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13 juillet 2009

Les soldats du 14 juillet au parc Montsouris

militaire à Montsouris.jpgPour la fête nationale, le 14 juillet, les soldats du 152e régiment d'infanterie de Colmar s'installent dans le parc Montsouris, après avoir défilé sur les Champs Elysées.
L'occasion pour le public de rencontrer les hommes et les femmes qui assurent la défense de la nation d'aujourd'hui, de découvrir le matériel qui les équipe (véhicule de patrouille des forces spéciales, véhicule blindé de combat d'infanterie, canon tracté...) au travers des animations conviviales.
Parc Montsouris, entrée avenue René Coty, de 13h à 17h.
T3 Montsouris ou RER Cité Universitaire.

L'Arbre à lettres Denfert

Les horaires d'été de L'Arbre à Lettres Denfert :

En juillet, du lundi au samedi : 10 h - 19 h 30

Fermés les lundis 13, 20 et 27 juillet et les dimanches 19 et 26 juillet, fermé le mardi 14 juillet

En août, du mardi au samedi : 10 h - 13 h /15 h 30 - 19 h 30

Fermé les lundis 3, 10, 17, 24 août, les dimanches 2, 9, 16 et 23 août et le samedi 15 août

Bonnes vacances à ceux qui en prennent !

Lilliput et le jardin d'Eden

A contempler de près ces carrés de légumes, de fleurs, de plantes si diverses, l'œil se trouve saturé, inondé par un patchwork de couleurs, de formes et de volumes mêlés, où l'abondance profusede la flore le dispute au hasard heureux.

On se plait alors à rêver d'une terre qui pourrait devenir toute entière un jardin. Terre d'une éternelle et grandiose composition florale, où l'homme eut déposé sa signature d'artiste. Eden mythique ? Peut-être, mais déjà embryon d'un paradis aujourd'hui lilliputien au travers d'un jardin partagé, mais demain qui sait ?

Il est là ce petit paradis, près de chez vous, le long du chemin de fer de ceinture, rue de Coulmiers dans le 14ème arrondissement de Paris.

Derrière le grillage protecteur, fraisiers, salades, tomates, fines herbes, tournesols et même pampres de vigne se sont donnés rendez-vous pour évoquer en toute simplicité la Nature. O bien sûr, une nature maîtrisée, bien tempérée, lilliputienne, car nous ne sommes ni à Villandry, ni dans les bosquets de Versailles, encore moins dans le domaine de Beauregard, mais... l'esprit est là qui a conduit les doigts de quelques jardiniers inspirés et leur ont donné l'imagination nécessaire, assistée par une persévérance bienveillante pour offrir au flâneur des rues, le loisir de l'évasion gratuite, fortifiante, bien éloignée des émanations sournoises provenant de quelques moteurs diesel remontant l'avenue Jean Moulin.

Une lente méditation s'installe. Je contemple ce petit rectangle de nature que Paris sait parfois garder en cachette. La grande ville l'offre en catimini au regard bienveillant du passant rêveur, celui qui sait encore garder au fond de lui cette petite flamme tremblante, mais toujours libre et fidèle, qui fait que la plus minuscule touffe d'herbe, le plus discret des jardinets ont plus de sens et procurent plus d'apaisement que l'agitation redondante, le tintamarre éphémère, les vacuités médiatiques produits par le monde déjanté de nos contemporains.

Oui, une touffe d'herbe, posée là, le long du grillage d'un jardinet, me regarde, je lui souris...  nous nous comprenons ! Lilliput serait-il le prémonitoire et dévoué jardinier d'un éternel paradis à venir ? Seul le Temps sera peut-être le chef d'orchestre  inconnu pour diriger une nouvelle "Pastorale" encore non écrite...

R. R.