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14 janvier 2017

Une histoire du 14ème arrondissement (VII)

 Le territoire situé entre les quartiers de la Santé et de Plaisance avait pris au cours du temps la dénomination de Petit Montrouge, écart du village de Montrouge situé plus au sud. Ce quartier était traversé par la grande route allant vers Orléans, le centre de la France et la lointaine Espagne, d’où son nom : l’avenue d’Orléans.

Les activités recensées le long de cette voie étaient abondantes et orientées vers le commerce de fournitures pour les voitures et les chevaux : fabriques de bâches, de harnais, de cordages, ateliers d’outillages, de quincaillerie ainsi que des relais pour le fourrage. Par ailleurs, des minoteries s’étaient installées ; elles avaient remplacé les nombreux moulins qui au milieu du 19ème siècle étaient encore au nombre de 24. Ces moulins broyaient naguère le blé venu de la Beauce.  Il faut souligner que le quartier du Petit Montrouge situé à cheval sur l’un des principaux trajets de la province vers l’intérieur de Paris, fut toujours le plus commerçant de notre arrondissement. De plus, avenue d'orléans avenue de chatillon devenues les avenues du général leclerc et l'avenue jean moulin  café le puits rouge maintenant immeubles modernes et banque.jpgl’avenue d’Orléans était la voie d’accès aux halles centrales, les fameux pavillons de Baltard. Ainsi, tous ces facteurs contribuèrent à la multiplication des commerces locaux : épiceries, marchands de couleur/droguistes, horlogeries et de nombreux « estaminets ». Il convient de signaler au voisinage de la grande route d’Orléans un petit lotissement qui a survécu en gardant son caractère banlieusard, sinon provincial et qui offre une sorte de style romantique. Il s’agit des bâtiments situés rue Hallé etrue Hallé ensemble de maisons de ville.jpg du Commandeur qui recèlent maints jardinets sur leur arrière-cours. Il s’agit de l’ancien petit quartier neuf d’Orléans dont la voie centrale demeure la rue Rémi Dumoncel. Ce quartier était issu d’anciens fiefs religieux et était habité par une bourgeoisie issue de professions libérales. Ces lieux de séjour pouvaient être considérés comme des résidences secondaires sous Louis Philippe, époque de leur construction. -

Documentation extraite du N°  299 de la S.H.A du 14e.

Photos : Le puits rouge café au croisement des avenues d'Orléans et de l'avenue de Châtillon devenues avenues du Général Leclerc et avenue Jean Moulin. Le puits rouge a été rasé et est devenu un immeuble moderne et au rez-de-chaussée une agence bancaire.

Photo2 : rue Hallé les petites maisons de ville avec leurs jardinets. 

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