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09 mai 2014

Visite du quartier : parcours autour de l'aqueduc Médicis samedi10 mai

AqueducVieilleMaison.JPG Parcours autour de l'aqueduc Médicis - commenté par Michel Haguenau samedi 10 mai à 11h

Tous les 2ème samedis de chaque mois, les habitants du quartier Montsouris-Dareau vous font découvrir avec passion les coins et recoins les plus curieux, les plus emblématiques et les moins connus de leur quartier. A cette occasion différentes balades vous sont proposées : samedi prochain le parcours de la balade se fera autour de l'aqueduc Médicis.

 > Départ du FIAP  (30 rue Cabanis 75014) à 11h

> Commentaires en français- Durée 1h30 environ

> Gratuit et sur réservation au 01.43.13.17.06 ou reservation@fiap-cultures.fr, nombre de participant limité. 

Le 14ème et notre quartier : le Petit Montrouge (III )

Naissance de la paroisse du Petit Montrouge

 Si dès le 13ème siècle, le Grand Montrouge avait sa paroisse et son église  (celle-ci tomba en ruines en 1789), le territoire du Petit Montrouge situé au nord du village d’origine, ne put envisager d’avoir sa paroisse officielle qu’à partir des années 1840.

Il faut rappeler qu’à cette époque, apparut la curieuse entreprise de l’abbé Chatel, qui inaugura une chapelle d’un culte dissident : l’Eglise Catholique Française, séparée de l’Eglise Romaine, et fondée à l’époque de la Révolution de 1830. Son église était établie au niveau du n° 70 de l’avenue du Général Leclerc. Par la suite et après disparition de cette chapelle, le lieu devint un entrepôt, un magasin, puis un théâtre : le théâtre de Montrouge et enfin l’actuelle cinéma le Mistral.

Ce ne fut qu’en 1847 qu’une ordonnance de Louis-Philippe autorisa la construction de la première église paroissiale. Le nouveau curé, l’abbé Comte, entreprit auprès du grand éditeur imprimeur catholique, l’abbé Migne, une action pour demander à ce dernier, la concession provisoire d’une dépendance, jouxtant les immenses ateliers de l’abbé, situés le long de la chaussée du Maine.

Mais le lieu était si incommode que l’on fit appel provisoirement pour célébrer le culte, à la chapelle de la Maison de la Rochefoucauld.

Fin 1847 cependant, fut inaugurée la première église saint Pierre de Montrouge. Elle était située exactement sur un terrain compris entre la rue Thibaud et le passage Rimbaud aux angles respectifs que ces voies formaient avec l’avenue du Maine. Une porte latérale s’ouvrait à la hauteur de l’actuelle n° 195 de cette dernière avenue.

Un autre chapitre vous fera assister au développement du quartier du Petit-Montrouge (à suivre).

  - Documentation extraite du N° 35 de la S.H.A. du 14ème

Maurice Gourdon, pastelliste, paysagiste et prêtre

Maurice Gourdon (1913-1997),

Maurice Gourdon autoportrait.jpgMaurice Gourdon était peintre, il excellait  notamment dans le portrait au pastel. Personnalité riche, il était aussi conteur, comédien, auteur de pièces pour enfants et homme d’une grande foi . Ami d’une pléiade d’artistes du quartier, c’est lui qui prit l’initiative de les rassembler, et de créer l’association, et son Salon.

Nombreux sont les paroissiens de Saint Pierre de Montrouge qui se souviennent encore de Maurice Gourdon, prêtre à la paroisse. Il fut artiste peintre confirmé, et ceci jusqu’aux dernières années de sa vie. Il fut le président fondateur de la Société « Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème », dont le thème

Rappelons brièvement les étapes de sa vie. Il était d’origine angevine, fut scolarisé à Laval, toujours premier en dessin, et souvent hors concours dans les collèges.

Il prit quelques cours à l’Ecole du peintre Jean Verdier, neveu du cardinal, mais c’est lors de sa captivité en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale, qu’il développa ses dons de pastelliste en rencontrant un professeur des Beaux Arts.

Rentré en France, il fonde une société d’artistes peintres « Art et Amitié ». Peignant toujours sur le motif, il réserve le pastel aux portraits, sa spécialité. Sociétaire au Salon des Artistes français et au Salon des Indépendants, il fut par son style, toujours fidèle aux canons essentiels de l’impressionnisme.

Plusieurs fois médaillé, on notera sa présence en tant que sociétaire au salon des paysagistes français et il fut médaillé d’argent de la Ville de Paris.

La société des Peintres et Sculpteurs témoins du 14ème, héritière de son fondateur, organise chaque année en liaison avec la Société Historique et Archéologique du 14ème une exposition toujours dans la droite ligne de son fondateur.

N’oublions pas Maurice Gourdon qui fut un témoin incontournable de l’activité artistique dans le 14ème.

d’activité est toujours celui se rapportant aux aspects anciens etactuels de nos quartiers.

Illustration : Autoportrait Pastel de Maurice Gourdon

Ndlr : documentation extraite du n° 36 de la revue de la SHA du 14ème.