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01 octobre 2026

Notre-Dame du Travail - 4 octobre 2026

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27ème dimanche du temps ordinaire 
Année Saint Matthieu 
4 octobre 2026 

UNE MAUVAISE RÉPONSE À UNE VRAIE QUESTION  

« Voici l’héritier : venez ! Tuons-le, nous aurons son héritage ». Si le projet homicide est clairement répréhensible, faut-il en vouloir aux vignerons de la parabole d’avoir trouvé l’héritage – la vigne en l’occurrence – désirable ? Il y a, en effet, une nuance entre « convoiter » et « trouver désirable ». Dans le deuxième cas, on est sensible à la bonté de la chose, dans le premier, on cherche à s’en emparer quitte à déposséder celui qui en disposait légitimement. 

Deux logiques s’opposent : celle du serpent de la Genèse et celle du Royaume des cieux. « Devenir comme Dieu » n’était-ce pas désirable, et même ce qui est le plus désirable ? Mais face à cette question le serpent propose la convoitise où Dieu est vu comme un rival, un obstacle entre mon plus grand bien et moi. Il propose de s’emparer du fruit sans Dieu, malgré Dieu, voire contre Dieu. Pourtant, Dieu ne voulait pas nous tenir à l’écart du Royaume, c’est-à-dire du fait de devenir « participants de la nature divine » (2 Pierre 1,4). 
Cela devait s’accomplir par Lui, avec Lui et en Lui. 

Tuer l’héritier pour s’emparer de l’héritage est un avatar de cette illusion que Dieu est un obstacle à notre bonheur. Notre monde a cru qu’en écartant le Christ et son Église il trouverait enfin son plein épanouissement sur la terre. Mais ses yeux « s’ouvrirent » seulement sur un malaise intérieur terrible et profond. Le Pape le rappelait à la Concorde « force est de constater qu’ici-bas rien ne parvient à nous combler pleinement. Lorsque nous croyons enfin notre recherche achevée et nos efforts récompensés, bien souvent le vide intérieur resurgit plus profond encore ». 

Le fils de la parabole est en fait la clé véritable de la réponse à notre désir. Il est, en effet, le seul héritier légitime et les vignerons meurtriers ne jouissent pas de leur forfait. Mais cet unique héritier a voulu que nous devinssions fils dans le Fils et, en lui, cohéritiers du Royaume. Le Christ et sa parole n’est pas l’écran qui nous bloque l’accès au Royaume. Au contraire, il est -par la communion à sa personne - notre unique moyen de posséder la Vie en plénitude. 

Père Gabriel WÜRZ, curé + 

 

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Paroisse Saint Pierre de Montrouge - Dimanche 4 octobre 2026

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PAROISSE SAINT PIERRE DE MONTROUGE
 
Textes de l’année A :  
Is 5, 1-7 : La mauvaise vigne 
Ps 79, 9-10.13-16a.19-20 : Regarde ta vigne 
Ph 4, 6-9 : Dans la paix de Dieu 
Mt 21, 33-43 : Les vignerons meurtriers.

Dimanche 27 septembre 2026 
26ÈME DIMANCHE DANS L’ANNÉE    
 

Sa miséricorde est notre joie !    
 
Ces mots du Pape Léon XIV au Stade de France pourraient, si nous les méditions un petit peu, devenir emblématiques de son pontificat. Nous gardons en effet l’heureux souvenir du Jubilé de la miséricorde ouvert par son prédécesseur le Pape François au début de son ministère, et de sa formule qui avait donné le titre d’un de ses livres : « Le nom de Dieu est miséricorde ». Parfois rudement en effet, le Pape argentin aura voulu nous faire intégrer ce primat absolu de la miséricorde de Dieu sur nos péchés, nos échecs, nos lenteurs, nos rébellions, nos idées, nos opinions, nos théories, nos doctrines. 
          
       En citant l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium devant les prêtres et consacrés lors des Vêpres à Notre-Dame de Paris, et en encourageant l’Assemblée Synodale Provinciale d’Ile de France ce mercredi encore lors de son audience hebdomadaire, le Saint-Père entend bien recevoir et poursuivre l’entreprise de son prédécesseur d’une véritable conversion de l’Église entière à un large accueil co-responsable entre tous de la miséricorde du Seigneur. 
    
       Une certaine nouveauté a toutefois émergé depuis l’apparition de Léon XIV à la Logia de la Basilique Vaticane, et son appel à une « paix désarmée et désarmante ». Dès l’origine, et jusque dans l’émotion visible sur son visage, nous découvrons un homme d’une bonté aussi douce qu’inébranlable. 
   
       Durant les quatre jours bénis de sa visite apostolique à la Fille Aînée de l’Église, nous avons pu comme toucher cette « égalité d’âme » si caractéristique de ce Pape des Amériques, celle d’un homme manifestement ancré dans la prière à laquelle il appelait les prêtres et consacrés à Notre-Dame : Préservez donc votre vie intérieure avec le Seigneur, à l’école des nombreux saints qui vous ont précédés, en puisant toujours à la source de l’amour infini de Dieu dans la prière silencieuse. Votre mission découle avant tout de cette relation intime avec le Seigneur qui vous attend. 
          
       À cette paix irradiant du Saint-Père répond la joie débordante des foules si nombreuses venues acclamer le Successeur de Pierre. Voici ce que lui-même en a dit mercredi : Aujourd’hui, je souhaite vous parler du voyage apostolique en France que j’ai effectué ces derniers jours. Ce fut un grand don pour moi et pour le peuple de Dieu dans ce pays, et j’en rends grâce au Seigneur. J’exprime à nouveau ma gratitude à tous ceux qui m’ont accueilli, aux autorités civiles et aux pasteurs de l’Église, ainsi qu’à tous ceux – et ils étaient très nombreux – qui ont souhaité rencontrer le Pape ou simplement le saluer dans les rues, en tant qu’apôtre du Christ et messager de paix. Merci à tous ! 
   
       « Apôtre du Christ et messager de paix », le Successeur de Pierre s’est véritablement fait l’instrument de la miséricorde divine, et le « serviteur de notre joie » (cf. 2 Co 1, 24). Merci, Très Saint-Père ! 
 
Père Joseph Leleu 

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