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25 mars 2014

Soirée hommage à JMG Le Clezio jeudi 27 mars, 19h30, à l'Hôtel de Massa

Jean-Marie Le Clézio.jpgUne soirée hommage à JMG Le Clézio - Prix Nobel de littérature 2008 - aura lieu le jeudi 27 mars, 19h30, à l'Hôtel de Massa

« l'écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante »

Présentation par Michèle Gazier : Ecrivain, auteur d'une vingtaine de livres - romans (dont La Fille, Seuil 2010), récit (L'homme à la canne grise, Seuil 2012), nouvelles, BD (Virginia Woolf, Naïve 2011) essais littéraires et sur l'art - Michèle Gazier a longtemps tenu la chronique littéraire de Télérama après avoir enseigné l’espagnol. Elle a aidé à la découverte de la littérature espagnole contemporaine ... Elle est l’auteur d’un portrait de Jean Marie Le Clézio pour la série télévisée : Un siècle d’écrivains...

Lecture des extraits de Tempête (Editions Gallimard 2014).

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation : communication@sgdl.org

Hôtel de Massa 38 rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris - RER Port-Royal-

Ida, un film de Pavel Pawlikowski

Ida est à la recherche de ses origines. Novice dans un couvent, la mère supérieure pousse Ida à rencontrer sa tante Wanda. Car Ida n’est  pas Ida, mais Anna, orpheline depuis le massacre de sa famille durant la Seconde Guerre Mondiale en Pologne.

L’esthétisme glacé, la beauté rigide des images, le cadrage inhabituel et déroutant des prises de vue, le silence oppressant et omniprésent, l‘emploi du noir et blanc, le choix d’un écran aux dimensions d’un autre âge, et la singulière opposition des personnalités d’Anna et de Wanda, cette dernière en tant que juge appliquant les « canons de la justice stalinienne dans la Pologne des années 60 », confèrent à ce film une atmosphère étrange, quasi fantastique, où la vérité douloureuse devient très vite insupportable. Anna découvre sa véritable origine, ayant pour toute famille sa tante Wanda, dont le portrait est tout le contraire de l’innocente Ida.

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De ce rapprochement improbable entre les deux femmes,  dont les échanges sont réduits au minimum, ne peut naître qu’une incompréhension mutuelle, servie par un lourd mutisme, symbole invivable de deux êtres emmurés dans une sorte de fuite qui les conduit peu à peu vers une asphyxie lente de leur vie. Ainsi Wanda, pour échapper à ses souffrance se suicidera tandis qu’Ida, après avoir flirté avec les prémices d’une vie « humaine », et le début d’un amour accepté et partagé, aurait pu voir les portes d’une certaine joie de vivre s’ouvrir vers la lumière. Refusant les artifices et les doutes de cette nouvelle voie ouverte, elle rejoindra in fine les murs de sa cellule dans l’espoir d’y trouver l’amour absolu dans le visage de Dieu.

Un film essentiel pour comprendre les racines puissantes d’un engagement définitif  pour une vie consacrée vers l’absolu divin, et soutenue par les exigences d’un sacrifice librement accepté.

R. Rillot

05:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |