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11 décembre 2016

« The Party » au Ciné-quartier Mouton-Duvernet mardi 13 décembre 20h30

Ciné-quartier déc 2016 the party 2.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier à la prochaine séance du Ciné-Quartier le mardi 13 décembre à partir de 20h30 au cinéma Chaplin Denfert (24, Place Denfert Rochereau). Dernière séance de l'année 2016 autour d'un film joyeux, burlesque et délirant du fameux duo Blake Edwards/Peter Sellers.

 C’est ouvert à tous, le prix d’entrée : 4€  La séance sera suivie d’un débat

The Party :

Film réalisé en 1969 par Blake Edwards avec Peter Sellers, Claudine Longet, J. Edward McKinley Un acteur indien, Hrundi V. Bakshi, est recruté par un studio hollywoodien pour jouer un soldat indigène. Lors du tournage, cet homme très maladroit détruit un des décors très coûteux du film. Le producteur très fâché contre le comédien de second ordre demande qu'on l’inscrive sur une liste noire. À la suite d'une erreur-quiproquo du studio, Hrundi se retrouve invité à la fête annuelle du studio, à Hollywood. Pendant la fête, le comédien accumule les gaffes mais n'est pas le seul.

Mardi 13 Décembre 2016 à 20h30 - Cinéma Chaplin- Denfert, 24 place Denfert- Rochereau 75014 Métro-RER Denfert- Rochereau. Bus 38-68- 88


Critique lors de la sortie en salle le 13/08/1969

Par Pierre Murat dans Télérama

Seul l'absurde rend le monde logique. C'est sur ce paradoxe - mais en est-ce vraiment un ? - que repose l'oeuvre. Et surtout The Party (1968), son film le plus géométrique, implacable comme la fatalité en marche... Dès qu'il pénètre, à la suite d'un malentendu, dans la villa de ses hôtes (une cité lacustre à la Jacques Tati, construite par un fou pour des imbéciles), l'Indien gaffeur incarné par Peter Sellers perd son mocassin blanc qu'il finit par récupérer, au terme d'un périple quasi hitchcockien, sur un plateau de petits fours. Personne ne semble voir ce mocassin incongru : ni le digne serveur qui circule entre les convives, ni les mondains, perdus dans leur vide existentiel...

Cet aveuglement entêtant, effrayant (Blake Edwards est l'un des rares cinéastes américains à avoir appréhendé l'ennui et la stupidité de la société du paraître) culmine lors de la scène du souper. Un moment où tout est au top : la bêtise, la suffisance, le mauvais goût, la vulgarité. Soudain, grâce à un loufiat ivre mort, ce monde superficiel se dérègle et c'est la panique... Steve Franken, génialissime, Sellers puissance dix, déverse alors à pleines poignées de la salade dans les assiettes des convives et récupère des cailles rôties dans les postiches de starlettes décolorées... Le film est un délire lent, presque sans dialogues, presque sans histoire. Des gags, rien que des gags : un vrai manifeste surréaliste. — Pierre Murat

Prochaine séance du Ciné Quartier : 10 janvier 2017 (« Bonjour » de Yasujirô Ozu)

Pour plus d’informations ou être informé(e) régulièrement des séances, vous pouvez écrire à l’adresse : cmoutonduvernet@gmail.com  (nouveau courriel) Vous pouvez également consulter : www.facebook.com/conseildequartiermoutonduvernet  Ou twitter.com/cmoutonduvernet  (nouveau nom du compte Twitter)

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