Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 mars 2014

Pensez au vote par procuration!

mairie du 14ème bâtiment central.jpgAbsent les 23 et 30 mars prochains, vous pouvez désigner un autre électeur de la commune pour voter à votre place. 

Comment voter par procuration?
Le vote par procuration permet à un électeur (le mandant) de désigner un autre électeur de la commune (le mandataire) pour voter en ses lieu et place.

Qui peut établir une procuration ?
Tout électeur ne pouvant être présent dans sa commune de vote ou ne pouvant se déplacer pour des d’obligations personnelles ou professionnelles. Pour des raisons de délai d’acheminement et de traitement, il est conseillé d’effectuer ces démarches le plus tôt possible.

Comment établir une procuration ?
Le mandant doit présenter l’original de sa pièce d’identité. Il doit connaître les coordonnées et l’état-civil du mandataire : nom, prénom, date de naissance, adresse.

Où faire une procuration ?
Le mandant doit se présenter en personne au Tribunal d’instance ou au Commissariat de police seuls habilités à délivrer les procurations.

Tribunal d’Instance du 14e
26, rue Mouton Duvernet 75014 PARIS- Tél. 01 45 39 43 53
Du lundi au vendredi 9h30-12h30 et 13h30-16h30

Commissariat de Police du 14e
114/116, avenue du Maine75014 PARIS- Tél : 01 53 74 14 06 -Tous les jours 9h-20h

Nouveau ! Vous pouvez également faire votre demande en ligne sur http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/R12675.xh...

IMPORTANT

  • Le mandant et le mandataire doivent tous deux être inscrits sur la liste électorale de la ville de Paris (tous arrondissements confondus) ou sur la liste d’une même commune.

  • Le mandataire ne reçoit plus de volet de procuration. C'est au mandant de prévenir le mandataire de l'établissement de la procuration

  • Un même mandataire ne peut disposer au maximum que d’une seule procuration établie en France, de deux à l’étranger ou d’une en France et d’une à l’étranger

  • Les officiers de police judiciaire se déplacent à la demande écrite auprès du commissariat (courrier, mail ou fax) des mandants dont l'état de santé ne leur permet pas de se déplacer

Plus d’informations sur : http://www.service-public.fr/

12 septembre 2013

Municipales : Pascal Cherki renonce à être tête de liste dans le 14e

Manœuvres, coups bas et petites phrases, la bataille du 14e est lancée. Ça tangue, à droite comme à gauche, entre batailles de pouvoir et d’égo. On attend les discussions sur les vrais sujets qui intéressent les parisiens de l’arrondissement.

L'élection municipale, dans le 14e, a commencé avec huit mois d'avance et elle ressemble déjà à un feuilleton à épisodes. Premier épisode, que « La Voix » a déjà raconté : Marie-Claire Carrère-Gée (MCCG), vice-présidente du groupe UMP au conseil de Paris et personnalité du parti de droite dans le 14e, s'élève violemment contre ce qu'elle appelle« le parachutage en mode barbouze » de Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'arrondissement – lui prenant la première place de la liste qu'elle espérait conduire.
Fin août, loin de s'apaiser, le conflit perdure et s'envenime. La conseillère UMP persiste et signe, elle veut présenter une liste dissidente. La situation commence à inquiéter sérieusement les responsables UMP. Philippe Gougon, le président de la Fédération de Paris, tente de siffler la fin de la récréation. Il s'insurge face aux « ferment de divisions » introduits par MCCG et il la menace de procédures disciplinaires.

Du côté de la gauche, Pascal Cherki, le député-maire (PS) du 14e, fait le 16 août une déclaration (dans « Libération »). Il place ses camarades socialistes au pied du mur. S'il n'est pas tête de liste, dit-il en substance, le parti socialiste perdra le 14e... et donc sans doute Paris, l'arrondissement étant un élément-clé des municipales. Or Anne Hidalgo, désignée pour reprendre le siège de Bertrand Delanoë, a été très claire : dans les arrondissements, aucune tête de liste ne pourra aussi être parlementaire, non cumul des mandats oblige.

Finalement, Pascal Cherki finit par jeter l’éponge. Anne Hidalgo l’annonce à quelques journalistes le 28 août : le maire du 14e sera second sur la liste… Mais en politique averti, il a négocié des compensations. Il devient conseiller politique de la candidate PS à la mairie de Paris, et son porte-parole. Dans le 14e, comme dans les autres arrondissements, les militants socialistes voteront le 10 octobre pour choisir leur tête de liste. La favorite est Carine Petit, l’actuelle adjointe à la politique de la ville, soutenue par Pascal Cherki. Elle sera en compétition avec Olivia Polski, l’adjointe aux affaires scolaires.
En attendant les listes définitives, les petites phrases ont repris. La dernière en date a été prononcée par Pascal Cherki, qui aime les formules choc. « Vous pouvez mettre des blue jeans à Marie-Antoinette, elle reste Marie-Antoinette. » a-t-il déclaré au « Journal du dimanche du 1er septembre, en parlant de Nathalie Kosciusko-Morizet. Il serait temps que les candidats aux municipales et leurs équipes abordent les vrais sujets, ceux qui intéressent les parisiens.

Gérard Desmedt

04 juillet 2013

Nathalie Kosciuscko-Morizet à l'assaut du 14e

paris 14,75014,14e,14eme,nathalie kosciuscko-morizet,elections,kosciuscko-morizetNathalie Kosciuscko-Morizet (UMP) l'a annoncé le 4 juillet au cours d'une visite sur le marché du boulevard Brune : pour les municipales du 2014, elle se présentera dans le 14e. Une belle bataille en perspective. L'arrondissement va donc se placer, pendant un an, sous les projecteurs des médias, des politiques... et des instituts de sondage.

L'ancienne ministre de l'Environnement  – qui brigue le siège de maire de Paris – n'a pas choisi la facilité. Dans le 14e, la gauche l'avait emporté avec 57 % des voix aux municipales de 2008 ; au second tour, une triangulaire avait opposé le PS, l'UMP et le MODEM. Aux présidentielles, François Hollande avait obtenu plus de 60 % des voix le 6 mai 2012.

De plus, son propre camp se fissure. Marie-Claire Carrère-Gée, chef de file de l'UMP de l'arrondissement, furieuse de voir débarquer NKM sur son terrain, à un poste de tête de liste qui devait lui revenir, affirme vouloir monter une liste dissidente « 100% 14e au service exclusif des habitants de l’arrondissement ».La responsable UMP parle de « parachutage » et de « comportement d'héritier ».

L'affaire se complique encore car Marielle de Sarnez, MODEM, bras droit de François Bayrou, bien implantée sur l'arrondissement, se présente elle aussi. Nathalie Kosciuscko-Morizet lui fait déjà des appels du pied pour lui offrir une place sur sa liste dès le premier tour.

A gauche, le ton est plus ironique. Les écologistes craignent NKM qui connaît bien les dossiers de l'environnement, et qui pourrait donc leur prendre des voix. Ils insistent donc eux aussi sur le parachutage. Célia Blauel, élue Verte du 14e a promis d'offrir un plan du quartier à l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy et lui propose une visite guidée... Plus politique, Pascal Cherki, député-maire du 14e (qui dira en septembre s'il est candidat) parle d'une « candidature sérieuse », qui va « donner de l'intensité à la campagne. »

Pour NKM, l'enjeu est de taille. Le 14e est l'un des arrondissements les plus peuplés de Paris (140 000 habitants) avec 10 conseillers de Paris. Si elle le remporte, elle aura réalisé une bonne partie du chemin vers la majorité de 82 conseillers pour s'asseoir sur l'actuel fauteuil de Bertrand Delanoë.

Dans le 14e, l'hiver et le printemps prochains seront politiquement très chauds.

Gérard Desmedt