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25 avril 2008

Avenue du Général Leclerc et droit au logement opposable au Conseil d'arrondissement

Le deuxième Conseil d’arrondissement depuis les élections s’est tenu il y a quelques jours. Le premier avait eu pour objet l’élection du maire et des adjoints et P. Castagnou avait notamment déclaré : « Nous nous appuierons sur l’engagement et l’énergie de celles et ceux qui veulent faire avancer le 14ème ». Propos qu’il avait modestement illustré d’une citation de René Char : « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience » ! Quand on sait que les conseils d’arrondissement n’ont aucun pouvoir de décision et ne peuvent qu’émettre des vœux (pieux souvent) auprès du Conseil de Paris (celui que préside Bertrand Delanoë) !

Ce deuxième conseil de la mandature a d’abord nommé un grand nombre de représentants dans le Centre d’action sociale, les lycées, collèges et écoles, ainsi que le Conservatoire Darius Milhaud. Après cette longue litanie, le conseil débattait de trois vœux, tous déposés par Pierre Castagnou, et tous adoptés :

L’avenue du Général Leclerc

Le premier, relatif au réaménagement de l’avenue du Général Leclerc, ne proposait pas de projet de réaménagement et se bornait à demander la saisie de la Préfecture de Paris. En effet, l’avenue est sous sa seule responsabilité (parce que axe d’entrée dans paris, convois officiels,…etc.).

 Dans le débat qui a suivi,  la nécessité de rendre l’avenue plus vivable été soulignée « transformer une autoroute urbaine en avenue urbaine » ainsi que l’obligation de travailler en concertation avec les communes avoisinantes. Dans son discours d’investiture P. Castagnou avait annoncé son intention « d’organiser des referendums locaux ». On compte sur vous, M. le Maire, c’est l’occasion ou jamais!

Les boîtiers répulsifs anti-jeunes

Le deuxième, relatif à l’installation de boîtiers ultrasons répulsifs anti-jeunes allait apporter une bonne dose de démagogie. Alors que personne dans l’arrondissement  n’envisage sérieusement l’installation de tels dispositifs, le conseil d’arrondissement demande de légiférer sur les conditions d’utilisation.

Droit au logement opposable

Le troisième vœu consiste à demander l’interdiction des expulsions, depuis la fin de la trêve hivernale, maintenant qu’existe le droit au logement opposable. La loi du 5 mars 2007 prévoit en effet, que, en fonction de certains critères, une commission inscrit certaines personnes en attente de logement. C’est à ces personnes que s’adresse le droit au logement opposable et à elles que s’appliquerait cette interdiction d’expulser. Dans la pratique, ce que demande nos élus de la majorité, c’est de prendre sur le contingent du préfet, pour reloger les ayants droit du logement opposable. Du débat qui a suivi, il est apparu que ce contingent serait insuffisant (environ 1000 par an) et qu’il faut prendre sur tous les autres.

Deux chiffres suffisent à montrer l’équation impossible du logement social à Paris: 65% des habitants sont locataires et 70% peuvent prétendre à un logement social ! Et Paris n'a pas atteint les 20% de logements sociaux!

A.C.

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