l’archevêché céda une partie du terrain à un groupe d’intellectuels de la colonie américaine qui fonda en 1928 au 261, « l’American Student Club » qui comportait salon, bibliothèque, gymnase, piscine… Mais ce Centre fut remplacé en 1994 par une nouvelle construction due à l’architecte Jean Nouvel, où s’établit la « Fondation Cartier pour l’art contemporain ». Le bâtiment s’inscrit au mieux dans l’environnement, car il joue sur les transparences. Jardin, salles d’exposition, étages supérieurs, sont traversés par la lumière omniprésente. Cela donne à l’ensemble une légèreté particulièrement harmonieuse dont beaucoup de bâtiments contemporains  devraient pouvoir s’inspirer.infirmerie marie-therese,chateaubriand,paris 14e,lavoixdu14e.info

4246984997.jpgPrécisons que l’infirmerie Marie-Thérèse (photo) a gardé aujourd’hui son caractère d’accueil pour les prêtres âgés qui trouvent ici la sérénité nécessaire à une retraite  paisible.

Plus loin, au 231, et sur un terrain qui appartenait à l’Infirmerie, s’est édifié l’immeuble de la Direction de l’Aéroport de Paris.

Enfin, à l’angle du boulevard et de l’avenue Denfert-Rochereau ( ex rue d’Enfer ), était un café, disparu depuis. Entre 1860 et 1890, un petit marché aux fleurs fonctionnait là, tandis que jusqu’en 1914, un marché hebdomadaire aux oiseaux s’y était établi.

Ici se termine notre promenade au cours de laquelle nous avons parcouru 780 mètres… Dans un futur proche, nous entreprendrons la descente du boulevard, côté des numéros pairs, pour faire de nouvelles découvertes, accompagnées de nouvelles surprises!  (Lire la note suivante)

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

12 septembre 2011

En remontant le boulevard(III)

Voici le troisième volet de notre découverte du boulevard Raspail.  (lire le précédent)

LyceeJeanQuarré.jpgNous sommes au niveau du 231, devant la vaste façade d’un bâtiment récent (le lycée hôtelier Jean Quarré), qui a remplacé l’ancien lycée technique Raspail, lui-même déménagé près de la porte Didot. Il avait pris la suite de l’Ecole Professionnelle de St Ouen, déménagée après avoir été sinistrée durant la deuxième guerre mondiale.

Il faut dire que ce lieu a subi de nombreuses modifications depuis longtemps. Ainsi, en 1855, fonctionnait ici un des dépôts de la « Compagnie des petites Voitures », absorbée en 1894 par la « Compagnie Générale des Voitures à Paris », qui créa entre 1920 et 1924 une douzaine de garages pour les 1500 taxis qu’elle possédait en 1929. Il est probable que cet immense terrain d’angle était à l’origine propriété de l’horticulteur Noisette dont l’adresse était au 51 Bd. d’Enfer.

Aux heures fastes de Montparnasse, on trouve à cet  endroit du boulevard, un lieu où s’implanta en novembre 1923, la « Sorbonne Montparnassienne » qui avait pour nom vérItable : « l’Académie du Caméléon », laquelle venait du 146 du Bd du Montparnasse. Cette Académie prétendait devenir une Maison des intellectuels. Elle éditait un bimensuel : Paris-Conférences ; l’expérience dura  cinq ans puis disparut.

Vint ensuite en 1930, un vaste édifice en béton qui devait être le « Salon Parnasse », composé d’un vaste hall entouré de galeries superposées en gradins. Mais l’expérience échoua et le bâtiment devint le lycée technique Raspail, cité plus haut.

paris 14e,lavoixdu14e.info,raspail,jean quarrAujourd’hui, un square fait l’angle avec la rue Campagne Première. Il est dédié au peintre Yves Klein, qui avait son atelier au 9 de cette rue, tandis qu’il habitait au 14.

Traversons cette dernière. A l’angle du boulevard, existait une petite maison de faubourg où vécut quelque temps dans une chambre misérable, Arthur Rimbaud accompagné de Verlaine.  De nos jours, un restaurant «  le Duc » a pris la place, remplaçant un restaurant-dancing, le « Normandy », symbole  éteint de la vie artistique de l’avant-guerre.

Au 247, s’ouvre le passage d’Enfer, seule appellation subsistant  de l’origine. Ce passage existait déjà en 1808. Les maisons basses et les pavés inscrivent leur nostalgie dans un lieu qui  a gardé son charme presque champêtre d’une autre époque.

Enfin, pour clore provisoirement notre promenade, au 253, il y avait l’impasse Sainte Elisabeth, devenue après son prolongement jusqu’au boulevard Montparnasse, la rue Boissonade, savant helléniste qui vécut de 1774 à 1857. (Lire la note suivante)

N.D.L .R  Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

 

09 septembre 2011

En remontant le boulevard (II)

(Lire la note précédente) Nous continuons  notre balade sur le  boulevard Raspail, côté des numéros impairs, en direction de Denfert-Rochereau, laissant planer en nos mémoires, le souvenir des jardins de la Grande Chaumière . Ici même, au N° 201, le restaurant le  Rond-Point , modernisé en 1958, était l’héritier du Café Baty. Aujourd’hui, ces établissements ont disparus et ont été remplacés successivement par le  "Bar à  huîtres"  et de nos jours par le  "Restaurant de Haute mer". Apollinaire, disait à propos du café Baty : « c’est le dernier des véritables marchands de vin, quand il se sera retiré, cette profession aura disparu de Paris ; il restera des bistrots, mais le «  chand d’vin » aura vécu.Le patron avait servi, René Benjamin, Apollinaire, Pierre Benoît, Billy, Jean Cocteau, Max Jacob, Giraudoux, Vincent d’Indy… L’enseigne porta un temps celui du restaurant : "La Grande Chaumière" .

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Nous voici maintenant au 207. Pierre Benoît y habita de 1918 à 1923. Au 209, un café appelé autrefois" La Guérite", fut un rendez-vous d’artistes : « le groupe des Caïmans » suivi par le « Groupe de l’échelle » .Aujourd’hui, la Guérite a fait place aux « Fondus de la Raclette ». Plus loin, au 213, une vitrine attire notre attention : « Aventuria », créateur de voyages en direction des USA, du Canada et de l’Afrique Australe.

Le 221 vit le statuaire Hiolle, vers 1880. De son atelier entouré d’arbres, il disait : « C’est rien poétique ici, on entend toujours gueulé les petits oiseaux ».

Au 229, nous remarquons la façade incurvée de l’immeuble qui respectait un très vieil acacia, planté semble-t-il, par Victor Hugo. Mais le vieil arbre a disparu. C’est à cet endroit que s’était installé en 1864, le « Cercle catholique d’ouvriers », dit Cercle Montparnasse, et c’est dans cette salle que fut lancé le 15 juin 1894, la Schola Cantorum, par l’organiste Charles Bordes. Le  premier concert eut lieu le 17 mai 1896 en la salle du cercle Montparnasse, tandis que le 15 octobre fut créé un cours de chant liturgique et de musique religieuse. Nous vous quittons ici pour un prochain rendez-vous sur le boulevard.  (Lire la note suivante)

 -N.D.L.R. Documentation extraite  de la Revue N° 5,  de la S.H.A. du 14e.

07 septembre 2011

Pierre Seghers au musée du Montparnasse : soirées littéraires dès le 8 septembre

Musée du Montparnasse.jpgUne série de rencontres, de lectures, des projections d’archives et de films autour de l’oeuvre et de la personnalité de Pierre Seghers se dérouleront en septembre 2011 au Musée du Montparnasse

Le jeudi 8 septembre 2011 à 19h : Soirée « Résistance » avec Bruno DOUCEY, présentation du livre « Comme une main qui se referme » de Pierre SEGHERS.

Le jeudi 15 septembre à 19h30 : Soirée « poétique » avec Lucienne Deschamps, Jean-Claude Bourbault et Ophélie Orecchia dans des textes de Jacques Prévert, Robert Desnos, Blaise Cendrars, René Char, Pierre Mac Orlan… (textes dits et chantés). (En collaboration avec Edwige Avice Présidente des « Ateliers de Mai » et Jacqueline Zana-Victor secrétaire général).

Le mercredi 21 septembre 2011 à 19h : Soirée « littéraire » avec le parcours de Jean-Marie Drot et la présentation du livre « Artisan d’une télévision citoyenne » par Claude Carrez.

Musée du Montparnasse · 21 avenue du Maine · 75015 Paris | Tél. : 01 42 22 91 96 · Fax : 01 42 22 91 00- Métro : Montparnasse-Bienvenüe (lignes 4, 6, 12, 13)

Renseignements : 01 42 22 91 96

Rappel sur l'exposition « Pierre Seghers – Poésie, la vie entière »

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06 septembre 2011

En remontant le boulevard (I)

Une longue balade nous attend tout le long du boulevard Raspail, une importante artère du XIVe arrondissement.

Nous voici du côté des numéros impairs du dit boulevard, à l’angle que fait celui-ci avec le boulevard du Montparnasse, en remontant vers Denfert-Rochereau.

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Carrefour Montparnasse-Raspail en 1910

Pendant la 1ère partie du XIXe siècle, l’emplacement était occupé par de vastes jardins sur lesquels était installé une sorte de Luna Park. Ainsi, sous la Restauration, sévissait ici, la mode des « Montagnes russes » , divertissement qui consistait  en un hangar monté sur un rocher en bois qui permettait d’y accéder, et de là , le visiteur pouvait se lancer sur une pente de 65 mètres à l’aide de chariots et de gondoles… On appelait aussi ce lieu de détente : «  le jardin des Montagnes Suisses ».

A l’arrière de cet endroit ( numéros 205 à 299 de l’actuel boulevard du Montparnasse) s’étendaient les jardins du « Bal de la Grande Chaumière », né en 1787, et dont la propriété appartenait à l’anglais Tinkson, après fusion avec le restaurant Fillard,  prenant lui-même la suite du « Café Turc ». Les Benoît père et fils succèdent à Tinkson et lancent les « Montagnes russes ». Les jardins y attenant comportaient grottes en pierre meulière, des tapisseries de verdure, des talus de gazon, et des fleurs…

La réputation un peu scandaleuse de la Grande Chaumière débute vers 1830, avec les « Chicards », les « Flambards », et plus tard avec les « Boussingots ». En 1844, on y danse les premières polkas et une danse toute nouvelle, qui deviendra célèbre sous le Second  Empire : le « Chahut », ancêtre du « Cancan ». Là se retrouvent des jeunes gens dont certains deviendront célèbres : Thiers, Barbès, ainsi que des filles célèbres : Mogador, Lola Montes, Louise-la balocheuse… Louise-la- loucheuse…

C’est en 1858, que Bullier s’installe près de l’Observatoire, avec la « Closerie des Lilas ». C’en est fini de la Grande Chaumière. Elle avait fait son temps, elle disparaît peu à peu.

Nous continuerons notre promenade sur le boulevard  d’Enfer, la première dénomination du boulevard Raspail, lors d’une prochaine évocation. (Lire la note suivante)

N.D.L.R. Documentation extraite de la Revue N° 5 de la S.H.A. du 14e.

27 août 2011

Rémy Dumoncel, le Résistant

Remy Dumoncel.jpgUne rue du XIV° porte son nom, reprenant une partie de la rue Dareau. D’une certaine manière il fut de notre arrondissement puisqu’il  travailla aux Editions Tallandier,  dont le siège était rue du Saint-Gothard un certain temps. Il avait épousé en 1919,la fille de Jules Tallandier.

 Rappelons brièvement sa vie. Né en octobre 1888, il fut maire d’Avon de 1935 à 1945. En 1914, il fut mobilisé et fut blessé cinq fois et fait prisonnier. Pour son courage il reçut la Croix de guerre et la Légion d’Honneur. Maire d’Avon jusqu’en 1940, il refuse de démissionner contre les atteintes de l’occupant. Sachant que ses sympathies allaient à la France Libre, les Allemands le surveillent. D’ailleurs, il accueille les prisonniers évadés et les fait passer en zone libre. Il organise à cette effet, à la préfecture de Melun un service clandestin de cartes d’identités et il héberge de nombreux juifs dans sa propriété de Dordogne.

En 1940, les Allemands lui demande de désigner vingt otages : il fournit quatre noms dont le sien, ainsi que celui du père Jacques ( Louis Bunel) directeur du collège Saint-Thomas d’Avon. Celui-ci fut emmené par la Gestapo pour avoir caché des enfants juifs. Louis Malle en  tirera un film : « Au revoir les Enfants ».

Le 4 mai 1944, Rémy Dumoncel est à Paris. Il est recherché par la Gestapo. Il sera arrêté et incarcéré à Fontainebleau, transféré à Compiègne et de là, à Neuengamme. Il meurt le 15 mars 1945. Son nom est inscrit au Panthéon.

N.D.L.R  Documentation extraite de la Revue N° 48 de la S.H.A. du 14e.

 

26 août 2011

Un certain Michel Audiard

 Michel  Audiard.jpgMichel Audiard est un enfant du XIV°, puisqu’il est né à  la  maternité de Port-Royal le 15 mai 1920.Il sera toujours fidèle à son quartier dont il gardera une certaine manière d’être et de vivre. Il fait ses études primaires au Cours Saint Pierre, 16, rue du Moulin vert. Il y obtient son certificat d’études avec la mention bien. Pris d’une passion pour la petite reine, il décide de se lancer pour devenir coureur cycliste. Il sera inscrit durant sept ans au Vélo Club du 14° arrondissement et durant ces années, participera à différentes courses autour de Paris avant de choisir la piste. Par la suite, devenu journaliste, le metteur en scène André Hunebelle lui proposera d’écrire des scénarios. Les répliques des Tontons flingueurs ou des Barbouzes marqueront le cinéma , qu’apprécieront Blier, Ventura, et Gabin.

Son personnage est celui du vrai « titi » parisien, toujours prêt à sortir une blague de la plus haute loufoquerie, avec cet accent inimitable qu’on lui connaissait et qui était la signature du parler faubourien d’alors.

 Le 3 mai 1947, il se marie à l’église Saint-Dominique. Deux enfants naîtront de ce mariage. Mais il sera très affecté par la mort accidentelle de son fils François en janvier 1975. Sa détresse fut immense. Il dira : « Je n’ai plus l’esprit à jouer, il y a un certain temps que je ne joue plus… à rien… depuis qu’une auto jaune a percuté une pile de pont de l’autoroute du Sud et qu’un petit garçon est mort ».

Michel Audiard est décédé à Dourdan, le 27 juillet 1985.

N.D.L.R.  Documentation extraite du N° 48 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

23 août 2011

Les moulins de Montsouris

La butte de Montsouris, là où se rejoignent les rues de la Tombe Issoire, de l'avenue Reille et du boulevard Jourdan a toujours été le lieu  privilégié pour accueillir de nombreux moulins à vent. Dans l'histoire de Montrouge, huit de ces moulins sont cités à hauteur de l'avenue du  président Cotty - ex avenue du parc Montsouris-. L'un d'eux portait le nom de Moulin de Montsouris, et se voyait à l'angle obtus que forme les rues de la Tombe-Issoire et de la Voie-Verte (rue actuelle du Père Corentin). Le 25 novembre 1916, la Commission du Vieux Paris avait proposé l'apposition d'une plaque rappelant ce moulin, à cet endroit, mais le voeu n'a pas été exaucé.  Il y avait dans ledit moulin, un cabaret tenu par la mère Blézimart, rendez-vous des duellistes, qui y venaient déjeuner après avoir échangé quelques fines lames !

Un autre moulin, dit de la Marjolaine, se trouvait à peu de distance du précedent au milieu de l'îlot formé par les rues de la Voie-Verte et de la rue du Douanier Rousseau.

Citons enfin  le Moulin du Bel Air, à l'angle de la rue la Tombe Issoire et du boulevard Jourdan, face à ce bastion 81, qui ne sera plus bientôt qu'un souvenir, remplacé par les premiers bâtiments de la Cité Universitaire. Il y avait en ce moulin, un cabaret où venaient se désaltérer les ouvriers des carrières voisines,  celles-ci y étaient nombreuses à cet endroit et toutes étaient exploitées à ciel ouvert.

N.D.L.R.  Documentation extraite du N° 23 de la S.H.A. du 4e.

10 août 2011

Certains artistes préféraient vivre dans le 14e...

Notre arrondissemtent a toujours été privilégié pour devenir la ruche où des artistes, après avoir vécu des "vaches maigres", sont devenus célèbres par la suite. Les  rues suivantes ont vu déambuler pendant la période de l'entre-deux guerres, des noms  connus universellement.  Ainsi :

Maïakovski Vladimir : 29, rue Campagne Première ( Hôtel Istria).

Man Ray :29 rue Campagne Première.

Masson André : rue Campagne Première.

Matisse Henri : 132 bd. Montparnasse et 37 bis Villa d'Alésia.

Joan Miro : 39, rue Delambre ( hôtel Apollinaire).

Modigliani Amédeo : 216 bd Raspail, 3 rue Campagne premirère et 16, rue du Saint Gothard.

Piet Mondrian : 5, et 26 rue du Départ, rue de Coulmiers, 278 bd Raspail.

Edxard Munch :32, rue de la Santé.

Ozanfant  Amédée :  53, avenue Reille, 16,  rue Campagne Premirèe et 16 rue Boissonnade

Piacasso Pablo :5bis rue Victor Schoelcher, 242Bd Raspail ( cité Nicolas Poussin).

Picabia Francis : 29, rue Campagne première ( hôtel Istria).

Rousseau ( dit le Douanier) :36 rue Gassendi, 2bis rue Perrel, 3, rue Vercingétorix, 44, avenue du Maine, impasse du Rouet et 44, rue Daguerre.

Soutine Chaïm :25, avenue du Général lecler, 35 avenue du président Coty, 26-28 Bd Edgar Quinet, 26, rue des Plantes, rue de l'Aude, 18 villa Seurat, 8 rue du Saint Gothard.

Nicolas de Staël :7, rue Gauguet.

Tal Coat  Pierre :7, rue Brézin.

Tanguy Yves : 54, rue du Château, rue du Moulin Vert.

Utrillo Maurice :42 rue des Plantes et 1, rue Cabanis.

Vlaminck Maurice de : 26 rue du Départ.

Zao-Wouki :51  bis rue du Moulin Vert et 19 bis rue Jonquoy.

On pourrait compléter  cette liste par des noms d'artistes moins connus, mais nous pouvons affirmer que notre quartorzième est  une plaine fertile où fleurisent et continuent de fleurir  un grand nombre d'artistes sans doute inspirés par le bon air qui souffle sur les Trois Monts : Montparnasse, Montsouris et Monrouge. Allez savoir ...

23 juillet 2011

Balzac, et le quartier de l'Observatoire

 En 1833, Balzac habite rue Cassini, à deux pas de l’Observatoire. A cette époque, il publie un roman : « Histoire des treize Ferragus », et Balzac, dans la préface précise : «  les Treize Ferragus sont des aventuriers qui sous l’Empire se réunissaient en une fraternité secrète : les Dévorants, une tribu de Compagnons, ressortissant à la grande institution mystique formée entre les ouvriers de la chrétienté pour rebâtir les temple de Jérusalem.

Et voici comment Balzac décrit ce quartier de l’Observatoire, encore à l’époque un no-man’s land : … Un de ces « melmoths » parisien était venu se mêler depuis quelques jours parmi la population sage et recueillie qui, lorsque le ciel est beau, meuble infailliblement l’espace enfermé entre la grille sud du Luxembourg et la grille nord  de l’Observatoire, espace sans genre, espace neutre dans Paris. En effet, là, Paris n’est plus ; et, là, Paris est encore. Ce lieu tient à la fois de la place, de la rue, du boulevard, de la fortification, du jardin, de l’avenue, de la route, de la province, de la capitale ; certes, il y a tout cela, mais ce n’est rien de tout cela : c’est un désert. Autour de ce lieu sans nom, s’élèvent les Enfants trouvés, la Bourbe, l’hôpital Cochin, les Capucins, l’hospice la Rochefoucault, les Sourd-Muets, l’hôpital du Val-de-Grâce ; enfin tous les vices et les malheurs de Paris ont là leur asile ; et, pour que rien ne manque à cette enceinte philanthropique, la science y étudie les marées et les longitudes ; M. de Châteaubriand y a mis l’infirmerie Marie-Thérèse, et les carmélites y ont fondé un couvent. Les grandes situations de la vie sont représentées par les cloches qui sonnent incessamment dans ce désert…

Le temps a passé. Mais si vous vous glissez entre les marronniers de l’esplanade, devant l’Observatoire, vous apercevrez peut-être l’ombre de Balzac qui vous fera de loin un signe amical, sans doute afin que vous le rejoigniez. Ne le décevez pas, répondez-lui…    R.R

N.D.L.R. Documentation extraite du numéro 21 de la S.H.A. du 14e

14 juillet 2011

Chateaubriand, de la rue d'Enfer au boulevard d'Enfer

Infirmerie marietherese.jpgDans ses mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand ( livre  III) se plaît à décrire sa nouvelle résidence, rue d’Enfer, où sa femme administre une infirmerie : « l’Infirmerie Marie-Thérèse », créée en 1819 avec l’aide de la duchesse d’Angoulême, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI. A la lecture des lignes qui vont suivre, nous pouvons facilement revisiter les lieux qui pour l’essentiel du domaine ont peu changé, ainsi :

« … Une fois ma maison achetée, ce que j’avais de mieux à faire était de l’habiter : je l’ai arrangée telle qu’elle est. Des fenêtres du salon on aperçoit d’abord ce que les Anglais appellent pleasure-ground ( pelouse de jeu) avant-scène formée d’un gazon et de massifs d’arbustes. Au-delà de ce pourpris, par-dessus un mur d’appui que surmonte une barrière blanche losangée, est un champ variant de cultures et consacré à la nourriture des bestiaux de l’Infirmerie. Au-delà de ce champ vient un autre terrain séparé du champ par un autre mur d’appui à claire-voie vert entrelacée de viornes et de rosiers du Bengale…. Mes arbres sont de mille sortes. J’ai planté vingt-trois cèdres de Salomon et deux chênes de druides…. Un mail, double allée de marronniers, conduit du jardin supérieur au jardin inférieur ; le long du champ intermédiaire la déclivité du sol est rapide. Ces arbres, je ne les ai pas choisis comme à la  « Vallée aux Loups » en mémoire des lieux que j’ai parcourus… Ils croissent chaque jour, du jour que je décrois : ils se marient à ceux de l’enclos des Enfants trouvés et du boulevard d’Enfer, qui m’enveloppent. Je n’aperçois pas une maison ; à deux cents lieues de Paris, je serais moins séparé du monde. J’entends bêler les chèvres qui nourrissent les orphelins délaissés…. Je vois de ma fenêtre un calvaire qui s’élève entre un noyer et un sureau : des vaches, des poules, des pigeons et des abeilles…

paris 14e,lavoixdu14e,chateaubriand,infirmerie marie-thereseBelle évocation d’un lieu qui a gardé, en dépit de l’urbanisation progressive, une nostalgie bucolique. Ici, c’était encore la campagne ; la route d’Orléans prenant son départ à la barrière d’Enfer, ne s’appelait pas encore l’avenue du Général Leclerc !     R.R

(Vue actuelle du parc de la maison de retraite - cliquer pour agrandir) - N.D.L.R  Documentation extraite du numéro 21 de la revue de la S.H.A. du 14e.


06 juillet 2011

La Coupole et les artistes, le quartier Montparnasse et la bohème, visites « Secrets de Paris » les 9 et 10 juillet

Visites organisées par Secrets de Paris les 9 et le 10 juillet

Samedi 9 juillet 2011 à 16h : La Coupole et les artistes de Montparnasse

La Coupole, née en 1927, fut un haut lieu des années folles. Bien des histoires d'amour si sont nouées, tandis que quelques tables plus loin s'élaboraient de loufoques canulars. La Coupole est un résumé, à elle seule, de l'histoire de Montparnasse. Son décor Art Déco a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques
Thomas Dufresne qui propose cette visite guidée est un des auteurs de l'
Abécédaire de La Coupole aux éditions du Cherche Midi

A 16h.-Rendez-vous à l'intérieur de La Coupole (102, bd du Montparnasse, 75014, M° Vavin) à gauche de l'escalier.-Tarif : 7 euros + une consommation (café ou bière par exemple).
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Réservation par
courriel.

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30 juin 2011

Visites organisées par Secrets de Paris : Picasso à Montparnasse le 2 juillet et Plaisance Secret le 3 juillet à 15h


Samedi 2 juillet 2011, 15h  : Dans les pas de Picasso à Montparnasse,   nous revivrons le cubisme, mais également ses amitiés et ses amours, du boulevard Montparnasse à la rue Campagne première. Une promenade originale sur les lieux fréquentés par Picasso( qui aurait eu 130 ans cette année) et ses amis.

Rendez-vous à 15h. à l'angle du boulevard Montparnasse et de l'avenue de l'Observatoire (RER Port-Royal), au pied de la statue du Maréchal Ney (75006), Durée : environ 2h.- Tarif : 10 euros.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Réservation par courriel


Dimanche 3 juillet 2011, 15h : Plaisance secret.

Ses artistes et leurs ateliers depuis le XIXe siècle (Gauguin, le Douanier Rousseau, Cézanne...).. et évocation de l'histoire du château du Maine.
Rendez-vous à 15h à la sortie du métro Gaité (côté des numéros pairs de l'avenue du Maine, devant le centre commercial Gaité 75014).
Durée : environ 1h30.
Tarif : 10 euros.

Réservation par courriel

20 mai 2011

Visites organisées par l'association Secrets de Paris dans les pas de Picasso à Montparnasse samedi 21 mai et le quartier Montsouris le dimanche 22 mai

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisSamedi 21 mai 2011 à 15h : Dans les pas de  Picasso à Montparnasse  nous revivrons le cubisme, mais également ses amitiés et ses amours, du boulevard Montparnasse à la rue Campagne Première.
Rendez-vous à l'angle du boulevard Montparnasse et de l'avenue de l'Observatoire (RER Port-Royal), au pied de la statue du Maréchal Ney (75006), à 15h.

paris 14,lavoixdu14e.info,secrets de paris,picasso,montparnasse,montsourisDimanche 22 mai 2011  à 15h :Visite du quartier Montsouris :
Evocation des principaux peintres et sculpteurs ayant œuvré dans le quartier.
Rendez-vous à l'angle des rues Sarrette, Alésia et Tombe-Issoire (75014, M° Alésia) devant la fontaine Wallace, à 15h.( durée environ 1h45)
Tarif : 10 euros. Réservations par courriel

14 mai 2011

Dimanche 15 mai 10h45 : Le sculpteur Alberto Giacometti à Plaisance et à Montparnasse, visite organisée par l'association Secrets de Paris.

Giacometti.jpgNous irons à la découverte des lieux que le sculpteur Alberto Giacometti a hantés et qui le hantaient ; de son atelier caché dans une petite rue de Plaisance, à ses adresses fétiches, en passant par les ateliers de ses amis.
Rendez-vous à l'angle des rues Didot et d'Alésia (M° Plaisance), devant le lycée du 132, rue d'Alésia (75014), à 10h45.

Réservation par courriel, Tarif : 10 euros, Renseignements: http://secretsdeparis.blogspirit.com/i-les-prochaines-vis...

28 avril 2011

l'hôtel Istria, rue Campagne Première

Les années 1923 – 1929 doivent être considérées comme celles représentatives des fameuses « années folles »  ayant régi toute l’activité artistique du quartier Montparnasse.

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Ainsi, l’hôtel « Istria », sis 29, rue Campagne Première, est un de ces lieux resté célèbre qui, aujourd’hui est le témoin encore vivant des heures « chaudes » de ce quartier. Ainsi, Man Ray y fut, alors qu’il avait son atelier dans l’immeuble mitoyen.  Marcel Duchamp  y habita. Quant à Tristan Tzara, on dit qu’il sortait de l’hôtel à quatre pattes pour ne pas avoir à inventer d’excuses à ses retards  de paiements… Francis Picabia et Erik Satie sont venus là pour travailler à leur ballet  « Relâche » qui sera monté le 5 septembre 1924 par Germaine Everling, réveillée la nuit par les folles dégringolades dans les escaliers, de Kisling… Radiguet vécut un amour avec Bronya. Elsa Triolet vécut à cet hôtel jusqu’à sa rencontre avec Aragon à la Closerie des Lilas en 1929. Le poète écrira : «  Lorsque tu descendais à l’Hôtel Istria, / Tout était  différent rue Campagne Première / En mille neuf cent vingt-neuf vers l’heure de midi… Bientôt le poète russe Maïakovski débarque en ce lieu, le 9 novembre 1924 ; il dit : « c’est le petit hôtel le meilleur marché et le plus propre qui soit : je fais des économies et j’essaye de ne pas trop traîner à droite et à gauche… »  Ici, il attend l’obtention d’un visa pour les Etats-Unis que l’on ne lui accordera pas. Il repart pour Moscou le 27 décembre après avoir été volé de tous ses papiers et de son argent  ! Il reviendra le 10 juin 1925, partira aux Etats-Unis. On le retrouve à ce même hôtel en mai 1927, novembre 1928, et la dernière fois en  mars 1929. Dans le poème  « Verlaine et Cézanne », il évoquera plus tard l’étroitesse de sa chambre…

Ainsi, l’hôtel Istria reste un haut lieu de l’univers artistique des années 30, marquées par le Surréalisme et l’incomparable révolution des arts , et ceci dans tous les domaines d’application. Aux frontières de Montparnasse, des cafés « le Dôme », « la Coupole », « la Rotonde », il est le témoin vivant d’une époque devenue lointaine mais toujours vivante dans les mémoires.

02 avril 2011

Visite guidée organisée par l'association Secrets de Paris : Montparnasse et la bohème le 3 avril à 15h

Dimanche 3 avril 2011 à 15h: Montparnasse et la bohème

bohème,montparnasse,thomas dufresne,paris 14,lavoixdu14eBalade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.
Rendez-vous au carrefour Vavin, devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, M° Vavin), à 15h.
Tarif : 10 euros.

Thomas Dufresne, depuis plus de 25 ans, donne des conférences, écrit des articles et des livres sur l'histoire de Paris et sur l'histoire de l'art. Il est membre de la Société historique et archéologique du 14e arrondissement.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.
Réservation par courriel

Renseignements :http://secretsdeparis.blogspirit.com/

23 mars 2011

Ah ! quelle vacherie...

Non, il ne  s‘agit pas d’une expression destinée à expulser une contrariété due à un quelconque ennui domestique : robot électrique ayant rendu l’âme, fuite à la machine à laver, etc…, mais seulement du sens propre attribué à l’un de ces bâtiments destiné à abriter un élevage de vaches… Et Paris en fut pourvu, bien pourvu jusqu’en 1950 !

Après l’annexion des nouveaux territoires des communes de banlieue en janvier 1860, les fermes de ville, les fermes de nourrisseurs, les «vacheries » y furent très nombreuses. Précisons que bien avant la Révolution française, le lait était à la base du petit déjeuner d’alors. De plus en plus de vaches étaient donc entretenues à l’intérieur du mur des Fermiers Généraux, certains habitants ayant leur propre « laiterie » installée dans leurs jardins et remises. Ainsi, les terrains où se trouve l’actuelle Emile Dubois et les immeubles du « Méridien » étaient à cette époque un vaste enclos à bestiaux.

paris 14e,lavoixdu14e,ferme de montsourisEn 1855, 2300 vaches occupaient 150 vacheries. La population parisienne augmentant toujours plus ( 1 174 000 habitants en 1856 – 1 696 000 en 1861), la décennie 1870 – 1880 vit de 20 à 30 vacheries supplémentaires s’installer sur Paris. On en compta 305 en 1879, 476 en 1888, 502 en 1892…

Paris était devenu au fil des ans une immense ferme : 7000 vaches y séjournaient , produisant 1000 000 litres de lait… Chaque vacherie comportait en moyenne 14 bêtes. Et en ce qui concerne notre 14e ardt, notons que la ferme de Montsouris encore visible de nos jours, comportait au 26, de la rue de la Tombe Issoire, une porte charretière, sa hauteur permettait de rentre les foins !

Mais le déclin  de cette activité progressa rapidement. En 1910, les vacheries parisiennes ne sont plus que 141, 30 en 1920, 3 en 1950 et encore 150 en banlieue proche ( au-delà du périph). Le Paris « rural » avait vécu. Seul vestige de cette époque révolue, la Ferme de Montsouris, déjà citée, et située au-dessus de la carrière de Fort-Mahon est un témoignage de cette époque. Son activité s’est éteinte définitivement en 1940. L’abbé Keller était propriétaire de la parcelle sur laquelle elle se situe, mais la convoitise des promoteurs immobiliers a bien failli faire disparaître le site qui, en 1994 a été classé et préservé. La dernière vacherie survivra-t-elle, et pour combien de temps ? 

N.D.L.R. Documentation extraite du Bulletin N° 188 de la S.H.A. du 14 , mars-avril 2011.

S.H.A. du 14e : http://sha14.asso.fr

16 mars 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VIII et fin)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier. Cette note est la dernière de la série.  Lire la note précédente

Grands établissements et espaces verts

alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eQuatre grands établissements furent implantés dans le 14e : l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, sur un plan incluant un maximum d’espaces verts, la prison dite de la Santé, après étude de tous les modèles et systèmes possibles pour ce genre d’édifice ; l’église Saint-Pierre, car la paroisse ne disposait que d’une minuscule église en matériaux légers rue d’Amboise (maintenant rue Thibaud) ; enfin les gigantesques réservoirs de Montsouris (en permanence 200 millions de litres d’eau potable). (cliquez sur l'image pour agrandir)

alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eEntreprise dès 1852, visiblement au centre du futur arrondissement, la mairie de Montrouge (commune qui comprenait le Grand et Petit-Montrouge) fut achevée en 1855. Elle devint celle du 14e en 1860 avec le même maire, Alexandre Dareau (son agrandissement date de 1886-1889).
Parallèlement, plusieurs milliers d’arbres furent plantés dans nos rues ; et un des 24 squares donnés à la ville par Napoléon III fut établi devant la mairie.
alphand,belgrand,barillet-deschamps,paris 14,haussmann,montsouris,la voix du 14eMais la plus spectaculaire création, en ce domaine, fut celle du parc de Montsouris, l’un des trois grands parcs — avec celui des Buttes-Chaumont et le parc Monceau — voulus par Napoléon III pour la capitale. D’une superficie de 16 hectares, c’est un véritable « monument végétal «.
Dans son oeuvre, Haussmann sut s’entourer de collaborateurs de grande classe. Les plus connus furent Belgrand pour tout ce qui concernait les eaux (un des principaux adjoints de Belgrand fut l’ingénieur Couche, qui n’a eu droit qu’à une des plus petites rues de l’arrondissement), et Alphand pour les parcs et jardins. Chaque habitant du 14e — et de Paris — devrait être conscient de ce qu’il doit à de tels hommes, dont les travaux nous profitent encore au bout d’un siècle et quart et ont servi de modèles dans le monde entier.
Le 14e arrondissement est exemplaire pour comprendre et apprécier les réalisations de cette époque, qui fut bien autre chose que le décor d’opérette d’Offenbach qu’on s’obstine à y voir...

R.L. Cottard

11 mars 2011

140e anniversaire de la Commune de Paris : animations dans le 14ème du 14 au 26 mars 2011

paris 14,la voix du 14e,commune de parisDu 14 au 26 mars, la mairie célèbre le 140e anniversaire de la Commune de Paris. Gouvernement insurrectionnel principalement ouvrier instauré du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune de Paris aspirait à une république basée sur l'égalité sociale. La Commune a été violemment réprimée lors de la semaine sanglante du 21 au 28 mai. A l'occasion des 140 ans de la Commune de Paris, la mairie organise plusieurs animations qui reviennent sur les événements de 1871.

Voici le programme des  manifestations dans le 14ème

  • Lundi 14 mars à 19h Conférence sur « la Commune et les arts,
  • Jeudi 17 mars à 20h « Morte ou vive, vive la Commune ! », pièce de théâtre interprétée par la compagnie Même si.
  • Du 21 au 26 mars, de 8h30 à 17h, jeudi jusqu'à 19h30
    « La Commune et les arts », Exposition réalisée par les Amis de la Commune de Paris de 1871.
  •  Samedi 26 mars à 14h30 : Dévoilement d'une plaque

Jeudi 17 mars à 20h
« Morte ou vive, vive la Commune ! »
, pièce de théâtre interprétée par la compagnie Même si.
Le spectacle raconte la Commune de Paris : comment elle s'est préparée, comment elle a surgi, comment elle a vécu...et comment elle a fini contre le mur.
L'histoire commence le 4 septembre 1870 : Napoléon III est fait prisonnier par les Prussiens, c'est la chute du Second Empire et la naissance de la IIIème République. Elle se termine le 28 mai 1871, devant le Mur des Fédérés du cimetière du Père Lachaise à Paris, où les derniers Communards sont fusillés.
En 5 tableaux, durant 1h30, le spectacle raconte 9 mois d'histoire de France. Un récit original au cours duquel s'égrènent discours, situations et narration des récitants.

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23 février 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VII)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sous la direction de R.L. Cottard, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente

La mutation du 14e
Notre arrondissement, le 14e, reçut le nom de son principal monument, l’Observatoire, et fut, comme tous les autres, divisé en quatre quartiers : le n° 53, horizontal, Mont-parnasse ; les n° 54, 55 et 56, verticaux, d’Est en Ouest, la Santé (rebaptisée parc de Montsouris en 1935), le Petit-Montrouge et Plaisance. Dessinant un beau fer de hache, le 14e fut délimité au nord par le boulevard du Montparnasse qu’allait bientôt continuer le boulevard de Port-Royal ; au Sud par le boulevard des Fortifications ; à l’Est par l’ex-chemin de Gentilly (actuelles rues de la Santé et de l’Amiral-Mouchez) ; à l’Ouest par la ligne du chemin de fer et de l’Ouest.
Dans ce vaste périmètre, Haussmann va, comme on dit, s’en donner à cœur-joie, et ce n’est pas ici qu’on pourra lui reprocher d’avoir démoli sans états d’âme des édifices anciens qui eussent mérité d’être conservés.

Futur14eme en 1855.jpg

Le plan dit d’Alexandre (cliquez pour agrandir) montre qu’en 1855 les espaces vides de toute construction étaient considérables dans toute la partie sud du futur 14° arrondissement : terrains de rejets de déblais des carrières à l’Est ; ailleurs champs d’horticulteurs, pépiniéristes ou maraîchers.

Parmi les voies créées, il faut citer le boulevard de Port-Royal, déjà mentionné ; le boulevard Arago, toute la partie Est de la rue d’Alésia, l’avenue Reille (qui était prévue pour aboutir au boulevard Jourdan); l’avenue de Montsouris (actuelle René Coty) ; la rue Sarrette ; la rue Gazan, y compris sa partie finale, devenue la rue de la Cité-Universitaire (entre les deux guerres) à la limite Est du parc de Montsouris; quantité de petites rues établissant un maillage serré de desserte du voisinage; enfin, tout à l’Ouest, le prolongement de la rue Vercingétorix jusqu’au boulevard Brune. Une rocade, tombée malheureusement à l’abandon dès avant la dernière guerre, ne doit pas être oubliée : c’est la ligne en tranchée de la Petite-Ceinture, ouvrage ferroviaire de premier ordre, qui jetait déjà les bases d’un futur chemin de fer intra urbain (et qui permettait — qui le sait ? — la jonction de toutes les grandes lignes de chemins de fer). Cette rocade en tranchée fut ouverte pour l’Exposition universelle de 1867.

Parmi les voies aménagées, viabilisées ou élargies sous les ordres d’Haussmann, il convient de faire état de la partie ouest de la rue d’Alésia (sous le nom du chemin du Transit, c’était une simple voie de terre empierrée); la rue des Plantes, rectifiée à travers des terrains maraîchers et des espaces vagues; la rue Didot, formée par la jonction d’antiques sentiers (du Terrier-aux-Lapins, des Mariniers...); les boulevards Jourdan et Brune, qu’on pourrait même dire créés de toutes pièces sur la « rue militaire » originelle, laquelle n’était pas autre chose qu’un chemin de terre non chaussé de pavés, réservé aux convois du roulage de l’armée, à destination des bastions occupés par les troupes garnissant en permanence les fortifications...

Une mention spéciale doit être réservée à une transformation spectaculaire celle des boulevards extérieurs au mur de la Ferme. Haussmann, par la démolition de ce mur, les fit fusionner, après mise à niveau, avec le chemin intérieur de ronde des employés de l’Octroi, élargissant ainsi les boulevards Saint-Jacques, d’Enfer (Raspail actuel), de Montrouge (Edgar-Quinet), etc… L’avenue du Maine resta, certes, à sa princière largeur originelle, mais fut «  rechaussée »  en nouveaux pavés réguliers.

R.L. Cottard

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21 janvier 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (VI)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

20090327PHOWWW00144.jpgLe 1°’ janvier 1860, Paris s’accrut subitement - comme par un coup de baguette magique - d’un demi-million d’habitants : c’étaient les occupants « de l’immense anneau de territoire compris entre le mur des Fermiers généraux (c’est-à-dire de l’Octroi de Paris) et le rempart des fortifications. Le premier datait de 1787, veille de la Révolution de 1789 ; le second de 1845, veille de celle de 1848. Entre-temps, cette population avait continué à relever administrativement des communes d’au-delà des fortifications. Toutefois, littéralement coupées en deux, celles-ci, pour la plupart, s’étaient désintéressées de leurs concitoyens restés intra-muros (‘ inter- muros ‘, plutôt). Ces derniers, de leur côté, souffraient d’être radicalement séparés de leur commune-mère sans être, pour autant, devenus des Parisiens... Napoléon III, qui fut sans nul doute le plus grand chef d’État urbaniste de son siècle, avait parfaitement compris deux choses : d’abord, l’anomalie d’une telle situation, tant sur le plan urbain que sur le plan humain ensuite, la possibilité qu’elle lui offrait de faire de Paris la plus belle capitale d’Europe.

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03 janvier 2011

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (V)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

On appelait les deux grands commis d'Haussmann, les ingénieurs Eugène Belgrand et Jean-Charles Alphand, à qui on doit la profonde transformation de Paris. Il serait injuste de ne pas y associer le grand jardinier que fut Jean-Pierre Barillet-Deschamps.

barilletdeschamps(f).jpgJean-Pierre Barillet-Deschamps, fils d'un ouvrier jardinier, devient en 1841 « moniteur » de jardinage, formé à l’école des contremaîtres de « La Paternelle », première colonie agricole et pénitentiaire fondée à Mettray, près de Tours, en 1839. Il fonde ensuite un établissement horticole à Bordeaux. Appelé à Paris par Haussmann, il est placé sous l'autorité des ingénieurs Jean-Charles Alphand et Eugène Belgrand, avec le titre (dont il sera le premier titulaire) de « Jardinier en chef du Service des Promenades et Plantations de la Ville de Paris ». Il est donc appelé à la transformation de la capitale au sein de la remarquable équipe de professionnels dont avait su s'entourer le préfet. Barillet-Deschamps redessine les bois de Boulogne et de Vincennes, crée le jardin du Luxembourg, (son bassin et sa fontaine l'hiver)

Jardin_du_Luxembourg_-_Medici_Fountain_in_winter.JPG

le parc Monceau, le parc des Buttes-Chaumont et le parc Montsouris. En 1865, il crée le jardin anglais du jardin des plantes du Mans. À Lille il dessine le jardin Vauban, et à Roubaix le parc Barbieux.

Il crée une Maison d’Architecte Paysagiste, ouvre une pépinière et un jardin à La Muette et entame une carrière internationale : on l'appelle à Marseille, à Hyères, à Milan et Turin, en Belgique, en Autriche, en Prusse, et jusqu'en Égypte où il meurt en 1875, d’une maladie pulmonaire, contractée sur place à 50 ans.

Ce que Haussmann apprécie chez, «ce pauvre Barillet-Deschamps, avec ses grandes qualités et ses petits défauts», était un modèle de jardin inspiré du jardin anglais, caractérisé par des pelouses vallonnées et les formes sinueuses des allées et des lacs, et avec des massifs d’arbres bien délimités: exactement ce qu’on voit à Montsouris. Haussmann appréciait moins « son abus du détail et un peu trop d’allées ». Le mobilier des jardins témoigne de la modernité et de la prospérité du Second Empire.

A.C.

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23 décembre 2010

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème (IV)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

 Les grands commis d’Haussmann:Jean Charles, Adolphe, ALPHAND  (1817-1891)

Ingénieur et artiste, ALPHAND reçut d’HAUSSMANN la mission de doter Paris — qui en manquait totalement — de parcs et jardins publics. Réalisateur de ce programme, il créa 24 squares répartis entre les arrondissements, et deux grands parcs : les Buttes-Chaumont et le parc Montsouris.

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Il transforma le parc Monceau (ex-propriété de la famille d’ORLEANS) en jardin public, réhabilita les bois de Boulogne et de Vincennes et planta dans les rues de Paris des dizaines de milliers d’arbres. En 1870-71, il dirigea les travaux de mise en défense des fortifications lors du siège de la capitale.

 

R.L.Cottard

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15 décembre 2010

L'oeuvre d'Haussmann dans le 14ème. (III)

La Voix du 14ème, maintenant site web d’information, a décidé de republier sous la forme d’une série de notes, le dossier paru en 1994, sur l’œuvre d’Haussmann dans le 14ème, dans la Voix du XIVème, alors journal papier.  Lire la note précédente.

 Les grands commis d’Haussmann: Eugène BELGRAND (1810-1878)
Géologue et ingénieur, BELGRAND fut, sous les ordres d’HAUSSMANN, l’auteur responsable de deux des plus grandes réalisations urbaines du Second Empire dans la capitale.
— L’installation d’un système d’égouts couvrant les vingt arrondissements
— l’adduction des eaux des principales rivières du Bassin Parisien et la construction des immenses réservoirs de Montsouris.

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Le réservoir de Montsouris-Photo Isaduig

Par ces travaux, il contribua de façon essentielle à l’assainissement de Paris.
L’Académie des Sciences accueillit ce grand technicien et savant en 1871.

R.L.Cottard

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