13 mars 2006
"Ban" public
Un "Ban" public
Où va se nicher l'humour ( involontaire ?) de nos édiles parisiens, à propos de la fourniture de bancs destinés à être posés sur le parcours du tramway des Maréchaux ?
Ce banc a la particularité de présenter en son milieu un accoudoir, haut de quelques centimètres, à peine… A moins d'être de la stature d'une poupée "Barbie" ou d'un nain de jardin, cet accessoire ne sert à rien, sinon à majorer la facture dudit banc de 42€ , lui-même facturé au prix de 464€ ! Oui, vous avez bien lu…
Au-delà du canular involontaire, se cache en fait l'idée que cet accessoire parfaitement inutile, empêchera tout S.D.F. de s'étendre sur ce banc, histoire de mettre un peu plus cette personne au "ban" de la société ! C.Q.F.D.
10:40 Publié dans 3- Vie des quartiers | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'horreur judiciaire
L'horreur judiciaire
De Gilles-Jean PortejoieLa justice serait-elle injuste ? Nous sommes tous justiciables et nous sentons bien que l'Institution de la Justice ne correspond plus à ce que nous attendons d' elle. Le procès d'Outreau en est l'exemple le plus significatif. Le système judiciaire s'est raidi face à l'évolution de la société et alimente par ses dysfonctionnements successifs un reflet de l'opinion publique quasi générale. Sur la base de cas réels, cet ouvrage place l'homme au cœur de la justice et fait des propositions concrètes pour sortir de l'impasse actuelle.
Ed. Renaissance . Prix 19 €. Parution le 16 mars. R.R
10:25 Publié dans Livre/BD/Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le temps des porte-plumes
Cette histoire, celle que Daniel Duval nous conte, est autobiographique. Elle nous montre un orphelin qui, incompris par sa famille d'accueil, doit pour réussir à exister, lutter pied à pied, et cela en dépit des coups, des vexations de toute sorte, bref de la souffrance psychologique profonde que lui renvoie le monde extérieur.
De belles images d'un monde rural aujourd'hui disparu, des séquences de vie familiale qui dévoilent la recherche d'une tendresse toujours refusée, le désarroi affectif d'un petit garçon qui soudain se trouvera sauvé par la présence d'une grand-mère solitaire – "la sorcière" – celle-ci lui accordant un peu de chaleur et de bonté, voilà l'essence même d'un film qui nous emplit d'émotion, où les dialogues sans mièvrerie sont réduits à quelques paroles rares, où les diverses situations laissent une impression amère, parfois insupportable, pour nous convaincre qu'un bonheur fauché par les vicissitudes d'une enfance blessée ne peut jamais être comblé tout à fait. Une œuvre sensible qui interroge la responsabilité de chacun.
R.Rillot
10:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La miroir de ma mère
Le miroir de ma mère
De Marthe et Philippe Delerme
Ce livre est un journal à deux voix, celui de la mère, suivi et commenté par les commentaires de son fils. Livre où la mémoire des souvenirs de l'enfance se reflètent dans le miroir du présent et par là-même recrée le passé lointain, devenu presque intemporel, car déjà enfoui au plus profond de l'inconscient.
C'est une sorte de concerto où le vécu de l'un dialogue avec les émotions retrouvées de l'autre. On assiste alors à une sorte de sublimation des faits réels par l'émergence d'une poésie du regard, d'une tendresse voilée où le cœur du fils décrypte le quotidien d'une vie simple, organisée autour d'un foyer, des enfants, de la famille et des amis.
Ici, l'intimité entre la mère et le fils entretient une complicité dans les confidences qui sont faites de moments précieux, où l'enfance, domaine originel de la beauté de la vie, ressuscite et se prolonge grâce à la maturité et à l'expérience de l'auteur : Philippe Delerme. Un très beau livre écrit avec le terreau de la tendresse et de l'admiration.
Ed. Folio.
R.Rillot
10:15 Publié dans Livre/BD/Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Quartier vert ? La vie en rose...
Si les quartiers "verts" ont été créés pour offrir la tranquillité à leurs habitants, l'impression qu'on a de cette tranquillité s'apparente plus à celle reconnue dans les vastes nécropoles de nos villes que de celle recueillie auprès des anachorètes du désert… bien que le désert ne soit pas loin de submerger ce quartier dont l'éponyme "Tombe Issoire" professe le caractère hautement symbolique. Ceci expliquerait sans doute cela…
Des rumeurs circulent, portées par l'Harmattan, ce vent toujours chaud se faufilant parmi les dunes brûlantes d'une opinion toujours prête à s'enflammer, lorsqu'il touche l'esprit poreux du citoyen lambda !
Ainsi, "on" dit, que les deux tiers des commerçants ont vu leur C.A. s'effondrer d'au moins 10%. Certains ont même baissé leur rideau ou vont le faire. Quant à l'immobilier, aïe…aïe… La nouvelle qualité de vie - mais le silence est d'or pour celui qui refuse de s'expatrier - a provoqué, une hausse voisine de 15% par rapport aux 9% observés sur l'ensemble des autres quartiers du 14°.
Alors, quartier vert ou pas, la vie ne serait pas rose dans le périmètre de cette thébaïde réservée aux rêveurs, aux citoyens bucoliques, aux babas-cool qui ne s'attendaient pas à voir leur quartier transformé en réserve d'Indiens que l'on plume et qui se retrouvent à poil !..
En attendant, les tilleuls de la rue Sarrette s'ennuient. Avec impatience, ils espèrent revoir Sa Majesté le Printemps, accompagnée de nos édiles municipaux, refleurir nos balcons de moult parures enguirlandées de vert ou de "roses"… toutes parfumées aux effluves épicés des Iles ! Ce serait un nouvel Eden. Rêve inaccessible qu'aucun citoyen raisonnable ne saurait imaginer, tant est mystérieuse la destinée aléatoire et secrète de nos quartiers toujours "verts", en dépit de leur âge fort respectable !
R.Rillot
10:00 Publié dans 3- Vie des quartiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Paris 14e arrondissement |
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