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30 octobre 2012

Visite de la Maison du Fontainier

Maison du Fontainier.jpg

« La maison du Fontainier, entre bassins et réservoirs ». Samedi 3 novembre 10h30 – Samedi 24 novembre 10h30 -Samedi 8 décembre 14h30.

La visite comprend les sous-sols de l'un des principaux aqueducs, dit « de Marie de Médicis », pivot de l'alimentation  en eau de Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec un exposé panoramique sur les grandes périodes de l'histoire de l'eau dans la cité.

Prévoir des chaussures confortables et des vêtements chauds. Inscription obligatoire au 01 42 24 54 02 ou par courriel : pavillondeleau@eaudeparis.fr Le lieu de rendez-vous est donné lors de l'inscription. G.D.

Pour voir toutes les visites disponibles sur Paris, cliquez ici

Une visite guidée de la maison du Fontainier, située au 42 de l’avenue de l’Observatoire,maison du fontainier 2.jpg est prévue les samedis 10 novembre et le 1er décembre à 14h 30. Droit d’entrée : 12€

Cette maison est un beau vestige de l’aqueduc que Marie de Médicis fit construire de 1613 à 1623 pour alimenter les habitants de la rive gauche, mais il était surtout destiné à alimenter les fontaines et pièces d’eau dont la Régente voulait orner sa résidence du Luxembourg qui deviendra ultérieurement le Sénat. La première pierre de l’aqueduc amenant les eaux d’une source située à Rungis, à 13 km de là, fut posée le 17 juillet 1613 par Louis XIII, âgée alors de 12 ans. L’anniversaire sera célébré par un week-end les 15 et 16 juin 2013 par l’association Paris historique.

La maison du fontainier qui était l’aboutissement de l’aqueduc de Médicis, fut construite en 1619. Sa façade est classée, c'est le plus ancien édifice du XIV°. Un petit escalier permet de descendre au sous-sol, où l’on peut admirer l’arrivée de l’aqueduc dont le débit était de 1 800 m3 par jour. A sec, depuis 1904, on peut y voir trois bassins destinés à répartir les eaux selon la demande, un pour la Régente Marie, un autre pour les Carmélites voisines et un troisième pour le peuple de Paris, pour lequel 23 fontaines distribuaient l’eau nécessaire. L’aqueduc de Marie de Médicis est encore entretenu par la régie municipale Eau de Paris pour alimenter le lac artificiel du parc Montsouris.

Le Parisien du 20 octobre 2012.

25 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (X)

Victor Basch place - Petit Montrouge

Au carrefour de la rue d'Alésia et des avenues du Général Leclerc, Jean Moulin et du Maine, cette place se nommait en 1731 la carrefour de la Croix des Sages, avant de devenir la place du Puits Rouge, puis le carrefour des Quatre Chemins. Depuis 1944, elle évoque la mémoire de Victor Basch (1863-1944), président de la ligue des Droits de l'homme, assassiné avec sa femme par la milice.

Seurat Villa - Parc Montsouris

S'ouvrant sur le 101 bis de la rue de la Tombe Issoire, cette voie date de 1926 et évoque le peintre Georges Seurat (1859-1891), un des fondateurs du Salon des Indépendants.

Raspail Boulevard - Montparnasse -

Cette importante artère de près de 2400 mètres de long commence au boulevard Saint Germain et se termine place Denfert Rochereau. Elle ne se trouve dans le 14ème arrondissement qu'à partir du n° 200. C'est la partie la plus anciennement ouverte sous le nom de boulevard d'Enfer, entre 1760 et 1767. Le boulevard porte depuis 1887 le nom du chimiste et homme politique républicain François Raspail (1794-1878).

20 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (IX)

- La rue Saint-Jacques, boulevard et place -Montparnasse, Montsouris e Petit Montrouge

Le boulevard s'étend de la rue Santé à la place Denfert-Rochereau. Sa création débute en 1760 et il a servi de limite au mur des Fermiers généraux. En 1864 il a fusionné avec les boulevard de la Santé et d'Arcueil et gardé son nom dû au voisinage de de la rue du Faubourg Saint Jacques sur le boulevard saint Jacques. Ancienne place de la barrière Saint-Jacques, elle existait depuis 1789. D'abord passage Daguerre puis passge Gourdon, la villa pris son nom actuel en 1909. Elle se trouve entre la boulevard Saint Jacques et la rue de la Tombe Issoire.

- Port-Royal.  boulevard de - Montparnasse

Commençant avenue des Gobelins et se terminant avenue de l'Observatoire, cette voie sépare le 5ème arrondissement des 13e et 14e. Seuls les numéros 95 et 127 font partie du 14e; ils correspondent à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Port-Royal qui a donné son nom à l'avenue en 1864.

- Severo.  rue . Plaisance

C'est entre les rues des Plantes et Hippolyte Maindron que cette voie a été ouverte en 1905. Elle rappelle que l'aéronaute brésilien Augusto Severo de Albuquerque Maranhao ( 1864 - 1902) s'est tué non loin de là, en tombant avec le ballon dirigeable " Pax" face au 79 de l'avenue du Maine.

18 octobre 2012

Visite-conférence au cimetière Montparnasse

La prochaine visite-conférence, organisée par la Société Historique du XIVe aura lieu:  le dimanche 21 octobre 2012 au cimetière Montparnasse.

cimetière du Montparnasse.jpgLe rendez-vous est fixé à 14h 30, à l'entrée se trouvant, côté grand cimetière, rue Emile Richard, près du croisement de cette rue et de la rue Froidevaux.

"Une nouvelle fois nous irons à la rencontre post-mortem de nombreux artistes, médecins, écrivains, hommes politiques… Nous découvrirons ou redécouvrirons leur œuvre, qui par delà leur vie, fait que leur destin personnel s’inscrit dans l’histoire de leur secteur d’activité, mais aussi, au sein de l’Histoire de notre pays."

La visite est gratuite. Pour des raisons pratiques, il est nécessaire de s'inscrire en téléphonant au 06 83 29 70 55, en indiquant son nom, le nombre de personnes concernées et votre numéro de téléphone afin que vous soyez averti en cas de problème.

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

Société Historique et Archéologique du 14eme 2 Place Ferdinand Brunot – Mairie du 14ème -75014 PARIS - Mail : gviaud@sha14.asso.fr

10 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (VIII)

Rue Raymond Losserand (Plaisance)

Chemin de Vanves mentionné dès 1210, cette voie apparaît comme chaussée de Vanves sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672. Elle s’étend entre l’avenue du Maine et le boulevard Brune et a porté jusqu’en 1945 le nom de rue de Vanves qu’a remplacé celui de Raymond Losserand (1903-1942), conseiller municipal du 14ème arrondissement, résistant et fusillé par les Allemands.

Rue de la Santé (Montparnasse – Parc Montsouris)

Elle sépare les 13ème et 14ème arrondissements, commence boulevard de Port Royal et se termine rue de la Glacière et d’Alésia. C’est le chemin d’Arcueil du plan de 1672 de Jouvin de Rochefort. A son début, la rue était dite de la Santé dès 1763, à sa fin le chemin de Gentilly et le chemin de la Maison de Santé. Le nom unique de Santé s’imposa en 1663. Il se rapporte à l’hôpital de la Santé ou Sainte Anne, fondé par Anne d’Autriche.

Rue Sarrette (Petit Montrouge)

Commencée en 1863, achevée en 1892, cette voie se situe entre les rues de la Tombe Issoire, d’Alésia et l’avenue du Général Leclerc. Depuis 1890, elle porte le nom du compositeur Bernard Sarrette (1765-1858), fondateur du conservatoire national de musique.

 

08 octobre 2012

« La place Denfert-Rochereau et son lion » Exposition du 8 au 13 octobre à la Mairie du 14ème

Une exposition est organisée par la Société d'Histoire et d'Archéologie du 14ème dans le Hall de la mairie, 2 place Ferdinand Brunot. : 

Exposition sur la place Denfert-Rochereau organisée par la société historique et archéologique du 14ème du 8 octobre 2012.jpgDu lundi 8 au samedi 13 octobre

«La place Denfert-Rochereau

et son lion, figure emblématique du 14ème

Basée essentiellement sur des cartes postales anciennes et documents d’archives, cette exposition essaiera de montrer les différents aspects de cette place, à la fois carrefour, lieu de commémoration, lieu de loisirs et de fêtes. Elle se tiendra dans le hall d’entrée de la Mairie principale, aux heures d’ouverture de celle-ci (2, place Ferdinand Brunot, 75 014, Paris)M° Mouton-Duvernet. http://www.sha14.asso.fr/services/

06 octobre 2012

La petite histoire de nos rues (VII)

- Rue du Cange - Plaisance

Située entre la rue Desprez et celle du Moulin de la Vierge, classée en 1863 comme rue des Trois Soeurs, cette voie a reçu en 1875 le nom de Charles Dufresne, Sieur Du Cange (1610-1688), érudit latiniste et historien.

- Rue Edouard Jacques - Plaisance

Située entre les rues Raymond Losserand et Maison-Dieu, cette voie ouverte en 1863 sous le nom de Couesnon, alors propriétaire du pseudo château du Maine, a reçu en 1900 le nom d'Edouard-Louis Auguste Jacques (1828-1900) député et maire du 14ème arrondissement.

- Rue Ferrus - Parc Montsouris

Chemin conduisant au 17ème siècle à la ferme de Sainte anne puis à la Maison de Santé qui prit sa place, cette voie a reçu en 1864 le nom du médecin aliéniste Guillaume Ferrus (1784-1861).

27 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (VI)

- rue Didot Plaisance

Ancienne rue du Terrier aux Lapins, cette voie a aussi absorbé en 1884 le sentier des Mariniers. Longue de plus d'un kilomètre, elle va de la rue du château au boulevard Brune et porte depuis 1875 le nom d'une famille d'imprimeurs parisiens.

- Rue Friant Petit Montrouge

Déjà figurée sur un plan de 1730, cette voie s'est dénommée successivement avenue de Montrouge, puis du Grand Montrouge, du Pot au Lait et depuis 1864, Friant. Général de division et comte (1758 - 1829). Elle commence avenue Jean Moulin et se termine Boulevard Brune.

- Gaîté : rue et impasse, Montparnasse

A l'état de chemin sur le plan de Roussel en 1730, chemin vicinal allant de Clamart à la Barrière du Montparnasse sur le cadastre de Montrouge en 1804, cette voie proche de l'ancienne barrière doit son nom à l'ambiance de ce lieu où abondaient bals, guinguettes et restaurants, théâtres. L'impasse se situe au 3,11 rue de la Gaîté.

17 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (V)

 - Place Abbé Jean Lebeuf  - Plaisance

A l'intersection des rues Guilleminot, du Château et de l'Ouest, cette place a reçu en 1986, le nom de l'abbé Jean Lebeuf ( 1687 - 1760), auteur des  Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris.

- Rue Alfred Durand-Claye, - Plaisance

Entre les rues Raymond Losserand et Paturle et la rue Vercingétorix, cette voie ouverte en 1887 porte depuis 1890 le nom d'Alfred Durand-Claye ( 1841 - 1888), ingénieur en chef du service de l'assainissement de la Ville et créateur du champ d'épandage de la plaine de Gennevilliers.

 - Rue et villa des Artistes - Montsouris

De l'avenue René Coty à la rue Saint-Yves, cette voie ouverte en 1853 doit son nom à une ancienne résidence d'artistes. Il existe aussi une villa des Artistes dans le quartier du Petit Montrouge, au 36, de l'avenue Jean Moulin dont le nom a une origine identique.

-  Rue Auguste Mie - Montparnasse

Située entre la rue Froidevaux et l'avenue du Maine, cette voie figurait en 1670 sur le plan de Rochefort comme partie du chemin de Vanves. Elle a reçu en 1885 le nom de l'imprimeur Auguste Mie, des presses duquel sortit en juillet 1830 la protestation des journalistes contre les ordonnances de Charles X.

08 septembre 2012

La petite histoire de nos rues (IV)

                                         De la rue d'Enfer à l'avenue Denfert-Rochereau

Depuis plus d'un siècle, une controverse s'est établie sur l'origine du nom de la rue d'Enfer. Avant 1569, la rue s'est appelée, "chemin de Vauvert". L'hypothèse la plus tentante est de voir dans ce nom infernal ( voir l'expression " Au diable Vauvert"), une allusion aux fameux diables du château de Vauvert, qui était très aproximativement sur le site actuel du jardin du Luxembourg ; ces diables, sans doute des malfaiteurs, se réfugiaient dans les ruines de l'ancien château, bâti en l'an mil par Robert II.  En 1258, Saint-louis en fit don aux Chartreux qui y construisirent leur abbaye et  y restèrent jusqu'à la Révolution.

Une hypothèse plus rationnelles est celle-ci : le mot "Enfer" serait la corruption ou la mutation par un jeu de mot inconscient de l'appellation de la " Via inferior" romaine qui doublait  "un peu plus bas", c'est-à-dire à l'ouest la "Via Superior ", route de Lutèce à Aurelianum" ( Orléans),  future route de cette même ville  (rue Saint-Jacques et du Faubourg Saint-Jacques). La légende des "diables de Vauvert" a très bien pu s'amalgamer à ce phénomène toponymique et sémantique.

Pour couronner le tout, en 1879, la municipalité parisienne a fait de la rue d'Enfer, la rue Denfert-Rochereau ( promue depuis avenue) par un second jeu de mot, probablement volontaire celui-là, et qui rappelle le souvenir du défenseur de Belfort durant la guerre de 1870. Le fameux lion de la Place Denfert symbolise  la résistance courageuse de ce colonel, face aux armées prussiennes.

Pour conclure, l'actuel boulevard Raspail restera " boulevard d'Enfer" jusqu'en 1887. Signalons qu'à la hauteur du numéro 247 de ce boulevard, se situe "un passage d'Enfer"... Libre à chacun de rêver à cet "enfer" qui n'en finit pas de nous poser des questions "infernales" !

29 août 2012

La petite histoire de nos rues (III)

- rue du Commandeur (Petit Montrouge)

Cette voie en ellipse débute 11 rue Bezout et finit au 35 de la même rue. Avenue du Commandeur jusqu'en 1877, elle rappelle l'existence d'une commanderie de Saint Jean de Latran qui possédait autrefois le fief de Montsouris.

- rue de Coulmiers (Petit Montrouge)

Latérale au chemin de fer de ceinture, reliant les avenues du Général Leclerc et Jean Moulin, cette rue a d'abord fait partie de la rue Beaunier avant d'en être détachée en 1884 et de prendre le nom d'un village du Loiret ou fut livrée en 1870 une bataille victorieuse contre les Allemands.

- rue Daguerre (Montparnasse, Petit Montrouge et Plaisance)

Existant déjà sous forme de chemin en 1730, appelée en 1840 rue de la Pépinière qu'exploitait Cels à son extrémité ouest, cette voie reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine a reçu en 1867 le nom de Louis-Jacques Mandé Daguerre (1789-1851), inventeur d'un des plus anciens procédés photographiques, la daguerréotypie.

- rue et impasse Cels

Ouverte en 1850 pour relier les rue Fermat et Auguste Mie, cette voie porte le nom de Jacques Cels (1743-1806), horticulteur réputé dont le petit-fils était propriétaire des terrains avoisinants. L'impasse Cels s'ouvre au 7 de la rue Cels.

- rue Dareau : (parc de Montsouris)

Cette voie est déjà attestée en 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort formant le prolongement de la rue de Lourcine. Elle est dite voie creuse sur le plan cadastral de 1804. On lui a aussi donné le nom de la rue des Cavées et de rue des Catacombes. En 1858 le conseil municipal de Montrouge lui a attribué le nom du maire de cette commune entre 1852 et 1859. La rue va du boulevard Saint Jacques à l'avenue René Coty et le passage du 34-38 rue Dareau à la rue de la Tombe Issoire.

26 août 2012

La petite histoire de nos rues (II)

Nous continuons notre petite promenade à travers les rues de nos quartiers, à la découverte de surprises et d'anecdotes parfois inconnues.

- Alésia,  rue et villa ( Petit Montrouge et Parc Montsouris)

La rue d'Alésia, ouverte en 1863, va de l'avenue Reille à la rue de Vouillé. Cette importante artère était déjà mentionnée sur des plans de 1730, sous le nom de chemin de la Justice, puis des Boeufs. La villa se trouve entre la rue d'Alésia et la rue des Plantes. Ouverte en 1897, elle s'est d'abord appelée villa Parquet. Le nom d'Alésia commémore le siège soutenu en 52, avant J.C dans cet oppidum par Vercingétorix; sa capitulation scella la victoire de César et la fin de la Gaule indépendante.

- Brézin - rue ( Petit Montrouge)

Reliant les avenues du Général Leclerc et du Maine, cette voie ouverte en 1838 par l'Administration des hospices porte depuis 1844 le nom de Michel Brézin ( 1757 - 1828 ), industriel qui fit un important legs à cette institution et fonda l'hospice de la Reconnaissance à Garches.

- Brune - boulevard et villa ( Petit Montrouge et Plaisance)

Longue de 1600 mètres et large d'au moins 40, cette voie fait partie des boulevards des maréchaux. Elle s'étend de la porte de Vanves à la porte d'Orléans. Ancienne partie de la rue Militaire, elle a reçu en 1864 le nom du maréchal Guillaume Brune ( 1763 - 1815) assassiné à Avignon par les Royalistes. A proximité immédiate, au 72 de la rue des Plantes, se trouve la villa Brune, voie privée, ancienne impasse Camus qui jouxte la tranchée du chemin de fer de Ceinture.

- Campagne première - rue ( Montparnasse)

Ancien chemin de terre signalé au XVIIIe siècle sous le nom de ruelle du Montparnasse, cette rue commence à être bâtie en 1797. Le général Taponnier, propriétaire des terrains voisins, lui donna son nom actuel en commémoration de sa première campagne faite à Wissembourg en 1793.

- Cassini - rue (Montparnasse)

Attestée dès le XVIIe siècle, cette voie a porté le nom de rue des Deux Anges, rue Maillet, rue des Deux Maillets, rue des Charbonniers. Depuis 1790, sur proposition de l'astronome Lalande, elle porte le nom de Jean Cassini ( 1625 - 1712), fondateur de l'Observatoire de Paris et d'une lignée de savants qui dirigèrent cet établissement de père en fils de 1669 à 1794.

23 août 2012

La petite histoire de nos rues (I)

 Nous débutons aujourd’hui un panorama qui permettra aux habitants du 14ème de découvrir l’arrondissement et de flâner dans les rues des différents quartiers :

Rue de l’abbé Carton (Plaisance)

Ancienne rue Julie joignant la rue des Suisses à celle des Plantes, cette voie a été ouverte en 1931 et porte le nom de l’Abbé Carton (1815-1887), curé de l’église Saint Pierre de Montrouge et fondateur de l’hospice de Notre Dame de Bon Secours.

- Square de l’Abbé Migne (Petit Montrouge)

Au débouché de l’avenue René Coty, entre le boulevard Saint Jacques et l’avenue du Général Leclerc, ce square qui s’ouvre sur la place Denfert-Rochereau porte depuis 1981 le nom de l’abbé Jacques-Paul Migne (1800-1875), éditeur et imprimeur des Pères de l’Eglise dont les ateliers se trouvaient avenue du Maine.

-  Villa Adrienne (Petit Montrouge)    

Square ouvert en 1895, entouré de pavillons, doit son appellation au prénom de la fille du propriétaire des terrains sur lesquels il fut établi. Son entrée se trouve au 19 de l’avenue du Général Leclerc.

-  Rue de l’amiral Mouchez (Montsouris)

Entre l’avenue Reille et le boulevard Kellermann, cette voie classée en 1863 faisait partie du chemin de la Glacière, dont l’existence est attestée dès 1636. Elle conduisait au village d’Arcueil. Elle a pris en 1894 le nom de l’amiral Amédée Mouchez (1821-1892), marin et astronome qui fut directeur de l’Observatoire de Paris.

- Rue d’Arcueil (Montsouris)

Entre la rue de l’amiral Mouchez et le boulevard Jourdan, cette rue figurait sur le plan Roussel de 1730, comme le chemin menant de la barrière de la Santé au village d’Arcueil. Elle a reçu son nom actuel en 1877.

Documentation extraite de "Vie et Histoire du XIVe Ed. Hervas


21 août 2012

L'architecture moderne dans nos quartiers (1924-1930)

Après la première Guerre mondiale sont édifiées quelques réalisations architecturales dites "modernes" et qui sont toujours présentes dans différentes rues du 14ème.

14villaseurat08.jpgAinsi, André Lurçat né en 1892, sorti de l'Ecole des Beaux-Arts au moment où le "style international" s'est déjà formé, s'intègrera dans ce mouvement. Il y cherchera un développement moins dogmatique du vocabulaire fonctionnel et formel encore très rigide. La Villa Seurat montre les différents aspects de cette architecture dite moderne, appliquant les canons d'une esthétique avancée, conforme à l'éthique du "style international". Les plans et les proportions y sont très étudiés et les volumes précisément marqués.

Dans cette Villa, on trouvera un hôtel particulier construit en 1924-1925 au n° 3, ainsi que les autres hôtels particuliers aux numéros 1, 4, 8, 9 et 11. Au 14 rue Nansouty, l'hôtel particulier ou Villa Guggenbuhl a été construit entre 1925 et 1927. Ici Lurçat s'est affranchi du système propre au style international, car les volumes et les proportions de cet hôtel évitent toute sécheresse, les façades bien que modifiées en 1971 ont leur vigueur propre.

Le Collège néerlandais à la Cité U - Au 69 boulevard Jourdan, l'architecte hollandais M. Dudok a construit en 1927-28 le collège néerlandais de la Cité Internationale. Depuis 1915 cet architecte avait développé une oeuvre caractérisée par des oppositions de pleins et de vides et par des jeux subtils de plans horizontaux ou verticaux. Ce bâtiment fait apparaître des formes élémentaires tout en évitant la systématisation doctrinaire du modernisme. Aujourd'hui, il est en pleine rénovation.

Mallet-Stevens, rue Méchain - Robert Mallet-Stevens 1886-1945 s'opposa aux extravagances superficielles de l'Art Nouveau et sera l'un des principaux tenants du "style international". Il s'opposera à la rigueur cartésienne d'un Le Corbusier et développera un modèle d'architecture faite de subtilités, de plans et de volumes. Ainsi, l'on peut voir 7 rue Méchain la porte d'entrée d'un immeuble bourgeois.

Documentation extraite de : "Un siècle d'architecture moderne" 1850-1950 de Marc Emery - Paris, Horizons de France 1971.

 

15 août 2012

Un peu d'histoire : les premiers chemins de fer dans le XIVe

Au milieu du XIXe siècle, les terrains qui constitueront plus tard le 14e arrondissement, sont encoregare Denfert  Rochereau.jpg occupés par une population rurale. Les moulins à vent égaient toujours le paysage tandis que pépiniéristes, maraîchers et horticulteurs exploitent de vastes espaces nécessaires à leur activité.

C'est dans ce contexte que naît le premier chemin de fer, la ligne de la rive gauche. Inauguré le 10 septembre 1840, il unit Versailles à son terminus, l'embarcadère de la rive gauche, ( ancêtre de la gare Montparnasse), situé sur le bas de l'avenue du Maine, au-delà de la barrières du Maine.

Deuxième empreinte de la Révolution industrielle sur le futur 14e, la ligne de Sceaux ouvre en 1846. Son embarcadère, l'actuelle gare Denfert-Rochereau est, de nos jours, le plus ancien témoin de l'architecture ferroviaire parisienne du règne de Louis-Philippe.

13 août 2012

Un peu d'histoire : la Maison Royale de la Santé

l'hôptal de la Rochefoucauld.jpgFondée à la fin du XVIIIe siècle,  la Maisin Royale de la Santé (qui deviendra plus tard l'hôpital de la Rochefaucauld), sera créée à l'instigation de Pierre Minet devenu le Père Gérard, provincial de la Charité de France de l'ordre des Frères de Saint-Jean de Dieu.

Ce religieux fait adopter en 1780, par l'assemblée du Clergé de France un projet tendant à créer une maison royale de la Santé destinée aux malades ecclésiastiques, magistrats et officiers sans fortune.

Le Père Gérard achète une ancienne demeure et son terrain Hôpital de La Rochefoucauld.JPGsur la route d'Orléans ( actuelle avenue du Général Leclerc), au milieu de la campagne. Les travaux du nouveau bâtiment sont confiés à Antoine, architecte de l'hôpital de la Monnaie. Il prévoit un bâtiment néo-classique au milieu de vastes jardins illustrant la "dimension thérapeutique" du "bon air" et du paysage, telle que la prônaient bien des hygiénistes de la fin du XVIIIe siècle, susceptible d'accueillir 23 personnes, cette institution ouvre ses portes en 1783. Plus tard, elle prendra le nom de la Duchesse de La Rochefoucauld en mémoire de la grande dame qui l'avait partiellement financée.

Aujourd'hui, toujours en service, cet hôpital, situé tout près de Denfert-Rochereau, est spécialisé dans le domaine de la Gériatrie, et accueille des vieillards dont l'état nécessite des soins palliatifs.

01 août 2012

Plaisance secret samedi 4 août, 15h

Samedi 4 août 2012 15h : Plaisance secret.plaisance secret 2.jpg

Ses artistes et leurs ateliers depuis le XIXe siècle (Gauguin, le Douanier Rousseau, Cézanne...évocation de l'histoire du château du Maine...)
Rendez-vous à la sortie du M° Gaité (côté des numéros pairs de l'avenue du Maine), devant le centre commercial Gaité (75014), à 15h.

Durée : environ 1h30.
Tarif : 11 euros.
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.

26 juillet 2012

Promenade dans l'ancien village d'Orléans samedi 28 juillet à 15h

Village d 'Orléans.jpgSamedi 28 juillet 2012, 15h: Ancien village d'Orléans.
L'association Secrets de Paris organise unr promenade « dans un village créé à l'époque du romantisme et absorbé par Paris seulement en 1860 ».
Où l'on parlera, chemin faisant dans ses ruelles charmantes, d'une marguerite, d'un maréchal ferrant, de Michel Audiard, d'un médium, de mathématiques, d'Adèle Blanc-sec et de Marcel Duchamp...
Rendez-vous samedi 28 juillet à 15h devant le cinéma Gaumont Alésia (73, avenue du Général Leclerc, 75014, M° Alésia).
Durée : environ 1h30.
Tarif : 11 euros.

Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.

17 juillet 2012

Le quartier Alesia au début du 17e siècle

La Voix a retrouvé pour vous ce plan, datant selon nous du début du 17ème siècle. Il représente le quartier Alesia en direction de Montrouge, situé en haut du plan. Scan paris14 ancien1.jpg(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

On y voit, au centre du carrefour,  la Croix des Sages, qui serait actuellement au centre de l’actuelle Place V. Basch. On reconnaît le Chemin de Chevreuse (actuelle avenue jean Moulin) à droite et la Route d’Orléans à gauche (avenue du Général Leclerc). Au milieu, légèrement décalée on reconnaît la rue du Pot au Lait (l’actuelle rue Friant).

L’avenue du Maine, en bas du dessin, n’a pas été encore percée. Par conséquent, cette vue semble datée du tout début du 17e siècle.

C’est donc la petite histoire du petit Montrouge, qui devint plus tard un « écart » du Grand Montrouge, dont le territoire s’étendait vers le Nord jusqu’au Boulevard du Montparnasse actuel, qui s’appelait Boulevard du Sud, créé sous Louis XIV.

Extrait de la revue du SHA du 14e, n°30

02 juillet 2012

Un peu d'histoire : le dépôt central du matériel d'imprimerie des timbres-poste, boulevard Brune

Les plus anciens  habitants du XIVe, ont connu les bâtiments du dépôt central et de l’imprimerie des timbres-poste qui étaient situés sur le boulevard Brune, près de la porte de Châtillon, en lieu et place du vaste immeuble moderne de plus de dix étages, que nous pouvons voir aujourd’hui, du 101 au 115 de ce même boulevard. Le site a été totalement reconstruit  en 1970. Auparavant, une vaste bâtisse en briques existait  à cet emplacement.

 C’est en mai 1886 que l’administration édite la première nomenclature du matériel postal et fixe les relations entre le dépôt central situé rue du Louvre, à l’Hôtel des Postes, et les magasins départementaux. Le rattachement des services techniques à l’exploitation télégraphique provoque la substitution de treize dépôts régionaux aux quatre magasins municipaux créés en 1857. Le rachat en 1889 des réseaux téléphoniques exploités par la compagnie Générale des Téléphones, et la création de nouveaux locaux,  donnent une extension et posent des problèmes de stockage et de gestion du matériel.

 La dissémination sur différents sites engendrait une augmentation excessive des frais de transport et de personnel, constituant une gêne constante pour l’exécution du service. Leur centralisation dans un vaste ensemble fut mise à l’étude.

 En ce qui concerne l’imprimerie des timbres-poste, c’est le 30 août 1848 que fut voté la loi relative à l’institution du timbre-poste, entrée en vigueur le 1er janvier 1849. L’impression  des timbres fut confiée dans un premier temps, à l’atelier des Monnaies et Médailles. Le 1er janvier 1876, ce fut la Banque de France qui prit le relais, et ce n’est qu’en 1880 que les Postes en assurèrent directement la fabrication, ayant récupéré les moyens techniques d’impression de la Banque de France, dans un atelier situé 36, rue d’Hauteville dans le 9ème arrondissement.

 A cette époque, l’expansion industrielle et économique de l’Europe et de la France, fait largement appel au service postal. Aussi, les locaux de la rue d’Hauteville deviennent vite inadaptés. La loi du 5 décembre 1891 autorise le services des Postes et Télégraphes à entreprendre les travaux  sur le site du boulevard Brune. Il s’agissait d’un terrain d’une surface de 21 800 m2, acquis au prix de 573 146 F.   ( A cette époque, le prix du terrain dans ce quartier était de 30 francs le M2 …) .

 Les travaux de construction du bâtiment conçus par M. de Scellier de Gisors, commencèrent en 1892 et s’achevèrent en 1894. Dès la réception des travaux le dépôt central du matériel et les ateliers s’y installèrent. L’année suivante suivit le transfert des machines et du personnel. Dès 1906, une extension des locaux fut décidée, la demande  de timbres-poste allant croissant. Pendant soixante années, ces bâtiments  remplirent leur fonction, mais devenus exigus et inadaptés, il fut décidé de transférer l’imprimerie à Périgueux, en 1968. En 1971, le dépôt central du matériel et les ateliers centraux déménagèrent pour Lanester ( Morbihan). La destruction de l’ensemble suivit.

Un projet immobilier et un centre de télécommunications, situé du 101 au 115  bd. Brune, 103 boulevard Brune.jpgfut réalisé sur un espace devenu utile de 37 260 M2. Les nouveaux bâtiments furent inaugurés le 6 décembre 1978. Le bureau de poste entièrement rénové fut mis en service le 3 août 2005. Divers services sont présents sur les lieux : Bureau de poste central du 14e, Centre de tri automatique, Centre régional d’enseignement de la poste, Centre régional d’enseignement des télécommunications, Direction de l’enseignement supérieur administratif , Direction de la psychologie du travail, Service régional de la mécanisation postale, Imprimerie régionale, Locaux sociaux ( un restaurant ), Salle Omnisports, Crèche pour 60 enfants, Parkings, 4 logements de fonction, Aires de jeux et espaces verts.

 N.D.L.R. Documentation extraite des numéros 52/53 de la Revue de la S.H.A.du 14e.

 

08 juin 2012

Pour mieux connaître le 14e

plaisance,montparnasse,daguerre,paris 14e,75014,montsouris,bohèmeL'association « Secrets de Paris » organise plusieurs visites-conférences  pour mieux connaître le 14e, en juin et juillet.

Samedi 9 juin : la rue Daguerre, , ses commerces, ses artistes, ses arrières-cours et ses secrets.

Rendez-vous à l’angle de la rue Daguerre et de l’avenue Général Leclerc, devant le 1, rue Daguerre (M° Denfert-Rochereau, 75014), à 15 h. - Tarif : 11 euros.

Dimanche 10 juin 2012 : Montparnasse et la bohème. Balade dans le Montparnasse artistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.

Rendez-vous devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, M° Vavin), à 15h. - Tarif : 11 euros.

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19 avril 2012

Une place de village

  La place d’un village évoque pour chacun, un lieu privilégié, où chaque jour, à l’occasion d’un  marché, ou d’un rassemblement  festif,  toute la population vient faire ses courses ou se divertir ; cela donne au village une ambiance qui lui est propre, une convivialité  heureuse que chacun partage avec joie. Les discussions vont bon train, on fait connaissance, on retrouve ses amis, des copains, on se rappelle des souvenirs, et cela finit presque toujours par un verre pris au bistrot !

 place_Victor-et-Hélène-Basch vue de l'avenue du Général Leclerc.JPG Imaginons, mais ce n’est qu’une image, que la place d’Alésia (Hélène et Victor Basch) redevienne pour une journée seulement , une place de village. Tout y est ou presque : l’église, majestueuse qui nous invite chaque dimanche, au son de ses cloches, à venir prier le Seigneur. Pour le reste, le site a bien changé. Ce carrefour, où débouche l’avenue du Maine, royale et haussmanienne par ses immeubles, n’a plus le charme d’antan, lorsque le Petit Montrouge était un « écart » du grand Montrouge. Les anciens ont connu le café « Biard », remplacé par le Crédit Agricole. Les maisons modestes du faubourg, situées à l’angle de l’avenue de Châtillon (Jean Moulin) ont disparu pour devenir le garage Peugeot.  Une banque, la B.N.P. a remplacé le Comptoir National d’Escompte qui logeait dans les locaux d’une ancienne auberge ! En face, le pâtissier Vivier, à l’angle de rue d’Alésia s’est lui aussi transformé en une succursale de la HSBC. La charcuterie Noblet  et son enseigne où présidait un cochon célèbre, a laissé la place, il y a peu, au pâtissier Saibron. Tout au début de l’avenue Jean Moulin, l’impasse du Rouet fait figure encore  d’un lieu insolite. Là, à l’angle, il y  avait une auberge : « l’auberge du Rouet » qui fut remplacée pendant quelque temps par une restaurant italien : "le bistrot romain",  disparu. Aujourd’hui, c’est encore une banque qui a pris la suite !

Après la Libération de Paris, en août 44, des bals furent organisés sur la place et ce durant deux ou trois années… Heureux temps où les pas des danseurs s’envolaient dans un nuage de gaîté et de légèreté, alors qu’aujourd’hui, les pneus des voitures crissent, remplaçant les accents mélodieux des valses musette  et tangos de l’époque…

 Oui, tout cela est bien  fini. « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était » ! Alors ? La place d’Alésia, place de village ? Certes non, mais elle est et restera toujours vivante pour celles et ceux qui gardent une image lointaine, idéalisée sans doute, mais qui réjouit le cœur.

 R.Rillot

21 mars 2012

Visites "Secrets de Paris" 24 et 25 mars 2012

Samedi 24 mars 2012, 10h30 : Visite du quartier chinois (Paris 13e). Partez à la découverte de tous les secrets de ce quartier atypique, de ses recoins cachés et des meilleures adresses.

Le plus grand Chinatown d'Europe abrite des dizaines de restaurants (cantonais, vietnamiens, laotiens ou cambodgiens) dont nous indiquerons les meilleurs, des pâtisseries, une librairie, une herboristerie, des temples bouddhistes ou catholique, du prêt-à-porter, mais aussi du sur-mesure et bien d'autres curiosités.
Thomas Dufresne, spécialiste des arts martiaux chinois depuis plus de 35 ans, a écrit plusieurs articles et ouvrages
sur le Taiji Quan et le Wushu.
Rendez-vous à
l'angle des avenues d'Ivry et de Choisy (75013, M° Tolbiac), au niveau de la station de Vélib', à 10h30. Tarif : 11 euros.

Dimanche 25 mars 2012, 15h : Montparnasse et la bohème. Balade dans le Montparnasse Montparnasse artistique.jpgartistique, ses cafés, ses ateliers, ses anecdotes.

Thomas Dufresne, depuis plus de 25 ans, donne des conférences, écrit des articles et des livres sur l'histoire de Paris et sur l'histoire de l'art. Il est membre de la Société historique et archéologique du 14e arrondissement.
Rendez-vous devant La Coupole (102, bd Montparnasse, 75014, M° Vavin), à 15h. (Visite environ 2h)
Accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.Tarif : 11 euros.

Renseignements http://secretsdeparis.blogspirit.com/ 

10 mars 2012

L'Observatoire et ses astronomes (IV)


Francois Arago  staue de Antonin Mercié à  Perpignan.jpgLe nom d’Arago est plus connu que ceux de ses collègues que nous avons déjà évoqués. Un boulevard porte son patronyme dans le XIVe.

Il est né le 26 février 1786 à Estagel, non loin de Perpignan. Reçu à Polytechnique à 17 ans, il fut nommé secrétaire-bibliothécaire du Bureau des longitudes en 1805, et promu astronome en 1807 alors qu’il est en mission en Espagne, pour terminer la triangulation des Baléares, la mort de Méchain ayant interrompu les travaux. Il fut nommé à l’Académie des Sciences en 1809 et en deviendra secrétaire perpétuel en 1830.
Il étudie l’électromagnétisme et découvre la possibilité d’aimanter un barreau d’acier en le plaçant au cœur d’un circuit électrique ; Ampère en tirera l’invention de l’électro-aimant.

Il ouvre un cours d’astronomie à l’Observatoire le 7 février 1813. Ses cours, à cause de leurs vifs succès, devront être transférés au Collège de France. En 1841 seulement, un amphithéâtre sera construit à l’Observatoire.

Depuis 1830 Arago est député. Il participe à tous les travaux législatifs, sera ministre de la guerre et de la marine dans le Gouvernement provisoire de 1848. En 1834, il avait publié Astronomie populaire. La même année il devient directeur des observations à l’Observatoire. Refusant de prêter serment à Napoléon III, il conserve cependant sa charge, de même que quarante-sept ans plus tôt, il avait refusé de prêter serment à Napoléon Ier, sans être renvoyé de l’Ecole Polytechnique. Il meurt presque aveugle le 2 octobre 1853.

- N.D.L.R. Documentation extraite du N° 26 de la Revue de la S.H.A. du 14e.

Cette statue d'Arago, réalisée par Antonin Mercié en 1879, est installée à Perpignan, ville où le savant avait fait une partie de sa scolarité. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Un monument particulier a été installé à Paris pour célébrer Arago à l'occasion de la commémoration du bicentenaire de sa naissance : une série de médaillons disséminés dans le sol parisien, le long du méridien de Paris. (Pour plus de précisions, cliquez sur Lire la suite)

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04 mars 2012

L'Observatoire et ses astronomes (III)

(Lire la note précedente) La rue Lalande coupe la rue Daguerre et rejoint la rue Liancourt. Mais qui était ce Lalande ?

observatoire de paris,rue lalandeJoseph Jérôme Le Français de la Lande ( dit Lalande) est né à Bourg-en-Bresse le 11 juillet 1732. A Paris, il rencontre l’astronome Delisle et suit les cours du Collège de France. En 1751, se prépare une célèbre campagne astronomique amenant à une vaste coopération  scientifique internationale comprenant sept stations d’observation s’étendant du Cap à Stockholm. Il s’agissait d’obtenir les distances de la Lune et de Mars. Lalande s’occupera de la station de Berlin. Suite à son travail, les portes de l’Académie des Sciences s’ouvrent à lui en 1753.

Sa carrière est tracée à partir de ce moment. Il s’intéresse aux objets du système solaire et contribue à l’établissement et à l’amélioration des théories des planètes et des comètes. Deux opérations internationales de 1761 et 1769 l’amènent à participer à l’observation du passage de Vénus devant le soleil. Pour les périodes 1760 – 1775 et 1794 – 1807, il est chargé de la Connaissance du Temps.

Dès 1761, il avait succédé à Delisle et forma de nombreux astronomes notamment Delambre et Méchain ( voir nos articles  I et II ). Son Traité d’astronomie de 1764 a fait longtemps  autorité.  Son Astronomie des Dames de 1785, est un bon modèle de vulgarisation. Il ne faut pas voir ici une quelconque condescendance à propos de ce  titre, mais une initiation destinée à un public féminin qui jusqu’à lors  était surtout orienté vers une culture littéraire.  Sa Bibliographie astronomique d’une belle érudition demeure d’une grande utilité.

Le caractère de Lalande était complexe : à la fois courageux, vaniteux, original, emporté, il pouvait être bon et généreux. Il mourut de la tuberculose en avril 1807 .

Le tableau représentant Lalande est une huile  de Fragonard réalisée en 1767-1768.

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 26 de la Revue de la S.H.A du 14e.

28 février 2012

L'Observatoire et ses astronomes (II)


Jean-Baptiste Delambre.jpg(Lire la note précédente) Jean-Baptiste Joseph Delambre est né à Amiens le 19 septembre 1749. Jusqu’en 1768, il est  collégien à Paris, puis trouve un préceptorat à Compiègne. A Paris en 1771, il accompagne le fils de Geoffroy d’Assy, receveur général des finances. Son protecteur lui bâtit un observatoire privé rue du Paradis ( près des Archives Nationales). En 1780, il suit les cours de Lalande au Collège de France. Celui-ci le prend comme assistant.

Delambre fait d’abord d’importants travaux de mécanique céleste. Sa théorie d’Uranus ( 1782) lui vaut d’être admis à l’Académie des Sciences. En 1803, il sera le premier Secrétaire perpétuel de la « Classe des sciences »  de l’Institut.

Désigné par Méchain pour effectuer la révision de la méridienne, il a la charge de la partie française de l’arc. Cette entreprise durera jusqu’en 1799, après plusieurs interruptions dues aux troubles de la Révolution et à l’absence de toute autorité scientifique entre 1793 et 1795. Il fut même arrêté et soupçonné de « faire des signaux ». Il en faisait, mais géodésiques ceux-là !

Delambre a  fait faire des progrès notables à la géodésie théorique et pratique. Son ouvrage : la Grandeur et Figure de la Terre, fut édité seulement en 1912. Son « histoire de l’Astronomie ancienne (1817), au Moyen âge ( 1819) et moderne ( 1821) », demeure un ouvrage fondamental, son érudition étant sans défaut.

En 1807, il succéda à Lalande au Collège de France. Membre de la légion d’honneur à sa fondation, il recevra de Louis XVIII, le grade d’officier et de chevalier de Saint-Michel. Sa probité intellectuelle lui valut les faveurs des différents régimes. Il mourut à Paris le 19 août 1822.

N.D.L.R. Documentation extraite du numéro 26 de la S.H.A. du 14e - (Lire la note suivante)

14 février 2012

L'Observatoire et ses astronomes (I)

Pierre Mechain astronome 1744-1804.jpgAu nord du 14ème arrondissement, une rue rappelle que l’astronome Méchain participa à la direction de l’Observatoire de Paris. Méchain fit partie d’une équipe de cinq astronomes qui ont été successivement à la tête de l’Observatoire, pendant la période de 1795 à 1854.
Pierre- François -André Méchain est né à Laon le 16 août 1744. Issu d’un milieu modeste, son père était ouvrier du bâtiment, il achève ses études à Paris. Lalande qui fut lui-même à l’Observatoire, le remarque et l’encourage dans sa vocation.

Méchain découvrira douze comètes. Son entraînement au calcul des orbites lui permet de calculer celle de l’astre découvert en 1781 par Herschell. Il sera le premier à affirmer qu’il s’agit là d’une nouvelle planète et non d’une comète. Son nom est Uranus.
Nommé à l’Académie des Sciences en 1782, il est chargé de la Connaissance des Temps à partir de 1788. Il établit les éphémérides jusqu’en 1794. En 1792, il est en mission géodésique pour l’opération de prolongement de la méridienne jusqu’à Barcelone. Après un accident survenu près de cette cité, en voulant examiner une nouvelle pompe hydraulique, il reprend sa triangulation mais il est fait prisonnier, car on était en pleine guerre d’Espagne. Ensuite, il a l’autorisation de se rendre en Italie où il reste à Gênes jusqu’en 1795.

Ses calculs sur la triangulation comportent un écart de trois secondes qui l’amènera à refaire vainement tous ses calculs, ce qui déterminera chez lui l’apparition d’un caractère assombri et anxieux. Il effectuera une nouvelle mission jusqu’aux Baléares en avril 1803, afin d’y prolonger la précédente méridienne. Malade de la fièvre jaune et soumis à l’épuisement du travail, il décède le 20 septembre 1804 à Castellon de la Plana au nord de Valence. La rue Méchain relie la rue du faubourg Saint Jacques à  la rue de la Santé.
NDLR : documentation extraite de la Revue n° 26 de la S.H.A. du 14ème arrondissement.   (Lire la note suivante)

31 janvier 2012

La "Voie-Verte" ou la mémoire d'une rue

Qui se souvient aujourd’hui de la Voie - Verte ? Elle prenait naissance sur la rue de la Tombe Issoire, non loin du carrefour que celle-ci fait avec la rue d’Alésia. Autrement dit, elle se détachait à cet endroit de l’ancienne voie romaine reliant Lutèce à Orléans.

 La Voie-Verte est devenue après la Seconde guerre mondiale la rue du Père Corentin, franciscain assassiné par la Gestapo en juin 1944, comme indiqué sur les plaques bleues de cette rue. Rappelons rapidement les faits.

 L’un des Pères, Corentin Cloarec, est aumônier des « Résistants de la Place Denfert – Rochereau ». Fin juin 1944, la Gestapo connaît les noms du groupe. Le 28 juin au matin, deux jeunes français de l’Abwehr se présentent au couvent. Le père est absent ; ils reviennent et le portier sans méfiance, appelle le père et l’introduit avec les visiteurs dans un parloir. Soudain, ils déchargent leurs armes. Le père est blessé au ventre ; il a la force de se traîner au dehors du parloir et de rentrer dans le couvent. La police alertée arrive, mais les membres de l’Abwehr leur font comprendre qu’ils n’ont rien à faire ici. Il est 12 heures 15. Un allemand et un français, l’arme au poing, transportent le père chez un médecin de la rue Sarrette. Le père Corentin peut encore parler : « je leur pardonne et je meurs pour la France ». Jusqu’au lundi, le père est exposé à l’entrée du couvent. Les funérailles auront lieu le 3 juillet 1944. Six mille personnes y assistent. L’année suivante, la rue de la Voie-Verte deviendra la rue du Père Corentin.

Triste épisode en vérité. Mais la Voie-Verte quid ? Sans doute une évocation champêtre, propre à une époque où seuls quelques puits de carrier étaient disséminés sur un territoire encore peu urbanisé. On pouvait encore y apprécier l’aspect bucolique mais fortement bouleversé du paysage, celui-ci étant compris entre la rue de la Tombe Issoire actuelle et l’ancienne avenue d’Orléans.

Evoquer un lieu, c’est se souvenir, c’est imaginer la vie à travers quelques indices peu à peu effacés par le temps. C’est anticiper aussi ce que sera la ville dans cent ans, deux cents ans… Alors la Voie-Verte ? Un trait de mémoire abandonné sur le bord d’un chemin oublié.           R. Rillot

18 janvier 2012

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie (V )

Paris 14e Chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc façade.JPG En novembre 1904, Mère Marie de la Passion, fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie décède. Sa disparition fut douloureusement ressentie. Peu avant son décès, elle approuva les plans d’une future chapelle dédiée à Sainte Jeanne d’Arc et dont la première pierre sera posée le 2 juillet 1911. Cet édifice inauguré en septembre 1913 a été bâti dans le style néo-gothique et fut inspiré de la Sainte Chapelle. On peut remarquer que ses nombreux vitraux tamisent la lumière extérieure de la même manière que son modèle. (photo Ordifana75)

A cette époque, une manécanterie formée d’une cinquantaine de chanteuses prêtait son concours aux cérémonies religieuses. Le but était « d’élever l’âme de la jeunesse en lui enseignant le beau, que requiert la musique religieuse, et selon les règles du motu proprio, que Pie X promulgua en novembre 1903.

Ses membres étaient spécialement formés à l’étude du chant grégorien et au motet polyphonique. Le nom du compositeur Palestrina figurait souvent à travers les œuvres choisies. Sous la direction de Vincent d’Indy responsable des chœurs de la Scola Cantorum et des chantres de saint Gervais, les jeunes chanteuses assistaient à des manifestations musicales qui participaient à leur formation.

Toute cette époque allant de l’aube du vingtième siècle jusqu’à la veille de la guerre de 1914, sera, pour les Franciscaines Missionnaires de Marie, dominée par une atmosphère de travail et de la notion de service rendu à l’intention des plus pauvres et des déshérités du quartier. En 1914, de nouvelles missions apparaîtront lorsqu’il faudra s’occuper des réfugiés, des soldats blessés et partager avec eux toutes les angoisses propres à cette époque.

NDLR : documentation extraite du numéro 21 de la revue de la SHA du 14ème.

15 janvier 2012

Entre Bièvre et Montsouris : les Franciscaines Missionnaires de Marie ( IV )

Les murs étroits de la Salle d’œuvre recevaient des centaines d’adolescentes venues chercher principes d’épanouissement et de vie laborieuse. Chaque jour, des sœurs partaient vers les rives de la Bièvre pour y rencontrer familles démunies, vieillards, handicapés, malades, mourants. L’humble salle a vu de nombreuses dames bénévoles partager avec un grand dévouement et générosité, le travail socio-éducatif des religieuses.

Mais dans le grenier-dortoir, on vit aussi fonctionner une vieille machine typographique à bras, ancêtre d’une imprimerie qui se développera dans une nouvelle maison de l’Institut à Vanves. Des ébauches de divers artisanats eurent lieu : lithographie, photographie, maroquinerie, broderie, peinture, toutes branches qui devaient pendre leur essor à l’impasse Reille, beaucoup plus tard.

Construction 7, impasse Reille (1894 – 1896)   

Les pourparlers pour un changement de local marchaient bon train. Le 29 juin 1894, l’achat d’un terrain clos de murs eut lieu au 7 de l’impasse Reille. Le 1er novembre 1895, l’agrandissement du côté du «  petit bois » et de l’avenue Reille fut confirmé. Le 23 du même mois, l’autorisation de construire sur le terrain en culture maraîchère prit acte, terrain où l’existence d’anciennes carrières souterraines était connue. L’aménagement des lieux se fit peu à peu. La construction de la grande chapelle dura de 1910 à 1914. En 1896, le transfert des œuvres de la rue de l’Ebre s’effectua dans les nouveaux locaux de l’impasse Reille. En 1898, diverses œuvres fonctionnaient et peuvent se résumer comme suit

- Une Ecole Primaire comprenant deux classes : une pour le C.E.P, une autre regroupant 65 élèves de 7 à 13 ans.
- Une école enfantine de 100 à 150 élèves avec une manécanterie.
- Une Maternelle – plutôt garderie - , pour 40 enfants de 2 à 4 ans.
- L’Ecole professionnelle où étaient enseignées la coupe et la couture.
-Le Patronage florissant, rendait à la population du quartier des services très appréciés.
- Une colonie de vacances en Seine-et-Marne accueillait par roulement, une quarantaine d’enfants pour une période de trois semaines à un mois.

Dans ce quartier pauvre de la Glacière, deux sœurs faisaient le travail d’Assistantes Sociales. Il faut noter que les Sœurs de Paris, loin de se replier sur elles-mêmes, préparaient les départs pour l’Inde, la Birmanie, le Japon, les léproseries de Madagascar, attendant des nouvelles du Chensi, ravagé par la famine et la peste… L’adoration du Saint Sacrement était un point essentiel de leur Règle de vie.

N.D.L.R   Documentation extraite du N° 21 de la S.H.A du 14e