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26 juin 2026

Paroisse Saint Dominique : Pentecote Dimanche 28 juin 2026

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13E DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE  
28 JUIN 2026
ANNÉE A 

Et ne nos inducas in tentationem 
 
La traduction de cette phrase dans le Notre Père n’a pas fini de faire couler de l’encre. 
Aujourd’hui nous disons : "Ne nous laisse pas entrer en tentation". Hier nous disions : "Ne nous soumets pas à la tentation". Et la prise de conscience de ce qui est à l’origine de nos tentations ne cessera jamais d’être d’actualité. 

Durant la semaine écoulée nous avons été invités à prier à l’occasion du retour au Parlement de la loi sur l’euthanasie, qui refuse d’ailleurs de dire son nom pour mieux nous embobiner. En remettant en cause le principe que nous ne savons ni le jour ni l’heure de notre mort, qu’il ne nous appartient pas de le choisir, et en prétendant que c’est par compassion que l’on met fin aux jours d’une personne, nous remettons en cause les fondements de toute société humaine. 

Mais ne nous y trompons pas, ce n’est pas qu’une question de société dont nous pourrions débattre assis bien confortablement dans un salon. C’est aussi une question éminemment personnelle. 
Il suffit de voir ce qui s’est passé dans les pays où ce genre de lois est appliqué, ou chez nous avec la loi sur les interruptions de grossesse : à partir du moment où une loi autorise les atteintes à la vie, cela devient une tentation même pour les chrétiens les plus convaincus. Qui d’entre-nous peut prétendre qu’il ne se trouvera pas un jour dans une situation où il ne verra plus le sens de la vie d’une personne très âgée ou très gravement malade ? 

Le Christ nous répète souvent, et encore ce dimanche, que pour être digne de Lui il faut L’aimer plus que nos proches, il nous faut porter chacun notre Croix. 
Alors prions pour que nos députés ne votent pas cette loi abominable. Mais plus encore prions pour que notre propre foi ne défaille pas, pour que notre espérance et notre charité soient toujours vigilantes. Pourvu que nous n’oublions jamais que notre dignité vient de celui qui nous a créés, et que le sens de notre vie est en Dieu seul ! 

Père Vincent Bellouard

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Notre-Dame du Travail - Dimanche 28 juin 2026

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13ème dimanche du temps ordinaire 
Année Saint Matthieu 
28 juin 2026 
 
DIEU ENTEND FORT BIEN LA LANGUE DU COEUR  
 
Le titre de l’ouvrage auquel nous empruntons notre texte est tout un programme : Le Palais de l’amour divin entre Jésus et l’âme chrétienne, auquel toute personne tant séculière que religieuse peut voir les règles de parfaitement aimer Dieu et son prochain en cette vie. Son auteur, le capucin Laurent de Paris (1563-1631) fait partie, avec François de Sales, de ces éducateurs à la vie spirituelle qui répandront la pratique de l’oraison dans la France du XVIIe siècle. 
 
Comme deux fois, à tout le moins, on relève les poids de l’horloge, et deux fois le jour au moins on repaît son corps à dîner et à souper, il est de même requis que deux fois le jour au moins, vous vous recueilliez à l’oraison spirituelle qui se fait de cœur en parlant intérieurement à Dieu, oraison que l’on appelle mentale. 
 
Toutefois, me direz-vous, j’ai tant d’occupations que depuis le matin jusqu’au soir, je n’ai point le temps de respirer, et ce sont des choses auxquelles je m’occupe avec une bonne et louable intention, sans volonté de mal faire. Que vais-je donc faire ? 
 
Écoutez : dès qu’il se présentera une petite heure, ou une demi-heure de temps libre de vos occupations, retirez-vous en secret, et là, présentez votre esprit devant ce grand TOUT, votre Dieu. Là, dis-je, plongez votre volonté et répandez votre cœur devant lui, si profondément, si effectivement, si vivement et si souvent, par amour intime, ardent, filial et courtois, lui offrant une bonne volonté pour l’aimer et chérir si ardemment par-dessus tout ; dites-lui qu’à jamais vous lui serez fidèle, et d’autres semblables traits d’amour que vous lui présenterez. En ce petit espace de temps et de loisir, vous rattraperez efficacement quarante ans, pour ainsi dire, misérablement perdus et consommés. 
 
Il faut parler avec Dieu du fond de votre cœur, de votre pensée, intelligence, volonté et intime amour de votre esprit, aspirant à l’esprit de Dieu par vos désirs, et vous appliquant à lui par d’autres exercices d’amour. Dieu entend fort bien la langue du cœur. 
 
Laurent de Paris, Le Palais de l’amour divin 
 
Texte proposé par le Père PERRUCHOT + (Foyer sacerdotal)  

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Paroisse Notre Dame du Rosaire - le Dimanche 28 juin 2026

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Dimanche 28 juin 2026 

Crise dans la famille

Ce titre n’évoque pas une analyse sociologique contemporaine, mais la situation que décrit Jésus dans l’évangile ce dimanche : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (10, 37). Une semaine après la fête des pères et quelques semaines après celle des mères, ce propos doit faire réagir les parents qui l’entendent et les enfants que nous sommes tous. Doit-on choisir entre l’amour filial et la suite du Christ ?
Faisons un petit retour en arrière. Nous lisons la fin du chapitre 10 de saint Matthieu. Juste après avoir appelé les Douze, Jésus les enseigne sur la mission auprès « des brebis perdues de la maison d’Israël » (10, 6). Cependant, par son évangile, saint Matthieu s’adresse à une communauté chrétienne qui poursuit la mission des apôtres, élargie puisqu’ils s’adressent aussi aux païens.
Pour entendre les propos de Jésus, il faut se mettre à la place de ces premières générations de chrétiens, en particuliers ceux issus des religions païennes. Ils ont refusé de s’associer au culte des dieux tutélaires de leur famille et de leur cité, brisant l’unité sociale que ceux-ci représentaient. De là viennent les persécutions. Le disciple de Jésus, doit s’attendre à rencontrer la contradiction. C’est par là qu’il s’identifie à son maître. Jésus ne nous prend pas en traitre : nous rencontrerons nous aussi des oppositions. Cependant le rejet n’est pas la seule perspective : « Qui vous accueille m’accueille, qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (10, 40).
Jésus ne place pas les relations familiales au-dessus des autres. L’annonce de la paix du Royaume de Dieu passe par la division dont nous sommes si souvent témoins dans nos familles et au delà. En revanche, il promet une relation nouvelle avec lui le Fils et Dieu le Père, qui vient enrichir et déployer les relations au cœur même des familles. « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique » dit Jésus chez saint Luc (8, 21).

P. Vincent Thiallier

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Paroisse Saint Pierre de Montrouge - Dimanche 28 juin 2026

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PAROISSE SAINT PIERRE DE MONTROUGE
 

Textes de l'année A:

2 R4, 8-11.14-16a : Le merci d’un prophète. 
Ps 88, 2-3.16-19 : Tu es notre force. 
Rm 6, 3b-4.8-11 : Baptisés dans la mort du Christ. 
Mt 10, 37-42 : Récompensés par Dieu. 

Dimanche 28 juin 2026 

13E DIMANCHE DANS L’ANNÉE 

HOMÉLIE DE SAINT AUGUSTIN POUR LA FÊTE DES APÔTRES PIERRE ET PAUL 
Ils ont vu ce qu'ils ont prêché 
 
 
       Le martyre des saints Apôtres Pierre et Paul a fait pour nous de ce jour un jour sacré. Nous ne parlons pas de quelques martyrs obscurs : Ce qu’ils proclament a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu’au bout du monde. Ces martyrs ont vu ce qu’ils ont prêché, après avoir vécu selon la justice, en proclamant la vérité, en mourant pour la vérité. 
 
       C’est le bienheureux Pierre, le premier des Apôtres, celui qui aimait fougueusement le Christ, qui a eu le bonheur de s’entendre dire : Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre. Car lui-même venait de dire : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Et le Christ lui dit alors : Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Sur cette pierre je bâtirai la foi que tu viens de confesser. Sur cette parole que tu viens de dire : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant, je bâtirai mon Église. Car tu es Pierre. Le nom de Pierre vient de la pierre, et non l’inverse. Le nom de Pierre vient de la pierre, comme « chrétien » vient de Christ.  
 
       Ainsi que vous le savez, le Seigneur Jésus, avant sa passion, choisit ses disciples, et leur donna le nom d’Apôtres. Parmi eux, c’est Pierre qui, presque en toute circonstance, mérita de personnifier toute l’Église à lui seul. C’est parce qu’il personnifiait l’Église à lui seul qu’il a eu le bonheur de s’entendre dire : Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux. En effet, ce n’est pas un homme seul, mais l’Église dans son unité, qui a reçu ces clefs. Ceci met en relief la prééminence de Pierre, car il a représenté l’universalité et l’unité de l’Église lorsqu’il lui fut dit : Je te confie, alors que c’était confié à tous. En effet, pour que vous sachiez que c’est l’Église qui a reçu les clefs du Royaume des cieux, écoutez ce que le Seigneur dit à tous ses Apôtres dans un autre endroit : Recevez l’Esprit Saint. Et aussitôt : Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus.  
 
       Et c’est encore à juste titre que le Seigneur, après sa résurrection, confia à Pierre en personne la charge de faire paître ses brebis. Car il n’est pas le seul parmi les disciples qui méritait de faire paître les brebis du Seigneur ; mais si le Christ parle à un seul, c’est pour mettre en valeur l’unité. Et il s’adresse en premier à Pierre parce que Pierre est le premier parmi les Apôtres. Ne sois pas triste, Apôtre, d’être interrogé trois fois : réponds une fois, réponds deux fois, réponds trois fois. Que ta confession soit victorieuse trois fois par l’amour, parce que ta présomption a été trois fois vaincue par la crainte. Il faut délier trois fois ce que tu avais lié trois fois. Délie par l’amour ce que tu avais lié par la crainte. Et cependant le Seigneur, une fois, deux fois, et trois fois, a confié ses brebis à Pierre.  
 
       En un même jour, on célèbre la passion de deux Apôtres ! Mais ces deux ne faisaient qu’un : bien qu’ils aient souffert à des jours différents, ils ne faisaient qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. Nous célébrons le jour de fête de ces Apôtres, consacré pour nous par leur sang. Aimons leur foi, leur vie, leurs labeurs, leurs souffrances, ce qu’ils confessaient, ce qu’ils prêchaient. 

 

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