22 octobre 2009
Pour les vacances des sports gratuits
Charléty sur roulettes
Rendez-vous au stade du 26 octobre au 4 novembre pour pratiquer le skate, le roller, le bmx ou s'initier au graph. Gratuit.
La Mairie de Paris ouvre le stade Charléty aux jeunes Parisiens dans le cadre de l'opération « Charléty sur roulettes » pendant les vacances du 26 octobre au 4 novembre (excepté le 1er novembre).
Différents ateliers sont mis en place pour l'occasion :
- Initiation et perfectionnement roller, skate, BMX, initiation à la pratique du bowl,
- Initiation au roller et au skate pour débutants sur modules urbains (vagues et plans inclinés),
- Animations trampoline,
- Animation Wii,
- Initiation graph.
Toutes les activités sont encadrées par des éducateurs sportifs diplômés et le matériel pour les différentes activités est fourni gratuitement, en échange d'une pièce d'identité.
Cette année, 2 compétitions sont organisées de 14h à 18h en amont de l'événement :
Samedi 24 octobre : BMX
Dimanche 25 octobre : Roller
Une autorisation parentale pour s'inscrire et participer aux activités est nécessaire pour les mineurs
Stages gratuits de street dance du 2 au 4 novembre 2009
Initiez-vous au « street dance » pendant les vacances ! L'association Temps'Danse 14 organise des stages gratuits de « street dance » pour les jeunes de la primaire au lycée, du 2 au 4 novembre, au gymnase Guilleminot.
14h - 15h : élèves de primaire
15h - 16h30 : collégiens
16h30 - 18h : lycéens
Gymnase Guilleminot, 22 rue Guilleminot. M° Pernety.
21:46 Publié dans Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sport, paris 14, trampoline, street dance, bmx, roller |
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(IV) - Les chemins de traverse : Vu du pont
Le parapet du pont, avenue Jean Moulin, est tout entier festonné de mousses et de lichens : dentelles, que le vent et le soleil on déposé là, au bord du vide, afin que les yeux du passant fixent l'écriture révélant les premiers souffles de la vie.
Ce pont surplombe la voie du chemin de fer de Petite Ceinture. De là, en regardant vers l'est, longeant la rue de Coulmiers, la profonde tranchée en contrebas attire quelques plantes téméraires qui s'accrochent en amateur d'escalade. Ici, la voie ferrée, dans sa plus grande configuration, se présente sous un piteux état. Les traverses de bois malmenées par les assauts de la pluie et du temps, sont devenues peu à peu les vertèbres dénudées d'un animal antédiluvien. Surgit alors, de façon spontanée, l'image d'un squelette, témoin insolite offrant ses blessures en sacrifice, au regard d'un soleil indifférent, qui dans la nudité et l'apparence d'une dépouille abandonnée, reste le seul témoin silencieux du passé.
De l'autre côté du pont, on entend le chant aigu d'un oiseau invisible. Il est là, caché parmi l'effondrement de branches cassées qui pourrissent dans un labyrinthe chaotique d'herbes et d'arbrisseaux enchevêtrés. Instant insolite. L'oiseau partage son empire avec le brouhaha incessant que font les voitures glissant plus haut sur la chaussée. Je me penche par dessus le parapet. J'aperçois la voie. Les rails, se souviennent-ils encore du dernier chuintement d'essieu que des wagons tintinnabulants faisaient ? La rouille a posé d'un doigt protecteur son ultime vernis sur l'acier inerte, figé dans une pose hiératique. Voit-elle, la nuit, s'engouffrer dans la chambre humide du prochain tunnel, le fantôme d'un train sans voyageurs ? Et que dire des ultimes volutes de fumée des locomotives ? Ne déposent-elles pas encore leurs escarbilles sur les quelques fils téléphoniques abandonnés ça et là, dans le fossé tout proche ?
Vers l'ouest, et longeant la rue Auguste Caïn, on voit le long du talus, des arbres foudroyés qui achèvent d'expirer, tandis que le lierre monte à l'assaut des robiniers qui suffoquent dans la crispation d'une mortelle étreinte.
Tiens ! un chat... il attend, il surveille peut-être l'oiseau qui chantait tout à l'heure. Voilà un autre chat. Ils se tiennent à distance. Ensemble, ils jouent le rôle de sentinelle auprès d'une citadelle abandonnée et tiennent sans doute le registre de leurs chasses nocturnes, souris, mulots, oiseaux. Dans leur langage de chats, comparent-ils l'importance de leurs proies à l'aune de leur appétit ?
Vu de ce pont, le chemin de fer de Petite Ceinture est une sorte de cimetière au destin incertain, dont les âmes errantes courraient après le dernier train fantôme, celui qui passe aux stations sans s'arrêter, un train qui poursuivrait son voyage éternel, vers un terminus silencieux et infini, celui du temps...
J'achève ici mon voyage, en prenant garde de ne pas laisser mes bagages sur le quai. Quelque voyageur égaré dans le futur pourrait en disposer et profiter de ma présence invisible pour se souvenir que dans un passé lointain, je suivais la voie d'un chemin de fer devenu aujourd'hui parfaitement imaginaire.
R.R.
05:00 Publié dans En flanant dans le 14e | Lien permanent | Commentaires (0) |
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