30 décembre 2009
Là-haut sur la montagne... suite
Neige et débâcle
Mardi, 1 Décembre 2009
Ce matin, quel émerveillement à la vue des pentes neigeuses des montagnes environnantes ! Une brume fine et blanche habillait les coteaux à mi-hauteur du versant, conférant au tableau l'allure d'un lavis chinois. Vers le petit village d'Aucun, l'échappée de l'Arrieulat découvrait un pic triangulaire étincelant de blancheur. Symphonie grise et blanche, le panorama prenait des teintes d'argent sous le contre-jour tremblotant d'un soleil peinant à se frayer un passage à travers la barrière trouée de nuages.
Dehors, cet après midi, pendant que de nouveaux éclats explosent de ma radio, le rideau mouvant des cordes aquatiques tombe inlassablement avec un bruit de vent dans les arbres et de torrent dans la montagne, comme un interminable froissement qui s'exténue en gargouillis et parfois en crépitements exaspérés. L'après-midi est bien parti pour se répandre en niagaras bruyants. Dans cette débâcle, la neige si jolie de ce matin va battre en retraite et, demain, les sommets qui ourlent la vallée apparaîtront gris et sans relief.
(A suivre)
Marie-Josée Carita
10:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) |
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(VII) les Chemins de traverse
Point n'est besoin d'être artiste
Pour parcourir la rue des Artistes
Tous les doigts du ciel dessinent une image
Où chaque jour des moutons noirs
Des moutons blancs l'aile d'un oiseau
Un cheval gris ou le nez de Cléopâtre
Naissent et meurent tout simplement là-haut
Parmi les nuages
Entre les épaules du soleil
Et la chevelure de la lune.
*
Depuis qu'elles ont élu domicile au Parc Montsouris
Ce n'est pas gentil de se moquer des souris
Car chaque nuit sous la lune blanche
Elles grignotent des reliefs de pique-nique
Que laissent les promeneurs distraits du dimanche.
*
L'avenue Reille est la mieux gardée de Paris
Car un ancien général veille tout près d'ici.
Une avenue sans soucis
Et c'est Paris qui nous sourit.
*
Au Parc Montsouris
Il fut indiqué pendant un certain temps
Sur la mire du méridien de Paris
Que ce fut Charlemagne qui inaugura ladite mire.
Mensonge ! Cela fut le fait de redoutables farceurs
Iconoclaste incultes et blagueurs
Car c'est sous le règne de Napoléon
Que le nom même de l'Empereur
Y fut gravé pour de bon.
R.R
05:00 Publié dans En flanant dans le 14e | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les rues de nos quartiers, paris, quartier, poésie |
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