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26 avril 2008
l'Annexe de la mairie du 14e
L’ancienne mairie, construite de 1852 à 1855 et agrandie de 1886 à 1889, ne pouvait plus satisfaire les obligations administratives d’une population ayant augmenté depuis l’annexion des territoires du Petit-Montrouge en 1860. Aussi le projet de créer une annexe se fit jour dès les années 1930. Cette annexe fut construite de 1934 à 1935, sur les plans de G.F. Sébille, architecte S.A.D.G., à l’angle des rues Mouton-Duvernet et Durouchoux . Elle abrite le Tribunal d’instance, le Comité d’Action Sociale et d’Animation, le Conservatoire municipal Darius Milhaud, des salles de réunion destinées aux associations et une vaste salle des Fêtes avec scène et podium, complétée par deux salons : celui dit des Quatre saisons et le Salon Leclerc.
Cette annexe est située parallèlement au Square Ferdinand Brunot et est bâtie sur une ossature de béton armé revêtu de brique rouge. Elle offre sur les deux rues des portails monumentaux en ferronnerie d’art, forgés par Paillerat sur des dessins de R. Subes.
La partie la plus remarquable de l’édifice est l’escalier d’honneur aux larges proportions, bien équilibré par un palier central et se dédoublant à ce niveau par deux escaliers latéraux. Sa rampe, au dessin souple et élégant, est due aux mêmes artistes que les portails. Chaque partie de cette Annexe a été étudiée pour correspondre au maximum à sa destination propre et recevoir l’éclairage naturel optimum. L’ensemble a été conçu par le spécialiste des édifices municipaux de cette époque : Sébille.
L’ornementation a été diversifiée et complétée au cours des vingt années qui ont suivi la mise en service du bâtiment. Sur la rue Durouchoux, la façade est décorée de deux grands bas-reliefs du sculpteur R. Delamarre, à motifs allégoriques et sociaux : la culture de la terre, la construction (anciennes carrières), l’art et la science.
Quant à la Salle des Fêtes elle a été décorée de trois grandes compositions picturales. La 1ère, au fond, traduit la vocation hospitalière du 14e : hôpitaux, maternités, maisons de retraite. La 2ème au-dessus de la scène est consacrée aux nombreux littérateurs dont le nom se rattache au 14e : Chateaubriand, Balzac, Ferdinand Brunot. La 3ème, au-dessus du côté droit de la scène rappelle la tradition astronomique de l’Arrondissement ( l’astronome Le Verrier, découvreur de la planète Neptune y figure avec la représentation symbolique des diverses constellation et leurs noms latins ). Le côté gauche de la Salle est entièrement occupé par une immense paroi de verre, traitée en vitraux blancs à sujets bordés de noir. Cette grande verrière est due aux maîtres-verriers ayant vécu ou oeuvré dans le 14e.
Au sous-sol de l’Annexe, élargi par une petite construction adjacente sur un jardinet, se trouve le Conservatoire Darius-Milhaud, ainsi qu’une salle de 80 places, dite « Chateaubriand » .
Telle qu’elle est, cette Annexe de la Marie initiale de 1852, est un parfait exemple d’architecture des années 30, au style sobre, aéré, fonctionnel, et parfaitement lisible par le parfait équilibre entre les volumes, le décor intérieur et extérieur.
R.R.
N.D.L.R. Documentation extraite du numéro 38 de la S.H.A du 14e.
06:00 Publié dans L'architecture dans le 14eme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mairie du 14e, architecture 1930
25 avril 2008
Avenue du Général Leclerc et droit au logement opposable au Conseil d'arrondissement
Le deuxième Conseil d’arrondissement depuis les élections s’est tenu il y a quelques jours. Le premier avait eu pour objet l’élection du maire et des adjoints et P. Castagnou avait notamment déclaré : « Nous nous appuierons sur l’engagement et l’énergie de celles et ceux qui veulent faire avancer le 14ème ». Propos qu’il avait modestement illustré d’une citation de René Char : « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience » ! Quand on sait que les conseils d’arrondissement n’ont aucun pouvoir de décision et ne peuvent qu’émettre des vœux (pieux souvent) auprès du Conseil de Paris (celui que préside Bertrand Delanoë) !
Ce deuxième conseil de la mandature a d’abord nommé un grand nombre de représentants dans le Centre d’action sociale, les lycées, collèges et écoles, ainsi que le Conservatoire Darius Milhaud. Après cette longue litanie, le conseil débattait de trois vœux, tous déposés par Pierre Castagnou, et tous adoptés :
L’avenue du Général Leclerc
Le premier, relatif au réaménagement de l’avenue du Général Leclerc, ne proposait pas de projet de réaménagement et se bornait à demander la saisie de la Préfecture de Paris. En effet, l’avenue est sous sa seule responsabilité (parce que axe d’entrée dans paris, convois officiels,…etc.).
Dans le débat qui a suivi, la nécessité de rendre l’avenue plus vivable été soulignée « transformer une autoroute urbaine en avenue urbaine » ainsi que l’obligation de travailler en concertation avec les communes avoisinantes. Dans son discours d’investiture P. Castagnou avait annoncé son intention « d’organiser des referendums locaux ». On compte sur vous, M. le Maire, c’est l’occasion ou jamais!
Les boîtiers répulsifs anti-jeunes
Le deuxième, relatif à l’installation de boîtiers ultrasons répulsifs anti-jeunes allait apporter une bonne dose de démagogie. Alors que personne dans l’arrondissement n’envisage sérieusement l’installation de tels dispositifs, le conseil d’arrondissement demande de légiférer sur les conditions d’utilisation.
Droit au logement opposable
Le troisième vœu consiste à demander l’interdiction des expulsions, depuis la fin de la trêve hivernale, maintenant qu’existe le droit au logement opposable. La loi du 5 mars 2007 prévoit en effet, que, en fonction de certains critères, une commission inscrit certaines personnes en attente de logement. C’est à ces personnes que s’adresse le droit au logement opposable et à elles que s’appliquerait cette interdiction d’expulser. Dans la pratique, ce que demande nos élus de la majorité, c’est de prendre sur le contingent du préfet, pour reloger les ayants droit du logement opposable. Du débat qui a suivi, il est apparu que ce contingent serait insuffisant (environ 1000 par an) et qu’il faut prendre sur tous les autres.
Deux chiffres suffisent à montrer l’équation impossible du logement social à Paris: 65% des habitants sont locataires et 70% peuvent prétendre à un logement social ! Et Paris n'a pas atteint les 20% de logements sociaux!
A.C.
07:00 Publié dans 3- Vie des quartiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris 14, conseil d'arrondissement, P. Castagnou, droit au logement opposable
24 avril 2008
Exposition Denis Brihat : « Le Jardin du monde » (vintage et travaux récents) à la Galerie Camera Obscura jusqu’au 10 mai
« Exposition exceptionnelle car elle permettra de voir et d'acquérir des "tableaux photographiques" uniques réalisés dans les années 60 ainsi que des oeuvres toutes récentes.
C'est ainsi un parcours dans une oeuvre et une vie consacrée à la reconnaissance de la photographie comme art à part entière que nous proposons.»
Il y a une douzaine de tirages qui avaient été exposés au Musée des Arts Décoratifs en 1964.
Sont présentés également quelques tirages d'époque (autour de 1970) qui comptent parmi les premiers tirages colorés par virage réalisés par Brihat. Dans les années 70, Denis Brihat crée lui-même sa palette colorée grâce aux virages aux métaux sur tirage argentique noir et blanc. Cette technique complexe, qui deviendra son domaine, sa spécialité, lui permet d'exprimer son talent de coloriste….Les tirages virés à l'or, au sélénium, à l'urane…sont extrêmement stables dans le temps.
La deuxième partie de notre exposition permet de voir certaines des réalisations les plus récentes de Denis Brihat, notamment une variation sur l'oignon» (Extraits de la présentation de l’exposition)
« Les sujets : la nature. J’y vis au coeur, et dans une grande solitude. Elle m’apporte, avec la musique un fondement à ma vie, une structure… C’est peut-être cela que j’essaie de traduire (de transcender) inconsciemment. Lorsque je regarde avec le recul des années,…je constate, que même si j’ai traité de nombreux sujets, il y a un lien évident, récurent : c’est une étude systématique des formes, des structures de l’architecture de la nature. » (Denis Brihat)
Je signale tout particulièrement : parmi les photos anciennes, en noir et blanc : la graine d’ormeau dont les nervures forment une dentelle légère autour du noyau, le courant de la Sorgue, le fond d’une bassine en zinc. En gris et beiges : de beaux lichens et les aiguilles de pin et mousses. Parmi les œuvres les plus récentes: variations autour du thème de l’oignon en brun orangé et blanc, j’ai particulièrement aimé la pelure si légère qui se transforme en fleur. Ce qui s’impose dans ces œuvres : c’est la forme, l’épaisseur et la texture des sujets.
Monique Garrigue-Viney
Cette exposition se déroule du 11 avril et jusqu'au 10 mai. Ouvert de 14h à 19h du mardi au samedi à la Galerie Camera Obscura 268 Boulevard Raspail - 75 014 Tél. : 01 45 45 67 08. http://www.galeriecameraobscura.fr/
07:00 Publié dans 6- Art, Culture, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Denis Brihat, camera obscura, Paris 14
23 avril 2008
AU FEU LES POMPIERS MON ECOLE BRULE
A la suite de ces évènements, un prof de français a encouragé des élèves en demande à écrire leur peur et leur besoin de protection à l’Inspecteur de leur Académie. On peut lire ces lettres dans le journal en ligne: lemonde.fr
Il est temps que le désordre qui règne au sein des établissements les plus défavorisés de la banlieue et d’ailleurs soit repris en main. Tous les acteurs et les usagers le demandent (sauf les chefs d’établissement à cause de leur carrière; je grossis à peine). Ce n’est pas une question d’argent!
Ce qui est le plus incroyable, ce ne sont pas les lettres des jeunes et leurs doléances, c’est le courrier des lecteurs suite à ces lettres. Si elles sont un reflet de la pensée de la population française, on ne pourra rien faire. Ces jeunes demandent une protection, la police a pour devoir de faire respecter l’ordre. Qu’elle fasse son devoir. Où est le problème? Ah, oui, les syndicats, les enseignants (et les parents?) refusent l’entrée de la police au sein des établissements. Il y a un problème certain. Il est pratiquement impossible de déférer un élève perturbateur devant un conseil de discipline, et les parents amènent leur avocat avec eux? Est-ce légal? Est-ce souhaitable? quand l’ordre ne peut être respecté à cause du refus de la présence policière et du refus d’appliquer le règlement par les directeurs et leur équipe administrative, on se prend à rêver…
La situation limite des établissements de banlieue est-elle si éloignée de nous pour qu’elle se dégrade régulièrement d’année en année sans que rien ne soit fait? Depuis que notre président qui se pose en champion de l’autorité est en place, aucune mesure forte envers les collèges et lycées de banlieue en déroute n’a été mise en place. Y aurait-il trop d’obstacles à ce faire? Faut-il un référendum national pour autoriser la police à faire ce pourquoi elle est faite? Qui est contre? Qui peut proposer un retour à la discipline «tolérance -zéro»? Il n’y a qu’en France que la souffrance des victimes de la barbarie ont moins de crédit que l’appartenance aux classes «défavorisées» qui ont, elles tous les droits, dont celui de détruire l’École.
07:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lycée Jean Moulin, Seine Saint Denis, Ecole
22 avril 2008
Une librairie d’ouvrages anciens
Au 3 de la rue de l’Abbé Carton, cette rue étroite et calme, qui relie la rue Didot à celle des Trois Suisses, une façade d’un beau « vert céladon » accroche le regard.
Ces locaux anciens, entièrement réhabilités ont fait l’objet de différentes affectations à usage professionnel: Vente de vins fins et liqueurs vers 1900 puis de produits bretons jusque dans les années 50.
C’est désormais une librairie d’ouvrages anciens et d’occasion dont les parois sont tapissées de livres, bien rangés sur des étagères laquées. Ils constituent le trésor, patiemment rassemblé au fil des ans par le libraire, Bernard Faure : 6000 volumes anciens dans plusieurs domaines : d’abord l’Histoire, mais aussi les Beaux-Arts, la Philosophie et les Sciences humaines, les Religions comparées, les Voyages, le Folklore, le Régionalisme sans oublier les Biographies.
Bernard et Chantal Faure qui ont ouvert leur librairie le 1er juillet 2007, ont tous deux une grande expérience et l’amour des livres, en tant que libraire pour Bernard et en tant que bibliothécaire retraitée de la Bibliothèque nationale de France pour Chantal.
En un rien de temps, Bernard qui connaît parfaitement son fonds, vous trouvera l’ouvrage ancien souhaité ou guidera vos recherches sur un thème donné. Il peut aussi vous commander le livre de votre choix. Chantal s’emploie à l’élaboration d’un catalogue, que l’on pourra consulter sur le site abebooks.fr
Venez découvrir cette belle librairie et son sympathique accueil au cours de vos flâneries dans le 14ème. Elle est ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 9h30 à 19h30 et le dimanche de 15h30 à 19h30. Et, s’il vous reste un peu de temps, après avoir échangé avec les libraires et rêvé devant ces rayonnages chargés de mémoire, vous pourrez apercevoir en face un atelier de sérigraphie.
Isabelle Constans
06:00 Publié dans 4- métiers et commerces | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : librairie, Paris 14, livres anciens, Bernard Faure
20 avril 2008
L’île de Nim
L’île de Nim, film de Jennifer Flackett et Marc Levin , tiré du roman éponyme de Wendy Orr, s’inscrit dans la série aventures d’initiation. A la suite de » L’Histoire Sans Fin » de Michael Ende et des « livres dont vous êtes le héros », l’ obstacle majeur est celui qui confronte le personnage à l’obstacle intérieur, la peur.Vous êtes un écrivain comblé, vos romans sont dévorés par des millions de lecteurs assoiffés d’aventures rocambolesques….. assise devant son ordinateur, Jodie Foster est ce démiurge qui tire son héros des situations les plus périlleuses. Pourtant, malade psychique aux prises avec ses propres phobies envahissantes, c’est de son enfer quotidien qu’elle tente de s’extraire à chaque nouvelle aventure de son héros-béquille. De pathétique pantin de la peur, J.Foster élève son personnage au comique le plus délirant et hilarant qui parsème sa route de ses mille et une manies les plus saugrenues. .La propreté, la nourriture, la foule, la rue, la porte qui ouvre sur la rue, les animaux, tout est une menace pour Alexandra Rover, l’écrivain aux best-sellers mondiaux!
Loin, bien loin de son univers mental en guerre perpétuelle, sur une île du Pacifique, un couple composé d’une fillette et de son père, (les acteurs Abigael Breslin et Gérard Butler, très sympathiques,) se bat contre les éléments déchaînés, à la suite d’un cyclone qui vient bouleverser leur existence idyllique mais solitaire. Unique témoin de leur épreuve, grâce à internet, Alexandra Rover, en un ultime sursaut, se confrontera en chair et en os à ses démons paralysants pour leur venir en aide, et traversera les mers et les océans pour arriver jusqu’à eux.
Très joli conte pour enfants, parents , thérapeutes et adultes prêts à embarquer pour la chasse à la peur. Au bout du voyage, la rencontre humaine, le bonheur. C’est très Jean Paul II « n’ayez pas peur ».Nous sommes tous un peu phobiques à notre manière et phobiques de l’autre plus souvent qu’on ne voudrait.
Même si les personnages du film, à part J.Foster, sont stéréotypés, les symboles foisonnent, les second degrés, les références cinématographiques et romanesques . L’ambiance est exotique et bon enfant, l’eau du lagon transparente, les animaux dressés sont cocasses et le pélican vient en aide aux naufragés! Ne boudons pas notre plaisir et celui de nos enfants et petits- enfants. Le générique final, habile dessin d’animation à la façon « yellow submarine » des Beatles ajoute au charme de ce film sans prétention hollywoodienne mais plein de l’humour et de la fraîcheur des livres pour la jeunesse d’autrefois.
M J Carita
09:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ile de Nim, Jennifer Flackett, Marc Levin, Wendy Orr, film
19 avril 2008
La Voix-ci, La Voix-là
ATTENTION ! Travaux de GDF sur le réseau de distribution de gaz de mai à septembre 2008, dans le quartier Jean Moulin. Exposition du 14 au 18 avril à la Mairie.
Des travaux gênants en perspective dans le secteur Jean Moulin!
Gaz Réseau Distribution France va entreprendre un important chantier de modernisation du réseau de distribution de gaz naturel dans le secteur Jean Moulin. Les travaux sont prévus de mai à septembre 2008.
Pour en savoir davantage, rendez-vous du 14 au 18 avril en Mairie du 14èmearrondissement pour une exposition expliquant le chantier à venir.
Si les habitants de ce quartier veulent découvrir ce qu'ils vont subir, ils peuvent aller voir l’exposition de GRDF à la Mairie du 14ème arrondissement. Du lundi 14 au vendredi 18 avril, dans le hall, il y a une présentation des travaux réalisés qui fera découvrir en images les techniques employées pour limiter la gêne pour les riverains. Un responsable technique de l’Unité Réseau Gaz Paris de G.R.D.F viendra par ailleurs répondre aux questions concernant le chantier le mercredi 16 avril de 9h30 à 16h30.
10:20 Publié dans 3- Vie des quartiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Trvaux E.D.F. - G.D.F.
Peut-on encore rêver ?
Flâneur impénitent, vous l’êtes. Et vous observez tout : le spectacle de la rue, la vitrine des commerces, les détails d’architecture. Vous aimez Paris, votre quartier, ses rues, son ambiance, et brusquement… vous tombez en arrêt devant l’aspect peu attrayant constaté à propos de l’état de l’avenue du Général Leclerc, plus précisément entre la Porte d’Orléans et la place d’Alésia ( Victor Basch).
Vous êtes agacé pour le moins, parfois à la limite de la colère contenue en constatant que cette artère majeure parisienne, est livrée à toutes sortes de disgrâces d’ordre esthétique, d’où l’harmonie est absente, et que le laisser-aller général a laissé place à quelques « verrues » de mauvais goût.
Ainsi, vous n’appréciez plus les bazars débordant de fournitures de médiocre qualité, ainsi que les « fast foods » de restauration où la reine de la frite et son dauphin le sandwich vous font fuir. Vous constatez que la façade de la gare du chemin de fer de Petite Ceinture est aveuglée par un magasin proposant des produits importés de Chine ou d’ailleurs . En face de cette même gare, des bâtiments sont abandonnés et livrés aux tags débiles et aux squatters.
Bref, ces visions vous dépriment et sont complétées par cet aspect irritant que prend l’avenue, à savoir celui d’une autoroute urbaine saturée, que vous n’osez plus traverser, tant les feux rouges ont peu d’effet sur la nervosité et la muflerie des motards et autres « pétroleuse charrettes » ! Et si vous ajoutez à cela, la saleté chronique et la défonce de certaines parties de trottoir, alors là, vous voyez rouge !
Ne parlons pas de l’abandon et de l’anémie des contenus de certaines jardinières, sortes de radeaux de la Méduse, dérivant sur l’océan hostile de l’espace réservé aux piétons….
Bref, votre quotidien se transforme insidieusement en un « enfer », au mieux en un « purgatoire » irritants. Vos facultés se décomposent. Votre sang-froid devient de plus en plus chaud… C’est alors que nous pouvons faire ici un rêve : disposer sur la chaussée de vastes plates-bandes fleuries, implanter des tonnelles et des gloriettes pimpantes, construire cascades et bassins, diffuser des chants d’oiseaux exotiques, repeindre les façades des immeubles et des devantures en bleu ciel tandis que le ciel lui-même subirait une rénovation en bleu outre-mer !
Rêvons … Sous les pavés il y a toujours la plage ! Utopie ? Non, le rêve a parfois l’allure d’une porte ouverte sur la réalité, qui elle, peut être améliorée. Il suffit de le vouloir.
R . Rillot
06:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : avenue du Général eclerc, voirie, urbanisme
18 avril 2008
Le 53e Salon d'art contemporain de Montrouge
L'art se montre à Montrouge
Montrouge est une terre d'accueil de la jeune création contemporaine.
En 1976, lorsque Nicole Ginoux décida de consacrer le Salon de Montrouge à l'art contemporain, le pari était osé. Il fallait une véritable audace pour sortir ainsi des sentiers battus et se projeter vers la création " en devenir". Plus de trente ans plus tard, l'art contemporain est devenu une composante incontournable du paysage culturel actuel.
Ici on accueille les tout jeunes artistes, sans a priori, au sortir de leur formation artistique et dans toutes les premières années de leur carrière. Chaque année, près d'un millier d'entre eux adresse au service culturel leur dossier de candidature.
L'ambition du Salon de Montrouge est de jouer le rôle de révélateur et de tremplin des jeunes talents : rencontre avec le public, plus de 12 000 visiteurs pour un rendez-vous incontournable au plan national, rencontre aussi avec les galeristes, les cririques d'art, les directeurs d'institutions culturelles. Chaque année, parmi les 160 artistes sélectionnés, nombre d'entre eux sont intégrés dans des galeries de référence ou font l'objet d'exposition.
A côté de la section "découverte" qui présente la nouvelle génération des talents en devenir, une exposition thématique est présentée dont le thème change chaque année.
Cette année, ce 53e Salon aura lieu à partir du 24 avril jusqu'au 14 mai inclus. - Entrée libre -
Informations : 01 46 12 75 70 ou cliquez ici
06:00 Publié dans 6- Art, Culture, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, Montrouge, art contemporain
17 avril 2008
La Voix-ci… La Voix-là … du 17 au 30 avril 2008
Cantate Liberté et L’Enfant musique
Orchestre du 3e cycle, percussions et piano, chœur Darius Milhaud, les élèves des écoles Jean Zay et rue de l’Ouest…. Pour les autres précisions, se reporter au programme des concerts du Conservatoire du 14ème (professeurs et élèves) qui est dans la colonne de droite de La Voix du 14ème.
Eglise Saint Dominique 20 rue de La Tombe Issoire 75014. Métro Saint Jacques
Jeudi 17 et vendredi 18 avril, 20h30 : Spectacle « Incongruité Féminine »
La compagnie « La Filandre » présente sa première création originale alliant musique et théâtre. (L’association La Filandre est née du désir de développer des projets artistiques associant la musique à d’autres formes d’expressions scéniques : la danse, le théâtre, la peinture, ou encore le mime, la sculpture…). Annexe de la Mairie, 12 rue Durouchoux. Gratuit. Réservation au 06 74 85 45 10. http://lafilandre.free.fr
La série de Mery Godigna s’intitule « Mares metàlicos » évocation symbolique de la mer et des vagues et une série « Totem »
Il y a une série des œuvres de François Kern qui se regroupe sous le titre « Morphogénèse » symbolique de la nature, de la terre ? On peut voir d’autres séries plus énigmatiques comme Karr 100, Totem…
Galerie Expression Libre, 41 rue Hippolyte Maindron. M° Alésia ou Pernety. http://artexpressionlibre.free.fr
Concerts à la Chapelle Saint Bernard :Samedi 19 avril à 20h30 : Concert : Kawabada Nabuco - flûtes Dimanche 20 avril: à 16h00 : Concert : Masako Kudo - flûtes Samedi 26 avril à 20h30 : Concert : Ludmilla Guilmant - piano Dimanche 27 avril: à 16h00 : Concert : David Saunier - piano 34, place Raoul Dautry - 75015 Paris - (Entrée sous la pendule de gauche de la gare) Tel/Fax : 01.43.21.50.76 - E-Mail : chapelle-st-bernard@wanadoo.fr Métro Montparnasse. Bus 28, 58,91.
10:45 Publié dans La Voix ci, La Voix là | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chapelle saint Bernard, Mery Godigna, François Kern, Paris 14, Roger Calmel











