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26 mars 2018

Echo d’une Conférence de Carême de Valère Novarina

Christ-Pantocrator-icone-845-44-couvent-Sainte-Catherine-Sinai_0_729_1411.jpgValère Novarina, dramaturge très connu, poète et peintre a prononcé la 4ème Conférence de Carême le Dimanche 18 mars 2018, à Notre-Dame de Paris, en présence de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

En l’écoutant, on peut discerner au travers d’un discours à la fois intuitif et poétique qui offre quantité d’images éblouissantes, un itinéraire de foi, à la fois surprenant et émouvant, qui l’a conduit de la contemplation du signe de la Croix, à la reconnaissance du Christ venu s’incarner en notre chair. (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le signe de la Croix porte en lui une contradiction, à la fois signe de notre mort et de notre relèvement, non d’une fin mais d’une délivrance.

Il médite ensuite sur l’Incarnation, « défi lancé à notre raison », folie comme le disait déjà Saint Paul mais don d’amour : « Seul un Dieu faible peut porter secours. »

Comment trouver Dieu : c’est la grande question. Car Dieu est par excellence « l’incapturé » nous échappant sans cesse, provoquant notre raison, impossible à saisir. Et pourtant nous ne cessons pas de le chercher, nous nous adressons à Lui. Nous sommes appelants, vides de sa présence. Cette séparation est féconde,

Or le Christ, le Logos, n’oublie pas qu’il est l’ouvrier de la création et que les paroles et la raison qui sont en nous, portent sa signature. C’est pourquoi lorsque nous lisons la Bible, nous contemplons le Fils de Dieu ; dans cette lecture, il faut attendre de se laisser toucher car c’est « le lieu où Dieu est embusqué » mais c’est aussi un combat comme celui de Jacob avec l’Ange.

Et peut-être après tout cet effort de face à face, de creusement de la parole, peut survenir l’inattendu, ce que Valère Novarina appelle la grâce comme « une irrigation nouvelle » à relier à la joie, à la musique. « Dieu trouvé en notre chair, non en ce qu’elle est matérielle, mais en ce qu’elle est offerte ».

Pour finir, pour dire l’indicible, Valère prend l’exemple des acteurs de théâtre, avec lesquels il travaille depuis bon nombre d’années, qui, pour que le spectateur devienne « un animal qui s’ouvre » attendent sans le dire que  « quelque chose surgisse qui ne vient pas de nous », une aide, celle de Dieu.

Valère Novarina termine sa méditation sur une contemplation : celle du Christ « Pantocrator, maître de l’univers » qui nous présente les Saintes Écritures et nous bénit.

I.C.

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