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27 octobre 2015

Récup’Art à la Faculté Protestante de Théologie du 16 octobre au 6 novembre

Récup'Art à la Fac de théologie protestante.jpgLa Faculté Protestante de Théologie propose du 16 octobre au 8 novembre une rétrospective sur la démarche créative Récup’Art, initiée en 1969 par Ambroise Monod. L’occasion de réfléchir aussi au gaspillage et à la place du déchet dans notre société.

Récup’Art

La démarche créative Récup’Art, initiée à Strasbourg en 1969 par Ambroise MONOD, à travers un manifeste et de nombreuses expositions, trouve à Paris du vendredi 16 octobre au dimanche 8 novembre 2015 le lieu d’une rétrospective, dans les espaces et jardins de la Faculté Protestante de Théologie. Cet évènement est l’occasion de proposer, au-delà de l’exposition en salle et de plein vent, des ateliers d’initiation à la pratique Récup’Art, ainsi que des rencontres et débats, autour de thèmes associés : la création autodidacte (Gaston FLOQUET) – les nouveaux réalistes (Jean TINGUELY). Cette manifestation dédiée au regard créatif porté sur le gaspillage et le déchet, n’est pas sans lien avec l’effort mondial pour maîtriser l’avenir (la Conférence sur le climat se déroulera à Paris en décembre) et pour regarder, désormais, le monde autrement qu’il ne s’impose.

Artiste invité : Alain AGHAÏAN, lissier, présentera ses œuvres réalisées à partir de tissus et autres matériaux de récupération.

Faculté Protestante de Théologie - 83 bd Arago 75014 Paris

Accès libre, tous les jours de 14h à 18h

Un certain Charles Spencer Chaplin : l’épopée d’un mythe des Temps modernes

un certain charles spencer chaplin affiche.jpgAu Théâtre Montparnasse, Maxime d’Aboville fait revivre l’artiste le plus populaire du XXème siècle.

Mettre en scène la vie de Charlie Chaplin, voilà un défi de taille relevé avec talent par Daniel Colas. Sommes-nous au théâtre ou au cinéma ? La réponse est moins simple qu’elle en a l’air. L’auteur et metteur en scène réalise de véritables coups de projecteur sur des épisodes marquants de la vie de la vedette. Les projections d’images cinématographiques à l’arrière-plan, ainsi que la reconstitution d’une fameuse saynète pantomime nous rappellent que le cinéma n’est jamais loin.

Daniel Colas a choisi une mise en scène épurée, autour de quelques éléments de décor qui évoquent avec brio l’univers du cinéma américain du début du XXème. Les costumes d’époque participent à cette atmosphère « en noir et blanc », et la simplicité du spectacle le rend d’autant plus authentique.

L’histoire d’une star universelle

En 1910, le jeune Charles Spencer Chaplin quitte Londres après avoir été remarqué par l’américain Alfred Reeves (Xavier Laffite) qui lui propose de l’emmener en tournée aux Etats-Unis. Il n’a que 20 ans, mais déjà un talent hors du commun. Le rêve américain commence ; après le succès des music-halls, Charlie Chaplin est engagé par le « roi de la comédie » Mack Sennett (Adrien Melin), avant de pouvoir réaliser ses propres films.

Avec son Charlot, le vagabond mythique, Charlie Chaplin devient l’homme le plus populaire des Etats-Unis. Très vite, son personnage traverse les frontières. La montée fulgurante de ce jeune comédien des quartiers pauvres de Londres ne se fait pas sans embûches. La pièce montre combien l’acteur au caractère bien trempé a dû faire face aux oppositions du gouvernement américain, à la censure, et aux rumeurs malsaines entretenues par une presse omniprésente.

Un certain C. S. Chaplin dépeint avec lucidité toute l’ambiguïté du tempérament de ce personnage exceptionnel. Travailleur acharné et ultra-perfectionniste, Charlie Chaplin bouillonne d’idées. Mais son génie n’est pas dénué d’arrogance, ni d’inquiétudes. Généreux et irrésistible à l’écran, il peut se montrer tyrannique et terne dans la vraie vie. Charlot prend le dessus ; Charlie est dépossédé de lui-même.

Maxime d’Aboville époustouflant

On ne sait où il trouve toute cette énergie. Molière 2015 du meilleur comédien pour son rôle dans "The Servant" qu’il joue deux heures avant au Théâtre de Poche, Maxime d’Aboville livre une fois de plus une fantastique interprétation. Aussi bien Charlie que Charlot, il incarne avec justesse et panache ce petit homme devenu une icône universelle. Le public se délecte devant ce Charlot ressuscité. Les seconds rôles sont tout-à-fait convaincants, notamment Béatrice Agenin, particulièrement touchante dans le personnage de la mère déséquilibrée de Charlie.

Un spectacle enjoué, drôle et touchant, qui plaira aux petits comme aux grands !

Maëlys Delvolvé

"Un certain Charles Spencer Chaplin" au Théâtre Montparnasse rue de la Gaité Paris 14ème. Du mardi au samedi à 21h, samedi à 16h et dimanche à 15h. Jusqu’à la fin décembre.

Extrait du site : http://fr.aleteia.org/2015/10/24/theatre-un-certain-c-s-c...