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12 avril 2012

Elections : un vote, pour quelle société ?

Le Conseil permanent des évêques de France a publié récemment un résumé des points essentiels et importants à prendre en compte en vue des élections présidentielles du 21 avril prochain.

Nous vous en faisons part pour quelques uns d'entre eux.

- Vie naissante : L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté.

- Famille : La différence sexuelle est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. C'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.

- Education : Elle implique liberté et respondsabilité des parents, transmission à tous les savoirs essentiels, attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, respect de la liberté de conscience, enseignement respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine.

- Jeunesse : l'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité doit être perçu comme un investissement nécessaire à la cohésion et  à la paix sociale.

- Fin de vie : Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité; "L'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme" ( Benoît XVI). Le développement des soins palliatifs doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.

- Laïcité  et vie en société : Dans la société démocratique, les catholiques, en exprimant ce qu'ils pensent, ne vont pas à l'encontre de l'intelligence et de la liberté de jugement de ceux qui ne partagent pas leur foi. Ils souhaitent une application apaisée et ouverte des lois et des réglements qui définissent le pacte laïc de notre commune République.

D'autres sujets de préoccupation sont abordés dans cette déclaration des  évêques de France, tels : les Banlieues et les cités, l'Environnement, l'Economie et Justice, la Coopération internationale et l'Immigration, le Handicap, le Patrimoire et la Culture, et l'Europe.

Vous pouvez trouver l'intégralité de cette déclaration sur le site de la Conférence des evêques, catholiques.fr dans la rubrique " textes et déclarations". Cette déclaration est reprise dans le petit livre du Cardinal André Vingt-Trois : Quelle société voulons-nous".  Pocket, janvier 2012

04 octobre 2006

la souffrance des soignants face à la fin de vie

On ne prend pas assez en compte la souffrance des soignants face à la fin de vie ni leur point de vue sur l’acharnement thérapeutique, souligne la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).

Le thème de la journée de réflexion éthique du Chru de Lille cette année était « l'acharnement thérapeutique ». Comment donner du sens à la poursuite des traitements chez des patients en fin de vie ? Quel soutien apporter aux familles, aux équipes soignantes ?

Plusieurs participants ont souligné le manque de prise en compte de la souffrance des soignants. Le travail avec une équipe mobile de soins palliatifs est souvent nécessaire pour que les soignants changent leurs pratiques courantes et ne gardent pas des gestes systématiques. Mais le Pr Jean-Pierre Jouet explique que cette approche ébranle certaines certitudes chez les soignants : «l'acharnement thérapeutique nous confronte à nos limites, l'échec de notre médecine et les limites du pouvoir. En tant que médecins, nous ne sommes pas préparés à cela. Notre formation nous a appris à guérir (to cure en anglais) plutôt qu'à prendre soin (to care). Pour un praticien, il est plus simple de poursuivre un traitement que de l'arrêter».

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Source: Le Quotidien du Médecin