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09 mars 2009

Barbe Bleue de Jacques Offenbach

sp_27787_g.jpgLe Théâtre Saint léon, 11, place du cardinal Amette - 75 015- (métro Duplex / la Motte-Piquet Grenelle ), présente les jeudi 12 mars, samedi 14 mars, dimanche 15 mars, lundi 23 mars, mardi 24 mars, vendredi 27 mars et samedi 28 mars : BARBE BLEUE DE J. Offenbach

Après La Grande Duchesse de Gérolstein, Les Brigands et la Périchole, la Compagnie Allegro Furioso a voulu faire découvrir à son public une oeuvre de Jacques Offenbach qui a toujours été jouée hors de nos frontières mais très rarement chez nous ! Barbe Bleue avait pourtant connu un immense succès lors de sa création à Paris en 1866 au Théâtre de variétés, mais quelques mois plus tard, sur une autre scène, La Vie Parisienne allait connaître le début de carrière triomphale que l'on sait et lui porter un coup fatal. Ce Barbe bleue, on s'en douterait, n'est pas tout à fait celui du conte de Perrault. Avec Jacques Offenbach et ses complices habituels, Meilhac et Halévy, jamais veuf ne fut plus gai !

20h 30 sauf le dimanche à 17h. - Réservations : tél  : 01 43 97 25 26 et 06 03 44 22 67

- Direction musicale, Simon Grad, l'adaptation et la mise en scène par Bertrand Morando, chef de Choeur François Bataille.

31 janvier 2009

L'Alpenage de Knobst de Jean-Loup Horwitz

alpenage de Knobst.JPGLe théâtre est un miroir, miroir qui renvoie au spectateur sa propre image, et qui déplie devant lui le tissu du drame ou de la comédie que propose la vie. Ce miroir nous fascine parce que nous sommes sans défense devant cette mise à nu.

Et si ce miroir se brisait ? Si nous devenions soudain nous-même notre propre miroir, où les acteurs deviendraient spectateurs et le spectateur, acteur, c’est-à-dire témoin, placé au centre de la scène et qui se dévoilerait à lui-même l’architecture complexe de la réalité, notre réalité, celle de la vie mêlée à celle du théâtre, c’est-à-dire confrontée au double que nous portons tous en nous ?

Dans une salle de théâtre abandonnée, quasi en ruines, où la vétusté des lieux accompagne la déshérence de six personnages, dont deux couples opposés par leur culture et leurs origines, auxquels se joindra un troisième couple formé d’une infirmière et d’un acteur débutant…, le spectacle doit commencer d’un instant à l’autre, mais les acteurs qui doivent entrer en scène ne sont pas arrivés, ils sont absents. Le rideau de fer a été baissé, la grille d’entrée du théâtre s’est refermée, le directeur est parti en emportant la clé… Il reste six spectateurs-otages - (acteurs) pris soudain au piège dans un huis-clos définitif. La seule présence sensible qui peu à peu se fait jour dans une atmosphère glauque et progressivement tragique, est la mort qui sournoisement tisse son filet.

Le lieu du théâtre devient alors maudit, puis la salle peu à peu s’écroule. Tout semble revenir à la poussière, au chaos initial du néant. La fin semble inéluctable. Soudain du balcon à demi effondré surgit le directeur. Mais est-ce vraiment le directeur ? Peut-être un Juge suprême, le Sauveur , celui qui explique, qui reprendra en main la situation. On ne sait.

A ce stade de la pièce, la métaphore est puissante, car si le théâtre est parodie de la vie, la vie est peut-être une illusion. Devons-nous la subir, ou pour le moins agir au mieux de nos impressions, de nos intuitions ? La vérité de chaque vie se situe-t-elle au-delà de la simple réalité ou bien la réalité n’est-elle qu’une approche toujours imparfaite de nos désirs, de nos passions, de notre destinée toujours en sursis ?

Dans une langue volontairement faite de banalités et de lieux communs, où les clichés de langage sont fréquents et souvent en prise directe avec l’actualité, la pièce est aux antipodes de la convention théâtrale et dérangera les esprits cartésiens ou conservateurs, mais elle a le mérite de réveiller nos consciences, de secouer, d’ébranler nos certitudes, et en premier lieu celles qui définissent le confort parfois trop douillet de nos vies !

R.Rillot

Théâtre 14 Jean-marie Serreau - 20, avenue Marc Sangnier – Tél : 01 45 45 49 77 - jusqu’au 7 mars 2009 . e-mail : theatre14@wanadoo.fr

30 janvier 2009

Dernière minute: Michael Lonsdale dans Job ou l'errance du juste

londsale.jpgUn magnifique spectacle sur Job avec Michael Lonsdale passe samedi soir 31 janvier au temple de la rue de Grenelle: pas besoin de réserver, par contre couvrez-vous car il y fait un froid de canard:
"Job symbolise l'humanité de tous les temps. Il n'essaie pas de résoudre le problème du mal ni d'apporter une explication à l'énigme de la souffrance injuste. Job fait face tour à tour à la colère de sa femme puis à l'incompréhension de ses amis et finit par affronter la mort. Mais il ne se résigne pas à abdiquer : fragile et désemparé, il fait face à l'adversité. Il réclame d'être acquitté par Dieu lui-même."

de Michael Lonsdale et Richard Martin, avec Levon Minassian, Pierre-Philippe Devaux, Fabienne Bafchieri, violoncelle, Claire Oberkampf, violon
20h30, 106 rue de Grenelle Paris 7e: 15 euros

A signaler également, le livre dont est tiré le spectacle, paru chez Onésime 2009. plus d'info

14 novembre 2008

Jacques et son Maître de Milan Kundera d'après l'oeuvre de Diderot au Théâtre 14

Milan Kundera nous dit en préambule qu’il « a voulu rendre hommage à Diderot », sous la forme d’une « variation ». Qui dit variation, dit « thème », comme peut le concevoir un compositeur de musique. Aussi, cette"reconstruction" au sein de l’action théâtrale prend ici la figure d’un édifice à plusieurs étages.

image_centre_2006.jpgTout d’abord, trois histoires d’amour dont deux possèdent une enchevêtrement qui est loin d’être linéaire. La troisième, indépendante des deux précédentes, démontre un état de la société à l’époque de Diderot, où la naissance, la situation sociale dominante confèrent à celui qui la possède, un pouvoir exorbitant sur les gens du peuple, et surtout sur le monde féminin.

Mais le noyau central de la pièce de Kundera, c’est évidemment une méditation profonde sur ce qui caractérise l’importance de la destinée humaine, sur ce qui est « inscrit » dans chaque vie, et ce qui ne l’est pas . « La destinée est dictée d’en haut », ce qui amène à nous demander si nous sommes responsables de tous les actes de notre vie. C’est par la seule liberté, qu’il nous est donné de choisir. Les « ordres viennent d’en haut », dit le Maître, mais « le serviteur peut et doit choisir l’ordre qui lui convient le mieux ». On assiste ici à un face à face où les tenants du pouvoir sont confrontés à un contre-pouvoir. Critiquer l’ordre établi est déjà une étape pré-révolutionnaire pour la conquête de l’égalité.

Cette mise en accusation  est très présente dans la pièce de Kundera , où Jacques et son Maître sont en constante opposition, même si l’apparence d’une amitié superficielle et de circonstance soude à de rares moments, les relations entre les deux personnages en une fraternité surfaite.

A tout ceci, il faut ajouter qu’un climat de jouissance amoureuse délibérée, liée à un libertinage propre à l’époque, donne à  cette pièce une atmosphère festive, éloignée de l’hypocrisie des dévots et autres pisse-froid ! Les mots s’ajoutent aux images  pour leur conférer la crudité qu’il convient…

Résumons . Voici une pièce foisonnante, pleine de vie, d’émotions, d’amours contrariées et trahies, dans le plus pur style du marivaudage, mais où cependant les questions existentielles sont exposées en filigrane, où la joie organique, la jouissance, la recherche du bonheur survolent nos destinées pour mieux masquer, mais non effacer, la question ultime qui se pose à l’humanité depuis ses origines : où va-t-on ?

Rendons hommage à la qualité de la troupe où Yves Pignot et Nicolas Briançon traduisent avec bonheur et profondeur, à la fois la truculence, l’aventure, les aléas de l’amitié et de l'amour, mais aussi le désarroi,  l’angoisse, la solitude de leurs personnages, les vicissitudes de leurs destinées, c’est-à-dire en fin de compte la nôtre.

R.Rillot

- Théâtre 14 J.M. Serreau – 20, avenue Marc Sangnier – 75 014  – du 11 novembre 2008 au 3 janvier 2009 - Locations : 01 45 45 49 77  -métro Porte de Vanves. Bus 58 et 95. Tramway Didot jusqu’à 1h  du matin.

04 novembre 2008

Festival de théâtre amateur de Paris.

Du 5 au 10 novembre, tous les jours à 15h et 20h30 : Sept compagnies et autant de spectacles.

10 euros, le 1er spectacle, 3 euros les suivants. Studio Raspail, 216, boulevard Raspail. M° Raspail ou Vavin. compagniedumessage@wanadoo.fr

21 octobre 2008

Le Théâtre des Gens (Le THEG) ; prochaine séance dimanche 26 octobre

Le THEG est engagé depuis 30 ans dans une aventure : inventer du théâtre qui se fait avec des gens et qui se nourrit de ce qu’ils y apportent eux-mêmes.

Il propose un atelier ouvert à tous où le théâtre est d’abord un espace de jeu. Chacun peut s’y aventurer avec ses propres façons d’être et de sentir. Une construction commune s’invente au fur et à mesure laissant une large place à l’improvisation.

Il y a 2 dimanches après-midi par mois dans le 14ème arrondissement. (Métro Plaisance). D’octobre 08 à juin 09.

Tarif calculé en fonction des revenus de chacun.

Renseignements et inscription: Pierre Bourduge, 01 40 47 99 48 ou 06 64 67 82 39. THEG -Théâtre des Gens Prochaine séance : dimanche 26 octobre.

17 octobre 2008

Avis de mauvais temps sur les théâtres municipaux: le Théâtre 14 menacé ?

L’inquiétude fait suite à une déclaration de Christophe Girard, adjoint chargé de la culture, au sujet des six théâtres municipaux, Silvia Monfort, Paris Villette, Mouffetard, Théâtre 13, Théâtre 14 et Vingtième Théâtre. La mairie affecte cette année 3,6 millions d’euros à ces théâtres, mais annonce une importante réforme et remet en cause le système de subventions. «Ces subventions sont déterminées en fonction de la programmation mais aussi de leur fréquentation." Par exemple, le théâtre Sylvia Monfort « reçoit aujourd’hui une subvention de 900.000 € alors que son taux de remplissage annuel n’est que de 45 % ».

Mais Christophe Girard veut aussi reconsidérer la fonction de ces salles, et semble penser qu’il y a trop de théâtres, à moins que ce soit leur programmation qui n’est pas conforme à ses vues: « Dans certains quartiers, il n’est pas vital qu’il y ait autant de théâtres. On manque de salles de répétitions à Paris : certaines pourraient se consacrer à cet usage. ». Et cette réforme concernera « deux ou trois lieux ». Il n’a pas précisé quels seront les heureux élus, parmi les six.

Pierre Castagnou craint pour le Théâtre 14 et s’en est ému : « ce changement porterait un grave préjudice au quartier de la Porte de Vanves où ce théâtre est situé et au 14ème arrondissement dont il est l'un des piliers de l'action culturelle »

Mais que vaut le vœu d’un maire d’arrondissement face à un adjoint de Bertrand Delanoê ?

A.C.

15 octobre 2008

théâtre à la cité U

DEDANS DEHORS DAVID

D’après le portrait II du roman Closer de Dennis COOPER.
Mise en scène et installation : David BOBEE.

Comme dans les précédents spectacles du groupe RICTUS que nous avons accueillis, Fées et Cannibales, David BOBEE dénonce les pièges qui attendent sa génération : la consommation, le vide caché derrière le trop plein, cette fois le leurre de la célébrité factice. Pour faire entendre le danger, il s’est emparé des mots de Dennis COOPER, l’Américain qui comme Bret EASTON ELLIS, conjugue sexe, drogue et rock and roll dans ses portraits de jeunes gens en quête d’identité. Il a choisi le portrait 2 de Closer, son premier roman, qui donne la parole à David, jeune homme à la beauté artificielle, dont on débusque vite les mensonges sur fond de désir éperdu d’être aimé. Il a confié les mots de David à Fanny CATEL-CHANET, l’une des Fées, Fanny au corps d’enfant/femme qui parle d’elle au masculin, laissant apparaître l’enfant tourmenté, tandis que défilent en lettres rouges sur un écran les phrases de la Star Ac. Un spectacle troublant et fascinant. (Durée 1h)
jeudi 16 octobre et les Lundi, mardi, vendredi, samedi : 20h00, jeudi : 19h (sauf jeudi 2 octobre : 20h) , relâches mercredi, dimanche

L'OPÉRA PAYSAN

Théâtre-musique : Spectacle en hongrois, surtitré en français.

Béla PINTÉR est une des personnalités les plus intéressantes de la scène hongroise d’aujourd’hui. Danseur puis performer, il sait mêler dans ses propres spectacles la tradition hongroise aux tendances les plus actuelles du théâtre. L’Opéra paysan, qui associe acteurs professionnels et non professionnels. a tourné dans le monde entier. Ce spectacle mélange les genres : légendes villageoises et réalité d’aujourd’hui, chansons folkloriques hongroises et musique baroque et pop-rock. Un mariage de campagne est troublé par de sombres révélations venues du passé — passion, meurtre, inceste — qui bousculent le présent. Du théâtre musical extravagant, qui fait se croiser les histoires et les musiques l’humour faisant exploser les drames les plus sombres. Des comédiens / chanteurs époustouflants entraînent les spectateurs dans ce délire.
Écrit et mis en scène par Béla PINTÉR
Musique Benedek DARVAS.

jeudi 16 octobre et tous les jours à 20h30 - relâche dimanche

Théâtre de la Cité internationale 10€ (- de 30 ans et résidents) | 14€ (réduit) | 21€ (plein)

29 août 2008

La journée des dupes au Théâtre 14

eaf6b78fffd9cb4087093c68c5873b65.jpgJacques Rampal, auteur de cette pièce, écrit à propos de cette fameuse journée les lignes suivantes :

« Depuis l’entrée de Richelieu chez Marie de Médicis, tel Ruy Blas et son célèbre –Bon appétit Messieurs !- jusqu’au coup de théâtre que constitue le soudain ralliement de Louis XIII à ce prélat qu’il déteste, tout est là pour tenir le spectateur en haleine. Ajoutons à l’intrigue fort pittoresque : Richelieu, glacial et implacable, mais aussi angoissé, vulnérable, et finalement très humain ; Marie de Médicis, passionnée, forte en gueule, parfois risible quand elle jure en italien, Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, si seule, si révoltée, rêvant d’un grand amour auprès de Gaston d’Orléans, frère du roi, ce bellâtre qui conspire dans l’ombre ; Louis XIII, si seul lui aussi, timide, malade, mais plus intelligent, plus courageux qu’il ne lelaisse paraître ».

Théâtre 14 – 20 avenue Marc Sangnier – 75014 Paris – métro : Porte de Vanves. Bus 58, 95 et tramway.
- Représentations du 9 septembre au 25 octobre.
- Réservations : 01 45 45 49 77, du lundi au samedi de 14 heures à 18 heures - 27€ ou 19€ adhérents

 

10 juin 2008

Jules César au Théâtre du 14ème

Les derniers instants de la République sont soumis aux passions dévorantes des ambitions…


a113c6c0851b5542328bbf7577c4517c.jpg César, maître absolu de Rome, saura-t-il échapper, en dépit de l’avertissement prémonitoire des songes, au complot ourdi par les « libérateurs » de la Ville éternelle et de son peuple ?

Tout pouvoir génère, lorsqu’il agit en dehors de tout contrôle démocratique, une tyrannie qui accélère sa future faillite. Il attise le sentiment de jalousie et d’envie au sein de ceux qui prétendent se mettre au service du peuple. Mais dans la Rome antique, accéder au pouvoir, c’est rivaliser avec les dieux, c’est s’assurer de leur protection, mais c’est aussi prendre leur place. C’est justifier a posteriori la naissance d’autres impostures, d’autres tyrannies, d’autres mensonges, d’autres meurtres !

Ainsi Brutus, Cassius et quelques autres, auront la peau de César, mais in fine, ils s’entre-déchireront autour de sa dépouille, pour régner à leur tour.  Les ambitions individuelles annihilent toute fraternité si celle-ci n’est que façade. Le glaive aura raison des unions de circonstance, des amitiés passagères et fragiles. Le complot portera en lui le germe de son inéluctable éclatement.

Ici, Shakespeare a écrit beaucoup plus qu’une tragédie politique. Il étudie et nous livre la catharsis de toutes les passions humaines. Et c’est dans une langue survoltée, déchaînée, presque « surhumaine » qu’il enflamme et notre esprit et notre cœur.

A travers l’expression échevelée, quasi écartelée du langage, il nous fait toucher par la puissance irrépressible du verbe, l’abîme des passions, celles-ci étant portées au plus haut degré de leur déchaînement incontrôlé.

Par une mise en scène au relief saisissant, à la fois sobre et vivante, le spectateur sera conquis par la prestation de tous les éléments de la troupe, qui donne son énergie sans réserve à cette tragédie « sauvage » et pleine de fureur. La raison s’efface devant la folie. Alors, l’ambition du pouvoir portée à son incandescence sombrera dans le cratère de la mort !

R. R

Théâtre 14 Jean-Marie Serreau – avenue Marc  Sangnier 75014  - Représentations jusqu’au 12 juillet – Location au théâtre : 01 45 45 49 77 – courriel : theatre14@wanadoo.fr

07 juin 2008

Le cabaret des utopies au Théâtre à la Cité U

Nous présentons du 2 au 28 juin au Théâtre de la Cité internationale , un spectacle qui a pour titre :  Le cabaret des utopies. Un spectacle tout en musique et en chansons!

 Il s'agit d'un collectif de jeunes acteurs qui interrogent les utopies de notre temps en théâtre et en chansons. Ils sont 15 artistes, ayant tout juste 30 ans, sortis du TNS où ils ont pris goût à la création collective. Ces docteurs "ès Utopie" s’interrogent : « Avons-nous encore de grands rêves ? Pouvons-nous espérer une société meilleure ? ». Mais très vite l’utopie tourne au drame. Cabaret, performance, agit prop : chacun cherche à imposer sa vision du monde et se laisse aller à la confession de ses rêves intimes.

Il pourrait s'agir d'une occasion de proposer aux habitants du 14ème et autres internautes de découvrir ou redécouvrir un Théâtre voisin, dans le parc de la Cité.

Plus d'informations sur ce spectacle, http://www.theatredelacite.com/
 boulevard jourdan - 75 014

29 mai 2008

Théâtre des gens au Centre d'animation Vercingétorix

Festival du Théâtre des Gens (THEG) au centre d’animation Vercingétorix 31 mai et 1er juin. 181/183 rue Vercingétorix 75014. Métro Plaisance -Bus 62

Le THEG est engagé depuis 30ans dans une aventure : inventer du théâtre qui se fait avec des gens et qui se nourrit de ce qu’ils y apportent eux-mêmes. La construction d’un spectacle s’inventant au fur et à mesure jusqu’à sa représentation est l’aboutissement de chacune de nos aventures.

Trois spectacles : - 14h « Parfums d’enfance » des gens qui sont venus depuis octobre 2007 qui ont décidé ensemble d’un canevas qui laisse sa place à l’improvisation.

- 15h « Improvisations sans filet » ce sont des gens qui approfondissent ensemble depuis un certain temps l’expérience de l’improvisation et qui vont donner vie à des histoires qu’ils découvriront en même temps que vous.

- 17h30 « Variations amoureuses » travail fait à partir de textes d’auteurs en allant à la rencontre des plus grands dramaturges : Molière, Corneille, Racine, Marivaux, Tchekhov…

Participation aux frais : 7€ (ou comme on peut …) Réservations et renseignements : 01 40 47 99 48 ou 06 64 67 82 39. THEG -Théâtre des Gens 10 passage Montbrun 75014 Paris.

27 mai 2008

Théâtre 14 : Jules César

Le théâtre 14 Jean-Marie Serreau présentera du 27 mai au 12 juillet 2008 : Jules César de William Shakespeare :
fallait-il devant la menace dictatoriale, prendre les devants au nom du bien public ? Loin d'apporter une réponse, la disparition sanglante de Jules César, nous renvoie à nos propres démons : il ne s'agit plus de savoir si l'on a les gouvernants que l'on mérite, mais de s'interroger sur le bien fondé d'être gouverné sachant que, l'Etat, peut un jour ou l'autre, prendre le pas sur le peuple. 
   
 Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, 75014- Paris -
  Représentations : mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30 - jeudi à 19 heures -  matinée samedi à 16 heures.
  Réservations : 01 45 45 49 77 - de 14 heures à 18 heures, du lundi au samedi

14 mars 2008

George Dandin au théâtre de Montrouge

Molière sous châpiteau...Dans une mise en scène de Marcel Maréchal et une production des Tréteaux de France/ Marcel Maréchal, la pièce de Molière est revisitée dans une mise en scène modernisée : une plage, une cabine de bain des années trente, des garçons et des filles en maillot de bain. Angélique, fille d'une famille noble et ruinée, a été forcée d'épouser une paysan riche : George Dandin. Obligée d'obéir à ses parents, elle se révolte corps et âme contre l'oppresion faite ainsi aux filles...

La plume de Molière, une langue simple et drue, éblouissante de vivacité et d'ironie ! 

 Les jeudi 20 et vendredi 21 mars à 20h. Informations : 01 46 12 75 70 - Réservations : 01 46 12 74 59

10 mars 2008

Théâtre 14 : la Reine Morte

2f2dc2e03009afa98cf6386b81ee1118.jpgUn défi, un vrai challenge. Rendre à la lumière cette pièce de Montherlant, créée en 1941, lui donner un nouveau souffle, un nouvel élan, tout en privilégiant le respect dû à ce grand texte n’est pas donné au premier metteur en scène venu.

Jean-Laurent Cochet s’est lancé à l’assaut d’une forteresse difficile à prendre… Car, l’œuvre présente un miroir aux multiples facettes : un amour contrarié face à la raison d’Etat, la vieillesse du roi de Portugal occultant les aspirations de la jeunesse, l’ordre face à l’expression libre de la passion amoureuse, l’obéissance confrontée à la désobéissance, la force aveugle du pouvoir mise en parallèle avec sa propre faiblesse, traduite ici par la colère impuissante et les atermoiements de l’âme. Enfin, et pour clore une situation  tragique : la mort bien réelle d’Inès de Castro accompagnant celle symbolique de don Pedro confronté à la disparition de son amour. En parallèle, nous assistons à la lente agonie du Roi, estocade finale. Alors, la vérité intime de chacun surgit dans l’émergence de la solitude, face à  son destin et  in fine à la mort.

Cependant dans un ultime sursaut, la rédemption proviendra du couronnement « post mortem » d’Inès, qui deviendra pour toujours : « la Reine Morte ». Jean-Laurent Cochet n’a pas hésité à donner la juste distance nécessaire au texte flamboyant d’intelligence de Montherlant, afin que l’humour subtil et caché parvienne à l’oreille du spectateur et qu’il capte toute son attention, tout en justifiant sa reconnaissance. La performance du metteur en scène scelle la réussite de la troupe et du spectacle.

R. Rillot –

Théâtre 14 - Jean-Marie Serreau – 20 avenue Marc Sangnier – 75014 -  Paris –

Représentations jusqu’au 19 avril 2008 -  Location : 01 45 45 49 77

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11 janvier 2008

théâtre - Le Bel Indifférent

A l'origine de la pièce, le rôle avait été créé pour Edith Piaf. Il s'agit d'une histoire d'amour où les coeurs se brisent et se méprisent, où le "populaire" n'est jamais très loin, où les chambres d'hôtel borgne suent un ennui mortel, où les cris du coeur, le désespoir de n'être pas aimé, dévoilent les plaies laissées par l'indifférence de l'homme "macho" qui se joue de la femme comme s'il s'agissait d'un jouet rapidement abandonné.

L'originalité du metteur en scène  - Thierry Harcourt - est d'avoir su nous offir, à travers une interprète incontournable de la chanson réaliste - Lucy Harrison - un spectacle double où la chanson des années 50, présentée en première partie, établit une liaison, une sorte de mise en résonnance intelligente et sensible, avec en seconde partie, la courte pièce de Jean Cocteau. Celle-ci, par la sincérité et le réalisme poètique du personnage, rétablit la dure réalité d'une vie, sans masque ni artifice, une mise à nu de la souffrance d'une âme et la mise à mort des illusions d'un amour absolu, mais en définitive impossible.

Lucy Harrison est magnifique dans les deux rôles qu'elle tient ici. L'interprétation de ses chansons est située au plus haut niveau de qualité, de complicité, de sensibilité,  de réalisme et  d'esthétisme. L'artiste nous donne rendez-vous avec la grâce d'une "re-création" sans faille. Quant au rôle tenu par la chanteuse en deuxième partie, il représente la quintessence de la douleur d'un amour non partagé. Nous sommes à la frontière de la tragédie, ressentie non comme un artifice, mais pleinement assumée par une artiste à la sensibilité profonde et au talent incomparable.

 Une pièce qui ne pourra que réjouir le spectateur exigeant.                                                            R.Rillot

 - Théâtre 14  Jean-Marie Serreau : 20, av Marc Sangnier - 75 014 -

Locations : tél : 01 45 45 49 77. Séances jusqu'au 23 février 2008. 

26 novembre 2007

La Créole de Tulipatan

55248dcb1b4b6d3e44e34d2a7c756c46.jpgCe vaudeville musical est en fait le résultat du mariage de "l'Ile de Tulipatan", œuvre en un acte créée en septembre 1868 et d'un opéra en trois actes "La Créole" créé en novembre 1875, toutes deux œuvres de Jacques Offenbach. La fusion de ces deux vaudevilles nous offre aujourd'hui un savoureux salmigondis de situations pour lesquelles les projets de mariage provoquent désordre et bien entendu le rire.

Un roi, Cacatois de Feuillemorte, un ambassadeur Narcisse Romboïdal et son épouse Rosemonde, leur "fils" et leur "fille" respectifs : prince Alexis et Hermosa, mais dont l'identité réelle est sujette à caution, sont liés par un secret bien gardé par Rosemonde… Survient un neveu du Roi, René de Feuillemorte, promis en mariage à Hermosa,"fille" de Narcisse… L'ultime intervention de Dora, pupille du Roi et plantureuse créole mettra un point final heureux à ce vaudeville échevelé.


La fantaisie débridée, le cocasse, l'absurde et la bouffonnerie surréaliste des personnages, la fraîcheur joyeuse de la musique, ainsi que la mise en scène originale mettent le spectateur dans un état de grâce jubilatoire où le délire prend toute sa place. Les acteurs de la Compagnie Théâtre Montreux Riviera sont tous parfaits. Chacun dans son rôle respectif pousse l'excellence de son talent jusqu'à la caricature de son personnage.


En cette fin d'année, n'hésitez pas à venir vous ressourcer à ce spectacle anti-dépression où vous ferez provision de toutes les vitamines du rire ! Bravo Jacques Offenbach.
La mise en scène est de Jean-Philippe Weiss et Philippe Bonhommeau, ce dernier supervisant les chorégraphies.  R. R.

Théâtre 14 - 20 avenue Marc Sangnier - 75014, Paris - Location : 01 45 45 49 77 - Fnac : www.fnac.com

12 mai 2007

Encore une semaine : printemps théâtral du 14e

Gratuit, sans réservation, le théâtre 14, rue Marc Sangnier ouvre ses portes au printemps théatral. De 14e.

Au programme :

Samedi 12 mai 20h30

Le paradis attendra
Compagnie Premières Classes. Comédie légère avec choeurs de Martine Dardy.
Les dernières volontés d’un défunt sont sacrées. Aussi, quand un vieil oncle a décidé de faire ses valises pour l’au-delà et demandé que sa famille se réunisse pour un pique-nique en son honneur, il faut y aller !

Lundi 14 & mardi 15 mai 20h30
Gare, Gare
Compagnie Catherine Hubeau et la Troupe du Cabaret Feuilleton. Mise en scène Marie-do Fréval.
Une gare. L’effervescence permanente. Des voyageurs qui nous parlent de destin, de liberté, et de notre place dans le monde. A la fois comédiens, chanteurs et musiciens, les artistes du cabaret interprètent plus de trente personnages.

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Mercredi 16 mai 20h30
Khadija vient à Paris
Compagnie Nathalie Sévilla. Conte théâtral de Miguel Angel Sévilla.
Une jeune fille africaine, Khadija, débarque à Paris accompagnée d’une cigogne et d’un perroquet. Elle est à la recherche du garçon qui lui a sauvé la vie. La pièce évoque l’émigration de manière poétique, optimiste et joyeuse. Avec le soutien du Fonds Social Européen.

Samedi 19 mai à partir de 16h
Les jeunes comédiens des ateliers théâtre de la Comète montent sur scène.
16h Ce soir, repas de famille Création collective.
disputes sucrées, secret aux épices, sauce piquante...
18h Comédie Jean Tardieu. Mise en scène par Roland Bideau.
20h Petites scènes du répertoire classique et contemporain Direction d’acteur Philippe Delbart.

Pas de réservation.
Entrée dans la limite des places disponibles.
Ouverture des portes du théâtre 15 minutes avant la représentation.
Théâtre 14. 20, av Marc Sangnier places disponibles.
Tram : Didot. Métro : Porte-de-Vanves

26 avril 2007

"Que la porte s'ouvre"

medium_portesouvre.JPGUn drame, celui d’une femme qui vit un dur chemin de conversion. Elle n’avait qu’un fils. Elle avait beaucoup misé sur lui. Or voici qu’il lui échappe pour vivre sa propre vie. Elle ne peut accepter la nouvelle orientation qu’il a choisie, celle de devenir prêtre.

Sa première réaction est de partir en guerre contre le prêtre qui, pense-t-elle, a su séduire son fils. Pas de doute, il a été trompé, il ne peut en être autrement. Elle se lance dans une lutte acharnée contre les prêtres, contre l’Eglise.

On apprendra par la suite qu'elle se considérait comme une "bonne chrétienne". Pourtant elle semble réagir comme une personne pour qui Dieu n’existe pas. Tout ce qu’elle a appris sur l’Eglise sonne faux pour elle désormais. Elle ne voit plus que les petits côtés de cette institution qui lui prend son fils. Elle s'emploie activement à essayer de la détruire. Elle laisse sortir d'elle-même tout ce qu'elle a emmagasiné, sans doute inconsciemment, de préjugés. A travers ses propos l’auteur nous fait entendre le discours habituel des ennemis de l’Eglise, ceux qui n’en voient que les aspects négatifs. Pas un instant, semble-t-il, cette mère ne soupçonne qu'il puisse y avoir un autre acteur dans ce drame.

La réaction de cette femme montre l’idée qu’on se fait maintenant de la vocation de prêtre dans l’opinion  publique. Quand on se souvient de la considération que l’on avait dans le monde chrétien pour cet état de vie il y a encore 50 ans on mesure l’évolution des mentalités.

En s’abandonnant ainsi au sentiment de haine l’héroïne s’est soulagée un moment sans doute. Bientôt, pourtant, elle perd sa belle assurance. En voulant détruire les autres elle s’est en partie détruite elle-même. Ce sera le début d’un chemin de conversion.

Voici qu’on la retrouve dans un monastère. Elle n’est pas venue dans ce lieu pour prier. Non, simplement pour essayer d’y trouver le calme. Elle y fait une rencontre qui lui fait découvrir qu’on peut être heureux tout en étant prêtre. Après un dur combat elle finit par accepter la voie que son fils a choisie. Elle pressent tout à coup des réalités mystérieuses qui, jusqu’ici, lui avaient échappé. En se réconciliant avec Dieu elle  connaît des joies qu’elle ne soupçonnait pas.

Ce spectacle peut amener des parents à se poser des questions par rapport à leurs enfants. « Est-ce que je m’efface suffisamment pour les laisser exister à leur manière ? Pourquoi me suis-je investi à ce point dans ces enfants? Ne seraient-ils qu'une part de moi-même? Ont-il le droit d'avoir leur propre vie? »

fr Bernard Méha 

24 avril 2007

Spectacle à ne pas manquer

Samedi 28 avril 2007  à 20h30, spectacle d’Elsa Draïb au 16 rue du Moulin Vert, 75014 Paris

C'est l’histoire d’une mère de famille apprenant l’entrée au séminaire de son fils. Des dialogues extrêmement incisifs et émouvants. «  Que la porte s’ouvre » 

A voir pour tous publics. Ados, parents et grands parents (participation aux frais).

Pièce de : Elsa Draib
Montée par : Elisabeth Biard
Avec : Guillaume Beaujolais, Elisabeth Biard, Paul De Launoy 

Débat à la fin avec les acteurs.   

La venue de cette pièce de théâtre à la maison Alésia Jeunes est en lien avec le week-end du « Bon Pasteur » qui est traditionnellement le week-end de réflexion et de prière pour les vocations sacerdotales et religieuses.

Information reprise sur le blog de St-Pierre-de-Montrouge 

Voir: La Feuille paroissiale de St-Pierre de M. du 22 avril 2007 (§ le Week-end prochain)

 

11 avril 2007

4eme Biennale internationale des arts de la marionnette

Par un savoureux hasard du calendrier, la biennale des arts de la marionnette a lieu en même temps que les élections. On va pouvoir comparer!
Soyons sérieux, allons au théâtre de marionnettes, le vrai: Organisée par le Théatre de la Marionnette à Paris, les spectacles et activités de la Biennale ont lieu, du 21 Avril au 6 Mai,  au Théâtre d e la Cité Internationale pour Paris, mais aussi à Cergy-Pontoise, Noisy-le-Sec, Pantin et Saint-Denis.Cette édition 2007 de la Biennale va montrer la vitalité toujours en renouvellement de cette forme artistique, ancienne mais toujours jeune. La ville de Pantin est co-producteur et le théâtre de la Cité Internationale, compagnon de longue date, ouvre une fois encore grand ses portes.
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Le programme montre que ce théatre est émouvant, moderne et créatif: danseurs, plasticiens, vidéastes, musiciens et comédiens se réunissent pour inventer et re-inventer ce langage singulier
A.C. 
du 25 Avril au 29 avril
Th&atre de la Cité Internationale 17, Bd Jourdan 75014 Paris
prix 14€, scolaires 8,50€

02 février 2007

Georges Dandin - Un anti-héros

medium_8951.JPGEntre la comédie satyrique, le drame d'amour et la farce populaire, la pièce de Molière, replacée dans un cadre contemporain des années 30, offre à la réflexion deux thèmes principaux qui s'appliquent à notre époque, avec une étrange acuité.  

Tout d'abord, la notion "d'ascenseur social" – tarte à la crème de nos contemporains - où chacun espère s'attribuer les avantages supposés des gens qui ont "réussi", en singeant leurs attitudes, leurs mœurs,  leur soif de pouvoir, et leur besoin de paraître.   Georges Dandin est de ceux-là. Il est devenu "noble" par défaut où mieux par son argent qui lui a permis d'accéder au mariage avec une jeune fille d'une famille noble mais ruinée… Mésalliance évidente qui lui fera regretter ce mariage, très vite. Il n'est pas un  seul instant où les beaux-parents ne lui feront remarquer avec mépris et condescendance sa situation inférieure de parvenu qui n'a pas sa place dans la "noblesse" des gens d'en haut… Ce thème est toujours à l'ordre du jour.  

Second thème important : la soumission à l'époque, des filles à leurs parents et des femmes à leur mari.  En filigrane, l'oppression s'exerce à travers une société où les tabous éducatifs ont force de loi. Angélique, femme de Dandin clame et revendique à qui veut l'entendre, sa "liberté de connaître le monde", son besoin de s'émanciper du poids de la tradition qui veut qu'un mari ait tout pouvoir sur sa femme. Pouvoir pérennisant sous une autre forme la toute puissance éducative et morale des parents sur leur enfant, et ceci par le biais d'une chaîne de soumissions qui se renouvelle à chaque génération… Angélique par sa révolte encore hésitante et balbutiante, chante un hymne à la liberté d'exister, à la revendication d'être un "sujet" et non plus un "objet". Nous sommes là aux frontières d'une revendication qui n'apparaîtra au grand jour que dans les années 1970, soit trois siècles plus tard !  

Ainsi, Molière, par sa comédie-farce, où le grotesque est omniprésente parmi les personnage, nous est très contemporain. Cette pièce aurait pu être écrite aujourd'hui, parce qu'elle pose le problème des relations entre les différentes classes de la société, et celui  concernant la liberté des femmes, sujet de leur émancipation progressive et semble-t-il irréversible.  

Molière révolutionnaire ? Peut-être. En tout cas, très proche des préoccupations de nos contemporains. Félicitons Marcel Maréchal qui a su dans une mise en scène résolument moderne et originale – l'action se passe en 1930 au bord de la mer – mettre en avant le désespoir de G. Dandin. Molière amène celui-ci vers la "sortie", en l'invitant à "se jeter dans l'eau, la tête la première".  Ce qu'il fait ! Un clin d'œil vers ceux qui ne verraient la solution que dans une fuite en avant désespérée.

Spectacle jubilatoire, à déguster sans réserve, d'autant que la troupe des Tréteaux de France est parfaite, chacun donnant à son rôle la juste mesure de son talent.

Raymond Rillot 

Théâtre 14 : 20, avenue Marc Sangnier – 75 014 – jusqu'au 3 mars 2007. Loc. 01 45 45 49 77  

 

29 novembre 2006

La cagnotte d'Eugène Labiche

medium_cagnotte.jpgOn sait depuis  longtemps que le théâtre comique est un révélateur incontournable de la nature humaine. Il bouscule la façade de la bienséance et les fondements de la vie sociale, il décrypte la face cachée des sentiments, il dénonce l'hypocrisie de la "comédie humaine".

Dans "La cagnotte", Labiche s'en donne à coeur joie. Il y dénonce la cupidité, la suffisance et la bêtise, la fatuité, l'orgueil, le piège des illusions et les tares cachées d'une bourgeoisie provinciale, avide de montrer sa réussite matérielle. Cette réussite s'en va à vau-l'eau lorsque l'absurde de la situation s'emballe, lorsque l'intrigue devenue soudain loufoque accumule les non-sens, les lapsus, les parodies. Le spectateur alors adhère immédiatement à cette débâcle. C'est l'époque du Second Empire où Monsieur Jourdain est revisité par un habile iconoclaste.

"La cagnotte" c'est aussi un voyage à Paris - "La ville lumière" - pour ces provinciaux habitués aux banalités du quotidien, fait de rites et de manies sclérosants. Cette cagnotte que l'on doit se partager, c'est un peu l'image de leur âme et de leur esprit qui vagabondera au hasard des rues et des avenues de la grande ville, devenue un piège pour ces personnages qui ne savent plus se sortir de la nasse dans laquelle ils se sont fait prendre. Ils en deviennent grotesques et pathétiques.

"La cagnotte" est une grande libération de l'esprit, via un détour dans les paysages de l'absurde. On sort de là, revigorés, rafraîchis, le sourire aux lèvres, en un mot, joyeux !
Rendons hommage à la belle troupe du "Théâtre Régional des Pays de la Loire" qui jusqu'au 31 décembre vous accueille pour vous faire partager ce parfait moment de loufoquerie. Le décor, unique mais transformable au fur et à mesure des situations, ne manque pas de surprises. Quant à la mise en scène, elle vous surprendra par ses clins d'œil musicaux… Courez vite voir ce spectacle jubilatoire !

-Théâtre 14 Jean-Marie Serreau, 20 avenue Marc Sangnier, 75014 Paris  - Loc : 01 45 45 49 77
R. Rillot

23 octobre 2006

L'éventail...

L'éventail de Lady Windermere d'Oscar Wilde au Théâtre 14

La toute jeune Lady Windermere, très éprise de son mari, apprend par la rumeur répandue par ses amis " très " bien intentionnés " qu'il rencontre régulièrement et semble même entretenir une femme dont la réputation est scandaleuse… Comble de l'indécence, il l'invite chez eux ! Lors de la rencontre avec cette personne mystérieuse et très séduisante, Mrs Erlynne, on frôle le drame…
Oscar Wilde décrit avec un humour grinçant la bonne société anglaise de la fin du XIXème siècle aux conventions étouffantes et totalement hypocrites. Le dialogue est toujours spirituel, et le spectateur savoure les réparties cinglantes dites sur un ton léger. Le fond est plus profond qu'il n'y paraît car on peut y retrouver la solitude de tous ceux qui sont en marge des règles dictées par leur milieu social.
Cette brillante comédie est servie par le jeu des acteurs : chacun incarne parfaitement son rôle et en particulier Geneviève Casile, éblouissante Mrs Erlynne ! Tout est réussi : la mise en scène, les décors, les costumes absolument splendides. Bref, une soirée délicieuse dans un théâtre où l'on se sent bien.
Monique Garrigue

Cette pièce se joue jusqu'au 4 novembre au Théâtre14-Jean-Marie Serreau -20 avenue Marc Sangnier 75014-Tarif réduit pour les habitants du 14ème.

07 octobre 2006

« L’Illusion comique » de Pierre Corneille au Théâtre Poche-Montparnasse

medium_12574.JPGUne mère en plein désarroi (père dans le texte de Corneille) recherche son fils disparu. Un magicien va lui permettre de le voir : sous le nom de Clindor, il est au service d’un guerrier Matamore. Chargé de courtiser la belle Isabelle pour le compte de son maître, il séduit la jeune fille, puis la servante. Une nouvelle intrigue amoureuse se noue avec Rosine l’épouse du prince Floriflamme. Ces conquêtes vont entraîner des rebondissements dramatiques, il est finalement assassiné. Sa mère, désespérée, assiste alors à la réapparition de son fils et des autres personnages qui s’avèrent être des comédiens… Dans ce théâtre dans le théâtre, Corneille embrouille à plaisir les intrigues et les genres (fantastique, épique, farce, drame…) et mène ainsi une réflexion subtile sur le passage de l’illusion à la réalité. Le théâtre, selon lui, permet de comprendre nos sentiments et nous éclaire sur notre vie. Ce spectacle proche de la Comedia dell’arte nous fait voir sous un autre jour certains des personnages de Corneille: Matamore nous fait penser à un double comique de don Diègue.Les acteurs ont un jeu très alerte, et une fois adapté au rythme des alexandrins, le spectateur est charmé ! Dans ce minuscule théâtre, la scène semble recéler une profondeur étonnante grâce à la mise en scène très inventive de Marion Bierry.Monique Garrigue

Avec Daniel Besse , Bernard Ballet , Christine Gagnieux , Raphaëline Goupilleau , Stéphane Bierry , Vincent Heden , Arnaud Décarsin , Elisabeth Vitali 

75 bd Montparnasse

Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 21H00 | Samedi à 18H00.

21 septembre 2006

LA DANSE DE L’ ALBATROS au théâtre Montparnasse

medium_dansealbatros.jpgUn homme d’un certain âge, mais le portant bien, voit que le temps va de plus en plus vite, et pas dans le bon sens. Les défauts de l’époque l’insupportent, surtout quand il les retrouve quotidiennement en la personne de celle qu’il aime.
 La pièce de Gérald Sibleyras, jeune auteur en vogue, stigmatise avec intelligence la prétention de ceux qui voudraient se racheter une jeunesse en s’attachant une Lolita de vingt ans.
Le pauvre Pierre Arditi déchante brusquement de ses amours avec une jeune auteure pour bébés ( mais oui, ça existe). Sans sombrer dans la pédanterie, il voit sa fureur grandir de ne pas supporter les défauts de la jeunesse actuelle, son zennisme, son suivisme, son droit de l’hommisme, sa bonne conscience, sa médiocrité. Prétexte à des moments de grand divertissement, le sujet débouche toutefois sur l'amère désillusion de celui qui se voulait libéré, adepte du jouir sans entrave, et qui, ayant surmonté le dernier tabou - épouser une fille de 20 ans- se trouve soudain comme au réveil d’une longue gueule de bois.
Il voudrait tant retrouver sa dernière compagne, de son âge.
Pierre Arditi est excellent, ses complices pleins de vérité, et ils enchaînent  avec entrain tous les motifs de rire sans méchanceté de ses mésaventures dont la moins drôle entre toutes, celle de vieillir !
 
Marie-Josée CARITA
31, rue de la Gaité 

15 juin 2006

théâtre gratuit: 19 et 20 juin

 cliquez ici:

théâtre : Benne-île ou le complexe de Robin

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25 mai 2006

Do mi sol do au théâtre sylvia Monfort

Le théâtre Sylvia Montfort, à la frontière du 14ème remet à l’honneur une pièce un peu oubliée mais charmeuse : « Do Mi Sol Do ! » de Paul Géraldy, l’auteur de «Toi et Moi » . Admiré par Colette, l’auteur privilégie toujours le thème du couple et analyse les rapports homme femme avec beaucoup de finesse et un grand sens comique. S’il est sceptique sur leur réelle capacité à aimer, le ton de ses dialogues reflète à merveille la tendre complicité des couples amoureux.

Comme dans un quadrille deux couples entrecroisent leurs pas : le mari, sa maîtresse et sa femme, l’amant de celle-ci qui n’est autre que l’ex mari de celle-là. Bien que dépeints avec brio, ils sont trop légers pour nous toucher mais souvent réellement comiques, la femme-enfant à l’égoïsme monstrueux, l’amant empressé et ridicule , le mari vaniteux et aveuglé et la maîtresse à la fois gentille et désenchantée. A travers leurs états d’âme, leurs illusions et leurs résolutions manquées, transparaît la société d’entre-deux guerres tiraillée entre tradition et modernité Dans ce milieu parisien et bourgeois, les femmes n’ont d’autre statut que celui d’épouses protégées et entretenues par leurs maris et le divorce bien que légal leur semble redoutable. Le mariage est donc prôné comme garant de la paix des familles mais à ceux qui sont en quête de romanesque, l’adultère bourgeois offre une alternative. C’est la conclusion très amorale de cette pièce drôle et brillante.

Isabelle Constans

Jusqu’au 2 juillet

Places de 15 à 26€ - réduit 12 à 20€

http://www.theatresilviamonfort.com

106, rue de Brancion 75015

Mo Porte de Vanves

13 mai 2006

allez gratuitement au théâtre....

... et aidez de jeunes compagnies à s'affirmer

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le " Théâtre 14 " accueille 5 jeunes compagnies

De jeunes compagnies à la conquête de leur nouveau public se produisent dans un vrai théâtre, grâce au Printemps de la Jeune Création organisé par la mairie du 14e.

Les représentations ont lieu au Théâtre 14, Porte de Vanves, du 15 au 20 mai.

Cinq créations sont à l'affiche :

La bonne âme du Sétchouan ( 15 mai ) ; Casimir et Caroline (17 mai ); Elles et les mots d'amour ( 18 mai ) ; Britannicus ( 19 mai ) ; Benne-Ile ( 16 mai ).

Représentations à 20h30. Pas de réservation ; Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Envoyez nous vos réactions et vos critiques. Nous transmettrons.

Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier.

30 mars 2006

D'AMOUR ET D'OFFENBACH

Les jeux de l'amour ont toujours intéressé les auteurs de théâtre, Goldoni et Marivaux et bien d'autres les ont utilisés. Chacun y apporte la musique et les couleurs de son inspiration. Ici, Offenbach est mis à contribution. Les airs que nous reconnaissons au passage accompagnent les différentes facettes d'un don Juan insatisfait, toujours en chasse de "la" femme idéale, quasi mythique, toujours irréelle et fantasmée, à travers un tourbillon de circonstances où se révèle le caractère du jouisseur insatisfait.

Bien au-delà des sentiments dont il se pare, notre don Juan finit par se noyer dans la quête insatiable d'une immortalité que lui donnerait l'amour et qui est toujours repoussée par la conquête éphémère d'une femme unique, entrevue, mais qui toujours s'enfuit… Au bout du compte la vieillesse et la mort annoncées sont au rendez-vous et auront raison de l'homme prisonnier de ses passions.

C'est un spectacle agréable, bien servi par des acteurs aux registres polyvalents et sûrs. Marion Landowski est éblouissante dans les différents rôles de femme qu'elle incarne et Raymond Acquaviva, Gilles Vajou assurent, chacun dans son registre propre, la qualité scénique de leurs propre personnage.

R.Rillot

Théâtre 14 - J.M. Serreau - 20, av. Marc Sangnier

Renseignements et locations - Tél : 01 45 45 49 77 . Représentation jusqu'au 6 mai 2006