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27 février 2026

Notre-Dame du Travail - Dimanche 1er mars 2026

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2ème dimanche de Carême 
Année Saint Matthieu 
1er mars 2026 

PROGRESSISTE ?

Voilà le mantra de nos dirigeants ; il faut être « progressiste ». Mais de quoi parle-t-on ? Aider à mourir serait un progrès ? L’euthanasie est un acte de régression d’une civilisation qui a mis des millénaires à se construire et qui a considéré finalement que le soutien des plus faibles était la marque de l’humanité, une vraie avancée des liens sociaux. 

La vérité c’est que pas à pas nous retournons à l’état barbare en costume cravate. Car le véritable progrès humain civilise les mœurs ; il éloigne de la violence et favorise toujours l’attention aux plus fragiles. Après l’avortement rebaptisé IVG -ce n’est en rien une interruption mais une cessation définitive -, le mariage homosexuel rebaptisé pour tous qui sacrifie l’enfant sur l’autel du désir des adultes, l’euthanasie est rebaptisée « aide à mourir » dans une supercherie compassionnelle qui veut dissimuler son mensonge. En changeant les mots, nos druides travestissent la réalité ; ils font l’œuvre du « père du mensonge ».  

Il est des structures sociales de péché où les chrétiens ont dû désobéir et même à un prix très élevé. Ne l’oublions pas. L’injustifiable est indéfendable. Ceux qui ont voté ces lois de mort ne sont pas médiocres ; ils sont malfaisants. Mais c’est pour ces malfaisants que Jésus s’est écrié : « Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Indignés et même scandalisés au sens où Jésus parle du scandale fait aux petits, nous poussons le même cri ; avec les justes de l’apocalypse nous crions aussi « jusqu’à quand Seigneur » supporterons-nous ce déchaînement du mensonge ?  

Ces grandes régressions nous indignent mais ne nous ôteront jamais ni la foi, ni l’espérance, ni la charité. Les chrétiens ont été source de civilisation quels que soient leurs fautes dans l’histoire ; mais nous savons dans la foi que cette décivilisation en marche ne porte ni germe de renaissance, ni horizon.    

Demeurant au service de leurs sociétés et de leurs contemporains les chrétiens sont aussi libres vis à vis du monde et ils suivent leur conscience obéissant « à Dieu plutôt qu’aux hommes » quand les structures de péché veulent les contraindre. Le Seigneur continuera de nous donner la grâce de la liberté de l’âme.  

Père Vincent de MELLO, vicaire 

 

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