Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06 octobre 2010

La rue Messier

Cette rue est dédiée à la mémoire d'un astronome, Charles Messier ( 1730 - 1817), grand chasseur de comètes et auteur du « Catalogue des nébuleuses ». Cette rue est une des plus courtes du 14e, avec ses 71 mètres. Elle joint le boulevard Arago à la rue Jean-Dolent et offrait, jusqu'à ces dernières années, la particularité de n'avoir aucune ouverture sur sa voie. Car elle est bordée par la partie arrière de la propriété de la Faculté de Théologie Protestante et par la base de la prison de la Santé.

DSCF5431.JPG

Depuis, un immeuble moderne est venu faire l'angle de cette rue avec la rue Jean-Dolent. Mais surtout la prison a percé son mur sur la rue en y pratiquant une large porte. Ainsi, est devenue théoriquement possible une évasion par ce point  faible de la clôture, qu'imaginèrent jadis les romanciers Pierre Souvestre et Marcel Allain pour leur immortel Fantômas. Notons enfin que la rue ne possède toujours aucun numéro...

-NDLR -  Documentation extraite du numéro 39 de la S.H.A du 14e

Le coin du râleur

coloriage-policier-sifflet.gif.jpgLe carrefour de la Porte d'Orléans serait-il devenu le modèle unique d'une nouvelle école futuriste en matière d'environnement musical, ou devrait-on rendre obligatoire pour les policiers chargés de la circulation, l'enseignement d'un instrument de musique : flûte traversière, pipeau, clarinette ? Car, s'il est utile de jouer du sifflet pour canaliser le flot incontrôlable des autos, il n'en est pas moins vrai que nos oreilles mériteraient que l'on prît soin d'elles, et qu'il fût plus aimable de nous charmer l'ouïe par quelque air délicat. Une divine mélodie dissiperait sans doute dans l'air, une agréable atmosphère de sérénité et d'apaisement... Le paradis serait à portée de nos oreilles !

Mais non ! Le sifflet du policier déchire nos tympans. Il est la brutale traduction d'un ordre  non négociable : « Circulez ou stoppez ». Les feux rouges sont verts de peur devant une telle agression. Le piéton perd la raison, sa tension cardiaque gonfle ses artères. Parfois, il se prend à rêver : traverser le carrefour de la Porte, accompagné par un vol de rossignols, dont les trilles légers n'effaroucheraient que les timides coccinelles ou les écureuils tremblants !

Alors, rêvons à l'impossible, à l'utopie toujours imprévisible et souhaitable : voir la circulation réglée par un quatuor de musiciens poudrés à l'ancienne, exécuter arias, gavottes, menuets, sérénades ou barcarolles... Nous oublierions sans regret, la scie sifflante d'un sifflet strident, si saugrenu...

R.R